Une Pagode dans le vignoble de Mercurey

Mercedes Pagode 280 SL de 1969 au château de Chamirey à Mercurey
Cette Mercedes Pagode 280 SL  fait partie du patrimoine du château de Chamirey depuis une rocambolesque histoire arrivée à ses propriétaires pendant leurs vacances !

Château de Chamirey     Aurore et Amaury Devillard

Les pannes en voiture ont parfois du bon. Et peuvent être le démarrage de belles histoires ! Celle de la Mercedes Pagode du château de Chamirey à Mercurey en est une. En 1971, le marquis de Jouennes descend avec son épouse sur la Côte d’azur pour les vacances d’été au Volant de son énorme Buick Skylark, un collector chez ce fin connaisseur esthète qui a eu aussi des Hispano ou des Delahaye-Chapron. Tout à coup, du côté d’Avignon, la belle américaine gris métallisé refuse d’aller plus loin et part agoniser sur le bas côté. Rien à faire. Une dépanneuse est appelée à la rescousse et la Buick termine sa virée estivale chez un garagiste avignonais qui juge la situation irréparable sur le champ. Vacances à l’eau ? Pas question, pour la trépidante Odette de Jouennes, une femme qui n’a pas froid aux yeux, elle qui passa son permis de conduire à 12 ans, (eh oui à l’époque tout était permis ! ) et dont la dernière voiture personnelle fut un nerveux coupé Simca Bertone 1200 S encore précieusement conservé à Chamirey.

Une belle allemande dessinée par le Français Paul Bracq

Soudain, luisant dans le fond du garage , elle entrevoit une issue au naufrage : une étoile scintillante au milieu de la calandre chromée d’un superbe coupé Mercedes pagode 280 SL de 1969 qu’elle trouve diablement joli. “Elle est à un client qui nous l’a laissée pour la vendre” explique le garagiste. “Parfait, elle me plait, j’achète !” Et voila comment les Jouennes reprirent le chemin des vacances au volant de cette belle allemande. Enfin, pas si allemande que ça. Car elle doit son allure folle, avec ses portières très basses, et donc ses hautes surfaces vitrées et ses montants de toit très fins, au coup de crayon génial d’un Français : Paul Bracq, designer pendant dix ans chez Mercedes, puis chez BMW et Peugeot. Il a eu l’idée originale de ce toit concave du hard top amovible (de 80 kg !), lui donnant ainsi un style de pagode qui devint le surnom de ce coupé dorénavant mythique. En plus de ses qualités routières où le 6 cylindres en ligne 2,8 l injection de 170 ch lui procurait de puissantes et onctueuses accélérations dans un confort de suspension moelleux. Car tout en taquinant le 200 km/h , la pagode

planche de bord mercedes pagode 280 SLn’était pas franchement une sportive avec un 0 à 100 km/h en 10 secondes : sa dénomination « SL »( Sport Leicht) signifiant sportive légère était contredite par la balance avec 1, 420 tonne malgré des ouvrants en aluminium pour tenter de l’alléger. A sa décharge, la Pagode jouait davantage sur la sécurité en étant la première « voiture de sport » au monde dotée d’une carrosserie avec protection rigide de l’habitacle et zones de déformation à l’avant et à l’arrière pour amortir les chocs. Lors de sa présentation au salon de Genève en mars 1963, cet argument sécurité, et son élégance qui donnait une nouvelle jeunesse à la marque teutonne grâce à sa « french touch », furent les ingrédients de son succès jusqu’en 1971 avec 48 912 exemplaires vendus, dont 40% aux Etats-unis. D’autant que la première Pagode, la 230 SL 2,3 l, de 150 ch et un couple de 20 mkg, augmenta régulièrement de puissance avec la 250 SL de 22 mkg en décembre 1966, puis en 1968  la 280 SL et ses 20 ch supplémentaires avec 170 ch 24,5 mkg, la plus aboutie et la plus demandée (23 885 modèles dont plus de 50% aux USA). Aujourd’hui, dans le garage du château à Mercurey, cette Pagode fait l’admiration

Aurore Devillard (à gauche) avec sa coéquipère Patricia Poelaert sur Mercedes 190 SL
Aurore Devillard (à gauche) avec sa coéquipière Patricia Poelaert

du petit fils, Amaury Devillard. C’est lui qui a repris le domaine en 2005 avec sa soeur Aurore, une passionnée de vitesse avec plusieurs Tour Auto Optic 2000 à son actif à bord d’une Mercedes 190 SL.  En copilote avec son amie Patricia Poelaert du château voisin de Couches qui oeuvre pour le renouveau de l’appellation méconnue du Couchois dont certains blancs valent parfois d’excellents Côtes de Beaune pour le tiers du prix. “J’ai plein de souvenirs d’enfance de cette auto où notre grand père nous emmenait tous les deux accroupis derrière, dit il. Et en plus, j’ai appris à conduire dessus à 14 ans ! Comme le vin, avec le temps elle a bonifié et son intérieur gainé de cuir brun dégage des arômes et des sensations qu’on ne trouve plus dans les voitures d’aujourd’hui, trop aseptisées.” Pour lui, c’est clair, cette auto fait partie intégrante du patrimoine du château comme, accroché dans une des salles, le tableau représentant le bâtiment au XVIII ème. La vendre, un jour, jamais !

Un vignoble de 37 hectares avec trois premier cru

Le vignoble familial, Amaury Devillard en parle avec le même attachement que pour cette Pagode lorsqu’il arpente ses 37 hectares de vignes, dont 3 premier cru, en vous expliquant les différences géologiques des couleurs de terrain, par endroits presque rouge par la teneur en oxyde de fer. Autant de nuances qui se retrouvent ensuite dans les bouteilles vinifiées par parcelles pour conserver ces particularités aromatiques de terroirs. Une démonstration fort intéressante qui vaut la peine d’être corroborée en dégustation sur le Mercurey rouge. Vous commencez par l’argilo calcaire légèrement

Le Château de Chamirey à Mercurey
Le Château de Chamirey à Mercurey

caillouteux Clos l’évêque tout en finesse sur le fruit et les nôtes de sous sous bois, le Champs Martin plus calcaire dégageant des arômes plus pierreux mais une allonge souple, le “En Sazenay”, un milieu de côteau calcaire sur argile à la belle profondeur, le Clos du roi plus soyeux et légèrement poivré, enfin, le fleuron de l’appellation en monopole, “Les Ruelles”, la fameuse parcelle rougeâtre qui donne un vin épicé puissant. Et cerise sur le gâteau, terminez par un exercice de style créé en 2010 : l’assemblage de tous ces terroirs dans une cuvée étiquettée fort logiquement “Les Cinq” où, après une attaque boisée vigoureuse, on retrouve au nez et en bouche toutes ces nuances au fil d’une allonge très riche. Un cheminement passionnant qui illustre la philosophie des Devillard pour perpétuer à la cinquième génération l’excellence et l’amour des grands vins : “Faire les choses parce qu’on a envie de les faire, et non parce qu’on doit les faire.”

www.domaines-devillard.com

03 85 45 21 61

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Coupé Mercedes AMG-GTS

Coupé Mercedes AMG GTSUne montagne de muscles dans un écrin luxueux et confortable. Avec ce coupé racé et longiligne, façon Jaguar Type E à l’allemande,  Mercedes déclare la guerre à la Porsche 911 : cet AMG-GTS est un missile catapulté par un V8 de 510 chevaux ! (lire la suite)

 

 

OENOTOURISME

                                                                       MON VIN PREFERE

Etiquette château de Chamirey les Ruelles monopolePas un seul, mais deux pour le même prix ! Issu d’un coteau calcaire plein sud, le Premier cru Champs Saint Martin, dégage au nez une note typiquement bourguignonne de pierre à fusil et des arômes tout en rondeur et en finesse. (31 €)

Les Ruelles, Premier cru Monopole sur un terroir riche en oxydes de fer est puissant et chaud avec une trame impressionnante sur le fruit et des notes épicées. (31 €)

 

                                                               PROFITEZ EN POUR VISITER …

* Après une nuit dans les chambres d’hôtes du domaine avec vue plongeante sur les vignes…

*Le village de Nolay et ses vieilles halles de 600 ans à la superbe charpente couverte en dalles de pierre (800 kg au m2!)

*Couches et le château médiéval de Marguerite de Bourgogne, l’épouse répudiée de Louis X le Hutin qui aurait fini ses jours ici comme « prisonnière libre » après sa disparition de Château-Gaillard en Normandie où elle était incarcérée pour adultère. Site intéressant avec son donjon carré, ses tours, ses prisons, son pont levis, sa chapelle et son réseau de galeries souterraines.

Le château de Couches
Le château XVème de Marguerite de Bourgogne à Couches

 

*Chalon sur Saône , ancien port gallo-romain, ses vieilles rues charmantes aux maisons à colombages autour de la cathédrale Saint Vincent, son hopital XVIII éme et sa pharmacie aux rayons remplis de pots de faïence pour les potions, son musée sur l’inventeur de la photo Nicéphore Niepce enfant du pays.

*Sully et son château renaissance entouré d’eau où naquit le maréchal Mac Mahon. Avec son grand parc aux essences rares, et ses dépendances harmonieusement alignées de chaque côté de la grande allée du château, madame de Sévigné surnommait l’endroit « Le Fontainebleau de Bourgogne » !

*Le Creusot et son ancienne manufacture, son célèbre marteau pilon géant qu’on entendait à 10 km.

* Saint Gengoux-le-National, charmant village médiéval et son église romane construite par les moines de Cluny

Jour de marché sur la vieille grand place de Chalon sur Saône
Jour de marché sur la vieille grand place St Vincent de Chalon-sur-Saône

 

 

*Le château de Cormatin, ses fastueux salons Louis XIII, ses tapisseries, ses plafonds à caissons peints, son parc

*Le château XV ème de La Rochepot, spectaculairement dressé sur le piton de la Roche Nolay : ses toits en tuiles vernissées multicolores, sa cour Renaissance et le puits en fer forgé profond de 72 m, son armurerie et sa cuisine monumentale

*Le Mont Saint Vincent et sa vue panoramique époustouflante jusqu’au Mont Blanc

*Rully pour son vin et sa forteresse médiévale

*Russily, joli village perché au fond d’un vallon d’où l’on a un panorama superbe sur le vignoble de Givry, le vin préféré d’Henri IV, et par beau temps, le Mont Blanc !

Le fameux marteau pilon des anciennes aciéries du Creusot
Le fameux marteau pilon des anciennes aciéries du Creusot

 

 

 

 

 

L’attraction pour la Traction dans le Luberon

Georges Antoun propriétaire du domaine des Peyre dans sa traction cabriolet

Domaine des Peyre à Robion

Patricia Alexandre et Georges Antoun

Passionné de nature, cet hôtelier, devenu vigneron, a aussi plongé dans le retro qui lui rappelle les voitures de ses jeunes années. A l’image de sa superbe Traction cabriolet.

“C’est par la voiture que je suis arrivé au vin ! Surprenant, non ?” Ce paradoxe, Georges Antoun, volontiers anti conformiste sur les bords, s’en amuse. Et s’en explique : “Le virus de la voiture de collection, je l’ai attrapé durant un voyage professionnel à Los Angeles où j’ai été sidéré de voir le nombre de garages qui en vendaient. Toutes ces belles carrosseries, ces odeurs de mécaniques et de vieux cuirs m’ont rappelé mon enfance. J’étais comme un gamin, et ça été le déclic. Ma première a été en 2009 une Porsche 356 cabriolet ayant appartenu, tenez vous bien, à John Kennedy qui l’avait achetée sous un prête nom ! Mais celle-là, on me l’a volée…”

interieur Traction cabriolet
Un intérieur de Traction spider 11 BL de 1938 comme neuf !

Puis ont suivi MG A, TR 3, Mercedes 190 SL, Morgan, Jaguar Type E, Corvette… En 2011, en cherchant un hangar pour les abriter près de leur maison de campagne dans le Luberon, Georges Antoun et sa femme Patricia Alexandre tombent sur une ferme en ruine à Robion qui était un domaine viticole à l’abandon. L’endroit les séduit. “Et du coup, pour faire revivre cette propriété, nous nous sommes lancés dans le redémarrage de ces 25 hectares de vignoble en appellation Côte du Ventoux et Côte du Lubéron !” explique –t- elle. La ferme restaurée s’est transformée chambres d’hôtes. Et c’est finalement ailleurs que Georges Antoun s’est trouvé sa caverne d’Ali Baba pour entreposer ses trésors. Une vingtaine de voitures qui ont toutes une histoire lui rappelant des souvenirs de jeunesse. Comme cette Traction 11 BL décapotable de 1938. Un des 4327 exemplaires fabriqués à l’usine parisienne du quai de Javel de 1934 à 1939, et plutôt rares aujourd’hui. Sans oublier une petite centaine supplémentaire qui fut produite en Belgique et en Angleterre. “Mon père avait aussi une Traction. Je me souviens encore du ronronnement de son moteur, de l’odeur spécifique à l’intérieur, et de la barre chromée au dessus du siège avant sur laquelle on s’accrochait debout derrière avec mon frère ! Magique. A l’époque, acheter une nouvelle voiture, c’était un évènenement !”

Le lancement de la Traction Citroën en 1934 a été une révolution

Et dieu sait si la sortie de la Traction en avril 1934 en fut un. Une révolution, oui ! Avec son cortège d’innovations techniques comme la caisse monocoque en acier autoporteuse, et non plus fixée sur un chassis, le moteur flottant, la suspension à 4 roues indépendantes et non plus à lames, les freins hydrauliques, et surtout, la traction avant (d’où son nom) qui permettait d’abaisser la hauteur de la voiture grâce à la suppression de l’arbre de transmission sous le plancher vers les roues arrières. Le tout lui procurait une tenue de route exceptionnelle qui en fit la voiture préférée des gangsters avec sa vitesse de pointe de 135 km/h sur la 15 Six au 6 cylindres de 2,8 l de 77ch en 1938.

Hélas, lancée trop vite pour sortir la firme de ses difficultés financières après la crise de 1929, la Traction souffrant de trop de défauts précipita au contraire la faillite de Citroën qui fut rachetée fin 1934 par son plus gros créancier et fournisseur : Michelin. Les ingénieurs de Clermont-Ferrand remédièrent alors à 600 anomalies répertoriées sur la voiture. Mais André Citroën, décédé l’année suivante, n’assistera pas au succès de sa relance par de nouvelles versions 7 cv, 9 cv, puis 11 cv, avec des augmentations de cylindrées du 1303 cm3 de 32 ch au 1911 cm3 de 60 ch. Georges Antoun propriétaire du doamine des Peyre dans sa traction cabrioletAu total, 760 000 Traction seront produites jusqu’en 1957, après l’éclatement d’une deuxième révolution Citroën. Celle qui allait marquer l’histoire de l’automobile avec le lancement en 1955 d’une voiture d’avant garde ressemblant à aucune autre : la DS à suspension hydropneumatique fabriquée pendant 20 ans à 1,4 million exemplaires. Mais ce que l’on sait moins, est que derrière ces deux voitures françaises emblématiques se cachait un même génie, le sculpteur-styliste maison, Flaminio Bertoni à qui l’on doit aussi la 2CV.

“Non seulement cette Traction est mythique, mais se balader en plus dans sa version cabriolet procure des sensations qu’on ne connait pas dans une voiture fermée”, savoure Patricia Alexandre qui partage ces mêmes plaisirs de la vie que son mari Georges Antoun. “Et si on est assis à l’arrière sur la banquette installée dans le coffre ouvrant qui se transforme en dossier, je ne vous dis pas !” Ancienne journaliste gastronomie et vin, directrice du guide Gault et Millau, c’est elle qui s’implique au quotidien dans la bonne marche du domaine des Peyre (pierres en Occitan) pendant que son mari continue de perpétuer l’épopée de la famille Antoun.

interieur Traction cabrioletFuyant le régime ottoman, son grand père libanais parti s’exiler au Brésil avait finalement posé ses valises à Marseille en 1908. Son père allait créer une des premières agences de voyage marseillaise. Et lui, en 1968, à 25 ans transformait la maison de famille sur la Corniche en un hôtel de 13 chambres qui allait être le premier maillon de sa chaine New Hotel présente avec 10 établissements à Marseille, Paris et Bruxelles. Mais à 73 ans, il délègue un peu à ses deux filles car la vie de vigneron l’apaise, et retrouver ses autos est un plaisir : “Le vin, c’est comme les voitures anciennes. Entre les caprices de la nature ou ceux de la mécanique, on ne maitrise pas tout. Du coup, ça vous apprend la patience.” Et il en a fallu pour remonter ce vignoble en 2012. Deux ans de travaux démentiels entre la restauration de la ferme, la construction d’un chai de vinification avec 17 cuves inox thermo régulées, et la replantation de certaines parcelles en suivant les avis du conseiller du domaine, Philippe Cambie sacré “Meilleur oenologue de l’année 2010” par Robert Parker.

Treize cépages différents sont cultivés sur le vignoble

Au total, 13 cépages sont cultivés sur le domaine des Peyre : pour les vins rouges et rosés, syrah, cinsault, mourvèdre, grenache noir et carigan avec certaines vignes plantées depuis plus de 100 ans, merlot et l’espagnol tempranillo qui enrichit la palette aromatique avec des notes de myrtille, cerise et tabac . Pour les blancs, viognier, clairette, Grenache blanc, sauvignon blanc, roussane et vermentino. “Les sols calcaires à dominante argileuse, plus lourds et plus humides, nous permettent d’obtenir des vins plus vifs sur les blancs et les rosés, détaille Patricia Alexandre. Ceux à dominante sableuse, plus filtrants, ont été choisis pour y planter les cépages rouges qui ont ainsi les meilleures conditions pour donner davantage de finesse à nos vins.”Ici, pas de désherbants ou de pesticides, et un enherbement permanent afin que l’herbe absorbe l’eau et oblige les racines de la vigne à chercher l’humidité plus en profondeur.         Quant aux vendanges, elle s’effectuent la nuit pour les rosés ou les blancs afin de préserver au maximum leur fraicheur et éviter l’oxydation des grappes. Si la culture, et l’élevage en barriques sont respectueux des traditions locales, ce n’est pas le cas en revanche des étiquettes de bouteilles. Elles ressemblent davantage à des unes de journaux aux titres allant de l’Equipe au Méridional en passant par La Gazette, Scoop et même Paparazzi ! C’est qu’après trente ans dans le métier, le naturel reprend parfois le dessus sous forme d’un clin d’oeil, confesse l’ex journaliste : “Je suis passé du “wine-writing” au “wine-making” !

www.domainedespeyre.com

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

La Citroën C3

Nouvelle C3 citroën
Copyright William Crozes @ Continental Produtions

La nouvelle C3 change complètement, et se dévergonde pour devenir un  SUV qui ne manque pas de piquant en reprenant le look de la Cactus ! Citroën persiste dans le style décalé, et se démarque aussi avec une voiture high tech équipée d’une caméra connectée qui envoie  films ou  photos via un smartphone (lire la suite)

 

OENOTOURISME

                                                                        Mon vin préféré

 Etiquette du domaine des Peyre-La Gazette 2014 : Ce rouge gourmand, au nez légèrement poivré par la syrah, dégage des saveurs de fruits rouges, de cerise et de réglisse sur des tanins fondus donnant une allonge soyeuse, après une partie en élevage de 4 à 6 mois en barriques neuves (12,50 €)

-L’Apostrophe 2015 : Un blanc onctueux 100% viognier d’une surprenante rondeur fruitée aux notes de miel et de fruits secs (13 €)

 

                                                                      Profitez en pour visiter….

*L’isle sur-la- Sorgue : Ce bourg riant, capitale des brocanteurs, est entouré comme une île par les bras de la Sorgue qui fait tourner des roues à aubes autrefois utilisées pour les usines de soie et les moulins à huile. L’église du XVIIème très richement décorée donne un petit air italien à la place principale sur laquelle débouchent toutes les ruelles.

*Gordes, et son site extraordinaire avec le château Renaissance qui domine le village en haut de ce piton rocheux d’où l’on a une vue splendide sur la Montagne du Luberon. Devenu célèbre aussi pour son musée Vasarely.

*La cour des sens, à Lagnes : au pied de Gordes, un havre de paix pour fuire la foule estivale, dans cette ancienne propriété viticole transformée en maison d’hôtes de standing décorée avec raffinement à la fois en ancien et en moderne. Jardin de lavandes, piscine chauffée, hammam, jacuzi, fitness. Et le maitre des lieux, Jacques Chevalier est aussi un passionné de voitures ! (04 90 24 50 45)

Le village de Gordes couronné de son château (Ph.Giraud)
Le village de Gordes couronné de son château (Ph.Giraud)

*Le charmant village perché de Bonnieux et son dédale de vieilles maisons dont la vue est splendide depuis le promontoire en face, sur la terrasse de l’hôtel- restaurant du domaine de Capelongue .

*Lacoste, son petit beffroi du XVII ème et sa ruelle moyenageuse qui grimpe jusqu’au massif château du marquis de Sade restauré par Pierre Cardin.

*Ménerbes, accrochée sur un promontoire du versant nord de la Montagne du Luberon, ce fut la dernière place forte des calvinistes de la région qui tomba pendant les guerres de religion après un siège de 15 mois. Mais la citadelle est toujours là, avec sa vue imprenable sur Gordes, les falaises de Roussillon et le mont Ventoux.

L'abbaye romane de Sénanque au milieu des champs de lavande (Ph.Giraud)
L’abbaye romane de Sénanque au milieu des champs de lavande (Ph.Giraud)

*Oppède le vieux Cette ville fantôme pittoresque revit dans ses ruines restaurées le long d’une rue pavée qui tournicote au milieu de la verdure jusqu’à la terrasse de l’église du XI ème et aux vestiges du château.

*L’abbaye romane de Sénanque fondée en 1148 au milieu des champs de lavande. Une des trois cisterciennes de Provence avec celle du Thoronet et de Silvacane, et qui, rarissime, possède encore toutes ses pièces monastiques d’origine. Outre les moines, elle abrite un centre culturel où se déroule un festival de musique renommé.

*Ansouis et la façade Louis XIII de son château, les armures de sa salle des gardes, ses cuisines provencales aux cuivres étincelants et ses jardins suspendus.

Les galeries cathédrales de la mine d'ocre de Bruoux
Les galeries cathédrales de la mine d’ocre de Bruoux

*Les mines d’ocre de Bruoux près de Gargas, un spectacle sous terre extraordinaire avec 40 km de galeries exploitées jusque dans les années 50 puis transformées en champignonières.

*Le village de Saignon, spectaculaire sur sa crête quand il est vu du dessus depuis la route panoramique D 232 rejoignant Bonnieux.

*Lourmarin, ses ruelles, son château et le souvenir d’Albert Camus qui vécut ici.

*Cucuron, allez sirotez un pastis sous les platanes centenaires qui bordent le grand bassin de la plus charmante place du Luberon toujours baignée d’une douce fraicheur.

*L’étang de la Bonde, à l’est de Cucuron, immense retenue d’eau construite au XVII ème pour alimenter les douves du gigantesque château renaissance de la Tour-d’Aigues dont il reste des ruines impressionnantes .

*Le Colorado de Rustrel et ses cheminées de fées, formé par une succession de carrières d’ocres en canyons.

*Les Baux-de-Provence Sur un éperon dénudé de 900 m de long sur 200 de large avec vue panoramique sur Arles et la Camargue se dresse l’impressionnante silhouette des ruines du château fort et de “la ville morte”. A voir, la rue du Trencat creusée dans la roche, la place ombragée St Vincent et l’église du même nom avec son campanile appelé la “lanterne des morts”, l’ancien Hôtel de ville et ses salles voutée en ogives, l’Hôtel des Porcelets du XVI ème et son musée d’art contemporain. A ne pas manquer : le son et lumière dans les immenses carrières souterraines au décor colossal à l’égyptienne.

Le pont Benezet à Avignon et le palais des pâpes (F.Ollivier)
Le pont Benezet à Avignon et le palais des Papes (F.Ollivier)

*Avignon, entourée de ses remparts, et surplombée par le Rocher des Doms et sa cathédrale du XII ème à côté du gigantesque Palais des Papes fortifié du XIV ème, témoin de l’exil provencal de la cour pontificale romaine durant un siècle, le petit palais épiscopal du XV ème, la place de l’Horloge et son beffroi , seul vestige de l’époque gothique, l’extraordinaire musée Calvet et ses toiles de Corot , Manet, Toulouse-Lautrec, Mignard, Daumier, David, Géricault,… dans un hotel particulier du XVIII ème, la très pittoresque rue des Teinturiers pavée de galets le long de la Sorgue avec ses grandes roues à aubes qui faisaient fonctionner les usines textiles jusqu’ à la fin du XIX ème, le couvent des Celestins et son cloître, les belles façades à l’entrée de la rue du Roi René, le pont Benezet et sa chapelle, édifié en 8 ans, qui menait à Villeneuve-lès-Avignon, l’ancienne ville des cardinaux, au pied de la tour Philippe le Bel et des tours rondes du fort St André d’où la vue sur Avignon au soleil couchant est fabuleuse.

 

 

 

 

La C3 Citroën change d’identité

Nouvelle C3 citroën
Après quatorze ans de bons et loyaux service, le best seller de Citroën entame enfin une nouvelle vie en se transformant en petit SUV, le créneau le plus porteur aujourd’hui.

Joyeuse et joueuse. La nouvelle C3 persiste et signe dans la nouvelle ligne Citroën qui joue sur le registre ludique et décalé, inauguré avec la Cactus : airbump antichoc sur les portières, calandre à la bouille rondouillarde avec ce regard lumineux à double étage comme des cils au dessus des grands phares. Pour renouveler son best seller produit à 3,5 millions d’exemplaires depuis 2002 (le deuxième modèle le plus vendu étant le C4 Picasso), Citroën a délibérément bousculé les codes du modèle précédent plutôt sage. Place à une C3 délurée, bi-ton avec trois couleurs de toit et un look à la mode façon SUV avec grandes roues, élargisseurs d’ailes, garde au sol relevée de 1,5 cm à 13,5 cm, mais un toit rabaissé de 4cm ( au détriment des grands conducteurs qui se cognent la tête sur le montant de portières !). Avec un gabarit de 2 cm supplémentaires en largeur, ces nouvelles mensurations donnent à la C3 une ligne trappue de petit baroudeur.

Nouvelle C3 citroën

 

Et ceux qui veulent s’aventurer sur de mauvais chemins seront surpris du confort qui reste constant par rapport au bitume. Cette C3 a bel et bien ce toucher de route typiquement Citroën avec une souplesse d’amortissement unique en son genre tout en gardant une tenue de route et un maintien de cap en virages extrêmes à toute épreuve. La C3 avale la chaussée sans jamais décrocher. Et par rapport à ses rivales, elle offre un confort supérieur avec des sièges très larges plus moelleux que chez sa cousine 208. Et le plaisir est double pour le conducteur avec une nouvelle direction électrique très directe, et au braquage très serré, qui améliore le ressenti et les remontées d’informations dans le volant. Des sensations de conduite qui rendent d’autant plus agréable la version essence 110 ch qui est la plus homogène avec son moteur 3 cylindres vif, souple, nerveux au petit vrombissement de 6 cylindres. Si la nouvelle C3 a repris de l’originale Cactus l’avant de sa carrosserie et ses poignées de porte style sangles de malle de voyage, la comparaison s’arrête malheureusement là.

Nouvelle C3 citroën

Car elle n’a pas à l’intérieur le style fun de son extérieur qui exprime une vraie différence. Sa planche de bord verticale en plastique creux avec compteurs carrés rappelle celle des Visas d’autrefois. Un air de famille qui donne une étrange impression de régression stylistique par rapport à celle de la Cactus, et même de la C3 précédente plus moderne. Même si des options de colorations du bandeau sur toute la largeur de la planche de bord l’agrémentent un peu. Et l’écran tactile placé trop bas est aussi une régression sur la sécurité, car pour le regarder ou suivre les indications du GPS, il faut quitter le route des yeux !

La nouvelle C3 coûte moins cher que la précédente

Un contre-sens illogique par rapport à tous les équipements de sécurité montés en série, et réservés jusqu’ici à des modèles plus haut de gamme : reconnaissance des panneaux de limitation de vitesse avec affichage au compteur, alerte au franchissement de lignes, surveillance d’angle mort, détection de sous gonflage, prévention somnolence,… Sans oublier une première : la camera connectée devant le rétroviseur qui filme et prend des photos envoyées ensuite via son smart phone en téléchargeant une application. Pas seulement un gadget : en cas d’accident, la camera garde en mémoire les 30 secondes précédant le choc et la minute suivante qui peuvent devenir une pièce à conviction utile.

Les passagers arrières bénéficient eux aussi d’un plus avec davantage de place aux genoux grace au rallongement de 2 cm de l‘empattement, et la place du milieu n’est plus celle du sacrifié comme sur toutes les voitures grace à une assise bien plate pour tout le monde. Et contrairement à beaucoup d’autos, la suspension est aussi confortable à l’arrière qu’à l’avant. Bref, une voiture conviviale pour tout le monde. Y compris au moment de signer le chèque : la nouvelle C3 coûte en moyenne 1000 euros de moins que l’ancienne !

Cylindrée : 3 cylindres essence 1200 cm3

Puissance : 110ch/5cv

Vitesse maxi : 188 km/h

0 à 100 km/h : 10,9 sec

Consommation moyenne : de 4,6l à 6,2 l/100 km

CO2 : 103 g/km

Malus : 0 €

Prix : 16 900 €

LES PLUS : confort de la suspension, tenue de route, insonorisation, grand vide poche, roue de secours, rapport prix-prestations, camera connectée

LES MOINS : positionnement de la tablette, pas de poignée au plafond pour le passage avant, plastiques creux, protection air-bump incomplète de la portière arrière

La résurrection d’un coach Peugeot à Chablis

Peugeot 601 DL coach aerodynamique de 1935
Le Chablisien ne renferme pas que des trésors de la vigne. En témoigne cet incroyable coach Peugeot 601 DL de 1935 : il n’en reste que trois au monde ! Un moment d’exception.

 

Domaine La Meulière, à Fleys

Nicolas Laroche, Vincent Laroche et Marie Bordier

“Quand je serai grande, je serai goûteuse de vins ! ” Qu’on se le dise. A 11 ans, Marie Bordier savait déja ce qu’elle voulait. “C’est une vocation qui m’est venue comme un coup de foudre en goûtant un extraordinaire Pommard 69” explique -t- elle. Et mes parents ne pensaient pas que c’était sérieux.”“Franchement, oui, reconnait aujourd’hui son père. D’autant qu’on n’a pas de vignes : je suis vétérinaire ! Et quand elle nous a fait cette proclamation un soir au cours d’un diner avec des amis, on lui a dit, “écoutes ma petite, tu es en quatrième, passe d’abord ton bac et on verra après !” Mais finalement, c’est moi qui suis un peu à l’origine de tout ça. Car j’avais toujours l’habitude de donner à mes enfants une larme du vin qu’on buvait pour leur former le gout.”

Et arriva ce qui devait arriver : dès la seconde, Marie Bordier rentrait au lycée viticole de Beaune, bac, BTS, un an sommelière à Avignon, puis l’Ecole de commerce du vin à Arbois, deux ans au Chili pour un grand domaine, retour en France, et nouveau coup de foudre ! Pas pour une bouteille cette fois-ci, mais un vigneron, de père en fils sur le Chablis. “On peut parler de retrouvailles car on s’étaient connus au lycée de Beaune, puis perdus de vue !” sourit Vincent Laroche.

Peugeot 601 DL coach aerodynamique de 1935
Le luxe avec tôle laquée, ébénisteries, et « climatisation » par la molette du pare-brise ouvrant.

 

 

Et voila comment en 2006, tous leurs invités ovationnaient les jeunes mariés repartant dans une splendide Peugeot “Coach aérodynamique” 601 DL de 1935. Un modèle rarissime avec seulement trois exemplaires “encore en vie” répertoriés aujourd’hui ! “Cette voiture de famille, on y est affectivement très attachés car elle fait partie de notre histoire”ne cache pas Marie Bordier.

D’autant que son père l’avait achetée en triste état, entre la carrosserie rouillée, l’intérieur à refaire et un arbre de roué arrière cassé. “Mais j’ai toujours aimé les Peugeot d’avant guerre, dit il, et je recherchais ce coach très rare qui était typiquement à l’époque la voiture des concours d’élégance. Sa restauration complète a pris trois ans.”Une vraie résurrection pour cette automobile hors norme qui n’a

Peugeot 601 DL coach aerodynamique de 1935
Déniché en région parisienne, le coach Peugeot 601 DL avait triste mine avant sa restauration.

guère dépassé les 130 exemplaires en coach. Simple déduction : sur ce modèle fabriqué à l’unité, les pièces de bois sont numérotées 129; or la fabrication de la 601 s’est arrêtée un mois après sa livraison en 1935. Victime sa durée de vie très courte qui n’a pas été au delà d’un an après 3999 unités vendues dans 17 versions différentes entre la berline allongée, dite en queue de castor pour son aérodynamisme, les cabriolets (258 ), les coupés, et les coachs qui étaient aussi des deux portes, mais avec vitre latérale en plus à l’arrière. Un échec qui sonnait le glas du haut de gamme pour Peugeot. La marque au lion, créée la première en France en 1896, s’était fait distancée avant la guerre de 14 par Renault avant que Citroën, parti en dernier en 1919, ne passe en tête à son tour. Et toute la gamme  601 était une tentative pour revenir dans la course.

 La Traction sortie la même année a éliminé la Peugeot 601

Comme un bon vin, cette Peugeot avait une belle allonge de son capot, due à la présence d’un tout nouveau six cylindres en ligne 2148 cm3 de 60 ch, qui lui donnait une ligne élancée inhabituelle dans cette marque de voitures populaires, un peu carrées et à 4 cylindres. La 601 n’était pas en pointe sur les p1030200-copie-2performances avec un 105 km/h maxi, mais Peugeot vantait la souplesse du moteur, son silence, sa sobriété, les roues avant indépendantes et le confort de son coach luxueux pour justifier un prix élevé de 36 000 F (équivalent à 25 000 €). Le catalogue de 1935 détaillait ainsi la voiture : “En départ arrêté, elle atteint le 100 km/h en 35 secondes. Un 601 berline avec 4 passagers a consommé 12,8 l/100sur le parcours Paris-Bordeaux aller et retour à 65 km/h de moyenne.” Et pour prouver son endurance, sous le contrôle de l’Automobile Club de France, deux femmes avaient parcouru sur le circuit de Montlhéry 2764 km en 24 heures ! Mais la 601 allait être balayée par une révolution, celle de la Traction Citroën sortie, elle aussi, en 1934, mais avec tout son cortège d’ innovations techniques qui donnaient un sacré coup de vieux à la concurrence.Et cette lutte Peugeot-Citroën se poursuivra encore en 1955 avec les lancements simultanés de l’austère 403 se télescopant avec l’exubérante DS, véritable ovni au milieu des voitures de l’époque comme la Frégate Renault, la 203 ou la Simca Aronde.

p1030212-copie-3Dans le garage du domaine La Meulière à Fleys, près de Chablis, Vincent Laroche et son frère Nicolas cajolent une autre voiture emblématique, une Dauphine Renault , la voiture la plus vendue en France de 1956 à 1967 à 2,150 000 exemplaires, et Marie Bordier l’ italienne mythique de la dolce vita, une Fiat 500 de 1973 : “J’y tiens comme à la prunelle de mes yeux, car c’est l’auto que j’ai eu pour mes 20 ans en 1996. Et je roule toujours avec !”Mais dans le même garage, tracteurs, enjambeurs et stock de bouteilles neuves nous rappellent qu’on est ici avant tout chez des vignerons depuis 1779. Même si avant, jusqu’en 1984, la famille cultivait aussi des céréales, et élevait du bétail pour vivre durant la période des “vaches maigres” du Chablis après la crise du phylloxera où l’on ne comptait plus en 1950 que 550 ha de vignes contre 5500 aujourd’hui.

Peugeot 601 DL coach aerodynamique de 1935
Sa ligne allongée lui a valu le nom de 601 DL « coach aérodynamique »

 

 

“On est la 9 ème génération, et avec nous , le domaine est passé depuis 1993 de 11 à 25 hectares par replantage de nos parcelles en friches, et rachat de nouvelles, explique le frère ainé, Nicolas. L’homme des vinifications, au naturel curieux qui le pousse à expérimenter des élevages novateurs et des appellations audacieuses comme “Orgasme” pour exprimer la plénitude de ses vins. “Quand Marie nous a rejoint sur le domaine en 2005, nous nous sommes répartis le travail, ajoute Vincent Laroche : je m’occupe de la vigne, du commerce particuliers-salons, et elle, de la clientèle France, de l’export . Mais au moment des vinifications et des assemblages, nous goûtons tous ensemble pour confronter nos appréciations. Et une touche féminine apporte toujours de la finesse.”Preuve qu’à onze ans, la jeune Marie avait bien su lire son avenir dans un verre de Pommard…

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LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

PEUGEOT 3008

Peugeot 3008

Le petit monospace familial de Peugeot fait sa mue pour se transformer en SUV, le créneau automobile en plein boom aujourd’hui à + 21 % par an. Mutation réussie. Avec son design extérieur audacieux, et intérieur futuriste, la 3008 sort du lot des SUV. Confort et tenue de route remarquable complètent le tableau…(lire la suite)

 

OENOTOURISME

                                                                          Mon vin préféré

Imprimer-“Les larmes de l’Oubli” 2012, élevé sans soufre pendant 36 à 40 mois dans des fûts de 5 ans qui donnent une attaque légèrement fumée, médaille d’or au salon des vignerons indépendants 2016 (15 €)

-1 er Cru Mont de Milieu “Les Gougueys” 2010, sur le meilleur côteau plein sud orgasme-copiedu domaine, ce vin complexe, issu de vieilles vignes de 65 ans, est à la fois crayeux et très floral avec des nuances de grillé, de brioché, et une allonge de cire d’abeille (20 €)

-« Orgasme » 2013, sur le même coteau avec des vignes enherbées qui souffrent plus, d’où un petit rendement de 17 hl/ha par rapport aux 50 autorisés, et une plus grande concentration des aromes. Toujours vendangé très tard pour obtenir une maturité maximum. Très solaire, ce vin a une allonge tendue poivrée, beaucoup de minéralité et une fraicheur légèrement épicée inhabituelle sur des vins jeunes (39 €)

www.chablis-meuliere.com

 

                                                                       Profitez en pour visiter…

*Chablis :

-Collégiale St martin

-Porte Noel

-Circuit en velo electrique à travers les chemins de vignerons et leurs panoramas époustouflants sur les côteaux www.bourgogne-decouverte.fr

*Le vieil Auxerre et ses rues à maisons à pans de bois:

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Les maisons à pans de bois du vieil Auxerre (S.Wahl)

-Cathedrale St Etienne

-Abbaye St Germain

-Tour de l’Horloge

-Places St Nicolas, du coche d’eau

-Quartier de la Marine

* Irancy Pour rejoindre ce petit bourg vinicole reputé, niché au fond d’un vallon, prenez la petite route bucolique D 362 au sud d’Auxerre en passant par les charmants villages de Champs sur Yonne, Bailly et Vincelottes

*Abbaye romane de Pontigny

*Grottes d’Arcy sur Cure

*Carrière souterraine d’Aubigny d’où était extraite dés l’époque gallo romaine une pierre calcaire tendre qui une fois à l’air libre, se durcissait en surface, et fut utilisée à Paris pour la construction de l’Opera, de l’Hotel de ville, de la Bourse. Une visite insolite.

Sous les arcades de la grande place de Noyers-sur-Serein.
Sous les arcades de la grande place de Noyers-sur-Serein.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*Mailly- le-Château, ancien bourg fortifié sur une colline aux rues pittoresques offrant une belle vue sur le canal du Nivernais

*Noyers sur Serein, petite ville médiévale avec ses places et ses rues à maisons à colombages en bois qui en font un vrai décor de film de cape et d’épée. Une séquence de la Grande vadrouille (celle de la nuit mouvementée à l’hotel restaurant !) y fut tournée.

*Musée du tir bouchon à Beines

*Château de Beru

*Montréal, enfermé dans ses remparts, ce bourg du Moyen age vaut le détour pour ses vieilles maisons, les stalles incroyablement sculptées de son église et le panorama circulaire sur la vallée du Serein, et au loin les monts du Morvan

*Avallon, ville fortifiée sur un promontoir rocheux, ses remparts, ses portes, sa tour de l’Horloge, ses façades, son église romane St Lazare

La colline de Vezelay couronnée par sa basilique (S.Wahl)
La colline de Vezelay couronnée par sa célèbre basilique romane (S.Wahl)

*La vallée du Cousin, une route bucolique à souhait dans les bois où on longe cette rivière, ses rapides, ses moulins et qui debouche tout à coup au pied de la falaise fortifiée d’Avallon. Pour ne pas manquer cette balade magique, en venant d’Auxerre sur la N6, prenez avant Avallon à droite à Valloux, direction Vault –de- Lugny, Pontaubert

*Le prieuré de Vausse, son charmant cloître et son église transformée en bibliothèque

*Vezelay,”la colline inspirée” dominée par la magnifique basilique romane Ste madeleine sauvée de la ruine par le grand Viollet –le- Duc

*Joigny, petite ville pentue au bord de l’Yonne avec ses rues anciennes dominée par l’église St Jean , près du château renaissance des Gondi

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Copyright- Ville de Joigny

 

 

 

*Santigny, pour son très joli lavoir XVIII ème à plusieurs bassins sous un toit soutenu par des colonnes doriques

*Musée de l’automobile du château de Montjalin à Sauvigny-le-Bois où on découvre des voitures de chef d’état

*Tonnerre pour son Hotel Dieu médiéval et son immense salle des maladies à voûte en bois, le lavoir circulaire autour de la source vauclusienne de la fosse Dionne

*L’abbaye cistercienne de Clairvaux fondée en 1115 par St Bernard

*Les chateaux de Tanlay, et d’Ancy le Franc ex demeure de Louvois

 

 

 

 

 

 

 

Le Peugeot 3008 se la joue baroudeur

Peugeot 3008
Modèle à succès depuis 2009, le Peugeot 3008 change de look pour passer du petit monospace familial au SUV , plus offensif, et plus à la mode.

 

Marche arrière toute ! Enfin, le bon sens reprend le dessus. Et Peugeot est le premier à le faire sur son nouveau 3008 qui sort complètement du lot des SUV. On a connu la grande mode du tout tablette qui remplaçait les boutons de la planche de bord comme sur la 208. Renault a suivi, puis d’autres. Au risque d’obliger le conducteur à quitter la route des yeux pour naviguer sur un écran (tout en roulant !) en deux, voire trois étapes, là où la même opération s’effectuait avant en une seule fois sur une commande appropriée. Une aberration où trop de technologie va à l’encontre de la sécurité. Sur la 3008 et sa planche de bord “i-cockpit” au design avant-gardiste, Peugeot donne le la en changeant de partition avec un clavier de “touches piano” qui permet d’accéder directement aux fonctions radio, climatisation, navigation 3D, téléphone, duplication de l’écran smartphone sur la tablette et reconnaissance vocale pour envoyer des mails ou les lire en audio,etc… sans se perdre dans le dédale informatique de l’écran central. Non seulement c’est efficace, mais en plus, esthétiquement réussi sur cette planche de bord avec chromes, gainage mousse, tissu, ou placages de chêne vieilli, mais teinté en gris cérusé satiné au point que certains les prennent pour des inserts en plastique qui sonnent creux sur la portière !

peugeot_3008_1605styp_201_jpgAu dessus du petit volant, le combiné tête haute numérique permet de sélectionner différents affichages de compteurs et d’insérer au milieu le défilement du GPS qui est donc dans le même champ visuel que la route, et évite ainsi de détourner son attention vers la tablette centrale. Un plus supplémentaire sur la sécurité de ce 3008 pourvu du freinage d’urgence anti collision piéton ou autre , de la correction de trajectoire en cas de franchissement de ligne, du détecteur d’angle mort, du ralentisseur pour le maintien de distance entre véhicules. Astucieux : tout le monde a subi les changements de limitation de vitesse parfois incompréhensibles passant de 110 à 90, puis à 70 avant de revenir à 110 ou 130. La nouvelle 3008 vous évite ce casse tête, dangereux pour vos points, avec le limiteur ou le régulateur s’adaptant en permanence aux panneaux de limitation qui s’affichent d’ ailleurs à côté de votre vitesse sur le compteur. Seul bémol : la commande d’activation , invisible derrière le volant est d’un maniement hasardeux, pour peu qu’on s’emmêle avec la commande de phares ou la palette de changement de vitesse !

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Les lignes tendues et brisées du design donne une image dynamique au 3008

 

 

Pourquoi ne pas l’avoir mise sur le Volant ? “Parce qu’en raison de sa petite taille, et des boutons déjà dessus il n’y avait plus de place !” s’excusent , un peu contrits, les concepteurs de la 3008 si fiers de leur bébé. Et ils peuvent l’être. Oubliée la ligne un peu pataude du précédent. Le petit monospace passe à un Suv tout chemin à la garde au sol de 22 cm relevée de 4 cm, avec grandes roues, grip control anti glissade dans les pentes, une longueur rallongé de 8 cm qui donne plus de place aux passagers arrières et 100 l de plus au coffre volumineux de 591 l, mais 100 kg d moins sur la balance. “Le changement c’est maintenant !” pourrait dire, pour le coup, Carlos Tavares le big boss de Peugeot. Car cette nouvelle 3008,

Le poste de commandes de la planche de bord futuriste est un bel objet de design et très ergonomique.
Le poste de commande de la planche de bord avec son clavier de touches piano est un bel objet design, et très ergonomique.

avec ses lignes tendues nervurées, et son grand capot plat à calandre verticale agressive, décoiffe dans l’univers plutôt sage des Peugeot, moins extraverties jusqu’ici que leurs cousines Citroën. Mais au roulage, ce SUV new look reste bien une Peugeot avec sa tenue de route à toute épreuve, des virages à plat sans décrocher, et un excellent confort de suspension. A une condition : ne cédez pas à la nouvelle mode esthétique des grandes jantes réduisant d’autant l’épaisseur des pneus, et donc le coussin d’air qui rend la route plus soft. Choisissez la monte de pneu en 17 pouces, et non pas des 18 ou 19 pouces taille basse dont la rigidité (pour compenser le volume d’air moins important) diminue le gain en confort de cette suspension qui absorbe remarquablement les irrégularités de la route. La 1,6 l diesel de 130 ch se montre plus légère à conduire et moins sonore que la version 2 litres de 150 et 180 ch Et pour ceux qui roulent moins de 20 000 km par an, la plus homogène est la 1,2 l turbo essence de 130 ch en boite automatique, à la fois nerveuse, souple et dont le silence permet de savourer l’incroyable finesse acoustique de l’ ambiance musicale, en particulier dans les graves : une installation de 515 watts par 10 haut-parleurs conçue pour la première fois sur une voiture par Focal, le spécialiste français de la hifi et des home cinéma. Digne d’un très haut de gamme !

Cylindrée : 3 cylindres 1,2 l turbo

Puissance : 130 ch/7CV

0 à 100 km/h : 10,5 sec

Vitesse maxi : 188 km/h

Consommation moyenne : de 5,2 l à 7,4 l/100 km

CO 2 : 120 g/km

Malus : 0 €

Prix : à partir de 29 300 €

LES PLUS : Tenue de route, confort, design, ergonomie de la planche de bord futuriste, chaine hi-fi, sièges massant, volume du coffre à ouverture mains libres, roue de secours,

LES MOINS : sièges un peu fermes, commodo régulateur-limiteur invisible derrière le volant, petite boite à gant, pas de tiroir sous les sièges

 

Un Fiat 124 spider belge dans la vallée du Rhône

Fiat 124 spider 1800 de Dirk Vermeersch

LePlan-Vermeersch GT-wines /Rhône France

Dirk Vermeersch, à Suze-la-Rousse

Quand un ex pilote de course belge se lance dans le vignoble, ça décoiffe ! Et son approche iconoclaste lui réussit plutôt bien avec 90 % de ventes  à l’étranger…

“J’ai l’impression d’avoir encore vingt ans quand je suis à au Volant de mon Fiat 124 spider !” confie Dirk Vermeersch, 64 ans, ex pilote de course Belge devenu viticulteur en Provence. Normal. A cet age là, dans les rues d’Anvers, sa ville natale, le passage de cette belle italienne à la ligne élégante et intemporelle, depuis sa sortie en 1966 jusqu’à sa fin de fabrication en 1985, ne laissait pas indifférent le jeune Dirk. Dix neuf ans d’existence pour une voiture, une éternité impensable aujourd’hui ! Ce cabriolet dessiné chez le magicien de la carrosserie Sergio Pininfarina, s’est vendu à 198 120 exemplaires , dont près de 170 000 aux Etats-Unis !

Un triomphe pour cette “bella machina” qui, dans sa version compétition dopée à 180 ch par le sorcier italien de la mécanique Abarth, remporta même en 1972 la deuxième place du championnat international des rallyes.“Il faut dire, rappelle Dirk Vermeersch, que le Fiat 124 Spider était bien né : son poids plume de 949 kg le rendait très agile ,et son moteur 1438 cm3 de 90 ch à culasse aluminium et double arbre à cames, avait été développé, s’il vous plait , par le créateur des V12 Ferrari, l’ingénieur Aurelio Lampredi. Souple à bas régime, il permettait à ce cabriolet racé d’atteindre 180 km/h, une performance pas si commune à l’époque. »

interieur Fiat 124 spider de 1966
L’intérieur des 124 spider était à la fois sport et classique chic avec ses placages en bois.

Au fil de son existence, le Fiat 124 spider a augmenté régulièrement de puissance en passant en 1970 à un 1608 cm 3 à deux carburateurs Weber double corps de 110 ch, puis un 1756 cm3 de 118 ch en 1972 avec version Abarth en 128 ch.Mais en 1974, le Fiat 124 spider connait un étrange et cruel destin : la demande est tellement forte aux Etats-unis que Fiat décide de stopper sa commercialisation en Europe et de ne le produire que pour le marché américain ! En 1979, il est rebaptisé Spider 2000, en référence à son nouveau moteur 1995 cm3 à injection qui développe 105 ch, un peu moins qu’avant en raison des normes anti pollution US. Puis en 1981, nouveau changement : la fabrication est transférée chez Pininfarina qui devient ainsi constructeur. Et la voiture prend le nom de spider Azzura pour les Etats-unis ou de Spider Europa pour le marché européen.

Il a réalisé son rêve en devenant pilote de course

Pendant tout ce temps là, Dirk Vermeerch est devenu , lui, une vedette en Belgique. Le petit mécanicien, chauffeur de taxi rêvait de sport automobile. Il commence à participer à des courses locales sur la Volkswagen Polo empruntée à son frère. Et en 1977, à la surprise générale, ce jeune blanc bec remporte les 24 Heures de Zolder sur une A112 Abarth. Le voila, à 25 ans, admis chez les tenors du Volant. Et la même année, aux côtés du fameux Jean-Claude Andruet, il figure parmi les 3 pilotes de la BMW 530 victorieuse des 24 Heures de Spa-Francorchamp qui sont à la Belgique ce que sont nos 24 Heures du Mans.

Sa carrière est lancée : il devient coureur automobile professionnel au gré des contrats d’embauches dans des teams. Et enchaine les podiums : 3 fois deuxième aux 24 heures de Francorchamp sur BMW 530, champion de Belgique des rallyes en 1983 sur Opel Manta, vice champion en 84, 86 sur Toyota Corolla GT,…“Mes plus grands souvenirs resteront le rallye des Mille lacs en Finlande, le Paris-Dakar, les 24 Heures de Daytona aux Etats-unis sur Mazda RX7, et bien sûr le circuit de Spa avec la fameuse montée à tombeau ouvert du Raidillon au milieu de la forêt.”Car en 1986 fin de partie : un terrible accident en rallye l’oblige à raccrocher son casque.

Fiat 124 spider de 1966
Avant sa transformation sportive, son spider arborait cette ligne élégante et discrète

 

 

 

 

 

 

 

Dirk Vermeersch se résout alors à racheter une station service à Anvers où il fait aussi un peu de mécanique et de ventes de voitures d’occasion. Mais son palmarès va lui permettre de décrocher une concession Lancia, à l’époque au sommet du sport auto avec les fameuses Delta HF, puis Maserati. Il s’agrandit, les affaires prospèrent et en 1999 nouveau virage : “Mercedes voulait racheter ma concession et m’a proposé une telle somme que je ne pouvais pas refuser !”

Et c’est là que va démarrer sa troisième vie, celle de vigneron. “Nous avions l’habitude de venir en vacances en Provence du côté de Suze la Rousse, un joli coin qui nous plaisait bien. J’y avais repéré une bâtisse en ruine sur une belle propriété à l’abandon. Banco !

A 50 ans, il a démarré sa troisième vie, celle de vigneron

Toute la famille part s’installer là-bas, il crée une entreprise de construction, rebâtit la maison transformée en chambres d’hôtes de luxe et lorgne juste à côté une parcelle de vignes d’un demi hectare planté en 1961 sur un lieu dit “LePlan” qu’il achète en 1999. Des voisins l’aident pour l’initier à la taille, à la vinification. Il communique le virus à la famille : sa fille Ann décide de suivre une formation viticole au lycée agricole de Châteauneuf-du-Pape où elle rencontre son mari Sebastien Barbara avec qui elle copilote depuis 2005 le domaine de 25 ha, et sa nouvelle cave ultra moderne construite en 2010 .

“Comme dans le sport automobile, on forme un team, où chacun se complète avec notre oenologue conseil Thomas Oui. Pour gagner une course ou faire un bon vin, chaque détail compte, estime Dirk Vermeersch. Et au final, piloter une voiture ou un vignoble, revient au même : dans les deux cas, il faut savoir mesurer avec précision les risques et prendre vite les bonnes décisions pour ne pas sortir de la route ou rater une cuvée.”

Dirk Vermeersch co-pilote le domaine avec sa fille Ann et son mari
Dirk Vermeersch copilote le domaine avec sa fille Ann et son mari.

 

Restait à savoir quel type de vin produire. “Il fallait qu’on se différencie pour ne pas être un énième Côte du Rhône générique. Et comme les Américains, on a pris l’option des vins de cépages. “Quand on vend 90% de notre production à l’export, “Rhône France” c’est plus simple à comprendre et à situer pour la clientèle étrangère qui se perd dans toutes vos appellations. Aux Etats-unis, la dénomination “vin français” ,synonyme de vin de prestige, est bien plus parlante que toutes les subdivisions qui existent chez vous.”

Des appellations qui ressemblent à des noms de voitures

Et pour se démarquer encore plus, Dirk Vermeersch a habillé ses bouteilles d’une façon pour le moins surprenante. En jouant sur l’image du vin de pilote, à fond, avec étiquettes au logo composé

"La voiture qui gagne toujours", étiquette humoristique du dessinateur belge Kamagurka
« La voiture qui gagne toujours », étiquette humoristique de Kamagurka.

de petits carrés noir et blanc, rappelant le drapeau à damiers des courses automobiles, et une appellation décapante : GT-wine ! Encore un clin d’oeil en trompe l’oeil : GT comme les voitures de sport GT (grand tourisme), sauf que le terme sous entend aussi GT comme grand terroir ! Et la confusion est à son comble quand les connaisseurs en automobile découvre une étiquette portant le même nom qu’un fameux coupé Alfa Romeo des années 80 : GT-V. Eh bien, non, vous n’y êtes pas ! GT-V signifie en fait Grand Terroir… Viognier, nom du cépage, tout comme GT-S pour syrah, GT-G pour Grenache, GT-C pour carignan, une déclinaison pour chacune des cuvées par cépage !Et pour GT-R du même nom que le terrifiant coupé Nissan V6 3,6 l de 570 ch, traduisez Grand terroir rosé ! Plutôt ravi de son effet, l’iconoclaste wine maker Dirk Vermeersch se justifie : “Au départ, ma notoriété de pilote m’a aidé à vendre mon vin en Belgique qui est mon plus gros debouché devant les Pays Bas, l’Allemagne, la Grande Bretagne, le Canada, et les USA. On peut dire que je touche aujourd’hui le bonus de ma carrière automobile ! “

Un de ses vins a été noté 95/100 par  Robert Parker

Et dès ses premiers vins en 2003, la chance lui a encore souri avec deux étoiles au guide Hachette, et son premier GT-1 Châteauneuf-du-Pape obtient un 95 sur 100 du grand dégustateur américain Robert Parker. “Mais avec mon marketing décoiffant, les vignerons du coin ne m’ont pas tous vu d’un bon oeuil !” reconnait il . Et je ne vous dis pas les réaction quand après dégustation à l’aveugle en 2013 au Japon, un jury international (composé entre autre d’un spécialiste français vexé après coup) a déclaré “Meilleur vin rouge français” mon GT-X 2011 qui est un assemblage de tous nos cépages, mais pas dans les proportions réglementaires permettant de s’appeler Côtes du Rhône.” Bref, une histoire belge qui ne fait pas rire tout le monde ! Mais qui marche.

Car sur le terrain, Dirk Vermeersch est intraitable : culture biologique, rendement faibles ne dépassant pas 25 hl/ha (au lieu des 45 hl autorisés) par une taille rigoureuse, plus élimination sélective des bourgeons et grappillons superflus pour produire des jus au fruit très concentré. “Nos vendanges sont manuelles, et nous pratiquons un élevage de 12 mois en barriques de chêne américain ou français selon les cépages, avec panachage entre barriques neuves pour les syrah et anciennes pour les Grenache dont l’équilibre aromatique résiste moins au neuf.”

Dirk vermeersch avec sa spider 124 en rallye
Il continue de taquiner le volant dans des rallyes de voitures historiques qu’il sponsorise.

 

 

 

Investi à fond dans sa nouvelle vie de vigneron, Dirk Vermeersch n’est pas pour autant complètement retiré des voitures. “Avec une marque comme GT-Wines, j’ai pu m’introduire dans le monde du sport automobile où mes vins sont servis dans les tentes VIP des team Audi, Mc Laren, Lamborghini. Je sponsorise aussi trois jeunes pilotes sous contrat.”

Mais le démon de la vitesse et ses décharges d’adrénaline n’ont pas complètement disparu chez lui. Car il aime bien encore taquiner le volant et l’accélérateur. “Juste pour me faire plaisir. C’est pourquoi j’ai acheté il y a deux ans ce Fiat 124 spider 1800 de 118 ch de 1976 qui est un des plus fun et moins cher des voitures historiques (dans les 8000 €) dont les prix ont tendance à flamber. Et je l’ai reconditionné en version compétition, en gonflant le moteur à 150 ch, avec capot sport polyester, hard top et arceau !”, vous lâche -t- il d’un sourire narquois. Même s’il se contente aujourd’hui de rallyes plus sages ressemblant davantage à des promenades gastronomiques en historiques qu’il sponsorise aussi. “Pas de problème, pour le business c’est super ! A raison de deux acheteurs potentiels par voiture, l’automobile me sert encore, et toujours, pour la promotion de mon vin. » On ne se refait pas !

www.leplanGT.wine

 

LA MÊME AUJOURD’HUI

                                                                     Le nouveau Fiat 124 spider

nouveau fiat 124 spider

Une italienne aux yeux bridés. Pour son premier spider 124 en 1966, Fiat avait eu recours a l’élégant coup de crayon de Pininfarina. Cinquante ans plus tard, pour le deuxième, son design est japonais. Car ce joli cabriolet italien est en fait un Mazda X5 rhabillé d’une « robe » très différente  à l’avant, et avec un moteur plus puissant...lire la suite

OENOTOURISME

                                                                                 Mon vin préféré

gtc-eti-copie*GT-C 2014  D’un rubis profond, ce 100% carignan, concentré et riche en nuances de fruits rouges est rond et équilibré avec des notes épicées et boisées.  Sa complexité aromatique se prolonge dans une allonge en bouche soyeuse qui tapisse délicieusement le palais.(13,50 €)

*GT-X 2014  Toute la  puissance aromatique réunie de l’ensemble des cépages du domaine,  mais pas dans les règles et les proportions lui autorisant l’appellation Côtes du Rhône :  carignan, grenache, syrah, mourvèdre, alicante, et viognier. Ce vin bien charpenté, a une complexité aromatique au nez qui se retrouve dans une bouche longue et charnue. Une bouteille qui entretient son mystère avec une étiquette noire lisible que par ses lettres en relief. (24,25 €)

 

                                                                  Profitez en pour visiter…

 *Le château de Suze la Rousse en haut de son promontoire rocheux au dessus des toits du village. Cette forteresse avec ses grosses tours du Moyen age a été réaménagée à la Renaissance avec une jolie cour d’honneur intérieure. La bâtisse abrite aujourd’hui l’Université du vin.

Le château de Suze-la-Rousse
Le château de Suze-la-Rousse

 

*Rochegude : son château fort, surplombant les vignes face au mont Ventoux, a été transformé à la Renaissance et restauré au XIX ème par Viollet le duc; sa petite église fortifiée NTD des Aubagnans, reste d’un prieuré du XIIème; sa chapelle St Denis, une des plus anciens témoignage de l’art roman de la région.

*L’abbaye médiévale de Bouchet

* Grignan : son château renaissance où se rendait fréquemment chez sa fille madame de Sévigné dont on visite la chambre. La terrasse, avec vue panoramique sur le Ventoux, les dentelles de Montmirail, et les Alpilles, recouvre curieusement l’église St Sauveur accolée en contrebas du château. Une dalle de marbre au pied du maître autel et de son retable y indique l’emplacement de la tombe de Mme de Sévigné décédée à Grignan le 18 avril 1696

Le château de Grignan et sa curieuse terrasse sur l'église St...
Le château de Grignan et sa curieuse terrasse sur l’église St Sauveur.

*Avignon, entourée de ses remparts, et surplombée par le Rocher des Doms et sa cathédrale du XII ème à côté du gigantesque Palais des Papes fortifié du XIV ème, témoin de l’exil provençal de la cour pontificale romaine durant un siècle, le petit palais épiscopal du XV ème, la place de l’Horloge et son beffroi , seul vestige de l’époque gothique, l’extraordinaire musée Calvet et ses toiles de Corot , Manet, Toulouse-Lautrec, Mignard, Daumier, David, Géricault,… dans un hôtel particulier du XVIII ème,

Le Palais des papes à Avignon (C.Rodde)
Le Palais des papes à Avignon (C.Rodde)

 

 

la très pittoresque rue des Teinturiers pave de galets le long de la Sorgue avec ses grandes roues à aubes qui faisaient fonctionner les usines textiles jusqu’ à la fin du XIX ème, le couvent des Célestins et son cloître, les belles façades à l’entrée de la rue du Roi René, le pont Bénézet et sa chapelle, édifié en 8 ans, qui menait à Villeneuve-lès-Avignon, l’ancienne ville des cardinaux, au pied de la tour Philippe le Bel et des tours rondes du fort St André d’où la vue sur Avignon au soleil couchant est fabuleuse.

Le théâtre romain d'Orange
Le théâtre romain d’Orange.

*Orange avec son célèbre theâtre romain, le mieux conservé de tout le monde antique, et son arc de triomphe sur l’ancienne voie Agrippa qui reliait Arles à Lyon.

*Vaison-la-Romaine, plus connue pour son amphitheâtre et ses ruines que les ruelles de sa vieille ville en hauteur, couronnée par un château abandonné, et accessible par un spectaculaire pont romain en pierre à une seule arche au dessus de l’Ouvèze.

La vieille ville de Vaison-la-Romaine et son pont romain
La vieille ville de Vaison-la-Romaine et son pont romain.

*Crestet, au sud de Vaison-la-Romaine, est un des plus typiques villages du Vaucluse avec ses maisons Renaissance escaladant une colline dominée par un château du XII ème avec vue imprenable sur le Ventoux.

Les ruelles du village de Crestet
Les ruelles du village de Crestet

*Séguret, pittoresque village provencal avec son dédale de ruelles accrochées à une colline escarpée d’où l’on peut contempler les dentelles de Montmirail et la plaine du comtat Venaissin.

 

*Le musée de la soie au village médieval de Taulignan, ancient haut lieu de l’industrie de la soierie au XIX ème

 

*Ferme aux crocodiles à Pierrelatte, unique en Europe avec ses 400 animaux et ses 10 espèces de croco dans une serre paysagée de 9500 m2 et 4000 m2 en plein air

*Distillerie d’huiles essentielles Bleu de Provence à Nyons et sa savonnerie

 

 

 

 

 

La dolce vita à bord du nouveau Fiat 124 Spider

nouveau fiat 124 spider

Le Fiat 124 spider avait été un best seller des années 70. Cinquante ans plus tard, Fiat renoue avec la légende en sortant un élégant cabriolet.

Une italienne aux yeux bridés. Pour son premier spider 124 en 1966, Fiat avait eu recours a l’élégant coup de crayon de Pininfarina. Cinquante ans plus tard, pour le deuxième Fiat 124 spider, son design est japonais. Car ce joli cabriolet italien est en fait un Mazda X5 rhabillé d’une poupe différente et d’un capot à double bosselage avec une calandre spécifique, comme sur le spider des sixties. Ce qui est plutôt rassurant, compte tenu de la fiabilité légendaire du roadster nippon depuis vingt sept ans.Et des qualités de la quatrième version sortie l’an dernier : 100 kg de moins sur la balance, un excellent chassis plus bas et bien équilibré entre l’avant et l’arrière, d’où une tenue de route à la fois très sûre et joueuse, avec une direction électrique reparamétrée sur le spider qui laisse remonter davantage de sensations de la route dans le volant.

interieur du Fiat 124 spider de 2016
La Fiat reprend l’élégante planche de bord de la Mazda MX5 avec quelques améliorations.

 

 

Fiat y a rajouté deux changements notoires : une suspension un peu plus souple, et un moteur plus nerveux. Au lieu du Mazda 1,5 l atmosphérique de 131 ch, Fiat a logé sous le capot son 1,4 l turbo de 140 ch, plus réactif avec un 0 à 100 km/h en 7,5 secondes au lieu de 8,3 et un maximum de puissance entre 3 et 4000 tours. Pas besoin de grimper dans les régimes comme sur le MX 5, et la sensation de toujours en avoir sous le pied. Des performances quasi identiques au MX5 en 2 litres atmo de 160 ch (0 à 100 en 7,3 sec) et d’un tarif plus élevé à 30-32 000 € avec un malus de 3600 €.

Des hauts parleurs dans les appuis tête

Pour le reste, l’habitacle est identique, avec cette agréable sensation de s’enfoncer dans ce cockpit où la console centrale fait office d’accoudoir surélevé sur lequel on peut titiller le petit levier de vitesse avec ses six rapports qui glissent tout seul. Ajoutez y le léger vrombissement sport de l’échappement et le plaisir de conduire cheveux au vent, ce spider 124 est réjouissant, pour peu que vous ayez opté pour la version haut de gamme Lusso plus avec sonorisation hifi Bose intégrée dans les appuis tête !

50 ans séparent ces deux Fiat 124 spider et deux places en moins
Cinquante ans séparent ces deux Fiat 124 spider, et deux places en moins à l’arrière.

Alors, lequel choisir , entre la ligne plus tourmentée du MX5 et celle plus classique du Spider ? Question de gout. Avec ce copié-collé italo-nippon, Fiat a réalisé en fait des économies de conception et de fabrication pour ce cabriolet monté à Hiroshima.

Néanmoins, quelques petits détails peuvent les départager. plus long de 14 cm que son jumeau nippon, l’italien offre une garantie de deux ans au lieu de trois, un prix de base plus élevé de 690 €, mais un haut de gamme moins cher de 160 €. Un match plutôt serré !

Cylindrée : 1,4 l turbo

Puissance : 140 ch/8 CV

0 à 100 km/h : 7,5 sec

Vitesse maxi : 217 km/h

Consommation moyenne : de 5,5 l à 7,8 l/ 100 km

CO2 : 148 g/km

Malus : 900 €

Volume du coffre : 140 l

Prix : de 25 990 € à 29 990 €

LES PLUS : ligne, confort, tenue de route, nervosité,capote ouvrable d’une main tout en étant au volant,

LES MOINS : coffre peu logeable, perte des places arrières par rapport à l’ancien spider,

Volvo 164, Une “Jaguar suédoise” dans le Chablis

Volvo 164 de 1969 avec Philippe Bardet

Philippe Bardet

Bardet&Fils, à Noyers sur serein

Il avait déjà la « Ferrari suédoise », surnom du fameux coupé Volvo P 1800 de Roger Moore dans la célèbre série Le Saint. Mais pour promener toute la famille en ancienne, ce vigneron a opté pour cette grosse Volvo de 1969 au look british qui lui rappelle les Jaguar MK II.

 

Le roi de Suède en avait fait sa voiture officielle. Normal, direz vous pour une auto suédoise. Sauf que cette Volvo 164, le super haut de gamme de la marque rivalisait alors avec les prestigieuses Jaguar XJ, Mercedes ou BMW quand elle sortit entre 1968 et 1975. Elle se vendait même 20% plus cher qu’une Mercedes ! Et cette voiture d’élite, surnommée la “Jaguar suédoise” (mais avec la fiabilité en plus !) ne fut fabriquée qu’à 146.008 exemplaires. C’est dire si Philippe Bardet , vigneron sur Chablis, bichonne la sienne, une 1969 d’origine hollandaise qu’il a dénichée en 2015. « J’ai toujours aimé son avant original qui faisait très voiture anglaise, style Jaguar Mk II avec sa calandre centrale chromée et ses deux phares ronds. Mais c’était, en plus, une voiture familiale très

BDspacieuse aux places arrières, et avec son énorme coffre de 613 litres dans lequel les gens plaçaient souvent un réservoir de gaz pour consommer moins !” Et pourtant , au départ, la Volvo 164 n’était qu’une banale 144 rallongée à 4,70 m pour loger sous le capot un gros 6 cylindres en ligne de 3 litres dégageant 130 chevaux avec deux doubles carburateurs Stromberg, puis 160 ch à partir de 1971 grâce à une injection électronique Bosch.

La Volvo 164 était surtout destinée au marché américain

P1030085 - copie
La volvo 164 a du être rallongée pour loger un 6 cylindres en ligne

Mais cette berline cossue et silencieuse avec son gros moulin à 4 vitesses+overdrive qui tournait à seulement à 4500 tours à 190 km/h, ne répondait pas qu’à une commande de la couronne suédoise. Avec la 164, les dirigeants de la marque de Göteborg visaient surtout le marché américain (le deuxième à l’époque après la Suède) où les voitures devaient être pourvues de gros moteurs pour séduire la clientèle yankee. Et la belle suédoise fut plutôt bien accueillie, à en juger par l’argumentaire du catalogue Volvo américain de 1972 : “Votre chance est que votre voisin n’en possédera pas une ! Nous ne produisons qu’une 164 pour 1000 Américains qui souhaitent acheter une nouvelle voiture. Nous la concevons pour des clients exigeant d’une voiture, haute performance et confort exceptionnel. Et nous pensons avoir réussi. D’ailleurs, les lecteurs de la grande revue Car and driver semblent approuver. Dans un sondage en 1971 sur les grandes berlines, ils placent la Volvo 164 en premier devant l’Ambassador d’American Motors, la Buick Sabre, la Chevrolet Impala, la Chrysler New Yorker, la Ford Galaxie,…Donc, si vous voulez miser votre argent sur un winner, votre dealer Volvo sera ravi de vous satisfaire !” C’est que la 164 était aussi en avance sur son temps au niveau de la sécurité qui a toujours été le cheval de bataille de la marque. Outre sa robustesse, la Volvo 164 était équipée de freins à disques ventilés à double

interieur de la volvo 164
Son intérieur cossu avec sièges anatomiques en cuir moelleux avait tout pour plaire aux Américains.

circuit de freinage. Chacun était branché sur un des deux pistons de chaque roue avant , et un sur la roue arrière. Si bien qu’en cas de défaillance, la voiture avait toujours du freinage sur trois roues, avec 80% de l’efficacité maximum. Les catalogues mentionnaient également l’avantage sécurité de la direction rétractable en cas de choc, une première, ou la “rigidité élastique” de la caisse. La publicité vantait aussi le confort à la suédoise avec ses épais sièges en cuir aux formes très anatomiques, et une nouveauté à l’époque, les sièges chauffants !

“Tous ces éléments font aujourd’hui de cette Volvo 164 un collector intéressant, estime Philippe Bardet. Mais les temps ont changé. Car la 164 est désormais une belle oubliée qui coûte moins cher dans les voitures de collection que les Jaguar MK II ou les Mercedes avec une cote autour de 5000 €. Mais sa robustesse légendaire n’est pas surfaite avec sa protection anti rouille aux six couches de peinture, et ses pièces en acier galvanisé : la mienne est comme neuve alors qu’elle affiche 382 000 km au compteur !”

Un exemple du renouveau de l’appellation Chablis

Il n’est d’ailleurs pas le seul au sein du Volvo club de France à apprécier ce modèle. Certains membres en ont même une dizaine ! Mais lors des sorties du club, il est le seul à la fin des randonnées à ouvrir son coffre pour rafraichir la cantonade. Avec quoi ? Son Chablis bien sûr ! Et toujours avec le sourire, même si en 2016 les intempéries ont été cruelles pour ses vignes entre le gel en avril et un très gros orage de grêle fin mai. “Certes, on sait bien dans ce métier que l’on n’est pas à l’abri des caprices de la nature, mais là c’est trop… Mon grand-père, agriculteur par ailleurs, en savait quelquechose, lui qui après la crise du phylloxera avait juré qu’il ne replanterait plus jamais. Conforté dans son idée par le terrible gel de 1956 qui avait anéanti ce qui restait de vignes sur Chablis. Une époque où heureusement qu’on avait un cochon et une vache pour vivre !” Si bien qu’en 1960 le vignoble chablisien ne comptait plus que 600 hectares contre 5000 aujourd’hui. Mais devant le renouveau de l’appellation, la famille Bardet a replanté 8,5 hectares de vigne en 1992. D’autant que dans les 900 hectares de la ferme se trouvaient de bonnes parcelles en premier cru Fourchaume. Une « Rolls du Chablis » qui fait bon ménage avec la Jaguar suédoise !

 

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

 Volvo S90 D5

Nouvelle Volvo S 90

Avec sa nouvelle S 90, la marque suédoise entre en force dans petit cercle restreint des voitures  de luxe.

Attention, la Suède a déclaré la guerre à l’Allemagne ! Et l’offensive est tellement couronnée de succès, depuis son lancement en juin, que les nouvelles Volvo S 90  sont rationnées en France à pas plus de 300 pour 100 points de vente ! Objectif : donner la priorité à la conquête Outre Rhin. C’est dire si la nouvelle grande berline Volvo, et sa version break V90, visent directement les Mercedes Classe E, BMW série 5 ou Audi A 6, avec des prix moins élevés, mais une qualité de prestations digne de voitures très haut de gamme…      (lire la suite)

OENOTOURISME

MON VIN PREFERE

Fourchaume

 

-Bardet&fils, 1er cru Fourchaume 2013 , vignes jeunes et vin à la fois vigoureux, minéral et à l’allonge aromatique onctueuse (14,50€)

vins.bardet@free.fr

 

 

PROFITEZ EN POUR VISITER

*Chablis :

-Collégiale St martin

-Porte Noel

-Circuit en velo electrique à travers les chemins de vignerons et leurs panoramas époustouflants sur les côteaux www.bourgogne-decouverte.fr

Porte Noël - BDCopyright Mairie de Chablis - copie
A Chablis, la porte Noël marque l’entrée de la vieille ville (mairie de Chablis)

*Le vieil Auxerre et ses rues à maisons à pans de bois:

-Cathedrale St Etienne

-Abbaye St Germain

-Tour de l’Horloge

-Places St Nicolas, du coche d’eau

-Quartier de la Marine

* Irancy : pour rejoindre ce petit bourg vinicole reputé, niché au fond d’un vallon, prenez la petite route bucolique D 362 au sud d’Auxerre en passant par les charmants villages de Champs sur Yonne, Bailly et Vincelottes

*Abbaye de Pontigny et son long vaisseau roman

*Grottes d’Arcy sur Cure

*Carrière souterraine d’Aubigny d’où était extraite dés l’époque gallo romaine une pierre calcaire tendre qui une fois à l’air libre, se durcissait en surface, et fut utilisée à Paris pour la construction de l’Opera, de l’Hotel de ville, de la Bourse. Une visite insolite

*Musée du tir bouchon à Beines

*Château de Beru

Musée du tire bouchon à Beines (studio Morize)
Musée du tire bouchon à Beines (studio Morize)

*Mailly- le-Château, ancien bourg fortifié sur une colline aux rues pittoresques offrant une belle vue sur le canal du Nivernais

*Noyers sur Serein, petite ville médiévale avec ses places et ses rues à maisons à colombages en bois qui en font un vrai décor de film de cape et d’épée. Une séquence de la Grande vadrouille (celle de la nuit mouvementée à l’hotel restaurant !) y fut tournée.

*Montréal, enfermé dans ses remparts, ce bourg du Moyen age vaut le détour pour ses vieilles maisons, les stalles incroyablement sculptées de son église et le panorama circulaire sur la vallée du Serein, et au loin les monts du Morvan

*la vallée du Cousin, une route bucolique à souhait dans les bois où on longe cette rivière, ses rapides, ses moulins et qui debouche tout à coup au pied de la falaise fortifiée d’Avallon. Pour ne pas manquer cette balade magique, en venant d’Auxerre sur la N6, prenez avant Avallon à droite à Valloux, direction Vault –de- Lugny, Pontaubert

Dans le vieux Joigny,la maison du bailly du XVI ème
Dans le vieux Joigny,la maison du bailly remonte au XVI ème siècle (ville joigny)

*Avallon, ville fortifiée sur un promontoir rocheux, ses remparts, ses portes, sa tour de l’Horloge, ses façades, son église romane St Lazare

*Le prieuré de Vausse, son charmant cloître et son église transformée en bibliothèque

*Vezelay,”la colline inspirée” dominée par la magnifique basilique romane Ste madeleine sauvée de la ruine par le grand Viollet –le- Duc

*Joigny, petite ville pentue aux rues anciennes dominée par l’eglise St Jean, renaissance près du château des Gondi

*Santigny, pour son très joli lavoir XVIII ème à plusieurs bassins sous un toit soutenu par des colonnes doriques

*Musée de l’automobile du château de Montjalin à Sauvigny-le-Bois où on découvre des voitures de chef d’état

*Tonnerre pour son Hotel Dieu médiéval et son immense salle des maladies à voûte en bois, le lavoir circulaire autour de la source vauclusienne de la fosse Dionne

*Les chateaux de Tanlay, et d’Ancy le Franc ex demeure de Louvois

 

 

La nouvelle Volvo S90 D5 casse la baraque

Nouvelle Volvo S 90

La marque suédoise, rachetée en 2010 par le chinois Geely, continue sa progression à + 10% par an, et le renouvellement de ses modèles. Avec sa S90 D5 qui entre dans le très haut de gamme, Volvo vise un total de 550 000 ventes annuelles.

La Suède a déclaré la guerre à l’Allemagne ! Et l’offensive est tellement couronnée de succès depuis son lancement en juin que les nouvelles Volvo S 90 sont rationnées en France à seulement 300 pour 100 points de vente !!! Objectif :  donner la priorité à la conquête Outre Rhin. C’est dire si la nouvelle grande berline Volvo, et sa version break V90, visent directement les Mercedes Classe E, BMW série 5 ou Audi A 6, avec des prix moins élevés, mais une qualité de prestations digne de voitures très haut de gamme. Aujourd’hui, le suédois ne met plus en avant ses breaks à la capacité d’armoires normandes ou la sécurité de ses voitures toujours en pointe, mais l’élégance discrète de son design à l’opposé du style ostentatoire de certaines belles teutonnes.“Nous avons surgi là où les allemands ne nous attendaient pas, dans le cercle restreint des voitures premium”, sourit on chez le constructeur de Göteborg.

interieur nouvelle volvo S90De fait, montez dans la Volvo S90 D5 Inscription Luxe, et dés la fermeture de la portière au son ouaté, vous vous retrouvez dans un salon cosy tout de cuir moelleux, aux sièges généreusement galbés, avec massage à l’avant; et dans la sobriété élégante d’un raffinement stylistique de bon gout typiquement scandinave. Tout sauf le bling bling en cours chez certains constructeurs. Ici la planche de bord, harmonieusement dessinée, est à la fois moderne et classique avec son gainage en cuir surpiqué, ses inserts et ses aérateurs en aluminium brossé stylisés, ses placages en noyer scandinave ou en bouleau, un volant cuir en 2 tons. Et les finitions ou les ajustements n’ont rien à envier à Rolls ou Bentley.

Le moteur de la S 90 D5 est boosté à l’air comprimé

Tournez la mollette start sur la console centrale, et là, après le plaisir des yeux vient celui des oreilles. Le doux ronronnement feutré d’un gros 6 cylindres essence se fait discrètement entendre. Et pourtant, non, on est bien dans une simple diesel 4 cylindres 2 litres. Down sizing des motorisations oblige pour consommer moins, et donc dégager moins de co2. Même Porsche vient de mettre un 4 cylindres sur sa Cayman ! C’est dire si les ingénieurs de Volvo ont effectué un remarquable travail d’insonorisation de ce moteur, bi-turbo pour compenser la perte de puissance par rapport aux anciens 5 cylindres de la marque. Et le résultat est bluffant tellement la S 90 D5 se montre à la fois silencieuse et puissante avec un moteur très souple à tous les régimes. Car la Volvo S 90 D5 a une botte secrète avec une astuce toute simple qui est une première mondiale brevetée : le “power pulse”. Une sorte de booster qui fait gagner 10 ch au moteur sans consommer plus. Ce système est composé d’une bonbonne d’air comprimé (alimentée par la récupération des gaz d’échappement) qui pulse son contenant dans le turbo basse pression en action dans les débuts d’accélérations. D’où une réponse puissante instantanée, et une plus grande souplesse de ce moteur plutôt sobre par ailleurs pour une voiture de 1,8 tonne. Néanmoins, comme chez tous les constructeurs la consommation moyenne annoncée de 4,8 l/100 km a plutôt tourné autour de 7,6 l durant cet essai.

Une suspension arrière pneumatique moelleuse

La sensation d’agrément et de confort sur route est aussi renforcée par le chassis très équilibré (la même plate forme que dans le 4X4 XC 90 sorti l’an dernier) qui procure une tenue de route à toute épreuve sur la S 90 D5 de 235 ch équipée en 4 roues motrices. Et le summum est atteint avec la suspension pneumatique arrière qui absorbe moelleusement les chaussées irrégulières. De quoi savourer confortablement la chaine audio Bowers&Wilkins 1400 w aux 19 hauts parleurs qui restituent au choix le son grandiose d’une salle de concert ou d’un studio d’enregistrement.

nouvelle volvo S90

Bref, la Volvo S90 D5 est d’autant plus agréable à conduire que son ergonomie est plutôt bien pensée avec affichage tête haute en couleur sur le pare brise de la vitesse et des panneaux de limitation, et visualisation de l’écran GPS entre les deux compteurs. Le grand écran central, lui, se montre moins compliqué d’utilisation que celui du XC 90, tout en offrant une multiplicité de réglages. Et comme sur le 4X4, Volvo a mis le paquet sur tous les équipements de sécurité active et passive qui restent le point fort de la marque : alerte assoupissement et franchissement de lignes, camera panoramique, régulateur et limiteur de vitesse adaptatif avec freinage d’urgence et ralentisseur pour maintien de distance de sécurité, correction anti sortie de route, pilotage semi automatique jusqu’à 130 km/h par lecture radar et camera de la route a à condition de garder les mains sur le volant, détection et freinage anti collision piéton, cycliste, et, nouveauté, gros animaux ! Bigre ! Volvo n’en ferait il pas trop pour plaire aux écolos ? Détrompez vous. Car les Suédois ont un tout autre souci existentiel : chaque année en Suède 6000 collisions graves se produisent contre des élans traversant les routes !

Cylindrée : 4 cylindres 2 litres diesel bi-turbo

Puissance : 235 ch/13 CV

0 à 100 km/h : 7 sec

Vitesse maxi : 240 km/h

Capacité du coffre : 500 l/break : 560 à 1526 l

Consommation moyenne : de 4,8 l à 7,6 l /100 km

CO2 : 127g/km

Malus : 0 €

Prix : à partir de 53.800 €

 

LES PLUS : qualité des finitions, confort, silence, tenue de route, puissance permanente du moteur à bas régime, roue de secours, prix compétitif à niveau d’équipements comparables

LES MOINS : place arrière du milieu guère utilisable, accès dans le coffre et ouverture automatique au pied parfois récalcitrante si on vise mal sous le pare choc, écran central complexe

Une Alfa Romeo Montreal en Provence

Alfa Romeo Montreal

Château La Lieue    Jean Louis et Michèle Vial

Ce vigneron est un fou de voitures de sport italiennes. Ferrari, Lancia, Alfa Romeo Montreal..son garage en est plein. Mais pour courir avec au Rallye de Monte Carlo.

 

“Oui, c’est vrai, j’ai un faible pour les italiennes !” reconnait Jean-Louis Vial avec la surprenante approbation de son épouse Michèle. Et le moins qu’on puisse dire est qu’il les collectionne ! Ferrari 348, 308 GT4, Dino, Lancia Delta HF, Alfa Romeo Montreal…” Des rêves de jeunesse que j’ai realisés depuis une dizaine d’années” confie celui qui faisait déjà des course de kart à 8 ans. Une passion de famille, en plus de celle du vin sur le domaine de La Lieue près de Brignoles, en Côteaux varois de

Panhard Dyna Z
Sa Panhard Dyna X  de 1952 roulait à 130 km/h

Provence : son père lui a inoculé le virus en lui offrant en 1971 sa première voiture à 24 ans, une Lancia Zagato 1300 S d’occase ! Pas surprenant de la part d’un fondu de vitesse ayant participé à 12 rallyes de Monte Carlo.  Sur Hotchkiss en 1934, et dans les années 50 sur 4 CV Renault 1063 cm3 allégée pour la course. Et il a aussi couru d’autres épreuves sur une bien plus performante Panhard Dyna X (1947-1954). “Deux voitures que je me suis offert en souvenir des course de mon père. Avec cette 4CV, j’ai couru le Monte Carlo historique , entre autres lors d’ une année mémorable où il faisait – 7° dans l’habitacle !” Sur sa Panhard X Sprint de 1952, aussi craquante par ses formes galbées, à l’origine de son surnom la “Louis XV”, que surprenante par sa nervosité. Le petit flatwin  740 cm3 de 39 ch, refroidi par air , et gavé par un carburateur double corps, suffisait pour que cette caisse en alu de seulement 550 kg monte à 130 km/h dans une pétarade bien caractéristique des Panhard.

LA MONTREAL N’A ETE FABRIQUEE QU’A 3917 EXEMPLAIRES

Et elle passait plus vite en virage que des voitures plus puissantes grace à sa traction avant. Ce sacro saint principe “La vitesse par la légèreté et non par la puissance”, Colin Chapman le reprit dix ans plus tard pour faire triompher ses Lotus poids plume. Néanmoins, la passion ne faisant pas oublier pour autant le business, Jean Louis Vial a été pendant dix le fournisseur officiel de la cuvée Monte Carlo sur le vrai rallye WRC qu’il a aussi couru en 1990 sur Lancia Delta HF 16 V, une terreur du bitume, à l’époque, avec ses 200 chevaux quatre roues motrices. “Et lorsque Carlo Sainz a gagné l’épreuve en 1997 sur Subaru, les Japonais m’ont demandé 10 000 bouteilles avec leur marque sur l’étiquette. On ne savait plus comment fournir !”

P1020702 - copiecompteurs Alfa Romeo montreal de 1975

Mais toujours subjugué néanmoins par la beauté des italiennes, Jean –Louis Vial a eu un de ses derniers coups de foudre en 2009 pour un coupé Alfa Romeo Montreal de 1975, initialement présenté à l’exposition universelle de Montréal d’où son nom. Fabriqué à seulement 3917 exemplaires de 1971 à 1977, ce chef d’oeuvre a été  dessiné chez le carrossier italien Bertone par le talentueux MarcelloAlfa Romeo Montreal de 1975 Gandini, auteur également de la célébrissime Lamborghini Miura à moteur central arrière. Toutefois, malgré cette parenté, la Montreal, avec ses prises d’air arrières, est propulsée par un moteur avant.“J’adore sa ligne unique de prototype ainsi que la poussée et le son rocailleux de ce V8 de 2,6 l injection de 200 chevaux qui montait à 220 km/h après un 0 à 100 en 7,1 secondes. Un moteur mythique de 270 ch sur les Alfa 33/2 de course qui atteignaient 300 km/h. Mais il était dégonflé sur la Montreal, avec laquelle on s’éclate tout de même au volant en toute sécurité.”

DES BOUTEILLES DANS LE COFFRE POUR LA FIN DES RALLYES

Et ses vignes dans tout ça ? Même en rallyes elles ne sont jamais loin. Car il y a toujours des bouteilles   dans le coffre pour arroser les fins d’étapes. “Ces deux passions, du vin et des voitures anciennes vont de pair car c’est la même convivialité où les barrières tombent, surtout quand on met les mains dans le cambouis !”Et le pro du cep retrouve très vite ses réflexes pour expliquerAlfa Romeo Montreal de 1975 qu’il s’est mis au bio dès 1998 sur les 70 hectares du domaine où dans cette vallée les importantes amplitudes thermiques entre le jour et la nuit assurent une maturation reposante pour le raisin, gage d’aromes fruités délicats sur les syrah, cinsault, Grenache, mourvèdre. Et un cépage local oublié pour les rouges, le carignan que lui, et son fils Julien à la cinquième génération, remettent au goût du jour. A partir de vieilles vignes qui donnent à la fois profondeur et finesse . Merci au grand père qui les avaient plantées en 1936 !

 

Chateau.la.lieue@orange.fr

Route de Cabasse-83 170 Brignoles

04 94 69 00 12

ALFA ROMEO GIULIA

RETOUR VERS LE PRESENT

EN ALFA ROMEO GIULIA 2,2 D

Enfin ! Alfa Romeo revient avec une vraie nouveauté, la Giulia. D’entrée de jeu, l’italienne, joliment dessinée, dame le pion à ses rivales teutonnes BMW série 3 ou Audi A4 avec de meilleures prestations, et pour 3000 euros de moins en moyenne. Lire la suite

OENOTOURISME

MON VIN PREFERE

La cuvée Batilde Philomène

ETIQUETTE BATILDE ROUGE - copie-page-001bCe vin rouge, du nom de l’arrière grand mère qui créa le domaine en 1876, est sublime dans son intensité, la complexité de ses aromes fruités, et ses tanins soyeux avec des notes épicées. Tel est résultat de l’association entre les cépages syrah à 40%, vieux carignan à 20%, mourvèdre, cabernet sauvignon et ETIQUETTE BATILDE ROUGE - copie-page-001Grenache élevés séparément avant les assemblages jusqu’à deux ans en fûts de 400 l pour boiser légèrement ce vin.

(10,30 €)

 

 

 

PROFITEZ EN POUR VISITER

 

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Le vieux Brignoles et ses fontaines

 

-L’ancien Brignoles et son dédales de ruelles médiévales qui grimpent jusqu’au splendide palais comtal, l’actuel musée

-Le vieux village colline de Barjols où l’eau coule à flot dans les rues escarpés jalonnées de 28 fontaines et 14 lavoirs, splendide place en pente ombragée sous les platanes , vue splendide sur le vallon depuis le haut

Cotignac, village escarpé, aussi charmant que Barjols, au pied d’une falaise creusée d’habitations troglodytes et surmonté de deux tours de guêt médiévales

-La célèbre abbaye  du Thoronet au pur style roman très dépouillé

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La vieille place ombragée de Barjols

-L’imposante Chartreuse de La Verne à Collobrières fondée en 1170 sur un éperon rocheux au Coeur de la forêt des Maures

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La chartreuse de La Verne (Carrerot)

Saint Maximin la sainte Baume et la plus belle basilique en gothique provençal, ses rues en arcades, ses vieilles maisons à colombages, son beffroi, le couvent royal et son cloître

Collobrières, pittoresque village ombragé dont la spécialité est le marron glacé et l’exploitation du liège des forêts environnantes