La Dino prend de la bouteille dans le Luberon

George Antoun et Patricia Alexandre au domaine des Peyre avec leur Ferrari Dino

Domaine des Peyre  Patricia Alexandre et Georges Antoun

Belle revanche ! La petite Dino n’avait pas le droit de s’appeler Ferrari durant sa carrière entre 1967 et 1974. Aujourd’hui, elle vaut plus cher que certaines puissantes V12 marquées du petit cheval cabré !

“Le virus de la voiture de collection, je l’ai attrapé durant un voyage à Los Angeles où j’ai été sidéré de voir le nombre de garages qui en vendaient” se souvient Georges Antoun, à la fois hôtelier à Marseille, Paris, Bruxelles, et vigneron dans le Luberon. Toutes ces belles carrosseries, ces odeurs de mécaniques et de vieux cuirs m’ont rappelé mon enfance. J’étais comme un gamin, et j’ai eu le déclic.” Sa première ancienne a été en 2009 une Porsche 356 cabriolet ayant appartenu, tenez vous bien, à John Kennedy qui l’avait achetée sous un prête nom ! Mais celle-là, hélas, on lui a volée.

La Dino a longtemps été surnommée « la Ferrari du pauvre »

Puis ont suivi MG A, TR 3, Mercedes 190 SL, Jaguar Type E, et une Dino 246 GT de 1970 motorisée par un petit V6 de 2,4 l de cylindrée. Celle qui fut longtemps surnommée la “Ferrari du pauvre” par les puristes bégueules ne jurant que par les gros V 12 de 4 l. “Et alors ? N’empêche qu’elle a une superbe esthétique, unique en son genre. Et elle permettait, il y a encore 6 ans, de rentrer à bon prix dans le mythe Ferrari qui m’a toujours fait rêver, réagit Georges Antoun. Je l’adore, car on a des sensations de conduite qui sortent de l’ordinaire, entre la musique envoutante du moteur, sa tenue de route très joueuse et son odeur à l’intérieur.” De plus, dans l’univers Ferrari, cette Dino a eu une destinée

Ferrari Dino
Cette sculpture, sublime par ses galbes, est un des chefs d’oeuvres du grand styliste Pininfarina.

particulière. Très liée au caractère rugueux d’Enzo Ferrari plutôt rigide sur ses principes. “Mes voitures ne fumeront jamais !” clamait il sur les circuits où il n’était pas question que ses Formule 1 arbore comme d’autres la marque de cigarettes du célèbre cow boy américain pour se financer. Même intransigeance pour ses voitures de sport grand public : elles ne pouvaient s’appeler Ferrari que si leurs chevaux rugissant sortaient, noblesse oblige, d’un V 12. Et encore, le Commendatore resta longtemps hostile à l’idée d’un moteur central arrière. Alors, que s’est il donc passé en 1967 pour qu’une auto sorte pour la première fois de l’usine de Maranello avec un moteur à l’arrière, et en plus, de seulement 6 cylindres ?

Ferrari Dino
Elle ne s’appelait pas Ferrari mais la fameuse grille de levier de vitesses trahissait ses origines !

Pour être homologué aussi en Formule 2 comme il le souhaitait, Enzo Ferrari devait équiper sa monoplace d’un moteur ayant été vendu sur 500 voitures en 12 mois consécutifs. D’où l’idée de faire du volume en descendant en gamme sur des autos plus accessibles. Et c’est un peu contraint et forcé pour des raisons financières qu’il avait conclu un accord avec son actionnaire Fiat pour que ce V6 de 2 litres propulse un coupé et un cabriolet Fiat. En plus d’un joli bolide, aux lignes galbées et intemporelles, conçu par Pininfarina pour Ferrari.

Enzo Ferrari avait donné à ce bolide le nom de son fils

Mais hors de question de l’appeler Ferrari avec son petit V6 ! D’où son nom de Dino utilisé aussi par Fiat : un hommage rendu à son fils, l’ingénieur Dino Ferrari, decédé à 24 ans d’une maladie, après avoir participé à la mise au point de ce V6 quatre arbres avec lequel la Scuderia avait remporté le championnat du monde de Formule 1 en 1961. Si bien que la première Dino, la 206 GT était en fait propulsée par un dérivé de moteur de course en aluminium, mais “dégonflé” à 165 ch. Une sorte de Ferrarri low cost ! En 1969 sortait donc une version au moteur en fonte, plus musclé et plus souple, de 195 ch, d’où l’appellation Dino 246 GT pour 2,4 l et 6 pour le nombre de cylindres. “Une vraie boule de nerfs avec un 0 à 100 km/h en 7,4 secondes décoiffant à l’époque, et un 235 km/h maxi. Le tout dans un rugissement d’enfer !” savoure Georges Antoun. Son moteur central lui donnait un excellent équilibre et une tenue de route étonnante, permettant à la Dino, vive et agile, d’aller titiller les Porsche 911 au porte à faux arrière périlleux. Jusqu’à la fin de sa carrière en 1974, 3761 exemplaires furent vendus. “La télévision allait aussi la rendre célèbre”, se souvient nostalgiquement Georges Antoun.

Voiture vedette dans la série « Amicalement votre »

Dans la fameuse série “Amicalement votre”, Tony Curtiss, alias le fantaisiste Danny Wilde, se pavanait dans une Dino 246 GT jaune alors que son comparse Roger Moore, alias Brett Sinclair, roulait aux couleurs de sa Royale Majesté au volant d’une très chic Aston Martin DB 5. Mais les Ferraristes inconditionels considérèrent longtemps ce “bas de gamme” comme étranger à la famille. Sauf qu’aujourd’hui, les collectionneurs ont redécouvert ses vertus, et la Dino a pris sa revanche avec une côte qui a presque triplé en 5 ans pour atteindre les 350 000 €…plus chère que certaines Ferrari V12 ! De quoi faire hésiter la femme de Georges Antoun de prendre le Volant.

Ferrari Dino
Cet audacieux profil arrière, unique en son genre, combinait esthétique et aérodynamisme.

“Déjà qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver avec une ancienne… là, je préfère ne pas prendre de risque ! Mais j’adore quand on se balade ensemble, avec ce plaisir d’être dans un autre monde privilégié.” Ancienne journaliste gastronomie et vin, directrice du guide Gault et Millau, c’est elle qui s’implique au quotidien dans la bonne marche du domaine des Peyre (pierres en Occitan) pendant que son mari s’occupe des dix établissements de sa chaine New Hotel. Mais à 73 ans, il délègue un peu à ses deux filles car la vie de vigneron l’apaise, et retrouver ses autos est un plaisir : “Le vin, c’est comme les voitures anciennes. Entre les caprices de la nature ou ceux de la mécanique, on ne maitrise pas tout. Et ça vous forme à la patience.”

13 cépages différents sur les 25 hectares du vignoble

Et il en a fallu pour remonter ce vignoble de 25 hectares déniché en 2011 entre Gordes et l’Isle-sur-la Sorgue dans le Luberon. Deux ans de travaux entre la restauration de la ferme transformée en chambres d’hôtes et salle de dégustation, la construction d’un chai de vinification avec 17 cuves inox thermo régulées, et la replantation de certaines parcelles en suivant les avis du conseiller du domaine, Philippe Cambie sacré “Meilleur oenologue de l’année 2010” par Robert Parker. Au total, 13 cépages sont cultivés sur le domaine des Peyre : pour les vins rouges et rosés, syrah, cinsault, mourvèdre,  carigan (avec certaines vignes plantées depuis plus de 100 ans), merlot, grenache noir, et l’espagnol tempranillo qui enrichit la palette arômatique avec des nôtes de myrtille, cerise et tabac . Pour les blancs, viognier, clairette, Grenache blanc, sauvignon blanc, roussane et vermentino.

Ferrari Dino
Un régal dans ce cockpit quand les accélérations vous enfoncent dans ces sièges baquets en cuir.

Ici, pas de désherbants ou de pesticides, et un enherbement permanent afin que l’herbe absorbe l’eau et oblige les racines de la vigne à chercher l’humidité plus en profondeur. Quant aux vendanges, elle s’effectuent la nuit pour les rosés ou les blancs afin de préserver au maximum leur fraicheur et empêcher l’oxydation des grappes. Si la culture, et l’élevage en barriques sont respectueux des traditions locales, ce n’est pas le cas en revanche des étiquettes de bouteilles. Elles ressemblent davantage à des unes de journaux aux titres allant de l’Equipe au Méridional en passant par La Gazette, Scoop et même Paparazzi ! C’est qu’après trente ans dans le métier, le naturel reprend parfois le dessus sous forme d’un clin d’oeil, confesse l’ex journaliste : “Je suis passé du “wine-writing” au “wine-making” !

www.domainedespeyre.com

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Ferrari 488 GTB Spider, la diva qui décoiffe

Ferrari 488 GTB

Un moteur plus petit mais avec 100 ch de plus ! Les sorciers de Maranello ont fait très fort sur cette nouvelle Ferrari qui réussit à tenir ses 670 chevaux sur la route grâce à une incroyable aérodynamique qui la plaque au bitume. Même à 330 km/h…lire la suite

 

OENOTOURISME

                                                                            Mon vin préféré

 

Etiquette du domaine des Peyre-La Gazette 2014 : Ce côtes du Ventoux rouge, gourmand, au nez légèrement poivré par la syrah, dégage des saveurs de fruits rouges, de cerise et de réglisse sur des tanins fondus donnant une allonge soyeuse, après une partie en élevage de 4 à 6 mois en barriques neuves (12,50 €)

 

-L’Apostrophe 2015 : Un blanc onctueux 100% viognier d’une surprenante rondeur fruitée aux notes de miel et de fruits secs (13 €)

 

                                                                 Profitez en pour visiter….

*L’isle-sur-la-Sorgue : Ce bourg riant, capitale des brocanteurs, est entouré comme une île par les bras de la Sorgue qui fait tourner des roues à aubes autrefois utilisées pour les usines de soie et les moulins à huile. L’église du XVIIème très richement décorée donne un petit air italien à la place principale sur laquelle débouchent toutes les ruelles.

*Gordes, et son site extraordinaire avec le château Renaissance qui domine le village en haut de ce piton rocheux d’où l’on a une vue splendide sur la Montagne du Luberon. Devenu célèbre aussi pour son musée Vasarely.

Gordes en haut de son éperon rocheux dominé par le château.

Gordes en haut de son éperon rocheux dominé par le château.

*Ménerbes, accrochée sur un promontoire du versant nord de la Montagne du Luberon, ce fut la dernière place forte des calvinistes de la région qui tomba pendant les guerres de religion après un siège de 15 mois. Mais la citadelle est toujours là, avec sa vue imprenable sur Gordes, les falaises de Roussillon et le mont Ventoux.

*Oppède le vieux Cette ville fantôme pittoresque revit dans ses ruines restaurées le long d’une rue pavée qui tournicote au milieu de la verdure jusqu’à la terrasse de l’église du XI ème et les vestiges du château.

*Cucuron, allez sirotez un pastis sous les platanes centenaires qui bordent le grand bassin de la plus charmante place du Luberon toujours baignée d’une douce fraicheur.

A Cucuron sous la fraicheur des platanes autour du grand bassin.
A Cucuron sous la fraicheur des platanes autour du grand bassin.

*L’abbaye romane de Sénanque fondée en 1148 au milieu des champs de lavande. Une des trois cisterciennes de Provence avec celle du Thoronet et de Silvacane, et qui, rarissime, possède encore toutes ses pièces monastiques d’origine. Outre les moines, elle abrite un centre culturel où se déroule un festival de musique renommé.

* Bonnieux Charmant village perché avec son dédale de vieilles maisons dont la vue est splendide depuis le promontoire en face, sur la terrasse de l’hôtel-restaurant du domaine de Capelongue.

* Saignon, village spectaculaire sur sa crête quand il est vu du dessus depuis la route panoramique D 232 rejoignant Bonnieux.

Dans le choeur de l'abbaye de Silvacane, une des trois merveilles de l'art roman en Provence.
Dans le choeur de l’abbaye de Silvacane, une des trois merveilles de l’art roman en Provence.

*Ansouis et la façade Louis XIII de son château, les armures de sa salle des gardes, ses cuisines provencales aux cuivres étincelants et ses jardins suspendus.

*Lacoste, son petit beffroi du XVII ème et sa ruelle moyennageuse qui grimpe jusqu’au massif château du marquis de Sade restauré par Pierre Cardin.

*Les Baux-de-Provence Sur un éperon dénudé de 900 m de long sur 200 de large avec vue panoramique sur Arles et la Camargue se dresse l’impressionnante silhouette des ruines du château fort et de “la ville morte”. A voir, la rue du Trencat creusée dans la roche, la place ombragée St Vincent et l’église du même nom avec son campanile appelé la “lanterne des morts”, l’ancien Hôtel de ville et ses salles voutée en ogives, l’Hôtel des Porcelets du XVI ème et son musée d’art contemporain. A ne pas manquer : le son et lumière dans les immenses carrières souterraines au décor colossal à l’égyptienne.

Le grand étang de la Bonde (Photo Luberon-Côté sud)
Le grand étang de la Bonde (Photo Luberon-Côté sud)

*Les mines d’ocre de Bruoux près de Gargas, un spectacle sous terre extraordinaire avec 40 km de galeries exploitées jusque dans les années 50 puis transformées en champignonnières.

*Lourmarin, ses ruelles, son château et le souvenir d’Albert Camus qui vécut ici.

*L’étang de la Bonde, à l’est de Cucuron, immense retenue d’eau construite au XVII ème pour alimenter les douves du gigantesque château renaissance de la Tour-d’Aigues dont il reste des ruines impressionnantes .

*Le Colorado de Rustrel et ses cheminées de fées, formé par une succession de carrières d’ocre en canyons.

Vue aérienne d'Avignon avec le pont, le ....... et le palais des Pâpes (Photo JP Campomar)
Vue aérienne d’Avignon avec le pont Benezet et le palais des Papes (Photo JP Campomar)

*Avignon, entourée de ses remparts, et surplombée par le Rocher des Doms et sa cathédrale du XII ème à côté du gigantesque Palais des Papes fortifié du XIV ème, témoin de l’exil provencal de la cour pontificale romaine durant un siècle, le petit palais épiscopal du XV ème, la place de l’Horloge et son beffroi , seul vestige de l’époque gothique, l’extraordinaire musée Calvet et ses toiles de Corot , Manet, Toulouse-Lautrec, Mignard, Daumier, David, Géricault,… dans un hotel particulier du XVIII ème, la très pittoresque rue des Teinturiers pavée de galets le long de la Sorgue avec ses grandes roues à aubes qui faisaient fonctionner les usines textiles jusqu’ à la fin du XIX ème, le couvent des Celestins et son cloître, les belles façades à l’entrée de la rue du Roi René, le pont Benezet et sa chapelle, édifié en 8 ans, qui menait à Villeneuve-lès-Avignon, l’ancienne ville des cardinaux, au pied de la tour Philippe le Bel et des tours rondes du fort St André d’où la vue sur Avignon au soleil couchant est fabuleuse.

                                                                                                                                                                       Publicité

                                            POUR FAIRE UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

bandeauLogos-2

 

vinsVintage-2A Bonnieux, au coeur du triangle d’or du Luberon, cette bastide provençale élégante et raffinée vous invite à découvrir la cuisine aromatique et gourmande du Chef Edouard Loubet. Sérénité et art de vivre sont les maîtres mots de cette prestigieuse maison où l’on vient goûter des moments simples et magiques : apprécier le confort des chambres raffinées, prendre un petit déjeuner au bord de la fontaine, siroter une tisane glacée près de la piscine entourée de lavande, partir pour une cueillette matinale et suivre un cours de cuisine avec le Chef, ou tout simplement profiter du coucher du soleil face au panorama exceptionnel sur le village de Bonnieux.

A partir de 140 € (selon la saison)

vinsVintage-5

 

 

Ferrari 488 GTB Spider, la diva qui décoiffe

Ferrari 488 GTB

Un moteur plus petit, mais avec 100 chevaux de plus ! Les sorciers de Maranello ont fait très fort sur cette Ferrari à la tenue de route qui défie les lois de la physique grâce à son incroyable aérodynamique.

ENGINE START ! Appuyez sur ce gros bouton rouge au centre du volant. Et soudain, un grondement de tonnerre éclate : en un éclair vous voila à 80 km/h…en première ! Deuxième : 110 km/h ! Troisième : 140 Km/h ! A 200 km/h, seulement 8,3 secondes se sont écoulées ! Et ainsi de suite jusqu’à la 7 ème, et sa vitesse maxi de 330 km/h à 8000 tours ! Ecrasé par ces accélérations foudroyantes au fond de votre siège baquet, la Ferrari 488 GTB Spider vous donne en supplément un concert de diva hallucinant dans les montées en régime. Mama miaaa…Qui a dit qu’avec un moteur turbo, à la place d’un V8 atmosphérique, cette nouvelle Ferrari avait perdu son âme ? Ferrari 488 GTBLes sorciers de Maranello ont réussi un tour de magie. Se pliant aux impératifs des normes anti-pollution de Bruxelles, ils sont passés du V8 4,5 l de la 458 Italia à un V8 de 3,9 l pour réduire la consommation et donc les emissions de CO2. Résultat : allez comprendre, la 488 GTB Spider gagne 100 chevaux de plus ! Et se transforme en catapulte. Grâce à l’adjonction de 2 turbos aux ailettes ultra légères en alliage titane-alumium montées sur roulements à bille pour réduire les frictions et maximiser le temps de réponse. D’où des accélérations quasi instantanées, tout en variant la pression des turbos en première et seconde pour éviter les risques de patinage. Et avec la nouvelle boite robotisée à double embrayage, les 7 rapports passent sans qu’on s’en rende compte à chaque fois en 30 milliseconde !

Ferrari 488 GTB
Sans lâcher le volant, les commandes de klaxon, phares, clignotants, tombent sous les doigts.

Un gain en rapidité d’exécution de 30% en accélération et de 40% en rétrogradage. Heureusement à ces vitesses sidérantes où le moindre faux mouvement vous enverrait dans le décor vu la précision de la direction très réactive, tout est conçu pour clignoter, klaxonner, faire des appels de phares, actionner les essuies glace ou passer les vitesses aux palettes, sans jamais lâcher le volant grâce des commandes qui tombent judicieusement sous les doigts. Et si vous n’avez pas le temps de quitter la route des yeux pour suivre la montée de l’aiguille dans le grand compte tour central, l’ allumage progressif de leds rouges au sommet du volant vous prévient contre les surrégimes !Ferrari 488 GTB

En revanche l’ergonomie du fonctionnement de l’ordinateur de bord reste compliquée par rapport à d’autres voitures. Et même si un progrès a été effectué dans la meilleure visibilité de la vitesse en digital au compteur, un affichage tête haute serait plus sécurisant pour “lire” la route en même temps. Malgré 670 chevaux très remuants rien que sur les pneus arrières (de 30 cm de large !), cette Ferrari réussit, en tout cas, à rester scotchée à la route, même dans les virages pris à des vitesses défiant les lois de la physique.

50 % d’appui au sol en plus par l’aérodynamique

Elle le doit, certes à ses assistances électroniques trajectoire et anti patinage, mais surtout à un incroyable travail d’aérodynamique où les flux d’air savamment étudiés plaquent la voiture au sol avec 50% d’appui supplémentaire. Pour comprendre, il suffit de mettre côte à côte une 458 Italia et une 488 GTB, et de s’apercevoir que contrairement à l’impression au premier coup d’oeil elles ne se ressemblent pas (avec 85 % de composants différents et un chassis aluminium). La calandre à la gueule béante avale l’air qui ressort par une ouïe au dessus de l’avant du capot pour y rajouter de l’appui, puis s’écoule par les nervurages de la carrosserie de chaque côté du parebrise et s’engouffre derrière les

Ferrari 488 GTB
Avec ses galbes très étudiés en soufflerie, les ouïes d’aération ou d’évacuation, et le double aileron arrière, tout est conçu pour accélérer les écoulements d’air et plaquer la voiture au sol.

portières dans les énormes grilles d’aérations latérales qui élargissent considérablement les flancs arrières galbés de la 488 GTB Spider. Il fallait bien cela pour l’alimentation et le refroidissement des chevaux supplémentaires du V8 turbo. Puis l’air ressort par deux ouïes d’évacuation jumelées aux feux arrières pour réduire les turbulences de la trainée. Ajoutez y, le double spoiler à l’avant, les ailerons le long des bas de caisse concaves, le double becquet arrière intégré à la carrosserie, le fond plat nervuré facilitant l’écoulement d’air, et “aspirant” vers le sol le dessous de la voiture qui se termine à l’arrière par l’extracteur à volets actifs avec ouverture au freinage, et en virage : vous avez percé le secret du coefficient de pénétration dans l’air du dernier missile Ferrari qui se résume par un CX de 0,32, et 325 kg d’appui à 250 km/h.

Ferrari 488 GTB
Le toit rigide se replie en 14 secondes au dessus du moteur puis le capot se referme.

Mais cette brute du bitume peut se transformer en sage randonneuse respectant les limitations de vitesse tout en ré-accélérant sans problème en 6 ème à 3000 tours grâce à son couple maxi de 760 Nm obtenu à ce régime, au lieu de 540 Nm à 6000 tours sur la 458. Et pour goûter aux vocalises, moins hurlantes du V8 turbo (le rupteur agit à 8000 tours au lieu de 9000 sur la 458 atmo), vous avez le choix entre deux options : baisser la petite vitre arrière qui laisse alors entrer un joli filet de décibels, ou alors actionner en 14 secondes le repli automatique du toit rigide au dessus du moteur pour vous offrir la quadriphonie intégrale. Grandiose ! Le spider se révèle alors d’un agrément hors du commun. Tout en jouant aussi la voiture de ville, au maniement très doux et au sens pratique avec un coffre à l’avant de 230 litres. Plus grand que sur une Twingo : une voiture de course idéale pour faire ses courses, quoaaa !

Ferrari 488 GTB

Cylindrée : 3,9 l bi-turbo

Puissance : 670 ch/62 cv

0 à 100 km/h : 3 sec

Vitesse maxi : 330 km/h

Consommation : entre 11,4 l et 14 l/ 100 km

CO 2 : 260 g/km

Malus : 8000 €

Prix : 232 399 €

LES PLUS : style, accélérations, tenue de route, facilité de repli du toit rigide, agrément , sensations

LES MOINS : pas d’affichage tête haute des vitesses, ordinateur de bord compliqué, confort

P1030922 - copie 2

Un grand cru BMW 30 CSI à Margaux

Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI

Millésimé 1975, cet élégant coupé BMW 30 CSI  est un des joyaux de Château Siran. Un domaine rare dans le Médoc : ce vignoble, qui rivalise avec les grands crus, appartient à la même famille depuis 1859 !

Château Siran    Edouard Miailhe

On sous estime trop combien les souvenirs d’enfance conditionnent le destin…Pour Edouard Miailhe, c’est clair. Tout jeune, il a baigné dedans, savourant le bonheur de vivre au milieu des vignes familiales de château Siran, et à bord de voitures de rêve. “Celles de mon grand-père passionné de belles américaines, dont une Cadillac DeVille cabriolet de 1949 que l’on a précieusement conservée, et celles de mon père qui adorait les Mercedes.”Etonnez vous qu’en 2007 le sort l’ait désigné au sein de la famille pour reprendre, à la cinquième génération, ce beau domaine sur la prestigieuse appellation Margaux. Et qu’il soit toujours amoureux de superbes autos. Mais les siennes, maintenant.Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI

Comme ce superbe coupé BMW 30 CSI de 1975 acheté d’occasion en 1992 alors qu’il n’avait que 25 ans. “J’aime les autos allemandes des années 60-70 car elles étaient techniquement en avance, très fiables, et leur finitions luxueuses étaient très au dessus de ce qui se faisait à l’époque. Quant à cette BMW, je l’ai toujours trouvé belle avec sa silhouette unique en son genre par son esthétique et sa finesse due à une ligne de ceinture basse et l’absence de montant central de portière qui dégage une grande partie vitrée.”

Il y a un peu d’Italie dans la ligne de cette belle allemande

Une élégance liée aussi à ses gênes italiens. Car cette “Béhème” est l’extrapolation du coupé BMW 3200 CS de 1962 dessiné par le carrossier Bertone. Mais sur le 30 CSI carrossé par Karmann, et fabriqué de 1968 à 1977, la beauté stylistique atteignait son sommet. Tout comme sa puissance : le 6 cylindres en ligne injection de 3 litres dégageait 200 ch et atteignait 220 km/h après un 0 à 100 km/h en 7,7 secondes. Impressionnant pour l’époque. Le tout dans le silence et le confort d’un écrin tapissé de cuir, de bois, de moquette et de chromes qui faisait de cette voiture à la suspension souple une dévoreuse d’autoroutes.Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI

Plus grande routière que sportive, la BMW 30 CSI s’est ensuite métamorphosée en bête de course dans la version 30 CSL (L pour leicht, léger). Affichant 200 kg de moins avec des ouvrants en aluminium, un intérieur dépouillé, et dopée par un moteur 3,5 l à 4 soupapes par cylindres de 360 ch ( voire 750 ch dans une version turbo!) elle remporta le championnat d’Europe des voitures de tourisme et des courses prestigieuses comme les 24 Heures de Spa, du Nürburgring et de Daytona. Oubliée la sombre période où BMW, au bord de la faillite dans les années 50,et convoité par Mercedes, n’avait du sa survie qu’à ses motos et à la fabrication sous licence des petites Isetta italiennes. Souvenez vous : ces mini citadines à deux places en forme d’oeuf, se garant face au trottoir avec accès par une portière frontale sur laquelle était articulée la colonne de direction et le volant !Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI

On était loin du rebond en 1962 grâce à la sortie d’une belle berline dessinée par l’Italien Michelotti : la “Neue Klasse” 1500, à la fois sportive et cossue, qui a sauvé l’entreprise. Et donné, avec sa calandre originale, et sa découpe relevée de portière arrière, les fondamentaux stylistiques BMW toujours en cours. “C’est aussi l’expression de toute cette belle histoire de la renaissance de la marque qu’exprime ma BMW 30 CSI” explique Edouard Miailhe. Et mon vrai plaisir, c’est de rouler avec tous les jours. Car ce type de voiture, belle au regard, au toucher et à l’oreille, sort de la banalisation des autos d’aujourd’hui.”

Le vignoble appartenait au grand-père de Toulouse-Lautrec

En revanche, il se serait bien passé d’un autre héritage de l’histoire concernant la propriété familiale. Un vignoble de 36 ha entouré de grands crus comme Dauzac, Palmer, Brane-Cantenac… sauf que Château Siran n’en est pas un. Alors que géologiquement, son superbe plateau de graves siliceuses le vaut. Tout cela parce qu’avant le rachat en 1859 par ses aïeux courtiers en vins, le vignoble appartenait au Comte de Toulouse-Lautrec, le grand-père du peintre. Et que ce noble légitimiste anti bonapartiste avait refusé de se plier à la procédure décidée par Napoléon III pour le fameux classement de 1855. Celui qui, hélas, fait toujours référence aujourd’hui !P1030686 - copie 2

Voila comment Siran a tout d’un grand cru sans en être un. Et depuis qu’il a repris les rênes du cru bourgeois familial, Edouard Miailhe ne ménage pas sa peine pour hisser Siran au plus haut de l’appellation Margaux. Replantations, construction d’une nouvelle cuverie, d’un nouveau chai, vinifications supervisées par le consultant de renom, Hubert de Boüard de Château Angélus, ouverture d’un original musée sur le vin, d’un restaurant…Rien n’est trop beau pour redonner tout son lustre à Siran et son Margaux charmeur aux arômes d’épices et de sous bois. Et pourtant, allez comprendre…Cet atavisme enthousiaste laisse parfois percer une petite pointe d’amertume, lorsqu’au détour d’une phrase, Edouard Miailhe vous lâche sur le ton de la confidence : “Mon grand regret est de ne pas avoir travaillé chez un constructeur automobile…”Satané destin !         www.chateausiran.com

Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI
Les nouveaux chais du château

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

La nouvelle BMW 530 d

Nouvelle BMW 530 TD de 265 ch

Pour sa septième génération depuis 1972, ce modèle à succès bat des records de puissance et d’économie avec 4,5 l/100 dans cette version diesel 3 litres de 265 ch qui réussit en plus l’exploit d’un zéro malus ! Le résultat d’une combinaison efficace entre allègement et aérodynamisme…(lire la suite)

 

 

OENOTOURISME

                                                                                Mon vin préféré

Etiquette de chateau siranChâteau Siran 2012, ce “Margaux appellation contrôlée” se la joue modeste sur l’étiquette, faute d’avoir été classé grand cru en 1855 par négligence du propriétaire de l’époque. Mais il exprime toute sa majesté une fois ouvert : onctueux sur le fruit et légèrement poivré avec une allonge d’arômes de sous bois.  La dominante en merlot arrondit harmonieusement, avec le temps, la puissance de ce Margaux qui devient soyeux et très gourmand lorsqu’on goûte un 2009. Et la proportion élevée de petit verdot, jusqu’à 15%, apporte ce rubis profond et cette finale épicée typiques de ce grand vin (29 €)

S de Siran 2012, ce deuxième vin en appellation Margaux provient de vignes plus jeunes de 5 à 15 ans tout en bénéficiant du même soin à l’élevage en barriques de 12 mois que le Château Siran. Plus vif, et légèrement épicé, c’est un bon vin de garde jusqu’à 7 ans. (18 €)

St Jacques de Siran, cet AOC Bordeaux Supérieur de l’extrémité du terroir sur des graves recouvertes d’argile par les alluvions de la Garonne est un vin complexe intéressant, très minéral, et au nez très poivré. (8,90 €)

                                                                          Profitez en pour visiter

*Le musée du vin de Château Siran ouvert en 2014. Plus de 7000 visiteurs par an découvrent dans les anciens chais des collections de vieux pichets avec des têtes de personnages célèbres comme Napoléon, de vieilles assiettes en faïence évoquant le vin, des pièces de l’antiquité vinicole. Ne manquez pas l’abri anti-atomique et sa porte blindée d’une tonne et 30 cm d’épaisseur, véritable bunker coffre-fort qui renferme maintenant tous les millésimes du château de 1912 à 2012 !

Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI et son musée
L’impressionnante collection de vieux pots à vin est une des curiosités du musée de Château Siran.

 

 

*Bayon-sur -Gironde, son église romane, son abside à 7 pans, et sur un impressionnant promontoire rocheux dominant la Gironde, les châteaux de Tayac et d’Eyquem.

*Château Loudenne, ravissante chartreuse XVII ème à St Yzans-de-Médoc avec jardins à l’anglaise descendant vers la Gironde, et musée dans les chais victoriens autour du travail de la vigne sur ce cru bourgeois.

* Blaye et sa citadelle construite par Vauban en surplomb de la Gironde pour bloquer l’accès de Bordeaux à la flotte anglaise avec, sur la rive opposée à Cussac, Fort Medoc où l’on rentre par la majestueuse porte Royale. La traversée en bac sur 6 km entre Blaye et le port de Lamarque est d’un dépaysement total.

La citadelle de Blaye construite au bord de la Gironde par Vauban pour bloquer l'accès à Bordeaux.
La citadelle Vauban de Blaye bloquait l’accès à Bordeaux par la Gironde (Alpha-Images)

*Soulac, petite ville balnéaire aux charmantes maisons basses en briques et bois du XIX ème, et sa basilique romane dans laquelle on n’entre pas, mais on descend ! Ce qui lui a valu d’être complètement ensablée avant d’être dégagée à la fin du XIX ème. Un petit train touristique mène jusqu’à la Pointe de Grave.

* Château du Bouilh, construit sur les plans de Victor Louis (architecte du Grand theâtre de Bordeaux). Il est resté inachevé avec ses curieux communs en hemicycle.

*Château Cos-d’Estournel, en venant de Pauillac sur la D2, ne manquez pas, au détour d’un virage en côte, l’apparition surréaliste des pagodes indiennes du toit de cette batisse construite ainsi au XIX ème par son fondateur en souvenir de ses clients en Inde où il exportait ce grand cru aujourd’hui propriété de Michel Reybier. Cet ex créateur de la marque Charcuteries d’Aoste y a fait édifié un splendide chais par l’architecte Jean-Michel Wilmotte.

Les pittoresques toits en pagode indienne du Château Cos d'Estournel.
Les pittoresques toits en pagode indienne du Château Cos d’Estournel surgissent des vignes.

 

*Port de Goulée, Saint Christoly-Médoc, charmants ports où accostaient les bateaux pour charger les barriques de vins au débouché des canaux construits par les Hollandais au XVIII ème pour assainir les terrains avec des vannes bloquant les remontées d’eau de mer.

*Château Margaux , majestueux avec son escalier et ses colonnades, la plus belle façade de château du Médoc construit en 1802 par l’architecte Combes, élève de Victor Louis. Visite des chais et de la cuverie de ce fameux Premier Grand Cru.

*La Tour Carnet, cette forteresse du XII ème à St Laurent-du-Médoc abrite un des 4 grands crus de Bernard Magrez. Il y a aussi installé un musée de ses voitures anciennes et de ses Rolls avec lesquelles il fait visiter ses châteaux dans un circuit oenotouristique.

Bernard Magrez et sa collection de Rolls à La Tour Carnet
Bernard Magrez et sa collection de Rolls à La Tour Carnet

*Bourg, on entre dans la ville basse par la rampe Cahoreau qui passe sous la porte de la Mer creusée dans le rocher, pour grimper par les ruelles jusqu’au château de la citadelle qui abrite un musée de calèches. Terrasse avec très belle vue à la fois sur la Dordogne, la Garonne et la Gironde. Un réseau de salles souterraines surplombe l’estuaire.

*Moulis-en-Médoc, son église romane aux fresques XII ème-XV ème et ses sarcophages mérovingiens.

Cordouan, le "Versailles des mers"
Cordouan, le « Versailles des mers »(Asa-Photos)

*Phare de Cordouan, en vedette au départ de la pointe de Grave à Port-Bloc, la visite du plus beau phare de France culminant à 67,5 m de haut, surnommé le « Versailles des mers » avec ses étages Renaissance auxquels on accède par un majestueux escalier circulaire de 311 marches, son portail monumental, l’appartement du Roi et la chapelle.www.phare-de-cordouan.fr

* Le Rigalet, charmant hameau aux petites maisons du XVIII ème au sud de Blaye.

*Château la tour de By, à Bégadan, au milieu des vignes de ce grand cru, montez en haut de cette ancienne tour de guet qui offre un somptueux panorama sur l’estuaire.

*Vertheuil , ancienne abbatiale du XI ème et son magnifique portail aux voussures ornées de statues.

*Saint Ciers-sur-Gironde et sa réserve ornithologique de 120 ha avec tours d’observation pour suivre les oiseaux sauvages et les migrateurs qui y font halte.

 

* Promenades en kayak sur la Gironde depuis St Vivien de Médoc : Kayak et découvertes (06 88 77 53 29) ou Médoc Explorer Canoë (06 88 77 53 29)

Consulter www.smiddest.fr

 

Nouvelle BMW 530 d, un grand cru qui bonifie

Nouvelle BMW 530 TD de 265 ch

Pour la septième génération depuis 1972, ce modèle à succès bat des records de puissance et d’économie de carburant, en attendant l’arrivée prochaine de la version hybride rechargeable.

Avec l’âge, on a toujours tendance à prendre de l’embonpoint et à perdre de l’énergie. Pas la nouvelle BMW Série 5 après avoir subi un régime minceur. Une cure de jouvence qui lui réussit fort bien. Sacré chemin parcouru pour celle qui s’est vendue à près de 8 millions d’exemplaires depuis 1972. Le deuxième modèle le plus demandé de la marque après la Série 3. Mieux valait donc ne pas décevoir les aficionados de cette berline grande routière qui sait aussi se montrer sportive. Et même en diesel sur la BMW 530 d. Car malgré le “mazout bashing” cher à la mairesse de Paris, BMW lui fait un joli pied de nez avec un nouveau six cylindres 3 litres turbo qui ne consomme que 4,5 l en moyenne, soit 12 % de moins que sur la précédente, ne dégage que 118 g de CO2 (-13%), et s’octroie, malgré une puissance en hausse à 265 ch, un bonus-malus de zéro euro !

Une BMW 530 d super aérodynamique

Un record dans sa catégorie. Mieux que des versions à essence, de puissance égale, qui polluent plus que ce diesel équipé d’un filtre à particules et d’un piège à NOx, les oxydes d’azote….allez comprendre ! La clé de ce paradoxe tient en deux chiffres : 100 et 0,22. Cent, pour les kilos en moins sur la balance grâce à des soubassements en magnésium, des ouvrants, plus un toit, en aluminium. Et un coefficient de pénétration dans l’air de 0,22 seulement qui réduit sérieusement sa résistance à l’avancement, et donc sa consommation en carburant.Nouvelle BMW 530 TD de 265 ch

D’où une autonomie théorique appréciable jusqu’à 1400 km. Les aérodynamiciens de BMW ont mis tout leur savoir faire dans cette voiture aux lignes fluides qui utilise une partie de la panoplie apparue sur la Série 7.

1/ Une grille de calandre dont les volets se ferment automatiquement en roulant pour rendre l’avant de la voiture plus aérodynamique, sauf quand le moteur a besoin d’un peu d’air frais.

2/Des petites jantes de 17 pouces de diamètre qui permettent de monter des pneus plus haut et plus étroits que les tailles basses dont la largeur accentue au contraire la résistance à l’air. Ce qui prouve bien que cette mode purement esthétique des grandes jantes de 20 pouces avec des pneus à faible hauteur de caoutchouc et d’air amortissant est un non sens, aussi bien en terme de confort que d’écologie. Car le gain en CO2 entre grandes ou petites jantes est de 10 grammes.

3/ Le système “Air curtain” : l’air entre par une bouche d’aération verticale à chaque extrémités de la calandre, et arrive sous forme d’un rideau d’air sur les bords extérieurs des roues avant pour les isoler des turbulences de la rotation de la jante (tout en refroidissant les disques de freins) avant de ressortir par une ouïe d’évacuation devant la portière avant. Gain en C0 2 : 2 grammes, toujours bons à prendre. C’est qu’ à l’heure où la nouvelle tarification du bonus-malus depuis janvier se joue non plus par tranches, mais à l’unité, chaque gramme économisé est précieux !Nouvelle BMW 530 TD de 265 ch

Une voiture étant faite avant tout pour rouler, il est temps, après toutes ces considérations, d’appuyer sur le bouton “start”. Et d’apprécier 34 ans de progrès techniques depuis la Série 5 diesel 2,4 l de 115 ch en 1983, et la première BMW 530 d en 1998 qui “sortait” 184 ch et 225 km/h après un 0 à 100 km/h en 9,4 secondes (contre 5,7) . Aujourd’hui, quand les 265 chevaux s’ébrouent sous le capot, un doux feulement discret vous caresse les oreilles et les accélérations sont aussi fougueuses qu’onctueuses grâce à un puissant couple maxi augmenté de 10% à 620 Nm dès 2-2500 tours.

Confort avec amortissement piloté pour la BMW 530 d 

Le tout dans un confort de suspension qui avale la route en absorbant en souplesse les imperfections de la chaussée avec un amortissement variable piloté et un système anti-roulis électrique instantané. En plus, le moelleux des sièges massant en cuir accentue le bien être dans le luxueux cocon de cet habitacle à l’élégante finition impeccable made in BMW. Entre le silence à bord ou la tenue de route difficile à prendre en défaut avec sa direction active intégrale, cette grande routière rend les trajets très reposants. Et sécurisants : même en la “jetant” dans les virages les plus serrés, cette BMW 530 d ne bronche pas, vire à plat, et passe à des vitesses défiant la limite du décrochage. Une agilité étonnante pour une auto de ce gabarit.

Nouvelle BMW 530 TD de 265 ch
Le dossier peut se replier en trois parties pour augmenter la capacité du coffre .

 

 

 

 

Il faut dire que la BMW 530 d est bourrée de toutes les assistances électroniques possibles aujourd’hui pour lui éviter les sorties de route : anti franchissement de ligne avec replacement de la voiture dans la bonne trajectoire, anti collision avec freinage d’urgence, détection de voitures qui doublent dans l’angle mort, aides à la conduite, dans les embouteillages avec arrêt ou démarrage automatique, et anti contre sens (la voiture pile devant un sens interdit !), régulateur adaptatif en fonction des panneaux de limitation de vitesse lus par la caméra, etc…Plus une nouveauté qui arrivera en juillet : en effleurant simplement le clignotant, l’auto changera automatiquement de voie ! Grâce aux contrôles combinés, caméra stéréo, capteurs radars et ultra sons, par l’ordinateur.

La BMW 530 d donne un avant gout de voiture autonome

Un prélude à la voiture autonome pour cette Béhème qui sait déjà faire des créneaux, sortir et entrer, sans personne à bord, d’un box ou d’une place de parking trop étroits pour ouvrir les portières, grâce à une clé intelligente à télécommande, exclusivité BMW. Plus connectée que jamais, cette BMW 530 d vous relie à votre bureau avec un système de lecture vocale des mails, un interfaçage sur l’écran central avec votre Iphone et son carnet de rendez vous afin de vous donner l’heure de départ en fonction de la circulation routière pour ne pas être en retard, etc…Et gare à vous si vous avez des gestes d’énervement dans les embouteillages ! Ne soyez pas surpris : un moulinet de la main sous le rétroviseur, et hop, selon le sens, la radio s’allume ou s’éteint toute seule ! On n’arrête pas le progrès…P90237265_highRes_the-new-bmw-5-series

Moteur : 6 cylindres 3 l turbo à géométrie variable

Puissance : 265 ch

0 à 100 km/h : 5,7 sec

Vitesse maxi : 250 km/h

Consommation moyenne : de 4,5 à 6 l/100 km

CO2 : 118 g/km

Bonus-malus : 0 euro

Prix : à partir de 58 900 €

LES PLUS : Confort, tenue de route, brio du moteur, silence, coffre agrandi à 530 l,  taille de l’affichage tête haute couleur augmentée de 70%, espace plus profond pour les genoux à l’arrière, dossiers rabattables

LES MOINS : pas de roue de secours mais runflat, pas d’affichage avec la même commande de la consommation et de l’autonomie restante, correction automatique de la direction trop forte au volant, prix des options

 

 

 

 

La Mini Cooper S de Pommard

mini cooper S de Steve Whitehead à Pommard

Légendaire, la Mini a été la voiture anglaise la plus vendue au monde, entre 1959 et 2000. Et elle continue de faire frémir de plaisir en Bourgogne ce vigneron britannique fondu de rallyes .

Domaine Michel Rebourgeon

Delphine et Steve Whitehead

« L’Anglais du village ». Tel a longtemps été le surnom de Steve Whitehead à Pommard. Difficile, en effet, d’y passer inaperçu au volant d’une Mini Cooper S de 1968 ou d’un cabriolet Triumph ! Et sa destinée n’est pas non plus habituelle. Ce marchand de vins, près de Manchester, a entamé une nouvelle vie le jour où il a pris en stage une jeune élève française d’une école de commerce, Delphine Rebourgeon originaire de Pommard. Un mariage s’en suivit et voila comment Steve Whitehead est devenu non seulement époux d’une Bourguignonne, mais aussi vigneron en Bourgogne !

Sans abandonner pour autant son amour pour les belles anglaises emblématiques du génie automobile britannique comme le prouve son garage. Si chaque pays a eu son icône populaire, la « Deuche » pour la France, la « Cox » pour l’Allemagne ou le « pot de yaourt » pour l’Italie avec la Fiat 500, incontestablement, la couronne de la reine d’Angleterre revient à la Mini. Elle mérite bien son nom avec son petit 3,02 m malgré mini cooper S de Steve Whitehead à Pommardtout très logeable où 80% de sa longueur était occupée par les 4 passagers, et 20% seulement par la mécanique grâce au moteur transversal, à la boite de vitesse encastrée dessous et aux petites roues aux 4 coins. Si bien que la voiture se transformait ,en plus pour le plaisir, en véritable karting scotché au bitume ! Et compte tenu de son poids plume de 575 kg, la première mini de 848 cm3 et 34 ch filait à 120 km/h. Des performances répondant parfaitement à la mission qui avait été confiée au génial ingénieur Alec Issigonis. Car la crise du canal de Suez en 1956, et ses menaces sur l’approvisionnement pétrolier avec une flambée des prix, avait incité les dirigeants de

premier prototype de la mini en 1957
Mis à part la calandre et les clignotants en haut du montant de portière, le prototype de la Mini en 1957 était proche de la définitive.

BMC, la British Motor Corporation, à lancer une petite voiture économique en carburant. Après 8 mois d’études le premier prototype XC9003 pourvu des solutions révolutionnaires d’Issigonis voyait le jour en 1957. Et ressemblait, à quelques détails près, à la Mini lancée le 18 Août 1959 qui allait devenir la voiture anglaise la plus vendue de l’Histoire avec 5,3 millions d’exemplaires jusqu’en 2000. Avant que cette légende sur 4 roues renaisse en 2001 avec la relance de la marque par BMW. Et pourtant, à ses débuts le démarrage des ventes fut laborieux. C’est que mini-taille ne rimait pas avec mini-prix : l’Austin seven alias la Morris Minor (les deux marques sous lesquelles elle était vendue avant de s’appeler Mini en 1962) coûtait deux fois plus cher qu’une Fiat 500 ! Et le même prix qu’une voiture de taille normale. Le tout pour un véhicule spartiate à suspension « noyau de pêche » avec de simples coussinets caoutchouc (pour gagner de la place), des vitres coulissantes un peu guillotines pour sortir la tête, des portières à charnières extérieures, et à ouverture intérieure en tirant un cable, sans oublier le volant à la position de conduite digne d’un camion ! L’accueil fut donc mitigé. Mais c’est

prototype de la mini en 1957
Un prototype factice avec un avant de vieille Austin circulait exprès sur les routes anglaises pour tromper les concurrents !

finalement un ami d’Issigonis, John Cooper qui va propulser les ventes de la Mini en la transformant en voiture de course. Ils se connaissaient pour avoir piloté ensemble les petites monoplaces qu’ils s’amusaient à construire. Et petit à petit, Cooper, fils d’un garagiste de Surbiton en banlieue de Londres, était devenu célèbre en révolutionnant la Formule 1 avec la première monoplace à moteur central arrière. Aux mains de jeunes nouvelles stars du volant comme Jack Brabham, Stirling Moss et Maurice Trintignant, les Cooper décrochèrent 16 victoires en 9 ans et le titre de champion du monde des constructeurs en 1959 et 1960. En proposant ses services, moyennant des royalties sur chaque voiture vendue par BMC, John Cooper allait devenir pour la Mini ce qu’ont été Abarth pour Fiat ou Gordini pour Renault : le sorcier britannique de la mécanique.

Même Enzo Ferrari a raffolé de la Mini Cooper S

En 1961, le lancement de la Morris Cooper a l’effet d’une bombe : avec un moteur poussé à 997 cm3 et 55 ch et des freins à disque pour calmer ses ardeurs, la « familiale populaire » d’Issigonis se métamorphose alors en bolide frôlant les 140 km/h ! Du jamais vu sur une si petite auto. Du coup, de voiture délaissée pour son tarif élevé, la Mini devient le dernier snobisme automobile avec lequel il est de bon ton de s’afficher : Mick Jagger, la sœur de la reine, la princesse Margaret et son mari Lord Snowdon, Steve Mc Queen, Brigitte Bardot, et même Enzo Ferrari, vont en raffoler. En 1966, Brian Epstein, leur manager, offrira à chacun des 4 Beatles une Cooper S. Et celle de George Harrison repeinte avec des dessins psychédéliques servira d’emblème au groupe dans son film-album Magical Mystery Tour aux titres inoubliables comme Penny Lane ou All you need is love. Du délire. Plus que jamais, à Londres, alors capitale de la jeunesse dans le vent, la Mini était devenue un objet de mode en même temps que la mini-jupe lancée par la styliste Mary Quant !

mini cooper S de Steve Whitehead à Pommard
Au milieu de la « planche de bord vide poche », le fameux grand compteur central encadré de la température d’eau et de la pression d’huile : toute la simplicité de la Mini Cooper S est là.

Tout cet engouement, la petite anglaise le devait aussi à ses exploits sportifs en rallye et en circuit qui ont contribué à forger sa légende. Car au fil des années, la Mini s’est musclée avec en 1963 la Cooper S 1071 cm3 de 70 ch, et en 1964 la Cooper S 1275 cm3 de 76 ch, puis 90 ch taquinant le 160 km/h. Une vraie terreur en rallye : entre 1964 et 1967, la Mini remporte trois victoires au Monte Carlo devant des Ford Falcon 4,7 l V8, des Porsche 911 S  ou des Lancia Fulvia pourtant plus puissantes ! Mais l’anglaise compensait ce handicap par sa légèreté et une agilité diabolique. Grace à son mini gabarit, les roues avant et arrière passaient quasiment en même temps les virages à la corde sans braquer !

Il a eu sa première Mini d’occase à 19 ans pour faire des rallyes

Et pendant ce temps là, à Manchester, Steve Whitehead, comme tous les jeunes de sa génération rêvait d’en découdre aussi au volant d’une Cooper. En 1969, à l’age de 19 ans, avec un copain qui gonflait les moteurs, il commence à écumer les rallyes locaux sur une Cooper MK I d’occasion de 1965, puis à 25 ans avec une Ford Escort Mexico pendant deux ans dans les rallyes du championnat d’Angleterre. « Après, j’ai arrêté car Delphine est arrivée dans ma vie et je suis parti en France ! » . Mais aujourd’hui encore, la passion est toujours là : en camping car avec toute la famille, il part suivre

mini cooper S de Steve Whitehead à Pommard
Tout était mini et en particulier le coffre !

les rallyes WRC d’Allemagne, d’Espagne ou le Monte Carlo, « car ceux-là ne tombent pas pendant les vendanges ! » dit-il. Et autour de Pommard, il n’est pas rare de le voir « attaquer » pied au plancher au volant de son Austin Cooper S MK II 1275 cm3 de 76 ch sur les petites routes qui serpentent au milieu des vignes. « C’est un rêve de jeunesse qui s’est réalisé en 2008 lorsqu’un ancien client de mon magasin de vins en Angleterre m’a proposé de lui racheter la sienne qui n’avait que 32.000 miles au compteur. Des Austin comme la mienne, il n’y en a eu que 2600 de fabriquées alors que les Morris Cooper ont été plus nombreuses. Je l’adore mon cube à roulettes ! » dit Steve Whitehead, en frémissant de sa moustache « so british ». Et il n’a jamais manqué de participer au rallye AOC de Beaune. Traduisez : Automobile d’origine et de collection ! Mais au village, c’est plus souvent au volant d’un tracteur que l’on croise Steve Whitehead de retour des vignes du domaine Rebourgeon, et de ses 18 petites parcelles réparties sur Pommard, Volnay et Beaune qui totalisent 3,5 hectares. Un morcellement typique de la Bourgogne des grands crus et de ses climats. « En 1995, mon père parlait de revendre notre petit vignoble familial qui s’était constitué peu à peu depuis 1550. Mais je trouvais dommage d’abandonner cette tradition, raconte Delphine. Alors, avec Steve, on a décidé de se lancer. »

Des vignes sur Pommard d’un age exceptionnel : 114 ans !

Voilà comment de marchand de vins, Steve Whitehead est passé producteur de vins ! Et pas n’importe lesquels vu les très belles parcelles en 1er cru, et une de 21 ares en Pommard village aux vignes vieilles de 114 ans ! La plus extraordinaire est celle des Rugiens. Ses 17 ares donnent autour de 1000 bouteilles en 1 er cru à partir d’un côteau argilo- calcaire, au sol profond jusqu’à la roche mère, et avec un taux de fer élevé donnant une coloration rougeâtre à la terre, d’où l’appellation Rugiens pour ce climat qui donne un vin très minéral. « Nous avons eu la chance, malgré les gelées terribles qui ont encore ravagé le vignoble bourguignon en 2016, d’être à ¾ de nos rendements sur les rouges qui étaient moins exposés en haut de côteaux » se console Delphine Rebourgeon. Et ici la vinification se fait encore à l’ancienne avec des vins robustes très tanniques garants d’une longue conservation. «  Très fruité sur le nez, notre Volnay 1 er cru 2013, non filtré et 18 mois en fûts de chêne, sera au maximum de sa forme entre 5 et 9 ans » estime Steve Whitehead. Rien à voir avec la tendance actuelle des vins prêts à boire !  Et au domaine Rebourgeon où ce savoir faire ancestral s’est transmis de génération en génération depuis 1550, la relève est assurée avec William, 18 ans, tout juste sorti du lycée viticole de Beaune. Quant au petit dernier, Samuel, devinez le métier dont il rêve, à la grande joie de son père : designer automobile !

michelrebourgeon.wixsite.com

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Mini Clubman Cooper S

Mini clubman Cooper S

Les dernières Mini ont pris de l’embonpoint par rapport aux premières : 550 kg de plus mais 100 chevaux supplémentaires sous le capot ! Avec 192 ch et une vitesse de pointe de 235 km/h, cette troisième version, depuis la relance de la marque par BMW en 2001, procure toujours des sensations de karting ! (lire la suite)

 

OENOTOURISME

                                                                         Mon vin préféré

Pommard-Rugiens premier cru du domaine Michel RebourgeonLes Whitehead sortent des vins à l’ancienne qui deviennnent rares par leur acidité et leur forte teneur en tanins, gage de longue garde. Volnay 1er cru 2013 très fruité au nez (25,50 €). Pommard 1 er cru Les Arvelets, un vin puissant mais fin et rond sur le fruit, issu de vignes de 75 ans sur un côteau calcaire marneux  ( 34 €). Le Rugiens 2013 provenant de terres rouges ferrugineuses est encore plus minéral avec beaucoup de tannin qui s’arrondiront pour donner un vin au mieux de sa forme d’ici 5 à 9 ans (40€).

 

                                                                  Profitez en pour visiter

*Beaune, ses vieilles halles médiévales où ont lieu chaque année les fameuses ventes aux enchères à la bougie des vins des Hospices de Beaune, son Hôtel Dieu, fondé en 1443, merveille de l’art burgondo-flamand et sa grande salle des malades de 72 m de long avec l’enfilade des lits à colonne et la magnifique voute de bois en carène de navire renversée , le musée du vin de Bourgogne dans l’ancien Hôtel XV ème des ducs de Bourgogne.

Cour des Hospices de Beaune-Photo François Vauban
Cour des Hospices de Beaune (Photo François Vauban)

 

 

*Nuit St Georges, la capitale de la Côte à laquelle elle a donné son nom, son église romane St Symphorien et sa rare cage d’escalier tournant du XVI ème dans un étonnnant cylindre ajouré en bois, le beffroi de l’Hotel de ville et l’hopital St Laurent du XVII ème.

* La verdoyante route panoramique entre Nuit-St Georges, Bruant, plongeant ensuite sur Bouilland et ses cirques rocheux aux collines boisées

*Le fameux château du Clos de Vougeot, son grand cellier du XII ème où ont lieu les cérémonies de la Confrérie du Tastevin, ses quatre énormes pressoirs du moyen age, le dortoir des moines et sa spectaculaire charpente.

Cérémonie du taste vin dans la salle du pressoir du Clos Vougeot
Cérémonie de la Confrérie du Taste vin dans la salle du grand pressoir au Clos Vougeot

*Dijon, le Palais des ducs de Bourgogne et ses tours de Bar et de Philippe-le-Bon d’où on découvre une belle vue sur la ville jusqu’aux premier contrefort sdu Jura, les vieilles rues et la place François Rude aux maisons à pans de bois du XV ème, le musée du folklore bourguignon avec ses scènes reconstituées dans le cloître du monastère des Bernardines, l’Hotel de Vogüé du XVII ème et son toit en tuiles vernissées, le musée Amora créé par le principal fabricant de moutarde de Dijon.

Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe-le-bon (Photo Alain Doire)
Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe Le Bon(Photo Alain Doire)

*Le château de Savigny les Beaune avec sa collection d’Abarth de course, de voitures de pompiers et ses 90 avions de chasse dans le parc transformé en base aérienne.* Le vieux bourg fortifié de *Chateauneuf avec ses rues étroites du XIV ème, ses places, ses remparts, et son chateau surplombant les vallées alentours qui commandait la route entre Dijon et Autun et le canal de Bourgogne qui passe au pied.

*Le château de Gevrey-Chambertin et ses tours carrées forteresses bâties au X ème siècle, aujourd’hui propriété du Chinois qui dirige les casinos de Macao.

Château-de-Gevrey-Chambertin- Photo Alain-Doire
Château de Gevrey-Chambertin (Photo Alain-Doire)

 

 

 

Un break en Mini Clubman Cooper S

Mini clubman Cooper S

Cette sportive familiale au ras du bitume donne des sensations de karting dans le vrombissement jouissif de son moteur survitaminé de 192 chevaux. Un vrai petit jouet dans la tradition des Mini !

En 50 ans, la Mini a pris de l’embonpoint avec 550 kg de plus, mais a gagné 100 chevaux supplémentaires ! Depuis la relance de la marque par BMW en 2001, la troisième version, plus longue de 80 cm que les 1eres Mini, et équipée d’un châssis à la rigidité renforcée, conserve des sensations de kart avec une tenue Mini clubman Cooper Sde route démoniaque et des accélérations canons. Même dans sa nouvelle version Mini Clubman Cooper S, rallongée de 43 cm à 4,25 m, aux deux portières de coffre s’ouvrant automatiquement en mains libres sur un grand volume de chargement de 360 à 1250 l. Un joli petit break « so british », à l’intérieur cossu et bien fini avec cuir et chromes comme ne savent malheureusement pas le faire les marques françaises.

Mini clubman Cooper SCette « voiture jouet » vous transporte ailleurs tout en roulant avec son grand cadran circulaire central aux couleurs d’éclairage variables, comme sur un juke box, selon la vitesse, ses petits compteurs au dessus du volant, sa planche de bord avec interrupteurs style aviation. Le tout dans le sympathique concert vrombissant du moteur 2 litres twin turbo aussi nerveux que frugal pour le plaisir qu’il procure avec la boite auto 8 vitesses sport à palettes au volant.

Mini clubman Cooper S
Les banquettes repliables 2/3 1/3 dégagent un grand volume de chargement de 1250 litres.
Mini clubman Cooper S
Les deux portes s’ouvrent en passant un pied sous le parechoc.

 

 

 

 

 

 

 

 

La Mini version XXI ème siècle s’est, en plus, mise au goût du jour avec des équipements high tech comme le freinage d’urgence anti collision piéton et voiture, la camera de recul, un grand écran interactif, ou l’affichage tête haute couleur en simultané des vitesses et des panneaux de limitation variables selon l’endroit avec régulateur actif. Très utile sur une telle bombinette !

Cylindrée : 2 l bi-turbo

Puissance : 192 ch/11 CV

0 à 100 km/h : 6,8s

Vitesse maxi : 235 km/h

Consommation : 7,5 l /100 km

CO2 : 133 g/km

Malus : 150 €

Prix : 25 050 €

LES PLUS : son éternel look rétro, son volume intérieur pour les passagers et les bagages,  les finitions soignées de l’habitacle, la nervosité du moteur, la tenue de route bien amortie et les sensations de karting dans un écrin confortable

LES MOINS : pas de roue de secours, molette de commande d’ordinateur trop en arrière entre les deux sièges avant obligeant à quitter la route des yeux, affichage de la consommation que sur l’écran central après 3 étapes à franchir

 

 

La retraite tropezienne d’une BMW 328 de 1937

Josef Schengili de château Volterra au volant de sa BMW 328 de 1937

Rarissime, ce roadster mythique coule des jours ensoleillés dans les vignes d’un splendide château à Ramatuelle. Après avoir été une voiture de sport en avance sur son temps chez le constructeur allemand.

Josef Schengili

Chateau Volterra, côtes de Provence

Vous cherchez la rareté ? Alors, près de Saint Tropez, à Ramatuelle, prenez la route du phare de Camarat, vers Château Volterra que l’on finit par atteindre au bout d’un méchant chemin caillouteux. Là, après contrôle par caméra, et ouverture télécommandée de la grille, trois surprises vous attendent. Un roadster BMW 328 de 1937, une villa toscane construite sur un promontoire rocheux avec vue époustouflante sur la mer. Et derrière la bâtisse, un vignoble de 6 hectares mené avec une minutie d’horloger par un Suisse-Canadien haut en couleur dans sa longue barbe fleurie.

Déniché dans une vente aux enchères à New York

Josef Schengili, diplômé de mathématiques a d’abord vécu au Canada où il a fait fortune en créant une start up de logiciels informatiques. C’est ainsi qu’il a pu s’offrir son “jouet”, lors d’une vente aux enchères en 1980 chez Sotheby’s à New York. “La voiture qui m’avait toujours fait rêver était là devant moi. J’ai craqué !” Et voila comment il devint l’heureux propriétaire de cette BMW 328. Une rareté fabriquée uniquement à 464 unités entre 1936 et 1940. Et encore plus rare aujourd’hui avec seulement 150 exemplaires ayant survécu à la guerre et à l’usure du temps !

BMW 328 de 1937 à château volterra
Un superbe cockpit en plein ciel comme ceux des beaux avions d’avant guerre.

 

 

 

 

Une BMW révolutionnaire à l’époque pour ses performances qui lui firent gagner de nombreuses courses. Son six cylindres en ligne 1,9 l à trois carburateurs de 80 ch propulsait cette élégante voiture de sport à 150 km/h. Une vitesse que même les grosses Mercedes 500 k de 5 litres n’arrivaient pas à atteindre ! Mais l’autre secret de ce roadster BMW résidait dans sa taille courte et étroite, son chassis remarquablement équilibré, et surtout, sa légèreté avec seulement 830 kg sur la balance qui lui donnait une agilité hors du commun. En 1940, avec une carrosserie fermée, une 328 remporta la mythique course des Mille Miglia de 1618 km sur route ouverte entre Brescia et Rome devant les armadas d’Alfa Romeo et de Mercedes. Et en 1949, toujours bien pourvue techniquement face à la concurrence, une 328 décrochait la troisième place aux 24 Heures du Mans. C’est dire si Josef Schengili n’est pas peu fier de son roadster récemment passé pour un lifting complet chez BMW Classic. “Après trois ans de restauration à Munich, elle est comme sortie d’usine !” lâche -t- il admiratif.

BMW 328 de 1937 à château volterra
Léger et aérodynamique, ce roadster gagnait des courses devant des voitures plus puissantes.

 

Son autre fierté tient au site extraordinaire de Château Volterra qu’il a déniché en 1999. “J’avais revendu ma société de logiciels. Et après la high tech, j’avais envie de passer au low tech et au low pressure en me rapprochant de la nature par la réalisation d’un rêve : m’occuper d’un vignoble. Car j’ai toujours aimé le bon vin. Et encore plus quand on le fait soi même !” La rencontre avec des investisseurs canadiens qui lui laissent carte blanche va lui permettre de partir prospecter en France. Et c’est donc ici, au sud est de la presqu’île de Saint Tropez qu’il tombe sous le charme d’un château à l’abandon, perché sur le cap Camerat surplombant la mer 100 mètres en contre bas, à l’extrémité d’un plateau planté de vignes. Construit entre 1896 et 1908 par une aristocrate anglaise, dans le style d’une villa toscane, ce château était l’aboutissement d’un chantier démentiel : ses pierres, extraites du cap du Drumont dans l’Estérel, furent transportées via la mer par des tartanes tropéziennes jusqu’au rivage de la propriété, et remontées 100 mètres plus haut par une noria de mules.

château Volterra
Depuis la terrasse du château, le panorama est époustouflant sur la baie de Ramatuelle.

 

 

 

En 1926, changement de propriétaire. Léon Volterra le rachète pour l’offrir à sa jeune épouse comédienne Simone. Et avec lui, le château va connaitre des heures trépidantes. Volterra était en effet propriétaire de salles de spectacles, le Casino de paris, le théâtre Marigny, le théâtre de Paris, et le célèbre music hall des Champs Elysées, le Lido. Metteur en scène des Folies Bergères et aussi imprésario, il lança les carrières de Maurice Chevalier et de Mistinguett. Deux vedettes qui figurèrent parmi les illustres invités des fêtes de château Volterra comme Cocteau, Raimu, Colette, Joséphine Baker…Et Léon Volterra, élu maire de Saint Tropez en 1936 fit déjà de ce petit port tranquille le rendez vous des vedettes en vacances sur la côte. Mais après la guerre, le couple Volterra se sépare. Et à la mort de Simone qui orchestrait toute cette vie mondaine, et soutenait par sa présence le festival de théâtre de Ramatuelle, le château va tomber dans l’oubli et l’abandon pendant dix ans. Mis à part quelques tournages de films où il servit de décor pour les Coeurs brulés et La vieille qui marchait dans la mer avec Jeanne Moreau.

Des vendanges la nuit à la lampe électrique

Néanmoins, le délabrement du château et du vignoble à l’état de friches ne rebutèrent pas investisseurs canadiens qui donnèrent leur feu vert. Sitôt le rachat signé, Josef Schengili s’attaqua à la réfection du château et à la replantation des vignes aujourd’hui cultivées en biodynamique.“Outre le chardonnay et le vermentino pour les blancs, le terrain constitué de sables, d’argile et de pierres, et donc riche en fer, se prêtait parfaitement à la culture des Grenache, syrah et mourvèdre pour les rouges. Avec un fort ensoleillement, tempéré la nuit par les bienfaits du rafraichissement de la mer toute proche pendant les étés brûlants où le soleil gorge de sucre les raisins”, explique –t- il. Et, plutôt rare dans la région, du cabernet sauvignon et du merlot ont aussi été plantés, pour le plus grand bien d’une variété de rouge unique en son genre.

BMW 328 de 1937 à château volterra
Au volant de cette BMW 328, un point de vue d’exception sur 80 ans d’Histoire automobile.

“A l’aveugle, les gens sont perplexes sur ce cabernet sauvignon, s’amuse Josef Schengili. Ils le prennent souvent pour un bon Bordeaux et n’imaginent pas qu’il s’agit d’un Côte de Provence ! Et ce vin exceptionnel nous a valu de nombreux prix. On en a un mur couvert !” Parallèlement , les caves naturellement fraiches par leur enfoncement dans la pente ont été reconstruites et les cuves en béton remplacés par des barriques de chêne fin sur deux niveaux. “Ici, du raisin à la bouteille, tout s’écoule par gravitation jusqu’au chais afin de ne pas malmener le vin par les pompages.” Une minutie qui se retrouve jusque dans les vignes : pour éviter d’abimer le raisin par les grandes chaleurs qui accélèrent l’oxydation des grappes entassées dans les cagettes, Josef Schengili ne vendange que la nuit, et à la main ! “A la fraiche pour un vin plein de fraicheur !”

info@chateauvolterra.com

04 94 49 66 83

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

 BMW M240i cabriolet

BMW 235 i M cabrioletElle a tout d’une grande, dans le gabarit d’une petite Série 1 : 3 litres turbo et 340 chevaux dégageant une force tranquille dans le doux feulement d’un 6 cylindres en ligne, un plaisir qui se fait rare aujourd’hui avec le down sizing des cylindrées. Confort, tenue de route, luxe, elle a tout d’une « Béhème » ! (lire la suite)

OENOTOURISME

                                                                               Mon vin préféré

 

Etiquette de château Volterra

Château Volterra cabernet sauvignon 2004

Outre les rosés élevés au château, ce rouge très original est souvent pris pour un grand bordeaux, aux raisins cueillis la nuit et aux aromes puissants, avec une longueur en bouche d’une rondeur sans fin. Les différents cépages (50% mourvèdre, 10% syrah, 20% Grenache) sont fermentés à part en cuve en bois avec une macération pré et post fermentaire. Le cap subit au moins deux pigeages manuels par jour et l’élevage se fait en barriques sur lie. (30 €)

 

                                                                       Profitez en pour visiter

 

*Saint Tropez, le joli port de pêche devenu le rendez vous chic du show biz, ses yachts alignés en face du célèbre café Senequier, sa place des lices avec les parties de pétanque sous les platanes, son église baroque au campanile de fer forgé, la rue de la Ponche passant sous une porte ancienne et menant à une grève dominé par la tour Vieille et où sont ancrés des barques de pêcheurs, sa citadelle avec vue panoramique sur la mer, son musée de l’Annonciade et sa centaine de tableaux de 1890 à 1940 des grands artistes de l’époque qui ont vécu ou travaillé à Saint Tropez, Signac, Marquet, van Dongen, Derain, Vuillard, Gromaire, Braque, Vlaminck, Utrillo, Dufy…

Le port de Saint Tropez
Le célébrissime port de Saint Tropez.

*Ramatuelle et ses ruelles étroites qui serpentent dans ce village perché sur une colline au coeur des vignobles. Un curieux monument aux morts des Services Spéciaux de la Défense Nationale rappelle que Durant la deuxième guerre mondiale les sous marins anglais accostaient sur cette côte pour assurer la liaison avec la Résistance.

*Gassin, vieux village campé à 201 m d’altitude à l’intérieur de la presqu’île, une belle vigie sur le golfe de St Tropez, et une vue panoramique superbe depuis le radio phare de Paillas au col du même nom

*Aiguebelle, Cavalière, Pramousquier, loin de la foule, des petites plages discrètes bien à l’abri dans des petites criques entre Cavalaire et le Lavandou

La Chartreuse de La Verne
La Chartreuse médiévale de la Verne (photo Carrerot)

 

*Grimaud, sous les ruines grandioses du chateau démantelé par Louis XIII, flânez dans ce bourg du moyen age notamment sa rue des Templiers bordée d’arcades de basalte

*La Chartreuse de la Verne, ensemble médiéval magnifiquement restauré sur son éperon rocheux, en face de la D 14 en venant de Grimaud après le col de Taillude

*Collobrières, pittoresque village ombragé dont la spécialité est le marron glacé et l’exploitation du liège des forêts environnantes

 

Les délices du sport plein air en BMW M 240 i

BMW 235 i M cabriolet

Sous le capot ou pour les quatre passagers, ce puissant petit cabriolet a tout d’une grande. En alliant tradition avec une capote classique, et modernité avec une électronique embarquée dernier cri.

Un régal ! Aux yeux et aux oreilles. Plus long, plus large, ce nouveau cabriolet BMW M 240i, dérivé de la petite série 1 a tout d’une grande en place pour les quatre passagers, même à l’arrière. Il a aussi gagné en plasticité et en élégance, avec ses flancs en relief. Et à l’ oreille, les yeux fermés, on se sait, au démarrage, dans une BMW avec cet inimitable mugissement étouffé du 6 cylindres en ligne de 3 l qui rugit ensuite onctueusement en montant dans les tours. Car c’est bien connu, sur ce type de moteur, une rareté aujourd’hui, la rotation est plus régulière et équilibrée avec un minimum de vibrations. BMW 235 i M cabrioletD’où cette impression de douceur dans un souffle vrombissant qui en fait une voiture discrète partout où elle passe, même à grande vitesse. La force tranquille version allemande. Car ça envoie ! Les 340 ch chevaux dopés à l’injection directe et au turbo twin scroll à double entrée donnent toute leur puissance dès 1500 tours  avec un couple maxi de 500 Nm, et un 0 à 100 km/ h en 4,6 secondes. avec la boite automatique séquentielle à 8 vitesses. Le tout, cheveux au vent, une fois l’épaisse capote insonorisée repliée automatiquement dans le coffre en 20 secondes jusqu’à 50 km/h en appuyant sur un bouton. Et dans le confort d’un écrin de cuir, d’insertsBMW 235 i M cabriolet en métal brossé sur le tableau de bord et la console centrale stylisée. Même petite, cette “BM” garde le grand style classique, et les finitions impeccables des grosses limousines de la marque bavaroise. En ne cédant pas à la mode des cabriolets à toit dur repliable qui font perdre en finesse de silhouette, et aussi en volume de coffre, BMW en offre ici un de 330 l qui garde une capacité de 280 l une fois la capote repliée. Et il reste encore de la réserve avec la possibilité de replier les dossiers arrières.Typée sport, cette M 240 i, à la rigidité accrue de 20%, est équipée de suspensions renforcées multibras et de la direction20160610_1700201-copie Direct Drive à démultiplication variable qui lui donnent encore davantage d’agilité et de précision. Un plaisir que l’on sent remonter dans ce volant au cuir soyeux au toucher. Sportif, mais branché aussi, ce cabriolet est le premier modèle qui a permis de mettre à jour la cartographie à l’écran grâce à la carte sim de la voiture. Et bien sûr, les smartphone peuvent être intégrés dans l’ordinateur de bord avec possibilité d’enrichir les fonctionnalités par des applications facebook ou twitter. Une vraie “Béhème”pour Geek en plein air !

Cylindrée : 6 cyl en ligne 3 l turbo

Puissance : 340 ch/22 cv

0 à 100 km/h : 4,6 sec

Vitesse maxi : 250 km/h

Consommation : de 7,1 l à 9,4 l/100 km (7,8 à 10,6 avec la boite mécanique 6 vitesses)

Co2 : 169 g/km (179 en boite mécanique )

Malus : 2200 € (3000 en boite meca)

Prix : à partir de 52 900 €

LES PLUS : plaisir de conduite, précision de la direction, agilité , volume du coffre, finitions

LES MOINS : ergonomie fonctionnelle de l’ordinateur de bord, pas de roue de secours,

 

 

 

Une Pagode dans le vignoble de Mercurey

Mercedes Pagode 280 SL de 1969 au château de Chamirey à Mercurey
Cette Mercedes Pagode 280 SL  fait partie du patrimoine du château de Chamirey depuis une rocambolesque histoire arrivée à ses propriétaires pendant leurs vacances !

Château de Chamirey     Aurore et Amaury Devillard

Les pannes en voiture ont parfois du bon. Et peuvent être le démarrage de belles histoires ! Celle de la Mercedes Pagode du château de Chamirey à Mercurey en est une. En 1971, le marquis de Jouennes descend avec son épouse sur la Côte d’azur pour les vacances d’été au Volant de son énorme Buick Skylark, un collector chez ce fin connaisseur esthète qui a eu aussi des Hispano ou des Delahaye-Chapron. Tout à coup, du côté d’Avignon, la belle américaine gris métallisé refuse d’aller plus loin et part agoniser sur le bas côté. Rien à faire. Une dépanneuse est appelée à la rescousse et la Buick termine sa virée estivale chez un garagiste avignonais qui juge la situation irréparable sur le champ. Vacances à l’eau ? Pas question, pour la trépidante Odette de Jouennes, une femme qui n’a pas froid aux yeux, elle qui passa son permis de conduire à 12 ans, (eh oui à l’époque tout était permis ! ) et dont la dernière voiture personnelle fut un nerveux coupé Simca Bertone 1200 S encore précieusement conservé à Chamirey.

Une belle allemande dessinée par le Français Paul Bracq

Soudain, luisant dans le fond du garage , elle entrevoit une issue au naufrage : une étoile scintillante au milieu de la calandre chromée d’un superbe coupé Mercedes pagode 280 SL de 1969 qu’elle trouve diablement joli. “Elle est à un client qui nous l’a laissée pour la vendre” explique le garagiste. “Parfait, elle me plait, j’achète !” Et voila comment les Jouennes reprirent le chemin des vacances au volant de cette belle allemande. Enfin, pas si allemande que ça. Car elle doit son allure folle, avec ses portières très basses, et donc ses hautes surfaces vitrées et ses montants de toit très fins, au coup de crayon génial d’un Français : Paul Bracq, designer pendant dix ans chez Mercedes, puis chez BMW et Peugeot. Il a eu l’idée originale de ce toit concave du hard top amovible (de 80 kg !), lui donnant ainsi un style de pagode qui devint le surnom de ce coupé dorénavant mythique. En plus de ses qualités routières où le 6 cylindres en ligne 2,8 l injection de 170 ch lui procurait de puissantes et onctueuses accélérations dans un confort de suspension moelleux. Car tout en taquinant le 200 km/h , la pagode

planche de bord mercedes pagode 280 SLn’était pas franchement une sportive avec un 0 à 100 km/h en 10 secondes : sa dénomination « SL »( Sport Leicht) signifiant sportive légère était contredite par la balance avec 1, 420 tonne malgré des ouvrants en aluminium pour tenter de l’alléger. A sa décharge, la Pagode jouait davantage sur la sécurité en étant la première « voiture de sport » au monde dotée d’une carrosserie avec protection rigide de l’habitacle et zones de déformation à l’avant et à l’arrière pour amortir les chocs. Lors de sa présentation au salon de Genève en mars 1963, cet argument sécurité, et son élégance qui donnait une nouvelle jeunesse à la marque teutonne grâce à sa « french touch », furent les ingrédients de son succès jusqu’en 1971 avec 48 912 exemplaires vendus, dont 40% aux Etats-unis. D’autant que la première Pagode, la 230 SL 2,3 l, de 150 ch et un couple de 20 mkg, augmenta régulièrement de puissance avec la 250 SL de 22 mkg en décembre 1966, puis en 1968  la 280 SL et ses 20 ch supplémentaires avec 170 ch 24,5 mkg, la plus aboutie et la plus demandée (23 885 modèles dont plus de 50% aux USA). Aujourd’hui, dans le garage du château à Mercurey, cette Pagode fait l’admiration

Aurore Devillard (à gauche) avec sa coéquipère Patricia Poelaert sur Mercedes 190 SL
Aurore Devillard (à gauche) avec sa coéquipière Patricia Poelaert

du petit fils, Amaury Devillard. C’est lui qui a repris le domaine en 2005 avec sa soeur Aurore, une passionnée de vitesse avec plusieurs Tour Auto Optic 2000 à son actif à bord d’une Mercedes 190 SL.  En copilote avec son amie Patricia Poelaert du château voisin de Couches qui oeuvre pour le renouveau de l’appellation méconnue du Couchois dont certains blancs valent parfois d’excellents Côtes de Beaune pour le tiers du prix. “J’ai plein de souvenirs d’enfance de cette auto où notre grand père nous emmenait tous les deux accroupis derrière, dit il. Et en plus, j’ai appris à conduire dessus à 14 ans ! Comme le vin, avec le temps elle a bonifié et son intérieur gainé de cuir brun dégage des arômes et des sensations qu’on ne trouve plus dans les voitures d’aujourd’hui, trop aseptisées.” Pour lui, c’est clair, cette auto fait partie intégrante du patrimoine du château comme, accroché dans une des salles, le tableau représentant le bâtiment au XVIII ème. La vendre, un jour, jamais !

Un vignoble de 37 hectares avec trois premier cru

Le vignoble familial, Amaury Devillard en parle avec le même attachement que pour cette Pagode lorsqu’il arpente ses 37 hectares de vignes, dont 3 premier cru, en vous expliquant les différences géologiques des couleurs de terrain, par endroits presque rouge par la teneur en oxyde de fer. Autant de nuances qui se retrouvent ensuite dans les bouteilles vinifiées par parcelles pour conserver ces particularités aromatiques de terroirs. Une démonstration fort intéressante qui vaut la peine d’être corroborée en dégustation sur le Mercurey rouge. Vous commencez par l’argilo calcaire légèrement

Le Château de Chamirey à Mercurey
Le Château de Chamirey à Mercurey

caillouteux Clos l’évêque tout en finesse sur le fruit et les nôtes de sous sous bois, le Champs Martin plus calcaire dégageant des arômes plus pierreux mais une allonge souple, le “En Sazenay”, un milieu de côteau calcaire sur argile à la belle profondeur, le Clos du roi plus soyeux et légèrement poivré, enfin, le fleuron de l’appellation en monopole, “Les Ruelles”, la fameuse parcelle rougeâtre qui donne un vin épicé puissant. Et cerise sur le gâteau, terminez par un exercice de style créé en 2010 : l’assemblage de tous ces terroirs dans une cuvée étiquettée fort logiquement “Les Cinq” où, après une attaque boisée vigoureuse, on retrouve au nez et en bouche toutes ces nuances au fil d’une allonge très riche. Un cheminement passionnant qui illustre la philosophie des Devillard pour perpétuer à la cinquième génération l’excellence et l’amour des grands vins : “Faire les choses parce qu’on a envie de les faire, et non parce qu’on doit les faire.”

www.domaines-devillard.com

03 85 45 21 61

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Coupé Mercedes AMG-GTS

Coupé Mercedes AMG GTSUne montagne de muscles dans un écrin luxueux et confortable. Avec ce coupé racé et longiligne, façon Jaguar Type E à l’allemande,  Mercedes déclare la guerre à la Porsche 911 : cet AMG-GTS est un missile catapulté par un V8 de 510 chevaux ! (lire la suite)

 

 

OENOTOURISME

                                                                       MON VIN PREFERE

Etiquette château de Chamirey les Ruelles monopolePas un seul, mais deux pour le même prix ! Issu d’un coteau calcaire plein sud, le Premier cru Champs Saint Martin, dégage au nez une note typiquement bourguignonne de pierre à fusil et des arômes tout en rondeur et en finesse. (31 €)

Les Ruelles, Premier cru Monopole sur un terroir riche en oxydes de fer est puissant et chaud avec une trame impressionnante sur le fruit et des notes épicées. (31 €)

 

                                                               PROFITEZ EN POUR VISITER …

* Après une nuit dans les chambres d’hôtes du domaine avec vue plongeante sur les vignes…

*Le village de Nolay et ses vieilles halles de 600 ans à la superbe charpente couverte en dalles de pierre (800 kg au m2!)

*Couches et le château médiéval de Marguerite de Bourgogne, l’épouse répudiée de Louis X le Hutin qui aurait fini ses jours ici comme « prisonnière libre » après sa disparition de Château-Gaillard en Normandie où elle était incarcérée pour adultère. Site intéressant avec son donjon carré, ses tours, ses prisons, son pont levis, sa chapelle et son réseau de galeries souterraines.

Le château de Couches
Le château XVème de Marguerite de Bourgogne à Couches

 

*Chalon sur Saône , ancien port gallo-romain, ses vieilles rues charmantes aux maisons à colombages autour de la cathédrale Saint Vincent, son hopital XVIII éme et sa pharmacie aux rayons remplis de pots de faïence pour les potions, son musée sur l’inventeur de la photo Nicéphore Niepce enfant du pays.

*Sully et son château renaissance entouré d’eau où naquit le maréchal Mac Mahon. Avec son grand parc aux essences rares, et ses dépendances harmonieusement alignées de chaque côté de la grande allée du château, madame de Sévigné surnommait l’endroit « Le Fontainebleau de Bourgogne » !

*Le Creusot et son ancienne manufacture, son célèbre marteau pilon géant qu’on entendait à 10 km.

* Saint Gengoux-le-National, charmant village médiéval et son église romane construite par les moines de Cluny

Jour de marché sur la vieille grand place de Chalon sur Saône
Jour de marché sur la vieille grand place St Vincent de Chalon-sur-Saône

 

 

*Le château de Cormatin, ses fastueux salons Louis XIII, ses tapisseries, ses plafonds à caissons peints, son parc

*Le château XV ème de La Rochepot, spectaculairement dressé sur le piton de la Roche Nolay : ses toits en tuiles vernissées multicolores, sa cour Renaissance et le puits en fer forgé profond de 72 m, son armurerie et sa cuisine monumentale

*Le Mont Saint Vincent et sa vue panoramique époustouflante jusqu’au Mont Blanc

*Rully pour son vin et sa forteresse médiévale

*Russily, joli village perché au fond d’un vallon d’où l’on a un panorama superbe sur le vignoble de Givry, le vin préféré d’Henri IV, et par beau temps, le Mont Blanc !

Le fameux marteau pilon des anciennes aciéries du Creusot
Le fameux marteau pilon des anciennes aciéries du Creusot

 

 

 

 

 

L’attraction pour la Traction en Provence

Georges Antoun propriétaire du domaine des Peyre dans sa traction cabriolet

Domaine des Peyre à Robion

Patricia Alexandre et Georges Antoun

Passionné de nature, cet hôtelier, devenu vigneron, a aussi plongé dans le retro qui lui rappelle les voitures de ses jeunes années. A l’image de sa superbe Traction cabriolet.

“C’est par la voiture que je suis arrivé au vin ! Surprenant, non ?” Ce paradoxe, Georges Antoun, volontiers anti conformiste sur les bords, s’en amuse. Et s’en explique : “Le virus de la voiture de collection, je l’ai attrapé durant un voyage professionnel à Los Angeles où j’ai été sidéré de voir le nombre de garages qui en vendaient. Toutes ces belles carrosseries, ces odeurs de mécaniques et de vieux cuirs m’ont rappelé mon enfance. J’étais comme un gamin, et ça été le déclic. Ma première a été en 2009 une Porsche 356 cabriolet ayant appartenu, tenez vous bien, à John Kennedy qui l’avait achetée sous un prête nom ! Mais celle-là, on me l’a volée…”

interieur Traction cabriolet
Un intérieur de Traction spider 11 BL de 1938 comme neuf !

Puis ont suivi MG A, TR 3, Mercedes 190 SL, Morgan, Jaguar Type E, Corvette… En 2011, en cherchant un hangar pour les abriter près de leur maison de campagne dans le Luberon, Georges Antoun et sa femme Patricia Alexandre tombent sur une ferme en ruine à Robion qui était un domaine viticole à l’abandon. L’endroit les séduit. “Et du coup, pour faire revivre cette propriété, nous nous sommes lancés dans le redémarrage de ces 25 hectares de vignoble en appellation Côte du Ventoux et Côte du Lubéron !” explique –t- elle. La ferme restaurée s’est transformée chambres d’hôtes. Et c’est finalement ailleurs que Georges Antoun s’est trouvé sa caverne d’Ali Baba pour entreposer ses trésors. Une vingtaine de voitures qui ont toutes une histoire lui rappelant des souvenirs de jeunesse. Comme cette Traction 11 BL décapotable de 1938. Un des 4327 exemplaires fabriqués à l’usine parisienne du quai de Javel de 1934 à 1939, et plutôt rares aujourd’hui. Sans oublier une petite centaine supplémentaire qui fut produite en Belgique et en Angleterre. “Mon père avait aussi une Traction. Je me souviens encore du ronronnement de son moteur, de l’odeur spécifique à l’intérieur, et de la barre chromée au dessus du siège avant sur laquelle on s’accrochait debout derrière avec mon frère ! Magique. A l’époque, acheter une nouvelle voiture, c’était un évènenement !”

Le lancement de la Traction Citroën en 1934 a été une révolution

Et dieu sait si la sortie de la Traction en avril 1934 en fut un. Une révolution, oui ! Avec son cortège d’innovations techniques comme la caisse monocoque en acier autoporteuse, et non plus fixée sur un chassis, le moteur flottant, la suspension à 4 roues indépendantes et non plus à lames, les freins hydrauliques, et surtout, la traction avant (d’où son nom) qui permettait d’abaisser la hauteur de la voiture grâce à la suppression de l’arbre de transmission sous le plancher vers les roues arrières. Le tout lui procurait une tenue de route exceptionnelle qui en fit la voiture préférée des gangsters avec sa vitesse de pointe de 135 km/h sur la 15 Six au 6 cylindres de 2,8 l de 77ch en 1938.

Hélas, lancée trop vite pour sortir la firme de ses difficultés financières après la crise de 1929, la Traction souffrant de trop de défauts précipita au contraire la faillite de Citroën qui fut rachetée fin 1934 par son plus gros créancier et fournisseur : Michelin. Les ingénieurs de Clermont-Ferrand remédièrent alors à 600 anomalies répertoriées sur la voiture. Mais André Citroën, décédé l’année suivante, n’assistera pas au succès de sa relance par de nouvelles versions 7 cv, 9 cv, puis 11 cv, avec des augmentations de cylindrées du 1303 cm3 de 32 ch au 1911 cm3 de 60 ch. Georges Antoun propriétaire du doamine des Peyre dans sa traction cabrioletAu total, 760 000 Traction seront produites jusqu’en 1957, après l’éclatement d’une deuxième révolution Citroën. Celle qui allait marquer l’histoire de l’automobile avec le lancement en 1955 d’une voiture d’avant garde ressemblant à aucune autre : la DS à suspension hydropneumatique fabriquée pendant 20 ans à 1,4 million exemplaires. Mais ce que l’on sait moins, est que derrière ces deux voitures françaises emblématiques se cachait un même génie, le sculpteur-styliste maison, Flaminio Bertoni à qui l’on doit aussi la 2CV.

“Non seulement cette Traction est mythique, mais se balader en plus dans sa version cabriolet procure des sensations qu’on ne connait pas dans une voiture fermée”, savoure Patricia Alexandre qui partage ces mêmes plaisirs de la vie que son mari Georges Antoun. “Et si on est assis à l’arrière sur la banquette installée dans le coffre ouvrant qui se transforme en dossier, je ne vous dis pas !” Ancienne journaliste gastronomie et vin, directrice du guide Gault et Millau, c’est elle qui s’implique au quotidien dans la bonne marche du domaine des Peyre (pierres en Occitan) pendant que son mari continue de perpétuer l’épopée de la famille Antoun.

interieur Traction cabrioletFuyant le régime ottoman, son grand père libanais parti s’exiler au Brésil avait finalement posé ses valises à Marseille en 1908. Son père allait créer une des premières agences de voyage marseillaise. Et lui, en 1968, à 25 ans transformait la maison de famille sur la Corniche en un hôtel de 13 chambres qui allait être le premier maillon de sa chaine New Hotel présente avec 10 établissements à Marseille, Paris et Bruxelles. Mais à 73 ans, il délègue un peu à ses deux filles car la vie de vigneron l’apaise, et retrouver ses autos est un plaisir : “Le vin, c’est comme les voitures anciennes. Entre les caprices de la nature ou ceux de la mécanique, on ne maitrise pas tout. Du coup, ça vous apprend la patience.” Et il en a fallu pour remonter ce vignoble en 2012. Deux ans de travaux démentiels entre la restauration de la ferme, la construction d’un chai de vinification avec 17 cuves inox thermo régulées, et la replantation de certaines parcelles en suivant les avis du conseiller du domaine, Philippe Cambie sacré “Meilleur oenologue de l’année 2010” par Robert Parker.

Treize cépages différents sont cultivés sur le vignoble

Au total, 13 cépages sont cultivés sur le domaine des Peyre : pour les vins rouges et rosés, syrah, cinsault, mourvèdre, grenache noir et carigan avec certaines vignes plantées depuis plus de 100 ans, merlot et l’espagnol tempranillo qui enrichit la palette aromatique avec des notes de myrtille, cerise et tabac . Pour les blancs, viognier, clairette, Grenache blanc, sauvignon blanc, roussane et vermentino. “Les sols calcaires à dominante argileuse, plus lourds et plus humides, nous permettent d’obtenir des vins plus vifs sur les blancs et les rosés, détaille Patricia Alexandre. Ceux à dominante sableuse, plus filtrants, ont été choisis pour y planter les cépages rouges qui ont ainsi les meilleures conditions pour donner davantage de finesse à nos vins.”Ici, pas de désherbants ou de pesticides, et un enherbement permanent afin que l’herbe absorbe l’eau et oblige les racines de la vigne à chercher l’humidité plus en profondeur.         Quant aux vendanges, elle s’effectuent la nuit pour les rosés ou les blancs afin de préserver au maximum leur fraicheur et éviter l’oxydation des grappes. Si la culture, et l’élevage en barriques sont respectueux des traditions locales, ce n’est pas le cas en revanche des étiquettes de bouteilles. Elles ressemblent davantage à des unes de journaux aux titres allant de l’Equipe au Méridional en passant par La Gazette, Scoop et même Paparazzi ! C’est qu’après trente ans dans le métier, le naturel reprend parfois le dessus sous forme d’un clin d’oeil, confesse l’ex journaliste : “Je suis passé du “wine-writing” au “wine-making” !

www.domainedespeyre.com

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

La Citroën C3

Nouvelle C3 citroën
Copyright William Crozes @ Continental Produtions

La nouvelle C3 change complètement, et se dévergonde pour devenir un  SUV qui ne manque pas de piquant en reprenant le look de la Cactus ! Citroën persiste dans le style décalé, et se démarque aussi avec une voiture high tech équipée d’une caméra connectée qui envoie  films ou  photos via un smartphone (lire la suite)

 

OENOTOURISME

                                                                        Mon vin préféré

 Etiquette du domaine des Peyre-La Gazette 2014 : Ce rouge gourmand, au nez légèrement poivré par la syrah, dégage des saveurs de fruits rouges, de cerise et de réglisse sur des tanins fondus donnant une allonge soyeuse, après une partie en élevage de 4 à 6 mois en barriques neuves (12,50 €)

-L’Apostrophe 2015 : Un blanc onctueux 100% viognier d’une surprenante rondeur fruitée aux notes de miel et de fruits secs (13 €)

 

                                                                      Profitez en pour visiter….

*L’isle sur-la- Sorgue : Ce bourg riant, capitale des brocanteurs, est entouré comme une île par les bras de la Sorgue qui fait tourner des roues à aubes autrefois utilisées pour les usines de soie et les moulins à huile. L’église du XVIIème très richement décorée donne un petit air italien à la place principale sur laquelle débouchent toutes les ruelles.

*Gordes, et son site extraordinaire avec le château Renaissance qui domine le village en haut de ce piton rocheux d’où l’on a une vue splendide sur la Montagne du Luberon. Devenu célèbre aussi pour son musée Vasarely.

*La cour des sens, à Lagnes : au pied de Gordes, un havre de paix pour fuire la foule estivale, dans cette ancienne propriété viticole transformée en maison d’hôtes de standing décorée avec raffinement à la fois en ancien et en moderne. Jardin de lavandes, piscine chauffée, hammam, jacuzi, fitness. Et le maitre des lieux, Jacques Chevalier est aussi un passionné de voitures ! (04 90 24 50 45)

Le village de Gordes couronné de son château (Ph.Giraud)
Le village de Gordes couronné de son château (Ph.Giraud)

*Le charmant village perché de Bonnieux et son dédale de vieilles maisons dont la vue est splendide depuis le promontoire en face, sur la terrasse de l’hôtel- restaurant du domaine de Capelongue .

*Lacoste, son petit beffroi du XVII ème et sa ruelle moyenageuse qui grimpe jusqu’au massif château du marquis de Sade restauré par Pierre Cardin.

*Ménerbes, accrochée sur un promontoire du versant nord de la Montagne du Luberon, ce fut la dernière place forte des calvinistes de la région qui tomba pendant les guerres de religion après un siège de 15 mois. Mais la citadelle est toujours là, avec sa vue imprenable sur Gordes, les falaises de Roussillon et le mont Ventoux.

L'abbaye romane de Sénanque au milieu des champs de lavande (Ph.Giraud)
L’abbaye romane de Sénanque au milieu des champs de lavande (Ph.Giraud)

*Oppède le vieux Cette ville fantôme pittoresque revit dans ses ruines restaurées le long d’une rue pavée qui tournicote au milieu de la verdure jusqu’à la terrasse de l’église du XI ème et aux vestiges du château.

*L’abbaye romane de Sénanque fondée en 1148 au milieu des champs de lavande. Une des trois cisterciennes de Provence avec celle du Thoronet et de Silvacane, et qui, rarissime, possède encore toutes ses pièces monastiques d’origine. Outre les moines, elle abrite un centre culturel où se déroule un festival de musique renommé.

*Ansouis et la façade Louis XIII de son château, les armures de sa salle des gardes, ses cuisines provencales aux cuivres étincelants et ses jardins suspendus.

Les galeries cathédrales de la mine d'ocre de Bruoux
Les galeries cathédrales de la mine d’ocre de Bruoux

*Les mines d’ocre de Bruoux près de Gargas, un spectacle sous terre extraordinaire avec 40 km de galeries exploitées jusque dans les années 50 puis transformées en champignonières.

*Le village de Saignon, spectaculaire sur sa crête quand il est vu du dessus depuis la route panoramique D 232 rejoignant Bonnieux.

*Lourmarin, ses ruelles, son château et le souvenir d’Albert Camus qui vécut ici.

*Cucuron, allez sirotez un pastis sous les platanes centenaires qui bordent le grand bassin de la plus charmante place du Luberon toujours baignée d’une douce fraicheur.

*L’étang de la Bonde, à l’est de Cucuron, immense retenue d’eau construite au XVII ème pour alimenter les douves du gigantesque château renaissance de la Tour-d’Aigues dont il reste des ruines impressionnantes .

*Le Colorado de Rustrel et ses cheminées de fées, formé par une succession de carrières d’ocres en canyons.

*Les Baux-de-Provence Sur un éperon dénudé de 900 m de long sur 200 de large avec vue panoramique sur Arles et la Camargue se dresse l’impressionnante silhouette des ruines du château fort et de “la ville morte”. A voir, la rue du Trencat creusée dans la roche, la place ombragée St Vincent et l’église du même nom avec son campanile appelé la “lanterne des morts”, l’ancien Hôtel de ville et ses salles voutée en ogives, l’Hôtel des Porcelets du XVI ème et son musée d’art contemporain. A ne pas manquer : le son et lumière dans les immenses carrières souterraines au décor colossal à l’égyptienne.

Le pont Benezet à Avignon et le palais des pâpes (F.Ollivier)
Le pont Benezet à Avignon et le palais des Papes (F.Ollivier)

*Avignon, entourée de ses remparts, et surplombée par le Rocher des Doms et sa cathédrale du XII ème à côté du gigantesque Palais des Papes fortifié du XIV ème, témoin de l’exil provencal de la cour pontificale romaine durant un siècle, le petit palais épiscopal du XV ème, la place de l’Horloge et son beffroi , seul vestige de l’époque gothique, l’extraordinaire musée Calvet et ses toiles de Corot , Manet, Toulouse-Lautrec, Mignard, Daumier, David, Géricault,… dans un hotel particulier du XVIII ème, la très pittoresque rue des Teinturiers pavée de galets le long de la Sorgue avec ses grandes roues à aubes qui faisaient fonctionner les usines textiles jusqu’ à la fin du XIX ème, le couvent des Celestins et son cloître, les belles façades à l’entrée de la rue du Roi René, le pont Benezet et sa chapelle, édifié en 8 ans, qui menait à Villeneuve-lès-Avignon, l’ancienne ville des cardinaux, au pied de la tour Philippe le Bel et des tours rondes du fort St André d’où la vue sur Avignon au soleil couchant est fabuleuse.

                                                                                                                                                                          Publicité

POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

bandeauLogos-2

 

DomaineDeCapelongue-BastideDeCapelongue02

DomaineDeCapelongue-SalleRestaurant01

 

 

 

 

 

 

Depuis le plateau sur lequel elle est nichée, La Bastide de Capelongue surplombe Bonnieux, l’un des plus beaux villages du Luberon. Des cèdres majestueux s’étendent à perte de vue, baignés par cette lumière si particulière qui irradie en Provence. Ce lieu chargé d’âme invite à prendre de la hauteur pour faire retomber la pression. Ici, l’authenticité et la générosité règnent, des chambres au luxe dénué d’ostentation à la cuisine d’auteur sensuelle du chef étoilé Édouard Loubet, tombé amoureux avec son épouse Isabelle de ce joyau du Vaucluse. Le paradis existe, il est à Bonnieux.

A partir de 140 € (selon la saison)

vinsVintage-5