Une Mercedes 190 SL à Chassagne-Montrachet

Une Mercedes190 SL à Chassagne-Montrachet

Domaine Bruno Colin

Ce Bourguignon vigneron de père en fils a hérité de la passion des grands crus. Y compris en matière d’automobile avec ce splendide cabriolet Mercedes 190 SL qui fut une star dans les années 50-60.

Un vigneron sur l’appellation réputée Chassagne-Montrachet est bien placé à priori pour s’y connaître en grands crus. On peut donc croire sur parole le Bourguignon Bruno Colin vous évoquant l’apparition d’un très grand cru en 1955 qui bonifie encore aujourd’hui. Mais par rapport à la belle couleur dorée de ses Chardonnay, lui vous parle d’un gris argenté qui vieillit dans son garage : une superbe Mercedes 190 SL ! « J’en avais déjà acheté une en 2008, car je trouvais sa ligne magnifique. Mais ma femme à l’époque n’en voulait plus et je l’avais revendue en 2011. Non sans regrets. »

Une Mercedes 190 SL à Chassagne-Montrachet
Une plastique sublime dont les courbes accrochent merveilleusement la lumière.

« Mais il y a trois ans, une occasion de 1962 s’est présentée, et là, je n’ai pas résisté au plaisir de pouvoir déguster à nouveau, comme un grand Chassagne, la saveur et les sensations uniques d’être au volant de cette auto d’exception. » Car dés sa sortie en 1955, ce superbe cabriolet n’est pas passé inaperçu. Y compris dans l’œil expert d’un certain Alfred Hitchcock qui va en faire la voiture vedette de son film High society avec au volant, en compagnie de Frank Sinatra, la lumineuse Grace Kelly, future princesse de Monaco ! Une pub d’enfer sur les écrans pour cette Mercedes 190 SL rutilante de chromes qui sera vendue à 80% aux Etats-Unis. Un résultat qui n’était pas le fruit du hasard. Car sans Maximilien Hoffman, le très influent importateur de Mercedes aux USA, jamais cette voiture n’aurait vu le jour.

Une Mercedes 190 SL à Chassagne-Montrachet
Une silhouette élégante et galbée avec les « sourcils » de la 300 SL au dessus des roues

Après les victoires au Mans et dans la redoutable Panamericana en 1952 de la fantastique 300 SL 2,7 litres injection de 215 ch à portes papillons, c’était déjà lui qui avait poussé  la direction de Mercedes à lancé une version grand public en promettant d’en écouler 1000 aux Etats-Unis.  Il en vendra 100 de plus ! C’est dire si ses conseils seront alors pris en considération à Stuggart. Capitalisant sur le succès de notoriété de la fameuse 300 SL qui restera unique dans l’histoire, il pousse alors le patron de Mercedes à lancer un cabriolet ressemblant à la 300 SL mais deux fois moins cher. Banco ! En 5 mois deux prototypes sont réalisés et présentés en 1954 au salon de New York où ils font un tabac.

Une Mercedes 190 SL à Chassagne-Montrachet
Belle sous tous les angles même de l’arrière avec ses ailes arrondies.

La carrosserie très élégante rappelait celle de la 300 SL, avec les mêmes parechocs chromés, la même calandre, les mêmes « sourcils » au dessus des passages de roues. Mais sous le capot, le très calme 1,9 l à deux carburateurs de 105 ch faisait davantage de ce cabriolet une voiture de tourisme luxueuse et rapide à 175 km/h qu’une sportive avec un 0 à 100 km/h en seulement 14,5 secondes. Peu importe. Sa production est lancée en empruntant des éléments de la berline 190 au chassis raccourci pour réduire les coûts. Cette 190 SL va être une alternative élégante, cossue et bien plus confortable, aux roadsters anglais Triumph, MG ou jaguar qui inondent les Etats-Unis.

Une Mercedes 190 SL à Chassagne-Montrachet
En deux fois moins cher, le même avant que la prestigieuse 300 SL « papillon ».

La fluidité de ses courbes gracieuses séduit les femmes. Et ce cabriolet de prestige permet d’afficher sa réussite sociale. Y compris dans l’Europe d’après guerre où cette 190 SL va aider Mercedes à séduire à nouveau des clients peu enclins à acheter une marque allemande impliquée dans l’histoire du troisième Reich. Malgré son prix élevé. En 1961, une 190 SL coutait 32 000 francs, (4900 €), c’est à dire le double d’une 404 cabriolet  fort jolie elle aussi.  Mais ce luxueux cabriolet avait des atouts en plus et sortait complètement du lot par rapport aux voitures de l’époque.

Une Mercedes 190 SL et son tableau de bord
Un superbe tableau de bord pourvu de tous les raffinements.

« A la fois par sa plastique à faire tourner les têtes sur son passage, constate encore aujourd’hui Bruno Colin quand il sillonne la Bourgogne à bord. Et par une multitude de petits détails dans son habitacle qu’on ne trouvait pas dans les voitures européennes. C’est un vrai plaisir de conduire en ayant sous les yeux cette magnifique planche de bord tôle-chromes gainée de cuir. Entre ce grand volant ivoire avec son klaxon chromé en anneau, ses multiples cadrans, son allume cigare , son cendrier raffiné chrome- cuir, son horloge, sa petite lampe chromée en dessous du rétroviseur et sur certaines, le poste de radio Becker au son extraordinaire pour l’époque avec antenne électrique  … Ajoutez y le ronronnement du moteur qui vous rend la route paisible. Je ne m’en lasse pas ! »

Une Mercedes 190 SL à Chassagne-Montrachet
Les mêmes pare-chocs massifs que la 300 SL mais les feux arrières de la berline 190.

Le tout dans le confort moelleux des sièges en cuir et de la suspension innovante à l’époque comme sur la 300 SL « papillon » : roues indépendantes, à double triangulation à l’avant et essieu brisé à l’arrière. La combinaison idéale qui plaisait à une clientèle aisée aimant rouler confortablement sur de longs trajets. Car la 190 et ses 1150 kg avait beau s’appeler SL (sport leicht comme légère) elle était davantage SM comme sportive molle !  Ce qui ne l’empêchera pas de se vendre à 25 881 exemplaires de 1955 à 1963. Et de donner naissance à une nouvelle lignée de voitures. Celle qui succédera avec succès à la 190 SL sera la fameuse « Pagode » dessinée par le Français Paul Bracq. Un autre best seller devenu lui aussi mythique.

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

 

OENOTOURISME

                                                                   MON VIN PRÉFÉRÉ

 

Bruno Colin exploite et vinifie avec talent ses Chardonnay sur les beaux terroirs de Chassagne-Montrachet (le berceau familial depuis 1600), de Puligny-Montrachet et de Saint Aubin. Sur ses 9 hectares issus d’un partage en deux avec son frère en 2004, il compte 22 appellations différentes et 8 Premiers Crus. Et n’est pas peu fier d’avoir contribué à la mutation de Chassagne-Montrachet : « Il y a 30 ans, notre appellation était à 60% en rouge, maintenant c’est 70% en blanc. »

Chassagne-Montrachet Premier Cru-Morgeot 2017: un vin rond et gourmand  d’un parfum élégant sur une légère minéralité calcaire et une note grillée avec une allonge en bouche toute en finesse (76 €)

Chassagne village  2017 : Ce rouge est issu de 4 parcelles de vignes entre  45 et 70 ans et d’un élevage en barrique de 228 l. Un nez de velours qui se retrouve en bouche sur des arômes de griottes et de pierre à fusil pour ce vin à la fois tannique et soyeux (34 €)

                                                                PROFITEZ EN POUR VISITER…

*Beaune, ses vieilles halles médiévales où ont lieu chaque année les fameuses ventes aux enchères à la bougie des vins des Hospices de Beaune, son Hôtel Dieu, fondé en 1443, merveille de l’art burgondo-flamand et sa grande salle des malades de 72 m de long avec l’enfilade des lits à colonne et la magnifique voute de bois en carène de navire renversée , le musée du vin de Bourgogne dans l’ancien Hôtel XV ème des ducs de Bourgogne.

Cour des Hospices de Beaune-Photo François Vauban
Cour des Hospices de Beaune-Photo François Vauban

*Nuit St Georges, la capitale de la Côte à laquelle elle a donné son nom, son église romane St Symphorien et sa rare cage d’escalier tournant du XVI ème dans un étonnnant cylindre ajouré en bois, le beffroi de l’Hotel de ville et l’hopital St Laurent du XVII ème.

* La verdoyante route panoramique entre Nuit-St Georges, Bruant, plongeant ensuite sur Bouilland et ses cirques rocheux aux collines boisées

*Le fameux château du Clos de Vougeot, son grand cellier du XII ème où ont lieu les cérémonies de la Confrérie du Tastevin, ses quatre énormes pressoirs du moyen age, le dortoir des moines et sa spectaculaire charpente.

Cérémonie du taste vin dans la salle du pressoir du Clos Vougeot
Cérémonie de la Confrérie du Taste vin dans la salle du grand pressoir au Clos Vougeot

*Un bijou méconnu niché dans un écrin de verdure au fond d’un vallon éloigné de tout, mais qui vaut le détour : le Château de Soussey-sur-Brionne, non loin de Pouilly en Auxois, réserve une belle surprise avec son corps de logis Renaissance, sa tour pigeonnier, et son exceptionnel donjon du XIIIème sur trois étages en voutes gothiques sur un pilier central où décors et personnages vous plongent dans la vie des seigneurs du Moyen-Age. Visites guidées du 1er juillet au 18 août et du 1er au 15 septembre. Tel : 06 80 14 56 02

Le château de Soussey-sur-Brionne et son donjon du XIIIème.
Le château de Soussey-sur-Brionne et son donjon du XIIIème.

*Dijon, le Palais des ducs de Bourgogne et ses tours de Bar et de Philippe-le-Bon d’où on découvre une belle vue sur la ville jusqu’aux premier contrefort sdu Jura, les vieilles rues et la place François Rude aux maisons à pans de bois du XV ème, le musée du folklore bourguignon avec ses scènes reconstituées dans le cloître du monastère des Bernardines, l’Hotel de Vogüé du XVII ème et son toit en tuiles vernissées, le musée Amora créé par le principal fabricant de moutarde de Dijon.

Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe-le-bon (Photo Alain Doire)
Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe Le Bon(Photo Alain Doire)

*Le château de Savigny les Beaune avec sa collection d’Abarth de course, de voitures de pompiers et ses 90 avions de chasse dans le parc transformé en base aérienne.

* Le vieux bourg fortifié de *Chateauneuf avec ses rues étroites du XIV ème, ses places, ses remparts, et son chateau surplombant les vallées alentours qui commandait la route entre Dijon et Autun et le canal de Bourgogne qui passe au pied.

*Le château de Gevrey-Chambertin et ses tours carrées forteresses bâties au X ème siècle, aujourd’hui propriété du Chinois qui dirige les casinos de Macao.

Château-de-Gevrey-Chambertin- Photo Alain-Doire
Château de Gevrey-Chambertin- Photo Alain-Doire

 


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                                         POUR UNE ÉTAPE UN CHOIX S’IMPOSE

Situé en Côte d’Or, Le Château de Cîteaux – La Cueillette se dresse au cœur de Meursault, l’un des plus beaux villages vignerons de la Côte de Beaune, cerné par les prestigieux vignobles de Bourgogne à la renommée internationale, dont une parcelle d’un hectare s’étend jusqu’aux pieds du Château. Construit au 19ème siècle par un négociant en vin, le château s’élève au-dessus de caves cisterciennes du 11ème siècle, propriété de la célèbre Abbaye de Cîteaux, qui a donné son nom au château…

Ses deux atouts majeurs : un spa unique et des caves millénaires 

L’actuel propriétaire, Jean Garnier, médecin spécialisé dans le bien-être, propose avec La Cueillette bien plus qu’un luxueux hôtel restaurant. Il a en effet bousculé les codes avec son concept très novateur du Spa de Fruitithérapie®. ‘’Unique en France, le vaste espace de 500 m² propose jacuzzi, sauna, hammam, solarium et salle de détente… mais surtout des soins, massages, enveloppements, gommages ou masques à base des petits fruits rouges de Bourgogne dont le cassis, aux multiples vertus pour la santé, vitamines, agents anti-âge, oligoéléments et antioxydants, précise Karine Opasinski, Responsable des Séjours Groupes. ‘’L’autre ‘’plus’’ du château, poursuit-elle, ce sont ses magnifiques caves voutées privatisables, de quoi surprendre vos convives avec des cocktails, dégustations et soirées œnologiques…ou sur demande, présentations des grands crus de Bourgogne par leurs producteurs, dans un cadre d’exception’’ !

Un hôtel**** pour des séjours détente et / ou professionnels

Les 19 chambres déclinées en 4 catégories, Classique, Supérieure, Deluxe avec terrasse privative et 2 junior Suites, ont été entièrement rénovées dans un style épuré très contemporain : spacieuses, entre 25 et 40 m², claires et lumineuses, elles offrent les prestations d’un 4 étoiles et tranchent avec le côté très 19ème siècle des autres parties du château. Le restaurant gastronomique, jusqu’à 30 couverts, accueille vos diners dans la belle salle restaurée avec dorures, boiseries, lustres et tapisseries, et propose une cuisine traditionnelle française de haut vol, élaborée à base de produits frais locaux et évolutive au fil des saisons. Au ‘’Potager’’, bistrot également privatisable pour une vingtaine de personnes et installé dans les anciennes cuisines du château avec cheminée d’époque, est servie une excellente cuisine bistronomique à base de produits du terroir, dans une ambiance cosy et feutrée.

Partez à la découverte des vignobles alentours et des prestigieux villages de Volnay, Puligny-Montrachet ou Pommard en vélo, en quad, en 2 CV, en trottinette électrique, ou même en montgolfière et en ULM. Les célèbres Hospices de Beaune sont à 8 km à peine, Dijon à moins d’une heure…et bien sûr les incontournables caves de la Route des Vins !

Pour plus d’informations :

www.lacueillette.com

contact@lacueillette.com

+33 3 80 20 62 80

 

 

 

Une Hotchkiss coupé basque rescapée de l’Histoire

Une Hotchkiss coupé basque rescapée de l'Histoire

Michel et Nicolas Maillart/Champagne Nicolas Maillart

Il ne reste plus que 3 exemplaires au monde de cette superbe Hotchkiss de 1935  patiemment restaurée par ce vigneron de la Montagne de Reims. Un miracle. Car cette auto a échappé au pire : finir à la casse !

Avant de produire des voitures de 1904 à 1954, la marque française Hotchkiss fabriquait des armes ! Et d’abord aux Etats-Unis.  Mais faute d’avoir réussi à persuader les militaires américains d’adopter son matériel, l’ingénieur Benjamin Berkeley Hotchkiss, originaire du Connecticut,  finit par s’exiler en France en 1867. Read more

Une MG TC « so british » chez un épicurien du vin

Une MG TC "so british" chez un épicurien du vin

Ce gourmand des bonnes choses de la vie rêvait d’avoir son vin et une belle anglaise. Il a aujourd’hui les deux.  En ayant pris le pari risqué de relancer dans le bordelais l’appellation oubliée Sainte-Foy.

Château Hostens-Picant /Yves et Nadine Picant

« C’est ma voiture chausse-pied ! » s’amuse Yves Picant qui ne manque pas d’humour. De fait, ce vigneron haut, et large, en couleur est un personnage gargantuesque, imposant par sa carrure et ses rugissements, gourmand de la vie, de bons vins et de belles voitures. Mais sa préférée est cette minuscule MG TC de 1947 dans laquelle il prend plaisir à se glisser malgré tout. Read more

Rarissime, la Fiat 500 Maggiolina vous salue bien !

Rarissime, la Fiat 500 maggiolina vous salue bien !

Château Réal Martin / Jean-Marie Paul

Ce vigneron du Var est ravi. D’avoir retrouvé l’exemplaire unique de cette Fiat 500 métamorphosée par un carrossier italien. Et de se promener avec en déclenchant sur son passage des élans de sympathie.

Par quel mystère s’est elle retrouvée là ? Juste à côté de chez Brad Pitt et Angelina Jolie dans leur vignoble de Miraval  ? Car cette belle italienne est une star aussi. Depuis sa révélation au salon de Turin en 1957. La Maggiolina, avait été fabriquée cette année là en un seul exemplaire pour accompagner le lancement de la nouvelle Fiat 500. Read more

Champagne pour une Ferrari 348 TS

Champagne pour la Ferrari 348 TS

Champagne Vincent Brochet

Ce vigneron champenois, aussi pilote à ses heures, aime taquiner l’accélérateur sur son bolide frappé du petit cheval cabré. Une belle italienne de 28 ans très envoutante qui l’a longtemps fait rêver!

L’image a fait le tour du monde. En voulant ouvrir une bouteille de champagne, le capitaine Haddock avale le bouchon qui lui saute dans le gosier ! Tonnerre de Brest ! C’était en 1953 à la sortie d’Objectif lune, page 53. Un épisode cocasse où le virulent capitaine recrachait le bouchon après une grande tape dans le dos par Tintin. Mais une séquence pas si anodine qu’elle en avait l’air : dans une famille près de Reims, un petit détail a tout de suite sauté aux yeux des Brochet vignerons à Ecueil. Read more

Lamborghini Espada, la splendeur en folie

Lamborghini Espada, la splendeur en folie

Champagne Marie Demets / Alain et Pierre Demets

Vestige d’une époque sans limitations de vitesse et avec essence bon marché, cet extravagant bolide à 4 places rivalisait avec les Ferrari. Et a longtemps subjugué ce vigneron aubois par sa ligne hallucinante.

Cinquante ans après sa sortie, cette fascinante Lamborghini Espada fait encore figure d’ovni futuriste. Sa ligne effilée et aiguisée comme une épée (Espada en espagnol, d’où son nom) est une folie automobile sans rivale comme a pu l’être avant elle la Lamborghini Miura, également dessinée par le génial styliste Marcello Gandini chez le carrossier Bertone.  Read more

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac

Asseyez vous à la place de la reine d’Angleterre derrière le chauffeur ! Avec cette proposition alléchante, Jacques Denis, le plus british des vignerons du cognac  remporte un franc succès auprès de ses clients.

Marie et Jacques Denis, Cognac Jacques Denis

Les touristes de passage dans le petit village de Saint-Preuil près de Cognac ne s’y attendent pas du tout. Et surtout les Anglais ! Oui, c’est bien à bord de la voiture de « The Queen Elizabeth », une Daimler DS 420, que jacques Denis vous balade au milieu des vignobles vallonnés de la Grande Champagne. Unique en son genre, ce n’est pas un hasard si cette imposante  limousine de 2 m de large (à 3cm près) et 5,74 m de long, avec son extravagant arrière galbé surmonté d’une malle d’un autre âge Read more

Une Mercedes franco-allemande à Margaux

Une Mercedes 300 SEL franco-allemande à Margaux

Le propriétaire de ce domaine réputé de Margaux adore les voitures allemandes des années 60-70 en avance sur leur temps. Et en particulier cette Mercedes 300 SEL dessinée par un styliste français.

Chateau Siran / Edouard Miailhe

Chez lui ça n’est pas du snobisme, mais un réel plaisir d’être au volant : Edouard Miailhe adore rouler tous les jours dans sa superbe Mercedes. Néanmoins,  détrompez vous, il ne s’agit pas de la dernière énorme Classe S bourrée d’aides électroniques à la conduite. Non, plutôt d’une antiquité. Une vieille 300 SEL de 1970 encore vaillante pour ses artères où coule du super 98 pour alimenter un V8 injection de 3,5 l qui  peut dégager 200 chevaux. Read more

La Renault Vivastella des champagnes Gremillet

La Renault Vivastella des champagnes Gremillet

Jean-Michel Gremillet, et ses enfants Anne, Jean-Christophe

Le patron fondateur de cette grande marque de champagne dans l’Aube s’est passionné pour ce modèle prestigieux de Renault. A une période où la marque voulait rivaliser avec les luxueuses Delahaye.

C’était la grande époque ! Celle où la marque Renault incarnait en France le symbole de la voiture haut de gamme très prisée par les élites. Pour preuve : cette luxueuse limousine  Renault Vivastella de 1933, propriété du patron fondateur des champagnes Gremillet, n’a été fabriquée qu’à 192 exemplaires de 1929 à 1939. Read more

La classe de la DS dans un grand cru classé

La classe de la DS dans un grand cru classé

Tristan et Loïc Kressmann/ Château Latour-Martillac

Dans le bordelais, ce vignoble des Graves abrite des vins  sublimes et un grand millésime sorti en 1955 : la mythique DS Citroën qui a révolutionné l’automobile. Par son style et sa suspension de tapis volant.

Quand elle est sortie en 1955 au salon de l’auto sous la splendide verrière du Grand Palais à Paris, Tristan Kressmann avait 7 ans.  Et déjà un intérêt certain pour les voitures avec un père qui travaillait chez Peugeot tout en veillant au vignoble familial de Latour-Martillac  dans les Graves près de Bordeaux. Mais forcément, cette étrange DS Citroën sortie de nulle part qui montait toute seule sur ses roues au démarrage, avec sa suspension révolutionnaire, ne pouvait que le frapper dans sa mémoire. Read more

Un sacré millésime à Chinon, le BMW Z1

Un sacré millésime à Chinon, le BMW Z1

Sylvie et Arnaud de la Vigerie/ Domaine Olga Raffault

Ce roadster sorti en 1988 a relancé une tradition perdue chez BMW. Tout avait été fait pour frapper l’imagination. Et 30 ans plus tard, ce Z1 à la conception révolutionnaire reste unique en son genre.

Elle est la seule ! Vous en connaissez d’autres, des voitures où l’on n’ouvre pas la portière, mais où on la baisse pour s’installer au volant ? Comme un volet coulissant, disparaissant dans le bas de la carrosserie. Cette originalité a fait tout le charme de la BMW Z1 à 2 places quand elle est sortie en 1988. Pour une durée de vie très courte qui a contribué à sa légende avec seulement 8000 exemplaires produits en quatre ans. Read more

Une BMW 850 i sous le soleil provençal

Une BMW 850 i sous le soleil provençal

Marc Lépine / Château Bizard

Dans la course à la puissance des années 90, la star des BMW allait taquiner les Ferrari ou les Jaguar. Au grand plaisir de ce vigneron de la Drôme : 30 ans après son acquisition, il la garde précieusement. 

Quand elle est sortie à l’automne 1989, cette BMW 850 i se voulait la première super car de la marque bavaroise qui rejoignait l’élite automobile. Celle des coupés Ferrari, Jaguar, Mercedes et Lamborghini, les seuls propulsés par de fantastiques V12 à la sonorité noble. A Munich, l’heure de la riposte avait sonné chez le constructeur qui ne voulait plus laisser le champ libre à ses concurrents germaniques Porsche et Mercedes dans la course à la puissance. Read more

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune

Dans ce haut lieu du vignoble jurassien, ce bolide de 1980 coule des jours tranquilles après une existence mouvementée dans l’histoire de la marque au petit cheval cabré et celle de son boss Enzo Ferrari.

Chateau d’Arlay, Alain de Laguiche

Furieux ! Ce jour-là de 1973, les murs tremblent dans son bureau de Maranello : Enzo Ferrari, bien connu pour son caractère rugueux, jure en tempêtant qu’on ne l’y reprendra pas deux fois. Plus jamais !  C’est la première, et la dernière fois qu’il aura confié la réalisation d’une de ses voitures à un autre designer que son styliste fétiche Sergio Pininfarina. Car on s’est payé sa tête ! L’objet de son courroux s’appelle Nuncio Bertone, l’autre grand carrossier de Turin qui lui avait créé cette Dino GT 4 Read more

Un fana de Jeepster sur Bourgueil

Un fana de Jeepster sur Bourgueil

Christophe Deschamps / Le Chêne Arrault

Unique en France, ce vigneron a une passion dévorante pour les Jeep : une fois qu’il en a restauré une, il passe à la suivante ! Et sa collection en compte une vingtaine. Dont cette superbe Jeepster de 1948.

Ah que la guerre était belle ! De 1941 à 1945, l’armée américaine avait acheté  637 770 jeeps. Mais la paix revenue, Willys-Overland le constructeur de ce tout terrain mythique a du se trouver une reconversion pour continuer de faire tourner ses usines. Et c’est ainsi qu’à partir de 1946 la Jeep militaire spartiate s’est muée en précurseur de nos SUV d’aujourd’hui à usage civil avec les Station wagon . Et parfois en jouant les pionniers dans des versions luxueuses, les Jeep Wagoneer Read more

Une Opel GT made in France dans les vins du Loir

Une Opel GT made in France dans les vins du Loir

Domaine Gigou/ Famille Gigou 

En 5 ans seulement d’existence, ce coupé a été un best seller avec plus de 100 000 exemplaires produits. Et encore aujourd’hui sa ligne originale fait rêver Joel Gigou sur l’appellation méconnue Jasnières.

Elle a failli ne jamais être fabriquée ! Car cette Opel GT à la ligne originale a d’abord eu une vie clandestine, et très incertaine.  Chez Opel,  personne ne connaissait son existence. Mis à part  le styliste Ehrard Schnell qui avait donné libre cours à son imagination pour créer la voiture de ses rêves dans le plus grand secret, sans que la direction d’Opel soit au courant. Jusqu’au jour où, avec le soutien de son responsable du bureau de style mis dans la confidence, ce coupé allait être dévoilé en 1965 au grand patron d’Opel et son équipe. Read more

Un bijou à Pessac-Léognan, la Jaguar Type E V 12

Un bijou à Pessac-Léognan, la Jaguar Type E V12

Château Haut-Bergey / Paul Garcin

Cette Type E passée de 6 à 12 cylindres était destinée au marché américain pour concurrencer les Corvette. Un superbe millésime 1972 conservé précieusement à côté des grands vins de ce domaine.

« Sa robe est d’un rouge grenat profond. Son allonge incroyable, et sa rondeur unique au monde.» Non, Paul Garcin n’est pas en train de vous décrire son sublime Pessac-Léognan Château Haut-Bergey 2012. Mais l’autre trésor millésimé 1972 du domaine : une Jaguar Type E V12 achetée par son père en 1987.  Et qu’il continue de bichonner. Car 57 ans après le lancement de cette incroyable auto longiligne qui avait fait sensation au salon de Genève de 1961, la magie opère plus que jamais. Read more

Une Citroën C6 cabriolet à Saint-Emilion

Une Citroën C6 cabriolet à Saint-Emilion

A Château Pavie, Gérard Perse adore transporter ses clients dans une autre époque à bord de cette C6 cabriolet de 1931. Une façon de faire partager sa passion pour son vin et la marque aux chevrons.

On l’appelait « La Belle Epoque ». Et ça l’était vraiment pour les constructeurs automobiles français qui étaient alors les rois du pétrole dans les années 20-30. Imaginez aujourd’hui Citroën décliner systématiquement tous ses modèles de voitures en coupé, cabriolet, familiale, roadster, torpedo, faux cabriolet, commerciale, boulangère…En tout, 11 carrosseries différentes sur l’auto dont nous allons parler ! Read more

AC Ace Bristol, l’as anglais des roadsters

AC Ace Bristol, l'as anglais des roadsters

Jean-Marie Paul/Château Réal Martin

Cette bête de course a donné naissance à un mythe, la Cobra. Aujourd’hui, elle est bichonnée en Provence par ce businessman-driver qui s’est pris aussi de passion pour son vignoble, et voit la vie en rosé !

Les gentlemen driver britanniques en raffolaient. Et dans les très créatives années 50 de l’automobile anglaise, l’ultra lègère AC Bristol de 885 kg propulsée à près de 200 km/h jouait les vedettes en courses. Cinquante ans plus tard en France, un autre gentleman driver, mâtiné d’un “gentleman wine grower” sur son vignoble de Réal Martin en Provence, a aussi craqué pour une AC Bristol de 1958. Read more