L’ Eldorado de la Cadillac et du champagne

Dosy Lecomte et ses fils dans leur Cadillac Eldorado en Champagne

Délirante ! La Cadillac Eldorado aura été l’expression la plus folle du rêve américain des sixties avec sous son interminable capot  le plus gros V8 jamais vu sur une voiture de série : 8,2 litres de cylindrée !

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Champagne Lecomte Père & fils

La Champagne n’est pourtant pas au bord de la mer ! Mais quand il est au commandes, Dosy Lecomte a franchement l’impression de piloter un énorme bateau qui oscille silencieusement sur une mer d’huile. Propulsé dans un souffle discret par le gros V8 de 8,2 l qui emmène sa Cadillac Eldorado de 1974 rutilantes de chromes au milieu de l’océan de vignes au sud d’Epernay, à Vinay où se trouve son domaine. Dosy Lecomte et ses fils dans leur Cadillac Eldorado en ChampagneUne véritable croisière-promenade où ce vigneron embarque souvent ses clients ravis à bord de ce vaisseau de 5,70 m de long et 2 m de large. Engloutissant jusqu’à 40 l/100 km pour alimenter les 365 chevaux logés sous l’interminable capot qui se termine par l’écusson couronné de Cadillac dressé au centre comme un viseur de mitrailleuse ! L’expression la plus délirante du rêve américain dans toute sa splendeur qui avait commencé en 1952 sur la première Cadillac Eldorado, modèle de prestige de la marque de luxe de General Motors.

On ne sait plus si on est à l'arrière ou à l'avant de ce mastodonte d'acier.
On ne sait plus si on est à l’arrière ou à l’avant de ce mastodonte d’acier !

A l’époque, rouler en Cadillac incarnait le symbole suprême de la réussite dans « L’American way of life”. Un exemplaire sera même prêté à la Maison Blanche en 1953 pour l’intronisation d’Eisenhower à la présidence. Et chacune des 8 générations jusqu’en 1978 symbolisera la course au luxe et à la puissance avec des V8 de plus en plus gros, le 8,2 l étant le summum jamais atteint sur une voiture de série.

Dosy Lecomte et ses fils dans leur Cadillac Eldorado en Champagne
Plus de doute, c’est bien l’avant avec sa calandre anguleuse et ses énormes pare-chocs chromés.

Et des innovations techniques qui n’arriveront en Europe que 10 à 20 ans plus tard : premiers airbags, pare chocs à absorption d’énergie, allumage automatique des phares, régulateur de vitesse, climatiseur, suspension à gaz réglable à l’arrière pour garder la même assiette quelque soit le chargement, plus sièges, vitres, coffre et capotes, tout en automatique électrique.

Dosy Lecomte et ses fils dans leur Cadillac Eldorado en Champagne
Pas rien de soulever un capot pareil qui abrite le plus gros V8 de l’Histoire automobile !

« D’ailleurs à leur ouverture, les portières se transforment en vrais sapins de Noël avec des lumières partout, plaisante Dosy Lecomte. Mais au bout de 10 minutes, si vous les laissez ouvertes , et pour peu que vous ayez actionné la capote électrique sans faire tourner le moteur, la batterie se retrouve vite à plat !”

Dosy Lecomte et ses fils dans leur Cadillac Eldorado en Champagne
A l’arrière, la gigantesque malle ruisselle aussi de chromes.

Mais c’est finalement l’administration américaine et ses réglementations draconiennes sur la sécurité qui mettront fin à la carrière de cette “dreamcar” en 1976 avec une nouvelle norme de résistance en cas de retournement impossible à tenir sur ce paquebot de plus de 2 tonnes. Cadillac gardera le dernier exemplaire et le fera immatriculer avec une plaque ne comportant que 4 lettres : LAST. Dosy Lecomte et ses fils dans leur Cadillac Eldorado en Champagne“Cette voiture emblématique, j’en rêvais depuis un voyage en famille aux Etats unis, confie Dosy Lecomte. On s’était fait une balade inoubliable à Los Angeles dans une ancienne Cadillac décapotable rose. Au retour, je m’étais dit : un jour j’en achèterai une !” Et le rêve se concrétisa en 2015 à la suite de la parution d’une annonce. “Avec mes deux garçons, Frédéric et Jérémie, on est parti à 5heures du matin pour aller la voir à St Etienne !” L’état était nickel avec 140 000 km au compteur. Affaire conclue ! Seul bémol dans l’histoire de cette Cadillac : madame Lecomte. Pas question pour elle de la conduire, et elle s’en explique : “Trop longue !”P1040089 - copie 2

LE VIGNOBLE : A la cinquième génération depuis 1859, le domaine familial a régulièrement augmenté en surface jusqu’à atteindre 7 hectares aujourd’hui. “Et merci à nos ancêtres, explique Dosy Lecomte : par acquisitions ou échanges, ils se sont développés sur les hauts de côteaux sud, ce qui nous permet d’être plus épargnés des gelées de printemps.” L’autre caractéristique de son vignoble est d’avoir tenu compte de la sagesse de ses aïeux en restant, contrairement à beaucoup d’autres vignerons, à 80 % en Meunier alors que ce cépage représente 32% en moyenne des surfaces en Champagne. Mais il s’avère plus adapté au terroir de Vinay en résistant mieux aux gelées que le Chardonnay. Et donne des vins souples,  plus fruités, et peu acides qui sortent de l’ordinaire.

www.champagne-lecomte.com

LA DERNIERE GROSSE AMERICAINE CABRIOLET EN EUROPE :

L’OPEL CASCADA

OPEL CASCADA

L’Amérique n’est plus ce qu’elle était ! Adieu cabriolets exubérants, délires de carrosseries et chromes rutilants. La dernière “américaine” cabriolet en Europe de General Motors n’existe plus que par celle de sa filiale Opel. Et encore, vient elle d’être rachetée par Peugeot ! Sur cette Cascada, on est donc loin des standards Cadillac de presque 6 m de long des années 70. Et pourtant cette grande décapotable de 4,70 m à 4 vraies places ne manque pas de…lire la suite

 

OENOTOURISME

                                                                 MON VIN PREFERE

Brut tradition

CHAMPAGNE LECOMTE

 

Avec un assemblage, vieilli trois ans en cave, 80% Meunier, 10% Pinot Noir et 10% Chardonnay (dont 30% de vins d’années antérieures), ce champagne brut avec un dosage à 6 gr de sucre par litre offre des arômes de fruits rouges sur une bouche sèche et minérale tout en rondeur. Le même en extra brut à 3 gr donne une attaque et une fraicheur plus brutales. Idéal sur des huitres.

14,80 €

 

                                                               PROFITEZ EN POUR VISITER

REIMS

*La cathédrale, célèbre chef d’oeuvre de l’art gothique depuis 1211, où furent couronnés 25 rois de France après le baptême de Clovis en 498. La plus longue de toutes avec ses 149 m, elle a été miraculeusement rescapée après les destructions des bombardements de 14. Le fameux « Ange au sourire », statue emblématique du porche, peut en effet afficher son soulagement !

La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)
La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)

*Les caves à champagne dans les anciennes carrières de craie, Pommery, Veuve Cliquot et son dédale de 20 km de galeries, Taittinger sous l’ancienne abbaye Ste Nicaise, et celles de Lanson  dont les galeries voutées servirent de logements pendant les bombardements de la guerre de 14, et même de chapelle avec un vestige qui subsiste aujourd’hui, une statue de la Vierge toujours accrochée sur la paroi.

*Le festival de façades Art déco, symboles de la reconstruction de la ville détruite à 80 % pendant la guerre de 14

*L’Hotel musée Le Vergeur XIII éme et Renaissance construit par un riche marchand grainetier

Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)
Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)

*L’abbaye St Remi, du nom de l’évêque qui baptisa Clovis, ses parties romanes, XVII ème et son grand cloître

*L’impressionnante porte gallo-romaine de Mars du temps où Reims s’appelait Durocortorum et dépassait en importance Lutèce qui deviendra Paris

*Le palais épiscopal du Tau et sa grande salle à voûte de bois en carène de navire renversée où se tenait le festin des rois après leur sacre. Le palais abrite aujourd’hui un musée sur la cathédrale où l’on réalise, en les voyant, que les statues d’origine sur sa façade mesuraient près de 5 mètres de hauteur !

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Le palais épiscopal du Tau

*Hôtel Jean-Baptiste de La Salle édifié à partir de 1545. Belle cour Renaissance avec avec une tour à escalier à vis ajouré

*La demeure XIIIème des comtes de Champagne

*La villa Demoiselle, splendide témoin de l’Art Nouveau construit entre 1904 et 1908 sur la butte Ste Nicaise par Louis Majorelle pour le directeur des Caves Pommery

L'intérieur art nouveau de la villa Mademoiselle (Photo Marc-Antoine Mouterde)
L’intérieur Art Nouveau de la villa Demoiselle (Photo Marc-Antoine Mouterde)

*Le musée des Beaux-arts, un des plus beaux de province avec ses collections de tableaux et de sculptures du XVI ème au XX ème : Le Nain, Boucher, Corot, Monet, Pissaro, Renoir, Gauguin, Maillo, Marquet, Foujita, Rouault, Manessier,…

*Le phare de Verzenay, un vrai phare au milieu d’une mer de vignes construit en 1909 par le négociant en champagne Joseph Goulet pour faire la promotion de sa maison. Le rez de chaussée faisait guingette, et en 1940 les Anglais placèrent sur le phare une batterie anti-aérienne. Après restauration  en 1999 le Musée de la Vigne y a ouvert ses portes.

*Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton de 19,85 m de haut et  seulement 7 cm d’épaisseur construite en 1927.

Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton (Photo Carmen Moya)
L’étonnante voute en béton armé des Halles du Boulingrin  (Photo Carmen Moya)

*Le fort de la Pompelle . Symbole de la résistance rémoise pendant la deuxième guerre mondiale, il fut le seul de la région à rester aux mains des Français jusqu’en 1918 au prix de 12 000 morts. Aménagé en musée des tranchées  on y trouve une étonnante (et unique!) collection de 500 couvre chefs de l’armée allemande.

*La bibliothèque Carnegie, chef d’oeuvre de l’Art Déco avec son entrée en mosaïque et son gigantesque lustre suspendu en vitrail.

*Le musée automobile de Reims-Champagne, 230 autos et motos de 1908 à nos jours, un festival de Delahaye, Delage, Panhard, et de voitures à pédales ! (84 Avue Georges Clemenceau/ 03 26 82 83 84/musee-automobile-reims-champagne.com)

Le musée automobile de Reims
Le musée automobile de Reims

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EPERNAY et alentours

*Flanez le long des 1500 m de l’avenue de Champagne pour admirer tous les hôtels particuliers où se sont installées les grandes marques champenoises au dessus de leurs 110 km de caves. « The most drinkable avenue of the world » comme l’avait surnommé Churchill qui était un connaisseur !

*La tour de Castellane, construite entre 1903 et 1905 comme emblème publicitaire de la marque de champagne. Gravir ses 237 marches vaut la peine pour contempler du haut de ses 65 m la ville d’Epernay et la vallée de la Marne. A voir aussi son musée sur l’élaboration du champagne.

tour de castellane - copie*Le château Perrier, construit au XIX ème dans le style Louis XIII pour Charles Perrier propriétaire de la marque de champagne Perrier-Jouet. En 1940 il abrita le QG des armées britanniques, puis allemandes de 1942 à 1944. Après la libération de la ville par Patton, les Américains s’y établirent à leur tour !

*Le théâtre  Gabrielle Dorziat, du nom d’une comédienne née à Epernay. Inauguré en 1902, il est un des rares théâtre à l’italienne dont la machinerie est encore dans son état d’origine. Mais on n’est pas au coeur du champagne pour rien : les nudités allégoriques des peintures du plafond du foyer chantent l’amour au milieu de guirlandes de raisins. Et sur la façade une sculpture évoque la vigne inspirant l’art théâtral !

Le château Perrier construit au XIX ème pour le paropriétaire de la marque de champagne du même nom.
Le château Perrier construit  pour le propriétaire de la marque de champagne du même nom.

*L’abbaye de Hautvillers, fondée en 650, et célèbre par son moine Dom Pérignon (1639-1715) pour ses trouvailles novatrices dans l’élaboration du champagne par assemblage de crus différents.

*Le château de La Marquetterie à Pierry. Ce pur joyau Louis XV a été construit en 1734 par un neveu du grand architecte Gabriel.  Pendant la Grande guerre, le maréchal Foch en fit son quartier général. Et son énorme Renault à 6 roues, avec laquelle il sillonnait les champs de bataille, y est d’ailleurs exposée. Tombé sous le charme du château alors qu’il y était en service à l’état major en 1915, Pierre Taittinger le racheta en 1932.

La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre
La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre exposée au château de La Marquetterie à Pierry.

*L’abbatiale St Pierre d’Orbais . Avec son architecture monumentale et sa flèche gothique qui se voit de loin, elle a été élevée au XII ème par Jean d’Orbais. Celui-ci en aurait fait le prototype de la cathédrale de Reims dont il sera le premier maitre d’oeuvre.

*Le mémorial de Dormans, sa grande tour et son ossuaire rassemblent les restes de 1500 soldats de toutes nationalités (dont seuls 11 furent identifiés) qui furent tués pendant les combats sur le front de la Marne.

L'abbatiale St pierre d'orbais
L’abbatiale St pierre d’orbais

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POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

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MEMBRE DES RELAIS & CHÂTEAUX

 

BRIQUETERIE Vue D'ensemble - copie

PRÈS D’EPERNAY, À VINAY-EN-CHAMPAGNE, IL EST UNE DEMEURE DE CARACTÈRE AU CŒUR DU VIGNOBLE DEVENUE UN HÔTEL DE RÉFÉRENCE RELAIS & CHÂTEAUX.

Au cœur des vignes de Champagne, sur les coteaux de la Marne, l’Hostellerie, créée en 1973, est construite sur l’emplacement d’une ancienne briqueterie, par monsieur CHEVRIER (Architecte des Chaumières de France).

Lieu de séjour accueillant, on y vient se délecter de la douceur de vivre et découvrir la Champagne.
L’établissement se compose de 40 chambres et Suites toutes personnalisées et d’un restaurant gastronomique étoilé au guide Michelin. Pour votre détente, l’hôtel propose un espace Spa avec piscine, sauna, hammam, jacuzzi, et 2 cabines de soins (Cinq Mondes et Decléor)

Notre établissement dispose aussi d’un grand parking ouvert gratuit (environ 40 places)

et d’un garage fermé (10 € par voiture).

Tel : 33 (0)3 26 59 99 99

4 route de Sézanne, 51 530 Vinay

briqueterie@relaischateaux.com

www.relais.com/briqueterie

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Opel Cascada, la dernière belle américaine

OPEL CASCADA

Made in Germany, l’Opel Cascada est l’ultime gros cabriolet de General Motors en Europe. Une raison de plus de s’intéresser à cette espèce en voie de disparition qui sera peut être un jour un collector… 

L’Amérique n’est plus ce qu’elle était ! Adieu cabriolets exubérants, délires de carrosseries et chromes rutilants. La dernière “américaine” cabriolet en Europe de General Motors n’existe plus que par celle de sa filiale allemande Opel. Et encore, vient elle d’être rachetée par Peugeot ! Sur cette Cascada, on est donc loin des standards Cadillac de presque 6 m de long des années 70. Et pourtant cette grande décapotable de 4,70 m à 4 vraies places,  une espèce en voie de disparition, ne manque pas d’allure à en juger par les têtes qui se retournent sur son passage.

Capotée, la Cascada garde sa jolie ligne, mais la visibilité de la lunette arrière est limitée.
Capotée, la Cascada garde sa jolie ligne, mais la visibilité de la lunette arrière est limitée.

Sans doute parce que son très relatif succès commercial en France donne un caractère d’exception à ses apparitions dans la circulation. Mais aussi parce que sa ligne agressive plongeante sur le bitume, et son look élégant, aussi bien avec ou sans capote, lui confère un brin d’originalité. Et la même impression persiste à bord une fois assis dans les sièges en cuir surpiqué très accueillant par leur confort bien calé. Comme dans les voitures haut de gamme, un bras vous tend par l’arrière la ceinture, délicate attention contre les torticolis. 20170526_194702_resizedDe nuit l’éclairage d’ambiance qui court sur le tableau de bord et les portières rend l’intérieur encore plus cossu. La capote triple couche vous met dans un cocon bien isolé des bruits de la circulation; et du froid contre lequel sièges et volants chauffants sont censés vous épargner. Seul bémol pour la capote électrique une fois repliée automatiquement en 17 secondes : sur cette auto d’aspect massif, le volume du coffre de 380 l se trouve alors réduit à 280 l, moins que dans une petite 208 ! La planche de bord noire d’un classicisme très germanique, et encore de la génération multi boutons, ne manque de rien avec grand écran, caméra de recul, détecteur d’angle de mort,…20170526_200110_resizedContact : le 2 litres turbo diesel s’ébroue discrètement au point de se demander en roulant si l’on n’est pas dans la version essence avec des accélérations franches et onctueuses à l’oreille. Mais une fois de plus, la monte pneumatique en taille basse n’améliore pas franchement le confort de la suspension un peu sèche quand la Cascada ne roule pas sur un billard. Et encore davantage pour les passagers à l’arrière pourtant bien installés dans les sièges en creux. Aaaah… où est le temps des américaines ondulant paresseusement leur silhouette de stars sur le bitume…

Cylindrée : 2 litres 4 cyl turbo diesel injection

Puissance : 170 ch/ 9CV

0 à 100 km/h : 10,3 sec

Vitesse maxi : 218 km/h

Consommation mixte : de 4,9 à 7 l/100 km

Co2 : 129 g/km

Malus : 60 euros

  Prix : à partir de 38 850 €

 LES PLUS : quatre vraies places bien calées y compris pour les passagers arrière, confort, silence, tenue de route, niveau des équipements

LES MOINS : volume du coffre, visibilité réduite de la lunette arrière, ergonomie compliquée de l’ordinateur de bord

 

 

 

 

Un champenois en course sur Porsche 924 Turbo

Didier Herbert et sa porsche 924 Turbo

Champagne Didier Herbert

Passionné de vitesse, ce vigneron de la Montagne de Reims s’est lancé dans les courses de voitures historiques qui ont lieu après les vendanges. Au programme : Monte Carlo, Portugal…

Chez les Herbert, à Rilly-la-Montagne près de Reims, cette passion se transmet de père en fils depuis trois générations. Celle du champagne, bien sûr, et celle des belles voitures. Mais pour Didier Herbert se rajoute le goût de la vitesse. Sa première, dès son permis, fut une R5 Alpine d’occasion. Ca démarrait fort ! Depuis, le virus est passé à son fils Thomas : “A 14 ans, mon père me faisait conduire dans les chemins de vignes !” Puis, au contact d’autres vignerons fanas, Didier Herbert s’est pris au jeu de la compétition dans les rallyes historiques. P1030997 - copie“Il y a 7 ans, je me suis lancé avec eux en Triumph TR6, à celui du Portugal qui est mon préféré : primo, en octobre, on a fini les vendanges, et on y roule 3000 km en une semaine à des vitesses élevées dans une super ambiance, y compris avec le public local très enthousiaste. La nuit, les flashes crépitent tout le long. Et il m’est arrivé d’entrer dans un garage directement sur le pont élévateur pour réparer un problème mécanique ! Aussitôt, le mécano, se faisait un plaisir de nous dépanner. Une autre fois, c’est un plombier du coin qui s’est mis en quatre pour nous ressouder un pot d’échappement. Là-bas, l’automobile, c’est la fête !” +P1040013 - copieEn 2014, changement de monture avec une Porsche 924 turbo 170 ch de 1980, préparée à 180 ch, pour courir le Monte Carlo Historique. Un modèle, à moteur avant 1984 cm3 4 cylindres refroidi par eau, longtemps dédaigné par les purs Porschistes qui ne jurent que par les “nobles” 911 au moteur arrière 6 cylindres à refroidissement par air, et à la musique rugissante. Car au départ, la 924, devait être un coupé Volkswagen (à moteur Audi de 2 l) commandé au bureau d’étude Porsche de Weissach qui travaille encore aujourd’hui discrètement pour d’autres constructeurs.

P1040005 - copie 2Nom de code du projet : EA 425. Sa silhouette,  avec hayon- bulle en verre relevable à l’arrière et phares rétractables à l’avant au bout d’un long capot avec bouclier intégré ne manquait pas d’originalité. Sans oublier sa technologie d’arbre de transmission avec boite de vitesses à l’arrière. Mais en 1973, chez Volkswagen, le vent allait tourner pour ce projet sophistiqué.  Le designer Giuggiaro venait de proposer un coupé 4 places sur la base de sa nouvelle Golf à succès, et donc bien plus rentable à réaliser : la future VW Scirocco.  Volkswagen décide donc d’arrêter les frais sur le projet EA 425, et propose à Porsche de lui racheter tout en lui offrant son usine Audi de Neckarsulm pour l’industrialisation.  Affaire conclue ! Un bon deal où tout le monde y gagne. D’un côté Volkswagen augmentait sa capacité de production et vendait ses moteurs. P1040001 - copieDe l’autre, le petit constructeur Porsche diversifiait sa monoculture déclinante de la 911, mise en péril par le premier choc pétrolier, avec un modèle d’entrée de gamme plus économique, et parfaitement mis au point par ses soins. Voila comment la voiture allait sortir en novembre 1975 sous le nom de Porsche 924. La première ne faisait que 125 ch, alors qu’une Golf GTI ou une Scirocco GTI  en donnaient 110 à l’époque.  Mais son look, le nom de Porsche et sa vitesse de pointe à 204 km/h ( 230 km/h pour la Turbo) allaient faire la différence. D’autant qu’en 23 ans d’existence, au fil des évolutions, la puissance grimpera avec le passage au 2,5 l en 1982  sur les 944 (163 ch) et 944 Turbo (250 ch) , puis au 3 l 16 soupapes en 1992 sur les 968 qui culmineront à 305 ch. Au final, avec ses 150 000 ventes de 1976 à 1985, la petite 924  aura sauvé la grande marque !

infos@champagneherbert.fr

A côté du caveau dee superbes chambres d'hôtes avec vue sur les vignes.
Au caveau, de superbes chambres d’hôtes avec vue sur les vignes

 

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

PORSCHE 718 CAYMAN  S

Porsche 718 Cayman S

Soixante sept ans après l’apparition de la première 356, Porsche revient au moteur 4 cylindres en en retirant deux à son fameux Flat 6 qui avait fait la réputation des fameuses 911. Mais les sorciers de Stuggart ont fait très fort. Cette nouvelle Cayman S gagne 25 ch de plus pour atteindre 350 ch, rouler plus vite, et consommer moins ! Les écolos sont contents car elle dégage moins de co 2, et les clients aussi, car ils se font encore plus plaisir au volant… lire la suite

 

OENOTOURISME

                                                                       MON VIN PREFERE

 

 

Pinot noir grand Cru

Cette cuvée à 100 % Pinot noir issue d’une parcelle de 20 ares sur Verzenay sort complètement de l’ordinaire. Dosée à 7 gr de sucre, elle dégage un puissant nez vineux sur le poiré avec une belle puissance aromatique très chaude au palais sur une longue finale.  22 €

 

                                                               PROFITEZ EN POUR VISITER

REIMS :

*La célèbre cathédrale, où étaient couronnés les rois de France, miraculeusement rescapée après les destructions des bombardements de 14

La villa Demoiselle en Art Déco (photo Cecil Mathieu)
La villa Demoiselle en Art Déco (photo Cecil Mathieu)

*La villa Demoiselle, splendide témoin de l’Art Nouveau construit entre 1904 et 1908 sur la butte Ste Nicaise par Louis Majorelle pour le directeur des Caves Pommery

*Les caves à champagne dans les anciennes carrières de craie, Pommery, Veuve Cliquot et son dédale de 20 km de galeries, Taittinger sous l’ancienne abbaye Ste Nicaise, et celles de Lanson  dont les galeries voutées servirent de logement pendant les bombardements de la guerre de 14, et même de chapelle avec un vestige qui subsiste aujourd’hui, une statue de la Vierge toujours accrochée sur la paroi.

*L’abbaye St Remi XVII ème et son grand cloître

*Le palais épiscopal du Tau et sa grande salle à voûte de bois en carène de navire renversée où se tenait le festin des rois après leur sacre

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Le palais épiscopal du Tau

*La demeure XIIIème des comtes de Champagne

*L’Hotel musée Le Vergeur XIII éme et Renaissance construit par un riche marchand grainetier

*Les façades Art deco symboles de la reconstruction de la ville détruite à 80 % pendant la guerre de 14

Le musée automobile de Reims
Le musée automobile de Reims

*Le musée automobile de Reims-Champagne, 230 autos et motos de 1908 à nos jours, un festival de Delahaye, Delage, Panhard, et de voitures à pedales ! (84 Avue Georges Clemenceau/ 03 26 82 83 84/musee-automobile-reims-champagne.com)

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POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

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MEMBRE DES RELAIS & CHÂTEAUX

 

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Le Domaine Les Crayères, un lieu né sous le signe pétillant du champagne

Notre établissement est mythique au cœur de Reims, discrètement lové dans un parc de sept hectares à la végétation verdoyante. Cette ancienne demeure de la famille de Polignac recompose et modernise à chaque instant le style « château » dans une atmosphère d’élégance et de raffinement qui vous enveloppe. Chambres et suites vous attendent, décorées avec le souci du détail propre au plus pur style classique français. L’accueil chaleureux, le service impeccable et la table gastronomique doublement étoilée du Chef Philippe Mille, Meilleur Ouvrier de France, et la carte des vins qui propose plus de 600 références de champagne font de ce lieu l’endroit idéal pour découvrir ce que la région a de meilleur.

Domaine Les Crayères
64, boulevard Henry Vasnier – 51100 Reims – France
Tél. : +33 (0)3 26 24 90 00 – Fax : +33 (0)3 26 24 90 01

E-mail : contact@lescrayeres.com – www.lescrayeres.com

La Porsche 718 Cayman S joue à qui perd gagne

Porsche 718 Cayman S

Les sorciers de Stuggart ont encore réussi une belle équation : réduire la taille d’un moteur tout en le rendant plus puissant et moins gourmand. Comme quoi on peut rouler vite et être écolo !

Qui peut le plus peut le moins ! Cette gageure, Porsche l’a fait en perdant deux cylindres sur ses fameux Flat 6 tout en gagnant 25 chevaux supplémentaires sur la nouvelle 718 Cayman S de 350 ch . Telle est la nouvelle mode du downsizing où les constructeurs, même Ferrari n’y échappe pas, baissent la cylindrée de leurs moteurs pour consommer moins (-1 l sur la Cayman) et polluer moins. Une sorte de retour aux sources pour Porsche où les premières 356 n’avaient que des 4 cylindres à plat issus de la Cox Volkswagen créée par Ferdinand Porsche, sans oublier les Porsche 924 comme celle de Didier Herbert. Mais pour les Porschistes purs et durs, il y a plus grave encore que la disparition du 6 cylindres : le nouveau 4 cylindres de la 718 Cayman S n’est plus un “atmo”, mais boosté (pour compenser sa baisse de cylindrée de 3,4 l à 2,5 l) par un turbo. Or, ses sifflements et les renaclements de sa soupape de décharge (wastegate) dénatureraient le fameux son rauque d’origine du flat 6 si caractéristique qui se reconnaissait de loin. P16_0250_a5_rgb - copieCertes il a perdu de sa tonalité rugissante dans les graves. Mais est ce si grave docteur ? Honnêtement, non. Car si les cordes vocales de la Cayman sont un peu moins walkyrienes, il y a de beaux restes à la sortie des échappements ! Et les accélérations sont tout aussi jouissives avec un turbocompresseur à géométrie variable. Utilisé jusqu’ici que sur la Porsche 911 Turbo, il vous donne très vite un coup de pied au derrière sans être obligé de grimper dans les tours. Mais au final, les accélérations sont moins brutales et plus linéaires. La boite auto à double embrayage PDK compensant malgré tout avec des passages éclairs des 7 vitesses.

Un cockpit sport mais confortable avec la suspension pilotée

Extérieurement, la nouvelle Cayman S s’est offert un léger lifting de carrosserie qui affine un peu plus sa ligne de félin ramassé sur l’arrière, prêt à bondir. Avec un air méchant accentué par des prises d’air nettement plus proéminentes à l’avant et sur les flancs pour refroidir et gaver en oxygène le turbo. Intérieurement, la planche de bord reste toujours aussi sobre et efficace en ergonomie avec touches et boutons bien disposés sur la console centrale. Sans avoir cédé à la mode de leur remplacement par le tout sur écran tactile. Celui-ci est par ailleurs très fonctionnel avec toutes les connectivités possibles d’Apple Car Play en liaison avec son smart phone, accès aux informations trafic en temps réel, ou module de navigation à commande vocale pour entrer les destinations. Porsche 718 Cayman SLe plaisir de conduite et la remarquable maniabilité grâce au moteur central, à l’image des mythiques 718 de 1957 victorieuses dans de nombreuses course comme la Targa Florio en Sicile, sont renforcés par de nouveaux réglages du chassis, des roues arrières plus larges, ainsi qu’ une meilleure rigidité à la torsion et une plus grande précision au volant. Dans les options figure aussi le très confortable système de suspension active qui absorbe en souplesse les mauvais revêtements, avec réglages “Normal”, “Sport” et “Sport plus” s’accompagnant d’un étagement de boite différent. Et possibilité de surbaisser la caisse de 20 mm. Bref, les ingénieurs de Stuggart ont tout fait pour clouer le bec à ceux qui se posent la question “Une Porsche 4 cylindres est elle encore une Porsche” !

Cylindrée : 4 cyl 2,5 l turbo

Puissance : 350 ch/23 cv, couple maxi 420 Nm entre 1900 tr/min et 4500 tr/min

0 à 100 km/h : 4,2 sec

Consommation : de 6 l à 9,5 l /100 km

CO 2 : 167 g/km

Malus : 4050 €

Prix : à partir de 66. 710 €

LES PLUS : ligne épurée, plaisir de conduite, chassis équilibré, confort, finitions

LES MOINS : prix des options, pas d’affichage tête haute ni avertisseur de radars

 

Un Citroëniste passionné à Saint Estèphe

Les Citroën du Château La Rose Brana

Christian Ollier et sa fille Coralie / Château La Rose Brana

Dés sa jeunesse, ce vigneron  du cru a attrapé le virus de la marque aux chevrons, fasciné par la technologie révolutionnaire de la Traction et de la DS lors de leur sortie, à 23 ans d’intervalle.

« Les voitures , c’est comme le vin, ça bonifie en vieillissant ! » rigole Christian Ollier au volant de la Citroën DS de 1974 que son père lui avait achetée d‘occasion à ses débuts. Non seulement il l’a gardé, mais en 1994 il a sauté sur une occase d’enfer. 40 ans d’âge et seulement 120 000 km d’origine au compteur : une Traction 11 BL de 1955 en parfait état avec, option rare, une horloge Bayard toujours

Un look de réveil de grand-mère qui n'en est pas un !
Un look de réveil de grand-mère qui n’en est pas un !

en marche dans le moyeu du volant. Mais pas plus de huit jours selon l’indication « 8 day » sur le cadran : comme les réveils de l’époque, il fallait la dévisser du volant pour remonter la clé derrière  ! « Ca faisait longtemps qu’elle me faisait rêver cette auto, révolutionnaire à son lancement en 1934 avec toutes ces innovations techniques» explique le vigneron de Saint Estèphe. Pour la première fois, une française sortait avec carrosserie monocoque en acier autoporteuse (et non plus fixée sur un châssis),

En 1952 la planche de bord métallique bicolore était plus élégante que les premières.
En 1955  la planche de bord métallique bicolore était plus élégante que sur les premières Traction. Mais le parebrise s’entre baillait toujours avec la molette centrale pour faire « clim » !

moteur flottant, suspension à 4 roues indépendantes et non plus à lames, freins hydrauliques, et surtout, motorisation par les roues avant, d’où son nom de Traction en opposition à la propulsion par l’arrière. Une innovation qui permettait d’abaisser la hauteur de la voiture grâce à la suppression de l’arbre de transmission sous le plancher vers les roues arrières. Le tout lui procurait une tenue de route exceptionnelle qui en fit la voiture préférée des gangsters avec sa vitesse de pointe de 135 km/h sur la 15 Six au 6 cylindres 2,8 l de 77ch en 1938.sdr

Hélas, lancée trop vite pour sortir la firme de ses difficultés financières après la crise de 1929, la Traction souffrant de trop de défauts précipita au contraire la faillite de Citroën qui fut rachetée fin 1934 par son plus gros créancier et fournisseur : Michelin. Les ingénieurs de Clermont-Ferrand remédièrent alors à 600 anomalies répertoriées sur la voiture.

André Citroën est mort ruiné un an après la sortie de sa Traction

Mais André Citroën, décédé l’année suivante, n’assistera pas au succès de sa relance par de nouvelles versions 7 cv, 9 cv, puis 11 cv, avec des augmentations de cylindrées du poussif 1303 cm3 de 32 ch au 1911 cm3 de 60 ch en passant par un 1628 cm3. Au fil des années la voiture s’élargit de 1, 62 m à 1,79 m, s’allongea de 4,45 m à 4,96 m, prit de la hauteur de 1,52 m à 1,58 m, se déclina en familiale rallongée avec strapontins entre les sièges avant et la banquette arrière, et passa de la malle plate à la malle bombée plus volumineuse en 1952. sdr

Au total, 760 000 Traction seront produites jusqu’en 1957, deux ans après l’éclatement d’une deuxième révolution Citroën. Celle qui allait marquer l’Histoire de l’automobile lors du lancement en 1955 d’une voiture d’avant garde ressemblant à aucune autre : la DS avec sa suspension hydropneumatique qui lui permettait même de rouler sur trois roues ! Une invention qui sauva le général de Gaulle lors de l’attentat du Petit Clamart en 1962. Criblée de balles avec un pneu crevé, la voiture put échapper aux tireurs et poursuivre sa route jusqu’à l’aérodrome de Villacoublay. Entrée dans la légende, la DS sera fabriquée pendant 20 ans à 1,4 million exemplaires. Deux fois plus que la Traction. cofMais ce que l’on sait moins, est que derrière ces deux voitures françaises emblématiques lancées à 23 ans d’intervalle se cachait un même génie : le sculpteur-styliste maison, Flaminio Bertoni à qui l’on doit aussi la 2CV ! Citroëniste bien connu à Saint Estèphe, Christian Ollier adore sillonner ses vignes au volant de sa 11 BL ou de sa DS. Et faire partager ce plaisir : « Je les prête souvent pour les mariages. » Et pour sa fille Coralie qui a repris le vignoble, « elles font partie du domaine : j’ai été élevé dedans et pas question de s’en séparer. Même si j’ai des souvenirs d’avoir été malade à l’arrière de la DS à cause des oscillations de sa fameuse suspension ! »

contact@rosebrana.com

                                                                                                                                                                            INSOLITE

 

RECONNAISSEZ VOUS CETTE ANGLAISE  ?

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D’un raffinement très britannique avec sa planche de bord, en teck ciré, rehaussée de beaux compteurs ronds chromés, ses entourages de portières en bois et ses sièges en cuir connoly à bourrelets, c’est une « made in Slough ». Du nom de l’usine de la banlieue de Londres d’où sortait cette limousine. Commercialisée, entre autres, sous l’appellation de « Super Modern Sports twelve », elle était en fait la version anglaise… de notre Traction 11 Légère ! Mais dotée ici d’une finition plus luxueuse, de couleurs de carrosserie rouge, bleu, ou vert plus originales que le noir standard en France, sans oublier les différences sur les phares, les  poignées de portes, les feux de position torpille sur les ailes, les essuie glace en bas et non en haut du parebrise, les jantes, les pare chocs et un toit ouvrant en série.

Une "Light Twelve" 1952 à toit ouvrant dans sa couleur d'origine d'origine "rouge royal".
Sur cette « Light fifteen » de 1951 dans sa couleur d’origine « rouge royal », les chevrons n’étaient pas devant, mais cachés derrière la calandre ! Les phares chromés sont les mêmes que sur les MG.

Une histoire méconnue commencée en 1923, lorsqu’ André Citroën, mécontent des performances de son importateur britannique crée à Londres une filiale commerciale pour y vendre lui même ses voitures fabriquées à Paris dans l’usine du quai de Javel. Et selon son habitude, le patron français, un brin mégalo avec sa pub lumineuse sur la Tour Eiffel, voit d’emblée les choses en grand comme le racontent Jean-François Ruchaud et Gilles Colboc dans Les Citroën du monde : « André Citroën installe dans un immense bâtiment au sud de Londres le siège social, un luxueux hall d’exposition, un grand atelier d’entretien et de réparation sur trois niveaux réputé pour être alors le plus vaste d’Angleterre, avec même une piste d’essai sur le toit !

Dans la version anglaise, les Tractions avaient une flèche en guise de clignotant.
Les Tractions anglaises de 1951 avaient encore une flèche en guise de clignotant.

Ce bâtiment est desservi par un embranchement de chemin de fer, et les véhicules arrivant de France sont déchargés directement par une grue sur un quai d’où ils peuvent rejoindre , grâce à un monte charge, le premier étage. Celui-ci comporte toutes les dernières innovations techniques : éclairage direct et abondant, chauffage, réseau téléphonique reliant tous les services, ventilation forcée évacuant les gaz d’échappement. Conforme à l’esprit d’André Citroën, ce complexe faisait la fierté des employés anglais de la Citroën Cars Limited, et l’envie des autres constructeurs automobiles. » Et du coup les importations bondissent de 889 voitures en 1922 à 3080 en 1924 et même à 6655 en 1925. Mais l’embellie va être de courte durée.

L’usine de Slough a fonctionné de 1926 à 1966

Afin de contourner l’instauration de taxes douanières à l’importation par le gouvernement britannique en 1926, André Citroën installe à Slough sa première usine ultra moderne à l’étranger. Et en ouvre d’autres pour les mêmes raisons d’anti-protectionnisme, en Allemagne à Cologne, en banlieue bruxelloise à Forest, au Danemark, en Pologne, en Italie, dans le but de conquérir l’Europe.

Hélas, avec la crise économique, les ventes ne suivent pas. Il y aura en 1928 jusqu’à 1400 voitures neuves invendues stockées à Slough ! Et plutôt chauvins, les Anglais ne se montrent guère sensibles aux progrès techniques apportés en 1934 par cette auto tricolore qui allait à l’encontre de la campagne patriotique dans la presse « Buy british » (Achetez britannique)  pour relancer l’emploi.

Une planche de bord en bois à compteurs carrés a aussi équipé les Tractions "made in Slough".
Une planche de bord en bois à compteurs carrés a aussi équipé les Tractions « made in Slough ».

Malgré les efforts de Citroën pour se donner une image de constructeur national en débaptisant sa Traction 11 cv française en Light ou Big fifteen (en référence à la puissance fiscale anglaise). Allant même jusqu’à placer les grands chevrons chromés non pas sur la calandre comme en France, mais derrière ! Avant de les enlever complètement en 1939 ! Et pourtant, les Tractions avaient toujours du mal à convaincre la clientèle. La production qui avait atteint 2037 voitures en 1933 s’effondrait à 679

En 1939 les chevrons disparaissent complètement de la calandre !
En 1939 les chevrons disparaissent complètement de la calandre !

exemplaires en 1936 pour remonter à 1221 en 1938 avec des versions moins équipées à prix attractifs. En 1940, le gouvernement britannique interdit à la direction de Slough toute communication avec l’usine parisienne réquisitionnée par les allemands. Et la fabrication des Citroën doit faire place au montage de camions militaires. En 1946, les Traction ressortent à nouveau à seulement 1050 exemplaires dont 498 à l’exportation dans les pays du commonwealth . Puis en 1953 démarre la production de la 2CV qui fera un flop Outre-Manche, et en 1956 celle de la DS jusqu’à la fermeture de l’usine en 1966. En 40 ans, 58 282 Citroën « made in Slough » seront sorties, dont 24 970 Tractions; moins que la Belgique avec 31 750 exemplaires. Et André Citroën n’aura jamais atteint la production annuelle prévue pour son usine anglaise surdimensionnée à la hauteur de ses rêves de grandeur.

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Citroën C4 Cactus Pure tech 110

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“Dans la vie, y a des cactus !” chantait Jacques Dutronc. Et le moins qu’on puisse dire, est que Citroën s’était mis une sacrée épine dans le pied en gâchant par une grosse lacune le lancement de sa Cactus au design très original ”. Elle revient au top avec un sans faute…lire la suite

 

OENOTOURISME

                                                                                Mon vin préféré

 

 

SAINT ESTEPHEChâteau La Rose Brana 2010, un excellent rapport qualité-prix pour ce vin souple et bien charpenté. Une bouche ample aux arômes de fruits rouges avec des tanins soyeux et longs en bouche soutenus par un bel apport de merlot à 45 % après un élevage en barriques d’au moins 12 mois.  (20 €)

 

 

                                                                         Profitez en pour visiter

* Blaye et sa citadelle construite par Vauban en surplomb de la Gironde pour bloquer l’accès de Bordeaux à la flotte anglaise avec, sur la rive opposée à Cussac, Fort Médoc où l’on rentre par la majestueuse porte Royale. La traversée en bac sur 6 km entre Blaye et le port de Lamarque est d’un dépaysement total.

* Le Rigalet, charmant hameau aux petites maisons du XVIII ème au sud de Blaye.

*Bayon-sur -Gironde, son église romane, son abside à 7 pans, et sur un impressionnant promontoire rocheux dominant la Gironde, les châteaux de Tayac et d’Eyquem.

La citadelle de Blaye construite au bord de la Gironde par Vauban pour bloquer l'accès à Bordeaux.
La citadelle de Blaye construite au bord de la Gironde par Vauban pour bloquer l’accès à Bordeaux (Alpha-Images)

*Château Loudenne, ravissante chartreuse XVII ème à St Yzans-de-Médoc avec jardins à l’anglaise descendant vers la Gironde, et musée dans les chais victoriens autour du travail de la vigne sur ce cru bourgeois.

*Soulac, petite ville balnéaire aux charmantes maisons basses en briques et bois du XIX ème, et sa basilique romane dans laquelle on n’entre pas, mais on descend ! Ce qui lui a valu d’être complètement ensablée avant d’être dégagée à la fin du XIX ème. Un petit train touristique mène jusqu’à la Pointe de Grave.

*Phare de Cordouan, en vedette au départ de la pointe de Grave à Port-Bloc, la visite du plus beau phare de France avec ses étages Renaissance, son portail monumental, l’ appartement du Roi et la chapelle. www.phare-de-cordouan.fr

Cordouan, le "Versailles des mers"
Cordouan, le « Versailles des mers »

*Château Cos-d’Estournel, en venant de Pauillac sur la D2, ne manquez pas, au détour d’un virage en côte, l’apparition surréaliste des pagodes indiennes du toit de cette batisse construite ainsi au XIX ème par son fondateur en souvenir de ses clients en Inde où il exportait ce grand cru aujourd’hui propriété de Michel Reybier. Cet ex créateur de la marque Charcuteries d’Aoste y a fait édifié un splendide chais par l’architecte Jean-Michel Wilmotte.

*Vertheuil , ancienne abbatiale du XI ème et son magnifique portail aux voussures ornées de statues.

*Port de Goulée, Saint Christoly-Medoc, charmants ports où accostaient les bateaux pour charger les barriques de vins au debouché des canaux construits par les Hollandais au XVIII ème pour assainir les terrains avec des vannes bloquant les remontées d’eau de mer.

*La Tour Carnet, cette forteresse du XII ème à St Laurent-du-Médoc abrite un des 4 grands crus de Bernard Magrez. Il y a aussi installé un musée de ses voitures anciennes et de ses Rolls avec lesquelles il fait visiter ses châteaux dans un circuit oenotouristique.

*Château la tour de By, à Bégadan, au milieu des vignes de ce grand cru, montez en haut de cette ancienne tour de guêt qui offre un somptueux panorama sur l’estuaire.

*Bourg, on entre dans la ville basse par la rampe Cahoreau qui passe sous la porte de la Mer creusée dans le rocher, pour grimper par les ruelles jusqu’au château de la citadelle qui abrite un musée de calèches. Terrasse avec très belle vue à la fois sur la Dordogne, la Garonne et la Gironde. Un réseau de salles souterraines surplombe l’estuaire.

* Château du Bouilh, construit sur les plans de Victor Louis (architecte du Grand théâtre de Bordeaux). Il est resté inachevé avec ses curieux communs en hémicycle.

Les Rolls de la Tour CArnet
Le musée des Rolls à la Tour Carnet

*Château Margaux , majestueux avec son escalier et ses colonnades, la plus belle façade de château du Médoc construit en 1802 par l’architecte Combes, élève de Victor Louis. Visite des chais et de la cuverie de ce fameux Premier grand Cru.

*Moulis-en-Médoc, son église romane aux fresques XII ème-XV ème et ses sarcophages mérovingiens.

*Saint Ciers-sur-Gironde et sa réserve ornithologique de 120 ha avec tours d’observation pour suivre les oiseaux sauvages et les migrateurs qui y font halte.

* Promenades en kayak sur la Gironde depuis St Vivien de Médoc : Kayak et découvertes (06 88 77 53 29) ou Médoc Explorer Canoë (06 88 77 53 29)

Consulter www.smiddest.fr

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POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

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MEMBRE DES RELAIS &CHÂTEAUX

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire La Grande Maison Bordeaux 2016 par Artiste-Associé Photographes

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire, les ambassadeurs de l’excellence.
Bernard Magrez, vous offre l’exclusivité d’une émotion pure à « La Grande Maison », restaurant gastronomique deux étoiles au guide Michelin et hôtel cinq étoiles.
Pour faire battre le cœur d’une maison bordelaise traditionnelle, la passion est impérieuse. Il faut savoir écouter l’aspiration des voyageurs, déceler la part de folie qui bouleverse un concept hôtelier, comprendre ce que chaque hôte vient y chercher pour savoir le lui offrir.
L’ambassadeur Mondial du goût, Pierre Gagnaire et le compositeur de vins rares, Bernard Magrez, unis pour le meilleur de la table française, vous invitent à vivre une expérience exceptionnelle dans cette magnifique demeure où le savoir-faire français et le raffinement sont les maîtres mots.
Bernard Magrez, propriétaire de quatre Grands Crus Classés dans le Bordelais, Château Pape Clément (Graves), Château La Tour Carnet (Haut Médoc), Château Fombrauge (Saint-Emilion) et Clos Haut Peyraguey (Sauternes), poursuit son intarissable désir d’excellence à travers les vins, les arts, la gastronomie et l’hôtellerie de prestige.

La Grande Maison de Bernard Magrez
10 rue Labottière, 33000 Bordeaux
T.+33(0)5 35 38 16 16
info@lgmbordeaux.com

Nouveau départ pour la Citroën C4 Cactus

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A son lancement en 2014, il manquait quelques éléments indispensables sur l’original suv de Citroën. C’est chose faite maintenant avec entre autres une boite automatique. Une voiture au top !

“Dans la vie, y a des cactus !” chantait Jacques Dutronc. Et le moins qu’on puisse dire, est que Citroën s’était mis une sacrée épine dans le pied en gâchant par un énorme lacune le lancement de sa Cactus au design anti conformiste très original avec ses portières anti choc aux protections coussins d’air en tablettes de chocolat, les “Air bump”. Une auto qui avait valu à Citroën de recevoir en 2015 à New York le prix World car of design. Deux ans après, enfin, le bon sens a repris le dessus et l’erreur est réparée : cette voiture est maintenant équipée d’une banquette arrière au dossier repliable en 2/3- 1/3 pour transporter 1 ou 2 passagers tout en augmentant la capacité du coffre déjà spacieux de 358 l, ce qui n’était malheureusement pas le cas jusqu’ici avec un dossier rabattable d’un seul tenant.

Un habitacle au style sobre et de bon goût avec ses éléments de décoration rappelant les bagages de voyage en cuir.
Un habitacle sobre et de bon goût avec sa planche de bord stylisée façon maroquinerie de voyage.

Une aberration, alors qu’aujourd’hui cette astuce pratique est un acquis sur toutes les voitures. La faute aux ingénieurs « chevronnés » qui avaient imposé ce choix rétrograde au nom d’une impitoyable chasse au poids qui a fait gagner 200 kg de moins qu’une C4 sur cette voiture, dont la légèreté (1020 kg) à la conduite, et donc à la consommation, est effectivement une qualité indéniable. Tout a été passé au crible : de la suppression de doubles charnières de banquette arrière fractionnée (-6kg), aux portières arrières sans mécanisme de vitres coulissantes (-11 kg) remplacées par un entre bailleur comme sur les coupés, en passant par la carrosserie en acier allégé, l’aluminium pour le capot, les poutres du chassis. Même les essuie glace y sont passés, avec gicleurs d’eau inclus dans le balai, ce qui réduit ainsi de moitié la consommation d’eau, et donc la taille du réservoir de liquide… cl_14_081_038_jpg - copiePreuve que l’erreur de la banquette arrière a coûté cher en clients perdus , obligeant Citroën à corriger sa copie, les ventes de Cactus sont, depuis, reparties en flèche ! Et tant mieux. Car cette auto au style de SUV sans équivalent est un régal à double titre. Son moteur essence 1,2 l Pure tech 110 ch, un trois cylindres au léger vrombissement onctueux de V6, est souple et nerveux avec un couple maxi à 1500 tours qui permet des reprises en quatrième ou cinquième sans avoir besoin de rétrograder. Et cet agrément de conduite a été récemment renforcé par l’adoption d’une boite automatique nouvelle génération à 6 rapports qui passent, cette fois-ci sans à-coups. Au volant, la direction est à la fois légère et d’une précision remarquable, la suspension assure confort et tenue de route en virage impeccable, digne de la réputation de Citroën même si le légendaire système hydropneumatique apparu sur la DS n’est plus du tout utilisé. cl_13_116_003_jpg - copieLa dotation en équipements de série est aussi un plus : régulateur et limiteur de vitesse bien visibles sur le Volant, détecteur de sous gonflage et de franchissement de lignes, prise USB, jack et 12 V, Bluetooth, camera de recul, park assist. Côté aménagements intérieur, la Cactus allie originalité, bon goût, finition et confort dans ses sièges cosy aux tissus moelleux. Le design très sobre de la planche de bord façon bagage ancien en maroquinerie havane gaufré garni de picots et de sangles à boucle, comme sur une malle de voyage, se retrouve aussi dans les poignées de portes stylisées. Le tout est rehaussé de deux écrans, l’un pour l’affichage digital de la vitesse, l’autre central pour le GPS et les commandes tactiles en remplacement des boutons qui ont été supprimés pour contribuer à la simplicité élégante de l’habitacle. Enfin, retour sur la banquette arrière, et avec un autre bon point : la Cactus est la seule voiture où le passager du milieu n’est plus le sacrifié de service, car l’assise plate est confortable pour tout le monde. Plus de jaloux !

Cylindrée : 3 cyl 1,2 l turbo

Puissance : 110 ch/5cv

0 à 100 km/h : 9,3 s

Vitesse maxi : 188 km/h

Consommation : 4,7 l à 6 l/100 km

C02 : 105 g/km

Malus : 0 €

Prix : à partir de 20 400 €

LES PLUS : Confort de la suspension, tenue de route, moteur silencieux, souple et nerveux, consommation faible, vraie roue de secours, toit en verre thermique isolant de la chaleur

LES MOINS : vitres arrières qui ne se baissent pas et détails mesquins : absence de miroir dans le pare soleil passage pour que madame se recoiffe, et de bouton, côté conducteur, pour baisser ou remonter automatiquement la vitre aux péages !

 

Une auto taille XXL à Margaux, la Jaguar MK X

Jaguar MKX de Denis Lurton à chateau Desmirail

Château Desmirail, Denis Lurton

Dans la dynastie des Lurton, le patriarche Lucien a légué ses dix châteaux à ses dix enfants ! Son fils Denis a hérité du grand cru classé Château Desmirail et de sa Jaguar, la plus longue jamais fabriquée.

“Il y en a des chevaux sous le capot !” Vous pensez sans doute que Denis Lurton vous parle de sa Jaguar MK X garée dans la cour de Château Desmiral, vu son 6 cylindres en ligne 3,8 l de 265 ch. Le même que dans les fameuses Type E, mais qui propulsait ici cette énorme limousine à la ligne très aristocratique de 1,9 tonne à près de 200 km/h en 1963. Jaguar MKX de Denis Lurton à chateau DesmirailMais non. Passionné des deux, c’est son puissant Grand Cru de Margaux 2008 qu’il évoque ainsi, en vantant sa densité tannique amenée par 3% de petit verdot, et la forte proportion de merlot (40%) pour lui donner une rondeur élégante et longue en bouche. “Comme une accélération grisante qui n’en finit pas…” Ce goût pour les métaphores, Denis Lurton le tient sans doute de sa vie antérieure d’avocat et d’acteur de théâtre. Jaguar MKX de Denis Lurton à chateau DesmirailMais en fait, un même lien patrimonial explique cet attachement au Margaux et à la Jaguar. Car ce n’est pas rien d’être un des fils de Lucien Lurton, l’homme aux dix châteaux qui en légua un à chacun de ses enfants en 1992 à l’age de 67 ans. En leur intimant de tous rentrer au bercail. “Pour moi, c’était les 36 ha de Desmirail, et ça tombait plutôt bien, plaisante -t- il. Les initiales “DL” (Desmirail-Lurton) gravées sur le fronton du domaine sont les mêmes que les miennes ! » P1030796 - copie 3Quant à la Jaguar , Lucien Lurton n’avait rien trouvé de mieux pour transporter sa nombreuse famille que d’acheter d’occasion cette limousine de 1963 démesurée avec 5,10 m de long et presque 2 m de large ! Et qui transportait 140 litres d’essence dans deux réservoirs séparés, s’ouvrant de chaque coté de la lunette arrière, pour satisfaire sa voracité ! Avec interrupteur au tableau de bord pour passer de l’un à l’autre.

Cette Jaguar ultra longue était conçue pour le marché américain

Cette Jaguar la plus longue jamais fabriquée pour conquérir le marché américain, a été commercialisée à 24 282 exemplaires entre 1961 et 1970, dont 10 900 à partir de 1964 en version 4,2 l. Le patron, William Lyons, l’avait équipée des techniques dernier cri pour en faire une limousine de prestige : freins à disque, direction à assistance variable, boite automatique Borg Warner, et  la première de la marque avec suspension à quatre roues indépendantes,. Jaguar MKX de Denis Lurton à chateau DesmirailAussi silencieuse et confortable qu’une Rolls, mais pour trois fois moins cher à l’époque, elle était richement dotée de tout le luxe britannique à bord : canapé de salon moelleux et contreportes en cuir, ronce de noyer à profusion sur la planche de bord, les portières, les tablettes avec miroir pour les passagers arrières… “Mais en 1970, mon père a fait une bonne affaire en l’achetant au prix d’une 2 CV Citroën neuve ! sourit Denis Lurton. P1030775 - copieCette Jaguar a été une voiture affective, dit-il car on a ensuite beaucoup bricolé dessus pendant les vacances avec mes cousins. Et dans les années 90 elle a été la voiture de tous les mariage de la famille avant de finir délaissée dans le fond d’un garage.”Mais en 2016, histoire de poursuivre la tradition, Denis Lurton l’a récupérée pour la restaurer et la faire revivre. A 56 ans, dernier de la fratrie à y passer : il s’est marié avec !

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www.desmirail.com

 

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Le Jaguar F-Pace 3.0 V6 S

Jaguar F-Pace

Histoire de ne pas laisser le champ libre à ses concurrents Porsche, Audi ou BMW sur le créneau en plein boom des SUV, Jaguar a fini par sortir aussi le sien, le F-Pace. Plus puissant avec son V6 3l à compresseur de 380 ch, le félin britannique part donc à la chasse au Macan, son rival direct chez Porsche, avec un avantage …lire la suite

 

OENOTOURISME

                                                                                    Mon vin préféré

Etiquette château Desmirail

Denis Lurton met un point d’honneur à ne vendre à la  propriété que des vins difficilement trouvables dans le commerce de par leur vieillisemment effectué chez lui.

Desmirail 2008, ses 60% de cabernet sauvignon amènent puissance et distinction à ce Margaux Grand Cru de longue garde qui s’arrondit avec une belle allonge soyeuse par ses 40% de merlot. Son nez ouvert en finesse légèrement vanillé et minéral lui donne toute son élégance. (38€)

Initial 2011, ce deuxième vin du domaine à partir de vignes plus jeunes bénéficie du même élevage en barriques. Il est explosif au nez avec une belle complexité aromatique et une touche de boisé. (20€)

 

                                                                            Profitez en pour visiter

* Blaye et sa citadelle construite par Vauban en surplomb de la Gironde pour bloquer l’accès de Bordeaux à la flotte anglaise avec, sur la rive opposée à Cussac, Fort Medoc où l’on rentre par la majestueuse porte Royale. La traversée en bac sur 6 km entre Blaye et le port de Lamarque est d’un dépaysement total.

* Le Rigalet, charmant hameau aux petites maisons du XVIII ème au sud de Blaye.

*La Tour Carnet, cette forteresse du XII ème à St Laurent-du-Médoc abrite un des 4 grands crus de Bernard Magrez. Il y a aussi installé un musée de ses voitures anciennes et de ses Rolls avec lesquelles il fait visiter ses châteaux dans un circuit oenotouristique.

Les Rolls de la Tour CArnet
Le musée des Rolls à la Tour Carnet.

 

 

 

 

*Château Loudenne, ravissante chartreuse XVII ème à St Yzans-de-Médoc avec jardins à l’anglaise descendant vers la Gironde, et musée dans les chais victoriens autour du travail de la vigne sur ce cru bourgeois.

*Soulac, petite ville balnéaire aux charmantes maisons basses en briques et bois du XIX ème, et sa basilique romane dans laquelle on n’entre pas, mais on descend ! Ce qui lui a valu d’être complètement ensablée avant d’être dégagée à la fin du XIX ème. Un petit train touristique mène jusqu’à la Pointe de Grave.

*Château Cos-d’Estournel, en venant de Pauillac sur la D2, ne manquez pas, au détour d’un virage en côte, l’apparition surréaliste des pagodes indiennes du toit de cette bâtisse construite ainsi au XIX ème par son fondateur en souvenir de ses clients en Inde où il exportait ce grand cru aujourd’hui propriété de Michel Reybier. Cet ex créateur de la marque Charcuteries d’Aoste y a fait édifié un splendide chais par l’architecte Jean-Michel Wilmotte.

Les curieuses tourelles en pagode du château Cos d'Estournel
Les curieuses tourelles en pagode du château Cos-d’Estournel.

 

*Vertheuil , ancienne abbatiale du XI ème et son magnifique portail aux voussures ornées de statues.

*Port de Goulée, Saint Christoly-Medoc, charmants ports où accostaient les bateaux pour charger les barriques de vins au debouché des canaux construits par les Hollandais au XVIII ème pour assainir les terrains avec des vannes bloquant les remontées d’eau de mer.

*Château la tour de By, à Bégadan, au milieu des vignes de ce grand cru, montez en haut de cette ancienne tour de guet qui offre un somptueux panorama sur l’estuaire.

*Bourg, on entre dans la ville basse par la rampe Cahoreau qui passe sous la porte de la Mer creusée dans le rocher, pour grimper par les ruelles jusqu’au château de la citadelle qui abrîte un musée de calèches. Terrasse avec très belle vue à la fois sur la Dordogne, la Garonne et la Gironde. Un réseau de salles souterraines surplombe l’estuaire.

En haut de l'ancienne tour de guet du domaine la tour de By, le panorama est super be sur la Gironde.
Du haut de l’ancienne tour de guet du domaine La tour de By, la vue est superbe sur la Gironde.

* Château du Bouilh, construit sur les plans de Victor Louis (architecte du Grand theâtre de Bordeaux). Il est resté inachevé avec ses curieux communs en hémicycle.

*Château Margaux , majestueux avec son escalier et ses colonnades, la plus belle façade de château du Médoc construit en 1802 par l’architecte Combes, élève de Victor Louis. Visite des chais et de la cuverie de ce fameux Premier grand Cru.

*Bayon-sur -Gironde, son église romane, son abside à 7 pans, et sur un impressionnant promontoire rocheux dominant la Gironde, les châteaux de Tayac et d’Eyquem.

*Phare de Cordouan, en vedette au départ de la pointe de Grave à Port-Bloc, la visite du plus beau phare de France avec ses étages Renaissance, son portail monumental, l’ appartement du Roi et la chapelle. www.phare-de-cordouan.fr

Les carrelets de pêche sur pilotis sont nombreux le long de la Gironde.
Les carrelets de pêche sur pilotis sont nombreux le long de la Gironde.

*Moulis-en-Médoc, son église romane aux fresques XII ème-XV ème et ses sarcophages mérovingiens.

*Saint Ciers-sur-Gironde et sa réserve ornithologique de 120 ha avec tours d’observation pour suivre les oiseaux sauvages et les migrateurs qui y font halte.

* Promenades en kayak sur la Gironde depuis St Vivien de Médoc : Kayak et découvertes (06 88 77 53 29) ou Médoc Explorer Canoë (06 88 77 53 29)

Consulter www.smiddest.fr

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POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

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MEMBRE DES RELAIS & CHÂTEAUX

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire La Grande Maison Bordeaux 2016 par Artiste-Associé Photographes

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire, les ambassadeurs de l’excellence.
Bernard Magrez, vous offre l’exclusivité d’une émotion pure à « La Grande Maison », restaurant gastronomique deux étoiles au guide Michelin et hôtel cinq étoiles.
Pour faire battre le cœur d’une maison bordelaise traditionnelle, la passion est impérieuse. Il faut savoir écouter l’aspiration des voyageurs, déceler la part de folie qui bouleverse un concept hôtelier, comprendre ce que chaque hôte vient y chercher pour savoir le lui offrir.
L’ambassadeur Mondial du goût, Pierre Gagnaire et le compositeur de vins rares, Bernard Magrez, unis pour le meilleur de la table française, vous invitent à vivre une expérience exceptionnelle dans cette magnifique demeure où le savoir-faire français et le raffinement sont les maîtres mots.
Bernard Magrez, propriétaire de quatre Grands Crus Classés dans le Bordelais, Château Pape Clément (Graves), Château La Tour Carnet (Haut Médoc), Château Fombrauge (Saint-Emilion) et Clos Haut Peyraguey (Sauternes), poursuit son intarissable désir d’excellence à travers les vins, les arts, la gastronomie et l’hôtellerie de prestige.

La Grande Maison de Bernard Magrez
10 rue Labottière, 33000 Bordeaux
T.+33(0)5 35 38 16 16
info@lgmbordeaux.com
http://www.lagrandemaison-bordeaux.com/fr/hotel-luxe-bordeaux

Jaguar F-Pace, le félin british part en chasse

Jaguar F-Pace

Face aux suv de BMW, Porsche, ou Audi, la marque britannique rattrape son retard en lachant son Jaguar à leurs trousses. Et avec quelques atouts supplémentaires comme son puissant V6 3l de 380 ch.

C’est une première dans l’histoire de la marque : le célèbre félin, change de sexe ! Ne dîtes plus une Jaguar pour le dernier modèle. Mais un Jaguar ! LE Jaguar F-Pace, en l’occurrence. Puisque c’est ainsi, qu’on dénomme au masculin les suv différents des autres voitures par leur hauteur et gueule de baroudeurs. Et pour son premier du genre, sur ce créneau porteur en plein boom des Porsche Macan, Audi Q5 ou BMW X3, Jaguar a fait l’an dernier une irruption remarquée. Si bien que les ventes de la marque ont bondi de 77 % avec un total historique de 148 730 véhicules.

Le modèle le plus vendu en France chez Jaguar

Et rien qu’en France, le F-Pace est devenu le modèle le plus vendu chez Jaguar avec, à lui tout seul, 1587 immatriculations sur 3796 ! La chasse a donc été bonne pour le félin britannique qui visait en priorité le Porsche Macan en se démarquant par un caractère plus sportif, un volume intérieur plus vaste pour les passagers avec un coffre énorme de 650 l (500 pour le Porsche), le tout pour un prix inférieur en moyenne de 10 000 euros. Jaguar F-PacePlus long (+ 5cm), plus large (2,17 m rétroviseurs compris) et plus haut (+ 4 cm), sa carrure imposante et son regard agressif avec une énorme calandre qui rappelle celle des coupés F-Type, dégagent une impression de puissance. Celle-ci se retrouve effectivement sous le capot. Mais le V6 3 l de 380 ch qu’on avait découvert rugissant et nerveux sur le coupé T-Type se montre ici plus discret dans le concert de décibels, et plus mesuré dans sa fougue vu les 300 kg supplémentaires à propulser.

Une jaguar à 80% en aluminium

Car ce colosse pèse 1,8 tonne malgré sa structure à 80% en aluminium. S’il n’a pas l’efficacité de franchissement d’un tout terrain, sa garde au sol de 21 cm et sa transmission intégrale variable selon l’adhérence (héritée du Range Rover qui fait partie du même groupe indien Tata que Jaguar) lui permettent de s’aventurer sur des terrains un peu risqués. Même si son excellente tenue de route lui confère avant tout une vocation de grande routière surélevée.Jaguar F-Pace

Plus musclé que les autres versions essence ou diesel, le F-Pace V6 S Première Edition se montre en revanche moins confortable. Avec une suspension hydraulique raidie par les grandes jantes de 22 pouces montées en pneus ultra taille basse. Une aberration qui réduit sérieusement l’ effet coussin d’air amortisseur par rapport à un pneu classique. D’où des tressautements désagréables sur chaussée irrégulière et des remontées saccadées dans le volant. Alors qu’avec des jantes plus petites en 18 pouces et des pneus “normaux”, le F-Pace joue sur du velours avec sa suspension pilotée à double triangulation. Cette “option d’office” est donc à proscrire. ammonitegrey125(1)Car il ne faut pas non plus compter sur le moelleux habituel de la sellerie en cuir, plutôt très ferme ici, pour gommer ces désagréments. Pour le reste, l’intérieur du F-Pace affiche un raffinement très Jaguar, et une sobriété presque excessive par rapport à son cousin le Range Rover plus luxueux et plus chaud d’ambiance. En revanche rien ne manque à bord entre l’affichage tête haute, le tableau de bord virtuel à 4 versions au choix, les assistances sécurité anti collision, freinage d’urgence ou franchissement de ligne, la reconnaissance des panneaux en liaison avec le régulateur adaptatif, l’éclairage d’ambiance jusque dans les portières, la borne wifi connectable à 8 appareils en simultané et le grand écran central où l’on peut même regarder la TV !

Cylindrée : V6 3L compresseur

Puissance : 380 ch à 6500 tr/min/28 CV

0 à 100 km/h : 5,5 sec

Vitesse max : 250 km/h

Consommation : de 9 à 11 l/100 km

Co2 : 209 g/km

Malus : 8000 €

Prix : 82 650 €, et 89 600 € en version luxe Première Edition

LES PLUS : élégance du style, moteur puissant et silencieux, tenue de route, direction à assistance variable, phares full-LED, affichage tête haute, finitions, la fameuse mollette qui remplace le levier de vitesse

LES MOINS : trépidations de la suspension trop sèche en pneus taille basse, autonomie limitée par le réservoir de 63 l, ergonomie de l’ordinateur perfectible, pas de sièges repliables dans le coffre

 

 

 

 

 

 

Une étoile allemande en Bourgogne à Givry

Vincent Lumpp et son coupé Mercedes 280 CE à Givry

Catherine et Vincent Lumpp

Domaine Vincent Lumpp

A Givry, qui était le vin préféré d’Henri IV, ce vigneron bourguignon a une préférence, lui, pour les vieilles Citroën, et son coupé Mercedes CE 280 de 1973 : un vrai régal pour des longs cruising sur le bitume…

« Le vin ça vit, la mécanique aussi ! » Passionné des deux depuis sa jeunesse, Vincent Lumpp est aussi intarissable sur les futs en chêne des Vosges, dont le grain plus fin que ceux de l’Allier donne un tannin plus rond et davantage d’ampleur à ses Givry 1er cru, que sur les caractéristiques techniques de ses voitures : deux 2 CV, deux Traction, et un coupé Mercedes 280 CE de 1973. « C’est le même plaisir de préserver un patrimoine , l’Histoire, celle du Givry vin préféré d’Henri IV comme celle de l’automobile. »

Sa 1ère voiture de collection à 18 ans : une Traction de 1952

Sa première auto à 18 ans fut une 2 cv : « A partir de quatre en ruine j’en avais reconstruit une ! Et avec des copains, on est parti avec au Jeux olympiques de Munich en 1972 ! » La même année il dénichait sa première voiture de collection, une Traction 11 légère de 1952.

Vincent Lumpp et son coupé Mercedes 280 CE à Givry
Une vraie 4 places avec vitres avant-arrière coulissantes et un coffre démesuré pour un coupé.

Son grand père et son oncle qui en avait eu une lui avait communiqué le virus aux chevrons : « J’étais fasciné par son look unique et ses trente ans d’avance technique quand elle était sortie en 1934. Si bien qu’elle se fond encore sans problème dans la circulation d’aujourd’hui, ce qui n’est pas le cas des voitures d’avant guerre. D’ailleurs, je m’en servais tous les jours pour aller à l’école ! »En 1976 à 23 ans il se lançait en replantant des vignes à Givry dans la propriété du grand père industriel à Lyon.

Vincent Lumpp et son coupé Mercedes 280 CE à Givry
La sobriété des intérieurs Mercedes des années 70 avec le volant au klaxon en anneau chromé .

Puis, peu à peu au gré de quelques rachat de parcelles, il a fini par exploiter 9 hectares, dont 2 en monopole sur le lieu dit clos St Paul, un terroir à part sur Givry, sous un cône de déjection constitué d’éboulis et d’assemblages de différents cailloux où des vignes de 30 ans y donnent un rouge charnu très minéral fumé.

Un terroir d’exception très minéral sur Givry

Plus encore que dans le clos du Cras Long, issu d’une faille calcaire protégée des vents du nord dont le micro climat donne des vins plus chauds. Et dans les blancs, le 1er cru Le Vigron 2013, long en bouche, a une allonge finale où les parfums très complexes éclatent littéralement sous le palais. Un joli domaine, donc, où travaille aussi son fils Baptiste qui se prépare à assurer la relève.

Vincent Lumpp et son coupé Mercedes 280 CE à Givry
Ne cherchez pas la trappe à essence : elle est invisible à droite de la plaque d’immatriculation !

L’assurance, pour Vincent Lumpp, de pouvoir partir tranquillement un jour dans des randonnées au volant de la plus confortable de ses voitures, une dévoreuse d’autoroute roulant aisément à 200 km/h à l’époque avec son 6 cylindres 2,8 l injection double arbres à cames en tête de 185 ch (55 ch de plus que la première version carburateur à un seul arbre à cames) : la Mercedes 280 CE de 1973 racheté en 1996 à un oncle. Un coupé à la ligne très caractéristique avec ses blocs-phares en verre verticaux. Et sa teinte assez curieuse, très années 70, qui fait un peu « Afrika Korps » !

Son rêve : la voiture du capitaine Haddock !

«Cette Mercedes est un vrai régal ! Entre le ronronnement ouaté du moteur, et la suspension moelleuse, on se croirait à bord d’un bateau » reconnaît son épouse Catherine qui garde le souvenir d’un mémorable tour de Suisse. A moins que ce soit un jour à bord d’une nouvelle acquisition : « Mon rêve, confie Vincent Lumpp, serait une Traction cabriolet. Ou alors, encore mieux, une Lincoln Zéphyr décapotable : celle du capitaine Haddock dans les Sept boules de cristal ! »

EPSON MFP image

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

 Coupé Mercedes Classe S 500

Coupé Mercedes Classe S 500

Son coupé vaisseau amiral aux 455 chevaux aussi puissants que discrets, la marque allemande en a fait à la fois une véritable vitrine technologique et un salon roulant d’un confort qui tutoie celui d’une Rolls…

Au volant, on se croirait dans une belle américaine des sixties au parebrise panoramique devant une vaste planche de bord galbée gainée de cuir et rehaussée de chromes. Le tout dans un confort moelleux où cette voiture de 5,03 m de long à la silhouette époustouflante oscille gentiment sur les routes bosselées comme un yacht sur l’eau…Stop ! Vous êtes à bord de la plus américaine des voitures européennes propulsée par un V8 4,6 l bi-turbo…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                          Mon vin préféré

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Clos du Cras long 2012, un rouge charnu, fumé, très minéral, et aux arômes plus chauds que le Clos St Paul, compte tenu de son terroir caillouteux très particulier  dans une faille protégée des vents du Nord (17€). Dans les blancs 1er cru, Le Vigron s’impose royalement au palais avec son allonge finale où sa palette de parfums se transforme en feu d’artifice ! (15€)

 

                                                                   Profitez en pour visiter

*Russily, joli village perché au fond d’un vallon d’où l’on a un panorama superbe sur Givry, et par beau temps, le Mont Blanc !

*Couches et le château médiéval de Marguerite de Bourgogne, l’épouse répudiée de Louis X le Hutin qui aurait fini ses jours ici comme « prisonnière libre » après sa disparition de Château-Gaillard en Normandie où elle était incarcérée pour adultère. Site intéressant avec son donjon carré, ses tours, ses prisons, son pont levis, sa chapelle et son réseau de galeries souterraines.

Jour de marché à Chalon sur Saône sur la vieille place de la cathédrale St Vincent
Jour de marché à Chalon-sur-Saône sur la vieille place de la cathédrale St Vincent

*Chalon-sur-Saône, ancien port gallo-romain, ses vieilles rues charmantes aux maisons à colombages autour de la cathédrale Saint Vincent, son hôpital XVIII ème, son musée sur l’inventeur de la photo Nicéphore Niepce enfant du pays

*Le village de Nolay et ses vieilles halles à la superbe charpente couverte en dalles de pierre (800 kg au m2!)

*Sully et son château Renaissance entouré d’eau où naquit le maréchal Mac Mahon. Avec son grand parc aux essences rares, et ses dépendances harmonieusement alignées de chaque côté de la grande allée du château, madame de Sévigné surnommait l’endroit « Le Fontainebleau de Bourgogne » !

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Le château de Sully-sur-Loire surnommé le « Fontainebleau de Bourgogne »

*Le Creusot et son ancienne manufacture, son célèbre marteau pilon géant qu’on entendait à 10 km

* Saint Gengoux-le-National, charmant village médieval et son église romane construite par les moines de Cluny

*Le château de La Rochepot, spectaculairement dressé sur le piton de la Roche Nolay : ses toits en tuiles vernissées multicolores, sa cour Renaissance et le puits en fer forgé profond de 72 m, son armurerie et sa cuisine monumentale

Le château de Rully et son vignoble.
Le château de Rully et son vignoble.

*Le Mont Saint Vincent et sa vue panoramique époustouflante jusqu’au Mont Blanc

*Le chateau de Cormatin, ses fastueux salons Louis XIII, ses tapisseries, ses plafonds à caissons peints, son parc

*Rully pour son vin et sa forteresse médiévale au grand donjon carré à l’énorme cheminée intérieure

 

Coupé Mercedes 500 Classe S, comme Summum

Coupé Mercedes Classe S 500

Son coupé vaisseau amiral aux 455 chevaux aussi puissants que discrets, la marque allemande en a fait à la fois une véritable vitrine technologique et un salon roulant d’un confort qui tutoie celui d’une Rolls…

Au volant, on se croirait dans une belle américaine des sixties au parebrise panoramique devant une vaste planche de bord galbée gainée de cuir et rehaussée de chromes. Le tout dans un confort moelleux où cette voiture de 5,03 m de long à la silhouette époustouflante oscille gentiment sur les routes bosselées comme un yacht sur l’eau…Stop ! Vous êtes à bord de la plus américaine des voitures européennes, et bien d’aujourd’hui comme en témoigne son immense dalle digitale qui fait office de tableau de bord sur ce coupé Mercedes Classe S 500.20161004_101142 - copie

 

Quelle classe, en effet, quand un “bras automatique” vous tend depuis l’arrière la ceinture à boucler ! Super contre les torticolis. Bienvenue à bord de ce très haut de gamme, véritable salon roulant avec 7 éclairages d’ambiance au choix, et une sellerie bien rembourrée en cuir Nappa aussi finement surpiquée que confortable avec ventilation et massage dans les dossiers !

Une suspension hydraulique pilotée qui supprime les bosses

Son comportement routier qui absorbe en douceur les chaussées les moins accueillantes tient à son étonnante suspension hydraulique pilotée. Ce système Mercedes appelé “magic body control” relève effectivement de la magie lorsque dans les virages la voiture s’incline jusqu’à 2,65 ° vers l’intérieur de la courbe et non vers l’extérieur comme tous les véhicules soumis à la force centrifuge.

Coupé Mercedes Classe S 500

Le secret du confort de ce coupé Classe S tient aussi au “Road surface control” qui adapte la suspension aux irrégularités de la chaussée… avant de les franchir ! Une caméra stéréo derrière le rétroviseur intérieur enregistre l’état de la route pour régler ensuite au mieux l’amortissement de chaque roue en prévision des obstacles à venir. Et pour bénéficier d’un maximum de sécurité sur sol glissant, reste l’option de choisir la version S 500 4 Matic à transmission sur les 4 roues et à suspension pneumatique.

 

Mercedes-Benz S-Klasse, S 500 Coupé 4MATIC, Lack: Smaragdgrün metallic, Ausstattung: designo Leder Exklusiv sattelbraun/schwarz, Zierteil Wurzelnuss braun ; Mercedes-Benz S-Class, S 500 Coupé 4MATIC, interior;

Quant aux équipements, le client en a aussi pour son argent avec les systèmes anti-tout : somnolence, collision piétons ou voitures avec freinage d’urgence, franchisseur de ligne ou angle mort qui remet la voiture dans le bon alignement, etc… . Plus la caméra panoramique à 360° autour de la voiture, l’affichage couleur tête haute des données GPS et vitesse (limite et effective). Sans oublier une ambiance musicale digne d’une salle de concert avec 24 haut-parleurs délivrant 1520 watts sous un toit panoramique en verre “actif” sous tension électrique pouvant s’éclaircir ou s’obscurcir en quelques secondes…Un dispositif qui évite un échauffement trop important de l’habitacle en réduisant ainsi la température jusqu’à 10° de moins. Coupé Mercedes Classe S 500

Puissant mais discret dans les décibels, le gros V8 4,6 l bi-turbo de 455 ch au feulement suave bénéficie d’une boite automatique qui passe les 7 vitesses en un clin d’oeil. Et ses réglages entre “Economy”, “Sport” et “Manual” permettent d’opter pour une conduite axée sur le dynamisme ou les économies avec une consommation étonnamment basse pour une voiture sportive de 2 tonnes : durant cet essai, pas franchement mou sur l’accélérateur, elle n’a pas dépassé les 9,8 l au 100 ! Quand le luxe devient économique !

Cylindrée : V8 de 4,6 l bi-turbo

Puissance : 455 ch/35 CV

0 à 100 km/h : 4,6 sec

Vitesse maxi : 250 km/h

Consommation : 9,8 l/100km

CO 2: 197 g/km

Malus : 6500 €

Prix : 253 800 €

LES PLUS : Confort, finitions, suspension, tenue de route, reservoir de 80 l donnant une grande autonomie

LES MOINS : places arrières pas faciles d’accès, ergonomie de l’ordinateur, prix des options,