Un sacré millésime à Chinon, le BMW Z1

Un sacré millésime à Chinon, le BMW Z1

Sylvie et Arnaud de la Vigerie/ Domaine Olga Raffault

Ce roadster sorti en 1988 a relancé une tradition perdue chez BMW. Tout avait été fait pour frapper l’imagination. Et 30 ans plus tard, ce Z1 à la conception révolutionnaire reste unique en son genre.

Elle est la seule ! Vous en connaissez d’autres, des voitures où l’on n’ouvre pas la portière, mais où on la baisse pour s’installer au volant ? Comme un volet coulissant, disparaissant dans le bas de la carrosserie. Cette originalité a fait tout le charme de la BMW Z1 à 2 places quand elle est sortie en 1988. Pour une durée de vie très courte qui a contribué à sa légende avec seulement 8000 exemplaires produits en quatre ans. A Savigny-en Véron, près de Chinon, un vigneron en tombera tout de suite amoureux. Mais jean Raffault attendra dix ans pour réaliser son rêve en s’en offrant enfin une d’occasion de 1990.

Un sacré millésime à Chinon, le BMW Z1
Un profil très aérodynamique avec parebrise surbaissé et capot très plongeant.

Car à son lancement, la Z1 se vendait à un prix qui n’était pas accessible à tous. En 1991, une Z1 à strictement 2 places s’affichait l’équivalent de 57 168 € alors qu’une BMW 325 i cabriolet avec le même 6 cylindres en ligne 2,5 l de 170 ch , et 4 places au lieu de 2, valait 35 000 €… « Mais c’était le prix à payer pour renouer avec un mythe » reconnaît jean Raffault. Celui des prestigieux roadsters BMW : le 328 de 1936 qui accumula les victoires en course avant guerre, et le très élégant 507 V8 de 3,2 l 150 ch fabriqué à seulement 252 exemplaires entre 1956 et 1959.

Un sacré millésime à Chinon, le BMW Z1
Disparues les portières ! En coulissant comme un volet électrique dans le bas de la carrosserie.

A une époque où l’avenir du constructeur munichois était très incertain au point d’avoir failli être racheté par Mercedes, et d’en être réduit à fabriquer sous licence les petites Isetta italiennes !  Cette 2 places en forme d’œuf, avec la portière frontale qui s’ouvrait en emmenant le volant pour s’en dégager plus facilement ! Enfin sorti d’affaire grâce au succès en 1962 des belles berlines sportives 1500 joliment dessinées par l’italien Michelotti, puis du lancement en 1966 des 3 portes Série 02, et Série 3 en 1975 devenue le best seller de la marque, BMW se devait de faire sensation pour son retour dans les roadsters.

Un sacré millésime à Chinon, le BMW Z1
Changement de look avec la capote fermée.

Une équipe d’ingénieurs dirigée Harm Lagaay et Ulrich Bez, le futur patron d’Aston Martin, auront carte blanche pour réaliser ce prodige en 1000 jours. Nom de la voiture : Z 1, avec un Z comme Zukunft, avenir en allemand. Tout un symbole pour cette mission d’incarner l’audace et l’originalité de la marque. Opération réussie quand 50 ans après, cette auto reste encore unique en son genre par sa ligne et les solutions adoptées : une carrosserie en panneaux amovibles thermo plastiques interchangeables pour composer un patchwork de différentes couleurs à la carte si un client le souhaitait.

Un sacré millésime à Chinon, le BMW Z1
Un joli tableau de bord simple et stylé à la fois.

Le tout fixé sur une coque en acier galvanisé à chaud ultra rigide qui lui conférait une tenue de route exceptionnelle par rapport aux cabriolets de l’époque. Avec en plus ce côté fun et ludique des fameuses portières électriques coulissantes dans les longerons de bas de caisse très relevés qui protégeaient ainsi les passagers roulant « portes ouvertes » comme dans un buggy ! Le tout dans le feulement grisant du 6 cylindres propulsant, après un 0 à 100 km/h en 8 secondes, ce petit bolide à 220 km/h, cheveux au vent, et sous la protection d’un arceau de sécurité en acier intégré discrètement dans l’encadrement du parebrise.

Un sacré millésime à Chinon, le BMW Z1
Un coffre plutôt généreux pour un petit roadster.

Outre sa tenue de route sans bavure par un équilibre parfait du chassis avec répartition du poids 49% avant, 51% arrière grâce au moteur en position avant centrale en arrière de l’essieu (et même la batterie derrière le siège passager !) le Z1 fendait l’air avec son profil très aérodynamique. Le capot très plongeant et le parebrise incliné offraient peu de résistance. Et par les fentes du bouclier avant très affiné, le flux d’air était canalisé sous le fond plat caréné (comme en F1) jusqu’au silencieux d’échappement en forme d’aile d’avion pour plaquer la voiture au sol, et l’air sortait à travers la lamelle de l’extracteur sous le coffre. Autant d’innovations très en avance sur leur temps.

Un sacré millésime à Chinon, le BMW Z1
Le Z1 se conduit comme un buggy, coude sur la carrosserie.

Celles d’un concept car de vitrine pour la marque qui ne devait être construit qu’à quelques exemplaires.Mais devant l’afflux de 5000 commandes à sa présentation au salon de Francfort de 1987, il sera finalement fabriqué en série l’année suivante.Au grand plaisir, en France, de notre vigneron du domaine Olga Raffault sur l’appellation Chinon. « Cette auto me faisait rêver, et j’ai fini par me l’offrir d’occasion en 1998 pour mes 60 ans » raconte Jean Raffault. Avec l’assentiment de sa femme qui avait proclamé à sa fille un peu surprise : « Ton père n’a jamais fumé de sa vie. Alors, il peut bien dépenser l’équivalent dans sa Z1, c’est mieux que de l’argent parti en fumée ! »

Un sacré millésime à Chinon, le BMW Z1
Son capot très profilé, avec phares carénés fendait l’air sans résistance.

Et si aujourd’hui, sa fille Sylvie et son mari  ont pris la relève du fameux domaine Olga Raffault, réputé pour la richesse aromatique de ses vins, la Z1 est toujours bien là. Et en de bonnes mains, depuis que Jean Raffault en confie le volant à son petit fils.  A 24 ans, Arnaud de la Vigerie, qui s’apprête lui aussi à reprendre un jour le flambeau,  ne boude pas son plaisir. « J’adore conduire ce Z 1 avec ses accélérations de velours. Et c’est une belle continuité, entre la vigne et cette auto qui me rappelleront toujours mon grand-père. »

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

BMW Z4, LE RETOUR DE LA TRADITION CHEVEUX AU VENT

Les petits roadsters deux places se font rares chez les constructeurs  généralistes. Peugeot, Renault, Volkswagen les ont arrêtés. Alors, quand BMW perpétue cet art de vivre avec la troisième génération de son Z4, les aficionados retiennent leur souffle. Et ce Z4 n’en manque pas avec les 340 chevaux qui le propulse de 0 à 100 km/h en 4,6 secondes dans l’accélération de velours de son légendaire 6 cylindres en ligne de 3 l au feulement discret mais puissant. Plus long, plus large, ce Z4 a de meilleurs appuis au sol et bénéficie d’une tenue de route en grand progrès grâce à des innovations techniques notables …lire la suite

OENOTOURISME

                                                              MON VIN PRÉFÉRÉ…

En 1996, après 15 ans dans la finance, Eric de la Vigerie a changé de cap à 33 ans et s’est formé pendant 4 ans aux côté de son beau-père jean Raffault.  Il en a retenu le respect de la pérennité du goût d’un vin en dehors des effets de modes. « Comme pour les voitures anciennes, il faut donner au vin le temps de bonifier. Je suis contre les nouvelles techniques de vinification accélérée pour produire un vin prêt à boire, mais qui ne tient pas dans la durée. » Ici, les vins sont gardés 24 à 36 mois avant de  commencer à sortir. Résultat : des 2008 encore en vente à prix raisonnable et qui atteignent la plénitude aromatique. « On a encore un siècle en cave ! » ajoute d’un œil gourmand son épouse Sylvie.

Picasses 2013, ce rouge au nez généreux sur des tanins puissants est très fruité. Sa macération qui a été poussée à 25-30 jours donne une forte extraction et un vin bien charpenté. (13,50 €)

Picasses 2008, une superbe complexité aromatique de griotte, cassis, pruneau, sur des notes épicées et un fond de minéralité calcaire. L’élevage en foudre de 4000 l donne un boisé très léger (le jus est moins en contact avec le bois que dans des fûts plus petits) et des tanins fins sur ce vin très long en bouche qui excelle dans la rondeur. (19,50 €)

La Singulière 2012, ce cabernet franc aux petits rendements provenant des plus vieilles vignes (50 ans) du domaine est affiné deux ans en petits fûts qui lui donnent de la puissance et des tanins de velours sur des notes fruits noirs, torréfiées, réglisse (18€)

                                                              PROFITEZ EN POUR VISITER…

 TOURS

*Le centre historique avec les vieilles ruelles, dont la charmante rue Briçonnet, qui gravitent autour de la pittoresque place Plumereau aux maison à pans de bois

*L’hôtel Goüin, un des rares bel édifice Renaissance à Tours

*L’ancienne basilique romane St Martin/ Il n’en reste que l’imposante tour Charlemagne et la tour de l’horloge

*Cathédrale St Gatien/ Construite du XIIIème au XVI ème elle décline toute l’évolution du style gothique et offre de magnifiques vitraux

*Le musée du compagnonnage avec ses magnifiques maquettes de charpentes ou d’escalier à vis en bois installées dans les vestiges romans de l’abbaye St Julien. L’ancien cloitre abrite aussi le musée des vins  de Touraine

*Le musée des Beaux Arts installé dans l’ancien archévêché du XVII ème et ses collections de Rembrandt, Delacroix, Degas, Boucher, Largillière…

La place Plumereau dans le vieux Tours (Photo Anaïs-Dutour)
La place Plumereau, point central de rencontre dans le vieux Tours (Photo Anaïs-Dutour)

AMBOISE

*Le château, sa grosse tour cavalière avec la rampe tournante qui permettait aux attelages de chevaux de monter de la rue à la terrasse pour approvisionner le château, son fameux balcon où furent pendus en 1560 les conjurés ralliés au protestantisme qui voulaient enlever le jeune roi catholique François II. L’épuration et ses 1500 morts marqueront le début des guerres de religion en France qui dureront 40 ans. La chapelle St Hubert, en gothique flamboyant et aux magnifiques frises sculptées, renferme la tombe de Léonard de Vinci. Au cours de son histoire, le château servira de prison d’état sous Louis XIV et de résidence surveillée en 1848 pour l’émir Abd El-Kader avec sa suite de 100 personnes.

*Le clos Lucé , demeure de Leonard de Vinci qui y vécut trois ans jusqu’à sa mort en 1519 quand François 1er l’invita à venir s’installer en France. Fascinant de découvrir les maquettes de ses machines futuristes : le premier aéroplane, l’hélicoptère, le char d’assaut, le pont tournant…

*La Pagode de Chanteloup/ Cette folie chinoise de pur style Louis XVI, se reflétant dans un grand bassin, a été construite en 1775 par le duc de Choiseul. Dernier vestige du château disparu au XIX ème, elle offre du haut de ses 44 m un panorama grandiose sur la vallées de la Loire et la forêt d’Amboise.

Vue aérienne du château de Chenonceau
Chenonceau : un ancien moulin devenu un des plus beaux châteaux de la Loire(Photo Marc Jauneaud)

CHENONCEAU Se reflétant au dessus du Cher à l’emplacement d’un ancien moulin, le plus féminin des châteaux de la Loire, bâti par Catherine Bohier puis habité par Diane de Poitiers à qui on doit les magnifiques jardins aux allées fleuries en diagonales, et Catherine de Médicis qui fit construire sur le pont la grande galerie à deux étages.

CHEVERNY Dans la même famille depuis 6 siècles, c’est un des châteaux privés le mieux meublé et décoré de France qui a été le premier à  ouvrir ses portes au public en 1922. Hergé s’en est complètement inspiré en reprenant la partie centrale devenue le château de Moulinsart du capitaine Haddock !

CHAUMONT-SUR-LOIRE  Dominant la Vallée de la Loire, il illustre à la fois avec ses tours extérieures l’architecture défensive de l’époque gothique et à l’intérieur l’architecture d’agrément de la Renaissance voulue par Catherine de Medicis qui en fut propriétaire de 1540 à 1550 avant de le céder à Diane de Poitiers. Très originales, les « Grandes écuries » du XIX ème furent considérées à l’époque comme les plus luxueuses d’Europe.

CHAMBORD 156 m de façade : la « Folie monumentale » de François 1er hérissée de 228 cheminées ouvragées, aux 440 pièces et à l’escalier en pierre à double révolution attribué à Léonard de Vinci dans lequel on se croisait jamais.

Le château de Cheverny qui a servi de modèle à Hergé pour celui de Moulinsart (photo Chicurel)
Le château de Cheverny dont s’est inspiré Hergé dans Tintin pour celui de Moulinsart (photo Chicurel)

BLOIS

*Résidence de 7 rois de France, ce château affiche les évolutions architecturales entre la tour style Louis XII, l’escalier monumental de l’aile François Ier , la façade à loggias italiennes surplombant la ville et l’aile Mansart de 1638

*Maison de la magie Robert Houdin. Une visite d’initiation dans cet hôtel particulier du 19 ème

*Tour Beauvoir Donjon carré du XI ème qui offre une belle vue sur la ville

*Hôtel de Villebresme du XV ème. Deux batiments à décor gothique reliées par une passerelle à pans  de bois au dessus de la rue.

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                        POUR UN SÉJOUR INOUBLIABLE UN CHOIX S’IMPOSE

                                                 Membre des Relais & Châteaux

Etape idéale pour des randonnées en anciennes, le château de Noizay offre l’avantage d’un parking sécurisé dans l’enceinte de son grand parc de 24 hectares, et permet ainsi de goûter un moment de vie de château en toute tranquillité. Vous tomberez sous le charme de cette demeure style Renaissance décorée avec élégance et raffinement, entre tradition et modernité, par Cécile William sa propriétaire. Situé au cœur des châteaux de la Loire, entre Amboise et Tours, Noizay invite à la sérénité le temps d’une nuit ou d’un séjour en amoureux, en famille, entre amis ou en voyages d’affaires.

Avec ses 19 chambres,  son restaurant gastronomique autour d’une belle carte des vins honorant la Loire, sa terrasse en plein air  pour déjeuner l’été, vous vivrez une expérience unique dans ce lieu empreint d’Histoire : il fut le siège en 1560 des conjurés d’Amboise qui voulaient enlever le jeune roi François II . S’ajoute à ce cadre sublime une gamme de prestations de qualité : piscine chauffée et terrain de tennis privé, location de vélos , hélicoptère et vol en montgolfière à proximité qui vous feront quitter Noizay pour la découverte des vignobles de Vouvray et de la région…pour mieux y revenir…

A 55 mn TGV de Paris et 2h 30 en voiture Promenade de Waulsort-37210 Noizay-02 47 52 11 01 /noizay@relaischateaux.com /www.chateaudenoizay.com

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SAUMUR

*Le château fortifié aux multiples tours à toit conique construit au XIVème sur un promontoire escarpé par Louis Ier duc d’Anjou, transformé en prison sous Napoleon Ier, en caserne puis en musée des Arts décoratifs.

Le musée des blindés à Saumur.

*Le musée du cheval qui illustre l’histoire de la célèbre école de cavalerie du Cadre Noir de Saumur

*Le musée des blindés et l’armada de ses 200 véhicules de combat

BRÉZÉ  Ses deux châteaux près de Saumur, l’un en surface de la Renaissance, et juste en dessous la forteresse souterraine, la plus grande d’Europe, creusée au Moyen Age pour se protéger du pillage par les Normands qui remontaient la Loire.

AZAY LE RIDEAU

* La perle romantique du Val de Loire/ Edifié sous François Ier, le célèbre château se reflète dans les deux miroirs d’eau qui l’entourent. Balzac l’a décrit comme « le diamant taillé à facettes serti par l’Indre »

*Son frère jumeau et moins connu, le château Renaissance de l’Islette à 2km d’Azay, qui abrita les amours tumultueuses de Rodin et Camille Claudel

*Musée Maurice Dufresne avec son impressionnante collection de 3000 pièces pour un étonnant retour vers le passé de l’aviation et de l’automobile.

Le musée automobile Maurice Dufresne à Azay-le-Rideau
Le musée automobile Maurice Dufresne à Azay-le-Rideau

LE COUDRAY  Le château du Coudray, forteresse du XV ème avec ses écuries animées, et ses 14 jardins de contes de fée pour les enfants

CHINON

*Les vestiges de la forteresse royale longue de 500 m sur son éperon rocheux en surplomb de la ville médiévale le long de la Vienne

* La rue Haute St Maurice, axe principal de la vieille ville jalonné par de vieilles maisons à pans de bois,  le palais du Bailliage, l’hôtel du gouverneur, le musée Le Carroi dans l’ancien hôtel des Etats généraux

*L’église St Etienne et son portail gothique flamboyant

*Le musée animé du vin et de la tonnelerie

BOURGUEIL

Ses caves déjà célébrées par Rabelais et son abbaye fortifiée St Pierre fondée au Xème par les bénédictins. Du XIIIème restent le cellier et les grands greniers. Et dans le batiment du XVIII ème, un monumental escalier suspendu à rampe en fer forgé, un grand réfectoire vouté et une salle à manger lambrissée.

Les étonnantes cuisines de l'abbaye de Fontevrault
Les étonnantes cuisines de l’abbaye de Fontevrault (Photo Darrault)

FONTEVRAUD-L’ABBAYE Fondée en 1099, l’abbaye est exceptionnelle en Anjou avec son église abbatiale abritant les tombeaux des Plantagenêt, ses deux cloitres, le réfectoire à voute gothique long de 45 m  et l’étonnante tour octogonale des cuisines, aux 8 absidioles correspondant chacune à un foyer, et surmontée, sur sa toiture byzantine conique en écailles, de clochetons qui sont en fait les sorties des 20 cheminées.

VILLANDRY. Le dernier des grands châteaux construits au bord la Loire à la Renaissance, puis réaménagé au XVIII ème. Unique en son genre par son incroyable parc floral dessiné et taillé comme une incroyable architecture qu’on peut admirer du haut de la tour.

LANGEAIS et ses alentours

*le château de Langeais, à la fois forteresse du Moyen Age et résidence princière Renaissance avec ses meubles sculptés et ses riches tentures. Animations en costumes d’époque, avec reconstitution du mariage de Charles VIII et Anne de Bretagne en son et lumière.

*Château de Gizeux, à 15 minutes de Langeais, demeure de la famille du Bellay pendant 350 ans, il est aujourd’hui la plus grande demeure habitée et meublée de Touraine . La famille ouvre à la visite pour y admirer les deux galeries de peintures murales du XVI ème et XVII ème, les salons, la salle à manger , les caves. Plus des activités et visites costumées pour les enfants.

Le château d'Ussé qui inspira Charles Perrault pour celui de la Belle au bois dormant.
Le château d’Ussé, ancienne forteresse complètement transformée à la Renaissance.

*Château d’Ussé Hérissé de tours aux allures féériques,  il inspira Charles Perrault  pour son château de la Belle au Bois Dormant.

*Château de Marcilly-sur-Maulne, imposante bâtisse de style Henri IV-Louis XIII avec une chapelle intérieure dans le pavillon central.

*Grottes pétrifiantes de Savonnières-Villandry/ Un voyage inattendu au cœur de la terre

*Château-Renault/ Son musée du cuir ouvert dans une ancienne tannerie (www.museeducuir.org)

*La Cave des Roches à Bourré, 1km de visites guidées et de dégustation dans une champignonnière en activité depuis 1893

LOCHES

*La ville fortifiée du Moyen age et son château célèbre pour ses prisons de Louis XI et Agnès Sorel, la  favorite du roi Charles VII, qui y demeura.

* L’ancienne collégiale romane

La cour du château de Blois avec son fameux escalier François Ier. (photo Leonard de Serres)

*Carrière de Vignemont /Au pied de la falaise, l’entrée de la carrière vous emmène dans un dédale saisissant de 5 km de galeries où l’on découvre la vie des carriers d’autrefois et les habitations troglodytes qui y ont été aménagées, avec un pressoir encore présent.

*Train à vapeur du lac de Rillé et le parc accrobranches. A 15 km au nord de Bourgueil, deux anciennes locomotives avec leurs wagons vous emmènent pour une balade ferroviaire de 3 km (aecfm.fr/02 47 96 42 91)

* La petite France, musée animé des trains miniatures à Savigné-sur-Larthan. Une fabuleuse collection de 1920 à nos jours sur 600 m2. Après la visite, les enfants circulent sur les trains électriques du jardin !

*Traversées sur la Loire à bord des anciens bateaux de navigation en bois depuis La Chapelle-sur-Loire (02 47 58 68 30) et visite du musée des mariniers à Chouzé-sur-Loire

 

Le petit train à vapeur du lac de Rillé.

VALLEE DU LOIR

* Poncé-sur-Le-Loir, Château avec escalier Renaissance exceptionnel, grand pigeonnier XVIIIème, jardin classé

*Vouvray-sur-Loir, le moulin Pousset, un des derniers moulins à blé industriel des années 30 ouvert au public avec sa roue monumentale

*Château du Lude, l’un des plus beaux exemples de l’architecture de la première Renaissance française magnifiquement mis en valeur par le son et lumière qui se reflète sur le Loir

*Baugé-en-Anjou, l’Hotel Dieu : considérée comme l’une des plus complètes du patrimoine hospitalier de France, l’Apothicairerie de 1675 présente dans ses étagères en bois sculptées plus de 650 pots en faïences et boites aux contenus mystérieux. A voir aussi le relais de chasse du Roi René d’Anjou édifié de 1454 à 1465 à la fin du gothique flamboyant.

L'apothicairerie de Baugé -sur- Loir et ses 650 pots de faïence (Photo L.Massilon)
L’apothicairerie de l’Hôtel Dieu à Baugé -sur- Loir, et ses 650 pots de faïence (Photo L.Massilon)

 

 

 

 

 

 

 

Une BMW 850 i sous le soleil provençal

Une BMW 850 i sous le soleil provençal

Marc Lépine / Château Bizard

Dans la course à la puissance des années 90, la star des BMW allait taquiner les Ferrari ou les Jaguar. Au grand plaisir de ce vigneron de la Drôme : 30 ans après son acquisition, il la garde précieusement. 

Quand elle est sortie à l’automne 1989, cette BMW 850 i se voulait la première super car de la marque bavaroise qui rejoignait l’élite automobile. Celle des coupés Ferrari, Jaguar, Mercedes et Lamborghini, les seuls propulsés par de fantastiques V12 à la sonorité noble. A Munich, l’heure de la riposte avait sonné chez le constructeur qui ne voulait plus laisser le champ libre à ses concurrents germaniques Porsche et Mercedes dans la course à la puissance.

Une BMW 850 i sous le soleil provençal
Sobriété et efficacité d’un tableau de bord orienté vers le conducteur.

Avec ses 4 places confortables et son V12 de 5 litres aux 300 ch, cette imposante BMW 850 i de 1780 kg était davantage une GT dévoreuse d’autoroutes allemandes à 250 km/h qu’une voiture de sport virevoltant sur routes sinueuses. Mais une nouvelle version plus puissante en 1992 avec la 850 CSi 5,6 l de 380 ch remettra les pendules à l’heure.  Au final, BMW aura frappé les esprits avec ce luxueux coupé à la ligne basse et superbement profilé avec son museau effilé à l’avant, et ses ailes renflées qui musclaient ses flancs.

Une BMW 850 i sous le soleil provençal
Un étonnant profil arqué avec toutes les vitres descendues.

Car avec un 0 à 100 km/h pulvérisé en 6,8 secondes, la 850 i richement aménagée dans son habitacle tapissé se cuir, accumulait les superlatifs en 1989. D’avant garde, elle était une des premières avec réglages électriques du volant et des sièges, antenne aérodynamique sur la lucarne arrière, ceintures intégrées aux sièges avant, suspension réglable entre confort ou sport, et une direction asservie se durcissant avec la vitesse (comme avant elle la Citroën SM en 1973 !). Le tout dans le feulement très discret de son V12 aux accélérations de velours qui permettait d’effectuer de longs trajets sans fatigue.

Une BMW 850 i sous le soleil provençal
Un museau de fauve effilé par l’absence de phares visibles.

Rien d’étonnant donc que Marc Lépine qui était déjà un fidèle « Béhèmiste » ne roulant qu’en Série 5 puis 7, soit devenu en France un des premiers à acheter ce beau bolide en 1990. « C’était une évidence. Je la trouvais superbe par sa ligne intemporelle qui passe encore très bien aujourd’hui. Sans parler de son confort et de ses performances avec des accélérations très progressives, bien assise sur ses 4 gros pneus. Un régal de puissance en douceur ! » Et cette 850 i tombait à point pour lui.

Une BMW 850 i sous le soleil provençal
Tout change quand les phares escamotables sortent.

Entrepreneur au Mans, il venait de reprendre le vignoble de son grand père en Provence à Allan près de Grignan.La ville du fameux château où se rendait souvent la Marquise de Sévigné chez sa fille. Mais le château familial de Bizard en ruine, et l’exploitation vinicole en déshérence nécessitaient le lancement de grands travaux obligeant Marc Lépine à descendre sur le chantier tous les week end. Une corvée ? Non, un plaisir jouissif au volant de ce coupé à une époque où les limitations de vitesse étaient moins contrôlées !

Une BMW 850 i sous le soleil provençal
300 chevaux dans un 12 cylindres aussi puissant qu’esthétique.

D’un petit sourire coupable, Marc Lépine, très placide en apparence, reconnait ses exploits en pleine nuit : «Il y a prescription aujourd’hui, mais j’abattais sans mal les 800 km en 5 heures grâce à cette auto vraiment extraordinaire qui filait sans problème, mis à part sa consommation de 15 à 30 l au 100. Le réservoir de 90 l n’était pas de trop ! » Mais si aujourd’hui, la voiture et le conducteur se sont assagis, pour rien au monde Marc Lépine ne se séparerait 30 ans plus tard de sa Béhème aux 162 560 km au compteur.

Une BMW 850 i sous le soleil provençal
Des places arrières confortables entre la trousse de secours intégrée dans le dossier.

« Cette 850 i était en avance sur son temps, et du coup,  j’ai toujours autant de plaisir à son volant. Surtout quand mes petits enfants sont aux anges lorsque je les emmène à bord !  Fabriquée de 1989 à 1999,  il ne se vendra  que 30 621 exemplaires de cette merveille qui souffrait du handicap d’être la plus chère de la marque, et plus onéreuse qu’une Mercedes. Pour la relancer avec un tarif plus accessible, BMW sortira en 1994 une version V8 4 l de 286 ch. Mais il faudra attendre 30 ans pour qu’une nouvelle BMW 850 prenne enfin cette prestigieuse succession !

Une BMW 850 i sous le soleil provençal

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

BMW M 850 i : la nouvelle terreur du bitume

BMW M 850 i, la nouvelle arme fataleLe constructeur munichois monte en gamme et déclare la guerre aux supercars de luxe avec un bolide aux lignes superbes et aux performances décoiffantes. Son V8 4,4 l de 530 ch propulse ce fauve racé de 0 à 100 km/h en 3,7 secondes. Plus vite qu’une Porsche 911  ou un coupé Bentley Continental ! Ajoutez y 4 roues motrices et 4 roues directrices et vous avez la nouvelle terreur du bitume. Sensations garanties au volant, avec une précision de la direction et une tenue de route à toute épreuve. Dans l’ambiance cosy  d’un habitacle tendu de cuir où la high tech s’affiche sur un tableau de bord aux instruments en affichage numérique… lire la suite

OENOTOURISME

                                                                        Mes vins préférés

Quand Marc Lépine a racheté en 1980, château Bizard,  la maison drômoise en ruine de son grand-père à laquelle il était très attaché pour y avoir passé enfant moult  vacances, il n’y avait plus de vignes autour. « J’ai reconstitué petit à petit le vignoble de 20 ha que l’on a replanté à partir de 2000 sur ce terroir à l’appellation AOP Grignan-les- Adhémar reconnue depuis 2010 après avoir été englobé dans les Côtes du Rhône et les Côteaux du Tricastin. Sur ces argiles graveleuses et ces calcaires durs, les rangs de vignes, espacés de 2,50 m pour bénéficier d’un ensoleillement maximum, ont été plantés dans le sens Nord-Sud afin d’être ventilés par le Mistral qui chasse ainsi l’humidité et les risques de gel ou de maladies. »

Et le vignoble a redémarré sous des auspices favorables. La première cuvée en 2004 a décroché une médaille d’or à Paris pour le rosé ! Puis à nouveau l’année suivante pour le rouge Montagne de Raucoule et pour le rosé. Les blancs étonnent aussi par leur fraicheur fruitée.

Montagne de Raucoule, l’exemple de classique vin de la vallée du Rhône bien charpenté avec un bel équilibre aromatique à 50-50 entre Syrah et Grenache noir, le plus vendu, (10 €)

Serre de Courrent 2016, à 70% Syrah, ce vin élevé 15 mois en fûts de chêne dégage une déclinaison d’arômes puissants et harmonieux sur une finale de velours (16 €)

1862, à 100 % avec les meilleurs Syrah du domaine aux arômes foisonnants tout en rondeur, une cuvée emblématique de l’année de la création du vignoble par l’aïeul sur ces terres utilisées jusqu’alors pour la culture du verre à soie. Une sélection limitée de 1500 bouteilles, après un vieillissement de 4 ans dont 18 mois en barriques (35 €)

Contact@chateaubizard.fr

                                                                  Profitez en pour visiter…

 *Le château de Suze la Rousse en haut de son promontoire rocheux au dessus des toits du village. Cette forteresse avec ses grosses tours du Moyen age a été réaménagée à la Renaissance avec une jolie cour d’honneur intérieure. La bâtisse abrite aujourd’hui l’Université du vin.

Le château de Suze-la-Rousse
Le château de Suze-la-Rousse

 

*Rochegude : son château fort, surplombant les vignes face au mont Ventoux, et transformé à la Renaissance, puis restauré au XIX ème par Viollet le duc, est devenu un superbe Relais & Chateaux. Cet hôtel vaut d’autant plus le détour qu’il est dirigé par un passionné de voitures anciennes ! A voir aussi la petite église fortifiée NTD des Aubagnans, reste d’un prieuré du XIIème. Sa chapelle St Denis, est un des plus anciens témoignage de l’art roman de la région.

*L’abbaye médiévale de Bouchet

* Grignan : son château renaissance où se rendait fréquemment chez sa fille madame de Sévigné dont on visite la chambre. La terrasse, avec vue panoramique sur le Ventoux, les dentelles de Montmirail, et les Alpilles, recouvre curieusement l’église St Sauveur accolée en contrebas du château. Une dalle de marbre au pied du maître autel et de son retable y indique l’emplacement de la tombe de Mme de Sévigné décédée à Grignan le 18 avril 1696

Le château de Grignan et sa curieuse terrasse sur l'église St...
Le château de Grignan et sa curieuse terrasse sur l’église St Sauveur.

*Avignon, entourée de ses remparts, et surplombée par le Rocher des Doms et sa cathédrale du XII ème à côté du gigantesque Palais des Papes fortifié du XIV ème, témoin de l’exil provençal de la cour pontificale romaine durant un siècle, le petit palais épiscopal du XV ème, la place de l’Horloge et son beffroi , seul vestige de l’époque gothique, l’extraordinaire musée Calvet et ses toiles de Corot , Manet, Toulouse-Lautrec, Mignard, Daumier, David, Géricault,… dans un hôtel particulier du XVIII ème,

Le Palais des papes à Avignon (C.Rodde)
Le Palais des papes à Avignon (C.Rodde)

 

 

la très pittoresque rue des Teinturiers pave de galets le long de la Sorgue avec ses grandes roues à aubes qui faisaient fonctionner les usines textiles jusqu’ à la fin du XIX ème, le couvent des Célestins et son cloître, les belles façades à l’entrée de la rue du Roi René, le pont Bénézet et sa chapelle, édifié en 8 ans, qui menait à Villeneuve-lès-Avignon, l’ancienne ville des cardinaux, au pied de la tour Philippe le Bel et des tours rondes du fort St André d’où la vue sur Avignon au soleil couchant est fabuleuse.

Le théâtre romain d'Orange
Le théâtre romain d’Orange.

*Orange avec son célèbre theâtre romain, le mieux conservé de tout le monde antique, et son arc de triomphe sur l’ancienne voie Agrippa qui reliait Arles à Lyon.

*Vaison-la-Romaine, plus connue pour son amphitheâtre et ses ruines que les ruelles de sa vieille ville en hauteur, couronnée par un château abandonné, et accessible par un spectaculaire pont romain en pierre à une seule arche au dessus de l’Ouvèze.

La vieille ville de Vaison-la-Romaine et son pont romain
La vieille ville de Vaison-la-Romaine et son pont romain.

*Crestet, au sud de Vaison-la-Romaine, est un des plus typiques villages du Vaucluse avec ses maisons Renaissance escaladant une colline dominée par un château du XII ème avec vue imprenable sur le Ventoux.

Les ruelles du village de Crestet
Les ruelles du village de Crestet

*Séguret, pittoresque village provencal avec son dédale de ruelles accrochées à une colline escarpée d’où l’on peut contempler les dentelles de Montmirail et la plaine du comtat Venaissin.

 

*Le musée de la soie au village médiéval de Taulignan, ancien haut lieu de l’industrie de la soierie au XIX ème

 

*Ferme aux crocodiles à Pierrelatte, unique en Europe avec ses 400 animaux et ses 10 espèces de croco dans une serre paysagée de 9500 m2 et 4000 m2 en plein air

*Distillerie d’huiles essentielles Bleu de Provence à Nyons et sa savonnerie

 

 

                                                                                                                                                                

 

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune

Dans ce haut lieu du vignoble jurassien, ce bolide de 1980 coule des jours tranquilles après une existence mouvementée dans l’histoire de la marque au petit cheval cabré et celle de son boss Enzo Ferrari.

Chateau d’Arlay, Alain de Laguiche

Furieux ! Ce jour-là de 1973, les murs tremblent dans son bureau de Maranello : Enzo Ferrari, bien connu pour son caractère rugueux, jure en tempêtant qu’on ne l’y reprendra pas deux fois. Plus jamais !  C’est la première, et la dernière fois qu’il aura confié la réalisation d’une de ses voitures à un autre designer que son styliste fétiche Sergio Pininfarina. Car on s’est payé sa tête ! L’objet de son courroux s’appelle Nuncio Bertone, l’autre grand carrossier de Turin qui lui avait créé cette Dino GT 4 plutôt bien réussie au demeurant.

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune
Un arrière taillé à la serpe dans le style Bertone des années 70.

Mais quelques mois après son lancement en cette année 1973, stupeur ! Le Commendatore vient de découvrir aujourd’hui que la nouvelle Lamborghini Urraco mise en vente ressemble bougrement à SA Dino …Quoi ! Crime de lèse majesté au seigneur de Maranello :  ce roublard de Bertone lui a en fait « refilé » le dessin du premier prototype de l’Urraco qui avait été retoqué en 1970 par Ferruccio Lamborghini ! Son rival de toujours ! Ce rustre ! Ce fabricant de tracteurs qui, lassé des pannes sur ses Ferrari, avait osé le défier en lançant sa propre marque de voitures de sport en 1963. De ce jour, Enzo Ferrari, bafoué dans son orgueil, n’adressera plus jamais la parole à Bertone.

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune
Une 4 places à la sellerie cuir aussi stylisée que confortable.

Et voilà comment cette Dino GT 4 est la seule qui détone dans la galerie de toutes les Ferrari signées Pininfarina. Et c’est pour cette raison qu’elle figure aujourd’hui dans le garage d’un vigneron jurassien, amusé par l’histoire, et séduit par sa ligne originale qui ne ressemble pas aux autres Ferrari, et pour cause ! Il faut dire qu’Alain de Laguiche, descendant d’une famille où s’est transmis depuis le XIème siècle le plus vieux vignoble de France réputé pour son fameux vin jaune, est aussi un original dans son genre. «Oui, c’est vrai j’ai un faible pour les italiennes, reconnaît il en plaisantant sous le regard entendu de son épouse Anne. Ça a commencé tout jeune par mon admiration pour la Lancia Fulvia 1969 de ma grand-mère. »

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune
Une ligne plongeante vers l’avant au style très épurée grâce à l’absence de phares apparents.

A sa mort, la famille lui légua donc tout naturellement au début des années 90 ce joli coupé qu’il continue de bichonner précieusement. Et cette passion s’est développé avec d’autres autos transalpines, jusqu’à créer en 2002 le plus grand rassemblement d’italiennes en France dans l’enceinte du château d’Arlay, le temps d’une journée, la Giornata en italien. Tel est le nom qu’il a donné à cette concentration en mai de 400 voitures venues de tous les coins de l’Hexagone, Alfa Romeo, Lancia, Abarth, Fiat, et bien sûr Ferrari… dont la sienne depuis 2006 où il a concrétisé son rêve.

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune
Heureusement pour la ligne que les phares télescopiques étaient refermés en plein jour !

« Quand j’ai acheté cette version de 1980, la Dino 308 GT 4 n’intéressait personne car ça n’était pas une « vraie », une Pininfarina. Et du coup, elle ne valait pas plus chère qu’une Mégane Renault neuve ! Bonne pioche. Depuis, sa cote a bien grimpé…Car les collectionneurs ont fini par découvrir les vertus de cette belle auto taillée à la serpe qui succédait à la fameuse première Dino V6 246 GT (1969-1974) . Tout en gardant le même chassis et un moteur en position arrière centrale, Bertone avait réussi le prodige de rajouter deux passagers à l’arrière. D’où son nom de Dino 308 (pour 3 litres V8) GT 4 (pour 4 places).

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune
Interrupteurs, cadrans multiples, curseurs de température, grille des vitesses, bienvenue à bord.

Une auto gentiment joueuse dans le rugissement de ses 255 chevaux qui emmenaient ce vrai karting à 250 km/h après un 0 à 100 km/h en 7 secondes. Un joli score pour l’époque alors qu’aujourd’hui une 208 GTI fait aussi bien… Mais pour le plaisir à bord, la Dino en offre beaucoup plus par sa bande son, son habitacle tapissé se cuir, sa position de conduite, son panorama sur un tableau de bord très stylé sport, sa mythique grille chromé de levier de vitesses, ou sa superbe sellerie aux 4 places. Et si elle fut un peu méprisée dans son histoire, cette Dino 308 GT 4 n’en aura pas moins été vendue à 2826 exemplaires durant son existence de 1973 à 1980.

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune

 

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Ferrari 812 Superfast, et superbellissima Jamais Ferrari n’avait sorti une voiture aussi puissante et rapide avec 800 chevaux sous ce magnifique capot interminable. Elle a a du coffre avec son V12 de 6,5 l. Et cette diva du bitume offre un concert inoubliable avec des envolées lyriques aussi époustouflantes que ses accélérations : un 0 à 200 km/h en seulement 7,9 secondes ! Pour parvenir à de telles performances, dignes de la Formule 1, les sorciers de Maranello ont déployé des trésors d’imagination en mécanique et en aérodynamique. D’où un profil très sculptural pour faciliter les écoulements d’air et plaquer la voiture au sol…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                   Mes vins préférés

 Ici dans les caves du château d’Arlay, le vin vieillit plus longtemps qu’ailleurs dans le Jura, « pour que mes bouteilles de très longue garde, de 50 à 80 ans, expriment au maximum la complexité aromatique de notre terroir exposé plein sud » explique Alain de Laguiche. Le fameux vin jaune ne voit ainsi le jour qu’après 7 ans d’élevage sous voile en barrique sans ouillage, un nectar qui fait office de vitrine du savoir faire Jurassien en France et à l’étranger où le château exporte 46 % de sa production. Le domaine de 25 ha cultivé à 80% en bio garde encore en partie de vieilles vignes à faibles rendement plantées entre 1953 et 1974 . Alain de Laguiche, aux manettes depuis 1990, met un point d’honneur à perpétuer la tradition des vins d’autrefois avec des assemblages dés la vendange et non à partir de vins vinifiés séparément, des élevages en vieux futs, ni collage ni filtration, et des étiquettes inchangées depuis 1917 !

-Vin Jaune 2008, fleuron du domaine, ce « grand cru du Jura » au nez puissant exhale ses aromes de savagnin à la riche palette entre noix séchée, noisette, champignons des bois, truffe sur un délicat bouquet fruité (45 €)

-Vin Blanc Tradition 2012, un assemblage 70% chardonnay qui garde une belle typicité jurassienne procurée par ses 30% de savagnin aux notes de noisettes sur une finale un peu saline (16,50 €)

-Vin Rouge Pinot Noir 2011, élevé en vieux foudres pour assouplir ses tanins, ce rouge légèrement épicé développe des aromes de cassis et de griotte sur une fine trame minérale (14 €)

 

                                                          Profitez en pour visiter…

– Les vestiges de la forteresse médiévale d’Arlay et le château rebâti au XVIII ème sur les caves d’un ancien couvent, avec ses salons et chambres meublés et son originale bibliothèque à la cheminée dissimulée derrière des livres postiches.

Le village de l’Etoile, pittoresque bourgade qui a donné son nom à l’un des plus réputé vin du Jura qui doit son nom aux fossiles en formes d’étoiles trouvés sur son terroir. Joli point de vue du haut de la colline où se trouve le vignoble de Philippe Vandelle qui vaut le détour pour une dégustation.

La bibliothèque du château d’Arlay et sa cheminée camouflée derrière les livres/

La reculée du cirque de Baume, à voir depuis le belvédère de Crançot, juste à côté de l’hôtel-restaurant Le Belvédère à l’excellent menu local à déguster sous les grands arbres de sa terrasse délicieusement ombragée en été. Un autre point de vue complètement différent vaut la peine depuis Granges-sur-Baume où l’on plonge sur l’abbaye en contrebas qui vous invite à y descendre…

Abbaye de Baume-les-Messieurs, fondée au VI ème siècle, on y rentre par un passage vouté, sous l’ancienne hôtellerie et le donjon, qui débouche sur la façade de l’église romane où la nef du XIIème est dallée de pierres tombales. Après l’ancien cloitre qui a conservé sa fontaine centrale, une autre cour donne accès aux anciens logements des chanoines.

La reculée de Baume-les-Messieurs depuis Crançot et l’abbaye dans le fond.

Grottes de Baume, un fantastique voyage dans les tréfonds de la reculée à travers les salles souterraines et leurs forêts de stalactites. A voir aussi à l’extérieur les encorbellements de la cascade des tufs.

Poligny, capitale du gruyère de Comté à l’entrée de la reculée de Vaux, son Hôtel Dieu du XVII ème avec son cloitre, sa pharmacie et ses pots en faïence, sa cuisine voutée et son réfectoire. Autres curiosités : le couvent des Clarisses fondé en 1415, la collégiale St hippolyte du XV ème et ses magnifiques statues bourguignonnes, la Grande-Rue bordée d’hôtels particuliers, l’église romane de Mouthier-Viellard et son retable en albâtre du XV ème

La pompe à balancier des salines de Salins-les bains. (club-Photo-Espace 110-ILLZACH)

Salins-les-Bains, la descente dans les galeries voutées des salines et l’énorme roue hydraulique en bois de la pompe à balancier qui remontait les eaux salées laisse un souvenir inoubliable. A voir aussi, un des plus beaux exemples du gothique bourguignon cistercien du XIII ème, l’église St Anatoile.

Arc-et-Senans, la grandiose saline royale en demi cerce de 235 m de diamètre dessinée au XVIII ème par le grand architecte Ledoux qui avait imaginé une ville circulaire où était exploité les eaux saumâtres de Salins amenées jusque là par des conduites en bois sur une trentaine de kilomètres.

Le village de Château-Chalon au dessus de son célèbre vignoble.

Château-Chalon, ce vieux village pittoresque perché sur un escarpement rocheux au dessus de son fameux vignoble en pente offre un panorama splendide sur la plaine jurassienne.

Le château du Pin, son imposant donjon carré du XV ème domine la campagne environnante.

 –  Arbois, son vin, sa maison de Pasteur, son Hôtel de ville  et ses caves du XVème, le château Pécauld et son musée de la vigne et du vin, sa place de la Liberté aux maisons du XVIII ème à arcades et balcons en fer forgé, sans oublier à 4,5 km d’ici, la reculée des Planches et ses grottes aux chapelets de lacs souterrains et marmites géantes.
Les arcades de la rue du Commerce à Lons-le-Saunier.

Lons-le-Saunier, encore une ville qui doit son nom à l’exploitation jadis de sa saline. Sa rue du Commerce est pleine de charme avec son enfilade d’arcades du XVI ème qui débouche sur la place de la Liberté où la tour de l’Horloge marque l’emplacement des anciennes fortifications de la ville. Le musée dans l’Hôtel de ville vaut le détour pour ses tableaux de Breughel, Courbet ou ses statues de Falconet et Perraud. A voir aussi l’une des plus vieilles églises de Franche Comté, St Désiré du XIème, et  l’amusant musée de la Vache qui rit, Lons étant la ville natale du célèbre bovidé hilarant.

Montaigu, c’est dans ce joli vieux village perché sur un éperon rocheux au dessus de Lons que l’auteur de la Marseillaise, Rouget de l’Isle vécut sa jeunesse.  Alors que Lons-le-Saunier le revendique aussi, car sa mère y accoucha en descendant au marché de la ville !

L’Hôtel-Dieu et l’église Notre-Dame à Dole.

Dole, capitale de la Franche-Comté pendant des siècles, la ville resplendit de son histoire par ses monuments dans ses ruelles étroites et tortueuses bordées de jolies maisons à tourelles du XVème- XVIIIème aux cours intérieures avec escaliers couverts en bois ou en pierre. L’église Notre-Dame du XVI ème et son clocher carré de 75 m était le phare de la cité où un guetteur signalait jadis les incendies au porte voix. L’ancien Hôtel-Dieu Renaissance et sa splendide cour en galeries à colonnades, les collèges, les couvents et les hôtels particuliers aux cours à balustrades jalonnent la cité qui domine l’ancien quartier des tanneurs le long d’un canal. On peut y visiter la maison natale de Pasteur où son père, limogé de l’armée impériale après la chute de Napoléon, avait repris ce métier.

La ligne des Hirondelles, nom du train en partance de Dole au parcours pittoresque en forêts et montagnes qui emprunte sur 123 km 36 tunnels (dont certains au tracé en en fer à cheval !) et 18 gigantesques viaducs en courbes débouchant au dessus de Morez pour une impressionnante descente jusqu’à la gare de Saint Claude. Vues imprenables garanties. A voir, la cathédrale fortifiée et ses splendides stalles en bois sculpté.

Une Ford Thunderbird au rosé du Luberon

Une Ford Thunderbird au rosé du Luberon

Cette élégante américaine est un modèle historique : la première voiture de sport lancée par Ford en 1955. Pour rivaliser avec General Motors et sa fameuse Chevrolet Corvette. Objectif gagné  !

Patricia Alexandre et Georges Antoun /Domaine des Peyre à Robion

« Je l’adore ! Quand je monte dans cette voiture mythique, j’ai l’impression de rentrer dans un film hollywoodien des années 50. Et de rouler en Californie ou en Floride tout en écoutant Franck Sinatra sur l’autoradio dans Stranger in the night… » Quand la Ford Thunderbird est sortie en 1955, Georges Antoun, aujourd’hui vigneron dans le Luberon, avait 12 ans. L’age où tout ce qui venait d’Amérique faisait alors rêver la jeunesse du baby boom. Pas étonnant donc qu’en 2011 il ait cédé à la nostalgie en achetant cette T-Bird de 1956. Symbole du sursaut américain face à la vague des sportives européennes aux States.

Une Ford Thunderbird au rosé du Luberon
Un intérieur bicolore lumineux avec le parebrise panoramique et le curieux hublot du hard top.

Jaguar, Triumph, MG…les Gi’s étaient revenus au pays en ayant découvert le charme de ces voitures de sport inexistantes chez les constructeurs automobiles de Détroit. Face à l’afflux des commandes de belles anglaises, General Motors réagit alors en lançant en 1953 la première voiture de sport américaine, la fameuse Chevrolet Corvette avec son vieux 6 cylindres en ligne 3,9 l de 160 ch. Pris de vitesse, Ford  allait répliquer deux ans plus tard avec sa Thunderbird  et son gros V8 4,7 l de 202 ch qui la propulsait à 185 km/h contre 160 km/h pour la Corvette.

Une Ford Thunderbird au rosé du Luberon
Sa fine ligne profilée très basse accentue sa longueur de 4,62 m.

Succès foudroyant : l’année 1955 s’achèvera avec 15 000 ventes de T-Bird contre 700 Corvette, puis 18 500 l’année suivante. Une voiture du tonnerre ce roadster 2 places Thunderbird ! Comme son nom provenant d’une légende indienne, « L’oiseau de tonnerre », pouvait le laisser présager. Et surtout sa superbe ligne racée. La plus basse jamais construite alors par Ford. Et originale par la douceur de sa silhouette fine et élancée, ses discrets ailerons arrières, son parebrise panoramique, et la roue de secours carénée fixée sur le pare choc arrière (uniquement en 1956) pour dégager de la place dans le coffre.

Une Ford Thunderbird au rosé du Luberon
La roue de secours carénée dans le parechoc arrière lui donne un côté chic très rétro.

Sans oublier la grille de calandre géante à la Ferrari, les butoirs de parechoc chromés en forme de réacteur d’avion, le hard top en fibre de verre avec son curieux hublot circulaire, et des couleurs de carrosserie délicieusement rétro aujourd’hui, comme le rose ou le vert pomme. Luxueuse et joliment finie avec sa planche de bord en cuir et aluminium bouchonné, son volant stylé au klaxon-anneau chromé, cette Thunderbird était en plus en avance sur son temps par rapport aux voitures européennes de la même époque.

Une Ford Thunderbird au rosé du Luberon
Un tableau de bord très sobre et joliment stylé avec chromes et aluminium bouchonné.

A en juger par ses équipements qui laissaient rêveur de ce côté-ci de l’Atlantique :  vitres électriques, freins et direction assistés, siège électrique reculant automatiquement à la coupure du contact pour descendre ou remonter plus facilement, réglage automatique du volume de la radio en fonction du régime sonore du moteur. Durant sa courte vie de 1955 à 1957, elle se vendra à 53 166 exemplaires.

Une Ford Thunderbird au rosé du Luberon
L’impressionnante écope de capot aère le gros v8 en dessous.

Avant de donner suite à une série de 11 générations, en 4 places, et de plus en plus puissantes avec des V8 7 l de 300 ch  jusqu’en 2005. Mais en Europe, où elle remportera aussi un certain succès de curiosité, cette première version tapera dans l’œil du patron de Simca. En 1957, Henri Pigozzi sortira un coupé Simca Plein Ciel très inspiré de la T-Bird avec son parebrise panoramique et son énorme grille de calandre chromée entre les deux phares rond à casquette. Une petite Thunderbird à la Française.

Simca Plein Ciel, la pte Thunderbird à la française.

 

L’ESSAI DE LA VOITURE DU MOIS

Le nouveau Porsche Cayenne S au summum de sa forme

Le Porsche Cayenne S au summum de sa formeDepuis son lancement en 2002 puis son restylage en 2010, le Porsche Cayenne avait besoin de se renouveler face à ses concurrents chez BMW, Audi, Volvo ou Jaguar qui ne sont pas restés inactifs. Mission accomplie pour les ingénieurs de Stuggart ! Ils ont sorti une troisième version qui frise la voiture de sport tout en restant un 4X4 à la garde au sol variable jusqu’à 24 cm de haut. Et tout en baissant sa cylindrée et sa consommation, ce Cayenne augmente sa puissance de 20 ch pour monter à 440 ch son V6 biturbo de 2900 cm3. Et gagne en praticité avec un coffre agrandi de 100 litres  qui peut passer de 700 à 1710 l dossiers rabattus. Le tout en déclinant confort, luxe et puissance à bord…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                      Mon vin préféré

Entre Gordes et l’Isle-sur-laSorgue, ce vignoble de 25 hectares déniché en 2011 a été en partie replanté sur les conseils du grand oenologue Philippe Cambie avec 13cépages différents pour satisfaire aux besoins des rosés, des rouges et des blancs. Ancien directrice du Gault et Millau, Patricia Alexandre s’est impliquée au quotidien dans la bonne marche du domaine des Peyre. Mais elle a gardé sa fibre journalistique en confectionnant des étiquettes qui rappellent son ancien métier.

Etiquette du domaine des Peyre-La Gazette 2014 : Ce côtes du Ventoux rouge, gourmand, au nez légèrement poivré par la syrah, dégage des saveurs de fruits rouges, de cerise et de réglisse sur des tanins fondus donnant une allonge soyeuse, après une partie en élevage de 4 à 6 mois en barriques neuves (12,50 €)

-L’Apostrophe 2015 : Un blanc onctueux 100% viognier d’une surprenante rondeur fruitée aux notes de miel et de fruits secs (13 €)

www.domainedespeyre.com

 

                                                                 Profitez en pour visiter…

*L’isle-sur-la-Sorgue : Ce bourg riant, capitale des brocanteurs, est entouré comme une île par les bras de la Sorgue qui fait tourner des roues à aubes autrefois utilisées pour les usines de soie et les moulins à huile. L’église du XVIIème très richement décorée donne un petit air italien à la place principale sur laquelle débouchent toutes les ruelles.

*Gordes, et son site extraordinaire avec le château Renaissance qui domine le village en haut de ce piton rocheux d’où l’on a une vue splendide sur la Montagne du Luberon. Devenu célèbre aussi pour son musée Vasarely.

Gordes en haut de son éperon rocheux dominé par le château.

Gordes en haut de son éperon rocheux dominé par le château.

*Ménerbes, accrochée sur un promontoire du versant nord de la Montagne du Luberon, ce fut la dernière place forte des calvinistes de la région qui tomba pendant les guerres de religion après un siège de 15 mois. Mais la citadelle est toujours là, avec sa vue imprenable sur Gordes, les falaises de Roussillon et le mont Ventoux.

*Oppède le vieux Cette ville fantôme pittoresque revit dans ses ruines restaurées le long d’une rue pavée qui tournicote au milieu de la verdure jusqu’à la terrasse de l’église du XI ème et les vestiges du château.

*Cucuron, allez sirotez un pastis sous les platanes centenaires qui bordent le grand bassin de la plus charmante place du Luberon toujours baignée d’une douce fraicheur.

A Cucuron sous la fraicheur des platanes autour du grand bassin.
A Cucuron sous la fraicheur des platanes autour du grand bassin.

*L’abbaye romane de Sénanque fondée en 1148 au milieu des champs de lavande. Une des trois cisterciennes de Provence avec celle du Thoronet et de Silvacane, et qui, rarissime, possède encore toutes ses pièces monastiques d’origine. Outre les moines, elle abrite un centre culturel où se déroule un festival de musique renommé.

* Bonnieux Charmant village perché avec son dédale de vieilles maisons dont la vue est splendide depuis le promontoire en face, sur la terrasse de l’hôtel-restaurant du domaine de Capelongue.

* Saignon, village spectaculaire sur sa crête quand il est vu du dessus depuis la route panoramique D 232 rejoignant Bonnieux.

Dans le choeur de l'abbaye de Silvacane, une des trois merveilles de l'art roman en Provence.
Dans le choeur de l’abbaye de Silvacane, une des trois merveilles de l’art roman en Provence.

*Ansouis et la façade Louis XIII de son château, les armures de sa salle des gardes, ses cuisines provencales aux cuivres étincelants et ses jardins suspendus.

*Lacoste, son petit beffroi du XVII ème et sa ruelle moyennageuse qui grimpe jusqu’au massif château du marquis de Sade restauré par Pierre Cardin.

*Les Baux-de-Provence Sur un éperon dénudé de 900 m de long sur 200 de large avec vue panoramique sur Arles et la Camargue se dresse l’impressionnante silhouette des ruines du château fort et de “la ville morte”. A voir, la rue du Trencat creusée dans la roche, la place ombragée St Vincent et l’église du même nom avec son campanile appelé la “lanterne des morts”, l’ancien Hôtel de ville et ses salles voutée en ogives, l’Hôtel des Porcelets du XVI ème et son musée d’art contemporain. A ne pas manquer : le son et lumière dans les immenses carrières souterraines au décor colossal à l’égyptienne.

Le grand étang de la Bonde (Photo Luberon-Côté sud)
Le grand étang de la Bonde (Photo Luberon-Côté sud)

*Les mines d’ocre de Bruoux près de Gargas, un spectacle sous terre extraordinaire avec 40 km de galeries exploitées jusque dans les années 50 puis transformées en champignonnières.

*Lourmarin, ses ruelles, son château et le souvenir d’Albert Camus qui vécut ici.

*L’étang de la Bonde, à l’est de Cucuron, immense retenue d’eau construite au XVII ème pour alimenter les douves du gigantesque château renaissance de la Tour-d’Aigues dont il reste des ruines impressionnantes .

*Le Colorado de Rustrel et ses cheminées de fées, formé par une succession de carrières d’ocre en canyons.

Vue aérienne d'Avignon avec le pont, le ....... et le palais des Pâpes (Photo JP Campomar)
Vue aérienne d’Avignon avec le pont Benezet et le palais des Papes (Photo JP Campomar)

*Avignon, entourée de ses remparts, et surplombée par le Rocher des Doms et sa cathédrale du XII ème à côté du gigantesque Palais des Papes fortifié du XIV ème, témoin de l’exil provencal de la cour pontificale romaine durant un siècle, le petit palais épiscopal du XV ème, la place de l’Horloge et son beffroi , seul vestige de l’époque gothique, l’extraordinaire musée Calvet et ses toiles de Corot , Manet, Toulouse-Lautrec, Mignard, Daumier, David, Géricault,… dans un hotel particulier du XVIII ème, la très pittoresque rue des Teinturiers pavée de galets le long de la Sorgue avec ses grandes roues à aubes qui faisaient fonctionner les usines textiles jusqu’ à la fin du XIX ème, le couvent des Celestins et son cloître, les belles façades à l’entrée de la rue du Roi René, le pont Benezet et sa chapelle, édifié en 8 ans, qui menait à Villeneuve-lès-Avignon, l’ancienne ville des cardinaux, au pied de la tour Philippe le Bel et des tours rondes du fort St André d’où la vue sur Avignon au soleil couchant est fabuleuse.

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                                    POUR  UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

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                       PARTENAIRE DES RELAIS & CHATEAUX

vinsVintage-2A Bonnieux, au coeur du triangle d’or du Luberon, cette bastide provençale élégante et raffinée vous invite à découvrir la cuisine aromatique et gourmande du Chef Edouard Loubet. Sérénité et art de vivre sont les maîtres mots de cette prestigieuse maison où l’on vient goûter des moments simples et magiques : apprécier le confort des chambres raffinées, prendre un petit déjeuner au bord de la fontaine, siroter une tisane glacée près de la piscine entourée de lavande, partir pour une cueillette matinale et suivre un cours de cuisine avec le Chef, ou tout simplement profiter du coucher du soleil face au panorama exceptionnel sur le village de Bonnieux.

A partir de 140 € (selon la saison)

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La Maserati Ghibli d’un tycoon du champagne

La Maserati Ghibli d'un tycoon du champagne

Devenu un des grands du champagne 37 ans après la création de sa marque, Bruno Paillard vit à fond sa passion des voitures anciennes. Dernière pièce à sa collection : ce sublime coupé Maserati de 1972.

Champagne Bruno Paillard

La passion vous pousse parfois à entamer une nouvelle vie. A Reims, Bruno Paillard, fondateur de la maison de champagne du même nom en est l’exemple. Après avoir passé les rênes à sa fille Alice, le voilà à 66 ans à la tête d’un garage ! « La restauration de mes voitures de collection m’a trop souvent occasionné des mésaventures avec des garagistes malhonnêtes. Comme j’en avais assez de me faire escroquer par des margoulins, j’ai fini par créer mon propre garage en alliant la rigueur de la gestion dans le champagne à l’artisanat automobile avec une équipe de 7 spécialistes.

La Maserati Ghibli d'un tycoon du champagne
Malgré ses 4,70m de long, ce coupé profilé n’est qu’une deux places.

Ici, de la mécanique à la peinture en passant par la carrosserie et la sellerie, on fait tout. » Voila comment des ateliers de Reims Classic Auto, à Bezannes, vient de sortir flambant neuve sa dernière acquisition, une splendide Maserati Ghibli SS 4,9 l de 1972. Le chef d’oeuvre du jeune styliste Giugiaro qui, après avoir quitté le carrossier Bertone, créa en 1966 chez Ghia cette sublime silhouette allongée pour la marque au trident. Le moteur moins haut grâce à une lubrification par carter sec lui avait permis de dessiner un coupé fastback spectaculaire par sa ligne de toit très basse  (1,16 m) pour accentuer ainsi son dynamisme.

La Maserati Ghibli d'un tycoon du champagne
Bruno Paillard dans son garage de Reims Classic Auto.

Avec une fluidité de la carrosserie renforcée à l’avant par l’absence de phares n’apparaissant qu’en position téléscopique. Avec un tel profil acéré pour fendre l’air, on lui avait donné un nom de vent soufflant dans le désert égyptien, le Ghibli, une tradition chez Maserati après la Mistral pour des voitures balayant tout sur leur passage ! Iconique, cette auto racée, sera fabriquée à Modène de 1966 à 1973 à 1149 exemplaires en coupé et 100 en spider. Des stars s’enticheront de cette superbe italienne, à l’image de Jean-Paul Belmondo, Peter Sellers ou Claude François.

La Maserati Ghibli d'un tycoon du champagne
Une figure de proue qui en dit long sur la puissance prête à se déchainer sous le capot…

Et aujourd’hui encore, la Ghibli reste la plus belle et la plus rapide Maserati GT jamais construite.Sous son capot longiligne un V8 tout alu à 4 arbres à cames en tête 4,7 l de 330 ch, monté en 1970 à 4,9l 335 ch, la propulsait à 275 km/h. Et les 2 réservoirs de 45 L n’étaient pas de trop pour gaver les 4 carburateurs Weber double corps…Mais quelle musique ! Du rugissement rauque grimpant dans les aigus quand l’aiguille du compte tours frise la zone rouge aux borborygmes pétaradants en décélération.

La Maserati Ghibli d'un tycoon du champagne
…mais une fois relevés, les phares escamotables lui donnent un curieux look.

Les vocalises de cette diva vous transportent dans un autre monde. Et ses accélérations crescendo sont d’autant plus impressionnantes que la tenue de route, parfois louvoyante, n’est pas celle des voitures d’aujourd’hui avec sa direction moins précise. Et si les roues avant sont indépendantes avec suspension à ressorts hélicoïdaux, l’arrière est plus rudimentaire :  un simple essieu rigide avec différentiel Salisbury maintenu par des ressorts à lames. Ici pas de double  triangulation comme sur les voitures sport.

La Maserati Ghibli d'un tycoon du champagne
Une planche de bord impressionnante par sa taille et sa simplicité de style.

Contrairement à sa contemporaine la Ferrari Daytona, la Ghibli n’était pas conçue pour la course, mais davantage comme une grand tourisme raffinée et confortable. Avec un habitacle, strictement 2 places malgré ses 4,70 m de long, luxueusement tapissé de cuir. Et une planche de bord à la pureté stylistique où rien ne manquait dans l’alignement des cadrans pour suivre les battements de cœur du fauve.

La Maserati Ghibli d'un tycoon du champagne
L’énorme lunette arrière surbaissée inonde de lumière l’habitacle.

« Je suis avant tout guidé dans mes choix automobiles par l’esthétique » confie Bruno Paillard. Et dans ce domaine les italiennes surpassent les autres. Hormis la DS, incarnation pour moi du génie français dont elle a été la vitrine, tout comme le champagne. » Rien d’étonnant donc, que 3 DS cabriolet, de différentes années pour suivre leur évolution, figurent dans sa collection !

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Maserati Ghibli SQ 4, une diva qui dévore le bitume

Maserati Ghibli, une diva dévoreuse de bitumeQuarante ans plus tard, la Ghibli revient. Mais avec deux portes de plus, et 100 ch de plus ! Mais deux cylindres en moins ! Tout en dégageant une bande son à faire frémir de plaisir. C’est que son 3 litres V6 biturbo a été mis au point chez Ferrari, propriétaire de Maserati avec Fiat depuis 1993. Et cette berline à la ligne époustouflante garde les gênes sportifs de la marque au Trident. Tout en offrant un écrin luxueux et confortables avec des aides à la conduite électroniques qui permettent de jouer les pilotes de course sans risque…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                 LE VIGNOBLE

En 1981, ce courtier en raisin issu d’une famille de vignerons vendait 50 000 francs ses deux voitures  de collection, une Traction Citroën et une Jaguar MKII, pour financer le lancement de sa propre marque marque de champagne. Aujourd’hui Bruno Paillard représente un vignoble de 34,4 ha, dont 10 dans les Grands Crus, soit 70 % des approvisionnement pour ses 400 000 bouteilles annuelles. Outre le rapprochement avec Boizel en 1994, le groupe qu’il a constitué en tandem avec Philippe Baijot  a racheté les champagnes Philipponat, de Vénoge, Alexandre Bonnet aux Riceys,  puis Lanson en 2006.

Mais pour les différentes cuvées haut de gamme de sa marque, Bruno Paillard a toujours mis la priorité, non pas à la course aux volumes, mais à la qualité des raisins pour mettre en valeur la richesse de la minéralité crayeuse des terroirs champenois les plus prestigieux. Et il a franchi un nouveau pas avec une nouvelle cuvée DZ : traduisez dosage zéro en sucre au moment du classique complément en liqueur d’expédition après le dégorgement du dépôt des levures (les lies) qui ont créé les bulles.

Un exercice d’équilibre délicat ce DZ, qui a le mérite de faire ressortir la finesse et la pureté des arômes. A condition qu’au départ il n’y ait pas besoin de masquer par un ajout de sucre l’acidité du vin, grâce à des raisins récoltés au bon moment pour avoir une maturité idéale, et contenir donc suffisamment de sucres naturels. Ce qui est le cas ici en première presse des pinots meuniers majoritaires sur les Chardonnay et Pinot noir à 50-50, et vinifiés en petits fûts, dans cette cuvée DZ composée, cas rarissime, à moitié de vins de réserve conservés pour certains plus de 10 ans en bouteille sur lies. Avec un élevage supplémentaire de 3-4 ans, bien au-delà de la durée légale, en bouteilles sur lies, et 6 mois de repos après dégorgement. Résultat : une surprenante attaque aromatique au nez fraichement fruité blanc qui se retrouve en bouche sur une minéralité frugale et une finale saline, relevée d’une légère pointe d’acidité diffuse. (46 €)

                                                              PROFITEZ EN POUR VISITER…

REIMS

*La cathédrale, célèbre chef d’oeuvre de l’art gothique depuis 1211, où furent couronnés 25 rois de France après le baptême de Clovis en 498. La plus longue de toutes avec ses 149 m, elle a été miraculeusement rescapée après les destructions des bombardements de 14. Le fameux « Ange au sourire », statue emblématique du porche, peut en effet afficher son soulagement !

La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)
La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)

*Les caves à champagne dans les anciennes carrières de craie, Pommery, Veuve Cliquot et son dédale de 20 km de galeries, Taittinger sous l’ancienne abbaye Ste Nicaise, et celles de Lanson  dont les galeries voutées servirent de logements pendant les bombardements de la guerre de 14, et même de chapelle avec un vestige qui subsiste aujourd’hui, une statue de la Vierge toujours accrochée sur la paroi.

*Le festival de façades Art déco, symboles de la reconstruction de la ville détruite à 80 % pendant la guerre de 14

*L’Hotel musée Le Vergeur XIII éme et Renaissance construit par un riche marchand grainetier

Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)
Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)

*L’abbaye St Remi, du nom de l’évêque qui baptisa Clovis, ses parties romanes, XVII ème et son grand cloître

*L’impressionnante porte gallo-romaine de Mars du temps où Reims s’appelait Durocortorum et dépassait en importance Lutèce qui deviendra Paris

*Le palais épiscopal du Tau et sa grande salle à voûte de bois en carène de navire renversée où se tenait le festin des rois après leur sacre. Le palais abrite aujourd’hui un musée sur la cathédrale où l’on réalise, en les voyant, que les statues d’origine sur sa façade mesuraient près de 5 mètres de hauteur !

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Le palais épiscopal du Tau

*Hôtel Jean-Baptiste de La Salle édifié à partir de 1545. Belle cour Renaissance avec avec une tour à escalier à vis ajouré

*La demeure XIIIème des comtes de Champagne

*La villa Demoiselle, splendide témoin de l’Art Nouveau construit entre 1904 et 1908 sur la butte Ste Nicaise par Louis Majorelle pour le directeur des Caves Pommery

La villa Demoiselle au style Art nouveau (photo Cecil Mathieu)

*Le musée des Beaux-arts, un des plus beaux de province avec ses collections de tableaux et de sculptures du XVI ème au XX ème : Le Nain, Boucher, Corot, Monet, Pissaro, Renoir, Gauguin, Maillo, Marquet, Foujita, Rouault, Manessier,…

*Le phare de Verzenay, un vrai phare au milieu d’une mer de vignes construit en 1909 par le négociant en champagne Joseph Goulet pour faire la promotion de sa maison. Le rez de chaussée faisait guingette, et en 1940 les Anglais placèrent sur le phare une batterie anti-aérienne. Après restauration  en 1999 le Musée de la Vigne y a ouvert ses portes.

*Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton de 19,85 m de haut et  seulement 7 cm d’épaisseur construite en 1927.

Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton (Photo Carmen Moya)
L’étonnante voute en béton armé des Halles du Boulingrin  (Photo Carmen Moya)

*Le fort de la Pompelle . Symbole de la résistance rémoise pendant la deuxième guerre mondiale, il fut le seul de la région à rester aux mains des Français jusqu’en 1918 au prix de 12 000 morts. Aménagé en musée des tranchées  on y trouve une étonnante (et unique!) collection de 500 couvre chefs de l’armée allemande.

*La bibliothèque Carnegie, chef d’oeuvre de l’Art Déco avec son entrée en mosaïque et son gigantesque lustre suspendu en vitrail.

*Le musée automobile de Reims-Champagne, 230 autos et motos de 1908 à nos jours, un festival de Delahaye, Delage, Panhard, et de voitures à pédales ! (84 Avue Georges Clemenceau/ 03 26 82 83 84/musee-automobile-reims-champagne.com)

Le musée automobile de Reims

EPERNAY et alentours

*Flanez le long des 1500 m de l’avenue de Champagne pour admirer tous les hôtels particuliers où se sont installées les grandes marques champenoises au dessus de leurs 110 km de caves. « The most drinkable avenue of the world » comme l’avait surnommé Churchill qui était un connaisseur !

*La tour de Castellane, construite entre 1903 et 1905 comme emblème publicitaire de la marque de champagne. Gravir ses 237 marches vaut la peine pour contempler du haut de ses 65 m la ville d’Epernay et la vallée de la Marne. A voir aussi son musée sur l’élaboration du champagne.

tour de castellane - copie*Le château Perrier, construit au XIX ème dans le style Louis XIII pour Charles Perrier propriétaire de la marque de champagne Perrier-Jouet. En 1940 il abrita le QG des armées britanniques, puis allemandes de 1942 à 1944. Après la libération de la ville par Patton, les Américains s’y établirent à leur tour !

*Le théâtre  Gabrielle Dorziat, du nom d’une comédienne née à Epernay. Inauguré en 1902, il est un des rares théâtre à l’italienne dont la machinerie est encore dans son état d’origine. Mais on n’est pas au coeur du champagne pour rien : les nudités allégoriques des peintures du plafond du foyer chantent l’amour au milieu de guirlandes de raisins. Et sur la façade une sculpture évoque la vigne inspirant l’art théâtral !

Le château Perrier construit au XIX ème pour le paropriétaire de la marque de champagne du même nom.
Le château Perrier construit  pour le propriétaire de la marque de champagne du même nom.

*L’abbaye de Hautvillers, fondée en 650, et célèbre par son moine Dom Pérignon (1639-1715) pour ses trouvailles novatrices dans l’élaboration du champagne par assemblage de crus différents.

*Le château de La Marquetterie à Pierry. Ce pur joyau Louis XV a été construit en 1734 par un neveu du grand architecte Gabriel.  Pendant la Grande guerre, le maréchal Foch en fit son quartier général. Et son énorme Renault à 6 roues, avec laquelle il sillonnait les champs de bataille, y est d’ailleurs exposée. Tombé sous le charme du château alors qu’il y était en service à l’état major en 1915, Pierre Taittinger le racheta en 1932.

La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre
La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre exposée au château de La Marquetterie à Pierry.

*L’abbatiale St Pierre d’Orbais . Avec son architecture monumentale et sa flèche gothique qui se voit de loin, elle a été élevée au XII ème par Jean d’Orbais. Celui-ci en aurait fait le prototype de la cathédrale de Reims dont il sera le premier maitre d’oeuvre.

*Le mémorial de Dormans, sa grande tour et son ossuaire rassemblent les restes de 1500 soldats de toutes nationalités (dont seuls 11 furent identifiés) qui furent tués pendant les combats sur le front de la Marne.

L'abbatiale St pierre d'orbais
L’abbatiale St Pierre d’Orbais

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                            POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

 

Situé au cœur du vignoble de la Montagne de Reims, l’hôtel-restaurant « Le Château de Rilly » vous accueille dans une ancienne demeure de la fin du XVIII ème siècle entièrement rénovée.
L’établissement comprend 15 chambres climatisées, trois salles de restaurant, un bar, un espace détente avec jacuzzi et deux cabines de sauna (possibilité de réserver des soins du corps).
Un parking privé situé à l’arrière du Château est réservée à notre clientèle sans frais supplémentaire.
L’ensemble de l’établissement est placé sous vidéo-surveillance.

Le Château de Rilly
38 Rue de Reims
51500 RILLY LA MONTAGNE
03.26.07.53.21
lechateauderilly@gmail.com

 

 

 

 

Un « cul de poule » Citroën C5 HP bourguignon

Un "cul de poule" Citroën C5 HP bourguignon

Michel Champion / Côtes chalonnaises

Sorti en 1922, le deuxième modèle de la marque Citroën a été un des plus emblématiques avec la Traction, la 2 CV et la DS. Son succès en fit la première voiture populaire produite en grande série. 

Cent ans après la création de sa marque, André Citroën peut être fier de son coup ! Chez tous les vignerons de l’Hexagone collectionneurs de voitures anciennes, parmi les marques françaises une seule écrase toutes les autres : Citroën. Grâce aux voitures emblématiques sorties par le constructeur avant gardiste comme nul autre à son époque : Traction, 2CV, DS, sans oublier la première de toutes en 1922, la petite C5 HP surnommée « cul de poule » pour son arrière profilé en pointe. A l’image de celle de Michel Champion en Bourgogne dans les côtes chalonnaises.

Un "cul de poule" Citroën C5 HP bourguignon
Une « voiture jouet » de 3,15 m de long
Un "cul de poule" Citroën C5 HP bourguignon
…avec son fameux arrière en « cul de poule »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A 72 ans, il fait partie de ces lignées de vignerons qui ont été biberonnés aux chevrons : « j’ai appris à conduire sur la voiture de mon père , une C4 Citroën, et mon grand-père, citroéniste aussi, m’a prêté 300 francs en 1964 pour que je m’achète ma première voiture, une 2 CV d’occasion. Puis à 50 ans je me suis acheté par nostalgie une C4 comme celle de mon père, et deux ans après, j’ai concrétisé mon rêve en achetant la plus mignonne et la plus sympa de toutes, encore aujourd’hui, cette C5 HP. »  Celle qui devint célèbre par son autre surnom, « la Citron » avec la couleur jaune de ses débuts. Et par son énorme succès avec 80 232 exemplaires vendus de 1922 à 1926.

Un "cul de poule" Citroën C5 HP bourguignon
Ouvrir le couvercle du coffre permettait aussi aux enfants de s’asseoir en guise de 3 ème place !

Car pour son deuxième modèle depuis le lancement de sa marque en 1919 (après avoir fait fortune avec sa fabrique d’obus du quai de Javel reconvertie en usine automobile), André Citroën a voulu frapper un grand coup :  elle sera la première petite voiture populaire à bas prix grâce à sa fabrication en grande série, sur le modèle des chaines de montage des usines d’Henri Ford qu’il avait rencontré aux Etats-Unis. Son lancement est retentissant avec la première campagne publicitaire dans le ciel par un avion écrivant le nom de Citroën avec des lettres en fumée sur 5 km !

Un "cul de poule" Citroën C5 HP bourguignon
Un tableau de bord rudimentaire mais avec, grand progrès à l’époque, un démarreur électrique.

Et pour la première fois, une formule de vente à crédit contribue à démocratiser l’automobile en France. Avec son sens aigu de la publicité, André Citroën va jusqu’à inciter les enfants à être de futurs clients en lançant des répliques en miniatures, et même 3000 versions en voitures à pédales ! Une politique commerciale qui paie : en 1923, avec une production totale de 32 000 voitures, la marque aux chevrons,  arrivée la dernière sur ce marché, vend plus que « les anciens » du début du siècle, Renault (21 000) et Peugeot (11 000). André Citroën a gagné son pari : il est devenu en quatre ans le premier constructeur automobile européen !

Un "cul de poule" Citroën C5 HP bourguignon
Son arrière en forme de bateau n’en faisait pas une voiture amphibie !

Très facilement manoeuvrable avec son petit gabarit de 3,15 m (contre 3,47 m aujourd’hui pour une C1 Citroën !) et de surcroit, charmante par sa ligne, la « Citron » va aussi devenir la coqueluche des femmes. Dans la vague d’émancipation féminine des années folles de l’après guerre, menée par Joséphine Baker dansant nue avec son régime de bananes, elles peuvent s’affranchir en prenant elles-mêmes le volant. Et André Citroën en fait même un argument publicitaire pour séduire cette nouvelle clientèle avec le slogan : « La femme moderne ne circule qu’en cabriolet »…Citroën bien entendu ! De fait, ce poids plume de 545 kg avec sa carrosserie clouée sur une armature en bois, est léger à conduire sans trop d’efforts au volant. D’autant que son démarreur électrique, une grande nouveauté à l’époque , évite l’éprouvant démarrage à la manivelle. Les élégantes amazones motorisées avaient donc l’assurance de conduire sans se salir, sans se fatiguer. Et sans risque d’excès de vitesse : 50 à 60 km/h au grand maximum, en étant propulsé par un petit  4 cylindres de 856 cm3 fournissant 11 ch chevaux, soit 5CV fiscaux, d’où le nom de C5 HP pour horse power. « C’était suffisant, car pour s’arrêter, cette torpedo n’a que des freins à l’arrière, sourit Michel Champion, un peu à la peine dans les côtes au milieu du vignoble. Et avec cette auto, il ne faut pas se prendre les pieds dans les pédales explique -t- il : l’accélérateur est à droite comme aujourd’hui, mais le frein à gauche et l’embrayage au milieu ! »

Un "cul de poule" Citroën C5 HP bourguignon
Une jolie torpedo deux places mais à une seule porte avec poignée d’ouverture à l’intérieur !

Autre originalité : cette voiture est une deux places, mais n’a qu’une seule portière ! Pour prendre le volant, le conducteur doit donc se faufiler par la portière de droite, car l’emplacement de celle de gauche est pris par la roue de secours ! Quant au coffre, il se résume à ce couvercle qui s’ouvre comme sur une boite de conserve dans laquelle bien des gens se souviennent avoir voyagé assis dans leur enfance. Avant qu’une troisième place à l’arrière prenne la place ce coffre central en 1924. Ce qui valut à la C5 HP, déjà bien pourvue en surnoms, un nouveau sobriquet : la Trèfle !

 

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Citroën C5 Aircross, le SUV qui survole les bosses

Citroën C5 Aircross
Avec sa garde au sol de 23 cm, le C5 Aircross est un SUV passe partout

Après le C3 Aircross, Citroën surfe sur la mode actuelle des SUV en passant à la taille supérieure sur ce C5 de 4,50 m qui mesure 35 cm de plus et offre le plus grand coffre de sa catégorie avec une capacité de 580 l à 720l grâce à des banquettes arrières séparées et coulissantes. Outre des sièges très moelleux avec un nouveau type de mousse, le confort est surprenant sur les routes bosselées grâce à sa nouvelle suspension aux amortisseurs à doubles butées hydrauliques progressives qui évitent les rebonds en compression ou en détente et réduisent ainsi les débattements de la caisse. Et dans ce C5 Aircross à l’intérieur cossu, Citroën n’a pas lésiné sur les équipements connectés dernier cri…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                Le vignoble

Vous voulez faire une affaire ? Allez donc dans le caveau de Michel Champion à Cercot-Moroges. La lignée des vignerons de la famille depuis 1740 s’est arrêtée avec lui en 2002 lors de sa dernière vinification faute de successeurs. Mais il vit encore sur un stock de 50 000 bouteilles remontant  jusqu’en 1992. « C’est ma poire pour la soif et arrondir ma retraite ! » Ce caveau, au décor très rétro avec ses vieilles publicités automobiles, renferme de bonnes surprises avec des côtes chalonnaises de 1995  à 12 €, et des 1999 à 9 € seulement. Tel : 03 85 47 90 94

                                                        Profitez en pour visiter…

*Russily, joli village perché au fond d’un vallon d’où l’on a un panorama superbe sur Givry, et par beau temps, le Mont Blanc !

*Couches et le château médiéval de Marguerite de Bourgogne, l’épouse répudiée de Louis X le Hutin qui aurait fini ses jours ici comme « prisonnière libre » après sa disparition de Château-Gaillard en Normandie où elle était incarcérée pour adultère. Site intéressant avec son donjon carré, ses tours, ses prisons, son pont levis, sa chapelle et son réseau de galeries souterraines.

Jour de marché à Chalon sur Saône sur la vieille place de la cathédrale St Vincent
Jour de marché à Chalon-sur-Saône sur la vieille place de la cathédrale St Vincent

*Chalon-sur-Saône, ancien port gallo-romain, ses vieilles rues charmantes aux maisons à colombages autour de la cathédrale Saint Vincent, son hôpital XVIII ème, son musée sur l’inventeur de la photo Nicéphore Niepce enfant du pays

*Le village de Nolay et ses vieilles halles à la superbe charpente couverte en dalles de pierre (800 kg au m2!)

*Sully et son château Renaissance entouré d’eau où naquit le maréchal Mac Mahon. Avec son grand parc aux essences rares, et ses dépendances harmonieusement alignées de chaque côté de la grande allée du château, madame de Sévigné surnommait l’endroit « Le Fontainebleau de Bourgogne » !

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Le château de Sully-sur-Loire surnommé le « Fontainebleau de Bourgogne »

*Le Creusot et son ancienne manufacture, son célèbre marteau pilon géant qu’on entendait à 10 km

* Saint Gengoux-le-National, charmant village médieval et son église romane construite par les moines de Cluny

*Le château de La Rochepot, spectaculairement dressé sur le piton de la Roche Nolay : ses toits en tuiles vernissées multicolores, sa cour Renaissance et le puits en fer forgé profond de 72 m, son armurerie et sa cuisine monumentale

Le château de Rully et son vignoble.
Le château de Rully et son vignoble.

*Le Mont Saint Vincent et sa vue panoramique époustouflante jusqu’au Mont Blanc

*Le chateau de Cormatin, ses fastueux salons Louis XIII, ses tapisseries, ses plafonds à caissons peints, son parc

*Rully pour son vin et sa forteresse médiévale au grand donjon carré à l’énorme cheminée intérieure

 

 

 

 

Un fana de Jeep sur Bourgueil

Un fana de Jeep sur Bourgueil

Christophe Deschamps / Le Chêne Arrault

Unique en France, ce vigneron a une passion dévorante pour les Jeep : une fois qu’il en a restauré une, il passe à la suivante ! Et sa collection en compte une vingtaine. Dont cette superbe Jeepster de 1948.

Ah que la guerre était belle ! De 1941 à 1945, l’armée américaine avait acheté  637 770 jeeps. Mais la paix revenue, Willys-Overland le constructeur de ce tout terrain mythique a du se trouver une reconversion pour continuer de faire tourner ses usines. Et c’est ainsi qu’à partir de 1946 la Jeep militaire spartiate s’est muée en précurseur de nos SUV d’aujourd’hui à usage civil avec les Station wagon . Et parfois en jouant les pionniers dans des versions luxueuses, les Jeep Wagoneer, bien avant les Anglais et leur rutilant Range Rover.

Un fana de Jeep sur Bourgueil
Un habitacle joliment bicolore qui n’a rien à voir avec l’équipement spartiate des Jeep militaires.

De l’autre côté de l’Atlantique, sur le vignoble du Chêne Arrault à Bourgueil, ChristopheDeschamps a attrapé la  Jeepomanie.  « Une maladie compulsive », reconnaît il, où à force de se passionner pour la marque, il en a restauré et collectionné des dizaines. Mais uniquement des jeep civiles. « Depuis tout petit, j’ai toujours été attiré par les Etats-Unis et les belles américaines en avance techniquement sur les voitures européennes des années 50-60. Mais la Jeep était pour moi la plus emblématique. A la fois par sa conception géniale et son rôle historique au moment du débarquement en Normandie. Mais surtout dans les versions civiles, par son côté life style décontracté.

Un fana de Jeep sur Bourgueil
Un tableau de bord sobre très stylisé années cinquante.

Ma première, une CJ 5 (pour Civilian Jeep) de 1955, je l’ai acheté en 1992 à un Américain vivant pas loin de chez nous. Elle m’évoquait le fun californien sur fond de « Surfin’USA » et « Good vibrations », les fameuses chansons des Beach Boys ! » Sea, sex and sun…c’est en 1948 qu’est sortie la première version fun de la Willys-Overland, le cabriolet Jeepster au look de voiture de plage bicolore qui est le clou de la collection de Christophe Deschamps. Digne de figurer au milieu des jolies blondes en bikini sur la pochette du 45 tours « California girls » des Beach Boys ! Trop en avance sur son temps ? Ce premier SUV loisir ne sera vendu qu’à 19 132 exemplaires durant sa courte vie de 1948 à 1950.

Un fana de Jeep sur Bourgueil
Une curieuse Jeep de plage avec ses deux marche pied sur l’aile pour grimper aux places arrières.

Cette jeep en 2 roues motrices, à part la forme carrée des ailes avant, n’avait plus rien à voir avec celle des GI’s : pneus à flancs blancs, enjoliveurs de roues chromés, sièges moelleux en simili cuir blanc à liseré bordeaux, planche de bord bicolore avec jolie instrumentation art déco, gros poste de radio et allume cigare, calandre et pare chocs rutilants de chromes, capote bordeaux de la même couleur que la ceinture de caisse et l’entourage du pare brise en biseau comme ceux des fameux canots rapides en bois Chris Craft de la même époque…« C’est mon daily driver favori pour «naviguer» au milieu des vignes, un vrai plaisir. On peut tout faire sur un filet de gaz en troisième » confie-t- il dans le ronronnement tranquille du 4 cylindres 2,2 litres de 63 ch qui peut emmener gentiment ce Jeepster  à 110 km/h.

Un fana de Jeep sur Bourgueil
Une vraie américaine six places à l’intérieur très chic avec ses sièges blancs à liseré bordeaux.

Après l’avoir démarré au pied en appuyant sur le « champignon » à droite de l’accélérateur ! Et pour accéder aux places arrières, mieux vaut être sportif en grimpant via les deux marche-pied en inox incrustés sur les ailes ! Si Christophe Deschamps raffole de ces Jeep pour leur conduite fun, elles présentent aussi pour lui un intérêt inattendu : « C’est ma meilleure « assurance antigel » pour notre vignoble ! J’en ai revendu pour nous en sortir financièrement car à cause du gel il nous a manqué 3 récoltes en 6 ans ! Après un tel acharnement du mauvais sort ce métier m’a rendu indestructible ! Et je peux le dire : mes Jeep nous ont sauvés ! »

Un fana de Jeep sur Bourgueil

 

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI
La nouvelle Jeep Wrangler de la quatrième génération

La quatrième vie de la Jeep Wrangler

Jeep comme les autres n’échappe pas à la chasse aux CO2. Et la nouvelle version du modèle fétiche de la marque a subi une séance de down sizing. Tout en restant un tout terrain pur et dur, le Wrangler diesel passe d’un 2,8l à un 2 litres turbo qui garde la même puissance de 200 ch et le même couple de 450 Nm à 2000 trs, et en essence le V6 de 3,8 l laisse la place à un 2,2 l turbo de 272ch beaucoup moins gourmand. Ce qui ne l’empêche pas de crapahuter et de grimper aux arbres. En revanche, la nouvelle Jeep Wrangler se montre beaucoup plus civilisée en « terrain normal » avec une tenue de route plus confortable et plus sûre, servie pour la première fois par une boite automatique à huit rapports…voir la suite

OENOTOURISME

                                                                  LE VIGNOBLE

A chacun son nom : chez les Deschamps sur l’appellation Bourgueil, Christophe, installé en 1987 dans la lignée de ses ancêtres vignerons depuis 1600, produit en bio son Chêne Arrault, et sur l’autre moitié du domaine de 7 ha son épouse Sandrine s’est lancée la première en biodynamie en 2004, avec ses bouteilles La Fontaine aux fougères.

Le Chêne Arrault  Bourgueil 2014, ces vieilles vignes de 70 à 80 ans donnent un vin tannique de longue garde, fruité rond et frais porté par une petite pointe d’acidité sur un arôme de terroir terreux caractéristique du Bourgueil (10 €). Et Christophe Deschamps a encore en cave des 95, 98,99…de 31 € à 27 €

La Fontaine aux fougères, Pensée des champs 2015, un fruité rupestre qui reflète le terroir de ses parcelles sur le gravier (9,50 €) Myosotis 2014, un vin plus léger sur l’argilo calcaire (10 €)

 

                                                              PROFITEZ EN POUR VISITER…

VALLEE DU LOIR

* Poncé-sur-Le-Loir, Château avec escalier Renaissance exceptionnel, grand pigeonnier XVIIIème, jardin classé

*Vouvray-sur-Loir, le moulin Pousset, un des derniers moulins à blé industriel des années 30 ouvert au public avec sa roue monumentale

*Château du Lude, l’un des plus beaux exemples de l’architecture de la première Renaissance française magnifiquement mis en valeur par le son et lumière qui se reflète sur le Loir

*Baugé-en-Anjou, l’Hotel Dieu : considérée comme l’une des plus complètes du patrimoine hospitalier de France, l’Apothicairerie de 1675 présente dans ses étagères en bois sculptées plus de 650 pots en faïences et boites aux contenus mystérieux. A voir aussi le relais de chasse du Roi René d’Anjou édifié de 1454 à 1465 à la fin du gothique flamboyant.

L'apothicairerie de Baugé -sur- Loir et ses 650 pots de faïence (Photo L.Massilon)
L’apothicairerie de l’Hôtel Dieu à Baugé -sur- Loir, et ses 650 pots de faïence (Photo L.Massilon)

TOURS

*Le centre historique avec les vieilles ruelles, dont la charmante rue Briçonnet, qui gravitent autour de la pittoresque place Plumereau aux maison à pans de bois

*L’hôtel Goüin, un des rares bel édifice Renaissance à Tours

*L’ancienne basilique romane St Martin/ Il n’en reste que l’imposante tour Charlemagne et la tour de l’horloge

*Cathédrale St Gatien/ Construite du XIIIème au XVI ème elle décline toute l’évolution du style gothique et offre de magnifiques vitraux

*Le musée du compagnonnage avec ses magnifiques maquettes de charpentes ou d’escalier à vis en bois installées dans les vestiges romans de l’abbaye St Julien. L’ancien cloitre abrite aussi le musée des vins  de Touraine

*Le musée des Beaux Arts installé dans l’ancien archévêché du XVII ème et ses collections de Rembrandt, Delacroix, Degas, Boucher, Largillière…

La place Plumereau dans le vieux Tours (Photo Anaïs-Dutour)
La place Plumereau, point central de rencontre dans le vieux Tours (Photo Anaïs-Dutour)

AMBOISE

*Le château, sa grosse tour cavalière avec la rampe tournante qui permettait aux attelages de chevaux de monter de la rue à la terrasse pour approvisionner le château, son fameux balcon où furent pendus en 1560 les conjurés ralliés au protestantisme qui voulaient enlever le jeune roi catholique François II. L’épuration et ses 1500 morts marqueront le début des guerres de religion en France qui dureront 40 ans. La chapelle St Hubert, en gothique flamboyant et aux magnifiques frises sculptées, renferme la tombe de Léonard de Vinci. Au cours de son histoire, le château servira de prison d’état sous Louis XIV et de résidence surveillée en 1848 pour l’émir Abd El-Kader avec sa suite de 100 personnes.

*Le clos Lucé , demeure de Leonard de Vinci qui y vécut trois ans jusqu’à sa mort en 1519 quand François 1er l’invita à venir s’installer en France. Fascinant de découvrir les maquettes de ses machines futuristes : le premier aéroplane, l’hélicoptère, le char d’assaut, le pont tournant…

*La Pagode de Chanteloup/ Cette folie chinoise de pur style Louis XVI, se reflétant dans un grand bassin, a été construite en 1775 par le duc de Choiseul. Dernier vestige du château disparu au XIX ème, elle offre du haut de ses 44 m un panorama grandiose sur la vallées de la Loire et la forêt d’Amboise.

Vue aérienne du château de Chenonceau
Chenonceau : un ancien moulin devenu un des plus beaux châteaux de la Loire(Photo Marc Jauneaud)

CHENONCEAU Se reflétant au dessus du Cher à l’emplacement d’un ancien moulin, le plus féminin des châteaux de la Loire, bâti par Catherine Bohier puis habité par Diane de Poitiers à qui on doit les magnifiques jardins aux allées fleuries en diagonales, et Catherine de Médicis qui fit construire sur le pont la grande galerie à deux étages.

CHEVERNY Dans la même famille depuis 6 siècles, c’est un des châteaux privés le mieux meublé et décoré de France qui a été le premier à  ouvrir ses portes au public en 1922. Hergé s’en est complètement inspiré en reprenant la partie centrale devenue le château de Moulinsart du capitaine Haddock !

CHAUMONT-SUR-LOIRE  Dominant la Vallée de la Loire, il illustre à la fois avec ses tours extérieures l’architecture défensive de l’époque gothique et à l’intérieur l’architecture d’agrément de la Renaissance voulue par Catherine de Medicis qui en fut propriétaire de 1540 à 1550 avant de le céder à Diane de Poitiers. Très originales, les « Grandes écuries » du XIX ème furent considérées à l’époque comme les plus luxueuses d’Europe.

CHAMBORD 156 m de façade : la « Folie monumentale » de François 1er hérissée de 228 cheminées ouvragées, aux 440 pièces et à l’escalier en pierre à double révolution attribué à Léonard de Vinci dans lequel on se croisait jamais.

Le château de Cheverny qui a servi de modèle à Hergé pour celui de Moulinsart (photo Chicurel)
Le château de Cheverny dont s’est inspiré Hergé dans Tintin pour celui de Moulinsart (photo Chicurel)

BLOIS

*Résidence de 7 rois de France, ce château affiche les évolutions architecturales entre la tour style Louis XII, l’escalier monumental de l’aile François Ier , la façade à loggias italiennes surplombant la ville et l’aile Mansart de 1638

*Maison de la magie Robert Houdin. Une visite d’initiation dans cet hôtel particulier du 19 ème

*Tour Beauvoir Donjon carré du XI ème qui offre une belle vue sur la ville

*Hôtel de Villebresme du XV ème. Deux batiments à décor gothique reliées par une passerelle à pans  de bois au dessus de la rue.

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                        POUR UN SÉJOUR INOUBLIABLE UN CHOIX S’IMPOSE

                                                 Membre des Relais & Châteaux

Etape idéale pour des randonnées en anciennes, le château de Noizay offre l’avantage d’un parking sécurisé dans l’enceinte de son grand parc de 24 hectares, et permet ainsi de goûter un moment de vie de château en toute tranquillité. Vous tomberez sous le charme de cette demeure style Renaissance décorée avec élégance et raffinement, entre tradition et modernité, par Cécile William sa propriétaire. Situé au cœur des châteaux de la Loire, entre Amboise et Tours, Noizay invite à la sérénité le temps d’une nuit ou d’un séjour en amoureux, en famille, entre amis ou en voyages d’affaires.

Avec ses 19 chambres,  son restaurant gastronomique autour d’une belle carte des vins honorant la Loire, sa terrasse en plein air  pour déjeuner l’été, vous vivrez une expérience unique dans ce lieu empreint d’Histoire : il fut le siège en 1560 des conjurés d’Amboise qui voulaient enlever le jeune roi François II . S’ajoute à ce cadre sublime une gamme de prestations de qualité : piscine chauffée et terrain de tennis privé, location de vélos , hélicoptère et vol en montgolfière à proximité qui vous feront quitter Noizay pour la découverte des vignobles de Vouvray et de la région…pour mieux y revenir…

A 55 mn TGV de Paris et 2h 30 en voiture Promenade de Waulsort-37210 Noizay-02 47 52 11 01 /noizay@relaischateaux.com /www.chateaudenoizay.com

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SAUMUR

*Le château fortifié aux multiples tours à toit conique construit au XIVème sur un promontoire escarpé par Louis Ier duc d’Anjou, transformé en prison sous Napoleon Ier, en caserne puis en musée des Arts décoratifs.

Le musée des blindés à Saumur.

*Le musée du cheval qui illustre l’histoire de la célèbre école de cavalerie du Cadre Noir de Saumur

*Le musée des blindés et l’armada de ses 200 véhicules de combat

BRÉZÉ  Ses deux châteaux près de Saumur, l’un en surface de la Renaissance, et juste en dessous la forteresse souterraine, la plus grande d’Europe, creusée au Moyen Age pour se protéger du pillage par les Normands qui remontaient la Loire.

AZAY LE RIDEAU

* La perle romantique du Val de Loire/ Edifié sous François Ier, le célèbre château se reflète dans les deux miroirs d’eau qui l’entourent. Balzac l’a décrit comme « le diamant taillé à facettes serti par l’Indre »

*Son frère jumeau et moins connu, le château Renaissance de l’Islette à 2km d’Azay, qui abrita les amours tumultueuses de Rodin et Camille Claudel

*Musée Maurice Dufresne avec son impressionnante collection de 3000 pièces pour un étonnant retour vers le passé de l’aviation et de l’automobile.

Le musée automobile Maurice Dufresne à Azay-le-Rideau
Le musée automobile Maurice Dufresne à Azay-le-Rideau

LE COUDRAY  Le château du Coudray, forteresse du XV ème avec ses écuries animées, et ses 14 jardins de contes de fée pour les enfants

CHINON

*Les vestiges de la forteresse royale longue de 500 m sur son éperon rocheux en surplomb de la ville médiévale le long de la Vienne

* La rue Haute St Maurice, axe principal de la vieille ville jalonné par de vieilles maisons à pans de bois,  le palais du Bailliage, l’hôtel du gouverneur, le musée Le Carroi dans l’ancien hôtel des Etats généraux

*L’église St Etienne et son portail gothique flamboyant

*Le musée animé du vin et de la tonnelerie

BOURGUEIL

Ses caves déjà célébrées par Rabelais et son abbaye fortifiée St Pierre fondée au Xème par les bénédictins. Du XIIIème restent le cellier et les grands greniers. Et dans le batiment du XVIII ème, un monumental escalier suspendu à rampe en fer forgé, un grand réfectoire vouté et une salle à manger lambrissée.

Les étonnantes cuisines de l'abbaye de Fontevrault
Les étonnantes cuisines de l’abbaye de Fontevrault (Photo Darrault)

FONTEVRAUD-L’ABBAYE Fondée en 1099, l’abbaye est exceptionnelle en Anjou avec son église abbatiale abritant les tombeaux des Plantagenêt, ses deux cloitres, le réfectoire à voute gothique long de 45 m  et l’étonnante tour octogonale des cuisines, aux 8 absidioles correspondant chacune à un foyer, et surmontée, sur sa toiture byzantine conique en écailles, de clochetons qui sont en fait les sorties des 20 cheminées.

VILLANDRY. Le dernier des grands châteaux construits au bord la Loire à la Renaissance, puis réaménagé au XVIII ème. Unique en son genre par son incroyable parc floral dessiné et taillé comme une incroyable architecture qu’on peut admirer du haut de la tour.

LANGEAIS et ses alentours

*le château de Langeais, à la fois forteresse du Moyen Age et résidence princière Renaissance avec ses meubles sculptés et ses riches tentures. Animations en costumes d’époque, avec reconstitution du mariage de Charles VIII et Anne de Bretagne en son et lumière.

*Château de Gizeux, à 15 minutes de Langeais, demeure de la famille du Bellay pendant 350 ans, il est aujourd’hui la plus grande demeure habitée et meublée de Touraine . La famille ouvre à la visite pour y admirer les deux galeries de peintures murales du XVI ème et XVII ème, les salons, la salle à manger , les caves. Plus des activités et visites costumées pour les enfants.

Le château d'Ussé qui inspira Charles Perrault pour celui de la Belle au bois dormant.
Le château d’Ussé, ancienne forteresse complètement transformée à la Renaissance.

*Château d’Ussé Hérissé de tours aux allures féériques,  il inspira Charles Perrault  pour son château de la Belle au Bois Dormant.

*Château de Marcilly-sur-Maulne, imposante bâtisse de style Henri IV-Louis XIII avec une chapelle intérieure dans le pavillon central.

*Grottes pétrifiantes de Savonnières-Villandry/ Un voyage inattendu au cœur de la terre

*Château-Renault/ Son musée du cuir ouvert dans une ancienne tannerie (www.museeducuir.org)

*La Cave des Roches à Bourré, 1km de visites guidées et de dégustation dans une champignonnière en activité depuis 1893

LOCHES

*La ville fortifiée du Moyen age et son château célèbre pour ses prisons de Louis XI et Agnès Sorel, la  favorite du roi Charles VII, qui y demeura.

* L’ancienne collégiale romane

La cour du château de Blois avec son fameux escalier François Ier. (photo Leonard de Serres)

*Carrière de Vignemont /Au pied de la falaise, l’entrée de la carrière vous emmène dans un dédale saisissant de 5 km de galeries où l’on découvre la vie des carriers d’autrefois et les habitations troglodytes qui y ont été aménagées, avec un pressoir encore présent.

*Train à vapeur du lac de Rillé et le parc accrobranches. A 15 km au nord de Bourgueil, deux anciennes locomotives avec leurs wagons vous emmènent pour une balade ferroviaire de 3 km (aecfm.fr/02 47 96 42 91)

* La petite France, musée animé des trains miniatures à Savigné-sur-Larthan. Une fabuleuse collection de 1920 à nos jours sur 600 m2. Après la visite, les enfants circulent sur les trains électriques du jardin !

*Traversées sur la Loire à bord des anciens bateaux de navigation en bois depuis La Chapelle-sur-Loire (02 47 58 68 30) et visite du musée des mariniers à Chouzé-sur-Loire

 

Le petit train à vapeur du lac de Rillé.

 

 

Une Opel GT made in France dans les vins du Loir

Une Opel GT made in France dans les vins du Loir

Domaine Gigou/ Famille Gigou 

En 5 ans seulement d’existence, ce coupé a été un best seller avec plus de 100 000 exemplaires produits. Et encore aujourd’hui sa ligne originale fait rêver Joel Gigou sur l’appellation méconnue Jasnières.

Elle a failli ne jamais être fabriquée ! Car cette auto à la ligne originale a d’abord eu une vie clandestine, et très incertaine.  Chez Opel,  personne ne connaissait son existence. Mis à part  le styliste Ehrard Schnell qui avait donné libre cours à son imagination pour créer la voiture de ses rêves dans le plus grand secret, sans que la direction d’Opel soit au courant. Jusqu’au jour où, avec le soutien de son responsable du bureau de style mis dans la confidence, ce coupé allait être dévoilé en 1965 au grand patron d’Opel et son équipe.

Une Opel GT made in France dans les vins du Loir
Un arrière au look sport avec double échappement

Quelle allait être leur réaction sur cette « voiture hors la loi » ? Un projet de plus mis à la poubelle ? A la grande surprise d’Ehrard Schnell , une vague d’applaudissements enthousiastes acheva sa présentation. Le prototype sera même exposé au salon de Francfort. Et devant l’engouement du public, l’état major d’Opel décidera alors de la mettre en production. Trois ans plus tard les premières Opel  GT sortaient donc des usines de montage à Bochum en Allemagne. Mais après que les carrosseries aient été acheminées de France où elle étaient fabriquées chez le sous traitant Brissoneau & Lotz dans l’Oise à Creil . Cette Opel GT est donc franco-allemande !

Une Opel GT made in France dans les vins du Loir
Un vrai tableau de bord de voiture de sport d’un classicisme qui ne vieillit pas.

Au même moment, à la Chartre-sur-le Loir, pas très éloigné du circuit des 24 Heures du Mans, Joel Gigou, se passionnait d’automobiles lorsque les écuries de course s’installaient au garage du coin pour y préparer leurs bolides. Et comme tous les ados de son âge, il s’intéressait aussi aux nouveaux modèles. Mais à 18 ans, il ne se doutait pas qu’au siècle suivant, en 2015, vigneron sur l’appellation Jasnières, il deviendrait propriétaire d’une Opel GT de 1973. «Je l’ai redécouverte en feuilletant des bouquins de voitures anciennes, raconte -t-il.

Une Opel GT made in France dans les vins du Loir
Un profil avant pour le moins curieux avec ses deux « yeux » et sa bosse sur le capot.

Et comme je recherchais une auto de collection qui sortait de l’ordinaire elle m’a vraiment tapé dans l’œil par son élégance sportive.» Une annonce dans le coin pour une occasion pas très loin à Blois va faire l’affaire : l’auto est nickel avec seulement 64 000 km au compteur !  Un des 103 463 exemplaires qui ont été fabriqués de 1968 à 1973. Seulement cinq année de vie pour cette auto surnommée « la Corvette européenne », en raison de sa légère ressemblance avec le fameux coupé sport  de l’américain General Motors… également propriétaire d’Opel.

Une Opel GT made in France dans les vins du Loir
Un profil effilé qui lui a valu son surnom de « Corvette européenne ».

Mais devant le succès remporté aussi aux Etats-Unis par l’Opel GT, certains soupçonnent GM d’en avoir pris ombrage et décidé de mettre fin à sa production ! Sa réussite, l’Opel GT la doit à ses performances et à son prix très attractif qui en faisait une sportive très populaire. Dans  sa version 1900 cm3 de 90 ch, elle montait à 178 km/h, une vitesse pas courante à l’époque. Et avec une excellente tenue de route grâce à sa légèreté avec seulement 970 kg, la rigidité de sa carrosserie, le dynamisme de son chassis et son centre de gravité très bas.

Une Opel GT made in France dans les vins du Loir
Une face avant plutôt originale avec ses phares escamotables et son bosselage.

Pour y parvenir, le styliste Ehrard Schnell avait trouvé une astuce pour abaisser au maximum la hauteur du capot : son curieux bosselage permettait de loger en dessous l’admission du moteur ! Sportive avec ses sièges baquets, et son volant à trois branches devant un tableau de bord de compétition constellé de cadrans, l’Opel GT offrait aussi un plus en matière de sécurité : 2 freins à disque à l’avant, des ceintures trois points, une cage de sécurité avec protections latérales et une colonne de direction rétractable. Le styliste avait aussi donné la priorité à des choix esthétiques au détriment du sens pratique.

Une Opel GT made in France dans les vins du Loir
Les phares pivotent sur eux mêmes…
Une Opel GT made in France dans les vins du Loir
…et se mettent en position éclairage.

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi l’arrière aux galbes très élancés du coupé n’avait pas d’ouverture de coffre !  Et la roue de secours qui y était logée devait être extraite depuis l’intérieur de la voiture au prix de contorsions à vous envoyer directement chez un kyné. Et toujours dans l’esprit d’affiner la ligne plongeante de son capot, les phares n’apparaissait qu’après une manœuvre très originale : en actionnant un gros levier à gauche de la console centrale, les deux blocs phares pivotaient sur eux même pour éclaire la route ! Et à force,  les conducteurs d’Opel GT avaient paraît il le bras droit plus musclé !

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI
L’Opel Grandland X, le frère jumeau du Peugeot 3008

Opel Grandland X le clone du Peugeot 3008Le dernier SUV d’Opel est la version moins fantaisiste du Peugeot 3008 dont il reprend tous les éléments, mis à part le style extérieur et intérieur avec une interprétation typiquement germanique. A chacun son genre pour toucher des clientèles différentes avec des voitures identiques même si elles n’en ont pas l’air…Une façon de partager les frais entre les deux marques pour faire des économies d’échelle. A l’automobiliste de choisir très subjectivement. Car les qualités de conduite de la Peugeot se retrouve dans l’Opel qui a en revanche l’avantage d’être moins chère… lire la suite

OENOTOURISME

                                                               LE VIGNOBLE DE JASNIÈRES

Méconnue, la surprenante petite appellation Jasnières avait failli disparaitre dans les années 70 où il ne restait plus que 7 ha plantés. En 2018, elle en fait dix fois plus et gagne à être connue parmi les vins des coteaux du Loir pour ses chenins et pineaux d’Aunis. Ceux qui prospèrent entre autres sur le versant plein sud du vignoble de Joel Gigou, un des sauveurs de l’appellation quand il s’est lancé dans l’aventure en 1974 avec sa femme Sylvie. « On en a bavé au début » reconnaissent ils. Aujourd’hui, leur vignoble est passé de 3,5 à 13 ha.  Et la relève est assurée avec  leurs enfants Ludovic et Dorothée.

*Coteaux du Loir Pineau d’Aunis 2015, un rouge au nez légèrement poivré, profond sur le fruit, soyeux, avec des arômes de sous bois et une rondeur sur le cuir (8,60 €)

*Jasnières Clos St jacques 2016, ce blanc a un étonnant nez réglissé- anisé et une bouche très minérale qui reflète bien le terroir silex et argilo calcaire de ses vignes de 70 ans (13,90 €)

*Jasnières Délice de Bercé 2012, Du nom de la forêt du Val de Loire d’où viennent les chênes extraordinaires des barriques en petite chauffe qui donnent un grillé subtil. A l’aveugle certains prennent ce blanc pour un Meursault ! Un nez fumé, une bouche à la minéralité légère tout en nuance sur le silex, après un élevage de 2,5 ans (26 €)

 

                                                               PROFITEZ EN POUR VISITER ….

VALLEE DU LOIR

* Poncé-sur-Le-Loir, Château avec escalier Renaissance exceptionnel, grand pigeonnier XVIIIème, jardin classé

*Vouvray-sur-Loir, le moulin Pousset, un des derniers moulins à blé industriel des années 30 ouvert au public avec sa roue monumentale

*Château du Lude, l’un des plus beaux exemples de l’architecture de la première Renaissance française magnifiquement mis en valeur par le son et lumière qui se reflète sur le Loir

*Baugé-en-Anjou, l’Hotel Dieu : considérée comme l’une des plus complètes du patrimoine hospitalier de France, l’Apothicairerie de 1675 présente dans ses étagères en bois sculptées plus de 650 pots en faïences et boites aux contenus mystérieux. A voir aussi le relais de chasse du Roi René d’Anjou édifié de 1454 à 1465 à la fin du gothique flamboyant.

L'apothicairerie de Baugé -sur- Loir et ses 650 pots de faïence (Photo L.Massilon)
L’apothicairerie de l’Hôtel Dieu à Baugé -sur- Loir, et ses 650 pots de faïence (Photo L.Massilon)

TOURS

*Le centre historique avec les vieilles ruelles, dont la charmante rue Briçonnet, qui gravitent autour de la pittoresque place Plumereau aux maison à pans de bois

*L’hôtel Goüin, un des rares bel édifice Renaissance à Tours

*L’ancienne basilique romane St Martin/ Il n’en reste que l’imposante tour Charlemagne et la tour de l’horloge

*Cathédrale St Gatien/ Construite du XIIIème au XVI ème elle décline toute l’évolution du style gothique et offre de magnifiques vitraux

*Le musée du compagnonnage avec ses magnifiques maquettes de charpentes ou d’escalier à vis en bois installées dans les vestiges romans de l’abbaye St Julien. L’ancien cloitre abrite aussi le musée des vins  de Touraine

*Le musée des Beaux Arts installé dans l’ancien archévêché du XVII ème et ses collections de Rembrandt, Delacroix, Degas, Boucher, Largillière…

La place Plumereau dans le vieux Tours (Photo Anaïs-Dutour)
La place Plumereau, point central de rencontre dans le vieux Tours (Photo Anaïs-Dutour)

AMBOISE

*Le château, sa grosse tour cavalière avec la rampe tournante qui permettait aux attelages de chevaux de monter de la rue à la terrasse pour approvisionner le château, son fameux balcon où furent pendus en 1560 les conjurés ralliés au protestantisme qui voulaient enlever le jeune roi catholique François II. L’épuration et ses 1500 morts marqueront le début des guerres de religion en France qui dureront 40 ans. La chapelle St Hubert, en gothique flamboyant et aux magnifiques frises sculptées, renferme la tombe de Léonard de Vinci. Au cours de son histoire, le château servira de prison d’état sous Louis XIV et de résidence surveillée en 1848 pour l’émir Abd El-Kader avec sa suite de 100 personnes.

*Le clos Lucé , demeure de Leonard de Vinci qui y vécut trois ans jusqu’à sa mort en 1519 quand François 1er l’invita à venir s’installer en France. Fascinant de découvrir les maquettes de ses machines futuristes : le premier aéroplane, l’hélicoptère, le char d’assaut, le pont tournant…

*La Pagode de Chanteloup/ Cette folie chinoise de pur style Louis XVI, se reflétant dans un grand bassin, a été construite en 1775 par le duc de Choiseul. Dernier vestige du château disparu au XIX ème, elle offre du haut de ses 44 m un panorama grandiose sur la vallées de la Loire et la forêt d’Amboise.

Le château royal d'Amboise embrasé par le soleil couchant (photo Leonard de Serres)
Le château royal d’Amboise embrasé par le soleil couchant (photo Leonard de Serres)

CHENONCEAU Se reflétant au dessus du Cher à l’emplacement d’un ancien moulin, le plus féminin des châteaux de la Loire, bâti par Catherine Bohier puis habité par Diane de Poitiers à qui on doit les magnifiques jardins aux allées fleuries en diagonales, et Catherine de Médicis qui fit construire sur le pont la grande galerie à deux étages.

CHEVERNY Dans la même famille depuis 6 siècles, c’est un des châteaux privés le mieux meublé et décoré de France qui a été le premier à  ouvrir ses portes au public en 1922. Hergé s’en est complètement inspiré en reprenant la partie centrale devenue le château de Moulinsart du capitaine Haddock !

CHAUMONT-SUR-LOIRE  Dominant la Vallée de la Loire, il illustre à la fois avec ses tours extérieures l’architecture défensive de l’époque gothique et à l’intérieur l’architecture d’agrément de la Renaissance voulue par Catherine de Medicis qui en fut propriétaire de 1540 à 1550 avant de le céder à Diane de Poitiers. Très originales, les « Grandes écuries » du XIX ème furent considérées à l’époque comme les plus luxueuses d’Europe.

CHAMBORD 156 m de façade : la « Folie monumentale » de François 1er hérissée de 228 cheminées ouvragées, aux 440 pièces et à l’escalier en pierre à double révolution attribué à Léonard de Vinci dans lequel on se croisait jamais.

Le château de Cheverny qui a servi de modèle à Hergé pour celui de Moulinsart (photo Chicurel)
Le château de Cheverny dont s’est inspiré Hergé dans Tintin pour celui de Moulinsart (photo Chicurel)

BLOIS

*Résidence de 7 rois de France, ce château affiche les évolutions architecturales entre la tour style Louis XII, l’escalier monumental de l’aile François Ier , la façade à loggias italiennes surplombant la ville et l’aile Mansart de 1638

*Maison de la magie Robert Houdin. Une visite d’initiation dans cet hôtel particulier du 19 ème

*Tour Beauvoir Donjon carré du XI ème qui offre une belle vue sur la ville

*Hôtel de Villebresme du XV ème. Deux batiments à décor gothique reliées par une passerelle à pans  de bois au dessus de la rue.

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                        POUR UN SÉJOUR INOUBLIABLE UN CHOIX S’IMPOSE

                                                 Membre des Relais & Châteaux

Château de Noizay

Etape idéale pour des randonnées en anciennes, le château de Noizay offre l’avantage d’un parking sécurisé dans l’enceinte de son grand parc de 24 hectares, et permet ainsi de goûter un moment de vie de château en toute tranquillité. Vous tomberez sous le charme de cette demeure style Renaissance décorée avec élégance et raffinement, entre tradition et modernité, par Cécile William sa propriétaire. Situé au cœur des châteaux de la Loire, entre Amboise et Tours, Noizay invite à la sérénité le temps d’une nuit ou d’un séjour en amoureux, en famille, entre amis ou en voyages d’affaires.

Avec ses 19 chambres,  son restaurant gastronomique autour d’une belle carte des vins honorant la Loire, sa terrasse en plein air  pour déjeuner l’été, vous vivrez une expérience unique dans ce lieu empreint d’Histoire : il fut le siège en 1560 des conjurés d’Amboise qui voulaient enlever le jeune roi François II . S’ajoute à ce cadre sublime une gamme de prestations de qualité : piscine chauffée et terrain de tennis privé, location de vélos , hélicoptère et vol en montgolfière à proximité qui vous feront quitter Noizay pour la découverte des vignobles de Vouvray et de la région…pour mieux y revenir…

A 55 mn TGV de Paris et 2h 30 en voiture Promenade de Waulsort-37210 Noizay-02 47 52 11 01 /noizay@relaischateaux.com /www.chateaudenoizay.com

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SAUMUR

*Le château fortifié aux multiples tours à toit conique construit au XIVème sur un promontoire escarpé par Louis Ier duc d’Anjou, transformé en prison sous Napoleon Ier, en caserne puis en musée des Arts décoratifs.

Le musée des blindés à Saumur.

*Le musée du cheval qui illustre l’histoire de la célèbre école de cavalerie du Cadre Noir de Saumur

*Le musée des blindés et l’armada de ses 200 véhicules de combat

BRÉZÉ  Ses deux châteaux près de Saumur, l’un en surface de la Renaissance, et juste en dessous la forteresse souterraine, la plus grande d’Europe, creusée au Moyen Age pour se protéger du pillage par les Normands qui remontaient la Loire.

AZAY LE RIDEAU

* La perle romantique du Val de Loire/ Edifié sous François Ier, le célèbre château se reflète dans les deux miroirs d’eau qui l’entourent. Balzac l’a décrit comme « le diamant taillé à facettes serti par l’Indre »

*Son frère jumeau et moins connu, le château Renaissance de l’Islette à 2km d’Azay, qui abrita les amours tumultueuses de Rodin et Camille Claudel

*Musée Maurice Dufresne avec son impressionnante collection de 3000 pièces pour un étonnant retour vers le passé de l’aviation et de l’automobile.

Le musée automobile Maurice Dufresne à Azay-le-Rideau
Le musée automobile Maurice Dufresne à Azay-le-Rideau

LE COUDRAY  Le château du Coudray, forteresse du XV ème avec ses écuries animées, et ses 14 jardins de contes de fée pour les enfants

CHINON

*Les vestiges de la forteresse royale longue de 500 m sur son éperon rocheux en surplomb de la ville médiévale le long de la Vienne

* La rue Haute St Maurice, axe principal de la vieille ville jalonné par de vieilles maisons à pans de bois,  le palais du Bailliage, l’hôtel du gouverneur, le musée Le Carroi dans l’ancien hôtel des Etats généraux

*L’église St Etienne et son portail gothique flamboyant

*Le musée animé du vin et de la tonnelerie

BOURGUEIL

Ses caves déjà célébrées par Rabelais et son abbaye fortifiée St Pierre fondée au Xème par les bénédictins. Du XIIIème restent le cellier et les grands greniers. Et dans le batiment du XVIII ème, un monumental escalier suspendu à rampe en fer forgé, un grand réfectoire vouté et une salle à manger lambrissée.

Les étonnantes cuisines de l'abbaye de Fontevrault
Les étonnantes cuisines de l’abbaye de Fontevrault (Photo Darrault)

FONTEVRAUD-L’ABBAYE Fondée en 1099, l’abbaye est exceptionnelle en Anjou avec son église abbatiale abritant les tombeaux des Plantagenêt, ses deux cloitres, le réfectoire à voute gothique long de 45 m  et l’étonnante tour octogonale des cuisines, aux 8 absidioles correspondant chacune à un foyer, et surmontée, sur sa toiture byzantine conique en écailles, de clochetons qui sont en fait les sorties des 20 cheminées.

VILLANDRY. Le dernier des grands châteaux construits au bord la Loire à la Renaissance, puis réaménagé au XVIII ème. Unique en son genre par son incroyable parc floral dessiné et taillé comme une incroyable architecture qu’on peut admirer du haut de la tour.

LANGEAIS et ses alentours

*le château de Langeais, à la fois forteresse du Moyen Age et résidence princière Renaissance avec ses meubles sculptés et ses riches tentures. Animations en costumes d’époque, avec reconstitution du mariage de Charles VIII et Anne de Bretagne en son et lumière.

*Château de Gizeux, à 15 minutes de Langeais, demeure de la famille du Bellay pendant 350 ans, il est aujourd’hui la plus grande demeure habitée et meublée de Touraine . La famille ouvre à la visite pour y admirer les deux galeries de peintures murales du XVI ème et XVII ème, les salons, la salle à manger , les caves. Plus des activités et visites costumées pour les enfants.

Le château d'Ussé qui inspira Charles Perrault pour celui de la Belle au bois dormant.
Le château d’Ussé, ancienne forteresse complètement transformée à la Renaissance.

*Château d’Ussé Hérissé de tours aux allures féériques,  il inspira Charles Perrault  pour son château de la Belle au Bois Dormant.

*Château de Marcilly-sur-Maulne, imposante bâtisse de style Henri IV-Louis XIII avec une chapelle intérieure dans le pavillon central.

*Grottes pétrifiantes de Savonnières-Villandry/ Un voyage inattendu au cœur de la terre

*Château-Renault/ Son musée du cuir ouvert dans une ancienne tannerie (www.museeducuir.org)

*La Cave des Roches à Bourré, 1km de visites guidées et de dégustation dans une champignonnière en activité depuis 1893

LOCHES

*La ville fortifiée du Moyen age et son château célèbre pour ses prisons de Louis XI et Agnès Sorel, la  favorite du roi Charles VII, qui y demeura

* L’ancienne collégiale romane

Azay-le-Rideau, la perle romantique du val de Loire. (Photo Leonard de Serres)
Azay-le-Rideau, la perle romantique du val de Loire. (Photo Leonard de Serres)

*Carrière de Vignemont /Au pied de la falaise, l’entrée de la carrière vous emmène dans un dédale saisissant de 5 km de galeries où l’on découvre la vie des carriers d’autrefois et les habitations troglodytes qui y ont été aménagées, avec un pressoir encore présent.

*Train à vapeur du lac de Rillé et le parc accrobranches. A 15 km au nord de Bourgueil, deux anciennes locomotives avec leurs wagons vous emmènent pour une balade ferroviaire de 3 km (aecfm.fr/02 47 96 42 91)

* La petite France, musée animé des trains miniatures à Savigné-sur-Larthan. Une fabuleuse collection de 1920 à nos jours sur 600 m2. Après la visite, les enfants circulent sur les trains électriques du jardin !

*Traversées sur la Loire à bord des anciens bateaux de navigation en bois depuis La Chapelle-sur-Loire (02 47 58 68 30) et visite du musée des mariniers à Chouzé-sur-Loire

Le petit train à vapeur du lac de Rillé.

 

 

Un bijou à Pessac-Léognan, la Jaguar Type E V 12

Un bijou à Pessac-Léognan, la Jaguar Type E V12

Château Haut-Bergey / Paul Garcin

Cette Type E passée de 6 à 12 cylindres était destinée au marché américain pour concurrencer les Corvette. Un superbe millésime 1972 conservé précieusement à côté des grands vins de ce domaine.

« Sa robe est d’un rouge grenat profond. Son allonge incroyable, et sa rondeur unique au monde.» Non, Paul Garcin n’est pas en train de vous décrire son sublime Pessac-Léognan Château Haut-Bergey 2012. Mais l’autre trésor millésimé 1972 du domaine : une Jaguar Type E V12 achetée par son père en 1987.  Et qu’il continue de bichonner. Car 57 ans après le lancement de cette incroyable auto longiligne qui avait fait sensation au salon de Genève de 1961, la magie opère plus que jamais.

Un bijou à Pessac-Léognan, la Jaguar Type E V12
Un spectacle sublime derrière ce superbe tableau de bord et le plus beau capot longiligne au monde.

Même Enzo Ferrari, plutôt avare de compliments, l’avait surnommée « la plus belle voiture au monde ! » Sans rancune. Car elle coutait trois fois et demi moins cher que ses Ferrari, tout en offrant une ligne époustouflante et les mêmes performances : 240 km/h avec les 265 ch de son 6 cylindres en ligne 3,8 l double arbre à cames au grondement si caractéristique . Un moteur auréolé de ses 5 victoires au Mans dans les années 50 sur la jaguar Type D.

Un bijou à Pessac-Léognan, la Jaguar Type E V12
Une mécanique complexe mais facile d’accès avec ce capot basculant intégral.

La Type E  en dérivait avec sa caisse autoporteuse monocoque et un faux châssis en tubes carrés Reynolds à l’avant.Equipée de 4 freins à disques, et de suspensions à 4 roues indépendantes, chose rare dans les années 60, jamais une voiture de sport n’avait été aussi rapide et bon marché : il s’en vendra 72 584 exemplaires de 1961 à 1975 dont 60 % aux Etats-Unis. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’en 1971, William Lyons, l’emblématique patron de Jaguar qui dessinait lui même ses autos, lança une nouvelle version à moteur V12 5,3 l de 272 ch pour le marché américain. Comme celle de Paul Garcin.

Un bijou à Pessac-Léognan, la Jaguar Type E V12
Un arrière plus imposant que sur la Type E 3,8 l d’origine rallongée ici de 22 cm.

A la fois pour concurrencer les gros V8 des voitures de sport locales comme les Corvette et les Mustang, et pour se conformer aux réglementations anti-pollution fédérales. La voiture y gagna en fiabilité et en souplesse dans des reprises puissantes, car ce V12, alimenté par 4 carburateurs double corps Zenith-Stromberg, affichait un couple de 412 Nm à 3600 tr/min. A son volant, Paul Garcin savoure : « elle est impressionnante par sa rapidité au top pour l’époque, avec un 0 à 100 km/h en seulement 6,5 secondes, une de moins que les premières Type E 6 cylindres.

Un bijou à Pessac-Léognan, la Jaguar Type E V12
Une sortie d’échappement « tuyaux d’orgue » impressionnante par  sa taille et sa musique.

Et en même temps ses accélérations s’effectuent en douceur dans un feulement sublime qui vous invite à faire du cruising sans fatigue pendant des heures ! Comme une américaine.»Mais ce plaisir puissance-confort s’est fait au détriment de la pureté de la ligne initiale du fameux « cigare anglais » Pour loger ce gros V12, et deux places symboliques à l’arrière, la Type E série 3 s’est rallongée de 22 cm à 4,67 m. Et surtout l’avant a perdu toute sa finesse.

Un bijou à Pessac-Léognan, la Jaguar Type E V12
Un look d’AC Cobra avec cette calandre démesurée par rapport aux premières Type E.

La faute à une énorme calandre grillagée pour donner davantage d’air frais aux 272 chevaux, le point faible des Type E surtout en ville. Heureusement ce lifting un peu lourd des lèvres de la belle anglaise ne gâche pas la vue dont jouit le conducteur. Rouler derrière ce splendide tableau de bord, ce pare brise panoramique (balayé par trois essuie glace sur les premières séries !), et ce capot longiligne fantastique, reste un spectacle unique au monde !

 

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI
Jaguar F-Type 2 litres : le félin se met au régime minceur !

Jaguar F-Type 2 litres : le félin au régime minceurDepuis sa sortie en 2013, la digne descendante de la Type E, passée à lettre suivante en F-Type , n’en finit pas de décliner les versions moteurs, mais de moins en moins puissantes. Un façon d’élargir sa clientèle avec des prix plus bas, mais aussi une obligation de se conformer sa gamme aux nouvelles règles anti pollution. Heureusement, avec cette version 4 cylindres 2 litres, au lieu des V6 et V8, cette Jaguar mise au régime minceur procure encore des  sensations avec ses 300 ch…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                 MON VIN  PRÉFÉRÉ

Depuis qu’il a repris le domaine familial en 2014, Paul Garcin et sa directrice de culture Anne-Laurence de Gramont  font tout pour redonner la primauté au fruité de la vigne par la biodynamie et un élevage subtil des vins dans des barriques de chêne au grain fin qui donnent des tanins plus fins et plus longs.

*Château Haut-Bergey 2012 Un somptueux Pessac-Leognan au nez légèrement fumé et boisé, avec une bouche onctueuse sur un fruité soyeux où la puissance aromatique du cabernet est contenue par la finale de velours du merlot (40%) sur une note épicée apportée par 7% de Petit Verdot et 3% de Malbec de 70 ans. Elevage de 16 à 18 mois en barriques.(25 €)

*Cuvée Paul 2016 Dans les mêmes proportions de cépage que le précédent (dont 40% de Cabernet sauvignon et 10 % de Cabernet franc) mais avec une vinification « à sa façon », un vin voluptueux tout en rondeur sur ses arômes de fruits rouges et la complexité de ses tanins diffus préservés par l’absence de filtrage et un collage traditionnel au blanc d’oeuf  avant un élevage en oeuf béton et cuve inox de 14 à 12 mois.(19€)

                                                 

                                                             PROFITEZ EN POUR VISITER

Le château de la Brède. C’est dans cette austère forteresse gothique entourée de douves que se ressourçait Montesquieu après ses voyages pour écrire les « Lettres persanes » et « De l’esprit des lois ». Dans le vestibule sont toujours alignées ses malles de voyage, et dans sa chambre restée meublée très simplement, la cheminée garde la trace de ses souliers quand il écrivait sur ses genoux devant le feu.

Le château de La Brède où vécut Montesquieu
Le château de La Brède où vécut Montesquieu

LE BORDEAUX ANCIEN

-vieilles portes Cailhau et de la Grosse Cloche

-la place de la Bourse emblème de l’essor de la ville au XVIII éme, autour de deux bâtiments à l’architecture en fer à cheval d’après les plans de l’architecte Gabriel   qui créa aussi la place de la Concorde à Paris

-le musée du vin et du négoce à Bordeaux installé dans de belles caves voutées du quartier des Chartrons, du nom d’un ancien couvent de chartreux transformé au 15 ème siècle en entrepôt de vins

*L’Hotel de Lalande, 1779, un des plus beaux exemples de bâtiments anciens construits par la noblesse parlementaire bordelaise. Par son superbe escalier d’honneur en fer forgé, on accède aux pièces du musée des Arts décoratifs

La place de la Bourse (Photo Thomas Samson)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-la tour Pey-Berland et sa vue panoramique sur la ville et ses clochers

-le Palais Rohan, ancien palais épiscopal du XVIIIème devenu l’Hotel de ville, avec, dans les jardins,  le musée des Beaux-Arts sur l’art en Europe du 15 ème  au 20ème siècle

-la place du Parlement et ses façades Louis XV autour d’une cour pavée

-l’Hotel particulier Frugès chef-d’oeuvre de l’art nouveau

-l’Abbatiale Ste Croix et sa façade de style roman saintongeais

La nouvelle Cité du vin (Anaka)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-la perspective XVIII ème du quai des Chartrons où les négociants en vin s’édifièrent de somptueuses demeures, et les anciens hangars portuaires devenus des commerces et des restaurants

-l’esplanade des Quinconces face à la Garonne

-l’ancienne base sous marine allemande devenue centre d’expositions

*La Cité du vin, le nouveau musée de verre qui vient de s’ouvrir 135-150 quai de Bacalan à Bordeaux. Un voyage étonnant  sur l’Histoire de nos ceps de vigne à travers le monde et l’élaboration de nos nectars avec dégustations sensorielles sous forme de devinettes.

Le musée de voitures à Château Carbonieux

*Château Carbonnieux pour son grand cru, et son étonnant musée de voitures anciennes dont des teuf teuf rarissimes comme des Donnet Zedel torpedo, Doriot-Flandrin-Parant, ou Wacheux Phaeton

*Chateau de Portets, arrivez dans ce château-jardin par bateau depuis Bordeaux 2 fois par semaine /05 56 67 12 30 www.chateaudeportets.fr

*Cave Leognan Magnum, un endroit à Leognan où l’on peut déguster presque tous les vins de Pessac-Leognan sans faire la tournée des châteaux qui sont parfois fermés

05 56 64 74 08www.leognanmagnum.com

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                             POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

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                                   MEMBRE DES RELAIS &CHÂTEAUX

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire La Grande Maison Bordeaux 2016 par Artiste-Associé Photographes

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire, les ambassadeurs de l’excellence.
Bernard Magrez, vous offre l’exclusivité d’une émotion pure à « La Grande Maison », restaurant gastronomique deux étoiles au guide Michelin et hôtel cinq étoiles.
Pour faire battre le cœur d’une maison bordelaise traditionnelle, la passion est impérieuse. Il faut savoir écouter l’aspiration des voyageurs, déceler la part de folie qui bouleverse un concept hôtelier, comprendre ce que chaque hôte vient y chercher pour savoir le lui offrir.
L’ambassadeur Mondial du goût, Pierre Gagnaire et le compositeur de vins rares, Bernard Magrez, unis pour le meilleur de la table française, vous invitent à vivre une expérience exceptionnelle dans cette magnifique demeure où le savoir-faire français et le raffinement sont les maîtres mots.
Bernard Magrez, propriétaire de quatre Grands Crus Classés dans le Bordelais, Château Pape Clément (Graves), Château La Tour Carnet (Haut Médoc), Château Fombrauge (Saint-Emilion) et Clos Haut Peyraguey (Sauternes), poursuit son intarissable désir d’excellence à travers les vins, les arts, la gastronomie et l’hôtellerie de prestige.

La Grande Maison de Bernard Magrez
10 rue Labottière, 33000 Bordeaux
T.+33(0)5 35 38 16 16
info@lgmbordeaux.com

L’ incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon + la nouvelle 508 SW

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon

Besserat de Bellefon/Fabien henry

Dans ses caves à Epernay, Besserat de Bellefon conserve un trésor caché en plus de sa fameuse Cuvée des moines aux fines bulles : une Peugeot 604 STI de presque 40 ans qui n’a quasiment jamais servi !

Son slogan « Giscard à la barre » l’avait porté à l’Elysée en 1974 .  Et dans ce vent de jeunesse qui soufflait, avant Macron, sur la France, le nouveau président la jouait aussi « Giscard au volant » ! Préférant conduire que de se faire conduire par un chauffeur à casquette de la République. Mais pour bien tourner la page du gaullisme et du pompidolisme, le jeune VGE de 48 ans allait remiser les vieilles Citroën présidentielles au garage. Et choisir un symbole de modernité, la nouvelle berline haut de gamme qui venait de sortir en France : la Peugeot 604 !

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon
Une jolie création de Paul Bracq passé chez Peugeot après avoir dessiné la Mercedes Pagode.

La mode était lancée. Et il était de bon ton pour les P-DG de s’afficher aussi à bord de cette voiture de prestige qui devait sa sobre élégance au coup de crayon du designer italien Sergio Pininfarina, le « couturier » des Ferrari et des fameux cabriolets Peugeot. Spacieuse, luxueuse et confortable avec ses sièges boudinés en cuir, la Peugeot 604 était pourvue de tout ce qui se faisait de mieux à l’époque : 4 freins à disques, suspension avant Mac Pherson et à bras tirés à l’arrière, amortisseurs télescopiques, 4 vitres électriques, toit ouvrant, verrouillage centralisé, et une originalité : deux essuie glace, mais  au centre et parallèles. Quand un balai est passé, le deuxième arrive derrière pour éliminer les gouttes récalcitrantes !

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon
Calandre phares et essuies glace double visaient l’efficacité pour cette grande routière.

De 1975 à 1985 cette auto élitiste ne sera achetée qu’à 153 252 exemplaires. Et pourtant, ce haut de gamme 604 avait aussi été conçu pour relancer les exportations de Peugeot aux Etats-Unis (il s’en vendra 612 !). Et sous le capot devait donc se loger un V8, histoire de faire jeu égal avec les voitures américaines. Mais avec le deuxième choc pétrolier de 1973 après la guerre du Kippour où le prix du baril flambait à nouveau, le V8 conçu en commun entre Peugeot Renault et Volvo, d’où son nom de PRV, allait perdre 2 cylindres pour consommer moins à la sortie de la 604 ! Et ce V8 tronqué en V6 de 2,6 l à 2 carburateurs de 136 ch souffrira toujours d’un manque de souplesse à bas régime.  Ce handicap sera partiellement comblé en 1978 par la sortie de la Peugeot 604  STI avec un i comme injection qui augmentera la puissance à 144 ch  et 185 km/h en vitesse max.

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon
Un salon roulant tout en cuir aussi confortable à l’avant qu’à l’arrière;

En Champagne à Epernay, c’est ce modèle que va choisir en 1979 le « roi de la bulle », Gaston Burtin patron fondateur de la maison Marne et Champagne qui a fait fortune dans les années 60-80 avec les enseignes d’hypermarchés alors en plein boom en leur fournissant  du champagne à marques distributeurs : Veuve Emille pour Auchan, Delacoste pour Leclerc, Veuve Pasquier pour Carrefour…Avec plus de 10 millions de bouteilles par an, Gaston Burtin était devenu le N° 2 du champagne derrière Moët et Chandon. Sans héritier, il confia les clés de la maison en 1991 à sa nièce, hotesse de l’air Laurence Morrat, et son mari, kynésithérapeute. Ces néophytes  se lancèrent alors  dans une frénésie de rachats, Besserat de Bellefon, puis Lanson, et finirent par mettre la belle entreprise du vieux tonton de 90 ans sur la paille.

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon
4,72 m de long dans un style au classicisme épuré due au designer italien Sergio Pininfarina.

Le tout fut alors repris en 2006 par le groupe BCC de Bruno Paillard et Philippe Baijot qui y a établi le siège de la marque Besserat de Bellefon, réputée pour la finesse de ses bulles  dans sa fameuse Cuvée des moines. Et novatrice par ses expériences dans la culture bio pour la préservation des sols épuisés par les herbicides et les fertilisants. « Une question de survie pour l’avenir du terroir champenois » à entendre le directeur de Besserat de Bellefon, Fabien Henry qui n’est pas pour rien biologiste de formation. Mais le plus extraordinaire dans cette histoire, où Gaston Burtin a quitté ce monde en 1995, est que 40 ans plus tard sa Peugeot 604, elle, est toujours là dans le garage avec seulement 41 000 km au compteur !

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon
Très spacieuses, les places arrières rivalisaient en confort avec les Mercedes de l’époque.

« Il faut dire qu’il ne s’en servait que pour aller de son bureau à son domicile à quelques rues de là. La voiture connaissait le trajet ! » sourit un connaisseur. Après quelques travaux de restauration et de remise en route,  la « 604 de Gaston » a retrouvé une nouvelle jeunesse. Et par fidélité à sa mémoire, son emplacement de parking dans la cour est toujours indiqué par une plaque à son nom ! Car la voiture est encore de sortie pour les soirées prestige de Besserat de Bellefon. « On l’utilise pour transporter les clients VIP qui sont surpris par son état quasi neuf, raconte Fabien Henry. Et quand on leur dit que c’était la même que celle de Giscard, nos invités Américains nous demandent perplexes : « What, Giscard ?”

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon

 

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI
La nouvelle 508 SW

508 SW

Après la nouvelle 508 berline qui  perdait 6 cm en hauteur pour se donner un look de coupé, Peugeot persiste avec la version break qui casse les codes en privilégiant le style et la performance au volume de chargement qui n’a plus rien à voir avec les breaks carrés capables de transporter une armoire normande ou une famille nombreuse.  A l’intérieur, adieu classicisme : place au I-cockpit avec tableau de bord digital au niveau du parebrise au dessus d’un petit volant sport et les fameuses touches piano comme sur la 3008…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                   Mon champagne préféré

Cuvée des Moines Brut

La particularité de la marque est de ne pas pratiquer la fermentation malolactique pour sortir des vins de longue garde qui conservent ainsi toute leur fraicheur aromatique. Mais cette cuvée brut est devenue le best seller de la marque créée en 1843 depuis que Victor Besserat décida en 1930 de confectionner un champagne onctueux moins agressif en bulles afin de pouvoir accompagner tout un repas, à la demande du directeur du grand restaurant « la Samaritaine de luxe » à Paris. Sa technique utilisait moins de liqueur sucrée de tirage, d’où une pression moindre en gaz dans la bouteille qui donne ainsi des bulles 30 % plus fines et favorise le développement en cave d’une mousse légère et crémeuse. Un champagne à la sensation typée qui ne prend pas la tête ! (33 €

 

                                                                  PROFITEZ EN POUR VISITER…

REIMS

*La cathédrale, célèbre chef d’oeuvre de l’art gothique depuis 1211, où furent couronnés 25 rois de France après le baptême de Clovis en 498. La plus longue de toutes avec ses 149 m, elle a été miraculeusement rescapée après les destructions des bombardements de 14. Le fameux « Ange au sourire », statue emblématique du porche, peut en effet afficher son soulagement !

La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)
La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)

*Les caves à champagne dans les anciennes carrières de craie, Pommery, Veuve Cliquot et son dédale de 20 km de galeries, Taittinger sous l’ancienne abbaye Ste Nicaise, et celles de Lanson  dont les galeries voutées servirent de logements pendant les bombardements de la guerre de 14, et même de chapelle avec un vestige qui subsiste aujourd’hui, une statue de la Vierge toujours accrochée sur la paroi.

*Le festival de façades Art déco, symboles de la reconstruction de la ville détruite à 80 % pendant la guerre de 14

*L’Hotel musée Le Vergeur XIII éme et Renaissance construit par un riche marchand grainetier

Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)
Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)

*L’abbaye St Remi, du nom de l’évêque qui baptisa Clovis, ses parties romanes, XVII ème et son grand cloître

*L’impressionnante porte gallo-romaine de Mars du temps où Reims s’appelait Durocortorum et dépassait en importance Lutèce qui deviendra Paris

*Le palais épiscopal du Tau et sa grande salle à voûte de bois en carène de navire renversée où se tenait le festin des rois après leur sacre. Le palais abrite aujourd’hui un musée sur la cathédrale où l’on réalise, en les voyant, que les statues d’origine sur sa façade mesuraient près de 5 mètres de hauteur !

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Le palais épiscopal du Tau

*Hôtel Jean-Baptiste de La Salle édifié à partir de 1545. Belle cour Renaissance avec avec une tour à escalier à vis ajouré

*La demeure XIIIème des comtes de Champagne

*La villa Demoiselle, splendide témoin de l’Art Nouveau construit entre 1904 et 1908 sur la butte Ste Nicaise par Louis Majorelle pour le directeur des Caves Pommery

La villa Demoiselle au style Art nouveau (photo Cecil Mathieu)

*Le musée des Beaux-arts, un des plus beaux de province avec ses collections de tableaux et de sculptures du XVI ème au XX ème : Le Nain, Boucher, Corot, Monet, Pissaro, Renoir, Gauguin, Maillo, Marquet, Foujita, Rouault, Manessier,…

*Le phare de Verzenay, un vrai phare au milieu d’une mer de vignes construit en 1909 par le négociant en champagne Joseph Goulet pour faire la promotion de sa maison. Le rez de chaussée faisait guingette, et en 1940 les Anglais placèrent sur le phare une batterie anti-aérienne. Après restauration  en 1999 le Musée de la Vigne y a ouvert ses portes.

*Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton de 19,85 m de haut et  seulement 7 cm d’épaisseur construite en 1927.

Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton (Photo Carmen Moya)
L’étonnante voute en béton armé des Halles du Boulingrin  (Photo Carmen Moya)

*Le fort de la Pompelle . Symbole de la résistance rémoise pendant la deuxième guerre mondiale, il fut le seul de la région à rester aux mains des Français jusqu’en 1918 au prix de 12 000 morts. Aménagé en musée des tranchées  on y trouve une étonnante (et unique!) collection de 500 couvre chefs de l’armée allemande.

*La bibliothèque Carnegie, chef d’oeuvre de l’Art Déco avec son entrée en mosaïque et son gigantesque lustre suspendu en vitrail.

*Le musée automobile de Reims-Champagne, 230 autos et motos de 1908 à nos jours, un festival de Delahaye, Delage, Panhard, et de voitures à pédales ! (84 Avue Georges Clemenceau/ 03 26 82 83 84/musee-automobile-reims-champagne.com)

Le musée automobile de Reims

EPERNAY et alentours

*Flanez le long des 1500 m de l’avenue de Champagne pour admirer tous les hôtels particuliers où se sont installées les grandes marques champenoises au dessus de leurs 110 km de caves. « The most drinkable avenue of the world » comme l’avait surnommé Churchill qui était un connaisseur !

*La tour de Castellane, construite entre 1903 et 1905 comme emblème publicitaire de la marque de champagne. Gravir ses 237 marches vaut la peine pour contempler du haut de ses 65 m la ville d’Epernay et la vallée de la Marne. A voir aussi son musée sur l’élaboration du champagne.

tour de castellane - copie*Le château Perrier, construit au XIX ème dans le style Louis XIII pour Charles Perrier propriétaire de la marque de champagne Perrier-Jouet. En 1940 il abrita le QG des armées britanniques, puis allemandes de 1942 à 1944. Après la libération de la ville par Patton, les Américains s’y établirent à leur tour !

*Le théâtre  Gabrielle Dorziat, du nom d’une comédienne née à Epernay. Inauguré en 1902, il est un des rares théâtre à l’italienne dont la machinerie est encore dans son état d’origine. Mais on n’est pas au coeur du champagne pour rien : les nudités allégoriques des peintures du plafond du foyer chantent l’amour au milieu de guirlandes de raisins. Et sur la façade une sculpture évoque la vigne inspirant l’art théâtral !

Le château Perrier construit au XIX ème pour le paropriétaire de la marque de champagne du même nom.
Le château Perrier construit  pour le propriétaire de la marque de champagne du même nom.

*L’abbaye de Hautvillers, fondée en 650, et célèbre par son moine Dom Pérignon (1639-1715) pour ses trouvailles novatrices dans l’élaboration du champagne par assemblage de crus différents.

*Le château de La Marquetterie à Pierry. Ce pur joyau Louis XV a été construit en 1734 par un neveu du grand architecte Gabriel.  Pendant la Grande guerre, le maréchal Foch en fit son quartier général. Et son énorme Renault à 6 roues, avec laquelle il sillonnait les champs de bataille, y est d’ailleurs exposée. Tombé sous le charme du château alors qu’il y était en service à l’état major en 1915, Pierre Taittinger le racheta en 1932.

La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre
La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre exposée au château de La Marquetterie à Pierry.

*L’abbatiale St Pierre d’Orbais . Avec son architecture monumentale et sa flèche gothique qui se voit de loin, elle a été élevée au XII ème par Jean d’Orbais. Celui-ci en aurait fait le prototype de la cathédrale de Reims dont il sera le premier maitre d’oeuvre.

*Le mémorial de Dormans, sa grande tour et son ossuaire rassemblent les restes de 1500 soldats de toutes nationalités (dont seuls 11 furent identifiés) qui furent tués pendant les combats sur le front de la Marne.

L'abbatiale St pierre d'orbais
L’abbatiale St Pierre d’Orbais

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                            POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

 

Situé au cœur du vignoble de la Montagne de Reims, l’hôtel-restaurant « Le Château de Rilly » vous accueille dans une ancienne demeure de la fin du XVIII ème siècle entièrement rénovée.
L’établissement comprend 15 chambres climatisées, trois salles de restaurant, un bar, un espace détente avec jacuzzi et deux cabines de sauna (possibilité de réserver des soins du corps).
Un parking privé situé à l’arrière du Château est réservée à notre clientèle sans frais supplémentaire.
L’ensemble de l’établissement est placé sous vidéo-surveillance.

Le Château de Rilly
38 Rue de Reims
51500 RILLY LA MONTAGNE
03.26.07.53.21
lechateauderilly@gmail.com