L’ incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon

Besserat de Bellefon/Fabien henry

Dans ses caves à Epernay, Besserat de Bellefon conserve un trésor caché en plus de sa fameuse Cuvée des moines aux fines bulles : une Peugeot 604 STI de presque 40 ans qui n’a quasiment jamais servi !

Son slogan « Giscard à la barre » l’avait porté à l’Elysée en 1974 .  Et dans ce vent de jeunesse qui soufflait, avant Macron, sur la France, le nouveau président la jouait aussi « Giscard au volant » ! Préférant conduire que de se faire conduire par un chauffeur à casquette de la République. Mais pour bien tourner la page du gaullisme et du pompidolisme, le jeune VGE de 48 ans allait remiser les vieilles Citroën présidentielles au garage. Et choisir un symbole de modernité, la nouvelle berline haut de gamme qui venait de sortir en France : la Peugeot 604 !

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon
Une jolie création de Paul Bracq passé chez Peugeot après avoir dessiné la Mercedes Pagode.

La mode était lancée. Et il était de bon ton pour les P-DG de s’afficher aussi à bord de cette voiture de prestige qui devait sa sobre élégance au coup de crayon du designer italien Sergio Pininfarina, le « couturier » des Ferrari et des fameux cabriolets Peugeot. Spacieuse, luxueuse et confortable avec ses sièges boudinés en cuir, la Peugeot 604 était pourvue de tout ce qui se faisait de mieux à l’époque : 4 freins à disques, suspension avant Mac Pherson et à bras tirés à l’arrière, amortisseurs télescopiques, 4 vitres électriques, toit ouvrant, verrouillage centralisé, et une originalité : deux essuie glace, mais  au centre et parallèles. Quand un balai est passé, le deuxième arrive derrière pour éliminer les gouttes récalcitrantes !

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon
Calandre phares et essuies glace double visaient l’efficacité pour cette grande routière.

De 1975 à 1985 cette auto élitiste ne sera achetée qu’à 153 252 exemplaires. Et pourtant, ce haut de gamme 604 avait aussi été conçu pour relancer les exportations de Peugeot aux Etats-Unis (il s’en vendra 612 !). Et sous le capot devait donc se loger un V8, histoire de faire jeu égal avec les voitures américaines. Mais avec le deuxième choc pétrolier de 1973 après la guerre du Kippour où le prix du baril flambait à nouveau, le V8 conçu en commun entre Peugeot Renault et Volvo, d’où son nom de PRV, allait perdre 2 cylindres pour consommer moins à la sortie de la 604 ! Et ce V8 tronqué en V6 de 2,6 l à 2 carburateurs de 136 ch souffrira toujours d’un manque de souplesse à bas régime.  Ce handicap sera partiellement comblé en 1978 par la sortie de la Peugeot 604  STI avec un i comme injection qui augmentera la puissance à 144 ch  et 185 km/h en vitesse max.

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon
Un salon roulant tout en cuir aussi confortable à l’avant qu’à l’arrière;

En Champagne à Epernay, c’est ce modèle que va choisir en 1979 le « roi de la bulle », Gaston Burtin patron fondateur de la maison Marne et Champagne qui a fait fortune dans les années 60-80 avec les enseignes d’hypermarchés alors en plein boom en leur fournissant  du champagne à marques distributeurs : Veuve Emille pour Auchan, Delacoste pour Leclerc, Veuve Pasquier pour Carrefour…Avec plus de 10 millions de bouteilles par an, Gaston Burtin était devenu le N° 2 du champagne derrière Moët et Chandon. Sans héritier, il confia les clés de la maison en 1991 à sa nièce, hotesse de l’air Laurence Morrat, et son mari, kynésithérapeute. Ces néophytes  se lancèrent alors  dans une frénésie de rachats, Besserat de Bellefon, puis Lanson, et finirent par mettre la belle entreprise du vieux tonton de 90 ans sur la paille.

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon
4,72 m de long dans un style au classicisme épuré due au designer italien Sergio Pininfarina.

Le tout fut alors repris en 2006 par le groupe BCC de Bruno Paillard et Philippe Baijot qui y a établi le siège de la marque Besserat de Bellefon, réputée pour la finesse de ses bulles  dans sa fameuse Cuvée des moines. Et novatrice par ses expériences dans la culture bio pour la préservation des sols épuisés par les herbicides et les fertilisants. « Une question de survie pour l’avenir du terroir champenois » à entendre le directeur de Besserat de Bellefon, Fabien Henry qui n’est pas pour rien biologiste de formation. Mais le plus extraordinaire dans cette histoire, où Gaston Burtin a quitté ce monde en 1995, est que 40 ans plus tard sa Peugeot 604, elle, est toujours là dans le garage avec seulement 41 000 km au compteur !

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon
Très spacieuses, les places arrières rivalisaient en confort avec les Mercedes de l’époque.

« Il faut dire qu’il ne s’en servait que pour aller de son bureau à son domicile à quelques rues de là. La voiture connaissait le trajet ! » sourit un connaisseur. Après quelques travaux de restauration et de remise en route,  la « 604 de Gaston » a retrouvé une nouvelle jeunesse. Et par fidélité à sa mémoire, son emplacement de parking dans la cour est toujours indiqué par une plaque à son nom ! Car la voiture est encore de sortie pour les soirées prestige de Besserat de Bellefon. « On l’utilise pour transporter les clients VIP qui sont surpris par son état quasi neuf, raconte Fabien Henry. Et quand on leur dit que c’était la même que celle de Giscard, nos invités Américains nous demandent perplexes : « What, Giscard ?”

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon

 

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI
La nouvelle 508 coupé

Peugeot 508 : la chasse aux allemandes est ouverte

Révolution chez Peugeot : la nouvelle 508 perd 6 cm en hauteur pour se donner un look de coupé avec 4 portes sans montant autour des vitres comme la Mercedes CLS pionnière du genre. Mais avec un plus : un hayon qui facilite grandement l’accès au coffre de la 508 capable de se transformer en break avec une capacité de 1537 l. A l’intérieur, adieu classicisme : place au I-cockpit avec tableau de bord digital au niveau du parebrise au dessus d’un petit volant sport et les fameuses touches piano comme sur la 3008…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                   Mon champagne préféré

Cuvée des Moines Brut

La particularité de la marque est de ne pas pratiquer la fermentation malolactique pour sortir des vins de longue garde qui conservent ainsi toute leur fraicheur aromatique. Mais cette cuvée brut est devenue le best seller de la marque créée en 1843 depuis que Victor Besserat décida en 1930 de confectionner un champagne onctueux moins agressif en bulles afin de pouvoir accompagner tout un repas, à la demande du directeur du grand restaurant « la Samaritaine de luxe » à Paris. Sa technique utilisait moins de liqueur sucrée de tirage, d’où une pression moindre en gaz dans la bouteille qui donne ainsi des bulles 30 % plus fines et favorise le développement en cave d’une mousse légère et crémeuse. Un champagne à la sensation typée qui ne prend pas la tête ! (33 €

 

                                                                  PROFITEZ EN POUR VISITER…

REIMS

*La cathédrale, célèbre chef d’oeuvre de l’art gothique depuis 1211, où furent couronnés 25 rois de France après le baptême de Clovis en 498. La plus longue de toutes avec ses 149 m, elle a été miraculeusement rescapée après les destructions des bombardements de 14. Le fameux « Ange au sourire », statue emblématique du porche, peut en effet afficher son soulagement !

La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)
La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)

*Les caves à champagne dans les anciennes carrières de craie, Pommery, Veuve Cliquot et son dédale de 20 km de galeries, Taittinger sous l’ancienne abbaye Ste Nicaise, et celles de Lanson  dont les galeries voutées servirent de logements pendant les bombardements de la guerre de 14, et même de chapelle avec un vestige qui subsiste aujourd’hui, une statue de la Vierge toujours accrochée sur la paroi.

*Le festival de façades Art déco, symboles de la reconstruction de la ville détruite à 80 % pendant la guerre de 14

*L’Hotel musée Le Vergeur XIII éme et Renaissance construit par un riche marchand grainetier

Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)
Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)

*L’abbaye St Remi, du nom de l’évêque qui baptisa Clovis, ses parties romanes, XVII ème et son grand cloître

*L’impressionnante porte gallo-romaine de Mars du temps où Reims s’appelait Durocortorum et dépassait en importance Lutèce qui deviendra Paris

*Le palais épiscopal du Tau et sa grande salle à voûte de bois en carène de navire renversée où se tenait le festin des rois après leur sacre. Le palais abrite aujourd’hui un musée sur la cathédrale où l’on réalise, en les voyant, que les statues d’origine sur sa façade mesuraient près de 5 mètres de hauteur !

20170307_151846
Le palais épiscopal du Tau

*Hôtel Jean-Baptiste de La Salle édifié à partir de 1545. Belle cour Renaissance avec avec une tour à escalier à vis ajouré

*La demeure XIIIème des comtes de Champagne

*La villa Demoiselle, splendide témoin de l’Art Nouveau construit entre 1904 et 1908 sur la butte Ste Nicaise par Louis Majorelle pour le directeur des Caves Pommery

La villa Demoiselle au style Art nouveau (photo Cecil Mathieu)

*Le musée des Beaux-arts, un des plus beaux de province avec ses collections de tableaux et de sculptures du XVI ème au XX ème : Le Nain, Boucher, Corot, Monet, Pissaro, Renoir, Gauguin, Maillo, Marquet, Foujita, Rouault, Manessier,…

*Le phare de Verzenay, un vrai phare au milieu d’une mer de vignes construit en 1909 par le négociant en champagne Joseph Goulet pour faire la promotion de sa maison. Le rez de chaussée faisait guingette, et en 1940 les Anglais placèrent sur le phare une batterie anti-aérienne. Après restauration  en 1999 le Musée de la Vigne y a ouvert ses portes.

*Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton de 19,85 m de haut et  seulement 7 cm d’épaisseur construite en 1927.

Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton (Photo Carmen Moya)
L’étonnante voute en béton armé des Halles du Boulingrin  (Photo Carmen Moya)

*Le fort de la Pompelle . Symbole de la résistance rémoise pendant la deuxième guerre mondiale, il fut le seul de la région à rester aux mains des Français jusqu’en 1918 au prix de 12 000 morts. Aménagé en musée des tranchées  on y trouve une étonnante (et unique!) collection de 500 couvre chefs de l’armée allemande.

*La bibliothèque Carnegie, chef d’oeuvre de l’Art Déco avec son entrée en mosaïque et son gigantesque lustre suspendu en vitrail.

*Le musée automobile de Reims-Champagne, 230 autos et motos de 1908 à nos jours, un festival de Delahaye, Delage, Panhard, et de voitures à pédales ! (84 Avue Georges Clemenceau/ 03 26 82 83 84/musee-automobile-reims-champagne.com)

Le musée automobile de Reims

EPERNAY et alentours

*Flanez le long des 1500 m de l’avenue de Champagne pour admirer tous les hôtels particuliers où se sont installées les grandes marques champenoises au dessus de leurs 110 km de caves. « The most drinkable avenue of the world » comme l’avait surnommé Churchill qui était un connaisseur !

*La tour de Castellane, construite entre 1903 et 1905 comme emblème publicitaire de la marque de champagne. Gravir ses 237 marches vaut la peine pour contempler du haut de ses 65 m la ville d’Epernay et la vallée de la Marne. A voir aussi son musée sur l’élaboration du champagne.

tour de castellane - copie*Le château Perrier, construit au XIX ème dans le style Louis XIII pour Charles Perrier propriétaire de la marque de champagne Perrier-Jouet. En 1940 il abrita le QG des armées britanniques, puis allemandes de 1942 à 1944. Après la libération de la ville par Patton, les Américains s’y établirent à leur tour !

*Le théâtre  Gabrielle Dorziat, du nom d’une comédienne née à Epernay. Inauguré en 1902, il est un des rares théâtre à l’italienne dont la machinerie est encore dans son état d’origine. Mais on n’est pas au coeur du champagne pour rien : les nudités allégoriques des peintures du plafond du foyer chantent l’amour au milieu de guirlandes de raisins. Et sur la façade une sculpture évoque la vigne inspirant l’art théâtral !

Le château Perrier construit au XIX ème pour le paropriétaire de la marque de champagne du même nom.
Le château Perrier construit  pour le propriétaire de la marque de champagne du même nom.

*L’abbaye de Hautvillers, fondée en 650, et célèbre par son moine Dom Pérignon (1639-1715) pour ses trouvailles novatrices dans l’élaboration du champagne par assemblage de crus différents.

*Le château de La Marquetterie à Pierry. Ce pur joyau Louis XV a été construit en 1734 par un neveu du grand architecte Gabriel.  Pendant la Grande guerre, le maréchal Foch en fit son quartier général. Et son énorme Renault à 6 roues, avec laquelle il sillonnait les champs de bataille, y est d’ailleurs exposée. Tombé sous le charme du château alors qu’il y était en service à l’état major en 1915, Pierre Taittinger le racheta en 1932.

La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre
La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre exposée au château de La Marquetterie à Pierry.

*L’abbatiale St Pierre d’Orbais . Avec son architecture monumentale et sa flèche gothique qui se voit de loin, elle a été élevée au XII ème par Jean d’Orbais. Celui-ci en aurait fait le prototype de la cathédrale de Reims dont il sera le premier maitre d’oeuvre.

*Le mémorial de Dormans, sa grande tour et son ossuaire rassemblent les restes de 1500 soldats de toutes nationalités (dont seuls 11 furent identifiés) qui furent tués pendant les combats sur le front de la Marne.

L'abbatiale St pierre d'orbais
L’abbatiale St Pierre d’Orbais

                                                                                                                                                            PUBLICITE

                            POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

 

Situé au cœur du vignoble de la Montagne de Reims, l’hôtel-restaurant « Le Château de Rilly » vous accueille dans une ancienne demeure de la fin du XVIII ème siècle entièrement rénovée.
L’établissement comprend 15 chambres climatisées, trois salles de restaurant, un bar, un espace détente avec jacuzzi et deux cabines de sauna (possibilité de réserver des soins du corps).
Un parking privé situé à l’arrière du Château est réservée à notre clientèle sans frais supplémentaire.
L’ensemble de l’établissement est placé sous vidéo-surveillance.

Le Château de Rilly
38 Rue de Reims
51500 RILLY LA MONTAGNE
03.26.07.53.21
lechateauderilly@gmail.com

 

Peugeot 508 : la chasse aux allemandes est ouverte

Peugeot 508 : la chasse aux allemandes est ouverte

Révolution culturelle chez Peugeot : la nouvelle 508 au profil rabaissé se transforme en coupé 4 portes, pratique avec son hayon. Et ne cache pas avoir pris le meilleur de l’Audi A5 Sportback. Belle référence !

La nouvelle Peugeot 508 aura -t-elle un avenir présidentiel ? A l’instar de la 604 devenue sous le règne de Giscard à l’Elysée la voiture officielle. Pas sûr…Lui même rentrerait peut être moins facilement dedans. Et que dire si cette nouvelle Peugeot devait transporter en invité officiel la reine d’Angleterre avec ses fameux chapeaux vert ou jaune qui risqueraient de se faire aplatir ! Telle est la rançon de la nouvelle silhouette profilée vers l’arrière de cette 508 moins haute de 6 cm que la précédente, et typée « coupé » avec ses 4 portières sans encadrement pour les vitres comme la première du genre, la Mercedes CLS. Mais l’allemande est encore plus radicale avec un vitrage davantage réduit.

Peugeot 508 : la chasse aux allemandes est ouverte
Une berline au 3/4 arrière dynamique avec un hayon qui facilite grandement l’accès du coffre.

La grande berline de Peugeot se dévergonde en abandonnant sa traditionnelle allure austère et prend le chemin inverse de sa rivale la Renault Talisman qui a adopté au contraire un look classique très statutaire avec force chromes. C’est donc une révolution qui vient d’éclater : la 508 officielle des ministères et des PDG s’est muée en sportive ramassée sur ses beaux flancs arrières galbés très suggestifs de sa puissance musculaire. Si elle a perdu 8 cm en longueur (mais gagné 3 cm en largeur) les passagers arrières n’en souffrent pas aux genoux.

Peugeot 508 : la chasse aux allemandes est ouverte
La 508 a perdu 8 cm en longueur mais pas au détriment des places arrières.

Et ils ont en plus l’avantage de pouvoir suivre la route des yeux en étant assis un peu surélevés par rapport aux sièges avant ( testé sans me cogner la tête au plafond malgré mon 1,84 m !). Un rehaussement du en fait au logement prévu sous la banquette pour les batteries de la prochaine 508 hybride.  Si le coffre de 487l a perdu 28 l de capacité, il a gagné en revanche une accessibilité record avec un hayon sur toute sa longueur (comme sur l’Audi A5 Sportback) que peut lui envier la Talisman au coffre plus grand (608 l), mais difficilement utilisable jusqu’au fond et en hauteur avec sa malle-trappe verticale. Et quand les dossiers sont rabattus, la 508 coupé se transforme en un gigantesque break de 1557 l de capacité, plus que sur l’Audi ou la BMW Série 4 Grand coupé (1300-1330l).

Peugeot 508 : la chasse aux allemandes est ouverte
Grâce à son hayon, le coupé 508 se transforme en break jusqu’à 1557 l de capacité.

L’autre révolution 508 saute aux yeux en se mettant au volant. Adieu classicisme.  Place au I-cockpit initialisé sur les 208 : petit volant sport et tableau de bord en hauteur au niveau du parebrise avec, c’est nouveau,  report entre les deux compteurs du parcours GPS qui figure aussi sur l’écran-tablette au centre de la planche de bord audacieuse par son design moderne. Comme sur la 3008 on y retrouve le principe des élégantes touches piano permettant des raccourcis radio, clim, téléphone, navigation… qui évitent, pour la même manœuvre, les parcours en 2 ou 3 étapes sur l’écran central durant lesquelles on quitte la route des yeux.

Peugeot 508
Une planche de bord stylisée high tech avec le I-cockpit et des inserts bois coloré.

Un retour au bon sens ou la mode high tech de la suppression des boutons pour le tout écran s’est révélée accidentogène. Agréable à l’œil, cette planche de bord l’est aussi au toucher. Les matériaux sont nobles, cuir, bois (mais coloré, dommage), surpiqures sur un revêtement moussé… La finition globale de l’intérieur de la 508 coupé est digne d’une allemande avec des petits détails de qualité perçue qui vont se nicher là où on ne s’y attend pas. Plonger votre main dans le vide poche des portières, et là, au lieu de toucher le fond plastifié, le moelleux d’une petite moquette vous accueille.

Peugeot 508 : la chasse aux allemandes est ouverte
Peugeot maintient des commandes manuelles et des raccourcis avec ses touches piano.

C’est aussi un des éléments utilisés pour insonoriser et réduire au maximum les vibrations à l’intérieur de la voiture, entre les vitres plus épaisses, les techniques de soudage-collage de la caisse, les trains roulants sur silent bloc caoutchouc,…Tout cela contribue à cette impression de confort que dégage la 508 avec ses sièges moelleux, sa suspension pilotée qui absorbe en douceur les mauvaises routes, et enchaine les courbes serrées en virant bien à plat sans roulis ni tangage. Un vrai toucher de route de Peugeot, à ne pas pas gâcher avec des grandes jantes de 19 ou 18 pouces  réduisant d’autant la hauteur des pneus et leur effet coussin d’air.

Peugeot 508 : la chasse aux allemandes est ouverte
Le tableau de bord digital affiche une configuration classique qui peut varier…
Peugeot 508 :le tableau de bord
…avec une version incluant le report du  GPS  entre les deux compteurs.

Reste la délicate question du choix de la motorisation avec la boite automatique 8 vitesses. En diesel 2 litres, mieux vaut opter pour la 160 ch plus souple, et à la sonorité plus moelleuse que la 180 ch au son rauque. Idem en essence : le 1600 cm 3 turbo  180 ch (issu de l’ancienne coopération avec BMW) est plus agréable, à l’oreille, et par sa conduite coulée, que la version 225 ch où l’on sent un moteur poussé. Quant au diesel 1500 cm3 130 ch, intéressant fiscalement, il peut se montrer juste en reprise à pleine charge avec 5 passagers pour cette auto de 1420 kg. Sur cette nouvelle 508, Peugeot monte encore d’un cran dans les aides à la conduite.

Peugeot 508 : la chasse aux allemandes est ouverte
Un profil aérodynamique pour cette berline avec une haute ceinture de caisse.

Avec la détection nocturne par caméra infrarouge d’animaux ou de piétons jusqu’à 200m qui apparaissent en alerte à l’écran du tableau de bord. Sans oublier, bien sûr, la classique détection anti-collision véhicule-piéton, le freinage d’urgence, l’anti franchissement de lignes, la conduite semi autonome dans les embouteillages avec réglage de la distance de sécurité, la reconnaissance des panneaux avec action sur le régulateur adaptatif, le park assist…Au final, dans sa version GT la 508 en offre plus que beaucoup de berlines haut de gamme pour moins cher. Et le saut qualitatif réalisé par Peugeot fait enfin de cette voiture une réelle alternative au règne sans partage des belles allemandes.

Cylindrée : 4 cyl 1600 cm3 turbo essence

Puissance : 180 ch/10 CV

Couple maxi : 250 Nm à 1750 tr (300/1900 sur la 225 ch essence)

0 à 100 km/h : 7,9 sec (7,3 pour la 225 ch)

Vitesse max : 230 km/h (250 en 225 ch)

Consommation moyenne réelle : de 6,5 l à 9,3l/100 km

CO2 : 124 g/km

Malus : 73 € (353 € en 225 ch)

Prix : de 34 600 € à 40 000 € (46 000 € à 48 750 € en 225 ch)

LES PLUS : style, finition, hayon ouvrable au pied, confort, suspension, tenue de route, insonorisation, roue de secours, diamètre de braquage réduit de 1,50 m par rapport à la précédente

LES MOINS : accélérations linéaires, bruit sourd du moteur sur les 225 ch essence et 180 ch diesel, manque de couple à bas régime sur le diesel,

 

 

 

 

Une Mercedes franco-allemande à Margaux

Une Mercedes franco-allemande à Margaux

Le propriétaire de ce domaine réputé de Margaux adore les voitures allemandes des années 60-70 en avance sur leur temps. Et en particulier cette Mercedes 300 SEL dessinée par un styliste français.

Chateau Siran / Edouard Miailhe

Chez lui ça n’est pas du snobisme, mais un réel plaisir d’être au volant : Edouard Miailhe adore rouler tous les jours dans sa superbe Mercedes. Néanmoins,  détrompez vous, il ne s’agit pas de la dernière énorme Classe S bourrée d’aides électroniques à la conduite. Non, plutôt d’une antiquité. Une vieille 300 SEL de 1970 encore vaillante pour ses artères où coule du super 98 pour alimenter un V8 injection de 3,5 l qui  peut dégager 200 chevaux. Fauché, le propriétaire de Château Siran ? Obligé de faire durer ses voitures jusqu’à l’épuisement ? Vous n’y êtes pas. Il dispose aussi d’un Range Rover récent pour se déplacer.  Edouard Miailhe est en fait un esthète mâtiné d’un nostalgique.

Une Mercedes franco-allemande à Margaux
Une calandre imposante par son style, ses blocs phares, et ses chromes rutilants.

Tout jeune, il a baigné dans le bonheur de vivre au milieu des vignes familiales de Château Siran, et à bord de voitures de rêve. “Celles de mon grand-père passionné de belles américaines, dont une Cadillac que l’on a précieusement conservée, et celles de mon père qui adorait les Mercedes.” Etonnez vous qu’en 2007 le sort l’ait désigné au sein de la famille pour reprendre à la cinquième génération ce Margaux réputé. Et qu’il soit toujours amoureux de superbes autos. Mais les siennes, maintenant. Comme cette Mercedes achetée d’occasion en 1997 à une époque où, avec les limitations de vitesse, ce « paquebot des autoroutes » qui avalait tranquillement du bitume durant des heures à 200 km/h n’intéressait plus grand monde.

Une Mercedes franco-allemande à Margaux
L’ intérieur cossu fait très années 70 avec boiseries, cuir-velours bleus, et filets vide poche.

D’autant qu’ après 27 ans d’existence, ce genre de vieille dame perd toujours son attirance face aux nouveaux modèles. Sauf chez Edouard Miailhe  “Quand j’étais môme,  mon père avait une 280 SEL 6 cylindres qui m’impressionnait déjà beaucoup par sa ligne, sa grande surface vitrée, son confort et son habitabilité pour nous à l’arrière. J’ai donc retrouvé la même que lui, mais propulsée par un V8 encore plus puissant ! J’aime les autos allemandes des années 60-70 car elles étaient techniquement en avance, avec l’injection, le freinage ABS, la fermeture centralisée des portières. L’élégance de sa carrosserie tenait aussi à un petit détail qui m’amuse beaucoup. Aucune trappe à essence ne dénature le galbe des ailes arrières : elle est cachée derrière la plaque d’immatriculation basculante ! De plus , la fiabilité de ces Mercedes, et leur finitions luxueuses étaient  très au dessus de ce qui se faisait à l’époque.»Effectivement, quand on s’installe au volant, ce côté cossu germanique très sobre des seventies saute aux yeux.

Une Mercedes franco-allemande à Margaux
Un tableau de bord sobre, efficace et esthétique avec son anneau de klaxon chromé sur le volant.

Deux gros cadrans sur une planche de bord bois et cuir bleu, énorme volant avec le klaxon en anneau inox, sièges en velours bleu à rayures, à la fois confortables tout en étant fermes : à l’époque les Mercedes avaient des rembourrages non pas en mousse  mais en crin ! Et le ronronnement du V8 aux accélérations discrètes vous emmenait d’un trait sans fatigue sur l’autoroute du sud de Paris à Marseille qui venait de s’achever. D’autant que sa suspension hydropneumatique à compresseur avec correction d’assiette en dirigeant l’air vers l’avant ou l’arrière,  rivalisait avec celle de la DS et des Rolls qui avaient adopté le brevet Citroën. Cette 300 SEL faisait donc partie des reines des autobahn au long cours. « Mon rêve, confie Edouard Miailhe, serait de dénicher la même dans sa version 450 SEL au V8  6,9 l de 286 ch, celle avec laquelle Lelouch avait réalisé son film de la traversée de Paris à 225 km/h jusqu’en haut de Montmartre au petit matin ! »

Boris Bracq devant sa « clinique » où la 300 SEL d’Edouard Miailhe s’est refait une santé.

Un bolide qui grattait même les Porsche 911 !  Si bien que la 450 SEL était la voiture de prédilection des pilotes de Formule 1 en dehors des circuits. Mais si cette Mercedes reste aujourd’hui un grand classique par sa ligne à la fois sobre et élégante, elle le doit sans doute au fait qu’elle est aussi française par le génie de son dessinateur, le designer Paul Bracq ! Durant ses dix années au bureau de style Mercedes entre 1957 et 1967, ce Français prolifique (qui passera ensuite chez BMW puis Peugeot) a aussi donné naissance à un mythe automobile, le coupé Mercedes Pagode. Et devinez où Edouard Miailhe a fait restaurer sa Mercedes 300 SEL ? Dans une « clinique » ouverte en 2014 à Bordeaux par un certain Boris Bracq : à 48 ans, il redonne une santé aux voitures crées par son paternel !  « Que voulez vous, quand j’avais 4 ans, j’accompagnais mon père qui restaurait des Bugatti dans l’atelier du  fameux carrossier Lecocq, ça vous marque. Et à l’age de dix ans j’en ai fait autant à mon tour ! »

Une Mercedes franco-allemande à Margaux
Dans la cuverie de Siran, un grand cru 300 SEL.
LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI
                 Nouvelle Classe A, la Mercedes qui parle

Classe A 200 la Mercedes qui vous parle

 

Avec sa nouvelle Classe A, Mercedes fait la révolution. Sa « petite » voiture rallongée de 12 cm échange avec son conducteur et répond à la voix. L’écran GPS devient un écran video sur lequel défile la route réelle filmée par une camera, avec lesindications de direction incrustées dans l’image. La Classe A est aussi en pointe en matière de connectivité avec une autre Classe A où les conducteurs peuvent communiquer  entre eux. Autant de nouveautés qu ifont de cette voiturela plus high tech de la marque…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                      Le vignoble de Siran

“Le meilleur millésime depuis 1947 !” Non seulement  grâce à sa position en hauteur sur le plateau de Margaux, Edouard Miailhe est passé à travers le gel et la pourriture qui ont ravagé le vignoble du Médoc en 2017. Mais il a fait le plein, en quantité comme en qualité. Une satisfaction pour celui qui depuis 2007 a hissé Siran, dans la famille depuis 1859, au niveau des plus grands crus de Margaux alors qu’il n’en est pas un. Tout cela parce que l’ancien propriétaire,  l’anti-bonapartiste Comte de Toulouse-Lautrec, grand père du peintre, avait refusé de se plier aux procédures administratives du fameux classement de 1855 décidé par Napoléon III !

Etiquette de chateau siranChâteau Siran 2012, ce “Margaux appellation contrôlée” se la joue modeste sur l’étiquette, faute d’avoir été classé grand cru en 1855. Mais il exprime toute sa majesté une fois ouvert : onctueux sur le fruit et légèrement poivré avec une allonge d’arômes de sous bois.  La dominante en merlot arrondit harmonieusement, avec le temps, la puissance de ce Margaux qui devient soyeux et très gourmand lorsqu’on goûte un 2009. Et la proportion élevée de petit verdot, jusqu’à 15%, apporte ce rubis profond et cette finale épicée typiques de ce grand vin (29 €)

S de Siran 2012, ce deuxième vin en appellation Margaux provient de vignes plus jeunes de 5 à 15 ans tout en bénéficiant du même soin à l’élevage en barriques de 12 mois que le Château Siran. Plus vif, et légèrement épicé, c’est un bon vin de garde jusqu’à 7 ans. (18 €)

St Jacques de Siran, cet AOC Bordeaux Supérieur de l’extrémité du terroir sur des graves recouvertes d’argile par les alluvions de la Garonne est un vin complexe intéressant, très minéral, et au nez très poivré. (8,90 €)

                                                                      Profitez en pour visiter

*Le musée du vin de Château Siran ouvert en 2014. Plus de 7000 visiteurs par an découvrent dans les anciens chais des collections de vieux pichets avec des têtes de personnages célèbres comme Napoléon, de vieilles assiettes en faïence évoquant le vin, des pièces de l’antiquité vinicole. Ne manquez pas l’abri anti-atomique et sa porte blindée d’une tonne et 30 cm d’épaisseur, véritable bunker coffre-fort qui renferme maintenant tous les millésimes du château de 1912 à 2012 !

Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI et son musée
L’impressionnante collection de vieux pots à vin est une des curiosités du musée de Château Siran.

 

 

*Bayon-sur -Gironde, son église romane, son abside à 7 pans, et sur un impressionnant promontoire rocheux dominant la Gironde, les châteaux de Tayac et d’Eyquem.

*Château Loudenne, ravissante chartreuse XVII ème à St Yzans-de-Médoc avec jardins à l’anglaise descendant vers la Gironde, et musée dans les chais victoriens autour du travail de la vigne sur ce cru bourgeois.

* Blaye et sa citadelle construite par Vauban en surplomb de la Gironde pour bloquer l’accès de Bordeaux à la flotte anglaise avec, sur la rive opposée à Cussac, Fort Medoc où l’on rentre par la majestueuse porte Royale. La traversée en bac sur 6 km entre Blaye et le port de Lamarque est d’un dépaysement total.

La citadelle de Blaye construite au bord de la Gironde par Vauban pour bloquer l'accès à Bordeaux.
La citadelle Vauban de Blaye bloquait l’accès à Bordeaux par la Gironde (Alpha-Images)

*Soulac, petite ville balnéaire aux charmantes maisons basses en briques et bois du XIX ème, et sa basilique romane dans laquelle on n’entre pas, mais on descend ! Ce qui lui a valu d’être complètement ensablée avant d’être dégagée à la fin du XIX ème. Un petit train touristique mène jusqu’à la Pointe de Grave.

* Château du Bouilh, construit sur les plans de Victor Louis (architecte du Grand theâtre de Bordeaux). Il est resté inachevé avec ses curieux communs en hemicycle.

*Château Cos-d’Estournel, en venant de Pauillac sur la D2, ne manquez pas, au détour d’un virage en côte, l’apparition surréaliste des pagodes indiennes du toit de cette batisse construite ainsi au XIX ème par son fondateur en souvenir de ses clients en Inde où il exportait ce grand cru aujourd’hui propriété de Michel Reybier. Cet ex créateur de la marque Charcuteries d’Aoste y a fait édifié un splendide chais par l’architecte Jean-Michel Wilmotte.

Les pittoresques toits en pagode indienne du Château Cos d'Estournel.
Les pittoresques toits en pagode indienne du Château Cos d’Estournel surgissent des vignes.

 

*Port de Goulée, Saint Christoly-Médoc, charmants ports où accostaient les bateaux pour charger les barriques de vins au débouché des canaux construits par les Hollandais au XVIII ème pour assainir les terrains avec des vannes bloquant les remontées d’eau de mer.

*Château Margaux , majestueux avec son escalier et ses colonnades, la plus belle façade de château du Médoc construit en 1802 par l’architecte Combes, élève de Victor Louis. Visite des chais et de la cuverie de ce fameux Premier Grand Cru.

*La Tour Carnet, cette forteresse du XII ème à St Laurent-du-Médoc abrite un des 4 grands crus de Bernard Magrez. Il y a aussi installé un musée de ses voitures anciennes et de ses Rolls avec lesquelles il fait visiter ses châteaux dans un circuit oenotouristique.

Bernard Magrez et sa collection de Rolls à La Tour Carnet
Bernard Magrez et sa collection de Rolls à La Tour Carnet

*Bourg, on entre dans la ville basse par la rampe Cahoreau qui passe sous la porte de la Mer creusée dans le rocher, pour grimper par les ruelles jusqu’au château de la citadelle qui abrite un musée de calèches. Terrasse avec très belle vue à la fois sur la Dordogne, la Garonne et la Gironde. Un réseau de salles souterraines surplombe l’estuaire.

*Moulis-en-Médoc, son église romane aux fresques XII ème-XV ème et ses sarcophages mérovingiens.

Cordouan, le "Versailles des mers"
Cordouan, le « Versailles des mers »(Asa-Photos)

*Phare de Cordouan, en vedette au départ de la pointe de Grave à Port-Bloc, la visite du plus beau phare de France culminant à 67,5 m de haut, surnommé le « Versailles des mers » avec ses étages Renaissance auxquels on accède par un majestueux escalier circulaire de 311 marches, son portail monumental, l’appartement du Roi et la chapelle.www.phare-de-cordouan.fr

* Le Rigalet, charmant hameau aux petites maisons du XVIII ème au sud de Blaye.

*Château la tour de By, à Bégadan, au milieu des vignes de ce grand cru, montez en haut de cette ancienne tour de guet qui offre un somptueux panorama sur l’estuaire.

*Vertheuil , ancienne abbatiale du XI ème et son magnifique portail aux voussures ornées de statues.

*Saint Ciers-sur-Gironde et sa réserve ornithologique de 120 ha avec tours d’observation pour suivre les oiseaux sauvages et les migrateurs qui y font halte.

 

* Promenades en kayak sur la Gironde depuis St Vivien de Médoc : Kayak et découvertes (06 88 77 53 29) ou Médoc Explorer Canoë (06 88 77 53 29)

Consulter www.smiddest.fr

   Publicité

                               POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

Bannière LGM PG

                           MEMBRE DES RELAIS & CHÂTEAUX

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire La Grande Maison Bordeaux 2016 par Artiste-Associé Photographes

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire, les ambassadeurs de l’excellence.
Bernard Magrez, vous offre l’exclusivité d’une émotion pure à « La Grande Maison », restaurant gastronomique deux étoiles au guide Michelin et hôtel cinq étoiles.
Pour faire battre le cœur d’une maison bordelaise traditionnelle, la passion est impérieuse. Il faut savoir écouter l’aspiration des voyageurs, déceler la part de folie qui bouleverse un concept hôtelier, comprendre ce que chaque hôte vient y chercher pour savoir le lui offrir.

L’ambassadeur Mondial du goût, Pierre Gagnaire et le compositeur de vins rares, Bernard Magrez, unis pour le meilleur de la table française, vous invitent à vivre une expérience exceptionnelle dans cette magnifique demeure où le savoir-faire français et le raffinement sont les maîtres mots.
Bernard Magrez, propriétaire de quatre Grands Crus Classés dans le Bordelais, Château Pape Clément (Graves), Château La Tour Carnet (Haut Médoc), Château Fombrauge (Saint-Emilion) et Clos Haut Peyraguey (Sauternes), poursuit son intarissable désir d’excellence à travers les vins, les arts, la gastronomie et l’hôtellerie de prestige.

La Grande Maison de Bernard Magrez
10 rue Labottière, 33000 Bordeaux
T.+33(0)5 35 38 16 16
info@lgmbordeaux.com
http://www.lagrandemaison-bordeaux.com/fr/hotel-luxe-bordeaux

 

 

 

 

Classe A 200 la Mercedes qui vous parle

Classe A 200 la Mercedes qui vous parle

La nouvelle « petite » Mercedes devient la plus high tech de la marque. Elle échange avec son conducteur, et la voix remplace les boutons ! Surprise sous le capot : un moteur essence 1,4 l turbo… Renault.

Non seulement « elle a tout d’une grande », pour reprendre l’ancien slogan publicitaire d’un concurrent. Mais cette nouvelle Mercedes Classe A 200 en a même plus que le haut de gamme de la marque, la Classe S ! Un comble, alors qu’on est plutôt habitué à voir les petites voitures profiter des innovations techniques réservées d’abord aux modèles au dessus. Cette fois la prime à la nouveauté revient donc à la dernière née, cette Classe A de la 4 ème génération qui se démarque de la précédente par un design à la fois sportif et épuré sans rainures excessives et avec un capot plongeant.

Classe A 200 la Mercedes qui vous parle
Une immense dalle numérique comme tableau de bord

A l’intérieur, le tableau de bord classique et l’écran central sont remplacés par la grande dalle numérique de 40 cm de large comme sur les Classe S. Mais la comparaison s’arrête là. Car ce qui va suivre n’existe sur aucun autre modèle Mercedes. Première nouveauté : l’écran est tactile, en plus de la navigation par un pavé tactile sur la console centrale, et un bouton « touch control » sur les deux branches du volant.Mais summum, on peut se passer de ces commandes en donnant ses ordres à la passagère clandestine qui vous répond d’une voix chaude « Que puis-je pour vous » quand on l’interpelle, par son prénom, « Hey Mercedes ! ».

Classe A 200 la Mercedes qui vous parle
Derrière la calandre, un système de volets automatiques pour réguler le refroidissement du moteur.

Un prénom choisi, ne l’oublions pas, en 1902 par Gottlieb Daimler comme appellation de la marque pour honorer la fille de son plus gros acheteur.  Et ça marche. « J’ai froid ! ». La clim se met en marche. « Radio ! ». Elle s’allume sur la station de votre choix. « Ouvrez le toit ! ». Et le ciel apparaît. « Je veux envoyer un message ! » « A qui ? » La cyber dactylo prend note et votre correspondant le reçoit sur son écran de smartphone, ou celui de sa Classe A s’il en a une aussi ! Et sa réponse s’affiche dans la votre. Etc…Bref, elle sait tout faire à votre place.

Classe A 200 la Mercedes qui vous parle
Le profil de la nouvelle Classe A lui procure un excellent CX de 0,25.

Et mis à part le volant qu’il faut encore tenir (mais pas pour longtemps avec le futur proche des voitures autonome) un manchot peut se sentir à l’aise dans cette auto à la pointe du progrès en matière de connectivité et d’intelligence artificielle surnommés ici MBUX. Traduisez : Mercedes-Benz User Experience. Sacré expérience en effet ! Le GPS réserve aussi une exclusivité : il s’affiche en deux parties sur l’écran de droite, l’une classique, et l’autre sous forme d’une video de la route devant vous avec inclusion précise des flèches de changement de direction. De quoi supprimer bien des hésitations et des erreurs.

Classe A 200 la Mercedes qui vous parle
Un éclairage d’ambiance en fil LED au 64 nuances entoure l’ habitacle.

Accessoirement, il peut aussi s’inclure en grand en réalité augmentée entre les compteurs ou dans l’affichage tête haute, mais là dessus Audi avait été précurseur. Pour le reste, cette Classe A reprend tout ce qu’on a pu trouver de bon sur les Classe S ou le dernier coupé CLS. L’éclairage d’ambiance par un filet de LED courant sur la planche de bord et les portières avec réglage de 64 couleurs différentes. Le chauffage et la ventilation des sièges. Phares à 18 leds automatiquement pilotables individuellement pour adapter le faisceau à la circulation et éviter d’éblouir les voitures en face. Suspension réglable. Connectivité smartphone et informations trafic transmises d’une » Mercedes à l’autre.

Classe A 200 la Mercedes qui vous parle
Un profil très aérodynamique avec extraction d’air par les ouïes sur les ailes arrières

Tous les systèmes d’assistance à la conduite déjà connus. Système Air panel derrière la calandre avec lamelles de fermeture ou d’ouverture réglables selon les besoins de refroidissement du moteur. Développé avec Renault, ce 1,4 L  turbo essence 4 cylindres, avec 2 désactivables pour consommer moins, se montre discret et avec des accélérations très franches qui s’accompagnent alors d’un bourdonnement sourd dans les graves.  Un peu trop présent à l’intérieur de cette voiture où tout a été fait au contraire pour insonoriser au maximum et réduire les bruits aérodynamiques.

Classe A 200 la Mercedes qui vous parle
Le rallongement de 12 cm de la nouvelle Classe A a augmenté la capacité du coffre à 370 l.

Grâce à un excellent Cx de 0,25.  Et une isolation moteur-chassis qui est le résultat entre autres de l’utilisation de tôles  à très forte rigidité pour éliminer les vibrations et mieux résister aux chocs, et de paliers en caoutchouc entre le train arrière et la caisse. Par rapport à la Classe A précédente, l’empattement a été rallongé, ce qui profite au coffre à la capacité augmentée de 340 à 370 l.  Et au volant, les angles morts ont été réduits de 10% au niveau des montants. Tout a donc été conçu sur cette nouvelle Classe A 200 pour améliorer le plaisir de conduite et vous sentir moins seul au volant en compagnie de la très dévouée Mlle Mercedes !

Cylindrée : 4 cyl 1, 4 l  turbo essence

Puissance : 163 ch/9 CV

Couple maxi : 250 Nm à 1620 tr/min

0 à 100 km/h : 6 sec

Vitesse max : 225 km/h

Consommation mixte réelle : entre 5,5l et 7,2 l/100 km

CO2 : 119 g/km

Malus : 0 €

Prix : de 32 900 € à 37 750 €

LES PLUS : nervosité du moteur, consommations, tenue de cap, équipements, dalle tableau de bord digital, connectivité, intelligence artificielle vocale

LES MOINS: bourdonnement du moteur à haut régime, bouton du warning trop discret, suspension ferme

 

 

 

 

Une Citroën C6 cabriolet à Saint-Emilion

Citroën C6 cabriolet de Château Pavie

A Château Pavie, Gérard Perse adore transporter ses clients dans une autre époque à bord de cette C6 cabriolet de 1931. Une façon de faire partager sa passion pour son vin et la marque aux chevrons.

On l’appelait « La Belle Epoque ». Et ça l’était vraiment pour les constructeurs automobiles français qui étaient alors les rois du pétrole dans les années 20-30. Imaginez aujourd’hui Citroën décliner systématiquement tous ses modèles de voitures en coupé, cabriolet, familiale, roadster, torpedo, faux cabriolet, commerciale, boulangère…En tout, 11 carrosseries différentes sur l’auto dont nous allons parler ! Il y a belle lurette depuis la DS et ses versions chic carrossées par Chaperon que cette époque est malheureusement révolue. Citroën C6 cabriolet de Château PavieC’est pourquoi un petit tour par Saint-Emilion à Château Pavie vaut le détour. Gérard Perse qu’on ne présente plus avait repris ce domaine en déshérence en 1998 après avoir revendu ses supermarchés en région parisienne. Il en a fait depuis un Premier Grand Cru classé A (aussi prestigieux qu’Ausone ou Angélus !) que les Américains  et les Chinois s’arrachent : « 95 % de ma production est vendue hors de France » déclare Gérard Perse. Mais son domaine cache un grand millésime 1931 : un cabriolet « médecin » C6 Citroën.

Citroën C6 cabriolet de Château Pavie
Sur la C6  cabriolet le luxe était de rigueur et on ne mégotait pas sur les chromes.

« Une petite merveille dont il ne reste plus que 6 exemplaires encore en circulation » explique -t- il avec un petit brin de fierté. En 1928, André Citroën qui vendait plus de voitures que Renault, alors que sa firme démarrée en 1919 était plus récente, voulait devenir « LA » marque de prestige française avec un modèle 6 cylindres comme les belles américaines. D’où ce nom de C6 affichant clairement la couleur. Son 6 cylindres en ligne 2,4 l de 45 ch était le premier en Europe à bénéficier du brevet américain dont André Citroën avait racheté l’exclusivité des droits pour l’Europe : le moteur flottant !

Une grande nouveauté Citroën en 1928 : le premier moteur flottant 6 cylindres en ligne.

Ce système de fixation sur silent-blocs en caoutchouc entre le chassis et le bloc moteur évitait ainsi la désagréable transmission des vibrations du va et vient des pistons à travers la carrosserie ! Et toute la publicité Citroën vantait donc le confort ce de son auto révolutionnaire qui filait tranquillement à 105 km/h. Et presque en silence, comparé aux voitures concurrentes, car André Citroën était le premier à avoir importé des USA les vitres en verre Sécurit anti-coupant dont l’épaisseur plus importante insonorisait aussi l’habitacle.

Premières vitres en verre sécurit et 4 places moelleuses, le confort Citroën.

« Il faut se dire qu’à l’époque ce modèle joliment carrossé incarnait la voiture de prestige comme le sont aujourd’hui les BMW ou les Mercedes. Et les femmes élégantes raffolaient parader au volant d’un très chic C6 cabriolet qui les mettait bien en vue » raconte le Citroëniste passionné de Château Pavie. Une C6 spéciale fut même offerte en 1930 au pape Pie XI dans une version coupé-de ville où le chauffeur conduisait à l’air libre, séparé des passagers dans leur intérieur calèche. Depuis mai 1929 la C6 avait changé de nom pour s’appeler C6 E avec un E comme élargie de 7 cm pour lui donner une allure plus imposante, et mieux la différencier de la C4 qui lui ressemblait trop.

Casquette et parebrise entrouvrable, tout pour parer au soleil et aux grosses chaleurs.

Puis en 1931 sortait la C6 G avec un nouveau moteur passé à 2 ,6 l de 50 ch qui montait à 110 km/h. Au final, la C6 produite de 1928 à 1932 à 55 330 exemplaires ne remportera pas le succès escompté, et laissera la place à la nouvelle Rosalie. Mais pourquoi cet attrait chez Gérard Perse pour la marque aux chevrons et en particulier cette C6 ? Simple, comme pour beaucoup de de Français qui ont été bercés dans les Citroën paternelles de leur enfance et en ont gardé un souvenir mythique par ses modèles phares. « Mon père a d’abord eu une Ami 6, puis 7 DS, une CX… Dans la famille j’ai toujours entendu parler de Citroën et de rien d’autre. »

Citroën C6 cabriolet de Château Pavie
Gérard Perse apprécie aussi le confort des places arrières de sa C6 cabriolet.

« Comme notre domaine reçoit beaucoup de visiteurs étrangers, la C6 et son allure très classe incarnait vraiment pour moi l’ambassadrice du prestige français et de sa splendeur à l’époque. En 2014 , j’ai donc saisi l’occasion  d’en acheter deux qui se sont présentées dans des petites annonces. Une familiale, à Dôle dans le Jura, qui me fait penser à un carrosse par sa ligne cossue et son luxe intérieur. Puis quelques mois plus tard à Valenciennes dans le Nord, cette version « cabriolet médecin », qui s’appelait ainsi. Aujourd’hui, nos clients sont ravis d’être transportés dans une autre époque à bord de ces autos pour visiter le vignoble de Château Pavie. »

Citroën C6 cabriolet de Château Pavie
Le « compteur de vitesse lucarne » où les chiffres défilaient au dessus des compteurs kilométriques.

Et  il peuvent s’amuser de certains détails qui caractérisent cette C6.  Comme le thermomètre de température d’eau qu’il faut lire, avec une bonne vue, à l’extrémité du capot sur le bouchon de radiateur ! Inutile aussi de rechercher sur le tableau de bord un compteur de vitesse à aiguille indiquant votre allure. Il n’y en a pas ! Ou plutôt si, mais sous une forme originale qu’on a retrouvée 50 ans plus tard. Souvenez vous sur les GS et les CX des chiffres qui défilaient, non pas par affichage sur un écran numérique, mais devant une petite lucarne avec un verre loupe grossissant. D’avant garde cette C6 malgré son look !

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Citroën C4 Cactus 130 Pure Tech

Nouvelle Citroën C4 CactusQuatre ans après son lancement, la très originale Cactus rentre dans le rang avec un look plus discret pour attirer davantage de clients. Et avec des qualités de grande routière hors normes : elle innove avec un nouveau procédé de suspension maison  ultra confortable doté d’amortisseurs à double détente hydraulique progressive, et en plus des sièges super moelleux. Une vraie avaleuse de bitume en douceur ! De quoi rappeler à certains  le tapis volant des DS…lire la suite

OENOTOURISME
                                                         Dégustation

0002906ETI-007Tout le monde ne peut pas s’offrir le plaisir de déboucher un Château Pavie 2012 à 375 euros, dont les bouteilles sont d’ailleurs vendues à 95% à l’étranger, en particulier en Chine et aux Etats-Unis. De toute façon, ce sublime vin de très longue garde, aux arômes et aux tanins puissants, et à l’extraction très concentrée, peut encore s’affiner quelques années avant d’atteindre son summum. Pour une tablée plus immédiate, reste un joli lot de consolation plus accessible : Arômes de Pavie à 60 € la bouteille. Comme son nom l’indique, ce vin vous emmène olfactivement dans l’univers raffiné de Pavie et de son élaboration minutieuse, mais ici à partir de vignes plus jeunes. Sa robe d’un rubis foncé très dense habille une belle puissance aromatique constante du terroir sur le fruit noir, avec une finale de velours tout en rondeur.

La salle de dégustation
La salle de dégustation

 

                                              Profitez en pour visiter

*SAINT-EMILION

Le plus beau, et le plus réputé village du Bordelais.

*Accroché sur sa colline, au milieu d’un océan de vignes, tel un fier navire dont le mat domine l’horizon : la flèche du clocher de 4500 tonnes bâti au dessus de l’ église monolithe la plus vaste d’Europe. Avec ses 38 m de long et 20 m de large, elle a été taillée dans le rocher pendant 40 ans au XI ème siècle . Mais ses voutes de 11 m de hauteur sont moins élevées que celles de l’église souterraine d’Aubeterre-sur-Dronne (20 m) en Charente. Grimper les 196 marches du clocher offre en récompense des efforts un magnifique panorama sur la cité et son vignoble.

Le clocher au dessus de l'église troglodyte (photo Le Clech)
Le clocher emblématique de Saint-Emilion au dessus de l’église troglodyte (photo S.Le Clech)

*La tour du Roy , donjon carré du XIII ème qui offre aussi en complément une belle vue sur le village dans le sens opposé de celle du clocher

*L’ancienne église des Cordeliers et son cloitre . Le troisième beau point de vue sur St-Emilion où l’on voit à la fois le donjon et le clocher de l’église troglodyte

*La porte de la Cadène, spectaculaire avec sa voute en ogive entre une immense tour carrée et un bâtiment gothique. Elle jouxte la dernière maison à pans de bois du village. La porte de la Cadène, qui n’a rien à voir avec celles des fortifications, était inclue dans la cité. Son nom viendrait du gascon “cadena” signifiant la chaine qui la fermait en séparant la population noble de la ville haute de celle plus modeste de la ville basse.

Vue depuis le clocher vers la chapelle des au dessus de la place du marché.
Vue sur la place du marché de Saint-Emilion depuis le clocher, face à l’église des Cordeliers.

*L’église collégiale et son cloître. Bâtie entre le XII ème et le XV ème elle est une des plus imposantes de Gironde. Styles roman et gothique cohabitent jusque dans le magnifique cloître à double colonnades torsadées.

*Les anciennes halles au grain sur la place du marché où convergent toutes les ruelles de Saint- Emilion dont la fameuse en pente, le Tertre de la tente, avec son pavage chaotique.

*Les catacombes et leur nécropole avec à l’entrée une étrange coupole à double paroi dans laquelle grimpait un escalier . Autre curiosité : la grotte ermitage où vécut au VIII ème siècle St Emilion, le moine breton fondateur de la cité, et connu pour ses miracles. Un culte se développa autour de sa vénération avec la création de nombreux monastères qui accueillaient aussi les pèlerins de St Jacques de Compostelle.

La porte Cadène en haut de Saint Emilion
La porte de la Cadène en haut de la cité

*Dans les environs de Saint-Emilion :

 *Les deux châteaux forts de Puisseguin

*L’imposant château de Castegens à Belvès-de-Castillon où se joue chaque année le spectacle remémorant la bataille de Castillon qui marqua la fin de la guerre de Cent Ans contre les Anglais.

*L’église Notre-Dame de Tayac, bel exemple d’architecture romane qui surplombe les étendues de vignes.

*Montagne et ses moulins

 *Saint Hippolyte Sur le plateau de Ferrand dominant les vignes se trouve un château du XVII ème et des grottes aménagées dans des anciennes carrières monumentales.

*Saint-Sulpice-de-Faleyrens, témoin d’un lointain passé, en plus de son église romane, c’est là que se trouvait en bord de Dordogne le port de St-Emilion, dit de pierrefitte, du nom d’un menhir de 5 mètres de haut qui s’y dresse encore.

*St Michel-de-Montaigne, à 20 km de St-Emilion. Du château du célèbre philosophe reste la tour du XIV ème où il trouvait l’inspiration pour écrire. Reconstruit au XIX ème le château, très marqué Viollet-Le-Duc, possède une architecture originale avec un mélange de styles médiéval, Renaissance et néo-gothique

LIBOURNE et environs

 *Construite comme toutes les bastides du Moyen-Age sur le modèle à l’équerre des camps romains, l’ancienne place Royale de Libourne bordée d’arcades est le point central de la ville où se tient depuis 600 ans le marché le plus prestigieux de la région le mardi, le vendredi, et le dimanche.

La Grande place du marché de Libourne (Photo le Clech)
La Grande place du marché de Libourne entourée d’arcades (Photo S. Le Clech)

*L’Hôtel de ville, et son beffroi du XV ème, remanié dans un style néo-gothique. Belle cour intérieure

*Le musée des Beaux-Arts avec ses collections de Rodin, Princeteau ou Jordaens au deuxième étage de l’Hôtel de ville

*La tour Richard et la tour Barrée, vestige des anciennes fortifications en bordure des quais

Le grand escalier de l'ancienne caserne Proteau (Photo Le Clech)
Le grand escalier de l’ancienne caserne Proteau à Libourne. (Photo S. Le Clech)

*La chapelle Notre-Dame-de-Condat. Seul vestige du château de Condat, sa nef unique gothique présente une particularité : la présence à Bordeaux de Viollet-Le-Duc a permis de la revêtir des mêmes peintures que celles de la Sainte Chapelle à Paris !

*La caserne Proteau, ex école de gendarmerie, et son splendide grand escalier de pierre. Les bâtiments vont être transformés en hôtel de luxe.

*Abzac, son château XVII ème à l’imposante cour carrée entourée de cinq bâtiments à toiture périgourdine s’ouvre sur son vignoble. Et la terrasse du château domine la rivière avec à ses pieds un imposant moulin barrage du XVIIIème.

Le parc en terrasses du château de Vayres qui domine la Dordogne.
Le parc en terrasses du château de Vayres qui domine la Dordogne.

*Le château de Vayres, un des plus beaux monuments d’Aquitaine, est un balcon sur la Dordogne avec ses jardins à la française, qui descendent jusqu’au bord du fleuve. Son architecture conjugue harmonieusement Moyen Age, Renaissance et classicisme du XVII ème.

*Le Moulin de Porchères Construit en pierres de taille en 1850 dans un cadre bucolique sur l’Isle qui se jette à Libourne dans la Dordogne, il est un des derniers moulins à avoir conservé toutes ses machines de minoterie.

*Guitres A voir, l’abbatiale romane Notre-Dame , perchée sur son rocher surplombant la vallée de l’Isle, est une des plus grandes de Gironde. Elle surprend par ses dimensions et sa charpente du XV ème en forme de coque de bateau renversée. Autre détour qui vaut la peine : la gare-musée construite en 1875 d’où part encore pour une promenade en forêt un vieux train à vapeur avec des wagons de 1900 aux banquettes en bois.Guitres-Train touristique-CCordonatto-CATY1189 - copie

                                                                                                                                                                     Publicité

                            POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

Logo Hostellerie de Plaisance

 

                                 MEMBRE DES RELAIS & CHÂTEAUX

Terasse 114 - copie(1)

Une expérience unique et hors du temps au coeur du village de Saint-Emilion

Hôtel 5 étoiles et La Table de Plaisance doublement étoilée

Pour les amateurs de rallye-promenade en voitures anciennes, l’Hostellerie de Plaisance répond à leur première préoccupation : pouvoir garer en lieu sûr leurs belles autos dans un parking fermé en plein coeur de Saint-Emilion aux ruelles étroites. Vous pourrez ensuite déguster tranquillement quelques grands crus dans le cadre exceptionnel de l’Hostellerie de Plaisance, où la famille Perse vous accueille dans sa maison élégante et décontractée, avec une vue imprenable sur les vignobles et le village médiéval inscrit au patrimoine de l’Unesco, un vrai bijou.

La décoration intérieure excelle dans l’art de mêler raffinement et confort. Au restaurant, laissez vous guider par le chef et sa cuisine inspirée, au fil des saisons, par les produits du marché et les trésors fournis par les éleveurs régionaux.

Hostellerie de Plaisance

5 place du Clocher

33 330 Saint-Emilion

05 57 55 07 55

contact@hostelleriedeplaisance.com

www.hostelleriedeplaisance.com

 

 

 

 

La Citroën C4 Cactus joue au tapis volant

Nouvelle Citroën C4 Cactus

La Citroën C4 Cactus PureTech 130 adopte un look plus discret et se transforme en routière ultra confortable avec un nouveau procédé de suspension maison qui rappellera à certains le moelleux des DS !

On ne peut pas suspecter Citroën d’être une marque macho puisqu’elle est dirigée par une femme, Linda Jackson. Et pourtant. Il y a des économies de bout de chandelles dont la mesquinerie rebute les femmes qui ne veulent pas de la nouvelle Citroën C4 Cactus à cause de ce détail rédhibitoire pour elles : le pare-soleil passager n’est pas équipé d’un miroir de courtoisie !  En revanche, mis à part ce manque de courtoisie, la nouvelle Cactus est un prodige de confort que peu de voitures peuvent envier aujourd’hui avec le raidissement des suspensions dû à l’absurde mode stylistique des grandes jantes qui vous font rouler sur des pneus ultra minces, et donc ultra tape cul !

La 1ère Cactus était voyante avec ses rembourrages sur les portières et ses couleurs.

La Cactus nouvelle version est le premier modèle Citroën équipé d’amortisseurs, brevetés maison, à doubles butées hydrauliques progressives, aussi bien en « flexion » qu’en « extension ». Résultat :  la voiture absorbe en douceur toutes les irrégularités de la route et même certains gendarmes couchés ! Cet effet tapis volant, presque comme du temps des DS, est renforcé par des sièges moelleux à effet matelassé équipés d’une mousse elle aussi très absorbante qui rend leur assise très confortable, mis à part un maintien latéral dans les virages qui aurait pu être resserré. Tout a été fait pour donner une deuxième chance à la C4 Cactus qui n’aura pas été le succès commercial escompté à son lancement en 2014. Sans doute en raison de son style trop atypique pour la clientèle de la marque.

Nouvelle Citroën C4 Cactus
La nouvelle abandonne les air bump sur les portières et adopte des teintes plus sobres.

Du coup, la nouvelle C4 Cactus rentre dans le rang en abandonnant ses tablettes de chocolat latérales, les peu discrets mais efficaces  « air bump » censés protéger les portières contre les chocs, ses barres de toit façon surfer, et son look de faux cross over baroudeur aux teintes flashy pour  adopter maintenant une face avant Citroën plus conventionnelle. Car sa nouvelle mission est de remplacer la berline C4 disparue du catalogue en se transformant en routière super confortable aux couleurs sobres. Et qui, contrairement à la plupart des voitures offre 5 vraies places, avec une banquette arrière à l’assise plate confortable pour tout le monde où le passager du milieu n’est pas le sacrifié de service !

Nouvelle Citroën C4 Cactus
Un nouvel avant plus dans la ligne générale Citroën pour moins rebuter les clients de la marque.

En revanche, la Cactus avait souffert à l’arrière de deux erreurs à son lancement : il avait fallu attendre deux ans pour qu’elle soit enfin équipée d’un dossier de banquette repliable en 2/3 1/3, afin de pouvoir augmenter la capacité du coffre tout en permettant à un ou deux passagers d’être assis assis à l’arrière. Un manque de bons sens qui a couté cher en ventes manquées  alors que  cette modularité est aujourd’hui un acquis sur toutes les voitures. Hélas, la deuxième erreur subsiste pour les claustrophobes : la vitre arrière ne se baisse pas mais s’entre baille simplement comme sur un coupé alors qu’on est pourtant à bord d’une quatre portes. La faute aux ingénieurs « chevronnés » qui avaient voulu faire de la Cactus la vitrine de leur savoir faire en réussissant à gagner  200 kg par rapport à la C4 « normale » qui lui a servi de base.

Nouvelle Citroën C4 Cactus
La planche de bord  garde son originalité avec sa belle finition façon bagage de voyage .

Et pour y parvenir, tous les moyens ont été bons dans cette chasse aux kilos : de la suppression de doubles charnières de banquette arrière fractionnée (-6kg), aux portières arrières sans mécanisme de vitres coulissantes (-11 kg), en passant par la carrosserie en acier allégé, l’aluminium pour le capot, les poutres du chassis. Même les essuie glace y sont passés, avec gicleurs inclus dans le balai, ce qui réduit ainsi de moitié la consommation d’eau, et donc la taille du réservoir de liquide… Résultat : cette course effrénée à la légèreté (1045 kg) procure en retour des avantages de vivacité, d’agilité et de faible consommation à cette Cactus très plaisante à conduire.

Nouvelle Citroën C4 Cactus
Un intérieur plus berline routière confortable avec des sièges dotés d’une mousse ultra moelleuse.

D’autant qu’elle est dotée de 13 aides à la conduite dont la reconnaissance des panneaux avec action sur le régulateur-limiteur adaptatif, le freinage automatique d’urgence, le grip control qui fait office de 4 roues motrices sur terrain glissant, l’alerte au franchissement de ligne et au surgissement de véhicules dans les angles morts, le park assist automatique pour les handicapés du créneau, la caméra de recul et les systèmes de connectivité internet-smartphone dernier cri Apple Carplay, Android Auto et MirrorLink  sur la tablette. Son moteur essence 1,2 l Pure tech 131 ch, un trois cylindres au léger vrombissement onctueux de V6, est souple et nerveux avec un couple maxi à 1750 tours qui permet des reprises en quatrième ou cinquième sans avoir besoin de rétrograder.

Nouvelle Citroën C4 Cactus
Un tableau de bord original et efficace par son dépouillement très fonctionnel en deux écrans.

Et cet agrément de conduite a été renforcé par l’adoption d’une boite automatique nouvelle génération à 6 rapports qui passent, cette fois-ci sans à-coups. Côté aménagements intérieur, la Cactus allie originalité et bon goût. Le design très sobre de la planche de bord façon bagage ancien avec couvercle de boite à gants garni de picots et de sangles à boucle, comme sur une malle de voyage, se retrouve aussi dans les poignées de portes stylisées. Le tout est rehaussé de deux écrans, l’un pour l’affichage digital de la vitesse, l’autre central pour le GPS et les commandes tactiles en remplacement des boutons qui ont été supprimés pour contribuer à la simplicité élégante de l’habitacle. Bref, un vrai plaisir de se déplacer avec le nouveau « tapis volant » de Citroën.

Cylindrée : 3 cylindres 1,2 l turbo

Puissance : 131 ch/ 7CV

Coffre : 358 l/1170 l

0 à 100km/h : 9,1 sec

Vitesse maxi : 207 km/h

Consommation réelle : entre 4,8 l et 6,5 l/100km

CO2 : 110 g/km

Malus : 0 €

Prix : 23 450 €

LES PLUS : Confort de la suspension, tenue de route, moteur silencieux, souple et nerveux, consommation faible, vraie roue de secours, toit en verre thermique isolant de la chaleur

LES MOINS : vitres arrières fixes, vibrations de l’embrayage aux démarrages en première si régime moteur faible, appuie tête trop en arrière qui n’appuie rien, pas de miroir passager,

 

 

 

 

 

 

 

 

AC Ace Bristol, l’as anglais des roadsters

AC Ace Bristol, l'as anglais des roadsters

Jean-Marie Paul/Château Réal Martin

Cette bête de course a donné naissance à un mythe, la Cobra. Aujourd’hui, elle est bichonnée en Provence par ce businessman-driver qui s’est pris aussi de passion pour son vignoble, et voit la vie en rosé !

Les gentlemen driver britanniques en raffolaient. Et dans les très créatives années 50 de l’automobile anglaise, l’ultra lègère AC Bristol de 885 kg propulsée à près de 200 km/h jouait les vedettes en courses. Cinquante ans plus tard en France, un autre gentleman driver, mâtiné d’un “gentleman wine grower” sur son vignoble de Réal Martin en Provence, a aussi craqué pour une AC Bristol de 1958. Déjà amateur de belles anciennes Jaguar, Jean-Marie Paul se souvient très bien de cette rencontre sur un stand de vente à Rétromobile en 2011 : “J’ai eu un coup de foudre pour sa plasticité, sa ligne élégante et son équilibre. Et je ne regrette pas cette acquisition car on y trouve un plaisir de conduite unique en son genre avec des sensations qui ont disparu dans les voitures d’aujourd’hui.”

AC Ace Bristol, l'as anglais des roadsters
Un super profil avec une fluidité de la carrosserie accentuée par l’absence de poignée de portière .

Preuve s’il en est que la magie autour de cette auto mythique, fabriquée jusqu’en 1963 à seulement 1053 exemplaires dans ses différentes versions, fascine toujours autant. A la fois par son histoire et par le prodigieux destin qu’elle a ensuite connu dans une seconde vie entre les mains d’un sorcier américain de la mécanique, un certain Caroll Shelby …mais ceci est une autre histoire. Au départ, A.C Cars, pour Auto Carrier, petite marque artisanale créée en 1901 dans la banlieue de Londres par les frères Weller s’était lancée dans les “Three Wheelers”, ces micros autos à trois roues, puis en 1913 dans les voitures de sport biplaces. La crise de 1929 met en faillite AC qui est alors racheté par Charles et Derek Hurlock, (encore des frères !) propriétaires d’une entreprise de transport.

AC Ace Bristol, l'as anglais des roadsters
Un tableau de bord à l’esthétique rustique mais efficace. Pour ouvrir les portières tirez sur la corde !

Mais après la seconde guerre mondiale où ses vieux modèles n’attiraient plus guère les clients, le petit constructeur moribond allait rebondir en 1953 en commercialisant ce roadster AC Ace conçu au départ à ses heures perdues par un ingénieur extérieur à AC qui rêvait de se construire une voiture de course. Cet inventif John Tojeiro avait retenu l’attention des frères Hurlock par les victoires en course de son prototype. Un accord d’embauche est alors signé pour fabriquer cette auto aux galbes élégants très inspirés de la Ferrari 166 M, et de conception originale avec une carrosserie aluminium sur un chassis tubulaire, 4 roues indépendantes à ressorts transversaux, mais toujours le moteur AC maison datant de 1919 !

AC Ace Bristol, l'as anglais des roadsters
Un avant de fauve dévoreur de bitume qui va se confirmer par ses victoires en courses.

Néanmoins ce bon vieux 6 cylindres 1991 cm3 à arbre à câmes en tête de 103 ch propulsait tout de même cette auto de seulement 765 kg à ses débuts à 170 km/h. Sa légèreté et son agilité attire alors très vite l’attention de pilotes amateurs qui enfourchent avec enthousiasme cette nouvelle monture, et raflent les victoires. Mais les préparateurs les plus astucieux ont beau gonfler la puissance du moteur, il y a des limites, et AC se rend bien compte qu’il faut offrir une alternative pour faire face à la concurrence qui pointe son nez avec les Triumph et les Austin Healey .En 1956, le constructeur se tourne alors vers un autre motoriste anglais. Bristol lui fournit un 6 cylindres en ligne 1971 cm3 à 3 carburateurs  SU/Weber de 105 ch puis 128 ch qui va métamorphoser la voiture appelée dorénavant AC Bristol, comme celle de Jean-Marie Paul. Vive et nerveuse l’AC Bristol vrombit alors comme un avion. Normal.

AC Ace Bristol, l'as anglais des roadsters
Une ligne sublimement bodybuildée qui respire à la fois l’élégance et la puissance sous le capot.

Car son moteur est en fait une prise de guerre par l’armée anglaise chez un constructeur automobile qui a aussi motorisé nombre d’avions de chasse, d’où son logo rond bleu et blanc symbolisant la rotation d’une hélice… Eh oui, vous avez deviné : cette anglaise parle allemand car son moteur est un BMW ! Et pas des moindres. Car il est dérivé du 6 cylindres, en avance sur son temps en puissance, en souplesse et en fiabilité, qui a fait gagner les légendaires roadsters BMW 328 à la fin des années trente dans des courses aussi prestigieuses que les Mille miglia en Italie. En 1957, une AC Bristol va faire le spectacle aux 24 Heures du Mans. Elle termine deuxième dans sa catégorie derrière une Ferrari 500 TRC, et dixième au classement général, faisant jeu égal avec les grandes écuries Porsche, Maserati, ou Lotus.

AC Ace Bristol, l’as anglais des roadsters
Le coeur de cette anglaise est une mécanique BMW des années trente encore très efficace.

Parmi les spectateurs dans les tribunes, un pilote texan a suivi avec grand intérêt les performances de ce petit bolide et ses pointes à 209 km/h dans la grande ligne droite des Hunaudières. Il s’appelle Caroll Shelby, et rêve de lancer sa propre écurie de course. Légère et rapide, voila l’auto qui lui faut ! Contact est pris avec le constructeur britannique. Et en 1962 va naitre ainsi une nouvelle légende automobile : l’ AC Cobra, dans laquelle Caroll Shelby s’échinera à faire entrer de gros V8 Ford de plus en plus puissants jusqu’à un 7 litres de 415 chevaux ! Transformant l’ex petit roadster anglais en une Cobra très venimeuse. La terreur des circuits !

AVEC LA MÊME MARQUE DE MOTEUR AUJOURD’HUI…

Le BMW X2

BMW X2La faute à la peur de la pollution ? La mode n’est  plus aujourd’hui aux balades cheveux au vent en cabriolet pour humer l’air ambiant, mais aux virées  campagnardes enfermé dans un SUV en respirant l’air de la clim ! Surfant sur  cette tendance représentant 40% des ventes, BMW, sort donc son sixième SUV, le X2,  version « coupé » en plus stylisé du X1 qui fait davantage break surélevé. Et sous le capot,dans la plus pure tradition de la marque présente sur l’AC Bristol,  les motoristes de BMW offrent un plaisir de conduite qui est un régal à la fois de puissance et de silence impressionnant sur la version essence 2 litres de 192 chevaux. Avec une tenue de route et un confort à bord au top. Mais une addition salée…lire la suite

LE VIGNOBLE

Jean-Marie Paul rêvait de s’acheter un vignoble dans le bordelais. Mais son épouse originaire du sud de la France s’y opposait, préférant le soleil méridional aux brumes de la Gironde. C’est donc en Provence qu’il orienta ses recherches, et finit par tomber en 2001 sur une perle, le château Réal Martin : “J’ai eu le coup de foudre pour ce vignoble vallonné de 40 hectares au milieu des bois, magnifique par son terroir en coteau et en terrasses sur un sol argilo calcaire rocailleux, son exposition privilégiée plein sud, et son altitude à 350 m qui donne de la fraicheur au fruit la nuit.” Un domaine de 230 hectares au total avec plantations d’oliviers qui, du temps des Comtes de Provence, faisait 1500 hectares, englobant aussi le vignoble de Miraval. Celui de ses célèbres voisins, Brad Pitt et Angelina Jolie. Il réveille alors cette belle endormie, replante en cinsault, Grenache, syrah et rolle, crée une cuverie thermo régulée pour mieux maitriser la qualité, et des chais pour l’élevage en barriques. Une deuxième passion est née chez lui : ”Faire son vin procure une énorme satisfaction, confie -t- il. Un bon vin et ses assemblages de cépages ressemble à une oeuvre d’art. Comme pour un peintre qui avec ses tubes de couleur réalise une belle composition. Et ça m’a aussi apporté un complément à mon activité.” Car une partie des 200 000 bouteilles par an se retrouvent aujourd’hui dans les réceptions professionnelles données par Jean-Marie Paul : son entreprise familiale Butard Enescot s’est en effet propulsée parmi les plus grands traiteurs Le Nôtre, Potel et Chabot. “Et je suis ravi quand après une dégustation à l’aveugle entre plusieurs vins, nos clients commandent au final nos rouges ou rosés. Hélas, en 2017 on a perdu 50% de la récolte entre les grêlons, la sécheresse et les sangliers ! Mais ce sera un millésime exceptionnel en qualité.” Où son étiquette Optimum pour ce rouge, élevé 1 an en cuve et 12 mois en futs de chêne, méritera bien son nom pour son fruité dense et velouté. Au côté des blancs et de ses rosés à la fraicheur minérale (60% de la production) qui font un tabac aux Etats-unis. Ce qui lui fait dire, “je m’autoproclame ambassadeur des rosés de Provence !”

Optimum rouge 2006: syrah, grenache, cabernet de 30 ans. Bouche ample et fruitée, tanins soyeux sur une palette d’arômes nuancés 21 €

Château Réal martin rouge 2013 : 60% syrah et 40% cabernet d’age moyen 35 ans.Tanins soyeux, fruité griotte et notes poivrées 14 €

Cheval Martin rouge 2016 : 80% syrah, 10% cabernet, 10% cinsault vignes de 15 ans Nez puissant poivré, arômes de fruits noirs de cacao et d’épices 10 €

Grande cuvée rosé 2016 : 50% Grenache, 20% cinsault, 10% syrah, 20% mourvèdre, age moyen 25 ans. Fraicheur fruitée et minérale sur une bouche soyeuse 13 €

Perle de rosé 2016 : 40% Grenache, 30% cinsault, 20% syrah, 10% rolle age moyen 25 ans.Plus croquant en bouche et un zeste citronné 9,50 €

Blanc de blancs 2016 : 100% rolle de 35ans. Fruité pêche-abricot légèrement épicé sur une finale tout en rondeur 14 €

OENOTOURISME

                                                                     PROFITEZ EN POUR VISITER

 

IMG_33211(1) - copie
Le vieux Brignoles et ses fontaines

 

-L’ancien Brignoles et son dédales de ruelles médiévales qui grimpent jusqu’au splendide palais comtal, l’actuel musée

-Le vieux village colline de Barjols où l’eau coule à flot dans les rues escarpés jalonnées de 28 fontaines et 14 lavoirs, splendide place en pente ombragée sous les platanes , vue splendide sur le vallon depuis le haut

-Cotignac, village escarpé, aussi charmant que Barjols, au pied d’une falaise creusée d’habitations troglodytes et surmonté de deux tours de guêt médiévales

-La célèbre abbaye  du Thoronet au pur style roman très dépouillé

place de Barjols
La vieille place ombragée de Barjols

-L’imposante Chartreuse de La Verne à Collobrières fondée en 1170 sur un éperon rocheux au Coeur de la forêt des Maures

-Saint Maximin la sainte Baume et la plus belle basilique en gothique provençal, ses rues en arcades, ses vieilles maisons à colombages, son beffroi, le couvent royal et son cloître

-Collobrières, pittoresque village ombragé dont la spécialité est le marron glacé et l’exploitation du liège des forêts environnantes

La Chartreuse de La Verne
La Chartreuse de La Verne (photo Carrerot)

 

 

 

 

                                                                                      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

X2 sDrive 20 i, le SUV newlook de BMW

BMW X2

Surfant sur cette mode déferlante, BMW sort son sixième SUV ! Face aux Audi Q3, Mercedes GLA ou Jaguar E-Pace. Une lutte serrée où le Munichois compte bien faire la différence. Malgré son prix élevé.

X1-7cm-8cm=X2=+1500 € que X1…Cette équation bizarroïde est celle de la mutation du BMW X1 dans sa version “coupé” appelée  X2. Comme l’ont été dans la marque le X5 et sa version “sport” X6 en 1999, puis le X4 dérivé du X3. Explication de l’équation : le petit dernier des suv BMW perd en effet 7 cm en hauteur, 8 cm en longueur et donc 35 l de capacité du coffre qui n’est même plus modulable avec une banquette arrière coulissante comme sur le X1. Sur le papier ce nouveau X2 en offre donc moins, mais pour 1500 € de plus qu’un X1, best seller de la marque en France. Allez comprendre…pourquoi payer plus pour en avoir moins ? Réponse : à motorisations égales, c’est le prix à payer pour se différencier avec une voiture au look plus sport qu’un suv familial genre break carré comme le X1. A la façon d’un Stelvio Alfa Romeo qui ressemble plus à une grosse berline Giulia surélevée qu’à un 4X4.

BMW X2
Un profil de berline stylisée surélevée plutôt que celui d’un break 4X4.

BMW innove donc par rapport à ses “coupés” X6 et X4  qui se distinguaient par leur curieux profil en oeuf. Le style du X2 est plus esthétique avec un brin d’originalité dans un retour au classicisme : galbes très étudiés, profil de toit légèrement fuyant vers l’arrière, ligne de caisse plus haute, vitres latérales à hauteur dégressive depuis l’avant pour donner une impression de coupé qui se ressent aussi par une position de conduite abaissée de 2 cm par rapport au X1.  Ajoutez y un épaulement galbé très marqué au dessus de la roue arrière avec un flanc élargi musclé, dégageant une impression de puissance, et cette sensation de sportivité se retrouve au volant au volant du X2 beaucoup plus dynamique qu’un X1. Surtout si on prend l’option X drive à 4 roues motrices.

BMW X2
Une planche de bord luxueuse comme sur toutes les BMW dans un univers de grand confort.

La suspension a été raffermie (trop?) avec une barre de torsion de diamètre plus grand, un carrossage légèrement négatif, et des tarages d’amortisseurs réglables entre sport et confort. Résultat : une traction avant qui ne souffre d’aucun roulis et qui vire bien à plat avec une direction électrique beaucoup plus sensible et réactive. Mais en dépit de l’amortissement réglable, le X2 vous transmet toutes les irrégularités de la chaussée, et le voyage n’est pas toujours de tout repos sur route cahotique, surtout à l’arrière. Sensation heureusement atténuée par le confort des sièges où l’on est bien calé et l’environnement luxueux de l’habitacle aux finitions impeccables.  La planche de bord typiquement BMW avec son grand écran central tactile, les inserts  en aluminium brossé ou en laque noire, et les très classiques compteurs analogiques sur fond noir, mais digitaux, sont du meilleur effet.

BMW X2
Un arrière musclé avec un déhanchement galbé très marqué comme sur un coupé.

Et le plaisir de conduite est renforcé par les performances du moteur, surtout dans la version 2 litres essence, plus agréable que le 2 l diesel. Ce 192 ch vous emmène dans des accélérations d’autant plus surprenantes que le silence dans la voiture ne permet pas d’imaginer les vitesses atteintes. Vous croyez rouler tranquillement à 110 km/h ? Horreur : vous êtes à 170 sans vous en rendre compte ! Un régal de confort. Mais un vrai danger pour son permis à points ! On se laisse d’autant plus surprendre que les passages automatiques des rapports sur la  boite 7 ou 8 vitesses (selon les versions 2 ou 4 roues motrices) s’effectuent imperceptiblement. Au final, avec une conduite soutenue où on laisse les chevaux s’exprimer, les consommations réelles ont oscillé entre 7,2 l en diesel et 8,6 l en essence. Si ce X2 se présente donc davantage comme une voiture-plaisir qu’un véhicule familial, il n’en reste pas moins avant tout une BMW sur le plan de la sécurité.

BMW X2
Un coffre à double fond d’une capacité de 470 à 1355 litres un peu plus petit que sur le X1.

A la fois par sa tenue de route indécrochable et ses assistances électroniques multiples qui lui évitent des ennuis : avertisseur de franchissement de lignes, régulateur adaptatif , y compris dans les embouteillages avec maintien d’une distance de sécurité par ralentissement-accélération automatique, et freinage d’urgence anti collision,…Connectée, via un smartphone, la voiture peut aussi vous lire oralement vos mails ou les envoyer, vous rappeler vos rendez vous et les temps de trajet pour vous y rendre. Seul point noir : des équipements qui deviennent basiques sur des Peugeot –Citroën ou des Renault comme la camera de recul ou l’affichage tête haute, ne sont pas de série chez BMW. Et au rythme élevé du coût des package d’options, le prix de base d’un X2 sDrive 20i a vite fait de grimper de 39 700 € à 56 420 € en full options !

Cylindrée : 4 cyl 1998 cm3 turbo

Puissance : 192 ch/10 CV

Couple maxi : 280 Nm à 5000-6000 tr/min

0 à 100 km/h : 7,7 sec

Vitesse max : 227 km/h

Capacité du coffre : 470 l/1355 l

Conso moyenne : de 5,5 l/100 km à 6 l

CO2 : 126 à 134 g/km selon monte pneumatique

Malus : 140 à 540 €

Prix :  à partir de 39 700 €

LES PLUS : ligne esthétique, confort intérieur, finitions, silence du moteur, accélérations,  tenue de route

LES MOINS : fermeté de la suspension, prix des options, pas de manette de repli des dossiers AR depuis le coffre,

Une MG A dans le bourgogne

MGA de Dominique Roy à Auxey Duresses

Dominique et Alexis Roy

Domaine Roy, à Auxey-Duresses

Cet élégant cabriolet anglais fut à son époque un best seller. Et en particulier aux Etats-Unis. Avec une ligne aux galbes envoutants qui ont fait craquer ce vigneron bourguignon passionné de mécanique.

Comme pour les vins, il y a de grands millésimes. Et 1955 en est un pour la MG A racée, et emblématique de l’élégance des purs sang anglais à la jolie croupe arrondie qui ont fait tourner les têtes sur leur passage vrombissant. Un roadster qui venait à point pour remplacer les vieux cabriolets TD et TF frappées aux initiales de la marque fondée en 1924 et signifiant « Morris Garage ». Le nom pris par Cecil Kimber, un concessionnaire Morris à Oxford, qui commença à produire ses propres versions sport à partir de Morris de série recarrossées, avant d’être absorbé en 1952 dans BMC (Austin, Riley, Healey), et que la marque disparaisse en 2005.

Elle a remplacé la MG TF qui vivait sur une conception des années 30.

Leur look d’avant guerre et leur conception dépassée ne faisaient plus recette. Face à la chute des ventes le petit constructeur se devait de réagir.Et comme dans les heures sombres de la guerre, le génie britannique allait faire merveille dans ce sursaut vital pour la patrie automobile : ce bijou a été conçu  en seulement dix mois ! Un petit chef d’oeuvre réalisé par le styliste Sydney Enever à partir d’un prototype qui avait couru les 24 Heures du Mans en 1951-52.

80 % des MG A ont été exportées aux Etats-Unis

Un coup de crayon gagnant : MG est alors devenu le leader mondial de la voiture de sport avec 101 321 MG A vendues de 1955 à 1962, vingt mille voitures de plus que les Triumph TR3 sorties dans la même période. Plus incroyable encore : 80% de la production sera exportée aux Etats-Unis ! Car les GI’s, une fois revenus au pays, gardaient la nostalgie des petits roadsters british MG TB et TC qu’ils avaient connus en Angleterre avant le débarquement en Normandie.

MGA de Dominique Roy à Auxey Duresses
La MG A change de style avec une ligne basse effilée se terminant par une belle croupe galbée.

Outre sa ligne joliment galbée, la MG A était nettement plus sûre et vive à conduire que ses ainées avec des roues indépendantes à l’avant, des freins à disque à l’avant qui ont remplacé en 1959 les freins à tambour, même si l’arrière se contentait encore de lames de ressort et d’un pont rigide. L’adoption d’un châssis plus large, aux longerons écartés par rapport aux anciennes séries T démarrées en 1937, permettait d’abaisser la position de conduite, et de donner ainsi une ligne profilée plus aérodynamique. Avec une fluidité de la carrosserie accentuée par l’absence de poignées de portières. Propulsé par un 1500 cm3 culbuté de 72 ch, puis en 1959 par un 1600 cm3 de 80 ch, et ensuite un 1622 cm3 de 91 ch, ce roadster léger (890 kg) filait à bonne allure pour l’époque, à 155 km/h puis 162 km/h. Et une version plus sportive Twin Cam (2111 exemplaires)  poussée à 108 ch/182 km/h ne brilla pas pour sa fiabilité.

MGA de Dominique Roy à Auxey Duresses
Un avant unique avec son capot arrondi et son originale calandre chromée.

De quoi faire rêver le jeune fils de vigneron Dominique Roy qui voyait passer ces belles anglaises durant les vacances sur les routes de Bourgogne autour de son village d’Auxey-Duresses près de Beaune. D’autant qu’il fut très précoce à apprécier la musique des moteurs que son père passionné de mécanique aimait bricoler. Une passion dont il a hérité à en juger par toutes les voitures qui s’accumulent dans son garage entre Volkswagen, Peugeot 202, Traction et 2 CV en cours de restauration. « J‘entretiens tout moi même car je me méfie des garagistes ! »

MGA de Dominique Roy à Auxey Duresses
Planche de bord en tôle, cadrans chromés, volants à quatre branches, du grand classique.

Mais celle qu’il bichonne le plus est bien cette MG A de 1960 dénichée chez un carrossier de Blois en 1999. « J’ai craqué pour son style galbé, son beau tableau de bord retro à souhait en tôle rehaussé de chromes et de cadrans. Elle est vivante à conduire par ses sensations dans le volant très précis et le vrombissement de son 1600 cm3. Un vrai plaisir de rouler dans une machine à remonter le temps. Mis à part qu’avec la fiabilité des anglaises, on sait quand on part, sans être sûr de revenir ! Mais c’est une école d’humilité et de patience où il faut savoir composer avec les aléas de la mécanique comme avec ceux de la météo pour la vigne.»

L’HERITIERE
La Mazda MX-5 RF  

MX-5 RFLa MG A avait été en son temps le best seller des roadsters. La MX-5 de Mazda perpétue ce record avec plus d’un million vendus depuis 1989. Et pour ce modèle de la quatrième génération, le constructeur nippon a sorti une version coupé-cabriolet avec un toit dur repliable automatiquement dans le coffre. Polyvalente, cette MX-5 RF est une réussite stylistique avec sa sublime ligne de coupé fastback. Et un vrai plaisir de conduite au volant avec des performances qui sont .. lire la suite

OENOTOURISME

                                                                        LE VIGNOBLE

Belle lignée de vignerons sur le domaine familial depuis 1632 à Auxey-Duresses ! Et à la dernière génération Dominique Roy, qui travaillait avec son frère Vincent, vient de passer le relais à son fils Alexis. Douze hectares de vignoble dont quelques parcelles sur Volnay et Pommard. Mais ce qui surprend sur les coteaux du village d’Auxey Duresses c’est la hauteur des vignes de la famille Roy, sur des perches en V de 2 mètres de haut.”Le raisin est mieux exposé au soleil et ça réduit les risques de pourriture depuis le sol”explique Dominique Roy. Du coup après un an d’élevage en fûts de chêne ces vins sont fruités et charnus à la fois. Léger et minéral, l’ Auxey-Duresses 1er Cru « Le Val » 2015 (17 €) , a un nez fumé de pierre à fusil qui ne trompe pas sur son origine bourguignonne avec un profil épuré et franc, et une légère pointe d’acidité sur une finale qui accentue l’impression de fraicheur.  Avec un joli potentiel de longue garde où le fruité intense ne demande qu’à s’arrondir. Un plaisir presque supérieur aujourd’hui au classique Volnay 1er Cru « les Santenots » 2015 plus boisé.  (28 €).

domaine@roy21.fr

PROFITEZ EN POUR VISITER

*Beaune, ses vieilles halles médiévales où ont lieu chaque année les fameuses ventes aux enchères à la bougie des vins des Hospices de Beaune, son Hôtel Dieu, fondé en 1443, merveille de l’art burgondo-flamand et sa grande salle des malades de 72 m de long avec l’enfilade des lits à colonne et la magnifique voute de bois en carène de navire renversée , le musée du vin de Bourgogne dans l’ancien Hôtel XV ème des ducs de Bourgogne.

Cour des Hospices de Beaune-Photo François Vauban
Cour des Hospices de Beaune-Photo François Vauban

*Nuit St Georges, la capitale de la Côte à laquelle elle a donné son nom, son église romane St Symphorien et sa rare cage d’escalier tournant du XVI ème dans un étonnnant cylindre ajouré en bois, le beffroi de l’Hotel de ville et l’hopital St Laurent du XVII ème.

* La verdoyante route panoramique entre Nuit-St Georges, Bruant, plongeant ensuite sur Bouilland et ses cirques rocheux aux collines boisées

*Le fameux château du Clos de Vougeot, son grand cellier du XII ème où ont lieu les cérémonies de la Confrérie du Tastevin, ses quatre énormes pressoirs du moyen age, le dortoir des moines et sa spectaculaire charpente.

Cérémonie du taste vin dans la salle du pressoir du Clos Vougeot
Cérémonie de la Confrérie du Taste vin dans la salle du grand pressoir au Clos Vougeot

*Dijon, le Palais des ducs de Bourgogne et ses tours de Bar et de Philippe-le-Bon d’où on découvre une belle vue sur la ville jusqu’aux premier contrefort sdu Jura, les vieilles rues et la place François Rude aux maisons à pans de bois du XV ème, le musée du folklore bourguignon avec ses scènes reconstituées dans le cloître du monastère des Bernardines, l’Hotel de Vogüé du XVII ème et son toit en tuiles vernissées, le musée Amora créé par le principal fabricant de moutarde de Dijon.

Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe-le-bon (Photo Alain Doire)
Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe Le Bon(Photo Alain Doire)

*Le château de Savigny les Beaune avec sa collection d’Abarth de course, de voitures de pompiers et ses 90 avions de chasse dans le parc transformé en base aérienne.* Le vieux bourg fortifié de *Chateauneuf avec ses rues étroites du XIV ème, ses places, ses remparts, et son chateau surplombant les vallées alentours qui commandait la route entre Dijon et Autun et le canal de Bourgogne qui passe au pied.

*Le château de Gevrey-Chambertin et ses tours carrées forteresses bâties au X ème siècle, aujourd’hui propriété du Chinois qui dirige les casinos de Macao.

Château-de-Gevrey-Chambertin- Photo Alain-Doire
Château de Gevrey-Chambertin- Photo Alain-Doire

 

MX-5 RF, charme british et fiabilité japonaise

MX-5 RF

Le roadster le plus vendu de l’histoire a dépassé le million depuis 1989. Et à la quatrième génération,  le constructeur nippon Mazda innove avec un coupé-cabriolet qui fait deux voitures en une.

Heureusement qu’il y a des Japonais pour perpétuer la tradition anglaise des petits roadsters comme les Triumph ou les MG. La MX 5 de Mazda fait le boulot depuis 1989, et de mieux en mieux à la quatrième génération. La nouvelle MX 5 est plus légère de 100 kg, et remarquablement équilibrée, vive, nerveuse, précise en cap dans les enchainements de virages avec sa direction électrique requalibrée, et son amortisement confortable n’a rien à voir avec les suspensions noyaux de pêche des anglaises d’autrefois.

MX-5 RF
En 13 secondes l’arrière se soulève pour replier le toit dans le coffre.

Mais pour les rétifs à la capote repliable manuellement, la Mazda X-5 RF (Retractable fastback) offre, pour 2500 € et 45 kg de plus, une version coupé-cabriolet. Avec un toit rigide qui se replie automatiquement à plat dans le coffre en gardant la même capacité de 127 l que la mX-5 à capote. La cinématique de la manoeuvre en 13 secondes est bluffante avec l’arrière s’escamotant à la façon d’une Porsche Targa. Au final, un exercice de style des plus réussi pour une Mazda MX-5 métamorphosée par sa ligne en arrière fastback avec lucarne arrière protégeant des remous, en renfoncement dans des arches arrière fixes comme les Chevrolet Corvette d’antan, et un profil racé avec sa petite vitre en retrait de la portière.

MX-5 RF
Une ligne racée avec son arrière fastback.

Une sorte de remake des coupés Triumph Spitfire GT6, mais en plus polyvalent. Cultivant son côté retro, la MX-5 n’en est pas moins moderne avec ses prises Usb, son affichage tête haute, son avertisseur de franchissement de ligne, ses phares directionnels, son détecteur d’angles morts avec signal d’alerte dans les rétroviseurs, sa connectivité avec votre smartphone pour un accès internet, son système audio Bose avec même des hauts parleurs dans les appuis-tête pour entendre la musique cheveux au vent !

MX-5 RF
Un cockpit sobre et efficace dans la tradition des voitures de sport.

La version 2 litres qui nécessitait de monter très haut dans les tours pour dégager toute sa puissance offre désormais davantage de couple à bas et moyen régime, et des accélérations plus franches. Avec une puissance de 160 ch disponible à 6000 tr/min et un couple maxi de 200 Nm à 4600 tr/min, le MX5 est une vraie petite boule de nerf . Avec une énergie qui chatouille agréablement les oreilles par la musicalité vrombissante de son échappement. Il a été retravaillé pour lui donner ce supplément d’âme qui manquait à la version précédente.

…la Triumph Spitfire GT6 MK I.
Un style dans la même lignée que…

 

 

 

 

 

 

Cette fois,l’envoutante MX-5 RF donne vraiment des sensations de voiture de sport que l’on perçoit déjà en descendant dans son cockpit classique où la console centrale fait office d’accoudoir surélevé sur lequel on peut titiller le petit levier de vitesse. Un plaisir de conduite au grand air très rétro qui change des voitures aseptisées d’aujourd’hui. Le charme du vintage british, la fiabilité nippone en plus. Et en prime, avec cette version coupé transformable, le client s’offre deux voitures pour le prix d’une !

Cylindrée : 4 cyl 2litres

Puissance : 160 ch/9CV

0 à 100 km/h : 7,5 sec

Vitesse max :215 km/h

Consommation réelle : entre 6,4 l et 7,6 l /100 km

CO 2 : 154 g/km

Malus : 2940 €

Prix : à partir de 33 500 €

LES PLUS : style, toit rétractable, confort, tenue de route, finitions

LES MOINS : volume du coffre, ergonomie de l’écran d’ordinateur,