4 CV Renault, une page d’Histoire de France

4 CV Renault, une page d'Histoire de France

Chistophe Diconne/ Domaine Diconne à Auxey-Duresses

Première voiture française à plus d’un million d’exemplaires, la 4 CV Renault a marqué des générations entières.  Comme symbole de la liberté retrouvée après la guerre, et de la familiale bon marché.

Comme beaucoup de Français en 1947 quand elle est sortie, Christophe Diconne a flashé sur une petite 4 CV Renault qui est devenue sa première voiture. « Je la trouvais sympa, mignonne et craquante avec ses formes arrondies. » Ce vigneron bourguignon sur Auxey-Duresses avait alors 22 ans, mais la 4CV beaucoup plus. Car ce coup de foudre à la lecture d’une petite annonce dans le journal local remonte à 1996. Et sa 4CV de 1958, alors dans un triste état après 43 ans d’existence et d’abandon, ne sera définitivement restaurée qu’en 2011 !

4 CV Renault, une page d'Histoire de France
Il ne fallait pas être trop grand pour accéder aux places arrières…

Mais son attachement à cette auto est un exemple révélateur de l’aura qu’a conservé cette voiture mythique dans l’histoire automobile française : l’avènement de la première voiture familiale bon marché, et l’incarnation de la Résistance française contre les Allemands qui avaient réquisitionné les usines Renault de Boulogne-Billancourt pendant la guerre pour y réparer chars et camions. En 1940, malgré cette occupation hostile et l’interdiction de relancer la fabrication de voitures, deux ingénieurs, Fernand Picard patron du bureau d’études et Edmond Serre directeur de la recherche, décident de concevoir dans la clandestinité une future petite Renault populaire.

Le premier prototype de la 4 CV en 1943.

Sans même en parler au grand patron Louis Renault obstinément ancré sur son idée que l’automobile reste un produit de luxe. Leur projet est plutôt périlleux à réaliser dans ce contexte. Et après avoir échappé à un bombardement anglais qui visait les usines Renault, le premier prototype en 2 portes commence à sortir de nuit en janvier 1943  pour des essais dans le bois de Meudon tout proche. Jusqu’au jour où le prince von Urach, ingénieur chez Daimler-Benz nommé directeur de Renault sous l’occupation convoque un des conjurés, Fernand Picard, à la suite de lettres de dénonciation.

4 CV Renault, une page d'Histoire de France
Un festival de courbes et de galbes qui donnaient de l’élégance à cette petite auto.

Subodorant  qu’un projet se trame à son insu, il l’interroge sur un étrange engin peint en vert que l’on a vu passer à plusieurs reprises dans les environs. Picard dément catégoriquement, suspend les essais pendant une quinzaine de jours avant de continuer les tests avec une voiture repeinte en noir. Et le très francophile prince von Urach avouera après la guerre s’être contenté de jeter ces lettres à la corbeille… A la Libération, Louis Renault est emprisonné pour collaboration, et son successeur, le résistant Pierre Lefaucheux ingénieur des chemins de fer s’enthousiasme pour ce projet de 4CV que l’équipe des clandestins peut enfin présenter au grand jour.

4 CV Renault, une page d'Histoire de France
Les passagers arrières étaient assis dos au moteur, avec chaleur et vibrations en prime.

Un troisième prototype est alors lancé. Mais, à la demande de Lefaucheux qui mesure 1,87 m, dans une version 4 portes plus accessible aux places arrières, qui voit le jour en novembre 1945. Légère avec seulement 610 kg, son petit 4 cylindres 760 cm3 de 17 ch (747 cm3 et 21ch par la suite) en porte à faux arrière l’emmènera vaillamment jusqu’à 110 km/h.  Le nouveau patron de la Régie Renault nationalisée se bat pour pouvoir la produire à la chaine à bas prix malgré les restrictions imposées en cette période de pénurie par le gouvernement qui veut cantonner Renault à la production de camions et à celle de sa Juvaquatre d’avant guerre.

4 CV Renault, une page d'Histoire de France
Le tableau de bord de 1958 reprenait des éléments de celui de la Dauphine sortie en 1955.

A sa présentation officielle au salon de l’auto de Paris d’octobre 1946, la petite Renault familiale est la seule nouveauté par rapport aux autres voitures qui sont encore des modèles d’avant guerre. Et elle fait l’effet d’une bombe. Par sa taille et son prix : « 4 chevaux, 4 portes, 440 000 francs » est son slogan de lancement. Les affiches du célèbre publicitaire Savignac proclament que « La Renault 4 cv remet la France sur 4 roues ! » Rançon du succès, la 4 CV accumule les sobriquets : « la 4 pattes » ou « la motte de beurre » pour sa forme arrondie, et aussi sa couleur jaune sable due à l’utilisation des stocks de peinture de l’Afrika Korps de Rommel récupérés au titre des dommages de guerre !

4 CV Renault, une page d'Histoire de France
Les volant de la marque Quillery fabriqués à Paris arboraient les armoiries de la capitale.

La production des 4CV ne démarrera dans l’usine de Boulogne-Billancourt qu’à l’été 1947 en raison des destructions durant la guerre et des délais nécessaires à la réparation des machines. L’objectif de 700 voitures par jour sera -t-il techniquement possible ? Une nécessité pour que le projet soit rentable, et à permette au nouveau patron de Renault  Pierre Lefaucheux de tenir son engagement lors du lancement de la voiture au salon.

4 CV Renault, une page d'Histoire de France
A ses débuts la face avant de la 4CV était pourvus de 6 fines moustaches au lieu de 3.

« Il faut que disparaisse cette notion vraiment périmée de l’automobile objet de luxe restant l’apanage des privilégiés de la fortune et augmenter le bien être général en mettant l’automobile à la portée du plus grand nombre» avait il proclamé. Mission accomplie : symbole de la voiture familiale bon marché de l’après guerre, la 4CV deviendra l’auto la plus vendue en France jusqu’en 1961 avec 1, 105 547 exemplaires. 15 000 4CV seront exportées aux Etats-Unis. Et à partir de 1953, la petite française sera même fabriquée au Japon sous licence par Hino. Quarante ans avant que Renault ne revienne y racheter Nissan…

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l’air

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l'airHéritière de la 4CV en tant que voiture la plus vendue en France,  la Renault Clio de la cinquième génération depuis 30ans débarque. Et compte bien conserver son leadership face à son éternelle rivale la 208 qui arrive sur les routes en octobre prochain dans sa nouvelle version radicalement différente. Ce qui n’est pas le cas de cette nouvelle Clio V . La petite dernière de Renault ressemble beaucoup à la précédente. Mais à l’intérieur et sous la carrosserie tout a changé. Avec une réelle montée en gamme de la qualité et quelques bonnes surprises…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                    MON VIN PRÉFÉRÉ

Son très floral Premier cru les Duresses est issu des vignes plantées en 1927 par son arrière grand-père. Et quand il déguste son inoubliable et extraordinaire rouge Premier cru, les Bretterins 2016 (16 €) intensément fruité avec de puissant arômes de griotte sur une allonge toute en en finesse, Christophe Diconne a une pensée émue pour la vigne de son grand-père maternel. Ajoutez y une parcelle de Meursault plantée en 1924, plus une petite parcelle de Pommard rachetée en 1999, et sur 10 ha vous avez le trésor patiemment assemblé chez les Diconne depuis trois générations.

                                                         PROFITEZ EN POUR VISITER

*Beaune, ses vieilles halles médiévales où ont lieu chaque année les fameuses ventes aux enchères à la bougie des vins des Hospices de Beaune, son Hôtel Dieu, fondé en 1443, merveille de l’art burgondo-flamand et sa grande salle des malades de 72 m de long avec l’enfilade des lits à colonne et la magnifique voute de bois en carène de navire renversée , le musée du vin de Bourgogne dans l’ancien Hôtel XV ème des ducs de Bourgogne.

Cour des Hospices de Beaune-Photo François Vauban
Cour des Hospices de Beaune-Photo François Vauban

*Nuit St Georges, la capitale de la Côte à laquelle elle a donné son nom, son église romane St Symphorien et sa rare cage d’escalier tournant du XVI ème dans un étonnnant cylindre ajouré en bois, le beffroi de l’Hotel de ville et l’hopital St Laurent du XVII ème.

* La verdoyante route panoramique entre Nuit-St Georges, Bruant, plongeant ensuite sur Bouilland et ses cirques rocheux aux collines boisées

*Le fameux château du Clos de Vougeot, son grand cellier du XII ème où ont lieu les cérémonies de la Confrérie du Tastevin, ses quatre énormes pressoirs du moyen age, le dortoir des moines et sa spectaculaire charpente.

Cérémonie du taste vin dans la salle du pressoir du Clos Vougeot
Cérémonie de la Confrérie du Taste vin dans la salle du grand pressoir au Clos Vougeot

*Dijon, le Palais des ducs de Bourgogne et ses tours de Bar et de Philippe-le-Bon d’où on découvre une belle vue sur la ville jusqu’aux premier contrefort sdu Jura, les vieilles rues et la place François Rude aux maisons à pans de bois du XV ème, le musée du folklore bourguignon avec ses scènes reconstituées dans le cloître du monastère des Bernardines, l’Hotel de Vogüé du XVII ème et son toit en tuiles vernissées, le musée Amora créé par le principal fabricant de moutarde de Dijon.

Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe-le-bon (Photo Alain Doire)
Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe Le Bon(Photo Alain Doire)

*Le château de Savigny les Beaune avec sa collection d’Abarth de course, de voitures de pompiers et ses 90 avions de chasse dans le parc transformé en base aérienne.* Le vieux bourg fortifié de *Chateauneuf avec ses rues étroites du XIV ème, ses places, ses remparts, et son chateau surplombant les vallées alentours qui commandait la route entre Dijon et Autun et le canal de Bourgogne qui passe au pied.

*Le château de Gevrey-Chambertin et ses tours carrées forteresses bâties au X ème siècle, aujourd’hui propriété du Chinois qui dirige les casinos de Macao.

Château-de-Gevrey-Chambertin- Photo Alain-Doire
Château de Gevrey-Chambertin- Photo Alain-Doire

 


Publicité

                                         POUR UNE ÉTAPE UN CHOIX S’IMPOSE

Situé en Côte d’Or, Le Château de Cîteaux – La Cueillette se dresse au cœur de Meursault, l’un des plus beaux villages vignerons de la Côte de Beaune, cerné par les prestigieux vignobles de Bourgogne à la renommée internationale, dont une parcelle d’un hectare s’étend jusqu’aux pieds du Château. Construit au 19ème siècle par un négociant en vin, le château s’élève au-dessus de caves cisterciennes du 11ème siècle, propriété de la célèbre Abbaye de Cîteaux, qui a donné son nom au château…

Ses deux atouts majeurs : un spa unique et des caves millénaires 

L’actuel propriétaire, Jean Garnier, médecin spécialisé dans le bien-être, propose avec La Cueillette bien plus qu’un luxueux hôtel restaurant. Il a en effet bousculé les codes avec son concept très novateur du Spa de Fruitithérapie®. ‘’Unique en France, le vaste espace de 500 m² propose jacuzzi, sauna, hammam, solarium et salle de détente… mais surtout des soins, massages, enveloppements, gommages ou masques à base des petits fruits rouges de Bourgogne dont le cassis, aux multiples vertus pour la santé, vitamines, agents anti-âge, oligoéléments et antioxydants, précise Karine Opasinski, Responsable des Séjours Groupes. ‘’L’autre ‘’plus’’ du château, poursuit-elle, ce sont ses magnifiques caves voutées privatisables, de quoi surprendre vos convives avec des cocktails, dégustations et soirées œnologiques…ou sur demande, présentations des grands crus de Bourgogne par leurs producteurs, dans un cadre d’exception’’ !

Un hôtel**** pour des séjours détente et / ou professionnels

Les 19 chambres déclinées en 4 catégories, Classique, Supérieure, Deluxe avec terrasse privative et 2 junior Suites, ont été entièrement rénovées dans un style épuré très contemporain : spacieuses, entre 25 et 40 m², claires et lumineuses, elles offrent les prestations d’un 4 étoiles et tranchent avec le côté très 19ème siècle des autres parties du château. Le restaurant gastronomique, jusqu’à 30 couverts, accueille vos diners dans la belle salle restaurée avec dorures, boiseries, lustres et tapisseries, et propose une cuisine traditionnelle française de haut vol, élaborée à base de produits frais locaux et évolutive au fil des saisons. Au ‘’Potager’’, bistrot également privatisable pour une vingtaine de personnes et installé dans les anciennes cuisines du château avec cheminée d’époque, est servie une excellente cuisine bistronomique à base de produits du terroir, dans une ambiance cosy et feutrée.

Partez à la découverte des vignobles alentours et des prestigieux villages de Volnay, Puligny-Montrachet ou Pommard en vélo, en quad, en 2 CV, en trottinette électrique, ou même en montgolfière et en ULM. Les célèbres Hospices de Beaune sont à 8 km à peine, Dijon à moins d’une heure…et bien sûr les incontournables caves de la Route des Vins !

Pour plus d’informations :

www.lacueillette.com

contact@lacueillette.com

+33 3 80 20 62 80

 

 

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l’air

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l'air

Presque trente ans après le lancement en 1990 de la première Clio, le best seller de Renault N°1 en France, la cinquième édition ne prend pas  trop de risques. Et joue plutôt l’évolution que la révolution.

Elle cache bien son jeu ! Car en apparence, il ne s’est pas passé grand chose entre la Clio 4 sortie en 2012 et la Numéro 5 qui arrive après presque 30 ans d’existence du best seller de Renault avec 15 millions d’exemplaires vendus . Extérieurement, la nouvelle Clio évoque davantage une évolution qu’une révolution, ce qui est le cas en revanche de sa rivale la nouvelle 208. Mais les motivations des acheteurs de Clio étaient tellement liées à l’originalité de son design que les stratèges du losange n’ont pas voulu tuer la poule aux œufs d’or.

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l'air
Peu de changements mis à part les clignotants arrières plus enveloppants et les chromes.

Ils ne se sont livrés qu’à quelques retouches, avec des entourages de portes chromés, un capot nervuré à la ligne plus nerveuse, des clignotants arrières très enveloppants lui donnant davantage de musculature, des phares full led au regard acéré,…Mais ne vous y fiez pas. Avec 85% de pièces nouvelles, cette Clio V est une sacrée farceuse qui réserve bien des surprises. Et un vrai tour de sorcellerie : comment imaginer, alors qu’elle est 1,2 cm plus courte que la précédente, que la capacité de son coffre augmente de 61 litres pour atteindre un record de 391 litres sur une petite auto de ce gabarit. Soit 80 de plus que son éternelle concurrente, la nouvelle 208 !

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l'air
Réunion de famille avec les cinq générations de Clio depuis 1990.

Un argument de poids qui risque de peser lourd dans la balance pour les clients hésitant entre les deux…Et tout est à l’avenant . Entre les nouveaux moteurs 1000 et 1300 cm3 qui gagnent 10 ch mais consomment moins et dégagent moins de C02. Grâce aussi à un profil plus aérodynamique et un carénage du soubassement qui réduisent la pénétration dans l’air. Et à une nouvelle plate forme plus légère de 50 kg. Mais c’est en ouvrant la portière que la révolution Clio V saute aux yeux. Fini les plastiques bas de gamme qui sonnent creux. Place aux élégants revêtement moussés sur les portes et toute la planche de bord bicolore.

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l'air
Une planche de bord complètement renouvelé avec des matériaux plus haut de gamme.

Celle-ci est métamorphosée avec une large console centrale surélevée orientée vers le conducteur, son tableau de bord digital à affichages variables, sa grande tablette tactile de 9,3 pouces doublée en dessous de commandes piano à accès direct sans avoir à naviguer sur l’écran en quittant la route des yeux. Autre progrès qui met fin à une aberration d’ergonomie : la commande de régulateur-limiteur est désormais sur le volant et non pas en bas entre les deux sièges. De ce gain en qualité perçue des habillages intérieurs de la nouvelle Clio V se dégage d’emblée une atmosphère de cocon confortable.

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l'air
La capacité du coffre a augmenté de 61 litres pour atteindre 391 l.

Une impression renforcée par l’accueil des sièges à l’assise rallongée et plus enveloppants où l’on se sent bien calé avec un bon maintien latéral. Quant aux passagers arrières, ils ont gagné de l’espace aux genoux grâce aux dossiers évidés des sièges avant. Richement pourvue, l’auto peut reprendre à son compte  le fameux slogan publicitaire Renault des années 70 pour la R5 « Elle a tout d’une grande ». Car cette  nouvelle Clio 5 offre tous les équipements qu’on peut trouver dans un Espace ou une Talisman.

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l'air
Le moyeu central du volant plus petit rend bien visible le tableau de bord numérique.

De la caméra 360 ° pour éviter les chocs en se garant à toutes les aides à la conduite avec régulateur adaptatif et conduite automatique arrêt-redémarrage dans les bouchons, détection piéton ou cycliste et freinage anti collision, anti franchissement de lignes, reconnaissance des panneaux avec alerte survitesse, chaine Bose, camera de recul, park assist pour les nuls du créneau…Sans oublier les connectivités téléphone et internet entre smartphone et l’écran central. Sur route, la 3 cylindres turbo 1000 cm 3 de 100 ch 5 vitesses meca est presque plus agréable à conduire par sa nervosité, sa souplesse et son vrombissement discret.

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l'air
Plus courte (-1,2 cm), plus basse (-4,8 cm à l’arrière) et parebrise incliné pour l’ aérodynamisme.

Car sur la version 130 ch 7 vitesses auto EDC, certes plus puissante,  le bruit sourd du 4 cylindres turbo 1300 cm 3 devient vite envahissant malgré de gros progrès dans l’insonorisation de la Clio 5. Autre bon point : la nouvelle direction électrique se montre plus précise et réactive avec davantage de remontées d’informations dans le volant que la Clio précédente. Sa tenue de route a aussi gagné en précision avec une stabilité sans roulis à toute épreuve dans les enchainements de virages.

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l'air
Un nouvel avant avec phares full led et une capot nervuré plus musclé.

Quant à  la suspension, à la fois ferme et souple, elle offre un bon confort pour cette taille de voiture. Deux versions diesel 1,5 l de 85 et 115 ch pour les grands rouleurs , et une Clio hybride avec un moteur thermique 1, 6 l revendiquant une économie de 40% en carburant sont prévues au catalogue. Bref, Renault a accumulé le maximum d’atouts pour conserver sa place de leader. Et en prenant de vitesse la nouvelle 208 quatre mois avant son lancement, la Clio V déclenche un combat qui s’annonce féroce avec  rivale de toujours…

Cylindrée : 3 cyl essence turbo 1000 cm3 ou 4 cyl essence turbo 1300 cm3

Puissance : 100 ch (5CV) ou 130 ch (7 CV)

Couple maxi : 160 Nm à 2750 trs ou 240 Nm à 1600 trs

0 à 100 km/h : 33,7 sec ou 30,1 sec

Vitesse max : 187 km/h ou 200 km/h

Consommation moyenne : 4,4 l à 6,5l /100 km ou 5,2 l à 7,3 l /100km

CO2 : 100 ou 119 g/km

Malus : 0 € ou 45 €

Prix :  de 17 800 à 21 400 € pour la 100 ch

De 22 800  à 24 100 € pour la 130 ch

LES PLUS : finitions et qualité des matériaux intérieurs, confort, insonorisation, suspension, tenue de route, équipements, volume du coffre à double fond, roue de secours

LES MOINS : simplification perfectible des cheminements sur la tablette, visibilité ¾ arrière, pas banquette arrière coulissante, hauteur de l’accès des portes arrières pour les grandes tailles

 

La Toyota Celica bulle en Champagne

La Toyota Celica bulle en Champagne

Marie-Noelle et Nicolas Rainon/ Champagne Henriet-Bazin

Après avoir fait fureur dans les années 70, cette japonaise au look de petite américaine coule des jours tranquilles sur la Montagne de Reims. Chez ces vignerons passionnés aussi de vintage en brocante.

A quoi ça tient… Il n’aurait peut être pas acheté cette voiture là si ce petit détail lui avait échappé sur la carte grise : 31 mars 1976. Cette date de première mise en circulation correspondait pile à sa date d’anniversaire ! Et voilà comment Nicolas Rainon, producteur du Champagne Henriet-Bazin à Villers-Marmery sur la Montagne de Reims, a chaviré pour ce coupé Toyota Celica. Sa  première voiture ancienne achetée il y a 10 ans. «Dans ma famille, on a toujours baroudé avec des 4X4 Toyota à commencer par le mythique BJ 40, et j’adorais cette marque pour la fiabilité de ses modèles indestructibles.

La Toyota Celica bulle en Champagne
Une forte inspiration, en plus petit, des coupés américains Mustang et Camaro.

Quand j’ai eu envie de m’acheter une auto de collection, tout naturellement je me suis orienté vers Toyota, et en particulier cette Celica pour son superbe look de coupé à l’américaine comme les Ford Mustang ou les Chevrolet Camaro, mais en plus accessible pour moi à l’époque. Pour 4500 € je me suis offert une « muscle car » au prix » d’une Renault super 5 ! » Déjà à son lancement en 1970, les dirigeants de Toyota avaient visé cette clientèle aux Etats-Unis, et en Europe. En jouant sur ce mimétisme en moins cher et plus robuste.

La Celica a succédé à la superbe Toyota 2000 GT qui a pourtant été un échec commercial.

Et surtout pour tourner la page d’un échec. Celui du prestigieux coupé 2000 GT 2 places, 6 cylindres en ligne 150 ch/220 km/h lancé en 1967 pour donner une renommée mondiale à la marque cantonnée jusqu’alors à des voitures banales et rustiques. Surnommée la « Type E japonaise » pour son superbe profil allongé comme l’anglaise, elle n’aura pas le même succès avec seulement 351 exemplaires vendus dans sa courte existence de 3 ans. Mis à part un succès d’estime après s’être fait remarquer dans le James Bond tourné au Japon « On ne vit que deux fois » avec Sean Connery au volant.

La Toyota Celica bulle en Champagne
Son profil racé a beaucoup contribué à sa légende en rallyes.

Et son tarif élevé lui sera fatal quand sortira sa rivale plus accessible, la Datsun 240 Z devenue un best seller. Tirant les leçons de ce fiasco, Toyota conçoit donc sur un modèle sportif, plus populaire, à 4 places, et meilleur marché en utilisant la base éprouvée de la berline Carina à propulsion.Bonne pioche ! Cette première version de la Celica 4 cylindres 1600 cm3 de 105 et 115 chevaux/185 km/h fera un tabac avec 1,2 million exemplaires vendus jusqu’en 1977.

La Toyota Celica bulle en Champagne
Un coupé aux 4 places confortables y compris à l’arrière.

Avant que 7 générations lui succèdent en atteignant au final en 2005 le chiffre record de 4,1 millions ! Et si plus de 30 ans après sa sortie, la première Celica a séduit Nicolas Rainon, c’est qu’en plus de son look d’enfer, elle bénéficiait d’une aura légendaire en ayant  permis à Toyota de remporter  ses premières victoires en rallyes. Avec des versions 1600 GT, puis 2 litres 145 ch à double arbre à cames qui montaient jusqu’à 205 km/h.

La Toyota Celica bulle en Champagne
Volant trois branches, tableau de bord sport, la Celica avait tout pour faire rêver.

Et au volant de sa Celica de base au tableau de bord très sportif avec sa console centrale garnie de cadrans de contrôle, monsieur tout le monde pouvait s’imaginer renouvelant les exploits des pilotes victorieux des 1000 km de Fuji ou des impitoyables rallyes africains. La magie était en route, pour remporter un premier titre de champion du monde en 1990  avec Carlos Sainz. Et les publicitaires de la marque pouvait s’en donner à cœur joie avec leur slogan qui a fait fureur à l’époque : « My toyota is fantastic ! »

La Toyota Celica bulle en Champagne

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI :

Le coupé Toyota GT 86

Toyota GT 86, pas si méchant qu'il en a l'airLes fanas de Toyota sportives ont du patienter pour qu’un coupé remplace enfin le mythique Celica  arrêté en 2005 après 35 ans d’existence et  7 générations de modèles qui ont contribué à donner à la marque nippone une renommée mondiale en remportant de grands rallyes.  C’est dire si le nouveau Toyota GT 86 était attendu au tournant. Et il n’y a pas de quoi bouder son plaisir au volant de cette auto qui a un charme anachronique dans sa conduite. Son 4 cylindres boxer à plat 2 litres de 200 ch est un moteur atmosphérique, sans turbo, qui ne donne toute sa puissance qu’en grimpant dans les tours. Et ce coupé  bien assis sur ses 4 roues se montre rageur dans un grondement très caractéristique qui lui donne un sacré caractère …lire la suite

OENOTOURISME

                                                               MON VIN PRÉFÉRÉ

Leur champagne, Marie-Noelle et Nicolas Rainon  le veulent au plus près de la nature sans engrais ni pesticide pour mieux faire ressortir le terroir très particulier de Villers-Marmery. A cet endroit insolite de la Montagne de Reims, la couche de craie a été concassée par un chaos géologique en mille morceaux dilués en permanence par les infiltrations d’eaux de pluie dans lesquelles les racines des vignes viennent puiser. D’où cette forte saveur crayeuse en bouche et au nez, matinée de la finesse aromatique des chardonnay d’ici souples et charnus, sur cette cuvée Blanc de blancs extra-brut hors norme.(28€)

 

                                                               PROFITEZ EN POUR VISITER ….

REIMS

*La cathédrale, célèbre chef d’oeuvre de l’art gothique depuis 1211, où furent couronnés 25 rois de France après le baptême de Clovis en 498. La plus longue de toutes avec ses 149 m, elle a été miraculeusement rescapée après les destructions des bombardements de 14. Le fameux « Ange au sourire », statue emblématique du porche, peut en effet afficher son soulagement !

La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)
La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)

*Les caves à champagne dans les anciennes carrières de craie, Pommery, Veuve Cliquot et son dédale de 20 km de galeries, Taittinger sous l’ancienne abbaye Ste Nicaise, et celles de Lanson  dont les galeries voutées servirent de logements pendant les bombardements de la guerre de 14, et même de chapelle avec un vestige qui subsiste aujourd’hui, une statue de la Vierge toujours accrochée sur la paroi.

*Le festival de façades Art déco, symboles de la reconstruction de la ville détruite à 80 % pendant la guerre de 14

*L’Hotel musée Le Vergeur XIII éme et Renaissance construit par un riche marchand grainetier

Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)
Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)

*L’abbaye St Remi, du nom de l’évêque qui baptisa Clovis, ses parties romanes, XVII ème et son grand cloître

*L’impressionnante porte gallo-romaine de Mars du temps où Reims s’appelait Durocortorum et dépassait en importance Lutèce qui deviendra Paris

*Le palais épiscopal du Tau et sa grande salle à voûte de bois en carène de navire renversée où se tenait le festin des rois après leur sacre. Le palais abrite aujourd’hui un musée sur la cathédrale où l’on réalise, en les voyant, que les statues d’origine sur sa façade mesuraient près de 5 mètres de hauteur !

20170307_151846
Le palais épiscopal du Tau

*Hôtel Jean-Baptiste de La Salle édifié à partir de 1545. Belle cour Renaissance avec avec une tour à escalier à vis ajouré

*La demeure XIIIème des comtes de Champagne

*La villa Demoiselle, splendide témoin de l’Art Nouveau construit entre 1904 et 1908 sur la butte Ste Nicaise par Louis Majorelle pour le directeur des Caves Pommery

La villa Demoiselle au style Art nouveau (photo Cecil Mathieu)

*Le musée des Beaux-arts, un des plus beaux de province avec ses collections de tableaux et de sculptures du XVI ème au XX ème : Le Nain, Boucher, Corot, Monet, Pissaro, Renoir, Gauguin, Maillo, Marquet, Foujita, Rouault, Manessier,…

*Le phare de Verzenay, un vrai phare au milieu d’une mer de vignes construit en 1909 par le négociant en champagne Joseph Goulet pour faire la promotion de sa maison. Le rez de chaussée faisait guingette, et en 1940 les Anglais placèrent sur le phare une batterie anti-aérienne. Après restauration  en 1999 le Musée de la Vigne y a ouvert ses portes.

*Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton de 19,85 m de haut et  seulement 7 cm d’épaisseur construite en 1927.

Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton (Photo Carmen Moya)
L’étonnante voute en béton armé des Halles du Boulingrin  (Photo Carmen Moya)

*Le fort de la Pompelle . Symbole de la résistance rémoise pendant la deuxième guerre mondiale, il fut le seul de la région à rester aux mains des Français jusqu’en 1918 au prix de 12 000 morts. Aménagé en musée des tranchées  on y trouve une étonnante (et unique!) collection de 500 couvre chefs de l’armée allemande.

*La bibliothèque Carnegie, chef d’oeuvre de l’Art Déco avec son entrée en mosaïque et son gigantesque lustre suspendu en vitrail.

*Le musée automobile de Reims-Champagne, 230 autos et motos de 1908 à nos jours, un festival de Delahaye, Delage, Panhard, et de voitures à pédales ! (84 Avue Georges Clemenceau/ 03 26 82 83 84/musee-automobile-reims-champagne.com)

Le musée automobile de Reims

EPERNAY et alentours

*Flanez le long des 1500 m de l’avenue de Champagne pour admirer tous les hôtels particuliers où se sont installées les grandes marques champenoises au dessus de leurs 110 km de caves. « The most drinkable avenue of the world » comme l’avait surnommé Churchill qui était un connaisseur !

*La tour de Castellane, construite entre 1903 et 1905 comme emblème publicitaire de la marque de champagne. Gravir ses 237 marches vaut la peine pour contempler du haut de ses 65 m la ville d’Epernay et la vallée de la Marne. A voir aussi son musée sur l’élaboration du champagne.

tour de castellane - copie*Le château Perrier, construit au XIX ème dans le style Louis XIII pour Charles Perrier propriétaire de la marque de champagne Perrier-Jouet. En 1940 il abrita le QG des armées britanniques, puis allemandes de 1942 à 1944. Après la libération de la ville par Patton, les Américains s’y établirent à leur tour !

*Le théâtre  Gabrielle Dorziat, du nom d’une comédienne née à Epernay. Inauguré en 1902, il est un des rares théâtre à l’italienne dont la machinerie est encore dans son état d’origine. Mais on n’est pas au coeur du champagne pour rien : les nudités allégoriques des peintures du plafond du foyer chantent l’amour au milieu de guirlandes de raisins. Et sur la façade une sculpture évoque la vigne inspirant l’art théâtral !

Le château Perrier construit au XIX ème pour le paropriétaire de la marque de champagne du même nom.
Le château Perrier construit  pour le propriétaire de la marque de champagne du même nom.

*L’abbaye de Hautvillers, fondée en 650, et célèbre par son moine Dom Pérignon (1639-1715) pour ses trouvailles novatrices dans l’élaboration du champagne par assemblage de crus différents.

*Le château de La Marquetterie à Pierry. Ce pur joyau Louis XV a été construit en 1734 par un neveu du grand architecte Gabriel.  Pendant la Grande guerre, le maréchal Foch en fit son quartier général. Et son énorme Renault à 6 roues, avec laquelle il sillonnait les champs de bataille, y est d’ailleurs exposée. Tombé sous le charme du château alors qu’il y était en service à l’état major en 1915, Pierre Taittinger le racheta en 1932.

La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre
La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre exposée au château de La Marquetterie à Pierry.

*L’abbatiale St Pierre d’Orbais . Avec son architecture monumentale et sa flèche gothique qui se voit de loin, elle a été élevée au XII ème par Jean d’Orbais. Celui-ci en aurait fait le prototype de la cathédrale de Reims dont il sera le premier maitre d’oeuvre.

*Le mémorial de Dormans, sa grande tour et son ossuaire rassemblent les restes de 1500 soldats de toutes nationalités (dont seuls 11 furent identifiés) qui furent tués pendant les combats sur le front de la Marne.

L'abbatiale St pierre d'orbais
L’abbatiale St Pierre d’Orbais

                                                                                                                                                            PUBLICITE

                            POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

 

Situé au cœur du vignoble de la Montagne de Reims, l’hôtel-restaurant « Le Château de Rilly » vous accueille dans une ancienne demeure de la fin du XVIII ème siècle entièrement rénovée.
L’établissement comprend 15 chambres climatisées, trois salles de restaurant, un bar, un espace détente avec jacuzzi et deux cabines de sauna (possibilité de réserver des soins du corps).
Un parking privé situé à l’arrière du Château est réservée à notre clientèle sans frais supplémentaire.
L’ensemble de l’établissement est placé sous vidéo-surveillance.

Le Château de Rilly
38 Rue de Reims
51500 RILLY LA MONTAGNE
03.26.07.53.21
lechateauderilly@gmail.com

 

 

 

 

Toyota GT 86, pas si méchant qu’il en a l’air

Toyota GT 86, pas si méchant qu'il en a l'air

Ce coupé rappelle les sportives d’antan avec son moteur atmosphérique qui ne donne toute sa puissance que dans l’ivresse des hauts régime. Une conduite rétro qui ne manque pas de charme malgré ses limites.

Prendre le volant de la Toyota GT 86 procure un petit parfum de nostalgie. Car elle a pris le relais en 2012 du populaire coupé sportif Celica qui s’était arrêté en 2005 après 35 ans d’existence et 7 générations de modèles. Mais malgré cette interruption, les gênes sont restés les mêmes. Un profil joliment agressif, ramassé sur ses roues arrière, et prêt à bondir. Un intérieur noir au classicisme sans fantaisie comme les japonaises, avec une planche de bord plastique moussé-alcantara au look sport, à console centrale pourvue de traditionnelles commandes directes, et non sur l’écran tactile, ce qui reste finalement plus ergonomique.

Toyota GT 86, pas si méchant qu'il en a l'air
Une planche de bord, sport, sobre, classique mais efficace pour les adeptes du pilotage.

Mais une étrange similitude vous revient en mémoire avec les premières Celica quand le moteur démarre avec une sonorité plutôt neutre pour une auto qui se veut sportive. C’est clair, il lui manque un petit vroap vroap sympathique comme chez beaucoup de japonaises trop discrètes. Mais avec les 200 ch de son 2 litres, cette GT 86 a beau avoir 95 ch de plus que les premières Celica au look de petit coupé américain, les sensations d’accélérations perçues se ressemblent étrangement. En fait, ce boxer 4 cylindres à plat (conçu par Subaru) n’est pas dopé par un turbo.

Toyota GT 86, pas si méchant qu'il en a l'air
Son 4 cylindres à plat atmosphérique gagnerait en puissance à être doté d’un turbo.

Et le moteur doit grimper dans un grondement de plus en plus envahissant jusqu’à 7000 tours pour dégager sa puissance maxi. Résultat :  à l’oreille, les montées en régime du moteur sont plus fortes que le ressenti des accélérations très linéaires. D’où cette curieuse impression de décalage entre vitesse perçue et vitesse réelle. Rapide néanmoins, la conduite nécessite donc un temps d’adaptation par rapport aux coupés d’aujourd’hui.

Toyota GT 86, pas si méchant qu'il en a l'air
Un coupé qui affiche tous les attributs d’un look sportif.

A cylindrée équivalente sur l’Audi TT 2 litres, mais avec turbo, de 230 ch, les accélérations sont plus instantanées avec un couple maxi de 370 Nm à 1600 trs (205 Nm à 6400 trs pour la GT 86) et un 0 à 100 km/h en 5,3 secondes (7,6 sec  pour la japonaise). Mais cela n’empêche pas cette GT 86 de se montrer joueuse par sa position de conduite avec un petit volant multifonction vertical comme en rallye, un ordinateur de bord qui affiche aussi des paramètres de pilotage comme les courbes de puissance, d’accélération ou des chronomètres, un petit levier de vitesse à faible débattement, des sièges baquets cuir-alcantara qui vous calent bien, et un train arrière frétillant mais bien plaqué sur la route.

Son chassis bien équilibré se régale sur la neige.

Depuis qu’il y a deux ans, le chassis a été amélioré, avec des suspensions plus fermes et une rigidité renforcée. Ce qui se paie néanmoins au détriment du confort qui n’a rien à voir avec une suspension pilotée. Mais au prix de ce coupé atypique vendu 10 000 euros de moins qu’un Audi TT, on peut ne pas bouder son plaisir. En attendant cette année le retour, 16 ans après sa disparition, du plus puissant coupé de la marque : la Supra qui partage la plate forme et le V8 4,4 l 530 ch du BMW Z4. Mais ceci est un autre histoire, et à un autre tarif moins populaire…

Cylindrée : 2 l boxer 4 cyl

Puissance : 200 ch/12 cv

0 à 100 km/h : 7,6 secondes

Coffre : 243 l

Vitesse max : 226 km/h

Consommation moyenne : 11,5 l/100 km

Co2 : 196 g/km

Malus : 10 500 €

Prix : à partir de 32 500 €

LES PLUS : belle allure, équipements, finitions, tenue de route, boite 6 vitesses bien étagée,

LES MOINS : places arrières très symboliques, petit coffre, malus qui plombe son prix

Un sacré millésime à Chinon, le BMW Z1

Un sacré millésime à Chinon, le BMW Z1

Sylvie et Arnaud de la Vigerie/ Domaine Olga Raffault

Ce roadster sorti en 1988 a relancé une tradition perdue chez BMW. Tout avait été fait pour frapper l’imagination. Et 30 ans plus tard, ce Z1 à la conception révolutionnaire reste unique en son genre.

Elle est la seule ! Vous en connaissez d’autres, des voitures où l’on n’ouvre pas la portière, mais où on la baisse pour s’installer au volant ? Comme un volet coulissant, disparaissant dans le bas de la carrosserie. Cette originalité a fait tout le charme de la BMW Z1 à 2 places quand elle est sortie en 1988. Pour une durée de vie très courte qui a contribué à sa légende avec seulement 8000 exemplaires produits en quatre ans. A Savigny-en Véron, près de Chinon, un vigneron en tombera tout de suite amoureux. Mais jean Raffault attendra dix ans pour réaliser son rêve en s’en offrant enfin une d’occasion de 1990.

Un sacré millésime à Chinon, le BMW Z1
Un profil très aérodynamique avec parebrise surbaissé et capot très plongeant.

Car à son lancement, la Z1 se vendait à un prix qui n’était pas accessible à tous. En 1991, une Z1 à strictement 2 places s’affichait l’équivalent de 57 168 € alors qu’une BMW 325 i cabriolet avec le même 6 cylindres en ligne 2,5 l de 170 ch , et 4 places au lieu de 2, valait 35 000 €… « Mais c’était le prix à payer pour renouer avec un mythe » reconnaît jean Raffault. Celui des prestigieux roadsters BMW : le 328 de 1936 qui accumula les victoires en course avant guerre, et le très élégant 507 V8 de 3,2 l 150 ch fabriqué à seulement 252 exemplaires entre 1956 et 1959.

Un sacré millésime à Chinon, le BMW Z1
Disparues les portières ! En coulissant comme un volet électrique dans le bas de la carrosserie.

A une époque où l’avenir du constructeur munichois était très incertain au point d’avoir failli être racheté par Mercedes, et d’en être réduit à fabriquer sous licence les petites Isetta italiennes !  Cette 2 places en forme d’œuf, avec la portière frontale qui s’ouvrait en emmenant le volant pour s’en dégager plus facilement ! Enfin sorti d’affaire grâce au succès en 1962 des belles berlines sportives 1500 joliment dessinées par l’italien Michelotti, puis du lancement en 1966 des 3 portes Série 02, et Série 3 en 1975 devenue le best seller de la marque, BMW se devait de faire sensation pour son retour dans les roadsters.

Un sacré millésime à Chinon, le BMW Z1
Changement de look avec la capote fermée.

Une équipe d’ingénieurs dirigée Harm Lagaay et Ulrich Bez, le futur patron d’Aston Martin, auront carte blanche pour réaliser ce prodige en 1000 jours. Nom de la voiture : Z 1, avec un Z comme Zukunft, avenir en allemand. Tout un symbole pour cette mission d’incarner l’audace et l’originalité de la marque. Opération réussie quand 50 ans après, cette auto reste encore unique en son genre par sa ligne et les solutions adoptées : une carrosserie en panneaux amovibles thermo plastiques interchangeables pour composer un patchwork de différentes couleurs à la carte si un client le souhaitait.

Un sacré millésime à Chinon, le BMW Z1
Un joli tableau de bord simple et stylé à la fois.

Le tout fixé sur une coque en acier galvanisé à chaud ultra rigide qui lui conférait une tenue de route exceptionnelle par rapport aux cabriolets de l’époque. Avec en plus ce côté fun et ludique des fameuses portières électriques coulissantes dans les longerons de bas de caisse très relevés qui protégeaient ainsi les passagers roulant « portes ouvertes » comme dans un buggy ! Le tout dans le feulement grisant du 6 cylindres propulsant, après un 0 à 100 km/h en 8 secondes, ce petit bolide à 220 km/h, cheveux au vent, et sous la protection d’un arceau de sécurité en acier intégré discrètement dans l’encadrement du parebrise.

Un sacré millésime à Chinon, le BMW Z1
Un coffre plutôt généreux pour un petit roadster.

Outre sa tenue de route sans bavure par un équilibre parfait du chassis avec répartition du poids 49% avant, 51% arrière grâce au moteur en position avant centrale en arrière de l’essieu (et même la batterie derrière le siège passager !) le Z1 fendait l’air avec son profil très aérodynamique. Le capot très plongeant et le parebrise incliné offraient peu de résistance. Et par les fentes du bouclier avant très affiné, le flux d’air était canalisé sous le fond plat caréné (comme en F1) jusqu’au silencieux d’échappement en forme d’aile d’avion pour plaquer la voiture au sol, et l’air sortait à travers la lamelle de l’extracteur sous le coffre. Autant d’innovations très en avance sur leur temps.

Un sacré millésime à Chinon, le BMW Z1
Le Z1 se conduit comme un buggy, coude sur la carrosserie.

Celles d’un concept car de vitrine pour la marque qui ne devait être construit qu’à quelques exemplaires.Mais devant l’afflux de 5000 commandes à sa présentation au salon de Francfort de 1987, il sera finalement fabriqué en série l’année suivante.Au grand plaisir, en France, de notre vigneron du domaine Olga Raffault sur l’appellation Chinon. « Cette auto me faisait rêver, et j’ai fini par me l’offrir d’occasion en 1998 pour mes 60 ans » raconte Jean Raffault. Avec l’assentiment de sa femme qui avait proclamé à sa fille un peu surprise : « Ton père n’a jamais fumé de sa vie. Alors, il peut bien dépenser l’équivalent dans sa Z1, c’est mieux que de l’argent parti en fumée ! »

Un sacré millésime à Chinon, le BMW Z1
Son capot très profilé, avec phares carénés fendait l’air sans résistance.

Et si aujourd’hui, sa fille Sylvie et son mari  ont pris la relève du fameux domaine Olga Raffault, réputé pour la richesse aromatique de ses vins, la Z1 est toujours bien là. Et en de bonnes mains, depuis que Jean Raffault en confie le volant à son petit fils.  A 24 ans, Arnaud de la Vigerie, qui s’apprête lui aussi à reprendre un jour le flambeau,  ne boude pas son plaisir. « J’adore conduire ce Z 1 avec ses accélérations de velours. Et c’est une belle continuité, entre la vigne et cette auto qui me rappelleront toujours mon grand-père. »

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

BMW Z4, LE RETOUR DE LA TRADITION CHEVEUX AU VENT

Les petits roadsters deux places se font rares chez les constructeurs  généralistes. Peugeot, Renault, Volkswagen les ont arrêtés. Alors, quand BMW perpétue cet art de vivre avec la troisième génération de son Z4, les aficionados retiennent leur souffle. Et ce Z4 n’en manque pas avec les 340 chevaux qui le propulse de 0 à 100 km/h en 4,6 secondes dans l’accélération de velours de son légendaire 6 cylindres en ligne de 3 l au feulement discret mais puissant. Plus long, plus large, ce Z4 a de meilleurs appuis au sol et bénéficie d’une tenue de route en grand progrès grâce à des innovations techniques notables …lire la suite

OENOTOURISME

                                                              MON VIN PRÉFÉRÉ…

En 1996, après 15 ans dans la finance, Eric de la Vigerie a changé de cap à 33 ans et s’est formé pendant 4 ans aux côté de son beau-père jean Raffault.  Il en a retenu le respect de la pérennité du goût d’un vin en dehors des effets de modes. « Comme pour les voitures anciennes, il faut donner au vin le temps de bonifier. Je suis contre les nouvelles techniques de vinification accélérée pour produire un vin prêt à boire, mais qui ne tient pas dans la durée. » Ici, les vins sont gardés 24 à 36 mois avant de  commencer à sortir. Résultat : des 2008 encore en vente à prix raisonnable et qui atteignent la plénitude aromatique. « On a encore un siècle en cave ! » ajoute d’un œil gourmand son épouse Sylvie.

Picasses 2013, ce rouge au nez généreux sur des tanins puissants est très fruité. Sa macération qui a été poussée à 25-30 jours donne une forte extraction et un vin bien charpenté. (13,50 €)

Picasses 2008, une superbe complexité aromatique de griotte, cassis, pruneau, sur des notes épicées et un fond de minéralité calcaire. L’élevage en foudre de 4000 l donne un boisé très léger (le jus est moins en contact avec le bois que dans des fûts plus petits) et des tanins fins sur ce vin très long en bouche qui excelle dans la rondeur. (19,50 €)

La Singulière 2012, ce cabernet franc aux petits rendements provenant des plus vieilles vignes (50 ans) du domaine est affiné deux ans en petits fûts qui lui donnent de la puissance et des tanins de velours sur des notes fruits noirs, torréfiées, réglisse (18€)

                                                              PROFITEZ EN POUR VISITER…

 TOURS

*Le centre historique avec les vieilles ruelles, dont la charmante rue Briçonnet, qui gravitent autour de la pittoresque place Plumereau aux maison à pans de bois

*L’hôtel Goüin, un des rares bel édifice Renaissance à Tours

*L’ancienne basilique romane St Martin/ Il n’en reste que l’imposante tour Charlemagne et la tour de l’horloge

*Cathédrale St Gatien/ Construite du XIIIème au XVI ème elle décline toute l’évolution du style gothique et offre de magnifiques vitraux

*Le musée du compagnonnage avec ses magnifiques maquettes de charpentes ou d’escalier à vis en bois installées dans les vestiges romans de l’abbaye St Julien. L’ancien cloitre abrite aussi le musée des vins  de Touraine

*Le musée des Beaux Arts installé dans l’ancien archévêché du XVII ème et ses collections de Rembrandt, Delacroix, Degas, Boucher, Largillière…

La place Plumereau dans le vieux Tours (Photo Anaïs-Dutour)
La place Plumereau, point central de rencontre dans le vieux Tours (Photo Anaïs-Dutour)

AMBOISE

*Le château, sa grosse tour cavalière avec la rampe tournante qui permettait aux attelages de chevaux de monter de la rue à la terrasse pour approvisionner le château, son fameux balcon où furent pendus en 1560 les conjurés ralliés au protestantisme qui voulaient enlever le jeune roi catholique François II. L’épuration et ses 1500 morts marqueront le début des guerres de religion en France qui dureront 40 ans. La chapelle St Hubert, en gothique flamboyant et aux magnifiques frises sculptées, renferme la tombe de Léonard de Vinci. Au cours de son histoire, le château servira de prison d’état sous Louis XIV et de résidence surveillée en 1848 pour l’émir Abd El-Kader avec sa suite de 100 personnes.

*Le clos Lucé , demeure de Leonard de Vinci qui y vécut trois ans jusqu’à sa mort en 1519 quand François 1er l’invita à venir s’installer en France. Fascinant de découvrir les maquettes de ses machines futuristes : le premier aéroplane, l’hélicoptère, le char d’assaut, le pont tournant…

*La Pagode de Chanteloup/ Cette folie chinoise de pur style Louis XVI, se reflétant dans un grand bassin, a été construite en 1775 par le duc de Choiseul. Dernier vestige du château disparu au XIX ème, elle offre du haut de ses 44 m un panorama grandiose sur la vallées de la Loire et la forêt d’Amboise.

Vue aérienne du château de Chenonceau
Chenonceau : un ancien moulin devenu un des plus beaux châteaux de la Loire(Photo Marc Jauneaud)

CHENONCEAU Se reflétant au dessus du Cher à l’emplacement d’un ancien moulin, le plus féminin des châteaux de la Loire, bâti par Catherine Bohier puis habité par Diane de Poitiers à qui on doit les magnifiques jardins aux allées fleuries en diagonales, et Catherine de Médicis qui fit construire sur le pont la grande galerie à deux étages.

CHEVERNY Dans la même famille depuis 6 siècles, c’est un des châteaux privés le mieux meublé et décoré de France qui a été le premier à  ouvrir ses portes au public en 1922. Hergé s’en est complètement inspiré en reprenant la partie centrale devenue le château de Moulinsart du capitaine Haddock !

CHAUMONT-SUR-LOIRE  Dominant la Vallée de la Loire, il illustre à la fois avec ses tours extérieures l’architecture défensive de l’époque gothique et à l’intérieur l’architecture d’agrément de la Renaissance voulue par Catherine de Medicis qui en fut propriétaire de 1540 à 1550 avant de le céder à Diane de Poitiers. Très originales, les « Grandes écuries » du XIX ème furent considérées à l’époque comme les plus luxueuses d’Europe.

CHAMBORD 156 m de façade : la « Folie monumentale » de François 1er hérissée de 228 cheminées ouvragées, aux 440 pièces et à l’escalier en pierre à double révolution attribué à Léonard de Vinci dans lequel on se croisait jamais.

Le château de Cheverny qui a servi de modèle à Hergé pour celui de Moulinsart (photo Chicurel)
Le château de Cheverny dont s’est inspiré Hergé dans Tintin pour celui de Moulinsart (photo Chicurel)

BLOIS

*Résidence de 7 rois de France, ce château affiche les évolutions architecturales entre la tour style Louis XII, l’escalier monumental de l’aile François Ier , la façade à loggias italiennes surplombant la ville et l’aile Mansart de 1638

*Maison de la magie Robert Houdin. Une visite d’initiation dans cet hôtel particulier du 19 ème

*Tour Beauvoir Donjon carré du XI ème qui offre une belle vue sur la ville

*Hôtel de Villebresme du XV ème. Deux batiments à décor gothique reliées par une passerelle à pans  de bois au dessus de la rue.

***********************************************************************************************************

                        POUR UN SÉJOUR INOUBLIABLE UN CHOIX S’IMPOSE

                                                 Membre des Relais & Châteaux

Etape idéale pour des randonnées en anciennes, le château de Noizay offre l’avantage d’un parking sécurisé dans l’enceinte de son grand parc de 24 hectares, et permet ainsi de goûter un moment de vie de château en toute tranquillité. Vous tomberez sous le charme de cette demeure style Renaissance décorée avec élégance et raffinement, entre tradition et modernité, par Cécile William sa propriétaire. Situé au cœur des châteaux de la Loire, entre Amboise et Tours, Noizay invite à la sérénité le temps d’une nuit ou d’un séjour en amoureux, en famille, entre amis ou en voyages d’affaires.

Avec ses 19 chambres,  son restaurant gastronomique autour d’une belle carte des vins honorant la Loire, sa terrasse en plein air  pour déjeuner l’été, vous vivrez une expérience unique dans ce lieu empreint d’Histoire : il fut le siège en 1560 des conjurés d’Amboise qui voulaient enlever le jeune roi François II . S’ajoute à ce cadre sublime une gamme de prestations de qualité : piscine chauffée et terrain de tennis privé, location de vélos , hélicoptère et vol en montgolfière à proximité qui vous feront quitter Noizay pour la découverte des vignobles de Vouvray et de la région…pour mieux y revenir…

A 55 mn TGV de Paris et 2h 30 en voiture Promenade de Waulsort-37210 Noizay-02 47 52 11 01 /noizay@relaischateaux.com /www.chateaudenoizay.com

*************************************************************************************************************

SAUMUR

*Le château fortifié aux multiples tours à toit conique construit au XIVème sur un promontoire escarpé par Louis Ier duc d’Anjou, transformé en prison sous Napoleon Ier, en caserne puis en musée des Arts décoratifs.

Le musée des blindés à Saumur.

*Le musée du cheval qui illustre l’histoire de la célèbre école de cavalerie du Cadre Noir de Saumur

*Le musée des blindés et l’armada de ses 200 véhicules de combat

BRÉZÉ  Ses deux châteaux près de Saumur, l’un en surface de la Renaissance, et juste en dessous la forteresse souterraine, la plus grande d’Europe, creusée au Moyen Age pour se protéger du pillage par les Normands qui remontaient la Loire.

AZAY LE RIDEAU

* La perle romantique du Val de Loire/ Edifié sous François Ier, le célèbre château se reflète dans les deux miroirs d’eau qui l’entourent. Balzac l’a décrit comme « le diamant taillé à facettes serti par l’Indre »

*Son frère jumeau et moins connu, le château Renaissance de l’Islette à 2km d’Azay, qui abrita les amours tumultueuses de Rodin et Camille Claudel

*Musée Maurice Dufresne avec son impressionnante collection de 3000 pièces pour un étonnant retour vers le passé de l’aviation et de l’automobile.

Le musée automobile Maurice Dufresne à Azay-le-Rideau
Le musée automobile Maurice Dufresne à Azay-le-Rideau

LE COUDRAY  Le château du Coudray, forteresse du XV ème avec ses écuries animées, et ses 14 jardins de contes de fée pour les enfants

CHINON

*Les vestiges de la forteresse royale longue de 500 m sur son éperon rocheux en surplomb de la ville médiévale le long de la Vienne

* La rue Haute St Maurice, axe principal de la vieille ville jalonné par de vieilles maisons à pans de bois,  le palais du Bailliage, l’hôtel du gouverneur, le musée Le Carroi dans l’ancien hôtel des Etats généraux

*L’église St Etienne et son portail gothique flamboyant

*Le musée animé du vin et de la tonnelerie

BOURGUEIL

Ses caves déjà célébrées par Rabelais et son abbaye fortifiée St Pierre fondée au Xème par les bénédictins. Du XIIIème restent le cellier et les grands greniers. Et dans le batiment du XVIII ème, un monumental escalier suspendu à rampe en fer forgé, un grand réfectoire vouté et une salle à manger lambrissée.

Les étonnantes cuisines de l'abbaye de Fontevrault
Les étonnantes cuisines de l’abbaye de Fontevrault (Photo Darrault)

FONTEVRAUD-L’ABBAYE Fondée en 1099, l’abbaye est exceptionnelle en Anjou avec son église abbatiale abritant les tombeaux des Plantagenêt, ses deux cloitres, le réfectoire à voute gothique long de 45 m  et l’étonnante tour octogonale des cuisines, aux 8 absidioles correspondant chacune à un foyer, et surmontée, sur sa toiture byzantine conique en écailles, de clochetons qui sont en fait les sorties des 20 cheminées.

VILLANDRY. Le dernier des grands châteaux construits au bord la Loire à la Renaissance, puis réaménagé au XVIII ème. Unique en son genre par son incroyable parc floral dessiné et taillé comme une incroyable architecture qu’on peut admirer du haut de la tour.

LANGEAIS et ses alentours

*le château de Langeais, à la fois forteresse du Moyen Age et résidence princière Renaissance avec ses meubles sculptés et ses riches tentures. Animations en costumes d’époque, avec reconstitution du mariage de Charles VIII et Anne de Bretagne en son et lumière.

*Château de Gizeux, à 15 minutes de Langeais, demeure de la famille du Bellay pendant 350 ans, il est aujourd’hui la plus grande demeure habitée et meublée de Touraine . La famille ouvre à la visite pour y admirer les deux galeries de peintures murales du XVI ème et XVII ème, les salons, la salle à manger , les caves. Plus des activités et visites costumées pour les enfants.

Le château d'Ussé qui inspira Charles Perrault pour celui de la Belle au bois dormant.
Le château d’Ussé, ancienne forteresse complètement transformée à la Renaissance.

*Château d’Ussé Hérissé de tours aux allures féériques,  il inspira Charles Perrault  pour son château de la Belle au Bois Dormant.

*Château de Marcilly-sur-Maulne, imposante bâtisse de style Henri IV-Louis XIII avec une chapelle intérieure dans le pavillon central.

*Grottes pétrifiantes de Savonnières-Villandry/ Un voyage inattendu au cœur de la terre

*Château-Renault/ Son musée du cuir ouvert dans une ancienne tannerie (www.museeducuir.org)

*La Cave des Roches à Bourré, 1km de visites guidées et de dégustation dans une champignonnière en activité depuis 1893

LOCHES

*La ville fortifiée du Moyen age et son château célèbre pour ses prisons de Louis XI et Agnès Sorel, la  favorite du roi Charles VII, qui y demeura.

* L’ancienne collégiale romane

La cour du château de Blois avec son fameux escalier François Ier. (photo Leonard de Serres)

*Carrière de Vignemont /Au pied de la falaise, l’entrée de la carrière vous emmène dans un dédale saisissant de 5 km de galeries où l’on découvre la vie des carriers d’autrefois et les habitations troglodytes qui y ont été aménagées, avec un pressoir encore présent.

*Train à vapeur du lac de Rillé et le parc accrobranches. A 15 km au nord de Bourgueil, deux anciennes locomotives avec leurs wagons vous emmènent pour une balade ferroviaire de 3 km (aecfm.fr/02 47 96 42 91)

* La petite France, musée animé des trains miniatures à Savigné-sur-Larthan. Une fabuleuse collection de 1920 à nos jours sur 600 m2. Après la visite, les enfants circulent sur les trains électriques du jardin !

*Traversées sur la Loire à bord des anciens bateaux de navigation en bois depuis La Chapelle-sur-Loire (02 47 58 68 30) et visite du musée des mariniers à Chouzé-sur-Loire

 

Le petit train à vapeur du lac de Rillé.

VALLEE DU LOIR

* Poncé-sur-Le-Loir, Château avec escalier Renaissance exceptionnel, grand pigeonnier XVIIIème, jardin classé

*Vouvray-sur-Loir, le moulin Pousset, un des derniers moulins à blé industriel des années 30 ouvert au public avec sa roue monumentale

*Château du Lude, l’un des plus beaux exemples de l’architecture de la première Renaissance française magnifiquement mis en valeur par le son et lumière qui se reflète sur le Loir

*Baugé-en-Anjou, l’Hotel Dieu : considérée comme l’une des plus complètes du patrimoine hospitalier de France, l’Apothicairerie de 1675 présente dans ses étagères en bois sculptées plus de 650 pots en faïences et boites aux contenus mystérieux. A voir aussi le relais de chasse du Roi René d’Anjou édifié de 1454 à 1465 à la fin du gothique flamboyant.

L'apothicairerie de Baugé -sur- Loir et ses 650 pots de faïence (Photo L.Massilon)
L’apothicairerie de l’Hôtel Dieu à Baugé -sur- Loir, et ses 650 pots de faïence (Photo L.Massilon)

 

 

 

 

 

 

 

BMW Z4 , la tradition cheveux au vent revient

BMW Z4, la tradition cheveux au vent revient

Depuis le Z3 de 1995, BMW perpétue une espèce en voie de disparition, le roadster avec 6 cylindres en ligne. Et à sa troisième génération, le Z4, plus sportif que les précédents, multiplie les superlatifs.

La tradition a finalement du bon. Et BMW vient de le prouver avec son nouveau roadster Z4  : la toile a vaincu la tôle ! Comme quoi les bons vieux cabriolets à capote souple gardaient tout de même un avantage sur ceux qui avaient lancé la mode des toits rigides rétractables. Inconvénient : ils réduisaient à néant la capacité du coffre une fois repliés à l’intérieur. Et pesaient plus lourd. Rédhibitoire dans cette période où les constructeurs luttent contre le moindre gramme superflu pour réduire le poids des voitures, donc leur consommation, leurs rejets de co2, et in fine leurs malus.

BMW Z4 M4, la tradition cheveux au vent revient
Carrosserie nervurée, prises d’air, ouies d’aération, le Z4 se veut sportif.

Le nouveau roadster découvrable de BMW remet donc la capote au goût du jour avec une ouverture automatique en10 secondes jusqu’à 50 km/h, et sans empiéter sur la capacité du coffre en hausse de 50% à 281 l. Et ses 8 couches d’épaisseur insonorisent remarquablement l’habitacle où règne un très agréable confort de conduite dans des sièges où l’on est bien calé avec dossiers légèrement cambrés. Et un univers plus high tech que jamais avec grands écrans display, compteurs numériques, affichage tête haute, toutes les assistances à la conduite imaginables aujourd’hui, le park assist et l’innovation BMW : la marche arrière automatique sur 50 m où la voiture refait au millimètre près le même parcours mémorisé par l’ordinateur de bord.

BMW Z4 M4, la tradition cheveux au vent revient
Changement : + 8,5 cm en longueur et une capote souple repliable en 10 secondes.

D’une pression sur le bouton start engine, dans la Z4 M40i, le modèle le plus rapide, la magie surgit dans les oreilles avec le doux murmure puissant du 6 cylindres en ligne. Toute la noblesse de ce 3 l turbo, une espèce en voie de disparition, qui vous emmène avec maestria dans des accélérations de velours à vous écraser néanmoins au fond du siège avec un 0 à 100 km/h en 4,6 secondes. Tandis que l’aiguille du compteur frise très vite des vitesses à faire dresser les cheveux…Mais sans qu’on se sente en péril. Car à cette troisième génération, le Z4 a fait de gros progrès sur le confort de sa suspension pilotée, et sa tenue de route où il est beaucoup plus stable sur revêtements irréguliers.

BMW Z4 M4, la tradition cheveux au vent revient
Le classicisme BMW compose maintenant avec des affichages entièrement numériques.

Grâce à une meilleure assise au sol. L’écartement des roues s’est élargi de 10 cm à l’avant, l’empattement avant-arrière est plus court, la caisse est plus rigide, et des nouveaux trains apportent davantage de confort et de dynamisme, avec bras oscillant à double rotule à l’avant et, une première sur un roadster, un essieu arrière à 5 bras. Voilà comment ce Z4 équipé d’une direction sport à démultiplication variable, précise et réactive, se joue avec agilité des enchainements de virages. Un régal. Avec des trains roulants accrocheurs qui repoussent les limites du sous virage. Et de belles poussées jusqu’à 7000 tours/minute bien secondées par une boite auto/manuelle séquentielle à 8 rapports.

BMW Z4 M4, la tradition cheveux au vent revient
Plus large de 7,4 cm, le nouveau Z4 arbore une calandre plus imposante.

Et des moments jouissifs avec un turbo à deux étages où ce 6 cylindres beaucoup plus musical que le 4 cylindres de son rival le Porsche Boxter718, ne souffre d’aucun creux à bas régime avec un couple maxi de 500 Nm constant de 1600 à 4500 tours. Et le plaisir des sensations à bord de ce beau joujou est décuplé en roulant décapoté. Cheveux au vent, mais pas trop grâce au filet anti-remous à l’arrière qui vous maintient dans une bulle sans courant d’air, tout en profitant du soleil, du sifflement du vent glissant sur cette carrosserie superbement galbée. Et de la musique parfaitement audible dans l’habitacle sonorisé par 9 enceintes Harman Kardon qui transforment ce roadster 2 places en une méga salle de concert en plein air. Du grand spectacle !

BMW Z4 M4, la tradition cheveux au vent revient

BMW Z4 M40i

Cylindrée : 6 cyl en ligne 3 l turbo (existe en 2l 4 cyl 197 ch et 254 ch)

Puissance : 340 ch à 5 000 tours

Couple maxi : 500 Nm à 1500 trs/ 22 CV

0 à 100 km/h : 4,6 sec

Vitesse max : 250 km/h

Consommation mixte : de 7,4 l à 11 l/100km

Co2 : 168 g/km

Malus : 4460 €

Prix : à partir de 67 650 € (48 650 € en entrée de gamme 2 l, soit 6000 € de plus que l’ancien )

LES PLUS : agrément de conduite, puissance, souplesse et musique du 6 cylindres,tenue de route, confort, efficacité des freins à  disque à 4 pistons,

LES MOINS : prix en hausse, équipements en option, anti franchissement de ligne violent dans la direction, absence de camera de recul

 

Une BMW 850 i sous le soleil provençal

Une BMW 850 i sous le soleil provençal

Marc Lépine / Château Bizard

Dans la course à la puissance des années 90, la star des BMW allait taquiner les Ferrari ou les Jaguar. Au grand plaisir de ce vigneron de la Drôme : 30 ans après son acquisition, il la garde précieusement. 

Quand elle est sortie à l’automne 1989, cette BMW 850 i se voulait la première super car de la marque bavaroise qui rejoignait l’élite automobile. Celle des coupés Ferrari, Jaguar, Mercedes et Lamborghini, les seuls propulsés par de fantastiques V12 à la sonorité noble. A Munich, l’heure de la riposte avait sonné chez le constructeur qui ne voulait plus laisser le champ libre à ses concurrents germaniques Porsche et Mercedes dans la course à la puissance.

Une BMW 850 i sous le soleil provençal
Sobriété et efficacité d’un tableau de bord orienté vers le conducteur.

Avec ses 4 places confortables et son V12 de 5 litres aux 300 ch, cette imposante BMW 850 i de 1780 kg était davantage une GT dévoreuse d’autoroutes allemandes à 250 km/h qu’une voiture de sport virevoltant sur routes sinueuses. Mais une nouvelle version plus puissante en 1992 avec la 850 CSi 5,6 l de 380 ch remettra les pendules à l’heure.  Au final, BMW aura frappé les esprits avec ce luxueux coupé à la ligne basse et superbement profilé avec son museau effilé à l’avant, et ses ailes renflées qui musclaient ses flancs.

Une BMW 850 i sous le soleil provençal
Un étonnant profil arqué avec toutes les vitres descendues.

Car avec un 0 à 100 km/h pulvérisé en 6,8 secondes, la 850 i richement aménagée dans son habitacle tapissé se cuir, accumulait les superlatifs en 1989. D’avant garde, elle était une des premières avec réglages électriques du volant et des sièges, antenne aérodynamique sur la lucarne arrière, ceintures intégrées aux sièges avant, suspension réglable entre confort ou sport, et une direction asservie se durcissant avec la vitesse (comme avant elle la Citroën SM en 1973 !). Le tout dans le feulement très discret de son V12 aux accélérations de velours qui permettait d’effectuer de longs trajets sans fatigue.

Une BMW 850 i sous le soleil provençal
Un museau de fauve effilé par l’absence de phares visibles.

Rien d’étonnant donc que Marc Lépine qui était déjà un fidèle « Béhèmiste » ne roulant qu’en Série 5 puis 7, soit devenu en France un des premiers à acheter ce beau bolide en 1990. « C’était une évidence. Je la trouvais superbe par sa ligne intemporelle qui passe encore très bien aujourd’hui. Sans parler de son confort et de ses performances avec des accélérations très progressives, bien assise sur ses 4 gros pneus. Un régal de puissance en douceur ! » Et cette 850 i tombait à point pour lui.

Une BMW 850 i sous le soleil provençal
Tout change quand les phares escamotables sortent.

Entrepreneur au Mans, il venait de reprendre le vignoble de son grand père en Provence à Allan près de Grignan.La ville du fameux château où se rendait souvent la Marquise de Sévigné chez sa fille. Mais le château familial de Bizard en ruine, et l’exploitation vinicole en déshérence nécessitaient le lancement de grands travaux obligeant Marc Lépine à descendre sur le chantier tous les week end. Une corvée ? Non, un plaisir jouissif au volant de ce coupé à une époque où les limitations de vitesse étaient moins contrôlées !

Une BMW 850 i sous le soleil provençal
300 chevaux dans un 12 cylindres aussi puissant qu’esthétique.

D’un petit sourire coupable, Marc Lépine, très placide en apparence, reconnait ses exploits en pleine nuit : «Il y a prescription aujourd’hui, mais j’abattais sans mal les 800 km en 5 heures grâce à cette auto vraiment extraordinaire qui filait sans problème, mis à part sa consommation de 15 à 30 l au 100. Le réservoir de 90 l n’était pas de trop ! » Mais si aujourd’hui, la voiture et le conducteur se sont assagis, pour rien au monde Marc Lépine ne se séparerait 30 ans plus tard de sa Béhème aux 162 560 km au compteur.

Une BMW 850 i sous le soleil provençal
Des places arrières confortables entre la trousse de secours intégrée dans le dossier.

« Cette 850 i était en avance sur son temps, et du coup,  j’ai toujours autant de plaisir à son volant. Surtout quand mes petits enfants sont aux anges lorsque je les emmène à bord !  Fabriquée de 1989 à 1999,  il ne se vendra  que 30 621 exemplaires de cette merveille qui souffrait du handicap d’être la plus chère de la marque, et plus onéreuse qu’une Mercedes. Pour la relancer avec un tarif plus accessible, BMW sortira en 1994 une version V8 4 l de 286 ch. Mais il faudra attendre 30 ans pour qu’une nouvelle BMW 850 prenne enfin cette prestigieuse succession !

Une BMW 850 i sous le soleil provençal

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

BMW M 850 i : la nouvelle terreur du bitume

BMW M 850 i, la nouvelle arme fataleLe constructeur munichois monte en gamme et déclare la guerre aux supercars de luxe avec un bolide aux lignes superbes et aux performances décoiffantes. Son V8 4,4 l de 530 ch propulse ce fauve racé de 0 à 100 km/h en 3,7 secondes. Plus vite qu’une Porsche 911  ou un coupé Bentley Continental ! Ajoutez y 4 roues motrices et 4 roues directrices et vous avez la nouvelle terreur du bitume. Sensations garanties au volant, avec une précision de la direction et une tenue de route à toute épreuve. Dans l’ambiance cosy  d’un habitacle tendu de cuir où la high tech s’affiche sur un tableau de bord aux instruments en affichage numérique… lire la suite

OENOTOURISME

                                                                        Mes vins préférés

Quand Marc Lépine a racheté en 1980, château Bizard,  la maison drômoise en ruine de son grand-père à laquelle il était très attaché pour y avoir passé enfant moult  vacances, il n’y avait plus de vignes autour. « J’ai reconstitué petit à petit le vignoble de 20 ha que l’on a replanté à partir de 2000 sur ce terroir à l’appellation AOP Grignan-les- Adhémar reconnue depuis 2010 après avoir été englobé dans les Côtes du Rhône et les Côteaux du Tricastin. Sur ces argiles graveleuses et ces calcaires durs, les rangs de vignes, espacés de 2,50 m pour bénéficier d’un ensoleillement maximum, ont été plantés dans le sens Nord-Sud afin d’être ventilés par le Mistral qui chasse ainsi l’humidité et les risques de gel ou de maladies. »

Et le vignoble a redémarré sous des auspices favorables. La première cuvée en 2004 a décroché une médaille d’or à Paris pour le rosé ! Puis à nouveau l’année suivante pour le rouge Montagne de Raucoule et pour le rosé. Les blancs étonnent aussi par leur fraicheur fruitée.

Montagne de Raucoule, l’exemple de classique vin de la vallée du Rhône bien charpenté avec un bel équilibre aromatique à 50-50 entre Syrah et Grenache noir, le plus vendu, (10 €)

Serre de Courrent 2016, à 70% Syrah, ce vin élevé 15 mois en fûts de chêne dégage une déclinaison d’arômes puissants et harmonieux sur une finale de velours (16 €)

1862, à 100 % avec les meilleurs Syrah du domaine aux arômes foisonnants tout en rondeur, une cuvée emblématique de l’année de la création du vignoble par l’aïeul sur ces terres utilisées jusqu’alors pour la culture du verre à soie. Une sélection limitée de 1500 bouteilles, après un vieillissement de 4 ans dont 18 mois en barriques (35 €)

Contact@chateaubizard.fr

                                                                  Profitez en pour visiter…

 *Le château de Suze la Rousse en haut de son promontoire rocheux au dessus des toits du village. Cette forteresse avec ses grosses tours du Moyen age a été réaménagée à la Renaissance avec une jolie cour d’honneur intérieure. La bâtisse abrite aujourd’hui l’Université du vin.

Le château de Suze-la-Rousse
Le château de Suze-la-Rousse

 

*Rochegude : son château fort, surplombant les vignes face au mont Ventoux, et transformé à la Renaissance, puis restauré au XIX ème par Viollet le duc, est devenu un superbe Relais & Chateaux. Cet hôtel vaut d’autant plus le détour qu’il est dirigé par un passionné de voitures anciennes ! A voir aussi la petite église fortifiée NTD des Aubagnans, reste d’un prieuré du XIIème. Sa chapelle St Denis, est un des plus anciens témoignage de l’art roman de la région.

*L’abbaye médiévale de Bouchet

* Grignan : son château renaissance où se rendait fréquemment chez sa fille madame de Sévigné dont on visite la chambre. La terrasse, avec vue panoramique sur le Ventoux, les dentelles de Montmirail, et les Alpilles, recouvre curieusement l’église St Sauveur accolée en contrebas du château. Une dalle de marbre au pied du maître autel et de son retable y indique l’emplacement de la tombe de Mme de Sévigné décédée à Grignan le 18 avril 1696

Le château de Grignan et sa curieuse terrasse sur l'église St...
Le château de Grignan et sa curieuse terrasse sur l’église St Sauveur.

*Avignon, entourée de ses remparts, et surplombée par le Rocher des Doms et sa cathédrale du XII ème à côté du gigantesque Palais des Papes fortifié du XIV ème, témoin de l’exil provençal de la cour pontificale romaine durant un siècle, le petit palais épiscopal du XV ème, la place de l’Horloge et son beffroi , seul vestige de l’époque gothique, l’extraordinaire musée Calvet et ses toiles de Corot , Manet, Toulouse-Lautrec, Mignard, Daumier, David, Géricault,… dans un hôtel particulier du XVIII ème,

Le Palais des papes à Avignon (C.Rodde)
Le Palais des papes à Avignon (C.Rodde)

 

 

la très pittoresque rue des Teinturiers pave de galets le long de la Sorgue avec ses grandes roues à aubes qui faisaient fonctionner les usines textiles jusqu’ à la fin du XIX ème, le couvent des Célestins et son cloître, les belles façades à l’entrée de la rue du Roi René, le pont Bénézet et sa chapelle, édifié en 8 ans, qui menait à Villeneuve-lès-Avignon, l’ancienne ville des cardinaux, au pied de la tour Philippe le Bel et des tours rondes du fort St André d’où la vue sur Avignon au soleil couchant est fabuleuse.

Le théâtre romain d'Orange
Le théâtre romain d’Orange.

*Orange avec son célèbre theâtre romain, le mieux conservé de tout le monde antique, et son arc de triomphe sur l’ancienne voie Agrippa qui reliait Arles à Lyon.

*Vaison-la-Romaine, plus connue pour son amphitheâtre et ses ruines que les ruelles de sa vieille ville en hauteur, couronnée par un château abandonné, et accessible par un spectaculaire pont romain en pierre à une seule arche au dessus de l’Ouvèze.

La vieille ville de Vaison-la-Romaine et son pont romain
La vieille ville de Vaison-la-Romaine et son pont romain.

*Crestet, au sud de Vaison-la-Romaine, est un des plus typiques villages du Vaucluse avec ses maisons Renaissance escaladant une colline dominée par un château du XII ème avec vue imprenable sur le Ventoux.

Les ruelles du village de Crestet
Les ruelles du village de Crestet

*Séguret, pittoresque village provencal avec son dédale de ruelles accrochées à une colline escarpée d’où l’on peut contempler les dentelles de Montmirail et la plaine du comtat Venaissin.

 

*Le musée de la soie au village médiéval de Taulignan, ancien haut lieu de l’industrie de la soierie au XIX ème

 

*Ferme aux crocodiles à Pierrelatte, unique en Europe avec ses 400 animaux et ses 10 espèces de croco dans une serre paysagée de 9500 m2 et 4000 m2 en plein air

*Distillerie d’huiles essentielles Bleu de Provence à Nyons et sa savonnerie

 

 

                                                                                                                                                                

 

BMW M 850 i , la nouvelle arme fatale

BMW M 850 i, la nouvelle arme fatale

Le constructeur munichois monte en gamme et veut narguer les supercars de luxe. Dans son viseur, Porsche ou Bentley. Avec un coupé superbe d’allure, aux performances stratosphériques. Ca va chauffer !

Trente ans ! C’est le temps qu’il aura fallu pour qu’un nouveau coupé BMW 850 i revoit le jour. Un retour dans le très haut de gamme où BMW va chasser comme naguère sur les terres de Porsche et de Mercedes AMG. Avec encore une fois une arme fatale dans ce combat des chefs qui illustre l’incroyable évolution technique chez un constructeur automobile en 30 ans : le coupé BMW M 850 i de 2019 affiche 530 chevaux contre 300 pour son prédécesseur. Mais avec un moteur plus petit et 4 cylindres en moins ! Pourtant, ce V8 turbo twinscroll de 4,4 l  pulvérise le V 12 de 5 l des années 89-96 avec un 0 à 100 km/h  en 3,7 secondes, mieux qu’une Porsche 911 pourtant plus légère de 400 kg !

BMW M 850 i, la nouvelle arme fatale
Luxe, design, et high tech, la planche de bord est un régal pour les yeux et au toucher.

Ajoutez y 4 roues motrices et 4 roues directrices en X Drive, et voici donc la nouvelle terreur du bitume. Avec une ligne fuselée inclinée vers un arrière fastback aplati et allongé comme un fauve prêt à bondir sur ses flancs arrières proéminents très impressionnants dans le rétroviseur. Mais ce bel effet de style réduit du coup la place disponible à l’arrière : 2 adultes ne peuvent pas tenir alors que la première 850 i était une vraie 4 places. Cette deuxième version se veut donc plus radicale, et elle l’est quand les chevaux parlent. Avec des accélérations délicieusement musicales dans les graves qui vous écrasent au fond du siège et font grimper l’aiguille du compte tours.

BMW M 850 i, la nouvelle arme fatale
Un profil fuselé vers un arrière fastback très allongé avec becquet intégré sur la malle.

Quoique…il n’y a plus d’aiguille sur ce combiné digital beaucoup moins lisible d’un coup d’œil rapide si on ne veut pas trop quitter la route des yeux à pleine vitesse. Vive le progrès ! En revanche, cet écran présente maintenant l’avantage du report simplifié du GPS au centre des deux compteurs, en plus de la dalle tactile centrale, et de l’affichage tête haute.Si la voiture reste scotchée à la route malgré ses 1800 kg, y compris dans les enchainements de virages les plus diaboliques, le réglage de sa suspension, même en position confort, se montre très ferme et ne vous épargne aucune aspérité de la chaussée.

BMW M 850 i, la nouvelle arme fatale
Des flancs arrières musclés très proéminents dans le rétroviseur.

Mais dans la prochaine version de la 850 i en « Gran Coupé » 4 portes, l’amortissement devrait se montrer plus conciliant pour les vertèbres sensibles. Tout en s’affichant sportif, ce coupé M 850 i n’en est pas moins luxueux à l’intérieur par ses matériaux. Pratique par le volume de son coffre de 420 l à ouverture mains libres et extensible avec le repli à 50-50 des dossiers. Et très branché high tech avec ses phares full LED à faisceau variable anti éblouissement éclairant jusqu’à 600 m, son autoradio à

BMW M 850 i, la nouvelle arme fatale
Des places arrières superbes mais inutilisables sauf en rabattant les dossiers pour agrandir le coffre !

commandes gestuelles, toutes les assistances à la conduite permettant à la voiture de garder son cap et de ne pas entrer en collision, le park assist, ou la marche arrière automatique sans les mains, reproduisant à l’envers sur 80 m les précédents mouvements du volant, bluffant ! Sans oublier l’ouverture et le démarrage par son smartphone par vous même ou quelqu’un d’autre disposant du code d’accès. Et encore mieux pour les angoissés de la carrosserie : le contrôle photo du pourtour de la voiture toutes les heures sur son smartphone !

BMW M 850 i, la nouvelle arme fatale
Une poupe à l’aérodynamisme sculptural très travaillé.

 

Cylindrée/Puissance : V8 essence 4,4 l 530 ch/43 cv

6 cyl en ligne diesel de 3L 320 ch/22 cv

Couple maxi : 750 Nm entre 1800 et 4600 trs sur le V8

680 Nm entre 1750 et 2250 trs sur le diesel

0 à 100 km/h : 3,7 sec et 4,9 sec

Vitesse max : 250 km/h

Consommation : 10 à 12 l/100 km en essence, 6 à 7,5 l/100 en diesel

Co2 :  228 g/km en essence et 160 g/km en diesel

Malus : 10 500 €

Prix : de 99 700 € à 124 000 €

LES PLUS : style, puissance, tenue de route, direction précise, finitions luxueuses,

LES MOINS : suspension sèche, places arrières inexistantes, lisibilité du compte tours,

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune

Dans ce haut lieu du vignoble jurassien, ce bolide de 1980 coule des jours tranquilles après une existence mouvementée dans l’histoire de la marque au petit cheval cabré et celle de son boss Enzo Ferrari.

Chateau d’Arlay, Alain de Laguiche

Furieux ! Ce jour-là de 1973, les murs tremblent dans son bureau de Maranello : Enzo Ferrari, bien connu pour son caractère rugueux, jure en tempêtant qu’on ne l’y reprendra pas deux fois. Plus jamais !  C’est la première, et la dernière fois qu’il aura confié la réalisation d’une de ses voitures à un autre designer que son styliste fétiche Sergio Pininfarina. Car on s’est payé sa tête ! L’objet de son courroux s’appelle Nuncio Bertone, l’autre grand carrossier de Turin qui lui avait créé cette Dino GT 4 plutôt bien réussie au demeurant.

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune
Un arrière taillé à la serpe dans le style Bertone des années 70.

Mais quelques mois après son lancement en cette année 1973, stupeur ! Le Commendatore vient de découvrir aujourd’hui que la nouvelle Lamborghini Urraco mise en vente ressemble bougrement à SA Dino …Quoi ! Crime de lèse majesté au seigneur de Maranello :  ce roublard de Bertone lui a en fait « refilé » le dessin du premier prototype de l’Urraco qui avait été retoqué en 1970 par Ferruccio Lamborghini ! Son rival de toujours ! Ce rustre ! Ce fabricant de tracteurs qui, lassé des pannes sur ses Ferrari, avait osé le défier en lançant sa propre marque de voitures de sport en 1963. De ce jour, Enzo Ferrari, bafoué dans son orgueil, n’adressera plus jamais la parole à Bertone.

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune
Une 4 places à la sellerie cuir aussi stylisée que confortable.

Et voilà comment cette Dino GT 4 est la seule qui détone dans la galerie de toutes les Ferrari signées Pininfarina. Et c’est pour cette raison qu’elle figure aujourd’hui dans le garage d’un vigneron jurassien, amusé par l’histoire, et séduit par sa ligne originale qui ne ressemble pas aux autres Ferrari, et pour cause ! Il faut dire qu’Alain de Laguiche, descendant d’une famille où s’est transmis depuis le XIème siècle le plus vieux vignoble de France réputé pour son fameux vin jaune, est aussi un original dans son genre. «Oui, c’est vrai j’ai un faible pour les italiennes, reconnaît il en plaisantant sous le regard entendu de son épouse Anne. Ça a commencé tout jeune par mon admiration pour la Lancia Fulvia 1969 de ma grand-mère. »

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune
Une ligne plongeante vers l’avant au style très épurée grâce à l’absence de phares apparents.

A sa mort, la famille lui légua donc tout naturellement au début des années 90 ce joli coupé qu’il continue de bichonner précieusement. Et cette passion s’est développé avec d’autres autos transalpines, jusqu’à créer en 2002 le plus grand rassemblement d’italiennes en France dans l’enceinte du château d’Arlay, le temps d’une journée, la Giornata en italien. Tel est le nom qu’il a donné à cette concentration en mai de 400 voitures venues de tous les coins de l’Hexagone, Alfa Romeo, Lancia, Abarth, Fiat, et bien sûr Ferrari… dont la sienne depuis 2006 où il a concrétisé son rêve.

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune
Heureusement pour la ligne que les phares télescopiques étaient refermés en plein jour !

« Quand j’ai acheté cette version de 1980, la Dino 308 GT 4 n’intéressait personne car ça n’était pas une « vraie », une Pininfarina. Et du coup, elle ne valait pas plus chère qu’une Mégane Renault neuve ! Bonne pioche. Depuis, sa cote a bien grimpé…Car les collectionneurs ont fini par découvrir les vertus de cette belle auto taillée à la serpe qui succédait à la fameuse première Dino V6 246 GT (1969-1974) . Tout en gardant le même chassis et un moteur en position arrière centrale, Bertone avait réussi le prodige de rajouter deux passagers à l’arrière. D’où son nom de Dino 308 (pour 3 litres V8) GT 4 (pour 4 places).

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune
Interrupteurs, cadrans multiples, curseurs de température, grille des vitesses, bienvenue à bord.

Une auto gentiment joueuse dans le rugissement de ses 255 chevaux qui emmenaient ce vrai karting à 250 km/h après un 0 à 100 km/h en 7 secondes. Un joli score pour l’époque alors qu’aujourd’hui une 208 GTI fait aussi bien… Mais pour le plaisir à bord, la Dino en offre beaucoup plus par sa bande son, son habitacle tapissé se cuir, sa position de conduite, son panorama sur un tableau de bord très stylé sport, sa mythique grille chromé de levier de vitesses, ou sa superbe sellerie aux 4 places. Et si elle fut un peu méprisée dans son histoire, cette Dino 308 GT 4 n’en aura pas moins été vendue à 2826 exemplaires durant son existence de 1973 à 1980.

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune

 

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Ferrari 812 Superfast, et superbellissima Jamais Ferrari n’avait sorti une voiture aussi puissante et rapide avec 800 chevaux sous ce magnifique capot interminable. Elle a a du coffre avec son V12 de 6,5 l. Et cette diva du bitume offre un concert inoubliable avec des envolées lyriques aussi époustouflantes que ses accélérations : un 0 à 200 km/h en seulement 7,9 secondes ! Pour parvenir à de telles performances, dignes de la Formule 1, les sorciers de Maranello ont déployé des trésors d’imagination en mécanique et en aérodynamique. D’où un profil très sculptural pour faciliter les écoulements d’air et plaquer la voiture au sol…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                   Mes vins préférés

 Ici dans les caves du château d’Arlay, le vin vieillit plus longtemps qu’ailleurs dans le Jura, « pour que mes bouteilles de très longue garde, de 50 à 80 ans, expriment au maximum la complexité aromatique de notre terroir exposé plein sud » explique Alain de Laguiche. Le fameux vin jaune ne voit ainsi le jour qu’après 7 ans d’élevage sous voile en barrique sans ouillage, un nectar qui fait office de vitrine du savoir faire Jurassien en France et à l’étranger où le château exporte 46 % de sa production. Le domaine de 25 ha cultivé à 80% en bio garde encore en partie de vieilles vignes à faibles rendement plantées entre 1953 et 1974 . Alain de Laguiche, aux manettes depuis 1990, met un point d’honneur à perpétuer la tradition des vins d’autrefois avec des assemblages dés la vendange et non à partir de vins vinifiés séparément, des élevages en vieux futs, ni collage ni filtration, et des étiquettes inchangées depuis 1917 !

-Vin Jaune 2008, fleuron du domaine, ce « grand cru du Jura » au nez puissant exhale ses aromes de savagnin à la riche palette entre noix séchée, noisette, champignons des bois, truffe sur un délicat bouquet fruité (45 €)

-Vin Blanc Tradition 2012, un assemblage 70% chardonnay qui garde une belle typicité jurassienne procurée par ses 30% de savagnin aux notes de noisettes sur une finale un peu saline (16,50 €)

-Vin Rouge Pinot Noir 2011, élevé en vieux foudres pour assouplir ses tanins, ce rouge légèrement épicé développe des aromes de cassis et de griotte sur une fine trame minérale (14 €)

 

                                                          Profitez en pour visiter…

– Les vestiges de la forteresse médiévale d’Arlay et le château rebâti au XVIII ème sur les caves d’un ancien couvent, avec ses salons et chambres meublés et son originale bibliothèque à la cheminée dissimulée derrière des livres postiches.

Le village de l’Etoile, pittoresque bourgade qui a donné son nom à l’un des plus réputé vin du Jura qui doit son nom aux fossiles en formes d’étoiles trouvés sur son terroir. Joli point de vue du haut de la colline où se trouve le vignoble de Philippe Vandelle qui vaut le détour pour une dégustation.

La bibliothèque du château d’Arlay et sa cheminée camouflée derrière les livres/

La reculée du cirque de Baume, à voir depuis le belvédère de Crançot, juste à côté de l’hôtel-restaurant Le Belvédère à l’excellent menu local à déguster sous les grands arbres de sa terrasse délicieusement ombragée en été. Un autre point de vue complètement différent vaut la peine depuis Granges-sur-Baume où l’on plonge sur l’abbaye en contrebas qui vous invite à y descendre…

Abbaye de Baume-les-Messieurs, fondée au VI ème siècle, on y rentre par un passage vouté, sous l’ancienne hôtellerie et le donjon, qui débouche sur la façade de l’église romane où la nef du XIIème est dallée de pierres tombales. Après l’ancien cloitre qui a conservé sa fontaine centrale, une autre cour donne accès aux anciens logements des chanoines.

La reculée de Baume-les-Messieurs depuis Crançot et l’abbaye dans le fond.

Grottes de Baume, un fantastique voyage dans les tréfonds de la reculée à travers les salles souterraines et leurs forêts de stalactites. A voir aussi à l’extérieur les encorbellements de la cascade des tufs.

Poligny, capitale du gruyère de Comté à l’entrée de la reculée de Vaux, son Hôtel Dieu du XVII ème avec son cloitre, sa pharmacie et ses pots en faïence, sa cuisine voutée et son réfectoire. Autres curiosités : le couvent des Clarisses fondé en 1415, la collégiale St hippolyte du XV ème et ses magnifiques statues bourguignonnes, la Grande-Rue bordée d’hôtels particuliers, l’église romane de Mouthier-Viellard et son retable en albâtre du XV ème

La pompe à balancier des salines de Salins-les bains. (club-Photo-Espace 110-ILLZACH)

Salins-les-Bains, la descente dans les galeries voutées des salines et l’énorme roue hydraulique en bois de la pompe à balancier qui remontait les eaux salées laisse un souvenir inoubliable. A voir aussi, un des plus beaux exemples du gothique bourguignon cistercien du XIII ème, l’église St Anatoile.

Arc-et-Senans, la grandiose saline royale en demi cerce de 235 m de diamètre dessinée au XVIII ème par le grand architecte Ledoux qui avait imaginé une ville circulaire où était exploité les eaux saumâtres de Salins amenées jusque là par des conduites en bois sur une trentaine de kilomètres.

Le village de Château-Chalon au dessus de son célèbre vignoble.

Château-Chalon, ce vieux village pittoresque perché sur un escarpement rocheux au dessus de son fameux vignoble en pente offre un panorama splendide sur la plaine jurassienne.

Le château du Pin, son imposant donjon carré du XV ème domine la campagne environnante.

 –  Arbois, son vin, sa maison de Pasteur, son Hôtel de ville  et ses caves du XVème, le château Pécauld et son musée de la vigne et du vin, sa place de la Liberté aux maisons du XVIII ème à arcades et balcons en fer forgé, sans oublier à 4,5 km d’ici, la reculée des Planches et ses grottes aux chapelets de lacs souterrains et marmites géantes.
Les arcades de la rue du Commerce à Lons-le-Saunier.

Lons-le-Saunier, encore une ville qui doit son nom à l’exploitation jadis de sa saline. Sa rue du Commerce est pleine de charme avec son enfilade d’arcades du XVI ème qui débouche sur la place de la Liberté où la tour de l’Horloge marque l’emplacement des anciennes fortifications de la ville. Le musée dans l’Hôtel de ville vaut le détour pour ses tableaux de Breughel, Courbet ou ses statues de Falconet et Perraud. A voir aussi l’une des plus vieilles églises de Franche Comté, St Désiré du XIème, et  l’amusant musée de la Vache qui rit, Lons étant la ville natale du célèbre bovidé hilarant.

Montaigu, c’est dans ce joli vieux village perché sur un éperon rocheux au dessus de Lons que l’auteur de la Marseillaise, Rouget de l’Isle vécut sa jeunesse.  Alors que Lons-le-Saunier le revendique aussi, car sa mère y accoucha en descendant au marché de la ville !

L’Hôtel-Dieu et l’église Notre-Dame à Dole.

Dole, capitale de la Franche-Comté pendant des siècles, la ville resplendit de son histoire par ses monuments dans ses ruelles étroites et tortueuses bordées de jolies maisons à tourelles du XVème- XVIIIème aux cours intérieures avec escaliers couverts en bois ou en pierre. L’église Notre-Dame du XVI ème et son clocher carré de 75 m était le phare de la cité où un guetteur signalait jadis les incendies au porte voix. L’ancien Hôtel-Dieu Renaissance et sa splendide cour en galeries à colonnades, les collèges, les couvents et les hôtels particuliers aux cours à balustrades jalonnent la cité qui domine l’ancien quartier des tanneurs le long d’un canal. On peut y visiter la maison natale de Pasteur où son père, limogé de l’armée impériale après la chute de Napoléon, avait repris ce métier.

La ligne des Hirondelles, nom du train en partance de Dole au parcours pittoresque en forêts et montagnes qui emprunte sur 123 km 36 tunnels (dont certains au tracé en en fer à cheval !) et 18 gigantesques viaducs en courbes débouchant au dessus de Morez pour une impressionnante descente jusqu’à la gare de Saint Claude. Vues imprenables garanties. A voir, la cathédrale fortifiée et ses splendides stalles en bois sculpté.

Ferrari 812 Superfast, et super bellissima

Ferrari 812 Superfast et super bellissima

Dans le toujours  plus rapide, les sorciers de Maranello ont encore frappé fort ! Cette époustouflante GT de tous les jours a des performances de Formule 1 avec son V12. La seule au monde dans le genre !

C’est la plus puissante de toutes les Ferrari jamais produites : 800 chevaux ! Et rien que sur les roues arrières, aux pneus de 31,5 cm de large pour tenir le choc…La 812 Superfast qui mérite bien son nom de Super rapide, est une extrapolation de la précédente F12 qui était déjà délicate à tenir sur la route avec ses 740 chevaux très remuants. De quoi redouter le pire donc sur la Superfast avec les 60 chevaux supplémentaires sortis de son V12 de 6,5 l …Et pourtant non. Si la F12 se pilotait avec une attention de tous les instants pour la garder en ligne, la Superfast, elle, se conduit facilement malgré la brutalité de ses accélérations avec un 0 à 100 km/h en 2,9 secondes !

Ferrari 812 Superfast et super bellissima
Sa calandre béante refroidit le moteur et des volets latéraux s’actionnent selon le sens des virages.

Seulement 3 petits dixièmes de seconde de plus que la monstrueuse Bugatti Chiron de 1500 ch ! Son secret : 4 roues directrices et une direction à assistance électrique ultra précise qui corrigent en douceur sa trajectoire. Un régal où l’on peut apprécier plus détendu la vivacité et l’agilité de cette 812 Superfast qui est bien plus qu’un restylage de la F12. Tout a changé, sauf les poignées de portes ! Sa carrosserie a été très travaillé avec multiples entrées-sorties d’air et flancs creusés pour accentuer son aérodynamisme. Elle y perd en finesse par rapport à la F12 à la ligne plus lisse, pour y gagner en efficacité et en plaisir.

Ferrari 812 Superfast et super bellissima
Les sorties d’air au dessus de l’aileron renforcent les 210 kg d’appui, et en bas réduisent les remous.

Sous le splendide capot longiligne, le V12 passé de 6,2 l à 6,5 l a vu son système d’admission et de combustion optimisé pour augmenter la quantité d’air maximale aspiré par le moteur, et donc sa puissance : 800 ch à 8500 tr/min, soit 123 ch au litre, un chiffre jamais atteint pour un moteur monté à l’avant dans une voiture de série. Grâce à l’utilisation pour la toute première fois d’une injection directe à très haute pression de 350 bars sur un moteur à allumage commandé, et d’un système de contrôle pour les admissions à géométrie variable.  Développé sur les moteurs de F1 à aspiration naturelle, il permet d’excellentes reprises même à bas régime où 80 % du phénoménal couple de 718 Nm est disponible à 3500 tr/min .

Ferrari 812 Superfast et super bellissima
Un V12 6,5 l de 800 ch transformé en chef d’oeuvre mécanique.

Pour les puristes du V12 atmo, pas besoin de turbo ! Et pour se donner bonne conscience, cette Ferrari se veut aussi écologique :  le système d’injection à haute pression améliore également la nébulisation du carburant injecté, et donc sa combustion, réduisant ainsi considérablement les rejets de particules. La géométrie du système d’échappement a aussi évolué pour augmenter et équilibrer le son provenant du compartiment du moteur et des tuyaux d’échappement, avec un collecteur 6-en-1. Résultat final : en appuyant sur le gros bouton rouge au volant ENGINE START,  la puissance du moteur se fait entendre par l’éclatement d’un grondement de tonnerre rauque.

Ferrari 812 Superfast et super bellissima
Sculptée pour la plaquer au sol avec des entrées et des sortie d’air à l’avant, l’arrière et sur les flancs.

Un concert à vous hérisser le poil quand la diva grimpe dans des hurlements stridents si on sollicite sa pédale d’accélérateur. La nouvelle 812 Superfast est équipée de la transmission à double embrayage de Ferrari en Formule 1 qui a bénéficié d’améliorations : les rapports de vitesse ont été raccourcis d’une moyenne de 6% afin d’exploiter au maximum les régimes plus élevés à 8900 trs/min. Et les temps de passage éclairs des 7 rapports sans à coups ont été réduits de 30% pour permettre aux occupants de sentir instantanément la réponse puissante de la voiture à l’accélérateur. Enfin, pour les pilotes au pied lourd, le système EPS de direction assistée électrique inclut le Ferrari Peak Performance.

Ferrari 812 Superfast et super bellissima
Un habitacle sport et cossu à la fois avec ses cuirs bicolores.

Avec ce FPP, le conducteur est averti à l’avance lorsque la voiture approche de sa limite d’adhérence, et peut garder sans risque une vitesse en virage la plus élevée possible. Mais si elle roule plus vite, la 812 Superfast freine aussi plus vite avec une performance en décélération à 100 km/h améliorée de 5,8 % par rapport à la F12. Pour mieux fendre l’air, les ingénieurs de Ferrari ont sculpté une auto la plus aérodynamique possible tout en accentuant les forces d’appuis (210 kg à 200 km/h) qui influent sur sa stabilité sans augmenter la traînée à l’impact négatif sur la consommation de carburant et la vitesse maximale.

Ferrari 812 Superfast et super bellissima
L’air entre au bord des phares et ressort par les fentes devant le parebrise pour accentuer les appuis .

Une gageure obtenue par des systèmes de volets à ouverture mobile selon la vitesse à l’avant et à l’arrière dans les diffuseurs, et de multiples prises d’air sur le capot et les flancs qui canalisent les écoulements sur la carrosserie et dans des conduits internes débouchant sur l’aileron arrière pour augmenter les appuis. L’habitacle a aussi changé pour adopter un look sportif moins cossu que sur la F12, avec une planche de bord horizontale à l’élégante garniture centrale en cuir surpiqué bicolore avec une fente d’aération grillagée entre les deux aérateurs très sculpturaux. Le tableau de bord a gagné en visibilité avec ses affichages à la carte, et un maniement de l’ordinateur de bord plus ergonomique.

Ferrari 812 Superfast et super bellissima
Un classique : poste de conduite typé Formule 1 avec palettes et commandes regroupées sur le volant.

Quant au volant il reste, lui, dans la tradition course Ferrari avec sa manette rouge de réglage et ses commandes sous les doigts permettant de ne pas le lâcher à vitesse élevée. Confortablement installé dans les sièges en cuir très ergonomiques, la magie Ferrari a vite fait de vous transporter dans un autre monde où tous les repères de vitesse sont complètement décalés par rapport aux voitures « normales ». Vous croyez rouler à 130 km/h ? Erreur : vous êtes déjà à 200 ! Et que les acheteurs hésitants face au tarif plutôt élevé à près de 300 000 euros soient rassurés. Dans ce prix, Ferrari « offre » avec la voiture 7 ans d’entretien « gratuit ». De quoi faire passer la pilule !

Cylindrée : 6,5 l V12

Puissance : 800 ch/ 81 cv

Couple maxi : 718 Nm à 7000 tr/min

0 à 100 km/h : 2,9 sec

0 à 200 km/h : 7,9 sec

Vitesse max : 340 km/h

Poids : 1630 kg

Consommation : de 15 à 18 l /100 km

Réservoir : 92 l

Coffre : 320 l

Co2 : 340 g/km

Malus : 10 500 €

Prix de base : 296 000 € (sans les options !)

LES PLUS : style, tenue de route, accélérations, finitions

LES MOINS : pas d’affichage tête haute, prix des options,