Une Citroën C6 cabriolet à Saint-Emilion

Citroën C6 cabriolet de Château Pavie

A Château Pavie, Gérard Perse adore transporter ses clients dans une autre époque à bord de cette C6 cabriolet de 1931. Une façon de faire partager sa passion pour son vin et la marque aux chevrons.

On l’appelait « La Belle Epoque ». Et ça l’était vraiment pour les constructeurs automobiles français qui étaient alors les rois du pétrole dans les années 20-30. Imaginez aujourd’hui Citroën décliner systématiquement tous ses modèles de voitures en coupé, cabriolet, familiale, roadster, torpedo, faux cabriolet, commerciale, boulangère…En tout, 11 carrosseries différentes sur l’auto dont nous allons parler ! Il y a belle lurette depuis la DS et ses versions chic carrossées par Chaperon que cette époque est malheureusement révolue. Citroën C6 cabriolet de Château PavieC’est pourquoi un petit tour par Saint-Emilion à Château Pavie vaut le détour. Gérard Perse qu’on ne présente plus avait repris ce domaine en déshérence en 1998 après avoir revendu ses supermarchés en région parisienne. Il en a fait depuis un Premier Grand Cru classé A (aussi prestigieux qu’Ausone ou Angélus !) que les Américains  et les Chinois s’arrachent : « 95 % de ma production est vendue hors de France » déclare Gérard Perse. Mais son domaine cache un grand millésime 1931 : un cabriolet « médecin » C6 Citroën.

Citroën C6 cabriolet de Château Pavie
Sur la C6  cabriolet le luxe était de rigueur et on ne mégotait pas sur les chromes.

« Une petite merveille dont il ne reste plus que 6 exemplaires encore en circulation » explique -t- il avec un petit brin de fierté. En 1928, André Citroën qui vendait plus de voitures que Renault, alors que sa firme démarrée en 1919 était plus récente, voulait devenir « LA » marque de prestige française avec un modèle 6 cylindres comme les belles américaines. D’où ce nom de C6 affichant clairement la couleur. Son 6 cylindres en ligne 2,4 l de 45 ch était le premier en Europe à bénéficier du brevet américain dont André Citroën avait racheté l’exclusivité des droits pour l’Europe : le moteur flottant !

Une grande nouveauté Citroën en 1928 : le premier moteur flottant 6 cylindres en ligne.

Ce système de fixation sur silent-blocs en caoutchouc entre le chassis et le bloc moteur évitait ainsi la désagréable transmission des vibrations du va et vient des pistons à travers la carrosserie ! Et toute la publicité Citroën vantait donc le confort ce de son auto révolutionnaire qui filait tranquillement à 105 km/h. Et presque en silence, comparé aux voitures concurrentes, car André Citroën était le premier à avoir importé des USA les vitres en verre Sécurit anti-coupant dont l’épaisseur plus importante insonorisait aussi l’habitacle.

Premières vitres en verre sécurit et 4 places moelleuses, le confort Citroën.

« Il faut se dire qu’à l’époque ce modèle joliment carrossé incarnait la voiture de prestige comme le sont aujourd’hui les BMW ou les Mercedes. Et les femmes élégantes raffolaient parader au volant d’un très chic C6 cabriolet qui les mettait bien en vue » raconte le Citroëniste passionné de Château Pavie. Une C6 spéciale fut même offerte en 1930 au pape Pie XI dans une version coupé-de ville où le chauffeur conduisait à l’air libre, séparé des passagers dans leur intérieur calèche. Depuis mai 1929 la C6 avait changé de nom pour s’appeler C6 E avec un E comme élargie de 7 cm pour lui donner une allure plus imposante, et mieux la différencier de la C4 qui lui ressemblait trop.

Casquette et parebrise entrouvrable, tout pour parer au soleil et aux grosses chaleurs.

Puis en 1931 sortait la C6 G avec un nouveau moteur passé à 2 ,6 l de 50 ch qui montait à 110 km/h. Au final, la C6 produite de 1928 à 1932 à 55 330 exemplaires ne remportera pas le succès escompté, et laissera la place à la nouvelle Rosalie. Mais pourquoi cet attrait chez Gérard Perse pour la marque aux chevrons et en particulier cette C6 ? Simple, comme pour beaucoup de de Français qui ont été bercés dans les Citroën paternelles de leur enfance et en ont gardé un souvenir mythique par ses modèles phares. « Mon père a d’abord eu une Ami 6, puis 7 DS, une CX… Dans la famille j’ai toujours entendu parler de Citroën et de rien d’autre. »

Citroën C6 cabriolet de Château Pavie
Gérard Perse apprécie aussi le confort des places arrières de sa C6 cabriolet.

« Comme notre domaine reçoit beaucoup de visiteurs étrangers, la C6 et son allure très classe incarnait vraiment pour moi l’ambassadrice du prestige français et de sa splendeur à l’époque. En 2014 , j’ai donc saisi l’occasion  d’en acheter deux qui se sont présentées dans des petites annonces. Une familiale, à Dôle dans le Jura, qui me fait penser à un carrosse par sa ligne cossue et son luxe intérieur. Puis quelques mois plus tard à Valenciennes dans le Nord, cette version « cabriolet médecin », qui s’appelait ainsi. Aujourd’hui, nos clients sont ravis d’être transportés dans une autre époque à bord de ces autos pour visiter le vignoble de Château Pavie. »

Citroën C6 cabriolet de Château Pavie
Le « compteur de vitesse lucarne » où les chiffres défilaient au dessus des compteurs kilométriques.

Et  il peuvent s’amuser de certains détails qui caractérisent cette C6.  Comme le thermomètre de température d’eau qu’il faut lire, avec une bonne vue, à l’extrémité du capot sur le bouchon de radiateur ! Inutile aussi de rechercher sur le tableau de bord un compteur de vitesse à aiguille indiquant votre allure. Il n’y en a pas ! Ou plutôt si, mais sous une forme originale qu’on a retrouvée 50 ans plus tard. Souvenez vous sur les GS et les CX des chiffres qui défilaient, non pas par affichage sur un écran numérique, mais devant une petite lucarne avec un verre loupe grossissant. D’avant garde cette C6 malgré son look !

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Citroën C4 Cactus 130 Pure Tech

Nouvelle Citroën C4 CactusQuatre ans après son lancement, la très originale Cactus rentre dans le rang avec un look plus discret pour attirer davantage de clients. Et avec des qualités de grande routière hors normes : elle innove avec un nouveau procédé de suspension maison  ultra confortable doté d’amortisseurs à double détente hydraulique progressive, et en plus des sièges super moelleux. Une vraie avaleuse de bitume en douceur ! De quoi rappeler à certains  le tapis volant des DS…lire la suite

OENOTOURISME
                                                         Dégustation

0002906ETI-007Tout le monde ne peut pas s’offrir le plaisir de déboucher un Château Pavie 2012 à 375 euros, dont les bouteilles sont d’ailleurs vendues à 95% à l’étranger, en particulier en Chine et aux Etats-Unis. De toute façon, ce sublime vin de très longue garde, aux arômes et aux tanins puissants, et à l’extraction très concentrée, peut encore s’affiner quelques années avant d’atteindre son summum. Pour une tablée plus immédiate, reste un joli lot de consolation plus accessible : Arômes de Pavie à 60 € la bouteille. Comme son nom l’indique, ce vin vous emmène olfactivement dans l’univers raffiné de Pavie et de son élaboration minutieuse, mais ici à partir de vignes plus jeunes. Sa robe d’un rubis foncé très dense habille une belle puissance aromatique constante du terroir sur le fruit noir, avec une finale de velours tout en rondeur.

La salle de dégustation
La salle de dégustation

 

                                              Profitez en pour visiter

*SAINT-EMILION

Le plus beau, et le plus réputé village du Bordelais.

*Accroché sur sa colline, au milieu d’un océan de vignes, tel un fier navire dont le mat domine l’horizon : la flèche du clocher de 4500 tonnes bâti au dessus de l’ église monolithe la plus vaste d’Europe. Avec ses 38 m de long et 20 m de large, elle a été taillée dans le rocher pendant 40 ans au XI ème siècle . Mais ses voutes de 11 m de hauteur sont moins élevées que celles de l’église souterraine d’Aubeterre-sur-Dronne (20 m) en Charente. Grimper les 196 marches du clocher offre en récompense des efforts un magnifique panorama sur la cité et son vignoble.

Le clocher au dessus de l'église troglodyte (photo Le Clech)
Le clocher emblématique de Saint-Emilion au dessus de l’église troglodyte (photo S.Le Clech)

*La tour du Roy , donjon carré du XIII ème qui offre aussi en complément une belle vue sur le village dans le sens opposé de celle du clocher

*L’ancienne église des Cordeliers et son cloitre . Le troisième beau point de vue sur St-Emilion où l’on voit à la fois le donjon et le clocher de l’église troglodyte

*La porte de la Cadène, spectaculaire avec sa voute en ogive entre une immense tour carrée et un bâtiment gothique. Elle jouxte la dernière maison à pans de bois du village. La porte de la Cadène, qui n’a rien à voir avec celles des fortifications, était inclue dans la cité. Son nom viendrait du gascon “cadena” signifiant la chaine qui la fermait en séparant la population noble de la ville haute de celle plus modeste de la ville basse.

Vue depuis le clocher vers la chapelle des au dessus de la place du marché.
Vue sur la place du marché de Saint-Emilion depuis le clocher, face à l’église des Cordeliers.

*L’église collégiale et son cloître. Bâtie entre le XII ème et le XV ème elle est une des plus imposantes de Gironde. Styles roman et gothique cohabitent jusque dans le magnifique cloître à double colonnades torsadées.

*Les anciennes halles au grain sur la place du marché où convergent toutes les ruelles de Saint- Emilion dont la fameuse en pente, le Tertre de la tente, avec son pavage chaotique.

*Les catacombes et leur nécropole avec à l’entrée une étrange coupole à double paroi dans laquelle grimpait un escalier . Autre curiosité : la grotte ermitage où vécut au VIII ème siècle St Emilion, le moine breton fondateur de la cité, et connu pour ses miracles. Un culte se développa autour de sa vénération avec la création de nombreux monastères qui accueillaient aussi les pèlerins de St Jacques de Compostelle.

La porte Cadène en haut de Saint Emilion
La porte de la Cadène en haut de la cité

*Dans les environs de Saint-Emilion :

 *Les deux châteaux forts de Puisseguin

*L’imposant château de Castegens à Belvès-de-Castillon où se joue chaque année le spectacle remémorant la bataille de Castillon qui marqua la fin de la guerre de Cent Ans contre les Anglais.

*L’église Notre-Dame de Tayac, bel exemple d’architecture romane qui surplombe les étendues de vignes.

*Montagne et ses moulins

 *Saint Hippolyte Sur le plateau de Ferrand dominant les vignes se trouve un château du XVII ème et des grottes aménagées dans des anciennes carrières monumentales.

*Saint-Sulpice-de-Faleyrens, témoin d’un lointain passé, en plus de son église romane, c’est là que se trouvait en bord de Dordogne le port de St-Emilion, dit de pierrefitte, du nom d’un menhir de 5 mètres de haut qui s’y dresse encore.

*St Michel-de-Montaigne, à 20 km de St-Emilion. Du château du célèbre philosophe reste la tour du XIV ème où il trouvait l’inspiration pour écrire. Reconstruit au XIX ème le château, très marqué Viollet-Le-Duc, possède une architecture originale avec un mélange de styles médiéval, Renaissance et néo-gothique

LIBOURNE et environs

 *Construite comme toutes les bastides du Moyen-Age sur le modèle à l’équerre des camps romains, l’ancienne place Royale de Libourne bordée d’arcades est le point central de la ville où se tient depuis 600 ans le marché le plus prestigieux de la région le mardi, le vendredi, et le dimanche.

La Grande place du marché de Libourne (Photo le Clech)
La Grande place du marché de Libourne entourée d’arcades (Photo S. Le Clech)

*L’Hôtel de ville, et son beffroi du XV ème, remanié dans un style néo-gothique. Belle cour intérieure

*Le musée des Beaux-Arts avec ses collections de Rodin, Princeteau ou Jordaens au deuxième étage de l’Hôtel de ville

*La tour Richard et la tour Barrée, vestige des anciennes fortifications en bordure des quais

Le grand escalier de l'ancienne caserne Proteau (Photo Le Clech)
Le grand escalier de l’ancienne caserne Proteau à Libourne. (Photo S. Le Clech)

*La chapelle Notre-Dame-de-Condat. Seul vestige du château de Condat, sa nef unique gothique présente une particularité : la présence à Bordeaux de Viollet-Le-Duc a permis de la revêtir des mêmes peintures que celles de la Sainte Chapelle à Paris !

*La caserne Proteau, ex école de gendarmerie, et son splendide grand escalier de pierre. Les bâtiments vont être transformés en hôtel de luxe.

*Abzac, son château XVII ème à l’imposante cour carrée entourée de cinq bâtiments à toiture périgourdine s’ouvre sur son vignoble. Et la terrasse du château domine la rivière avec à ses pieds un imposant moulin barrage du XVIIIème.

Le parc en terrasses du château de Vayres qui domine la Dordogne.
Le parc en terrasses du château de Vayres qui domine la Dordogne.

*Le château de Vayres, un des plus beaux monuments d’Aquitaine, est un balcon sur la Dordogne avec ses jardins à la française, qui descendent jusqu’au bord du fleuve. Son architecture conjugue harmonieusement Moyen Age, Renaissance et classicisme du XVII ème.

*Le Moulin de Porchères Construit en pierres de taille en 1850 dans un cadre bucolique sur l’Isle qui se jette à Libourne dans la Dordogne, il est un des derniers moulins à avoir conservé toutes ses machines de minoterie.

*Guitres A voir, l’abbatiale romane Notre-Dame , perchée sur son rocher surplombant la vallée de l’Isle, est une des plus grandes de Gironde. Elle surprend par ses dimensions et sa charpente du XV ème en forme de coque de bateau renversée. Autre détour qui vaut la peine : la gare-musée construite en 1875 d’où part encore pour une promenade en forêt un vieux train à vapeur avec des wagons de 1900 aux banquettes en bois.Guitres-Train touristique-CCordonatto-CATY1189 - copie

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                            POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

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Une expérience unique et hors du temps au coeur du village de Saint-Emilion

Hôtel 5 étoiles et La Table de Plaisance doublement étoilée

Pour les amateurs de rallye-promenade en voitures anciennes, l’Hostellerie de Plaisance répond à leur première préoccupation : pouvoir garer en lieu sûr leurs belles autos dans un parking fermé en plein coeur de Saint-Emilion aux ruelles étroites. Vous pourrez ensuite déguster tranquillement quelques grands crus dans le cadre exceptionnel de l’Hostellerie de Plaisance, où la famille Perse vous accueille dans sa maison élégante et décontractée, avec une vue imprenable sur les vignobles et le village médiéval inscrit au patrimoine de l’Unesco, un vrai bijou.

La décoration intérieure excelle dans l’art de mêler raffinement et confort. Au restaurant, laissez vous guider par le chef et sa cuisine inspirée, au fil des saisons, par les produits du marché et les trésors fournis par les éleveurs régionaux.

Hostellerie de Plaisance

5 place du Clocher

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La Citroën C4 Cactus joue au tapis volant

Nouvelle Citroën C4 Cactus

La Citroën C4 Cactus PureTech 130 adopte un look plus discret et se transforme en routière ultra confortable avec un nouveau procédé de suspension maison qui rappellera à certains le moelleux des DS !

On ne peut pas suspecter Citroën d’être une marque macho puisqu’elle est dirigée par une femme, Linda Jackson. Et pourtant. Il y a des économies de bout de chandelles dont la mesquinerie rebute les femmes qui ne veulent pas de la nouvelle Citroën C4 Cactus à cause de ce détail rédhibitoire pour elles : le pare-soleil passager n’est pas équipé d’un miroir de courtoisie !  En revanche, mis à part ce manque de courtoisie, la nouvelle Cactus est un prodige de confort que peu de voitures peuvent envier aujourd’hui avec le raidissement des suspensions dû à l’absurde mode stylistique des grandes jantes qui vous font rouler sur des pneus ultra minces, et donc ultra tape cul !

La 1ère Cactus était voyante avec ses rembourrages sur les portières et ses couleurs.

La Cactus nouvelle version est le premier modèle Citroën équipé d’amortisseurs, brevetés maison, à doubles butées hydrauliques progressives, aussi bien en « flexion » qu’en « extension ». Résultat :  la voiture absorbe en douceur toutes les irrégularités de la route et même certains gendarmes couchés ! Cet effet tapis volant, presque comme du temps des DS, est renforcé par des sièges moelleux à effet matelassé équipés d’une mousse elle aussi très absorbante qui rend leur assise très confortable, mis à part un maintien latéral dans les virages qui aurait pu être resserré. Tout a été fait pour donner une deuxième chance à la C4 Cactus qui n’aura pas été le succès commercial escompté à son lancement en 2014. Sans doute en raison de son style trop atypique pour la clientèle de la marque.

Nouvelle Citroën C4 Cactus
La nouvelle abandonne les air bump sur les portières et adopte des teintes plus sobres.

Du coup, la nouvelle C4 Cactus rentre dans le rang en abandonnant ses tablettes de chocolat latérales, les peu discrets mais efficaces  « air bump » censés protéger les portières contre les chocs, ses barres de toit façon surfer, et son look de faux cross over baroudeur aux teintes flashy pour  adopter maintenant une face avant Citroën plus conventionnelle. Car sa nouvelle mission est de remplacer la berline C4 disparue du catalogue en se transformant en routière super confortable aux couleurs sobres. Et qui, contrairement à la plupart des voitures offre 5 vraies places, avec une banquette arrière à l’assise plate confortable pour tout le monde où le passager du milieu n’est pas le sacrifié de service !

Nouvelle Citroën C4 Cactus
Un nouvel avant plus dans la ligne générale Citroën pour moins rebuter les clients de la marque.

En revanche, la Cactus avait souffert à l’arrière de deux erreurs à son lancement : il avait fallu attendre deux ans pour qu’elle soit enfin équipée d’un dossier de banquette repliable en 2/3 1/3, afin de pouvoir augmenter la capacité du coffre tout en permettant à un ou deux passagers d’être assis assis à l’arrière. Un manque de bons sens qui a couté cher en ventes manquées  alors que  cette modularité est aujourd’hui un acquis sur toutes les voitures. Hélas, la deuxième erreur subsiste pour les claustrophobes : la vitre arrière ne se baisse pas mais s’entre baille simplement comme sur un coupé alors qu’on est pourtant à bord d’une quatre portes. La faute aux ingénieurs « chevronnés » qui avaient voulu faire de la Cactus la vitrine de leur savoir faire en réussissant à gagner  200 kg par rapport à la C4 « normale » qui lui a servi de base.

Nouvelle Citroën C4 Cactus
La planche de bord  garde son originalité avec sa belle finition façon bagage de voyage .

Et pour y parvenir, tous les moyens ont été bons dans cette chasse aux kilos : de la suppression de doubles charnières de banquette arrière fractionnée (-6kg), aux portières arrières sans mécanisme de vitres coulissantes (-11 kg), en passant par la carrosserie en acier allégé, l’aluminium pour le capot, les poutres du chassis. Même les essuie glace y sont passés, avec gicleurs inclus dans le balai, ce qui réduit ainsi de moitié la consommation d’eau, et donc la taille du réservoir de liquide… Résultat : cette course effrénée à la légèreté (1045 kg) procure en retour des avantages de vivacité, d’agilité et de faible consommation à cette Cactus très plaisante à conduire.

Nouvelle Citroën C4 Cactus
Un intérieur plus berline routière confortable avec des sièges dotés d’une mousse ultra moelleuse.

D’autant qu’elle est dotée de 13 aides à la conduite dont la reconnaissance des panneaux avec action sur le régulateur-limiteur adaptatif, le freinage automatique d’urgence, le grip control qui fait office de 4 roues motrices sur terrain glissant, l’alerte au franchissement de ligne et au surgissement de véhicules dans les angles morts, le park assist automatique pour les handicapés du créneau, la caméra de recul et les systèmes de connectivité internet-smartphone dernier cri Apple Carplay, Android Auto et MirrorLink  sur la tablette. Son moteur essence 1,2 l Pure tech 131 ch, un trois cylindres au léger vrombissement onctueux de V6, est souple et nerveux avec un couple maxi à 1750 tours qui permet des reprises en quatrième ou cinquième sans avoir besoin de rétrograder.

Nouvelle Citroën C4 Cactus
Un tableau de bord original et efficace par son dépouillement très fonctionnel en deux écrans.

Et cet agrément de conduite a été renforcé par l’adoption d’une boite automatique nouvelle génération à 6 rapports qui passent, cette fois-ci sans à-coups. Côté aménagements intérieur, la Cactus allie originalité et bon goût. Le design très sobre de la planche de bord façon bagage ancien avec couvercle de boite à gants garni de picots et de sangles à boucle, comme sur une malle de voyage, se retrouve aussi dans les poignées de portes stylisées. Le tout est rehaussé de deux écrans, l’un pour l’affichage digital de la vitesse, l’autre central pour le GPS et les commandes tactiles en remplacement des boutons qui ont été supprimés pour contribuer à la simplicité élégante de l’habitacle. Bref, un vrai plaisir de se déplacer avec le nouveau « tapis volant » de Citroën.

Cylindrée : 3 cylindres 1,2 l turbo

Puissance : 131 ch/ 7CV

Coffre : 358 l/1170 l

0 à 100km/h : 9,1 sec

Vitesse maxi : 207 km/h

Consommation réelle : entre 4,8 l et 6,5 l/100km

CO2 : 110 g/km

Malus : 0 €

Prix : 23 450 €

LES PLUS : Confort de la suspension, tenue de route, moteur silencieux, souple et nerveux, consommation faible, vraie roue de secours, toit en verre thermique isolant de la chaleur

LES MOINS : vitres arrières fixes, vibrations de l’embrayage aux démarrages en première si régime moteur faible, appuie tête trop en arrière qui n’appuie rien, pas de miroir passager,

 

 

 

 

 

 

 

 

AC Ace Bristol, l’as anglais des roadsters

AC Ace Bristol, l'as anglais des roadsters

Jean-Marie Paul/Château Réal Martin

Cette bête de course a donné naissance à un mythe, la Cobra. Aujourd’hui, elle est bichonnée en Provence par ce businessman-driver qui s’est pris aussi de passion pour son vignoble, et voit la vie en rosé !

Les gentlemen driver britanniques en raffolaient. Et dans les très créatives années 50 de l’automobile anglaise, l’ultra lègère AC Bristol de 885 kg propulsée à près de 200 km/h jouait les vedettes en courses. Cinquante ans plus tard en France, un autre gentleman driver, mâtiné d’un “gentleman wine grower” sur son vignoble de Réal Martin en Provence, a aussi craqué pour une AC Bristol de 1958. Déjà amateur de belles anciennes Jaguar, Jean-Marie Paul se souvient très bien de cette rencontre sur un stand de vente à Rétromobile en 2011 : “J’ai eu un coup de foudre pour sa plasticité, sa ligne élégante et son équilibre. Et je ne regrette pas cette acquisition car on y trouve un plaisir de conduite unique en son genre avec des sensations qui ont disparu dans les voitures d’aujourd’hui.”

AC Ace Bristol, l'as anglais des roadsters
Un super profil avec une fluidité de la carrosserie accentuée par l’absence de poignée de portière .

Preuve s’il en est que la magie autour de cette auto mythique, fabriquée jusqu’en 1963 à seulement 1053 exemplaires dans ses différentes versions, fascine toujours autant. A la fois par son histoire et par le prodigieux destin qu’elle a ensuite connu dans une seconde vie entre les mains d’un sorcier américain de la mécanique, un certain Caroll Shelby …mais ceci est une autre histoire. Au départ, A.C Cars, pour Auto Carrier, petite marque artisanale créée en 1901 dans la banlieue de Londres par les frères Weller s’était lancée dans les “Three Wheelers”, ces micros autos à trois roues, puis en 1913 dans les voitures de sport biplaces. La crise de 1929 met en faillite AC qui est alors racheté par Charles et Derek Hurlock, (encore des frères !) propriétaires d’une entreprise de transport.

AC Ace Bristol, l'as anglais des roadsters
Un tableau de bord à l’esthétique rustique mais efficace. Pour ouvrir les portières tirez sur la corde !

Mais après la seconde guerre mondiale où ses vieux modèles n’attiraient plus guère les clients, le petit constructeur moribond allait rebondir en 1953 en commercialisant ce roadster AC Ace conçu au départ à ses heures perdues par un ingénieur extérieur à AC qui rêvait de se construire une voiture de course. Cet inventif John Tojeiro avait retenu l’attention des frères Hurlock par les victoires en course de son prototype. Un accord d’embauche est alors signé pour fabriquer cette auto aux galbes élégants très inspirés de la Ferrari 166 M, et de conception originale avec une carrosserie aluminium sur un chassis tubulaire, 4 roues indépendantes à ressorts transversaux, mais toujours le moteur AC maison datant de 1919 !

AC Ace Bristol, l'as anglais des roadsters
Un avant de fauve dévoreur de bitume qui va se confirmer par ses victoires en courses.

Néanmoins ce bon vieux 6 cylindres 1991 cm3 à arbre à câmes en tête de 103 ch propulsait tout de même cette auto de seulement 765 kg à ses débuts à 170 km/h. Sa légèreté et son agilité attire alors très vite l’attention de pilotes amateurs qui enfourchent avec enthousiasme cette nouvelle monture, et raflent les victoires. Mais les préparateurs les plus astucieux ont beau gonfler la puissance du moteur, il y a des limites, et AC se rend bien compte qu’il faut offrir une alternative pour faire face à la concurrence qui pointe son nez avec les Triumph et les Austin Healey .En 1956, le constructeur se tourne alors vers un autre motoriste anglais. Bristol lui fournit un 6 cylindres en ligne 1971 cm3 à 3 carburateurs  SU/Weber de 105 ch puis 128 ch qui va métamorphoser la voiture appelée dorénavant AC Bristol, comme celle de Jean-Marie Paul. Vive et nerveuse l’AC Bristol vrombit alors comme un avion. Normal.

AC Ace Bristol, l'as anglais des roadsters
Une ligne sublimement bodybuildée qui respire à la fois l’élégance et la puissance sous le capot.

Car son moteur est en fait une prise de guerre par l’armée anglaise chez un constructeur automobile qui a aussi motorisé nombre d’avions de chasse, d’où son logo rond bleu et blanc symbolisant la rotation d’une hélice… Eh oui, vous avez deviné : cette anglaise parle allemand car son moteur est un BMW ! Et pas des moindres. Car il est dérivé du 6 cylindres, en avance sur son temps en puissance, en souplesse et en fiabilité, qui a fait gagner les légendaires roadsters BMW 328 à la fin des années trente dans des courses aussi prestigieuses que les Mille miglia en Italie. En 1957, une AC Bristol va faire le spectacle aux 24 Heures du Mans. Elle termine deuxième dans sa catégorie derrière une Ferrari 500 TRC, et dixième au classement général, faisant jeu égal avec les grandes écuries Porsche, Maserati, ou Lotus.

AC Ace Bristol, l’as anglais des roadsters
Le coeur de cette anglaise est une mécanique BMW des années trente encore très efficace.

Parmi les spectateurs dans les tribunes, un pilote texan a suivi avec grand intérêt les performances de ce petit bolide et ses pointes à 209 km/h dans la grande ligne droite des Hunaudières. Il s’appelle Caroll Shelby, et rêve de lancer sa propre écurie de course. Légère et rapide, voila l’auto qui lui faut ! Contact est pris avec le constructeur britannique. Et en 1962 va naitre ainsi une nouvelle légende automobile : l’ AC Cobra, dans laquelle Caroll Shelby s’échinera à faire entrer de gros V8 Ford de plus en plus puissants jusqu’à un 7 litres de 415 chevaux ! Transformant l’ex petit roadster anglais en une Cobra très venimeuse. La terreur des circuits !

AVEC LA MÊME MARQUE DE MOTEUR AUJOURD’HUI…

Le BMW X2

BMW X2La faute à la peur de la pollution ? La mode n’est  plus aujourd’hui aux balades cheveux au vent en cabriolet pour humer l’air ambiant, mais aux virées  campagnardes enfermé dans un SUV en respirant l’air de la clim ! Surfant sur  cette tendance représentant 40% des ventes, BMW, sort donc son sixième SUV, le X2,  version « coupé » en plus stylisé du X1 qui fait davantage break surélevé. Et sous le capot,dans la plus pure tradition de la marque présente sur l’AC Bristol,  les motoristes de BMW offrent un plaisir de conduite qui est un régal à la fois de puissance et de silence impressionnant sur la version essence 2 litres de 192 chevaux. Avec une tenue de route et un confort à bord au top. Mais une addition salée…lire la suite

LE VIGNOBLE

Jean-Marie Paul rêvait de s’acheter un vignoble dans le bordelais. Mais son épouse originaire du sud de la France s’y opposait, préférant le soleil méridional aux brumes de la Gironde. C’est donc en Provence qu’il orienta ses recherches, et finit par tomber en 2001 sur une perle, le château Réal Martin : “J’ai eu le coup de foudre pour ce vignoble vallonné de 40 hectares au milieu des bois, magnifique par son terroir en coteau et en terrasses sur un sol argilo calcaire rocailleux, son exposition privilégiée plein sud, et son altitude à 350 m qui donne de la fraicheur au fruit la nuit.” Un domaine de 230 hectares au total avec plantations d’oliviers qui, du temps des Comtes de Provence, faisait 1500 hectares, englobant aussi le vignoble de Miraval. Celui de ses célèbres voisins, Brad Pitt et Angelina Jolie. Il réveille alors cette belle endormie, replante en cinsault, Grenache, syrah et rolle, crée une cuverie thermo régulée pour mieux maitriser la qualité, et des chais pour l’élevage en barriques. Une deuxième passion est née chez lui : ”Faire son vin procure une énorme satisfaction, confie -t- il. Un bon vin et ses assemblages de cépages ressemble à une oeuvre d’art. Comme pour un peintre qui avec ses tubes de couleur réalise une belle composition. Et ça m’a aussi apporté un complément à mon activité.” Car une partie des 200 000 bouteilles par an se retrouvent aujourd’hui dans les réceptions professionnelles données par Jean-Marie Paul : son entreprise familiale Butard Enescot s’est en effet propulsée parmi les plus grands traiteurs Le Nôtre, Potel et Chabot. “Et je suis ravi quand après une dégustation à l’aveugle entre plusieurs vins, nos clients commandent au final nos rouges ou rosés. Hélas, en 2017 on a perdu 50% de la récolte entre les grêlons, la sécheresse et les sangliers ! Mais ce sera un millésime exceptionnel en qualité.” Où son étiquette Optimum pour ce rouge, élevé 1 an en cuve et 12 mois en futs de chêne, méritera bien son nom pour son fruité dense et velouté. Au côté des blancs et de ses rosés à la fraicheur minérale (60% de la production) qui font un tabac aux Etats-unis. Ce qui lui fait dire, “je m’autoproclame ambassadeur des rosés de Provence !”

Optimum rouge 2006: syrah, grenache, cabernet de 30 ans. Bouche ample et fruitée, tanins soyeux sur une palette d’arômes nuancés 21 €

Château Réal martin rouge 2013 : 60% syrah et 40% cabernet d’age moyen 35 ans.Tanins soyeux, fruité griotte et notes poivrées 14 €

Cheval Martin rouge 2016 : 80% syrah, 10% cabernet, 10% cinsault vignes de 15 ans Nez puissant poivré, arômes de fruits noirs de cacao et d’épices 10 €

Grande cuvée rosé 2016 : 50% Grenache, 20% cinsault, 10% syrah, 20% mourvèdre, age moyen 25 ans. Fraicheur fruitée et minérale sur une bouche soyeuse 13 €

Perle de rosé 2016 : 40% Grenache, 30% cinsault, 20% syrah, 10% rolle age moyen 25 ans.Plus croquant en bouche et un zeste citronné 9,50 €

Blanc de blancs 2016 : 100% rolle de 35ans. Fruité pêche-abricot légèrement épicé sur une finale tout en rondeur 14 €

OENOTOURISME

                                                                     PROFITEZ EN POUR VISITER

 

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Le vieux Brignoles et ses fontaines

 

-L’ancien Brignoles et son dédales de ruelles médiévales qui grimpent jusqu’au splendide palais comtal, l’actuel musée

-Le vieux village colline de Barjols où l’eau coule à flot dans les rues escarpés jalonnées de 28 fontaines et 14 lavoirs, splendide place en pente ombragée sous les platanes , vue splendide sur le vallon depuis le haut

-Cotignac, village escarpé, aussi charmant que Barjols, au pied d’une falaise creusée d’habitations troglodytes et surmonté de deux tours de guêt médiévales

-La célèbre abbaye  du Thoronet au pur style roman très dépouillé

place de Barjols
La vieille place ombragée de Barjols

-L’imposante Chartreuse de La Verne à Collobrières fondée en 1170 sur un éperon rocheux au Coeur de la forêt des Maures

-Saint Maximin la sainte Baume et la plus belle basilique en gothique provençal, ses rues en arcades, ses vieilles maisons à colombages, son beffroi, le couvent royal et son cloître

-Collobrières, pittoresque village ombragé dont la spécialité est le marron glacé et l’exploitation du liège des forêts environnantes

La Chartreuse de La Verne
La Chartreuse de La Verne (photo Carrerot)

 

 

 

 

                                                                                      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

X2 sDrive 20 i, le SUV newlook de BMW

BMW X2

Surfant sur cette mode déferlante, BMW sort son sixième SUV ! Face aux Audi Q3, Mercedes GLA ou Jaguar E-Pace. Une lutte serrée où le Munichois compte bien faire la différence. Malgré son prix élevé.

X1-7cm-8cm=X2=+1500 € que X1…Cette équation bizarroïde est celle de la mutation du BMW X1 dans sa version “coupé” appelée  X2. Comme l’ont été dans la marque le X5 et sa version “sport” X6 en 1999, puis le X4 dérivé du X3. Explication de l’équation : le petit dernier des suv BMW perd en effet 7 cm en hauteur, 8 cm en longueur et donc 35 l de capacité du coffre qui n’est même plus modulable avec une banquette arrière coulissante comme sur le X1. Sur le papier ce nouveau X2 en offre donc moins, mais pour 1500 € de plus qu’un X1, best seller de la marque en France. Allez comprendre…pourquoi payer plus pour en avoir moins ? Réponse : à motorisations égales, c’est le prix à payer pour se différencier avec une voiture au look plus sport qu’un suv familial genre break carré comme le X1. A la façon d’un Stelvio Alfa Romeo qui ressemble plus à une grosse berline Giulia surélevée qu’à un 4X4.

BMW X2
Un profil de berline stylisée surélevée plutôt que celui d’un break 4X4.

BMW innove donc par rapport à ses “coupés” X6 et X4  qui se distinguaient par leur curieux profil en oeuf. Le style du X2 est plus esthétique avec un brin d’originalité dans un retour au classicisme : galbes très étudiés, profil de toit légèrement fuyant vers l’arrière, ligne de caisse plus haute, vitres latérales à hauteur dégressive depuis l’avant pour donner une impression de coupé qui se ressent aussi par une position de conduite abaissée de 2 cm par rapport au X1.  Ajoutez y un épaulement galbé très marqué au dessus de la roue arrière avec un flanc élargi musclé, dégageant une impression de puissance, et cette sensation de sportivité se retrouve au volant au volant du X2 beaucoup plus dynamique qu’un X1. Surtout si on prend l’option X drive à 4 roues motrices.

BMW X2
Une planche de bord luxueuse comme sur toutes les BMW dans un univers de grand confort.

La suspension a été raffermie (trop?) avec une barre de torsion de diamètre plus grand, un carrossage légèrement négatif, et des tarages d’amortisseurs réglables entre sport et confort. Résultat : une traction avant qui ne souffre d’aucun roulis et qui vire bien à plat avec une direction électrique beaucoup plus sensible et réactive. Mais en dépit de l’amortissement réglable, le X2 vous transmet toutes les irrégularités de la chaussée, et le voyage n’est pas toujours de tout repos sur route cahotique, surtout à l’arrière. Sensation heureusement atténuée par le confort des sièges où l’on est bien calé et l’environnement luxueux de l’habitacle aux finitions impeccables.  La planche de bord typiquement BMW avec son grand écran central tactile, les inserts  en aluminium brossé ou en laque noire, et les très classiques compteurs analogiques sur fond noir, mais digitaux, sont du meilleur effet.

BMW X2
Un arrière musclé avec un déhanchement galbé très marqué comme sur un coupé.

Et le plaisir de conduite est renforcé par les performances du moteur, surtout dans la version 2 litres essence, plus agréable que le 2 l diesel. Ce 192 ch vous emmène dans des accélérations d’autant plus surprenantes que le silence dans la voiture ne permet pas d’imaginer les vitesses atteintes. Vous croyez rouler tranquillement à 110 km/h ? Horreur : vous êtes à 170 sans vous en rendre compte ! Un régal de confort. Mais un vrai danger pour son permis à points ! On se laisse d’autant plus surprendre que les passages automatiques des rapports sur la  boite 7 ou 8 vitesses (selon les versions 2 ou 4 roues motrices) s’effectuent imperceptiblement. Au final, avec une conduite soutenue où on laisse les chevaux s’exprimer, les consommations réelles ont oscillé entre 7,2 l en diesel et 8,6 l en essence. Si ce X2 se présente donc davantage comme une voiture-plaisir qu’un véhicule familial, il n’en reste pas moins avant tout une BMW sur le plan de la sécurité.

BMW X2
Un coffre à double fond d’une capacité de 470 à 1355 litres un peu plus petit que sur le X1.

A la fois par sa tenue de route indécrochable et ses assistances électroniques multiples qui lui évitent des ennuis : avertisseur de franchissement de lignes, régulateur adaptatif , y compris dans les embouteillages avec maintien d’une distance de sécurité par ralentissement-accélération automatique, et freinage d’urgence anti collision,…Connectée, via un smartphone, la voiture peut aussi vous lire oralement vos mails ou les envoyer, vous rappeler vos rendez vous et les temps de trajet pour vous y rendre. Seul point noir : des équipements qui deviennent basiques sur des Peugeot –Citroën ou des Renault comme la camera de recul ou l’affichage tête haute, ne sont pas de série chez BMW. Et au rythme élevé du coût des package d’options, le prix de base d’un X2 sDrive 20i a vite fait de grimper de 39 700 € à 56 420 € en full options !

Cylindrée : 4 cyl 1998 cm3 turbo

Puissance : 192 ch/10 CV

Couple maxi : 280 Nm à 5000-6000 tr/min

0 à 100 km/h : 7,7 sec

Vitesse max : 227 km/h

Capacité du coffre : 470 l/1355 l

Conso moyenne : de 5,5 l/100 km à 6 l

CO2 : 126 à 134 g/km selon monte pneumatique

Malus : 140 à 540 €

Prix :  à partir de 39 700 €

LES PLUS : ligne esthétique, confort intérieur, finitions, silence du moteur, accélérations,  tenue de route

LES MOINS : fermeté de la suspension, prix des options, pas de manette de repli des dossiers AR depuis le coffre,

Une MG A dans le bourgogne

MGA de Dominique Roy à Auxey Duresses

Dominique et Alexis Roy

Domaine Roy, à Auxey-Duresses

Cet élégant cabriolet anglais fut à son époque un best seller. Et en particulier aux Etats-Unis. Avec une ligne aux galbes envoutants qui ont fait craquer ce vigneron bourguignon passionné de mécanique.

Comme pour les vins, il y a de grands millésimes. Et 1955 en est un pour la MG A racée, et emblématique de l’élégance des purs sang anglais à la jolie croupe arrondie qui ont fait tourner les têtes sur leur passage vrombissant. Un roadster qui venait à point pour remplacer les vieux cabriolets TD et TF frappées aux initiales de la marque fondée en 1924 et signifiant « Morris Garage ». Le nom pris par Cecil Kimber, un concessionnaire Morris à Oxford, qui commença à produire ses propres versions sport à partir de Morris de série recarrossées, avant d’être absorbé en 1952 dans BMC (Austin, Riley, Healey), et que la marque disparaisse en 2005.

Elle a remplacé la MG TF qui vivait sur une conception des années 30.

Leur look d’avant guerre et leur conception dépassée ne faisaient plus recette. Face à la chute des ventes le petit constructeur se devait de réagir.Et comme dans les heures sombres de la guerre, le génie britannique allait faire merveille dans ce sursaut vital pour la patrie automobile : ce bijou a été conçu  en seulement dix mois ! Un petit chef d’oeuvre réalisé par le styliste Sydney Enever à partir d’un prototype qui avait couru les 24 Heures du Mans en 1951-52.

80 % des MG A ont été exportées aux Etats-Unis

Un coup de crayon gagnant : MG est alors devenu le leader mondial de la voiture de sport avec 101 321 MG A vendues de 1955 à 1962, vingt mille voitures de plus que les Triumph TR3 sorties dans la même période. Plus incroyable encore : 80% de la production sera exportée aux Etats-Unis ! Car les GI’s, une fois revenus au pays, gardaient la nostalgie des petits roadsters british MG TB et TC qu’ils avaient connus en Angleterre avant le débarquement en Normandie.

MGA de Dominique Roy à Auxey Duresses
La MG A change de style avec une ligne basse effilée se terminant par une belle croupe galbée.

Outre sa ligne joliment galbée, la MG A était nettement plus sûre et vive à conduire que ses ainées avec des roues indépendantes à l’avant, des freins à disque à l’avant qui ont remplacé en 1959 les freins à tambour, même si l’arrière se contentait encore de lames de ressort et d’un pont rigide. L’adoption d’un châssis plus large, aux longerons écartés par rapport aux anciennes séries T démarrées en 1937, permettait d’abaisser la position de conduite, et de donner ainsi une ligne profilée plus aérodynamique. Avec une fluidité de la carrosserie accentuée par l’absence de poignées de portières. Propulsé par un 1500 cm3 culbuté de 72 ch, puis en 1959 par un 1600 cm3 de 80 ch, et ensuite un 1622 cm3 de 91 ch, ce roadster léger (890 kg) filait à bonne allure pour l’époque, à 155 km/h puis 162 km/h. Et une version plus sportive Twin Cam (2111 exemplaires)  poussée à 108 ch/182 km/h ne brilla pas pour sa fiabilité.

MGA de Dominique Roy à Auxey Duresses
Un avant unique avec son capot arrondi et son originale calandre chromée.

De quoi faire rêver le jeune fils de vigneron Dominique Roy qui voyait passer ces belles anglaises durant les vacances sur les routes de Bourgogne autour de son village d’Auxey-Duresses près de Beaune. D’autant qu’il fut très précoce à apprécier la musique des moteurs que son père passionné de mécanique aimait bricoler. Une passion dont il a hérité à en juger par toutes les voitures qui s’accumulent dans son garage entre Volkswagen, Peugeot 202, Traction et 2 CV en cours de restauration. « J‘entretiens tout moi même car je me méfie des garagistes ! »

MGA de Dominique Roy à Auxey Duresses
Planche de bord en tôle, cadrans chromés, volants à quatre branches, du grand classique.

Mais celle qu’il bichonne le plus est bien cette MG A de 1960 dénichée chez un carrossier de Blois en 1999. « J’ai craqué pour son style galbé, son beau tableau de bord retro à souhait en tôle rehaussé de chromes et de cadrans. Elle est vivante à conduire par ses sensations dans le volant très précis et le vrombissement de son 1600 cm3. Un vrai plaisir de rouler dans une machine à remonter le temps. Mis à part qu’avec la fiabilité des anglaises, on sait quand on part, sans être sûr de revenir ! Mais c’est une école d’humilité et de patience où il faut savoir composer avec les aléas de la mécanique comme avec ceux de la météo pour la vigne.»

L’HERITIERE
La Mazda MX-5 RF  

MX-5 RFLa MG A avait été en son temps le best seller des roadsters. La MX-5 de Mazda perpétue ce record avec plus d’un million vendus depuis 1989. Et pour ce modèle de la quatrième génération, le constructeur nippon a sorti une version coupé-cabriolet avec un toit dur repliable automatiquement dans le coffre. Polyvalente, cette MX-5 RF est une réussite stylistique avec sa sublime ligne de coupé fastback. Et un vrai plaisir de conduite au volant avec des performances qui sont .. lire la suite

OENOTOURISME

                                                                        LE VIGNOBLE

Belle lignée de vignerons sur le domaine familial depuis 1632 à Auxey-Duresses ! Et à la dernière génération Dominique Roy, qui travaillait avec son frère Vincent, vient de passer le relais à son fils Alexis. Douze hectares de vignoble dont quelques parcelles sur Volnay et Pommard. Mais ce qui surprend sur les coteaux du village d’Auxey Duresses c’est la hauteur des vignes de la famille Roy, sur des perches en V de 2 mètres de haut.”Le raisin est mieux exposé au soleil et ça réduit les risques de pourriture depuis le sol”explique Dominique Roy. Du coup après un an d’élevage en fûts de chêne ces vins sont fruités et charnus à la fois. Léger et minéral, l’ Auxey-Duresses 1er Cru « Le Val » 2015 (17 €) , a un nez fumé de pierre à fusil qui ne trompe pas sur son origine bourguignonne avec un profil épuré et franc, et une légère pointe d’acidité sur une finale qui accentue l’impression de fraicheur.  Avec un joli potentiel de longue garde où le fruité intense ne demande qu’à s’arrondir. Un plaisir presque supérieur aujourd’hui au classique Volnay 1er Cru « les Santenots » 2015 plus boisé.  (28 €).

domaine@roy21.fr

PROFITEZ EN POUR VISITER

*Beaune, ses vieilles halles médiévales où ont lieu chaque année les fameuses ventes aux enchères à la bougie des vins des Hospices de Beaune, son Hôtel Dieu, fondé en 1443, merveille de l’art burgondo-flamand et sa grande salle des malades de 72 m de long avec l’enfilade des lits à colonne et la magnifique voute de bois en carène de navire renversée , le musée du vin de Bourgogne dans l’ancien Hôtel XV ème des ducs de Bourgogne.

Cour des Hospices de Beaune-Photo François Vauban
Cour des Hospices de Beaune-Photo François Vauban

*Nuit St Georges, la capitale de la Côte à laquelle elle a donné son nom, son église romane St Symphorien et sa rare cage d’escalier tournant du XVI ème dans un étonnnant cylindre ajouré en bois, le beffroi de l’Hotel de ville et l’hopital St Laurent du XVII ème.

* La verdoyante route panoramique entre Nuit-St Georges, Bruant, plongeant ensuite sur Bouilland et ses cirques rocheux aux collines boisées

*Le fameux château du Clos de Vougeot, son grand cellier du XII ème où ont lieu les cérémonies de la Confrérie du Tastevin, ses quatre énormes pressoirs du moyen age, le dortoir des moines et sa spectaculaire charpente.

Cérémonie du taste vin dans la salle du pressoir du Clos Vougeot
Cérémonie de la Confrérie du Taste vin dans la salle du grand pressoir au Clos Vougeot

*Dijon, le Palais des ducs de Bourgogne et ses tours de Bar et de Philippe-le-Bon d’où on découvre une belle vue sur la ville jusqu’aux premier contrefort sdu Jura, les vieilles rues et la place François Rude aux maisons à pans de bois du XV ème, le musée du folklore bourguignon avec ses scènes reconstituées dans le cloître du monastère des Bernardines, l’Hotel de Vogüé du XVII ème et son toit en tuiles vernissées, le musée Amora créé par le principal fabricant de moutarde de Dijon.

Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe-le-bon (Photo Alain Doire)
Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe Le Bon(Photo Alain Doire)

*Le château de Savigny les Beaune avec sa collection d’Abarth de course, de voitures de pompiers et ses 90 avions de chasse dans le parc transformé en base aérienne.* Le vieux bourg fortifié de *Chateauneuf avec ses rues étroites du XIV ème, ses places, ses remparts, et son chateau surplombant les vallées alentours qui commandait la route entre Dijon et Autun et le canal de Bourgogne qui passe au pied.

*Le château de Gevrey-Chambertin et ses tours carrées forteresses bâties au X ème siècle, aujourd’hui propriété du Chinois qui dirige les casinos de Macao.

Château-de-Gevrey-Chambertin- Photo Alain-Doire
Château de Gevrey-Chambertin- Photo Alain-Doire

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POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE
image001 - copie                             MEMBRE DES RELAIS & CHATEAUX

L’Hostellerie de Levernois*****, c’est avant tout un cadre bucolique dans un site préservé, au coeur de la Bourgogne riche d’Histoire, de Culture et du prestigieux Vignoble Bourguignon tout proche : Gevrey Chambertin, Vosne Romanée, Pommard, Meursault, Puligny-Montrachet…
Sérénité et art de vivre en Bourgogne sont les maîtres mots de cette charmante maison en osmose avec la nature où vous vivrez des moments d’exception : appréciez le confort de nos 26 chambres lumineuses, éveillez vos papilles avec la cuisine gourmande de notre chef étoilé, perfectionnez vos connaissances autour d’une sélection de vins dans notre caveau avec notre sommelier, déjeunez au bord de la Bouzaize petite rivière qui serpente dans les cinq hectares de parc, ou tout simplement partez à la rencontre de notre jardinier dans notre potager Bio.
A partir de 150 € (selon la saison)
Hostellerie de Levernois Rue du Golf – 21200 LEVERNOIS Tél. : +33 3 80 24 73 58 Mail : levernois@relaischateaux.com Site Internet : www.levernois.com www.facebook.com/hostellerie.levernois/ www.instagram.com/hostellerie_de_levernois

MX-5 RF, charme british et fiabilité japonaise

MX-5 RF

Le roadster le plus vendu de l’histoire a dépassé le million depuis 1989. Et à la quatrième génération,  le constructeur nippon Mazda innove avec un coupé-cabriolet qui fait deux voitures en une.

Heureusement qu’il y a des Japonais pour perpétuer la tradition anglaise des petits roadsters comme les Triumph ou les MG. La MX 5 de Mazda fait le boulot depuis 1989, et de mieux en mieux à la quatrième génération. La nouvelle MX 5 est plus légère de 100 kg, et remarquablement équilibrée, vive, nerveuse, précise en cap dans les enchainements de virages avec sa direction électrique requalibrée, et son amortisement confortable n’a rien à voir avec les suspensions noyaux de pêche des anglaises d’autrefois.

MX-5 RF
En 13 secondes l’arrière se soulève pour replier le toit dans le coffre.

Mais pour les rétifs à la capote repliable manuellement, la Mazda X-5 RF (Retractable fastback) offre, pour 2500 € et 45 kg de plus, une version coupé-cabriolet. Avec un toit rigide qui se replie automatiquement à plat dans le coffre en gardant la même capacité de 127 l que la mX-5 à capote. La cinématique de la manoeuvre en 13 secondes est bluffante avec l’arrière s’escamotant à la façon d’une Porsche Targa. Au final, un exercice de style des plus réussi pour une Mazda MX-5 métamorphosée par sa ligne en arrière fastback avec lucarne arrière protégeant des remous, en renfoncement dans des arches arrière fixes comme les Chevrolet Corvette d’antan, et un profil racé avec sa petite vitre en retrait de la portière.

MX-5 RF
Une ligne racée avec son arrière fastback.

Une sorte de remake des coupés Triumph Spitfire GT6, mais en plus polyvalent. Cultivant son côté retro, la MX-5 n’en est pas moins moderne avec ses prises Usb, son affichage tête haute, son avertisseur de franchissement de ligne, ses phares directionnels, son détecteur d’angles morts avec signal d’alerte dans les rétroviseurs, sa connectivité avec votre smartphone pour un accès internet, son système audio Bose avec même des hauts parleurs dans les appuis-tête pour entendre la musique cheveux au vent !

MX-5 RF
Un cockpit sobre et efficace dans la tradition des voitures de sport.

La version 2 litres qui nécessitait de monter très haut dans les tours pour dégager toute sa puissance offre désormais davantage de couple à bas et moyen régime, et des accélérations plus franches. Avec une puissance de 160 ch disponible à 6000 tr/min et un couple maxi de 200 Nm à 4600 tr/min, le MX5 est une vraie petite boule de nerf . Avec une énergie qui chatouille agréablement les oreilles par la musicalité vrombissante de son échappement. Il a été retravaillé pour lui donner ce supplément d’âme qui manquait à la version précédente.

…la Triumph Spitfire GT6 MK I.
Un style dans la même lignée que…

 

 

 

 

 

 

Cette fois,l’envoutante MX-5 RF donne vraiment des sensations de voiture de sport que l’on perçoit déjà en descendant dans son cockpit classique où la console centrale fait office d’accoudoir surélevé sur lequel on peut titiller le petit levier de vitesse. Un plaisir de conduite au grand air très rétro qui change des voitures aseptisées d’aujourd’hui. Le charme du vintage british, la fiabilité nippone en plus. Et en prime, avec cette version coupé transformable, le client s’offre deux voitures pour le prix d’une !

Cylindrée : 4 cyl 2litres

Puissance : 160 ch/9CV

0 à 100 km/h : 7,5 sec

Vitesse max :215 km/h

Consommation réelle : entre 6,4 l et 7,6 l /100 km

CO 2 : 154 g/km

Malus : 2940 €

Prix : à partir de 33 500 €

LES PLUS : style, toit rétractable, confort, tenue de route, finitions

LES MOINS : volume du coffre, ergonomie de l’écran d’ordinateur,

 

 

Une Aston Martin DB 4 servie au cognac

Aston Martin DB 4 du cognac château de Plassac

Mythique depuis qu’elle est apparue dans les James Bond, l’Aston Martin reste un joyau de la couronne  très convoité. Mais celle-ci a connu d’autres aventures rocambolesques avant de finir en Charentes !

Audouin de Dampierre

Château de Plassac

Audouin de Dampierre pourrait être le James Bond du cognac ! Même voiture iconique, une Aston Martin DB 4, ressemblante à celle de Sean Connery dans Goldfinger. Même regard charmeur de gentleman. Même élégance vestimentaire so british avec veste en tweed et petit gilet. Même distinction dans l’élocution. Le tout au service de sa majesté : le cognac Château de Plassac. Celui de sa famille, depuis 1800. Là où, silencieusement à l’intérieur des chais centenaires, vieillit 30 ans durant dans la futaille ce précieux liquide ambré d’exception vendu à seulement 3000 flacons par an.

Aston Martin DB 4 du cognac château de Plassac
Volant en bois, cuir, planche de bord au style unique en son genre, l’Angleterre vous salue bien !

Et à l’instar de son cognac, cet aristocrate de l’alambic sort du commun, comme ses voitures alignées dans son garage : Bentley de 1952, Porsche 928, Facel Vega HK II de 1963, la plus belle voiture  de sport française, et une autre Aston Martin, la Vantage V 8 de 2006. “Tout un art de vivre différemment au volant” vous lache -t- il en galéjant. Mais sa préférée reste bien cette Aston Martin DB 4 de 1961. Toute une histoire pas banale. “Cette incarnation de l’excellence britannique, devinez où je l’ai déniché à 26 ans en 1971 ? En Arabie saoudite ! J’avais sympathisé à Djeddah avec un homme d’affaires français visiblement en proie à des problèmes financiers. “Vends moi ta bagnole !” lui ai je suggéré.” Affaire conclue : 10 000 francs (10 000 euros d’aujourd’hui). Une bouchée de pain !

Aston Martin DB 4 du cognac château de Plassac
Une anglaise légendaire à la ligne de carrosserie pourtant dessinée en Italie.

Le comte Audoin de Dampierre était alors commercial de Berliet pour vendre des camions militaires en Arabie et en Irak où ses interlocuteurs étaient le prince Abdallah, chef de la Garde blanche qui allait devenir le roi, et à Mossoul, un colonel du régiment de cavalerie nommé… Saddam Hussein ! “De retour à Paris, je me suis servi de cette Aston comme d’une voiture de tous les jours que je laissais simplement garée le soir le long du trottoir !” De quoi laisser rêveur alors que cette auto qui couchait dehors cote maintenant plus de 600 000 euros… Et il continue aujourd’hui de rouler avec : “J’ai 500 000 km au compteur et une seule panne en 47 ans : des vis platinées cassées en deux ! Mais je dois préciser que son moteur a été remis à neuf 4 fois car à l’époque ils ne tenaient pas plus de 120 000 km.

Aston Martin DB 4 du cognac château de Plassac
Même sous le capot le spectacle d’une Aston DB 4 reste unique avec son bloc moteur imposant.

J’ai mon meccano Richard Williams près de Londres qui fait ça à merveille. Il en a profité pour m’augmenter la cylindrée de ce 6 cylindres en ligne, de 3,7 l à 4,2 l, et la puissance de 240 ch à 280 ch, avec un couple phénoménal qui donne une souplesse extraordinaire à mon Aston DB 4.”Fabriquée de 1958 à 1963 à 1210 exemplaires, elle incarnait le renouveau de la vieille marque née en 1913, et rachetée en 1947 par le fortuné industriel fabricant de tracteurs et d’engrenages David Brown qui allait baptiser les futurs modèles avec le DB de ses initiales. Au passage, il racheta aussi la marque Lagonda, pour l’intérêt porté à son 6 cylindres en ligne mis au point par l’ingénieur Walter Owen Bentley, alors dépossédé de la fameuse marque à son nom par Rolls. Entre les excellent chassis Aston et ce moteur performant, les ingrédients du succès étaient réunis.

Aston Martin DB 4 du cognac château de Plassac
Les places arrière étaient plus spacieuses que sur les Aston d’aujourd’hui.

Et c’est en faisant courir sa DBR 1/300 que David Brown allait bâtir la renommée de la marque avec 3 podiums à la deuxième place aux 24 Heures du Mans entre 1955 et 1958. Jusqu’à la victoire en 1959 au Mans avec son pilote américain Caroll Shelby qui allait devenir célèbre en lançant en 1962 la fabrication des redoutables AC Cobra à moteurs V8. Fort de la publicité procurée par son palmarès sportif sur circuits, David Brown pouvait développer ses ventes de voitures de Grand Tourisme, et en 1958 la nouvelle DB 4 marqua un tournant.

Une anglaise carrossée  à Milan

Sa ligne sublime était le résultat d’un mariage alliant le chic britannique à l’élégance italienne grâce à la technique “superleggera”  de la carrosserie tout aluminium mise en oeuvre par la Carrozziera Touring de Milan qui l’avait conçue. Outre sa finesse esthétique, la DB 4 gagnait aussi en légèreté avec seulement 1240 kg sur la balance pour une auto qui pouvait ainsi atteindre 225 km/h. Et réaliser le 0 à 100 km/h en 9,3 secondes. Ce qui était phénoménal à l’époque, alors qu’aujourd’hui les progrès techniques ont divisé ce temps par deux .

Aston Martin DB 4 du cognac château de Plassac
Avant ou arrière, l’Aston martin DB 4 garde toujours sa classe.

De quoi permettre à James Bond de semer ses ennemis à bord de son Aston équipée en plus de tous les gadgets de l’inventif Q, entre mitrailleuses sous les phares, projection de clous à l’arrière, bouclier antiballes,…Et de faire rayonner mondialement la marque : après la sortie de Goldfinger en 1963, la production des DB 5 doubla par rapport à la DB 4 ! Au fil des années, la puissance des Aston grimpa jusqu’à 315 ch en 1969 avec un moteur V8 5,3 l sur la DB S à la ligne plus classique dessinée cette fois en Angleterre. Ce qui ne fut pas un gage de succès pour l’entreprise de David Brown. En 1972, au bord de la faillite, Aston Martin était repris par un groupe d’hommes d’affaires anglais. Deux ans plus tard, ils jetaient déjà l’éponge. Et deux repreneurs en 13 ans vont encore se succéder, dont l’armateur grec Livanos, le rival d’Onassis, qui ne la remettra pas à flot pour autant ! En 1987 Ford entre  en scène en devenant majoritaire à 87% avant de racheter entièrement la firme en 1993, et de la relancer avec succès. De 1994 à 2004 la nouvelle DB 7 sera le modèle le plus vendu de toute l’histoire de la marque, représentant à elle seule 7092 exemplaires sur les 22 000 produits depuis 1913 ! Et l’escalade à la puissance de la “Ferrari anglaise” s’est poursuivie en 1999 avec l’irruption sous le capot du grondement d’un V12 de 420 ch. Mais en 2007, retournement du destin : Ford, à son tour en déroute, a du revendre Aston Martin et ses autres bijoux de famille, Volvo, Jaguar, Land Rover, pour se renflouer . Depuis lors, un consortium financier italo-koweitien est aux commandes. Et cette prestigieuse marque centenaire aura finalement réussi à continuer sur sa lancée avec la nouvelle DB 11. En dépit de tous ces vents contraires.

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

ASTON MARTIN DB 11

Aston Martin DB 11C’est la voiture de la renaissance pour la marque anglaise qui a presque doublé ses ventes en 2017 avec ce nouveau  modèle le plus puissant de toute l’histoire d’Aston Martin (608 chevaux , 0 à 100 km/h en  3,9 secondes). Et le plus en rupture avec les modèles précédents qui avaient une fâcheuse tendance à se ressembler. Cette fois, sa ligne profilée, tel un fauve ramassé sur l’arrière prêt à bondir, est beaucoup  plus audacieuse. Avec des astuces d’aérodynamisme qui la plaque au sol et lui donne une impeccable tenue de route. A l’intérieur, tradition oblige,  règne une luxueuse ambiance avec toujours ce même raffinement so british… lire la suite

SON COGNAC PREFERE

carafe cognac château de Plassac“Quand j’ai repris le château familial en 1997 avec un neveu, la production de cognac était vendue en vrac au négoce, explique Audoin de Dampierre. On a donc relancé la marque Plassac avec des vieux cognac de 15 à 30 ans pour mettre en valeur le côté unique de notre vignoble de 20 ha planté le long d’un mur en pierres de 4 km qui lui procure par réverbération un ensoleillement exceptionnel.” Il en ressort un cognac XO  élististe vendu à seulement 3000 exemplaires par an . Pas du genre à figurer dans les rayons d’hypermarchés. Ce Plassac laisse un grand souvenir par la finesse et la rondeur de ses arômes subtils après un long vieillissement en vieux fûts de chêne qui lui a valu une médaille d’or en 2015 au salon de l’agriculture. (XO 97 €/Napoleon 55 €). Les pineaux blancs et rouges (15,50 €) sont une bonne entrée en matière. Et le vin de pays charentais rouge (70% merlot-30% cabernet sauvignon) vaut le détour pour la fraicheur de son fruité intense. (6,90 €)

www.chateaudeplassac.com

 

Aston Martin DB 11, la Ferrari au chic anglais

Aston Martin DB 11

Le plus puissant modèle de l’histoire de la marque, encore plus élitiste que Ferrari, cultive raffinement aristocratique anglais et performances époustouflantes. Résultat : une explosion des ventes en 2017 ! 

Comme un grand cru, elle a une allonge magnifique, une robe d’un rubis profond, et une rondeur typique de la marque. Sans parler des envoutants arômes de cuir qui envahissent délicieusement les narines quand on l’ouvre ! Avec l’étrange sensation de se glisser, non pas à l’intérieur d’une voiture, mais d’un sac Hermès ! Tout, à l’intérieur de cette Aston Martin DB 11, est tendu d’un splendide cuir caramel clair au toucher soyeux. Jusqu’au ciel de toit qui ressemble davantage à de la dentelle avec tous les motifs perforés qui le décorent. Comme sur les sièges moelleux où il contribuent au système de ventilation, sur l’assise et dans le dos, facturé 1475 € !

Aston Martin DB 11
Une dentelle de cuir sur le ciel de toit…
Aston Martin DB 11
…et les sièges ventilés !

Bienvenue dans le luxe à l’anglaise et l’élite des voitures de sport grand tourisme. Car Aston Martin, avec seulement 5117 voitures en 2017 est encore plus exclusif que Ferrari et ses 8000 ventes annuelles. Mais l’année 2017 aura néanmoins marqué un tournant pour la marque : à elle seule, sa nouvelle DB 11 a permis d’augmenter les ventes de 80 % ! Tel est le résultat d’un rupture stylistique où depuis 10 ans le coup de crayon de Ian Callum s’était tellement usé qu’on finissait par ne plus discerner la différence entre les nouvelles et les anciennes Aston. Cette fois, à en juger par le nombre de têtes qui se retourne sur son passage, cette DB 11 affiche une ligne entièrement nouvelle avec sa carrosserie en aluminium au design plus audacieux de fauve ramassé sur l’arrière prêt à bondir :

Aston Martin DB 11

un profilage sublime par les deux arches latérales du toit de l’avant vers le coffre, un impressionnant déhanchement galbé au dessus de la roue arrière, le tout en gardant l’ADN Aston reconnaissable à sa calandre légendaire qui traverse le temps. Mais qui a été amplifiée ici sur la DB 11 pour lui donner davantage une image de puissance. Car sous le capot en forme de coquille striée par des ouïes d’aération ne demande qu’à se réveiller l’autre nouveauté : un V 12 5,2 litres biturbo de 608 ch. Le plus puissant de toute l’histoire de la marque. Mais pas le plus gourmand grâce à la désactivation de 6 cylindres en vitesse de croisière.

Aston Martin DB 11
Un cockpit de pilotage luxueux entièrement tendu de cuir.

Contact ! Une tonitruante symphonie en douze cylindres retentit, concert rare aujourd’hui dans l’automobile. Rageur, le fauve Aston bondit alors avec puissance et souplesse via sa boite automatique ZF à 8 rapports qui passe sans à-coups. Et le plaisir au volant est à la carte entre les modes de conduite GT, Sport et Sport plus qui jouent sur l’accélération, la rapidité du passage des vitesses, plus la dureté de la direction électrique et des suspensions pilotées. Cette combinaison par l’électronique de bord, mise au point avec Mercedes, contribue à un maintien de cap impeccable de la DB 11.

Aston Martin DB 11
Un tableau de bord digital bien lisible avec molettes de commandes sur les branches du volant.

Tout en gardant le confort d’une voiture de grand tourisme, et non de course. Avec une insonorisation ouaté qui permet néanmoins d’apprécier aussi bien les vocalises du V12 (ou son feulement discret selon la pression du pied sur l’accélérateur) que l’incroyable profondeur des graves à 1000 watts de la chaine Bang Olufsen. Sa tenue de route , la DB 11 la doit aussi à des astuces aérodynamiques, outre le nervurage très marqué du capot pour diriger les écoulements d’air . Le risque de soulèvement de l’avant en accélération est contrecarré par les branchies latérales qui libèrent l’air sous haute pression provenant de l’intérieur du passage de roue avant .

Aston Martin DB 11
Une proue aux galbes impressionnants avec sa fente d’évacuation d’air sur le coffre

Et l’auto est plaquée au sol à l’arrière par un spoiler virtuel alimenté par de discrètes prise d’air à la base de l’arche du toit. Le flux est alors canalisé dans la carrosserie avant de ressortir en jet par une ouïe horizontale sur la largeur de la malle arrière. Et si un appui supplémentaire est nécessaire, une fine lame sort du coffre, faisant ainsi aérofrein avant de se rétracter, quand il n’y en a plus besoin, pour préserver la pureté du profil de la DB 11 ! Car dans une Aston Martin l’efficacité ne doit jamais nuire à l’esthétique de cette anglaise qui reste unique au monde.

Aston Martin DB 11
Une sublime fluidité aérodynamique aussi esthétique qu’efficace.

Même si, en plus de son V 12, la toute dernière version plus économique de la DB 11 commercialisée en 2018 avec un V8 4L de 510 ch aura un accent germanique. Le résultat, depuis 2013, de l’entrée dans le capital d’Aston à hauteur de 5% par Mercedes. En retour, le constructeur de Stuggart lui fournit ce moteur emprunté à son coupé AMG GT S. Mais des oiseaux de mauvais augure y voient déjà le début de la perte d’indépendance de la marque. Les Allemands finiront -t- il par conquérir ce fief prestigieux du royaume britannique ? Churchill, au secours !

Aston Martin DB 11

Cylindrée : V 12 biturbo de 5,2 l

Puissance : 608 ch/54 cv

0 à 100 km/h : 3,9 sec

Vitesse maxi : 322 km/h

Consommation : entre 11 l/100 km et 17 l en ville

CO2 : 265 g/km

Malus : 10 500 €

Prix : 210 464 €

LES PLUS : ligne stylistique , sonorité du moteur, puissance, accélérations, tenue de route, confort, intérieur luxueux, et fixé à l’entré du coffre : le parapluie au logo Aston Martin sur le manche !

LES MOINS : places arrières symboliques, capacité et accès du coffre, pas de vide poche dans la planche de bord

L’Alpine A110, une passion de père en fille + la nouvelle

L'Alpine A110, une passion de père en fille

Dans ce vignoble bordelais des Graves, le vin vieillit aussi bien que cette mythique berlinette Alpine A 110 1300 S de 1968 qui a de nombreux rallyes à son actif. Une voiture fétiche chez les Quellien !

Château Lusseau

Bérengère Quellien

Ici le temps fait son oeuvre pour bonifier ce qui dort derrière les lourdes portes. Celle du chai, où après 12 mois d’élevage en barriques s’affinent le Château Lusseau rouge, et le blanc qui a obtenu le Trophée des grands crus de Graves en 2015, consécration d’une culture en bio depuis 2007. Et celle du garage, où entre deux échappées sur le bitume, la cote d’une splendide Berlinette Alpine A 110,  1300 S 1296 cm3 de 105 ch,  continue gentiment de grimper. Deux histoires de passion nées de père en fille.

L'Alpine A110, une passion de père en fille
Un poste de pilotage sportif et rudimentaire avec les 5 compteurs sous leur petite casquette.

En 1971, tout en menant sa vie de médecin rhumatologue à Talence, Jean-Thomas Quellien s’installait au Château Lusseau pour s’occuper aussi des 7 hectares du vignoble, depuis 1870 dans la famille de son épouse. Sans pour autant perdre son goût pour la vitesse : en 1985 il s’achetait cette berlinette de 1968. Plus exactement, il s’en rachetait une : “Car je m’étais payé en 1967 une Alpine 1100 que j’avais du revendre 3 ans plus tard après mon mariage pour faire bouillir la marmite !

Une face avant souvent menaçante dans les rétroviseurs de ses rivales en rallye.
Une face avant souvent menaçante dans les rétroviseurs de ses rivales en rallye.

Mais à la longue, on ne peut qu’avoir des regrets. D’autant qu’à l’époque, avec l’absence des limitations de vitesse, on pouvait beaucoup s’amuser avec ce petit bolide extraordinaire. Et ma nouvelle 1300 S, dont le premier acquéreur habitait Bastia, a du faire le rallye du Tour de Corse. Car, en plus du réservoir à l’avant, elle dispose d’une trappe à essence derrière la portière droite pour remplir le réservoir central supplémentaire de 100 litres qui était nécessaire pour courir les spéciales de 120 km.”

En plus du réservoir à l'avant, cette version rallye disposait d'un trappe à essence pour un réservoir supplémentaire à l'arrière.
Cette version rallye disposait d’une trappe pour un réservoir supplémentaire à l’arrière.

Très vite, sa fille Bérengère a aussi attrapé le virus : “La jolie ligne de cette voiture est unique, et j’adorais faire des rallyes avec mon père, mais en coéquipière, ce qui n’enlève en rien aux incroyables sensations d’accélérations que l’on ressent à bord.” Et à son tour, comme son père, l’appel de la vigne a fini par lui faire abandonner son poste de juriste depuis quatre ans à l’hôpital de Bayonne. En 2001, elle revenait s’occuper à temps plein du domaine après un an de formation au Centre de formation agricole de Blanquefort.

C'est la vue de l'Alpine qu'avaient le plus souvent les autres pilotes !
C’est la vue qu’offrait le plus souvent l’Alpine aux autres pilotes à la peine derrière !

“La vigne a été pour moi une révélation par l’éloignement où on prend conscience de ce qu’on a quitté, confie -t- elle. C’est un attachement affectif par rapport à un patrimoine.” Et la Berlinette en fait aussi partie. “Mon père a entièrement confiance, et de la même façon qu’il n’a pas hésité à me confier le vignoble, il m’a aussi prêté son Alpine. Car j’aime la conduite sportive. Et au volant de ce bolide de seulement 625 kg pour 105 ch din qui montait à l’époque à 215 km/h, c’est phénoménal ! Car avec sa tenue de route hallucinante, cette auto va très très vite en virage !”

L'Alpine, ou comment transformer une grille d'aération en oeuvre d'art...
L’Alpine, ou comment transformer une grille d’aération moteur et son écope en oeuvre d’art…

C’était précisément là où les fameuses berlinettes ont raflé les victoires en rallyes devant des Porsche 911, des Ford Escort Twin cam ou des Lancia Fulvia HF pourtant plus rapides en vitesse de pointe. Les voitures bleues, pas aussi véloces en ligne droite, les distançaient victorieusement dans les lacets, ceux du Tour de Corse en 1968, et du Monte Carlo remporté de haute lutte par le champion suédois de la glisse Ove Anderson en 1971. Une année faste où la petite marque Alpine gagnait aussi son premier titre de champion international des constructeurs.

Gavé par deux carburateurs à double corps, ce 1296 cm3 était signé Gordini.
Gavé par deux carburateurs à double corps, ce 1296 cm3 portait la signature de Gordini.

Superbe démonstration où la légèreté et l’agilité l’emportait sur la puissance des voitures d’usine. Un principe que reprendra plus tard un certain Colin Chapman sur ses Lotus. Et que mettait en pratique un “artisan” de génie dans son atelier à Dieppe, Jean Rédélé. Fils de concessionnaire Renault, il avait couru des rallyes sur des 4CV Renault gonflés, en particulier, le Critérium des Alpes qui resta son meilleur souvenir. Au point de donner ce nom d’Alpine en 1962 à sa première Berlinette A 110. Un poids plume constitué d’une carrosserie en fibre de verre-polyester montée sur un chassis poutre acier , avec moteur en porte à faux arrière qui la rendait très joueuse en virage.

Une élégante ligne profilée qui alimenta sa légende.
Une élégante ligne profilée vers l’arrière qui alimenta sa légende.

Fabriquée de 1962 à 1977 à 7176 exemplaires, avec un grand coup d’accélérateur à partir de 1965 grâce à la prise de participation de Renault qui distribua les berlinettes dans tout son réseau, l’Alpine connaitra des évolutions moteurs de 1100 cm3 à 1860 cm3 en utilisant les blocs des Renault R8 Gordini, puis R16, gavés par deux carburateurs double corps Weber. Avec une puissance qui montera jusqu’à 190 ch, voire 250 dans une version turbo. “Mais je préfère ma 1300 S qui est plus équilibrée, et se conduit comme une fleur (avec un 0 à 100 km/h en 8,2 secondes à l’époque) par rapport à la 1600 de 125 ch (7,9 sec 0 à 100) dont le plus gros moteur accentue le porte à faux arrière de 100 kg”, explique en pilote-technicien avisé Jean-Thomas Quellien.

Sous tous les angles, la berlinette jouait les starlettes avec ses lignes galbées grâce à sa carrosserie polyester.
Sous tous les angles, la berlinette jouait les starlettes avec ses lignes galbées.

En 1973, Renault rachetait l’entreprise de Jean Rédélé, et lançait une armada d’Alpines conduites par quatre jeunes mousquetaires devenus des as du volant dans l’histoire du sport automobile : Jean-Claude Andruet, Jean-Luc Thérier, Bernard Darniche et Jean-Pierre Nicolas. Bingo : ils allaient gagner 6 courses sur 13 au volant de berlinettes 1800 Group IV, et remporter le nouveau Championnat du monde des constructeurs. La légende était née.

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LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Le retour en trombe de l’Alpine A 110 : déjà élue plus belle voiture de l’année !

Alpine A 110, un retour en trombeVingt trois ans après sa disparition, la célèbre marque dieppoise renait enfin ! Plus grande, la nouvelle berlinette de 252 ch pèse 500 kg de plus, mais reste légère malgré tout par rapport à ses concurrentes comme la Porsche Cayman qui en fait 300 de plus. Et du coup, ses 127 chevaux supplémentaires par rapport à son ainée lui donne une vivacité et une agilité digne de celle des berlinettes victorieuses en rallye. D’autant que les stylistes ont tout fait pour que la ligne de la nouvelle A 110 rappelle la mythique voiture de sport française, ce qui lui a valu ce prix très convoité de plus belle voiture de l’année… lire la suite

OENOTOURISME

                                                                              Mon vin préféré

etiquette château lusseauA Ayguemorte-les-Graves, de l’autre côté de la cloture de ce vignoble, les vins ont le droit à l’appellation noble de Pessac-Léognan. Et pourtant le Graves de Château Lusseau   n’a rien à leur envier. Vieilli 12 à 14 mois en vieux fûts de chêne pour boiser très légèrement le vin, le rouge frais et fruité (qui représente 6,5 ha sur 7) élargit une jolie palette aromatique avec une pointe tannique de malbec en complément des 50% de merlot et des 35% de cabernet sauvignon. Et le blanc, quasi inexistant en 2017 en raison du gel qui a détruit 85 % de la récolte, reste la fierté de Bérengère Quellien. Depuis l’obtention de son Trophée des grands crus de Graves en 2015. Un vin bio à la rondeur surprenante qui se démarque des autres blancs par sa composition originale : une note de muscadelle apporte une belle harmonie dans le mariage entre sémillon et sauvignon.(De 9 € à 14,50 €)

www.chateaulusseau.com

                                                                           Profitez en pour visiter

*Château Carbonnieux pour son grand cru, et son étonnant musée   de voitures anciennes dont des teuf teuf rarissimes comme des Donnet Zedel torpedo, Doriot-Flandrin-Parant, ou Wacheux Phaeton

*Le château de la Brède. C’est dans cette austère forteresse gothique entourée de douves que se ressourçait Montesquieu après ses voyages pour écrire les « Lettres persanes » et « De l’esprit des lois ». Dans le vestibule sont toujours alignées ses malles de voyage, et dans sa chambre restée meublée très simplement, la cheminée garde la trace de ses souliers quand il écrivait sur ses genoux devant le feu.

Le musée de voitures à château Carbonnieux
Le musée de voitures à château Carbonnieux

*Le Bordeaux ancien

-ses vieilles portes Cailhau et de la Grosse Cloche

-la place de la Bourse emblème de l’essor de la ville au XVIII éme, autour de deux bâtiments à l’architecture en fer à cheval d’après les plans de l’architecte Gabriel   qui créa aussi la place de la Concorde à Paris

-le musée du vin et du négoce à Bordeaux installé dans de belles caves voutées du quartier des Chartrons, du nom d’un ancien couvent de chartreux transformé au 15 ème siècle en entrepôt de vins

*L’Hotel de Lalande, 1779, un des plus beaux exemples de bâtiments anciens construits par la noblesse parlementaire bordelaise. Par son superbe escalier d’honneur en fer forgé, on accède aux pièces du musée des Arts décoratifs

la place de la bourse à bordeaux
La Place de la Bourse ( Thomas Sanson)

-la tour Pey-Berland et sa vue panoramique sur la ville et ses clochers

-le Palais Rohan, ancien palais épiscopal du XVIIIème devenu l’Hôtel de ville, avec, dans les jardins,  le musée des Beaux-Arts sur l’art en Europe du 15 ème  au 20ème siècle

-la place du Parlement et ses façades Louis XV autour d’une cour pavée

-l’Hôtel particulier Frugès chef-d’oeuvre de l’art nouveau

-l’Abbatiale Ste Croix et sa façade de style roman saintongeais

-la perspective XVIII ème du quai des Chartrons où les négociants en vin s’édifièrent de somptueuses demeures, et les anciens hangars portuaires devenus des commerces et des restaurants

Le nouveau musée de la Cité du Vin à Bordeaux
Le nouveau musée de la Cité du Vin (Anaka )

-l’esplanade des Quinconces face à la Garonne

-l’ancienne base sous marine allemande devenue centre d’expositions

*La Cité du vin, le nouveau musée de verre qui vient de s’ouvrir 135-150 quai de Bacalan à Bordeaux. Un voyage étonnant  sur l’Histoire de nos ceps de vigne à travers le monde et l’élaboration de nos nectars avec dégustations sensorielles sous forme de devinettes

*Chateau de Portets, arrivez dans ce château-jardin par bateau depuis Bordeaux 2 fois par semaine

05 56 67 12 30 www.chateaudeportets.fr

*Cave Léognan Magnum, un endroit à Léognan où l’on peut déguster presque tous les vins de Pessac-Léognan sans faire la tournée des châteaux qui sont parfois fermés

05 56 64 74 08www.leognanmagnum.com

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POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

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MEMBRE DES RELAIS &CHÂTEAUX

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire La Grande Maison Bordeaux 2016 par Artiste-Associé Photographes

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire, les ambassadeurs de l’excellence.
Bernard Magrez, vous offre l’exclusivité d’une émotion pure à « La Grande Maison », restaurant gastronomique deux étoiles au guide Michelin et hôtel cinq étoiles.
Pour faire battre le cœur d’une maison bordelaise traditionnelle, la passion est impérieuse. Il faut savoir écouter l’aspiration des voyageurs, déceler la part de folie qui bouleverse un concept hôtelier, comprendre ce que chaque hôte vient y chercher pour savoir le lui offrir.
L’ambassadeur Mondial du goût, Pierre Gagnaire et le compositeur de vins rares, Bernard Magrez, unis pour le meilleur de la table française, vous invitent à vivre une expérience exceptionnelle dans cette magnifique demeure où le savoir-faire français et le raffinement sont les maîtres mots.
Bernard Magrez, propriétaire de quatre Grands Crus Classés dans le Bordelais, Château Pape Clément (Graves), Château La Tour Carnet (Haut Médoc), Château Fombrauge (Saint-Emilion) et Clos Haut Peyraguey (Sauternes), poursuit son intarissable désir d’excellence à travers les vins, les arts, la gastronomie et l’hôtellerie de prestige.

La Grande Maison de Bernard Magrez
10 rue Labottière, 33000 Bordeaux
T.+33(0)5 35 38 16 16
info@lgmbordeaux.com

 

Alpine A 110, un retour en trombe

Alpine A 110, un retour en trombe

A peine lancée, elle décroche déjà le prix de plus belle voiture de l’année ! La France retrouve sa bombinette sportive qui tailla même des croupières aux Porsche dans les années 60. Lègère, vive et agile.

Jolie, aguichante, elle n’arrête pas de vous faire des clins d’oeil ! Et quelque soit la façon dont vous la regardez. Mêmes flancs creusés, même regard bleuté, même faciès en pointe, même disposition des 4 phares à l’extrémité du capot avec sa nervure centrale, même ligne profilée qui descend vers cette lunette arrière galbée si caractéristique,…tout est fait, par ces clins d’oeil au passé, pour rappeler la fameuse berlinette A 110. Celle des années glorieuses de la marque Alpine arrêtée en 1995 après le déclin des modèles suivants A 310 et surtout A 610.

Comme son avant, la poupe avec sa lucarne arrière si caractéristique ressemble à l'ancienne.
La poupe avec sa lucarne arrière si caractéristique cultive un air de ressemblance avec son ainée.

 

Vingt trois ans d’absence. Mais quel retour en fanfare pour cette nouvelle Alpine A 110 : les 1955 exemplaires de la première série (autre clin d’oeil à l’année de la création d’Alpine) ont été commandés en 5 jours ! “On est parti d’une feuille blanche en 2012, raconte Bernard Ollivier qui a piloté le projet. Et pour la dessiner, nos designers ont imaginé comment aurait évolué aujourd’hui l’Alpine A 110 si elle avait continué d’exister.” A la manière d’une Porsche 911 qui en 50 ans d’existence a tout changé sans que rien ne change.

Alpine A 110, un retour en trombe
33 cm de plus en longueur et 28 cm en largeur pour la nouvelle.(Photo Sean Klingelhoefer)

Et comme la célèbre allemande à qui elle a mené la vie dure en rallye, la belle française a un peu augmenté ses mensurations tout en gardant ses mêmes élégantes proportions : 4,18 m de long et 1,80 m de large au lieu de 3,85 m x 1,52 m. Mais sans prendre trop d’embonpoint. Car le deuxième exploit de cette nouvelle berlinette Alpine A 110 réside dans sa légèreté : 1080 kg seulement grâce à son chassis et sa carrosserie en aluminium. Soit près de 300 kg de moins que sa rivale directe, la Porsche 718 Cayman 4 cylindres 2 litres turbo. Résultat : comme au bon vieux temps des rallyes des années 60-70, la petite Alpine tape plus vite le 0 à100 km/h en 4,5 secondes avec les 252 chevaux de son 1800 cm3 turbo que les 300 ch de la Porsche !

Alpine A 110, un retour en trombe
Les 4 phares et le capot à trois nervures sont un clin d’oeil très clair à l’ancienne.

 

Sa légèreté lui permet aussi de ne dégager que 138 g de co2 contre 168 pour la Porsche, et de bénéficier ainsi d’un malus de 860 € contre 5810 € pour la Cayman. Au final, à équipements équivalents à rajouter en options, la Porsche coûte 20 000 euros de plus. Rapide et joueuse la nouvelle Alpine A 110 se montre beaucoup plus sûre que son ainée par son moteur arrière central (et non plus en porte à faux arrière), et une suspension à double triangulation avec butées hydrauliques à l’avant et à l’arrière qui maintient bien les pneus à plat sur le sol, tout en donnant un confort satisfaisant par un débattement plus élevé pour ce type de voiture très basse.

Alpine A 110, un retour en trombe
Avec ses lignes galbées travaillées en soufflerie elle a une excellente aérodynamique (cx de 0,32).

Légère, agile, très réactive, cette Alpine au chassis bien équilibré vire instantanément à plat sans roulis avec sa direction très précise, et très directe, qui remonte bien dans le volant les informations sur l’état de la route. Si elle reste collée au bitume, elle le doit aussi à son fond plat avec diffuseur d’air à l’arrière qui l’aspire au sol. Et lui permet d’enrouler aisément les virages à des allures défiant l’entendement. Le tout dans une ambiance “musicale” où le son rauque du moteur rythmé par quelques pétarades en rétrogradage, avec la boite Getrag-double embrayage à 7 rapports aux palettes, est un régal supplémentaire dans cette auto-plaisir.

Alpine A 110, un retour en trombe
Un cockpit sportif avec console centrale « aérienne » façon Ferrari, tablette, sièges baquets en cuir.

 

Une voiture pour tout le monde, aussi bien en pilotage qu’en conduite de tous les jours, qui se montre moins radicale qu’une Alfa Romeo 4C. Même en promenade tranquille en 7 ème, d’un coup d’accélérateur, la reprise arrive très vite avec le couple maxi de 320NM qui se réveille dès 2000 tours. Les clins d’oeil omniprésents à l’extérieur de ce remake de berlinette se retrouvent aussi à l’intérieur du cockpit à la fois chic et sportif dans ses finitions : revêtements matelassés sur les portières et les sièges baquets aérés au maintien latéral parfait, tableau de bord avec les 2 gros compteurs et les trois petits en triangle entre les deux, rappel de la couleur de carrosserie sur les portières avec petit drapeau tricolore.

Alpine A 110, un retour en trombe
Un profil taillé pour la course avec une version de 270 chevaux prête pour un futur championnat.

Sans oublier une coquetterie qui n’est pas sans rappeler un élément apparu dans les Ferrari, rien que ça : une console centrale “aérienne” arqué carbone-cuir avec les trois boutons DNR (drive, neutre, marche arrière) et le plus proéminent en rouge, le “start engine” qui déclenche un rugissement de fauve prêt à avaler l’asphalte ! Et visiblement l’Alpine ne manque pas d’appétit à en juger par son menu pour 2018 avec le lancement d’un championnat avec 25 A 110 cup gonflées à 270 ch, une A 110 de base à 50 000 €, et une offensive commerciale tous azimuths : 20 points de vente en France, 57 en Europe, et ouverture de concessions au troisième trimestre au Japon et en Australie. Deux pays où la fameuse berlinette jouit d’un important fan club très impatient de faire revivre la légende !

A110_Details (20)(1)

Cylindrée : 4 cyl 1800 cm3 turbo central arrière

Puissance : 252 ch

0 à 100 km/h : 4,5 sec

1000 m départ arrêté : 23,2 sec

Vitesse maxi : 250 km/h

Couple maxi : 320 Nm entre 2000 et 6500 tr/mn

Capacité des coffres : 100 l à l’avant, 96 l à l’arrière (Cayman : 150/275)

Capacité du reservoir : 45 l

Consommation réelle : entre 7l et 10,3 l/100 km

CO2 : 138 g/km

Malus : 860 €

Prix : 58 500 €

LES PLUS : ligne superbe, plaisir de conduite, tenue de route, puissance, vivacité, agilité, bon étagement de la boite à double embrayage sans à-coups, belle musicalité du moteur très supportable sur longs trajets , confort des sièges baquets et de la suspension, finitions,

LES MOINS : pas de vide poche sur la planche de bord ni dans les portières où un filet élastique néo-rétro ferait l’affaire, plastique dur grainé devant le parebrise trop éblouissant au soleil, visibilité arrière limitée en manoeuvre et améliorable avec une image caméra sur l’écran tactile