AC Ace Bristol, l’as anglais des roadsters

AC Ace Bristol, l'as anglais des roadsters

Jean-Marie Paul/Château Réal Martin

Cette bête de course a donné naissance à un mythe, la Cobra. Aujourd’hui, elle est bichonnée en Provence par ce businessman-driver qui s’est pris aussi de passion pour son vignoble, et voit la vie en rosé !

Les gentlemen driver britanniques en raffolaient. Et dans les très créatives années 50 de l’automobile anglaise, l’ultra lègère AC Bristol de 885 kg propulsée à près de 200 km/h jouait les vedettes en courses. Cinquante ans plus tard en France, un autre gentleman driver, mâtiné d’un “gentleman wine grower” sur son vignoble de Réal Martin en Provence, a aussi craqué pour une AC Bristol de 1958. Déjà amateur de belles anciennes Jaguar, Jean-Marie Paul se souvient très bien de cette rencontre sur un stand de vente à Rétromobile en 2011 : “J’ai eu un coup de foudre pour sa plasticité, sa ligne élégante et son équilibre. Et je ne regrette pas cette acquisition car on y trouve un plaisir de conduite unique en son genre avec des sensations qui ont disparu dans les voitures d’aujourd’hui.”

AC Ace Bristol, l'as anglais des roadsters
Un super profil avec une fluidité de la carrosserie accentuée par l’absence de poignée de portière .

Preuve s’il en est que la magie autour de cette auto mythique, fabriquée jusqu’en 1963 à seulement 1053 exemplaires dans ses différentes versions, fascine toujours autant. A la fois par son histoire et par le prodigieux destin qu’elle a ensuite connu dans une seconde vie entre les mains d’un sorcier américain de la mécanique, un certain Caroll Shelby …mais ceci est une autre histoire. Au départ, A.C Cars, pour Auto Carrier, petite marque artisanale créée en 1901 dans la banlieue de Londres par les frères Weller s’était lancée dans les “Three Wheelers”, ces micros autos à trois roues, puis en 1913 dans les voitures de sport biplaces. La crise de 1929 met en faillite AC qui est alors racheté par Charles et Derek Hurlock, (encore des frères !) propriétaires d’une entreprise de transport.

AC Ace Bristol, l'as anglais des roadsters
Un tableau de bord à l’esthétique rustique mais efficace. Pour ouvrir les portières tirez sur la corde !

Mais après la seconde guerre mondiale où ses vieux modèles n’attiraient plus guère les clients, le petit constructeur moribond allait rebondir en 1953 en commercialisant ce roadster AC Ace conçu au départ à ses heures perdues par un ingénieur extérieur à AC qui rêvait de se construire une voiture de course. Cet inventif John Tojeiro avait retenu l’attention des frères Hurlock par les victoires en course de son prototype. Un accord d’embauche est alors signé pour fabriquer cette auto aux galbes élégants très inspirés de la Ferrari 166 M, et de conception originale avec une carrosserie aluminium sur un chassis tubulaire, 4 roues indépendantes à ressorts transversaux, mais toujours le moteur AC maison datant de 1919 !

AC Ace Bristol, l'as anglais des roadsters
Un avant de fauve dévoreur de bitume qui va se confirmer par ses victoires en courses.

Néanmoins ce bon vieux 6 cylindres 1991 cm3 à arbre à câmes en tête de 103 ch propulsait tout de même cette auto de seulement 765 kg à ses débuts à 170 km/h. Sa légèreté et son agilité attire alors très vite l’attention de pilotes amateurs qui enfourchent avec enthousiasme cette nouvelle monture, et raflent les victoires. Mais les préparateurs les plus astucieux ont beau gonfler la puissance du moteur, il y a des limites, et AC se rend bien compte qu’il faut offrir une alternative pour faire face à la concurrence qui pointe son nez avec les Triumph et les Austin Healey .En 1956, le constructeur se tourne alors vers un autre motoriste anglais. Bristol lui fournit un 6 cylindres en ligne 1971 cm3 à 3 carburateurs  SU/Weber de 105 ch puis 128 ch qui va métamorphoser la voiture appelée dorénavant AC Bristol, comme celle de Jean-Marie Paul. Vive et nerveuse l’AC Bristol vrombit alors comme un avion. Normal.

AC Ace Bristol, l'as anglais des roadsters
Une ligne sublimement bodybuildée qui respire à la fois l’élégance et la puissance sous le capot.

Car son moteur est en fait une prise de guerre par l’armée anglaise chez un constructeur automobile qui a aussi motorisé nombre d’avions de chasse, d’où son logo rond bleu et blanc symbolisant la rotation d’une hélice… Eh oui, vous avez deviné : cette anglaise parle allemand car son moteur est un BMW ! Et pas des moindres. Car il est dérivé du 6 cylindres, en avance sur son temps en puissance, en souplesse et en fiabilité, qui a fait gagner les légendaires roadsters BMW 328 à la fin des années trente dans des courses aussi prestigieuses que les Mille miglia en Italie. En 1957, une AC Bristol va faire le spectacle aux 24 Heures du Mans. Elle termine deuxième dans sa catégorie derrière une Ferrari 500 TRC, et dixième au classement général, faisant jeu égal avec les grandes écuries Porsche, Maserati, ou Lotus.

AC Ace Bristol, l’as anglais des roadsters
Le coeur de cette anglaise est une mécanique BMW des années trente encore très efficace.

Parmi les spectateurs dans les tribunes, un pilote texan a suivi avec grand intérêt les performances de ce petit bolide et ses pointes à 209 km/h dans la grande ligne droite des Hunaudières. Il s’appelle Caroll Shelby, et rêve de lancer sa propre écurie de course. Légère et rapide, voila l’auto qui lui faut ! Contact est pris avec le constructeur britannique. Et en 1962 va naitre ainsi une nouvelle légende automobile : l’ AC Cobra, dans laquelle Caroll Shelby s’échinera à faire entrer de gros V8 Ford de plus en plus puissants jusqu’à un 7 litres de 415 chevaux ! Transformant l’ex petit roadster anglais en une Cobra très venimeuse. La terreur des circuits !

AVEC LA MÊME MARQUE DE MOTEUR AUJOURD’HUI…

Le BMW X2

BMW X2La faute à la peur de la pollution ? La mode n’est  plus aujourd’hui aux balades cheveux au vent en cabriolet pour humer l’air ambiant, mais aux virées  campagnardes enfermé dans un SUV en respirant l’air de la clim ! Surfant sur  cette tendance représentant 40% des ventes, BMW, sort donc son sixième SUV, le X2,  version « coupé » en plus stylisé du X1 qui fait davantage break surélevé. Et sous le capot,dans la plus pure tradition de la marque présente sur l’AC Bristol,  les motoristes de BMW offrent un plaisir de conduite qui est un régal à la fois de puissance et de silence impressionnant sur la version essence 2 litres de 192 chevaux. Avec une tenue de route et un confort à bord au top. Mais une addition salée…lire la suite

LE VIGNOBLE

Jean-Marie Paul rêvait de s’acheter un vignoble dans le bordelais. Mais son épouse originaire du sud de la France s’y opposait, préférant le soleil méridional aux brumes de la Gironde. C’est donc en Provence qu’il orienta ses recherches, et finit par tomber en 2001 sur une perle, le château Réal Martin : “J’ai eu le coup de foudre pour ce vignoble vallonné de 40 hectares au milieu des bois, magnifique par son terroir en coteau et en terrasses sur un sol argilo calcaire rocailleux, son exposition privilégiée plein sud, et son altitude à 350 m qui donne de la fraicheur au fruit la nuit.” Un domaine de 230 hectares au total avec plantations d’oliviers qui, du temps des Comtes de Provence, faisait 1500 hectares, englobant aussi le vignoble de Miraval. Celui de ses célèbres voisins, Brad Pitt et Angelina Jolie. Il réveille alors cette belle endormie, replante en cinsault, Grenache, syrah et rolle, crée une cuverie thermo régulée pour mieux maitriser la qualité, et des chais pour l’élevage en barriques. Une deuxième passion est née chez lui : ”Faire son vin procure une énorme satisfaction, confie -t- il. Un bon vin et ses assemblages de cépages ressemble à une oeuvre d’art. Comme pour un peintre qui avec ses tubes de couleur réalise une belle composition. Et ça m’a aussi apporté un complément à mon activité.” Car une partie des 200 000 bouteilles par an se retrouvent aujourd’hui dans les réceptions professionnelles données par Jean-Marie Paul : son entreprise familiale Butard Enescot s’est en effet propulsée parmi les plus grands traiteurs Le Nôtre, Potel et Chabot. “Et je suis ravi quand après une dégustation à l’aveugle entre plusieurs vins, nos clients commandent au final nos rouges ou rosés. Hélas, en 2017 on a perdu 50% de la récolte entre les grêlons, la sécheresse et les sangliers ! Mais ce sera un millésime exceptionnel en qualité.” Où son étiquette Optimum pour ce rouge, élevé 1 an en cuve et 12 mois en futs de chêne, méritera bien son nom pour son fruité dense et velouté. Au côté des blancs et de ses rosés à la fraicheur minérale (60% de la production) qui font un tabac aux Etats-unis. Ce qui lui fait dire, “je m’autoproclame ambassadeur des rosés de Provence !”

Optimum rouge 2006: syrah, grenache, cabernet de 30 ans. Bouche ample et fruitée, tanins soyeux sur une palette d’arômes nuancés 21 €

Château Réal martin rouge 2013 : 60% syrah et 40% cabernet d’age moyen 35 ans.Tanins soyeux, fruité griotte et notes poivrées 14 €

Cheval Martin rouge 2016 : 80% syrah, 10% cabernet, 10% cinsault vignes de 15 ans Nez puissant poivré, arômes de fruits noirs de cacao et d’épices 10 €

Grande cuvée rosé 2016 : 50% Grenache, 20% cinsault, 10% syrah, 20% mourvèdre, age moyen 25 ans. Fraicheur fruitée et minérale sur une bouche soyeuse 13 €

Perle de rosé 2016 : 40% Grenache, 30% cinsault, 20% syrah, 10% rolle age moyen 25 ans.Plus croquant en bouche et un zeste citronné 9,50 €

Blanc de blancs 2016 : 100% rolle de 35ans. Fruité pêche-abricot légèrement épicé sur une finale tout en rondeur 14 €

OENOTOURISME

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Le vieux Brignoles et ses fontaines

 

-L’ancien Brignoles et son dédales de ruelles médiévales qui grimpent jusqu’au splendide palais comtal, l’actuel musée

-Le vieux village colline de Barjols où l’eau coule à flot dans les rues escarpés jalonnées de 28 fontaines et 14 lavoirs, splendide place en pente ombragée sous les platanes , vue splendide sur le vallon depuis le haut

-Cotignac, village escarpé, aussi charmant que Barjols, au pied d’une falaise creusée d’habitations troglodytes et surmonté de deux tours de guêt médiévales

-La célèbre abbaye  du Thoronet au pur style roman très dépouillé

place de Barjols
La vieille place ombragée de Barjols

-L’imposante Chartreuse de La Verne à Collobrières fondée en 1170 sur un éperon rocheux au Coeur de la forêt des Maures

-Saint Maximin la sainte Baume et la plus belle basilique en gothique provençal, ses rues en arcades, ses vieilles maisons à colombages, son beffroi, le couvent royal et son cloître

-Collobrières, pittoresque village ombragé dont la spécialité est le marron glacé et l’exploitation du liège des forêts environnantes

La Chartreuse de La Verne
La Chartreuse de La Verne (photo Carrerot)

 

 

 

 

                                                                                      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une MG A dans le bourgogne

MGA de Dominique Roy à Auxey Duresses

Dominique et Alexis Roy

Domaine Roy, à Auxey-Duresses

Cet élégant cabriolet anglais fut à son époque un best seller. Et en particulier aux Etats-Unis. Avec une ligne aux galbes envoutants qui ont fait craquer ce vigneron bourguignon passionné de mécanique.

Comme pour les vins, il y a de grands millésimes. Et 1955 en est un pour la MG A racée, et emblématique de l’élégance des purs sang anglais à la jolie croupe arrondie qui ont fait tourner les têtes sur leur passage vrombissant. Un roadster qui venait à point pour remplacer les vieux cabriolets TD et TF frappées aux initiales de la marque fondée en 1924 et signifiant « Morris Garage ». Le nom pris par Cecil Kimber, un concessionnaire Morris à Oxford, qui commença à produire ses propres versions sport à partir de Morris de série recarrossées, avant d’être absorbé en 1952 dans BMC (Austin, Riley, Healey), et que la marque disparaisse en 2005.

Elle a remplacé la MG TF qui vivait sur une conception des années 30.

Leur look d’avant guerre et leur conception dépassée ne faisaient plus recette. Face à la chute des ventes le petit constructeur se devait de réagir.Et comme dans les heures sombres de la guerre, le génie britannique allait faire merveille dans ce sursaut vital pour la patrie automobile : ce bijou a été conçu  en seulement dix mois ! Un petit chef d’oeuvre réalisé par le styliste Sydney Enever à partir d’un prototype qui avait couru les 24 Heures du Mans en 1951-52.

80 % des MG A ont été exportées aux Etats-Unis

Un coup de crayon gagnant : MG est alors devenu le leader mondial de la voiture de sport avec 101 321 MG A vendues de 1955 à 1962, vingt mille voitures de plus que les Triumph TR3 sorties dans la même période. Plus incroyable encore : 80% de la production sera exportée aux Etats-Unis ! Car les GI’s, une fois revenus au pays, gardaient la nostalgie des petits roadsters british MG TB et TC qu’ils avaient connus en Angleterre avant le débarquement en Normandie.

MGA de Dominique Roy à Auxey Duresses
La MG A change de style avec une ligne basse effilée se terminant par une belle croupe galbée.

Outre sa ligne joliment galbée, la MG A était nettement plus sûre et vive à conduire que ses ainées avec des roues indépendantes à l’avant, des freins à disque à l’avant qui ont remplacé en 1959 les freins à tambour, même si l’arrière se contentait encore de lames de ressort et d’un pont rigide. L’adoption d’un châssis plus large, aux longerons écartés par rapport aux anciennes séries T démarrées en 1937, permettait d’abaisser la position de conduite, et de donner ainsi une ligne profilée plus aérodynamique. Avec une fluidité de la carrosserie accentuée par l’absence de poignées de portières. Propulsé par un 1500 cm3 culbuté de 72 ch, puis en 1959 par un 1600 cm3 de 80 ch, et ensuite un 1622 cm3 de 91 ch, ce roadster léger (890 kg) filait à bonne allure pour l’époque, à 155 km/h puis 162 km/h. Et une version plus sportive Twin Cam (2111 exemplaires)  poussée à 108 ch/182 km/h ne brilla pas pour sa fiabilité.

MGA de Dominique Roy à Auxey Duresses
Un avant unique avec son capot arrondi et son originale calandre chromée.

De quoi faire rêver le jeune fils de vigneron Dominique Roy qui voyait passer ces belles anglaises durant les vacances sur les routes de Bourgogne autour de son village d’Auxey-Duresses près de Beaune. D’autant qu’il fut très précoce à apprécier la musique des moteurs que son père passionné de mécanique aimait bricoler. Une passion dont il a hérité à en juger par toutes les voitures qui s’accumulent dans son garage entre Volkswagen, Peugeot 202, Traction et 2 CV en cours de restauration. « J‘entretiens tout moi même car je me méfie des garagistes ! »

MGA de Dominique Roy à Auxey Duresses
Planche de bord en tôle, cadrans chromés, volants à quatre branches, du grand classique.

Mais celle qu’il bichonne le plus est bien cette MG A de 1960 dénichée chez un carrossier de Blois en 1999. « J’ai craqué pour son style galbé, son beau tableau de bord retro à souhait en tôle rehaussé de chromes et de cadrans. Elle est vivante à conduire par ses sensations dans le volant très précis et le vrombissement de son 1600 cm3. Un vrai plaisir de rouler dans une machine à remonter le temps. Mis à part qu’avec la fiabilité des anglaises, on sait quand on part, sans être sûr de revenir ! Mais c’est une école d’humilité et de patience où il faut savoir composer avec les aléas de la mécanique comme avec ceux de la météo pour la vigne.»

L’HERITIERE
La Mazda MX-5 RF  

MX-5 RFLa MG A avait été en son temps le best seller des roadsters. La MX-5 de Mazda perpétue ce record avec plus d’un million vendus depuis 1989. Et pour ce modèle de la quatrième génération, le constructeur nippon a sorti une version coupé-cabriolet avec un toit dur repliable automatiquement dans le coffre. Polyvalente, cette MX-5 RF est une réussite stylistique avec sa sublime ligne de coupé fastback. Et un vrai plaisir de conduite au volant avec des performances qui sont .. lire la suite

OENOTOURISME

                                                                        LE VIGNOBLE

Belle lignée de vignerons sur le domaine familial depuis 1632 à Auxey-Duresses ! Et à la dernière génération Dominique Roy, qui travaillait avec son frère Vincent, vient de passer le relais à son fils Alexis. Douze hectares de vignoble dont quelques parcelles sur Volnay et Pommard. Mais ce qui surprend sur les coteaux du village d’Auxey Duresses c’est la hauteur des vignes de la famille Roy, sur des perches en V de 2 mètres de haut.”Le raisin est mieux exposé au soleil et ça réduit les risques de pourriture depuis le sol”explique Dominique Roy. Du coup après un an d’élevage en fûts de chêne ces vins sont fruités et charnus à la fois. Léger et minéral, l’ Auxey-Duresses 1er Cru « Le Val » 2015 (17 €) , a un nez fumé de pierre à fusil qui ne trompe pas sur son origine bourguignonne avec un profil épuré et franc, et une légère pointe d’acidité sur une finale qui accentue l’impression de fraicheur.  Avec un joli potentiel de longue garde où le fruité intense ne demande qu’à s’arrondir. Un plaisir presque supérieur aujourd’hui au classique Volnay 1er Cru « les Santenots » 2015 plus boisé.  (28 €).

domaine@roy21.fr

PROFITEZ EN POUR VISITER

*Beaune, ses vieilles halles médiévales où ont lieu chaque année les fameuses ventes aux enchères à la bougie des vins des Hospices de Beaune, son Hôtel Dieu, fondé en 1443, merveille de l’art burgondo-flamand et sa grande salle des malades de 72 m de long avec l’enfilade des lits à colonne et la magnifique voute de bois en carène de navire renversée , le musée du vin de Bourgogne dans l’ancien Hôtel XV ème des ducs de Bourgogne.

Cour des Hospices de Beaune-Photo François Vauban
Cour des Hospices de Beaune-Photo François Vauban

*Nuit St Georges, la capitale de la Côte à laquelle elle a donné son nom, son église romane St Symphorien et sa rare cage d’escalier tournant du XVI ème dans un étonnnant cylindre ajouré en bois, le beffroi de l’Hotel de ville et l’hopital St Laurent du XVII ème.

* La verdoyante route panoramique entre Nuit-St Georges, Bruant, plongeant ensuite sur Bouilland et ses cirques rocheux aux collines boisées

*Le fameux château du Clos de Vougeot, son grand cellier du XII ème où ont lieu les cérémonies de la Confrérie du Tastevin, ses quatre énormes pressoirs du moyen age, le dortoir des moines et sa spectaculaire charpente.

Cérémonie du taste vin dans la salle du pressoir du Clos Vougeot
Cérémonie de la Confrérie du Taste vin dans la salle du grand pressoir au Clos Vougeot

*Dijon, le Palais des ducs de Bourgogne et ses tours de Bar et de Philippe-le-Bon d’où on découvre une belle vue sur la ville jusqu’aux premier contrefort sdu Jura, les vieilles rues et la place François Rude aux maisons à pans de bois du XV ème, le musée du folklore bourguignon avec ses scènes reconstituées dans le cloître du monastère des Bernardines, l’Hotel de Vogüé du XVII ème et son toit en tuiles vernissées, le musée Amora créé par le principal fabricant de moutarde de Dijon.

Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe-le-bon (Photo Alain Doire)
Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe Le Bon(Photo Alain Doire)

*Le château de Savigny les Beaune avec sa collection d’Abarth de course, de voitures de pompiers et ses 90 avions de chasse dans le parc transformé en base aérienne.* Le vieux bourg fortifié de *Chateauneuf avec ses rues étroites du XIV ème, ses places, ses remparts, et son chateau surplombant les vallées alentours qui commandait la route entre Dijon et Autun et le canal de Bourgogne qui passe au pied.

*Le château de Gevrey-Chambertin et ses tours carrées forteresses bâties au X ème siècle, aujourd’hui propriété du Chinois qui dirige les casinos de Macao.

Château-de-Gevrey-Chambertin- Photo Alain-Doire
Château de Gevrey-Chambertin- Photo Alain-Doire

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POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE
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L’Hostellerie de Levernois*****, c’est avant tout un cadre bucolique dans un site préservé, au coeur de la Bourgogne riche d’Histoire, de Culture et du prestigieux Vignoble Bourguignon tout proche : Gevrey Chambertin, Vosne Romanée, Pommard, Meursault, Puligny-Montrachet…
Sérénité et art de vivre en Bourgogne sont les maîtres mots de cette charmante maison en osmose avec la nature où vous vivrez des moments d’exception : appréciez le confort de nos 26 chambres lumineuses, éveillez vos papilles avec la cuisine gourmande de notre chef étoilé, perfectionnez vos connaissances autour d’une sélection de vins dans notre caveau avec notre sommelier, déjeunez au bord de la Bouzaize petite rivière qui serpente dans les cinq hectares de parc, ou tout simplement partez à la rencontre de notre jardinier dans notre potager Bio.
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Une Aston Martin DB 4 servie au cognac

Aston Martin DB 4 du cognac château de Plassac

Mythique depuis qu’elle est apparue dans les James Bond, l’Aston Martin reste un joyau de la couronne  très convoité. Mais celle-ci a connu d’autres aventures rocambolesques avant de finir en Charentes !

Audouin de Dampierre

Château de Plassac

Audouin de Dampierre pourrait être le James Bond du cognac ! Même voiture iconique, une Aston Martin DB 4, ressemblante à celle de Sean Connery dans Goldfinger. Même regard charmeur de gentleman. Même élégance vestimentaire so british avec veste en tweed et petit gilet. Même distinction dans l’élocution. Le tout au service de sa majesté : le cognac Château de Plassac. Celui de sa famille, depuis 1800. Là où, silencieusement à l’intérieur des chais centenaires, vieillit 30 ans durant dans la futaille ce précieux liquide ambré d’exception vendu à seulement 3000 flacons par an.

Aston Martin DB 4 du cognac château de Plassac
Volant en bois, cuir, planche de bord au style unique en son genre, l’Angleterre vous salue bien !

Et à l’instar de son cognac, cet aristocrate de l’alambic sort du commun, comme ses voitures alignées dans son garage : Bentley de 1952, Porsche 928, Facel Vega HK II de 1963, la plus belle voiture  de sport française, et une autre Aston Martin, la Vantage V 8 de 2006. “Tout un art de vivre différemment au volant” vous lache -t- il en galéjant. Mais sa préférée reste bien cette Aston Martin DB 4 de 1961. Toute une histoire pas banale. “Cette incarnation de l’excellence britannique, devinez où je l’ai déniché à 26 ans en 1971 ? En Arabie saoudite ! J’avais sympathisé à Djeddah avec un homme d’affaires français visiblement en proie à des problèmes financiers. “Vends moi ta bagnole !” lui ai je suggéré.” Affaire conclue : 10 000 francs (10 000 euros d’aujourd’hui). Une bouchée de pain !

Aston Martin DB 4 du cognac château de Plassac
Une anglaise légendaire à la ligne de carrosserie pourtant dessinée en Italie.

Le comte Audoin de Dampierre était alors commercial de Berliet pour vendre des camions militaires en Arabie et en Irak où ses interlocuteurs étaient le prince Abdallah, chef de la Garde blanche qui allait devenir le roi, et à Mossoul, un colonel du régiment de cavalerie nommé… Saddam Hussein ! “De retour à Paris, je me suis servi de cette Aston comme d’une voiture de tous les jours que je laissais simplement garée le soir le long du trottoir !” De quoi laisser rêveur alors que cette auto qui couchait dehors cote maintenant plus de 600 000 euros… Et il continue aujourd’hui de rouler avec : “J’ai 500 000 km au compteur et une seule panne en 47 ans : des vis platinées cassées en deux ! Mais je dois préciser que son moteur a été remis à neuf 4 fois car à l’époque ils ne tenaient pas plus de 120 000 km.

Aston Martin DB 4 du cognac château de Plassac
Même sous le capot le spectacle d’une Aston DB 4 reste unique avec son bloc moteur imposant.

J’ai mon meccano Richard Williams près de Londres qui fait ça à merveille. Il en a profité pour m’augmenter la cylindrée de ce 6 cylindres en ligne, de 3,7 l à 4,2 l, et la puissance de 240 ch à 280 ch, avec un couple phénoménal qui donne une souplesse extraordinaire à mon Aston DB 4.”Fabriquée de 1958 à 1963 à 1210 exemplaires, elle incarnait le renouveau de la vieille marque née en 1913, et rachetée en 1947 par le fortuné industriel fabricant de tracteurs et d’engrenages David Brown qui allait baptiser les futurs modèles avec le DB de ses initiales. Au passage, il racheta aussi la marque Lagonda, pour l’intérêt porté à son 6 cylindres en ligne mis au point par l’ingénieur Walter Owen Bentley, alors dépossédé de la fameuse marque à son nom par Rolls. Entre les excellent chassis Aston et ce moteur performant, les ingrédients du succès étaient réunis.

Aston Martin DB 4 du cognac château de Plassac
Les places arrière étaient plus spacieuses que sur les Aston d’aujourd’hui.

Et c’est en faisant courir sa DBR 1/300 que David Brown allait bâtir la renommée de la marque avec 3 podiums à la deuxième place aux 24 Heures du Mans entre 1955 et 1958. Jusqu’à la victoire en 1959 au Mans avec son pilote américain Caroll Shelby qui allait devenir célèbre en lançant en 1962 la fabrication des redoutables AC Cobra à moteurs V8. Fort de la publicité procurée par son palmarès sportif sur circuits, David Brown pouvait développer ses ventes de voitures de Grand Tourisme, et en 1958 la nouvelle DB 4 marqua un tournant.

Une anglaise carrossée  à Milan

Sa ligne sublime était le résultat d’un mariage alliant le chic britannique à l’élégance italienne grâce à la technique “superleggera”  de la carrosserie tout aluminium mise en oeuvre par la Carrozziera Touring de Milan qui l’avait conçue. Outre sa finesse esthétique, la DB 4 gagnait aussi en légèreté avec seulement 1240 kg sur la balance pour une auto qui pouvait ainsi atteindre 225 km/h. Et réaliser le 0 à 100 km/h en 9,3 secondes. Ce qui était phénoménal à l’époque, alors qu’aujourd’hui les progrès techniques ont divisé ce temps par deux .

Aston Martin DB 4 du cognac château de Plassac
Avant ou arrière, l’Aston martin DB 4 garde toujours sa classe.

De quoi permettre à James Bond de semer ses ennemis à bord de son Aston équipée en plus de tous les gadgets de l’inventif Q, entre mitrailleuses sous les phares, projection de clous à l’arrière, bouclier antiballes,…Et de faire rayonner mondialement la marque : après la sortie de Goldfinger en 1963, la production des DB 5 doubla par rapport à la DB 4 ! Au fil des années, la puissance des Aston grimpa jusqu’à 315 ch en 1969 avec un moteur V8 5,3 l sur la DB S à la ligne plus classique dessinée cette fois en Angleterre. Ce qui ne fut pas un gage de succès pour l’entreprise de David Brown. En 1972, au bord de la faillite, Aston Martin était repris par un groupe d’hommes d’affaires anglais. Deux ans plus tard, ils jetaient déjà l’éponge. Et deux repreneurs en 13 ans vont encore se succéder, dont l’armateur grec Livanos, le rival d’Onassis, qui ne la remettra pas à flot pour autant ! En 1987 Ford entre  en scène en devenant majoritaire à 87% avant de racheter entièrement la firme en 1993, et de la relancer avec succès. De 1994 à 2004 la nouvelle DB 7 sera le modèle le plus vendu de toute l’histoire de la marque, représentant à elle seule 7092 exemplaires sur les 22 000 produits depuis 1913 ! Et l’escalade à la puissance de la “Ferrari anglaise” s’est poursuivie en 1999 avec l’irruption sous le capot du grondement d’un V12 de 420 ch. Mais en 2007, retournement du destin : Ford, à son tour en déroute, a du revendre Aston Martin et ses autres bijoux de famille, Volvo, Jaguar, Land Rover, pour se renflouer . Depuis lors, un consortium financier italo-koweitien est aux commandes. Et cette prestigieuse marque centenaire aura finalement réussi à continuer sur sa lancée avec la nouvelle DB 11. En dépit de tous ces vents contraires.

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

ASTON MARTIN DB 11

Aston Martin DB 11C’est la voiture de la renaissance pour la marque anglaise qui a presque doublé ses ventes en 2017 avec ce nouveau  modèle le plus puissant de toute l’histoire d’Aston Martin (608 chevaux , 0 à 100 km/h en  3,9 secondes). Et le plus en rupture avec les modèles précédents qui avaient une fâcheuse tendance à se ressembler. Cette fois, sa ligne profilée, tel un fauve ramassé sur l’arrière prêt à bondir, est beaucoup  plus audacieuse. Avec des astuces d’aérodynamisme qui la plaque au sol et lui donne une impeccable tenue de route. A l’intérieur, tradition oblige,  règne une luxueuse ambiance avec toujours ce même raffinement so british… lire la suite

SON COGNAC PREFERE

carafe cognac château de Plassac“Quand j’ai repris le château familial en 1997 avec un neveu, la production de cognac était vendue en vrac au négoce, explique Audoin de Dampierre. On a donc relancé la marque Plassac avec des vieux cognac de 15 à 30 ans pour mettre en valeur le côté unique de notre vignoble de 20 ha planté le long d’un mur en pierres de 4 km qui lui procure par réverbération un ensoleillement exceptionnel.” Il en ressort un cognac XO  élististe vendu à seulement 3000 exemplaires par an . Pas du genre à figurer dans les rayons d’hypermarchés. Ce Plassac laisse un grand souvenir par la finesse et la rondeur de ses arômes subtils après un long vieillissement en vieux fûts de chêne qui lui a valu une médaille d’or en 2015 au salon de l’agriculture. (XO 97 €/Napoleon 55 €). Les pineaux blancs et rouges (15,50 €) sont une bonne entrée en matière. Et le vin de pays charentais rouge (70% merlot-30% cabernet sauvignon) vaut le détour pour la fraicheur de son fruité intense. (6,90 €)

www.chateaudeplassac.com

 

L’Alpine A110, une passion de père en fille + la nouvelle

L'Alpine A110, une passion de père en fille

Dans ce vignoble bordelais des Graves, le vin vieillit aussi bien que cette mythique berlinette Alpine A 110 1300 S de 1968 qui a de nombreux rallyes à son actif. Une voiture fétiche chez les Quellien !

Château Lusseau

Bérengère Quellien

Ici le temps fait son oeuvre pour bonifier ce qui dort derrière les lourdes portes. Celle du chai, où après 12 mois d’élevage en barriques s’affinent le Château Lusseau rouge, et le blanc qui a obtenu le Trophée des grands crus de Graves en 2015, consécration d’une culture en bio depuis 2007. Et celle du garage, où entre deux échappées sur le bitume, la cote d’une splendide Berlinette Alpine A 110,  1300 S 1296 cm3 de 105 ch,  continue gentiment de grimper. Deux histoires de passion nées de père en fille.

L'Alpine A110, une passion de père en fille
Un poste de pilotage sportif et rudimentaire avec les 5 compteurs sous leur petite casquette.

En 1971, tout en menant sa vie de médecin rhumatologue à Talence, Jean-Thomas Quellien s’installait au Château Lusseau pour s’occuper aussi des 7 hectares du vignoble, depuis 1870 dans la famille de son épouse. Sans pour autant perdre son goût pour la vitesse : en 1985 il s’achetait cette berlinette de 1968. Plus exactement, il s’en rachetait une : “Car je m’étais payé en 1967 une Alpine 1100 que j’avais du revendre 3 ans plus tard après mon mariage pour faire bouillir la marmite !

Une face avant souvent menaçante dans les rétroviseurs de ses rivales en rallye.
Une face avant souvent menaçante dans les rétroviseurs de ses rivales en rallye.

Mais à la longue, on ne peut qu’avoir des regrets. D’autant qu’à l’époque, avec l’absence des limitations de vitesse, on pouvait beaucoup s’amuser avec ce petit bolide extraordinaire. Et ma nouvelle 1300 S, dont le premier acquéreur habitait Bastia, a du faire le rallye du Tour de Corse. Car, en plus du réservoir à l’avant, elle dispose d’une trappe à essence derrière la portière droite pour remplir le réservoir central supplémentaire de 100 litres qui était nécessaire pour courir les spéciales de 120 km.”

En plus du réservoir à l'avant, cette version rallye disposait d'un trappe à essence pour un réservoir supplémentaire à l'arrière.
Cette version rallye disposait d’une trappe pour un réservoir supplémentaire à l’arrière.

Très vite, sa fille Bérengère a aussi attrapé le virus : “La jolie ligne de cette voiture est unique, et j’adorais faire des rallyes avec mon père, mais en coéquipière, ce qui n’enlève en rien aux incroyables sensations d’accélérations que l’on ressent à bord.” Et à son tour, comme son père, l’appel de la vigne a fini par lui faire abandonner son poste de juriste depuis quatre ans à l’hôpital de Bayonne. En 2001, elle revenait s’occuper à temps plein du domaine après un an de formation au Centre de formation agricole de Blanquefort.

C'est la vue de l'Alpine qu'avaient le plus souvent les autres pilotes !
C’est la vue qu’offrait le plus souvent l’Alpine aux autres pilotes à la peine derrière !

“La vigne a été pour moi une révélation par l’éloignement où on prend conscience de ce qu’on a quitté, confie -t- elle. C’est un attachement affectif par rapport à un patrimoine.” Et la Berlinette en fait aussi partie. “Mon père a entièrement confiance, et de la même façon qu’il n’a pas hésité à me confier le vignoble, il m’a aussi prêté son Alpine. Car j’aime la conduite sportive. Et au volant de ce bolide de seulement 625 kg pour 105 ch din qui montait à l’époque à 215 km/h, c’est phénoménal ! Car avec sa tenue de route hallucinante, cette auto va très très vite en virage !”

L'Alpine, ou comment transformer une grille d'aération en oeuvre d'art...
L’Alpine, ou comment transformer une grille d’aération moteur et son écope en oeuvre d’art…

C’était précisément là où les fameuses berlinettes ont raflé les victoires en rallyes devant des Porsche 911, des Ford Escort Twin cam ou des Lancia Fulvia HF pourtant plus rapides en vitesse de pointe. Les voitures bleues, pas aussi véloces en ligne droite, les distançaient victorieusement dans les lacets, ceux du Tour de Corse en 1968, et du Monte Carlo remporté de haute lutte par le champion suédois de la glisse Ove Anderson en 1971. Une année faste où la petite marque Alpine gagnait aussi son premier titre de champion international des constructeurs.

Gavé par deux carburateurs à double corps, ce 1296 cm3 était signé Gordini.
Gavé par deux carburateurs à double corps, ce 1296 cm3 portait la signature de Gordini.

Superbe démonstration où la légèreté et l’agilité l’emportait sur la puissance des voitures d’usine. Un principe que reprendra plus tard un certain Colin Chapman sur ses Lotus. Et que mettait en pratique un “artisan” de génie dans son atelier à Dieppe, Jean Rédélé. Fils de concessionnaire Renault, il avait couru des rallyes sur des 4CV Renault gonflés, en particulier, le Critérium des Alpes qui resta son meilleur souvenir. Au point de donner ce nom d’Alpine en 1962 à sa première Berlinette A 110. Un poids plume constitué d’une carrosserie en fibre de verre-polyester montée sur un chassis poutre acier , avec moteur en porte à faux arrière qui la rendait très joueuse en virage.

Une élégante ligne profilée qui alimenta sa légende.
Une élégante ligne profilée vers l’arrière qui alimenta sa légende.

Fabriquée de 1962 à 1977 à 7176 exemplaires, avec un grand coup d’accélérateur à partir de 1965 grâce à la prise de participation de Renault qui distribua les berlinettes dans tout son réseau, l’Alpine connaitra des évolutions moteurs de 1100 cm3 à 1860 cm3 en utilisant les blocs des Renault R8 Gordini, puis R16, gavés par deux carburateurs double corps Weber. Avec une puissance qui montera jusqu’à 190 ch, voire 250 dans une version turbo. “Mais je préfère ma 1300 S qui est plus équilibrée, et se conduit comme une fleur (avec un 0 à 100 km/h en 8,2 secondes à l’époque) par rapport à la 1600 de 125 ch (7,9 sec 0 à 100) dont le plus gros moteur accentue le porte à faux arrière de 100 kg”, explique en pilote-technicien avisé Jean-Thomas Quellien.

Sous tous les angles, la berlinette jouait les starlettes avec ses lignes galbées grâce à sa carrosserie polyester.
Sous tous les angles, la berlinette jouait les starlettes avec ses lignes galbées.

En 1973, Renault rachetait l’entreprise de Jean Rédélé, et lançait une armada d’Alpines conduites par quatre jeunes mousquetaires devenus des as du volant dans l’histoire du sport automobile : Jean-Claude Andruet, Jean-Luc Thérier, Bernard Darniche et Jean-Pierre Nicolas. Bingo : ils allaient gagner 6 courses sur 13 au volant de berlinettes 1800 Group IV, et remporter le nouveau Championnat du monde des constructeurs. La légende était née.

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LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Le retour en trombe de l’Alpine A 110 : déjà élue plus belle voiture de l’année !

Alpine A 110, un retour en trombeVingt trois ans après sa disparition, la célèbre marque dieppoise renait enfin ! Plus grande, la nouvelle berlinette de 252 ch pèse 500 kg de plus, mais reste légère malgré tout par rapport à ses concurrentes comme la Porsche Cayman qui en fait 300 de plus. Et du coup, ses 127 chevaux supplémentaires par rapport à son ainée lui donne une vivacité et une agilité digne de celle des berlinettes victorieuses en rallye. D’autant que les stylistes ont tout fait pour que la ligne de la nouvelle A 110 rappelle la mythique voiture de sport française, ce qui lui a valu ce prix très convoité de plus belle voiture de l’année… lire la suite

OENOTOURISME

                                                                              Mon vin préféré

etiquette château lusseauA Ayguemorte-les-Graves, de l’autre côté de la cloture de ce vignoble, les vins ont le droit à l’appellation noble de Pessac-Léognan. Et pourtant le Graves de Château Lusseau   n’a rien à leur envier. Vieilli 12 à 14 mois en vieux fûts de chêne pour boiser très légèrement le vin, le rouge frais et fruité (qui représente 6,5 ha sur 7) élargit une jolie palette aromatique avec une pointe tannique de malbec en complément des 50% de merlot et des 35% de cabernet sauvignon. Et le blanc, quasi inexistant en 2017 en raison du gel qui a détruit 85 % de la récolte, reste la fierté de Bérengère Quellien. Depuis l’obtention de son Trophée des grands crus de Graves en 2015. Un vin bio à la rondeur surprenante qui se démarque des autres blancs par sa composition originale : une note de muscadelle apporte une belle harmonie dans le mariage entre sémillon et sauvignon.(De 9 € à 14,50 €)

www.chateaulusseau.com

                                                                           Profitez en pour visiter

*Château Carbonnieux pour son grand cru, et son étonnant musée   de voitures anciennes dont des teuf teuf rarissimes comme des Donnet Zedel torpedo, Doriot-Flandrin-Parant, ou Wacheux Phaeton

*Le château de la Brède. C’est dans cette austère forteresse gothique entourée de douves que se ressourçait Montesquieu après ses voyages pour écrire les « Lettres persanes » et « De l’esprit des lois ». Dans le vestibule sont toujours alignées ses malles de voyage, et dans sa chambre restée meublée très simplement, la cheminée garde la trace de ses souliers quand il écrivait sur ses genoux devant le feu.

Le musée de voitures à château Carbonnieux
Le musée de voitures à château Carbonnieux

*Le Bordeaux ancien

-ses vieilles portes Cailhau et de la Grosse Cloche

-la place de la Bourse emblème de l’essor de la ville au XVIII éme, autour de deux bâtiments à l’architecture en fer à cheval d’après les plans de l’architecte Gabriel   qui créa aussi la place de la Concorde à Paris

-le musée du vin et du négoce à Bordeaux installé dans de belles caves voutées du quartier des Chartrons, du nom d’un ancien couvent de chartreux transformé au 15 ème siècle en entrepôt de vins

*L’Hotel de Lalande, 1779, un des plus beaux exemples de bâtiments anciens construits par la noblesse parlementaire bordelaise. Par son superbe escalier d’honneur en fer forgé, on accède aux pièces du musée des Arts décoratifs

la place de la bourse à bordeaux
La Place de la Bourse ( Thomas Sanson)

-la tour Pey-Berland et sa vue panoramique sur la ville et ses clochers

-le Palais Rohan, ancien palais épiscopal du XVIIIème devenu l’Hôtel de ville, avec, dans les jardins,  le musée des Beaux-Arts sur l’art en Europe du 15 ème  au 20ème siècle

-la place du Parlement et ses façades Louis XV autour d’une cour pavée

-l’Hôtel particulier Frugès chef-d’oeuvre de l’art nouveau

-l’Abbatiale Ste Croix et sa façade de style roman saintongeais

-la perspective XVIII ème du quai des Chartrons où les négociants en vin s’édifièrent de somptueuses demeures, et les anciens hangars portuaires devenus des commerces et des restaurants

Le nouveau musée de la Cité du Vin à Bordeaux
Le nouveau musée de la Cité du Vin (Anaka )

-l’esplanade des Quinconces face à la Garonne

-l’ancienne base sous marine allemande devenue centre d’expositions

*La Cité du vin, le nouveau musée de verre qui vient de s’ouvrir 135-150 quai de Bacalan à Bordeaux. Un voyage étonnant  sur l’Histoire de nos ceps de vigne à travers le monde et l’élaboration de nos nectars avec dégustations sensorielles sous forme de devinettes

*Chateau de Portets, arrivez dans ce château-jardin par bateau depuis Bordeaux 2 fois par semaine

05 56 67 12 30 www.chateaudeportets.fr

*Cave Léognan Magnum, un endroit à Léognan où l’on peut déguster presque tous les vins de Pessac-Léognan sans faire la tournée des châteaux qui sont parfois fermés

05 56 64 74 08www.leognanmagnum.com

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POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

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MEMBRE DES RELAIS &CHÂTEAUX

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire La Grande Maison Bordeaux 2016 par Artiste-Associé Photographes

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire, les ambassadeurs de l’excellence.
Bernard Magrez, vous offre l’exclusivité d’une émotion pure à « La Grande Maison », restaurant gastronomique deux étoiles au guide Michelin et hôtel cinq étoiles.
Pour faire battre le cœur d’une maison bordelaise traditionnelle, la passion est impérieuse. Il faut savoir écouter l’aspiration des voyageurs, déceler la part de folie qui bouleverse un concept hôtelier, comprendre ce que chaque hôte vient y chercher pour savoir le lui offrir.
L’ambassadeur Mondial du goût, Pierre Gagnaire et le compositeur de vins rares, Bernard Magrez, unis pour le meilleur de la table française, vous invitent à vivre une expérience exceptionnelle dans cette magnifique demeure où le savoir-faire français et le raffinement sont les maîtres mots.
Bernard Magrez, propriétaire de quatre Grands Crus Classés dans le Bordelais, Château Pape Clément (Graves), Château La Tour Carnet (Haut Médoc), Château Fombrauge (Saint-Emilion) et Clos Haut Peyraguey (Sauternes), poursuit son intarissable désir d’excellence à travers les vins, les arts, la gastronomie et l’hôtellerie de prestige.

La Grande Maison de Bernard Magrez
10 rue Labottière, 33000 Bordeaux
T.+33(0)5 35 38 16 16
info@lgmbordeaux.com

 

Une BMW encore nickel-chrome pour ses 80 ans

80 ans et flambant neuve cette BMW 327-328

Domaine des Peyre, à Robion

Patricia Alexandre et Georges Antoun

Dans le Luberon, c’est la préférée des propriétaires de ce vignoble, aussi amateurs de voitures anciennes. Car en plus de son esthétique éblouissante, cette BMW 327-328 de 1938 était en avance sur son temps.

“Le vin c’est comme les voitures anciennes. Entre les caprices de la nature ou ceux de la mécanique, on ne maitrise pas tout. Et c’est une école de modestie qui vous forme à la patience !” Quand George Antoun vous livre avec toute sa gouaille cette reflexion pleine de sagesse, elle vous surprend. Tellement elle émane d’une pile électrique qui vit à 200 km/h entre Paris, Bruxelles et Marseille, sa ville natale où il a ouvert à 25 ans en 1968 le premier établissement de sa chaine New Hotel.P1030359 ++

Mais ce cyclone truculent a trouvé la parade pour faire baisser la pression : “Retrouver mon vignoble du Domaine des Peyre dirigé par ma femme Patricia dans le Luberon m’apaise. Y reprendre le volant de mes autos de collection me procure en plus un vrai plaisir.”Et du plaisir, il n’en manque pas dans son garage où sont alignées une vingtaine de voitures vintage qui témoignent de sa passion. “Ce virus de la voiture de collection, je l’ai attrapé lors d’un voyage à Los Angeles où le nombre de garages qui en vendaient m’a sidéré. Toutes ces belles carosseries, ces odeurs de mécanique et de vieux cuirs m’ont rappelé mon enfance. J’étais comme un gamin et ça été le déclic.P1030384(1)

Ma première a été en 2009 une Porsche 356 cabriolet ayant appartenu, tenez vous bien, à John Kennedy qui l’avait achetée sous un prête nom. Mais celle-là, on me l’a volée…”Heureusement d’autres lots de consolation l’ont remplacée : Dino, Testa Rossa, AC Bristol, Jaguar XK 120, Alfa Romeo 2600 spider, Mercedes 190 SL, …et une pièce rare, reconnaissable à sa fameuse calandre en “double haricot” symbole de la marque : un superbe, et rarissime, cabriolet BMW 327/328 de 1938 à la ligne séduisante avec ses ailes et son capot aux galbes très aérodynamiques dérivés de l’expertise de BMW dans l’aéronautique (d’où son logo représentant la rotation d’une hélice d’avion).P1030346 - copie(1)

“C’est lors d’une vente aux enchères que j’ai craqué pour son esthétisme, et sa finition incroyable avec des détails qui font la différence comme ses poignées de porte qui basculent dans la portière, le parebrise à pans coupés qui s’entrouvre en deux parties en tournant une molette, les trois compteurs sport au graphisme raffiné, le splendide volant à trois branches et les boutons en bakélite couleur ivoire, les joints en cuir de fermeture du capot,….”Et par dessus le marché, cette Béhème des années Trente étaient comme neuve tellement sa restauration en Allemagne frisait la perfection, jusque dans le compartiment moteur rutilant de chromes. Au point que son dernier propriétaire, le fameux

Entre les branches du volant et le graphisme des cadrans, tout est dans la finesse.
Entre les branches du volant et le graphisme des cadrans, tout est dans la finesse.

carrossier français André Lecocq, dont l’atelier de Saint-Ouen en région parisienne était mondialement connu pour la qualité de ses restaurations, n’avait pas jugé nécessaire d’en faire davantage dessus. C’est dire. Et en actionnant le démarreur, un autre plaisir vous submerge : “Celui d’une voiture incroyablement moderne pour l’époque tellement sa conduite est aisée et confortable dans la circulation d’aujourd’hui”, savoure George Antoun. Le long levier de vitesse au pommeau blanc, comme la couleur du tableau de bord en tôle, se manie effectivement en douceur avec une précision d’horloger.

Même sous le capot le compartiment moteur sent le neuf.
Même sous le capot, la voiture semble sortie d’usine avec son compartiment moteur nickel.

Et la suspension est étonnamment moelleuse.”C’est ma préférée !” ne cache pas son épouse. Et le ronronnement du 6 cylindres en ligne deux litres de 80 ch alimenté par trois carburateurs, à la fois souple et nerveux, vous transportait allègrement, déjà à l’époque, à 140 km/h. C’est que ce cabriolet bourgeois 4 places cache sous son capot un coeur de sportif : le moteur du roadster 2 places ultra léger de 830 kg, le fameux BMW 328 qui montait jusqu’à 150 km/h. Une vitesse que même les grosses Mercedes 500 k de 5 litres n’arrivaient pas à atteindre !

Un festival de galbes à damner le conducteur qui suit cette beauté !
Un festival de galbes à damner l’automobiliste qui suit cette beauté !

Ce petit bolide remporta de nombreuses courses prestigieuses comme le Nürburgring en 1936, ou en 1940 les Mille Miglia de 1618 km sur route ouverte entre Brescia et Rome devant les armadas impuissantes d’Alfa Romeo et de Mercedes. Son six cylindres à culasse hémisphérique et soupapes en tête était tellement en avance sur son temps que le constructeur anglais Bristol l’a utilisé, au titre des dommages de guerre, sur sa fameuse AC à carrosserie aluminium. Et ses développements en compétition attireront l’attention d’un certain pilote texan nommé Carol Shelby qui métamorphosera ensuite l’AC Bristol, avec des gros V8 7 l de 415 ch, en une bête de course venimeuse : la mythique AC Cobra !

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LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Le nouveau BMW X3 20 D

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Après 2 modèles en 14 ans vendus à 1,5 million d’exemplaires, le best seller des SUV avait fort à faire avec ses concurrents Volvo, Audi, Mercedes ou les nouveaux arrivants comme Jaguar, Alfa Romeo et Maserati. Mais avec une carrosserie « body buildée », le champion munichois revient  plus puissant et luxueux que jamais, et avec toute les aides électroniques à la conduite qui en font aussi bien un excellent 4X4 sur terrains difficiles qu’une routière sûre et confortable…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                            Mon vin préféré

 

Etiquette du domaine des Peyre-La Gazette 2014 : Ce côtes du Ventoux rouge, gourmand, au nez légèrement poivré par la syrah, dégage des saveurs de fruits rouges, de cerise et de réglisse sur des tanins fondus donnant une allonge soyeuse, après une partie en élevage de 4 à 6 mois en barriques neuves (12,50 €)

-L’Apostrophe 2015 : Un blanc onctueux 100% viognier d’une surprenante rondeur fruitée aux notes de miel et de fruits secs (13 €)

www.domainedespeyre.com

 

                                                                 Profitez en pour visiter…

*L’isle-sur-la-Sorgue : Ce bourg riant, capitale des brocanteurs, est entouré comme une île par les bras de la Sorgue qui fait tourner des roues à aubes autrefois utilisées pour les usines de soie et les moulins à huile. L’église du XVIIème très richement décorée donne un petit air italien à la place principale sur laquelle débouchent toutes les ruelles.

*Gordes, et son site extraordinaire avec le château Renaissance qui domine le village en haut de ce piton rocheux d’où l’on a une vue splendide sur la Montagne du Luberon. Devenu célèbre aussi pour son musée Vasarely.

Gordes en haut de son éperon rocheux dominé par le château.

Gordes en haut de son éperon rocheux dominé par le château.

*Ménerbes, accrochée sur un promontoire du versant nord de la Montagne du Luberon, ce fut la dernière place forte des calvinistes de la région qui tomba pendant les guerres de religion après un siège de 15 mois. Mais la citadelle est toujours là, avec sa vue imprenable sur Gordes, les falaises de Roussillon et le mont Ventoux.

*Oppède le vieux Cette ville fantôme pittoresque revit dans ses ruines restaurées le long d’une rue pavée qui tournicote au milieu de la verdure jusqu’à la terrasse de l’église du XI ème et les vestiges du château.

*Cucuron, allez sirotez un pastis sous les platanes centenaires qui bordent le grand bassin de la plus charmante place du Luberon toujours baignée d’une douce fraicheur.

A Cucuron sous la fraicheur des platanes autour du grand bassin.
A Cucuron sous la fraicheur des platanes autour du grand bassin.

*L’abbaye romane de Sénanque fondée en 1148 au milieu des champs de lavande. Une des trois cisterciennes de Provence avec celle du Thoronet et de Silvacane, et qui, rarissime, possède encore toutes ses pièces monastiques d’origine. Outre les moines, elle abrite un centre culturel où se déroule un festival de musique renommé.

* Bonnieux Charmant village perché avec son dédale de vieilles maisons dont la vue est splendide depuis le promontoire en face, sur la terrasse de l’hôtel-restaurant du domaine de Capelongue.

* Saignon, village spectaculaire sur sa crête quand il est vu du dessus depuis la route panoramique D 232 rejoignant Bonnieux.

Dans le choeur de l'abbaye de Silvacane, une des trois merveilles de l'art roman en Provence.
Dans le choeur de l’abbaye de Silvacane, une des trois merveilles de l’art roman en Provence.

*Ansouis et la façade Louis XIII de son château, les armures de sa salle des gardes, ses cuisines provencales aux cuivres étincelants et ses jardins suspendus.

*Lacoste, son petit beffroi du XVII ème et sa ruelle moyennageuse qui grimpe jusqu’au massif château du marquis de Sade restauré par Pierre Cardin.

*Les Baux-de-Provence Sur un éperon dénudé de 900 m de long sur 200 de large avec vue panoramique sur Arles et la Camargue se dresse l’impressionnante silhouette des ruines du château fort et de “la ville morte”. A voir, la rue du Trencat creusée dans la roche, la place ombragée St Vincent et l’église du même nom avec son campanile appelé la “lanterne des morts”, l’ancien Hôtel de ville et ses salles voutée en ogives, l’Hôtel des Porcelets du XVI ème et son musée d’art contemporain. A ne pas manquer : le son et lumière dans les immenses carrières souterraines au décor colossal à l’égyptienne.

Le grand étang de la Bonde (Photo Luberon-Côté sud)
Le grand étang de la Bonde (Photo Luberon-Côté sud)

*Les mines d’ocre de Bruoux près de Gargas, un spectacle sous terre extraordinaire avec 40 km de galeries exploitées jusque dans les années 50 puis transformées en champignonnières.

*Lourmarin, ses ruelles, son château et le souvenir d’Albert Camus qui vécut ici.

*L’étang de la Bonde, à l’est de Cucuron, immense retenue d’eau construite au XVII ème pour alimenter les douves du gigantesque château renaissance de la Tour-d’Aigues dont il reste des ruines impressionnantes .

*Le Colorado de Rustrel et ses cheminées de fées, formé par une succession de carrières d’ocre en canyons.

Vue aérienne d'Avignon avec le pont, le ....... et le palais des Pâpes (Photo JP Campomar)
Vue aérienne d’Avignon avec le pont Benezet et le palais des Papes (Photo JP Campomar)

*Avignon, entourée de ses remparts, et surplombée par le Rocher des Doms et sa cathédrale du XII ème à côté du gigantesque Palais des Papes fortifié du XIV ème, témoin de l’exil provencal de la cour pontificale romaine durant un siècle, le petit palais épiscopal du XV ème, la place de l’Horloge et son beffroi , seul vestige de l’époque gothique, l’extraordinaire musée Calvet et ses toiles de Corot , Manet, Toulouse-Lautrec, Mignard, Daumier, David, Géricault,… dans un hotel particulier du XVIII ème, la très pittoresque rue des Teinturiers pavée de galets le long de la Sorgue avec ses grandes roues à aubes qui faisaient fonctionner les usines textiles jusqu’ à la fin du XIX ème, le couvent des Celestins et son cloître, les belles façades à l’entrée de la rue du Roi René, le pont Benezet et sa chapelle, édifié en 8 ans, qui menait à Villeneuve-lès-Avignon, l’ancienne ville des cardinaux, au pied de la tour Philippe le Bel et des tours rondes du fort St André d’où la vue sur Avignon au soleil couchant est fabuleuse.

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PARTENAIRE DES RELAIS & CHATEAUX

vinsVintage-2A Bonnieux, au coeur du triangle d’or du Luberon, cette bastide provençale élégante et raffinée vous invite à découvrir la cuisine aromatique et gourmande du Chef Edouard Loubet. Sérénité et art de vivre sont les maîtres mots de cette prestigieuse maison où l’on vient goûter des moments simples et magiques : apprécier le confort des chambres raffinées, prendre un petit déjeuner au bord de la fontaine, siroter une tisane glacée près de la piscine entourée de lavande, partir pour une cueillette matinale et suivre un cours de cuisine avec le Chef, ou tout simplement profiter du coucher du soleil face au panorama exceptionnel sur le village de Bonnieux.

A partir de 140 € (selon la saison)

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Le cador de Saint Emilion aime les vieilles Citroën

Gerard Perse et sa fille Angélique dans leur Citroën C6 de 1930

Gérard Perse et sa fille Angélique / Château Pavie

Son vignoble acheté en triste état en 1998 est aujourd’hui un des plus grand cru du bordelais. Et cet amoureux de la marque aux chevrons en a aussi un splendide dans son garage, millésimé 1930 !

André Citroën en avait fait son modèle de prestige lorsque la C6 sortit en 1928. Sa marque automobile, créée en 1919 après la reconversion de son usine d’obus du quai de Javel à Paris, était devenue la première devant Renault et Peugeot pourtant plus anciens. A grand renfort de publicité, allant même jusqu’à s’offrir la Tour Eiffel sur laquelle son nom scintillait pendant la nuit, il avait déjà vendu près de 300 000 voitures. Mais avec la C6, ce constructeur un brin mégalo voulait frapper un grand coup en lançant son premier modèle de luxe propulsé par un moteur 6 cylindres comme les belles américaines de l’époque.

Rétroviseur biseauté, "climatisation" avec le parebrise basculant, tout était top à bord.
Rétroviseur biseauté, « climatisation » avec le parebrise basculant, tout était top à bord.

Quatre vingt dix ans plus tard, dans le Bordelais, Gérard Perse, propriétaire de Château Pavie, a fait , lui, de la C6 son ambassadeur du prestige français qu’incarne aussi son domaine. Acheté en triste état en 1998, Pavie a décroché en 2012 le titre très envié de Premier Grand cru de Saint-Emilion classé “A”, un privilège partagé par l’élite restreinte des Cheval Blanc, Ausone et Angélus. “Je voulais donc une voiture emblématique de la France dont se souviendraient tous nos visiteurs chinois ou américains qu’on doit impressionner.

Observez bien le compteur kilométrique à zéro : les chiffres tournent ensuite dans une petite lucarne, comme sur les GS ou les CX 50 ans plus tard.
Un compteur de vitesse tournant dans une lucarne (ici à zéro), comme sur les  CX 50 ans plus tard.

C’est aussi pour cela qu’on a construit des salles de réception et de dégustations au style monumental. Il faut qu’ils se croient comme dans un décor de film à Hollywood ! Et tous raffolent d’être ainsi transportés pour sillonner notre vignoble. Preuve qu’André Citroën continue aujourd’hui de frapper les esprits !” Mais à quoi tient cet attrait particulier pour la marque aux chevrons chez Gérard Perse qui a été dans une vie antérieure, jockey de 14 à 17 ans, avant de raccrocher suite à une méchante chute de

Gerard Perse et sa fille Angélique dans leur Citroën C6 de 1930
Sur la calandre chromée, le bouchon de radiateur à l’emblème Citroën n’était pas qu’esthétique…

cheval, peintre-décorateur dans l’entreprise paternelle, vendeur de fruits et légumes, propriétaire à 33 ans d’un supermarché Champion en région parisienne puis de trois autres et d’un hyper au bout de huit ans ? Devenu aussi, par goût des bonnes bouteilles, acheteur pour toutes les foires aux vins en France de ce groupe de grande distribution, c’est par ce biais que Gérard Perse s’est pris au jeu en rencontrant les vignerons du bordelais.

Depuis le volant, le conducteur pouvait lire au bout du capot les indications de température d'eau sur le bouchon-thermomètre du radiateur !
Le conducteur lisait sa température d’eau au bout du capot  sur le bouchon du radiateur !

Au point de racheter un jour, sur un coup de foudre en le visitant, Château Monbousquet à Saint-Emilion en 1993. Et de l’apprendre le soir même à sa femme Chantal. “Ca m’a valu une belle scène de ménage !” plaisante –t- il aujourd’hui. Peu à peu, l’homme pressé des linéaires qui parle avec un débit mitraillette a pris goût à ce nouveau métier où la lenteur est une vertu pour faire les meilleurs vins. Et en 1998, fortune faite en revendant tous ces magasins, il rachetait donc Château Pavie et ses 37 ha délaissés malgré un terroir exceptionnel d’une seul tenant sur un coteau et un plateau argilo-calcaire exposés plein sud.

Quand les lames de parechocs finissaient par ressembler à des sculptures...
Quand sur les voitures de l’époque, les lames de parechocs finissaient par devenir sculpturales…

Le grand tournant de sa vie où il a quitté la grisaille parisienne pour s’installer définitivement au coeur des vignes. Et se lancer dans un chantier de réhabilitation pharaonique où il a fini par devenir une star du vignoble. Tout en continuant de pédaler 5000 km par an sur son vélo de course. Et sans oublier ses origines modestes dans une famille de 9 enfants élevés dans un HLM de la région parisienne à Maisons-Laffitte. Ni ses souvenirs et ses premières “émotions” automobiles : “J’ai toujours été émerveillé par les Citroën de mon père, 2CV, Ami 6, DS, CX qui ont bercé ma jeunesse, confie –t- il.

La C6 s'ouvrait avec des portières en vis à vis.
La C6 Familiale, six places avec ses strapontins amovibles, s’ouvrait avec des portières en vis à vis.

Mais cette C6 de 1930 que j’ai déniché en 2014 dans le Jura à Dôle représente pour moi l’incarnation du luxe à la française des années trente où les automobiles étaient comme des oeuvres d’art. L’esthétique et le confort prévalait alors sur les considérations aérodynamiques d’aujourd’hui où toutes voitures finissent par se ressembler. Regardez sa ligne majestueuse avec son long capot, ses hautes portières vitrées comme dans un carrosse. Rien à voir avec les autos plus basses qui ont suivi dans les années cinquante. La C6, avec son luxe intérieur et le silence de son 6 cylindres 2442 cm3 de 45 ch, était réservée à l’élite. N’oublions pas que c’était à l’époque l’équivalent de nos grosses Mercedes ou BMW d’aujourd’hui !”

Un véritable intérieur de carrosse avec sa banquette où l'on s'enfonçait comme dans un divan moelleux.
Un intérieur de carrosse avec sa banquette où l’on s’enfonçait comme dans un divan moelleux.
Les portières sont de vrais oeuvres d'art avec leurs boiseries et leur garniture en velours festonné.
Les portières sont de vrais oeuvres d’art avec leurs boiseries  et leur garniture en velours galonné.

De fait, quand on “monte” dans une C6 (l’expression étant pleinement justifiée après avoir grimpé sur le marche pied !) le moelleux des sièges boudinés surprend agréablement. Ils sont recouverts du même épais tissu en velours qui tapisse tout l’habitacle à l’acoustique très feutrée. Et une douce sensation de confort vous envahit alors, pour peu qu’on effleure du bout des doigts les boiseries de portières en acajou au moment de les refermer. “Les enfants de ma fille Angélique, qui reprend le domaine avec son mari Henrique Da Costa, adorent quand je les emmène faire un tour dedans. Car c’est pour eux un environnement complètement insolite par rapport aux intérieurs de voitures actuelles. Rien qu’en entendant le beuglement du klaxon d’époque, ils éclatent de rire !”

Une voiture américanisée

Nouvel agrément au démarrage du moteur : son ronronnement se fait très discret. Normal. L’audacieux André Citroën toujours à l’affût des dernières nouveautés techniques, en particulier chez les constructeurs américains, en avait adapté quelques unes sur sa berline de prestige. Comme des glaces en sécurit plus épaisses que d’habitude pour mieux insonoriser l’habitacle. Et à partir du 1 er avril 1932 les C6 seront encore plus cosy avec l’innovation du “moteur flottant”.P1050503 - copie

Par opposition aux moteurs qui étaient alors directement boulonnés sur le chassis, le principe du brevet “Floating power” de Chrysler consistait à les faire reposer sur des blocs de caoutchouc pour filtrer leurs vibrations et éviter leur propagation à travers la carrosserie. Il en résultait un confort jusqu’alors inconnu sur des automobiles. “L’essayer c’est l’adopter” déclaraient à leurs clients les concessionnaires qui mettaient des voitures de démonstration à leur disposition.Et André Citroën en fera un argument publicitaire en utilisant l’emblème d’un cygne pour évoquer son glissement doux et silencieux sur l’eau. Comme celui d’une C6 sur la route !

Le hall d'entrée du bâtiment de réception.
Le hall « versaillais » du bâtiment de réception.
 LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI
Citroën C3 Aircross

Citroën C3 Aircross

Picasso retourne au musée ! Remercié par Citroën après 8 ans de bons et loyaux services en prêtant la renommée de son nom au petit monospace C3. Sorti en 2009, le voila rebaptisé aujourd’hui C3 “Aircross”, comme “traverser l’air”. Une bouffée d’oxygène très tendance “outdoor”, reflet de la mode actuelle où les monospaces se transforment en SUV plus branchés. Après l’Espace, le 3008, c’est au tour du petit Citroën de faire sa mue. Et s’il n’est pas le premier sur ce nouveau créneau en plein boom depuis l’apparition du petit Renault Captur, le C3 Aircross fait la différence en multipliant les “plus” sur la compacité, l’habitabilité et la modularité…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                        Dégustation

0002906ETI-007Tout le monde ne peut pas s’offrir le plaisir de déboucher un Château Pavie 2012 à 375 euros, dont les bouteilles sont d’ailleurs vendues à 95% à l’étranger, en particulier en Chine et aux Etats-Unis. De toute façon, ce sublime vin de très longue garde, aux arômes et aux tanins puissants, et à l’extraction très concentrée, peut encore s’affiner quelques années avant d’atteindre son summum. Pour une tablée plus immédiate, reste un joli lot de consolation plus accessible : Arômes de Pavie à 60 € la bouteille. Comme son nom l’indique, ce vin vous emmène olfactivement dans l’univers raffiné de Pavie et de son élaboration minutieuse, mais ici à partir de vignes plus jeunes. Sa robe d’un rubis foncé très dense habille une belle puissance aromatique constante du terroir sur le fruit noir, avec une finale de velours tout en rondeur.

La salle de dégustation
La salle de dégustation

 

                                                               Profitez en pour visiter

*SAINT-EMILION

Le plus beau, et le plus réputé village du Bordelais.

*Accroché sur sa colline, au milieu d’un océan de vignes, tel un fier navire dont le mat domine l’horizon : la flèche du clocher de 4500 tonnes bâti au dessus de l’ église monolithe la plus vaste d’Europe. Avec ses 38 m de long et 20 m de large, elle a été taillée dans le rocher pendant 40 ans au XI ème siècle . Mais ses voutes de 11 m de hauteur sont moins élevées que celles de l’église souterraine d’Aubeterre-sur-Dronne (20 m) en Charente. Grimper les 196 marches du clocher offre en récompense des efforts un magnifique panorama sur la cité et son vignoble.

Le clocher au dessus de l'église troglodyte (photo Le Clech)
Le clocher emblématique de Saint-Emilion au dessus de l’église troglodyte (photo S.Le Clech)

*La tour du Roy , donjon carré du XIII ème qui offre aussi en complément une belle vue sur le village dans le sens opposé de celle du clocher

*L’ancienne église des Cordeliers et son cloitre . Le troisième beau point de vue sur St-Emilion où l’on voit à la fois le donjon et le clocher de l’église troglodyte

*La porte de la Cadène, spectaculaire avec sa voute en ogive entre une immense tour carrée et un bâtiment gothique. Elle jouxte la dernière maison à pans de bois du village. La porte de la Cadène, qui n’a rien à voir avec celles des fortifications, était inclue dans la cité. Son nom viendrait du gascon “cadena” signifiant la chaine qui la fermait en séparant la population noble de la ville haute de celle plus modeste de la ville basse.

Vue depuis le clocher vers la chapelle des au dessus de la place du marché.
Vue sur la place du marché de Saint-Emilion depuis le clocher, face à l’église des Cordeliers  .

 

 

*L’église collégiale et son cloître. Bâtie entre le XII ème et le XV ème elle est une des plus imposantes de Gironde. Styles roman et gothique cohabitent jusque dans le magnifique cloître à double colonnades torsadées.

*Les anciennes halles au grain sur la place du marché où convergent toutes les ruelles de Saint- Emilion dont la fameuse en pente, le Tertre de la tente, avec son pavage chaotique.

*Les catacombes et leur nécropole avec à l’entrée une étrange coupole à double paroi dans laquelle grimpait un escalier . Autre curiosité : la grotte ermitage où vécut au VIII ème siècle St Emilion, le moine breton fondateur de la cité, et connu pour ses miracles. Un culte se développa autour de sa vénération avec la création de nombreux monastères qui accueillaient aussi les pèlerins de St Jacques de Compostelle.

La porte Cadène en haut de Saint Emilion
La porte de la Cadène en haut de la cité

*Dans les environs de Saint-Emilion :

 *Les deux châteaux forts de Puisseguin

*L’imposant château de Castegens à Belvès-de-Castillon où se joue chaque année le spectacle remémorant la bataille de Castillon qui marqua la fin de la guerre de Cent Ans contre les Anglais.

*L’église Notre-Dame de Tayac, bel exemple d’architecture romane qui surplombe les étendues de vignes.

*Montagne et ses moulins

 *Saint Hippolyte Sur le plateau de Ferrand dominant les vignes se trouve un château du XVII ème et des grottes aménagées dans des anciennes carrières monumentales.

*Saint-Sulpice-de-Faleyrens, témoin d’un lointain passé, en plus de son église romane, c’est là que se trouvait en bord de Dordogne le port de St-Emilion, dit de pierrefitte, du nom d’un menhir de 5 mètres de haut qui s’y dresse encore.

*St Michel-de-Montaigne, à 20 km de St-Emilion. Du château du célèbre philosophe reste la tour du XIV ème où il trouvait l’inspiration pour écrire. Reconstruit au XIX ème le château, très marqué Viollet-Le-Duc, possède une architecture originale avec un mélange de styles médiéval, Renaissance et néo-gothique

LIBOURNE et environs

 *Construite comme toutes les bastides du Moyen-Age sur le modèle à l’équerre des camps romains, l’ancienne place Royale de Libourne bordée d’arcades est le point central de la ville où se tient depuis 600 ans le marché le plus prestigieux de la région le mardi, le vendredi, et le dimanche.

La Grande place du marché de Libourne (Photo le Clech)
La Grande place du marché de Libourne entourée d’arcades (Photo S. Le Clech)

*L’Hôtel de ville, et son beffroi du XV ème, remanié dans un style néo-gothique. Belle cour intérieure

*Le musée des Beaux-Arts avec ses collections de Rodin, Princeteau ou Jordaens au deuxième étage de l’Hôtel de ville

*La tour Richard et la tour Barrée, vestige des anciennes fortifications en bordure des quais

Le grand escalier de l'ancienne caserne Proteau (Photo Le Clech)
Le grand escalier de l’ancienne caserne Proteau à Libourne. (Photo S. Le Clech)

*La chapelle Notre-Dame-de-Condat. Seul vestige du château de Condat, sa nef unique gothique présente une particularité : la présence à Bordeaux de Viollet-Le-Duc a permis de la revêtir des mêmes peintures que celles de la Sainte Chapelle à Paris !

*La caserne Proteau, ex école de gendarmerie, et son splendide grand escalier de pierre. Les bâtiments vont être transformés en hôtel de luxe.

*Abzac, son château XVII ème à l’imposante cour carrée entourée de cinq bâtiments à toiture périgourdine s’ouvre sur son vignoble. Et la terrasse du château domine la rivière avec à ses pieds un imposant moulin barrage du XVIIIème.

Le parc en terrasses du château de Vayres qui domine la Dordogne.
Le parc en terrasses du château de Vayres qui domine la Dordogne.

*Le château de Vayres, un des plus beaux monuments d’Aquitaine, est un balcon sur la Dordogne avec ses jardins à la française, qui descendent jusqu’au bord du fleuve. Son architecture conjugue harmonieusement Moyen Age, Renaissance et classicisme du XVII ème.

*Le Moulin de Porchères Construit en pierres de taille en 1850 dans un cadre bucolique sur l’Isle qui se jette à Libourne dans la Dordogne, il est un des derniers moulins à avoir conservé toutes ses machines de minoterie.

*Guitres A voir, l’abbatiale romane Notre-Dame , perchée sur son rocher surplombant la vallée de l’Isle, est une des plus grandes de Gironde. Elle surprend par ses dimensions et sa charpente du XV ème en forme de coque de bateau renversée. Autre détour qui vaut la peine : la gare-musée construite en 1875 d’où part encore pour une promenade en forêt un vieux train à vapeur avec des wagons de 1900 aux banquettes en bois.Guitres-Train touristique-CCordonatto-CATY1189 - copie

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POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

Logo Hostellerie de Plaisance

 

MEMBRE DES RELAIS & CHÂTEAUX

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Une expérience unique et hors du temps au coeur du village de Saint-Emilion

Hôtel 5 étoiles et La Table de Plaisance doublement étoilée

Pour les amateurs de rallye-promenade en voitures anciennes, l’Hostellerie de Plaisance répond à leur première préoccupation : pouvoir garer en lieu sûr leurs belles autos dans un parking fermé en plein coeur de Saint-Emilion aux ruelles étroites. Vous pourrez ensuite déguster tranquillement quelques grands crus dans le cadre exceptionnel de l’Hostellerie de Plaisance, où la famille Perse vous accueille dans sa maison élégante et décontractée, avec une vue imprenable sur les vignobles et le village médiéval inscrit au patrimoine de l’Unesco, un vrai bijou.

La décoration intérieure excelle dans l’art de mêler raffinement et confort. Au restaurant, laissez vous guider par le chef et sa cuisine inspirée, au fil des saisons, par les produits du marché et les trésors fournis par les éleveurs régionaux.

Hostellerie de Plaisance

5 place du Clocher

33 330 Saint-Emilion

05 57 55 07 55

contact@hostelleriedeplaisance.com

www.hostelleriedeplaisance.com

Une Renault 16 dans les bulles auboises

Une Renault 16 dans les bulles auboises

Stephane Fays

Champagne Paul Dangin à Celles-sur-Ource

Sur ce grand domaine où travaillent une dizaine de frères et de cousins, il aime sillonner le vignoble à bord de son emblématique R 16 qui révolutionna l’automobile à sa sortie en 1965.

Les maris heureux, Stephane Fays en fait partie. Surtout depuis qu’en 2012 son épouse très attentionnée lui a offert pour ses 40 ans la voiture de ses rêves ! Pas courant en effet, qu’une femme achète, comme cadeau d’anniversaire à son époux, une auto. Et pas en maquette, mais grandeur nature. Voila comment en soufflant ses bougies, ce vigneron de la fratrie des Champagnes Paul Dangin à Celles-sur-Ource, dans l’Aube, a eu la joie de découvrir, garée devant sa maison, une Renault R 16 TL 1565 cm3 de 67 ch . Une Renault 16 dans les bulles auboisesEt pas n’importe laquelle : avec carte grise de son année de naissance, 1972 ! “Je savais qu’il en avait très envie, alors j’ai mis des amis dans le coup pour lui en trouver une. Et c’est à Reims qu’on l’a dénichée” raconte Marie Fays. Un cadeau qui a fait mouche. “Pour moi, cette voiture est emblématique, explique -t- il. Dans la famille , c’est une tradition, on a toujours roulé en Renault. Et moi je roule en Espace après avoir eu une Avantime, une Mégane 16 S,…Quand la R16 est sortie en 1965, c’était une révolution avec ses 5 portes qui en faisaient la première berline familiale polyvalente capable de se transformer en break en repliant la banquette arrière. P1030008 - copieDu coup, mon père en a eu une. Et je me souviens qu’étant mômes on jouait en cachette dans la R16 TX de mon grand-père qui était le modèle de luxe 1647 cm3 93 ch avec, pour la première fois en France, condamnation centrale des portes, lève vitres automatique. Et surtout un gadget qui nous amusait beaucoup : un toit ouvrant électrique. Malheureusement, à force de l’ouvrir et de le fermer, on lui mettait ses batteries à plat !”

Un berline cossue au look anticonformiste qui se transformait en break

Originale, la R16 l’était à plus d’un titre. Décalée avec son look anticonformiste par rapport à la concurrence des berlines tricorps conventionnelles de l’époque, 404 Peugeot, Ford Taunus ou Opel Rekord, elle avait pour mission de combler un vide dans la gamme Renault depuis l’arrêt de la grosse berline Frégate sous motorisée qui n’avait guère eu de succès. En 1958, le PDG de Renault Pierre Dreyfus lançait le projet 114, celui d’une voiture cossue dotée d’un 6 cylindres en ligne de 2,2 litres.

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Maquette du projet 114 qui a précédé celui de la R 16.

Quatorze prototypes sont alors construits. Mais début 1961, gros coup de frein. Pierre Dreyfus décide de stopper net le projet . La conquête du marché américain, où les ventes de Dauphine Renault s’effondrent, n’est plus d’actualité, le coût du projet 114 devient excessif, et le marché européen s’oriente plutôt vers des voitures moyenne supérieure. Fini donc le projet 114 haut de gamme, et place au projet 115, une 4 cylindres qui devra satisfaire la nouvelle clientèle des familles de cadres du baby-boom moins conformistes. “Imaginez la voiture moyenne supérieure que vous rêveriez avoir.” lance le responsable du projet Yves Georges à ses troupes du bureau d’études qui vont adhérer avec enthousiasme, et une imagination débridée, à ce management peu ordinaire.

Le styliste Gaston Juchet réalise la maquette de la future R 16
Un styliste du centre de design réalise la maquette de la future R 16 trois ans avant sa sortie.

 

 

Objectif : sortir une voiture originale à la fois travail-loisirs et pratique à vivre. Comme l’était déjà la R4 avec hayon arrière lancée en 1961. Mais cette fois, pas question d’arborer un look utilitaire. L’exercice était donc plus délicat à réaliser sur une berline qui devait refléter un confort statutaire. Au final, le styliste maison Gaston Juchet avec, le designer indépendant Philippe Charbonnaux, et Claude Prost-Dame responsable carrosserie, vont réussir cette gageure.

Elue « Voiture de l’année » en 1966 grâce à ses innovations

Et quatre ans seulement après le lancement de l’étude, la R16 bicorps à six glaces latérales était présentée au salon de Genève dans sa première version 1470 cm3 de 55 ch (142 km/h et 8,3 l/100) avec tout son lot d’innovations qui allaient lui valoir le prix tant convoité de “Voiture de l’année 1966”. L’auto n’était plus conçue comme 4 sièges et une malle, mais un volume modulable. La banquette arrière coulissait pour augmenter la capacité du coffre de 346 à 424 l, puis à 750 l avec son repli partiel, et à 1200 l par son retrait complet.

EN SITUATION AVEC PERSONNAGES
Les publicités de l’époque vantaient la capacité du coffre accessible par un hayon.

Idéal pour les utilisations le week-end au moment ou de plus en plus d’automobilistes de la classe moyenne partait dans leur nouvelle maison de campagne en chargeant au maximum leur voiture de travail. Une position couchette était aussi disponible en rabattant les dossiers. Renault inventait “la voiture à vivre” qui deviendra son slogan publicitaire. Un changement complet de philosophie automobile où les passagers ne se pliaient plus aux contraintes de la voiture, mais où l’auto s’adaptait aux usages qu’on lui imposait.

La voiture où l'on peut dormir. La R16 incarnait la voiture à vivre.
L’auto où l’on peut dormir…la R16 incarnait la voiture polyvalente et pratique à vivre.

Le confort à bord innovait aussi avec des sièges où les ressorts étaient remplacés par des coussins en mousse polyuréthane et des bourrelets de caoutchouc recouverts, en option, d’un nouveau matériau à la mode : le skaï qui était à l’époque à l’automobile ce qu’était le formica pour les meubles de cuisine multicolores. La carrosserie présentait aussi des particularités uniques. Afin d’éviter des risques de torsion de caisse dus au hayon arrière et à l’absence de cloison avec le coffre, sa structure monocoque se composait d’un soubassement très rigide et d’une paroi latérale d’une seule pièce jusqu’à l’aile arrière. De plus, son toit plat relevé en corne sur les bords permettait d’augmenter la hauteur des vitres de portières et de supprimer les gouttières. Les suspensions indépendantes avec barre de torsion

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amélioraient le confort et la tenue de route. Mais leur fixation à l’arrière donnait lieu à une bizarrerie avec un décalage de 7 cm entre la roue arrière droite et gauche qui était visible sur la différence de longueur de carrosserie entre la roue et la portière. Autre atout de sa conception révolutionnaire : sa légèreté avec seulement 980 kg pour une berline de cette taille. Tout y concourait, y compris le moteur en aluminium très novateur dans sa fabrication. Le bloc d’une seule pièce était coulé sous pression, une technique nouvelle déjà utilisée par quelques constructeurs américains. Et pour la première fois en Europe, la R 16 était équipée d’un alternateur qui permet d’obtenir du courant de façon constante, même à bas régime dans les embouteillages avec phares et essuie glace allumés. Ce qui n’était pas le cas avec les dynamos où l’on risquait alors la panne de batterie. Mais malgré toutes ces innovations, le démarrage commercial de la R 16 sera plus lent que prévu avec seulement 400 ventes par jour.

Plus puissante, la nouvelle R16 TS, avec sa planche de bord sport et ses équipements haut de gamme, a relancé les ventes.
Plus puissante et mieux équipée, la R16 TS, avec sa planche de bord sport a relancé les ventes.

La faute à son style trop audacieux ? A son niveau de confort et ses performances inférieurs aux DS ou au 404 ? Du coup la Régie va lancer en 1968 la R 16 TS (pour Tourisme Sportif) plus puissante de 50% avec un 1565 cm3 de 83 ch dépassant les 165 km/h. Et un intérieur complètement revu à la hausse avec une pléthore d’équipements jamais vu sur une berline moyenne : vitres électriques à l’avant, nouveau tableau de bord sport avec 4 cadrans chromés dont un compte tours, rétroviseur jour-nuit, cendrier et allume cigare éclairés, spot de lecture à l’avant, vitre arrière dégivrante, quatre phares carrés dont deux à iodes, essuie-glace deux vitesses couplé à un lave glace à 4 jets, feux de recul, sièges avant redessinés avec coffre et accoudoir central, sellerie en cuir. Bien joué : les commandes repartent en flèche. Et au final la R 16 sera un best seller avec plus de 1,8 million d’exemplaires vendus en 15 ans jusqu’en 1980.

LE VIGNOBLE : Dans la lutte contre le gel, on est pionnier dans la famille Dangin. “Au village, nos parents ont été les premiers à lancer en 1968 la technique de l’aspersion d’eau par un réseau de tuyauterie dans les vignes, où la glace qui enrobe les bourgeons les protègent paradoxalement des coups de gelée, expliquent avec fierté leurs descendants. Ca avait fait sourire tous les autres vignerons de Celles-sur-Ource. Jusqu’au moment où cette année là, toutes les vignes ont gelé sauf celles que nous avions pu arroser. Inutile de vous dire qu’on a vite fait école ! » Aujourd’hui, 32 hectares  sur les 55 du domaine sont ainsi protégées par des kilomètres de conduites tous les 10 rangs de vignes et des batteries de pompes pour les alimenter avec l’eau de la rivière. Bouchon CellesCoup de revient de fonctionnement : 50 € l’hectare; moins cher que par des éoliennes. Efficace quand on sait que les 23 hectares restants ont été frappés à 90 % par le gel cette année, contre 25% sur les parcelles protégées. Mais il a fallu batailler pendant 11 nuits d’aspersion pour éviter le désastre total. Car lorsque le vent s’en mêle, il assèche le nuage de gouttelettes qui se transforme alors en un brouillard très froid encore plus dévastateur.  Le cinquantenaire de la marque Dangin n’aura pas été de tout repos !

Depuis que le grand père Paul, a mis lui même en bouteille en 1947 au lieu de livrer son raisin au négoce, le vignoble s’est sacrément métamorphosé à coups d’acquisitions pour arriver aujourd’hui à près de 60 hectares et une capacité de 600 000 bouteilles par an. Finie l’époque où la terre agricole rapportait plus que la vigne dans les années 50 ! Au point que le grand père avait échangé après guerre 4 hectares sur le Val Becon contre quelques stères de bois ! Alors qu’aujourd’hui un hectare tourne aux alentours d’un million d’euros…Et que le Val Becon, et ses très anciennes vignes de pinot noir, donnent le champagne le plus typé de la marque.

http.//www.champagne-dangin.com

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

RENAULT ALASKAN :  le pick-up aux yeux bridésRenault Alaskan 190 dCi

 

 

 

 

 

 

 

Les temps changent…A sa sortie en 1965, la R16 était présentée comme la voiture polyvalente travail-loisirs. En 2017, Renault entonne le même refrain. Mais cette fois, c’est du lourd : 2 tonnes, 5,40 m de long, 4 roues motrices, une benne pouvant charger 1 tonne, double cabine 4 places…la mode des tout terrain et des SUV est passée par là ! Car cet engin passe partout, avec une garde au sol de 22,3 cm, est un pick up baroudeur au nom évocateur de contrées lointaines et forestières : l’Alaskan…lire la suite

OENOTOURISME

                                                               MON VIN PREFERE

etiquette chamapgne paul dangin & filsCuvée Carte Noire,  la plus représentative de l’histoire du domaine avec ses vignes les plus anciennes pour un 100 % pinot noir qui sort de l’ordinaire. Ce brut pas trop sec, issu du coteau terreux plein sud le Val Becon, démarre sur une attaque très forte au nez suivie d’une finesse fruitée en bouche avec une allonge en bulles soyeuses. Et son étiquette, faussement floue, donne une curieuse impression d’ivresse ! (14,60 €)

                                                         PROFITEZ EN POUR VISITER

L’abbaye cistercienne XII éme siècle du Val-des Choues, un endroit extraordinaire qui surgit, au détour d’un long chemin dans la forêt de Chatillon, au coeur d’un vallon verdoyant au milieu d’une clairière. Le bâtiment, avec son immense cour carrée est aujourd’hui un centre de chasse à cour avec une meute de 150 chiens, et un musée de la vénerie.

*Chaource, sa célèbre fromagerie, son musée du fromage, son église St Jean-Baptiste véritable musée de la sculpture médiévale et sa mise au tombeau en pierre polychrome joyau de l’art troyen du XVI ème

Vieilles maisons à pans de bois à Troyes
Vieilles maisons à pans de bois à Troyes

*Le Troyes ancien avec les plus importantes ruelles à maisons de bois en France, l’église Ste Madeleine et son célèbre jubé en dentelle de pierre gothique flamboyant, ses magasins d’usine à prix cassés Marques avenue et Mc Arthur Glen, l’Hôtel de Mauroy magnifique édifice médiéval abritant le musée des outils et du compagnonnage, l’Hôtel Vauluisant et ses deux tourelles, l’ex évêché du XVI ème aujourd’hui musée d’art moderne avec l’extraordinaire donation de 2000 tableaux par l’industriel troyen Pierre Levy (Lacoste), riche en Derain, Courbet, Dufy, Cezanne, Vlaminck, Braque…

*Tonnerre pour son hôtel Dieu médiéval et son immense salle des malades à voûte en bois, le lavoir circulaire autour de la source vauclusienne de la fosse Dionne

Fosse Dionne à Tonnerre
La fosse Dionne et son lavoir à Tonnerre

*L’abbaye cistercienne de Clairvaux fondée en 1115 par St Bernard

*Le lac de la forêt d’orient avec sa réserve ornithologique et les nombreux oiseaux migrateurs qui y font halte

* Essoyes et sa célébrité locale : le peintre Renoir. Conquis par la beauté du village de son épouse, il y acheta une maison (devenue un musée) et y installa son atelier où la campagne alentour lui inspira nombre de tableaux

*Les chateaux de Tanlay, et d’Ancy le Franc ex demeure de Louvois

Le château de Tanlay (Photo Emmanuelle Vignes)
Le château de Tanlay (Photo Emmanuelle Vignes)

*Chatillon sur Seine pour ses ruelles en escalier montant jusqu’à la terrasse de l’église Ste Vorles du XI ème, et le musée archéologique avec son fameux vase grec en bronze de Vix , d’une dimension hors du commun (1,64 m de haut), retrouvé dans une nécropole princière non loin de là datant de 500   ans av. JC

* Et pour les enfants, Nigloland à Dolancourt, le deuxième plus grand parc d’attraction en France après Disneyland avec plus de 500 000 entrées par an à 2 h de Paris

 

 

 

 

L’ Eldorado de la Cadillac et du champagne

Dosy Lecomte et ses fils dans leur Cadillac Eldorado en Champagne

Délirante ! La Cadillac Eldorado aura été l’expression la plus folle du rêve américain des sixties avec sous son interminable capot  le plus gros V8 jamais vu sur une voiture de série : 8,2 litres de cylindrée !

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Champagne Lecomte Père & fils

La Champagne n’est pourtant pas au bord de la mer ! Mais quand il est au commandes, Dosy Lecomte a franchement l’impression de piloter un énorme bateau qui oscille silencieusement sur une mer d’huile. Propulsé dans un souffle discret par le gros V8 de 8,2 l qui emmène sa Cadillac Eldorado de 1974 rutilantes de chromes au milieu de l’océan de vignes au sud d’Epernay, à Vinay où se trouve son domaine. Dosy Lecomte et ses fils dans leur Cadillac Eldorado en ChampagneUne véritable croisière-promenade où ce vigneron embarque souvent ses clients ravis à bord de ce vaisseau de 5,70 m de long et 2 m de large. Engloutissant jusqu’à 40 l/100 km pour alimenter les 365 chevaux logés sous l’interminable capot qui se termine par l’écusson couronné de Cadillac dressé au centre comme un viseur de mitrailleuse ! L’expression la plus délirante du rêve américain dans toute sa splendeur qui avait commencé en 1952 sur la première Cadillac Eldorado, modèle de prestige de la marque de luxe de General Motors qui passait pour la première fois sur celle-ci en traction avant.

On ne sait plus si on est à l'arrière ou à l'avant de ce mastodonte d'acier.
On ne sait plus si on est à l’arrière ou à l’avant de ce mastodonte d’acier !

A l’époque, rouler en Cadillac incarnait le symbole suprême de la réussite dans « L’American way of life”. Un exemplaire sera même prêté à la Maison Blanche en 1953 pour l’intronisation d’Eisenhower à la présidence. Et chacune des 8 générations jusqu’en 1978 symbolisera la course au luxe et à la puissance avec des V8 de plus en plus gros, le 8,2 l étant le summum jamais atteint sur une voiture de série.

Dosy Lecomte et ses fils dans leur Cadillac Eldorado en Champagne
Plus de doute, c’est bien l’avant avec sa calandre anguleuse et ses énormes pare-chocs chromés.

Et des innovations techniques qui n’arriveront en Europe que 10 à 20 ans plus tard : premiers airbags, pare chocs à absorption d’énergie, allumage automatique des phares, régulateur de vitesse, climatiseur, suspension à gaz réglable à l’arrière pour garder la même assiette quelque soit le chargement, plus sièges, vitres, coffre et capotes, tout en automatique électrique.

Dosy Lecomte et ses fils dans leur Cadillac Eldorado en Champagne
Pas rien de soulever un capot pareil qui abrite le plus gros V8 de l’Histoire automobile !

« D’ailleurs à leur ouverture, les portières se transforment en vrais sapins de Noël avec des lumières partout, plaisante Dosy Lecomte. Mais au bout de 10 minutes, si vous les laissez ouvertes , et pour peu que vous ayez actionné la capote électrique sans faire tourner le moteur, la batterie se retrouve vite à plat !”

Dosy Lecomte et ses fils dans leur Cadillac Eldorado en Champagne
A l’arrière, la gigantesque malle ruisselle aussi de chromes.

Mais c’est finalement l’administration américaine et ses réglementations draconiennes sur la sécurité qui mettront fin à la carrière de cette “dreamcar” en 1976 avec une nouvelle norme de résistance en cas de retournement impossible à tenir sur ce paquebot de plus de 2 tonnes. Cadillac gardera le dernier exemplaire et le fera immatriculer avec une plaque ne comportant que 4 lettres : LAST. Dosy Lecomte et ses fils dans leur Cadillac Eldorado en Champagne“Cette voiture emblématique, j’en rêvais depuis un voyage en famille aux Etats unis, confie Dosy Lecomte. On s’était fait une balade inoubliable à Los Angeles dans une ancienne Cadillac décapotable rose. Au retour, je m’étais dit : un jour j’en achèterai une !” Et le rêve se concrétisa en 2015 à la suite de la parution d’une annonce. “Avec mes deux garçons, Frédéric et Jérémie, on est parti à 5heures du matin pour aller la voir à St Etienne !” L’état était nickel avec 140 000 km au compteur. Affaire conclue ! Seul bémol dans l’histoire de cette Cadillac : madame Lecomte. Pas question pour elle de la conduire, et elle s’en explique : “Trop longue !”P1040089 - copie 2

LE VIGNOBLE : A la cinquième génération depuis 1859, le domaine familial a régulièrement augmenté en surface jusqu’à atteindre 7 hectares aujourd’hui. “Et merci à nos ancêtres, explique Dosy Lecomte : par acquisitions ou échanges, ils se sont développés sur les hauts de côteaux sud, ce qui nous permet d’être plus épargnés des gelées de printemps.” L’autre caractéristique de son vignoble est d’avoir tenu compte de la sagesse de ses aïeux en restant, contrairement à beaucoup d’autres vignerons, à 80 % en Meunier alors que ce cépage représente 32% en moyenne des surfaces en Champagne. Mais il s’avère plus adapté au terroir de Vinay en résistant mieux aux gelées que le Chardonnay. Et donne des vins souples,  plus fruités, et peu acides qui sortent de l’ordinaire.

www.champagne-lecomte.com

LA DERNIERE GROSSE AMERICAINE CABRIOLET EN EUROPE :

L’OPEL CASCADA

OPEL CASCADA

L’Amérique n’est plus ce qu’elle était ! Adieu cabriolets exubérants, délires de carrosseries et chromes rutilants. La dernière “américaine” cabriolet en Europe de General Motors n’existe plus que par celle de sa filiale Opel. Et encore, vient elle d’être rachetée par Peugeot ! Sur cette Cascada, on est donc loin des standards Cadillac de presque 6 m de long des années 70. Et pourtant cette grande décapotable de 4,70 m à 4 vraies places ne manque pas de…lire la suite

 

OENOTOURISME

                                                                 MON VIN PREFERE

Brut tradition

CHAMPAGNE LECOMTE

 

Avec un assemblage, vieilli trois ans en cave, 80% Meunier, 10% Pinot Noir et 10% Chardonnay (dont 30% de vins d’années antérieures), ce champagne brut avec un dosage à 6 gr de sucre par litre offre des arômes de fruits rouges sur une bouche sèche et minérale tout en rondeur. Le même en extra brut à 3 gr donne une attaque et une fraicheur plus brutales. Idéal sur des huitres.

14,80 €

 

                                                               PROFITEZ EN POUR VISITER

REIMS

*La cathédrale, célèbre chef d’oeuvre de l’art gothique depuis 1211, où furent couronnés 25 rois de France après le baptême de Clovis en 498. La plus longue de toutes avec ses 149 m, elle a été miraculeusement rescapée après les destructions des bombardements de 14. Le fameux « Ange au sourire », statue emblématique du porche, peut en effet afficher son soulagement !

La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)
La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)

*Les caves à champagne dans les anciennes carrières de craie, Pommery, Veuve Cliquot et son dédale de 20 km de galeries, Taittinger sous l’ancienne abbaye Ste Nicaise, et celles de Lanson  dont les galeries voutées servirent de logements pendant les bombardements de la guerre de 14, et même de chapelle avec un vestige qui subsiste aujourd’hui, une statue de la Vierge toujours accrochée sur la paroi.

*Le festival de façades Art déco, symboles de la reconstruction de la ville détruite à 80 % pendant la guerre de 14

*L’Hotel musée Le Vergeur XIII éme et Renaissance construit par un riche marchand grainetier

Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)
Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)

*L’abbaye St Remi, du nom de l’évêque qui baptisa Clovis, ses parties romanes, XVII ème et son grand cloître

*L’impressionnante porte gallo-romaine de Mars du temps où Reims s’appelait Durocortorum et dépassait en importance Lutèce qui deviendra Paris

*Le palais épiscopal du Tau et sa grande salle à voûte de bois en carène de navire renversée où se tenait le festin des rois après leur sacre. Le palais abrite aujourd’hui un musée sur la cathédrale où l’on réalise, en les voyant, que les statues d’origine sur sa façade mesuraient près de 5 mètres de hauteur !

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Le palais épiscopal du Tau

*Hôtel Jean-Baptiste de La Salle édifié à partir de 1545. Belle cour Renaissance avec avec une tour à escalier à vis ajouré

*La demeure XIIIème des comtes de Champagne

*La villa Demoiselle, splendide témoin de l’Art Nouveau construit entre 1904 et 1908 sur la butte Ste Nicaise par Louis Majorelle pour le directeur des Caves Pommery

L'intérieur art nouveau de la villa Mademoiselle (Photo Marc-Antoine Mouterde)
L’intérieur Art Nouveau de la villa Demoiselle (Photo Marc-Antoine Mouterde)

*Le musée des Beaux-arts, un des plus beaux de province avec ses collections de tableaux et de sculptures du XVI ème au XX ème : Le Nain, Boucher, Corot, Monet, Pissaro, Renoir, Gauguin, Maillo, Marquet, Foujita, Rouault, Manessier,…

*Le phare de Verzenay, un vrai phare au milieu d’une mer de vignes construit en 1909 par le négociant en champagne Joseph Goulet pour faire la promotion de sa maison. Le rez de chaussée faisait guingette, et en 1940 les Anglais placèrent sur le phare une batterie anti-aérienne. Après restauration  en 1999 le Musée de la Vigne y a ouvert ses portes.

*Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton de 19,85 m de haut et  seulement 7 cm d’épaisseur construite en 1927.

Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton (Photo Carmen Moya)
L’étonnante voute en béton armé des Halles du Boulingrin  (Photo Carmen Moya)

*Le fort de la Pompelle . Symbole de la résistance rémoise pendant la deuxième guerre mondiale, il fut le seul de la région à rester aux mains des Français jusqu’en 1918 au prix de 12 000 morts. Aménagé en musée des tranchées  on y trouve une étonnante (et unique!) collection de 500 couvre chefs de l’armée allemande.

*La bibliothèque Carnegie, chef d’oeuvre de l’Art Déco avec son entrée en mosaïque et son gigantesque lustre suspendu en vitrail.

*Le musée automobile de Reims-Champagne, 230 autos et motos de 1908 à nos jours, un festival de Delahaye, Delage, Panhard, et de voitures à pédales ! (84 Avue Georges Clemenceau/ 03 26 82 83 84/musee-automobile-reims-champagne.com)

Le musée automobile de Reims

EPERNAY et alentours

*Flanez le long des 1500 m de l’avenue de Champagne pour admirer tous les hôtels particuliers où se sont installées les grandes marques champenoises au dessus de leurs 110 km de caves. « The most drinkable avenue of the world » comme l’avait surnommé Churchill qui était un connaisseur !

*La tour de Castellane, construite entre 1903 et 1905 comme emblème publicitaire de la marque de champagne. Gravir ses 237 marches vaut la peine pour contempler du haut de ses 65 m la ville d’Epernay et la vallée de la Marne. A voir aussi son musée sur l’élaboration du champagne.

tour de castellane - copie*Le château Perrier, construit au XIX ème dans le style Louis XIII pour Charles Perrier propriétaire de la marque de champagne Perrier-Jouet. En 1940 il abrita le QG des armées britanniques, puis allemandes de 1942 à 1944. Après la libération de la ville par Patton, les Américains s’y établirent à leur tour !

*Le théâtre  Gabrielle Dorziat, du nom d’une comédienne née à Epernay. Inauguré en 1902, il est un des rares théâtre à l’italienne dont la machinerie est encore dans son état d’origine. Mais on n’est pas au coeur du champagne pour rien : les nudités allégoriques des peintures du plafond du foyer chantent l’amour au milieu de guirlandes de raisins. Et sur la façade une sculpture évoque la vigne inspirant l’art théâtral !

Le château Perrier construit au XIX ème pour le paropriétaire de la marque de champagne du même nom.
Le château Perrier construit  pour le propriétaire de la marque de champagne du même nom.

*L’abbaye de Hautvillers, fondée en 650, et célèbre par son moine Dom Pérignon (1639-1715) pour ses trouvailles novatrices dans l’élaboration du champagne par assemblage de crus différents.

*Le château de La Marquetterie à Pierry. Ce pur joyau Louis XV a été construit en 1734 par un neveu du grand architecte Gabriel.  Pendant la Grande guerre, le maréchal Foch en fit son quartier général. Et son énorme Renault à 6 roues, avec laquelle il sillonnait les champs de bataille, y est d’ailleurs exposée. Tombé sous le charme du château alors qu’il y était en service à l’état major en 1915, Pierre Taittinger le racheta en 1932.

La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre
La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre exposée au château de La Marquetterie à Pierry.

*L’abbatiale St Pierre d’Orbais . Avec son architecture monumentale et sa flèche gothique qui se voit de loin, elle a été élevée au XII ème par Jean d’Orbais. Celui-ci en aurait fait le prototype de la cathédrale de Reims dont il sera le premier maitre d’oeuvre.

*Le mémorial de Dormans, sa grande tour et son ossuaire rassemblent les restes de 1500 soldats de toutes nationalités (dont seuls 11 furent identifiés) qui furent tués pendant les combats sur le front de la Marne.

L'abbatiale St pierre d'orbais
L’abbatiale St Pierre d’Orbais

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POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

 

Situé au cœur du vignoble de la Montagne de Reims, l’hôtel-restaurant « Le Château de Rilly » vous accueille dans une ancienne demeure de la fin du XVIII ème siècle entièrement rénovée.
L’établissement comprend 15 chambres climatisées, trois salles de restaurant, un bar, un espace détente avec jacuzzi et deux cabines de sauna (possibilité de réserver des soins du corps).
Un parking privé situé à l’arrière du Château est réservée à notre clientèle sans frais supplémentaire.
L’ensemble de l’établissement est placé sous vidéo-surveillance.

Le Château de Rilly
38 Rue de Reims
51500 RILLY LA MONTAGNE
03.26.07.53.21
lechateauderilly@gmail.com
www.lechateauderilly.com

 

 

 

 

 

 

Un champenois en course sur Porsche 924 Turbo

Didier Herbert et sa porsche 924 Turbo

Champagne Didier Herbert

Passionné de vitesse, ce vigneron de la Montagne de Reims s’est lancé dans les courses de voitures historiques qui ont lieu après les vendanges. Au programme : Monte Carlo, Portugal…

Chez les Herbert, à Rilly-la-Montagne près de Reims, cette passion se transmet de père en fils depuis trois générations. Celle du champagne, bien sûr, et celle des belles voitures. Mais pour Didier Herbert se rajoute le goût de la vitesse. Sa première, dès son permis, fut une R5 Alpine d’occasion. Ca démarrait fort ! Depuis, le virus est passé à son fils Thomas : “A 14 ans, mon père me faisait conduire dans les chemins de vignes !” Puis, au contact d’autres vignerons fanas, Didier Herbert s’est pris au jeu de la compétition dans les rallyes historiques. P1030997 - copie“Il y a 7 ans, je me suis lancé avec eux en Triumph TR6, à celui du Portugal qui est mon préféré : primo, en octobre, on a fini les vendanges, et on y roule 3000 km en une semaine à des vitesses élevées dans une super ambiance, y compris avec le public local très enthousiaste. La nuit, les flashes crépitent tout le long. Et il m’est arrivé d’entrer dans un garage directement sur le pont élévateur pour réparer un problème mécanique ! Aussitôt, le mécano, se faisait un plaisir de nous dépanner. Une autre fois, c’est un plombier du coin qui s’est mis en quatre pour nous ressouder un pot d’échappement. Là-bas, l’automobile, c’est la fête !” +P1040013 - copieEn 2014, changement de monture avec une Porsche 924 turbo 170 ch de 1980, préparée à 180 ch, pour courir le Monte Carlo Historique. Un modèle, à moteur avant 1984 cm3 4 cylindres refroidi par eau, longtemps dédaigné par les purs Porschistes qui ne jurent que par les “nobles” 911 au moteur arrière 6 cylindres à refroidissement par air, et à la musique rugissante. Car au départ, la 924, devait être un coupé Volkswagen (à moteur 2 l dérivé de celui de l’Audi 100) commandé au bureau d’étude Porsche de Weissach qui travaille encore aujourd’hui discrètement pour d’autres constructeurs.

P1040005 - copie 2Nom de code du projet : EA 425. Sa silhouette,  avec hayon- bulle en verre relevable à l’arrière et phares rétractables à l’avant au bout d’un long capot avec bouclier intégré ne manquait pas d’originalité. Sans oublier sa technologie d’arbre de transmission avec boite de vitesses à l’arrière. Mais en 1973, chez Volkswagen, le vent allait tourner pour ce projet sophistiqué.  Le designer Giuggiaro venait de proposer un coupé 4 places sur la base de sa nouvelle Golf à succès, et donc bien plus rentable à réaliser : la future VW Scirocco.  Volkswagen décide donc d’arrêter les frais sur le projet EA 425, et propose à Porsche de lui racheter tout en lui offrant son usine Audi de Neckarsulm pour l’industrialisation.  Affaire conclue ! Un bon deal où tout le monde y gagne. D’un côté Volkswagen augmentait sa capacité de production et vendait ses moteurs Audi. P1040001 - copieDe l’autre, le petit constructeur Porsche diversifiait sa monoculture déclinante de la 911, mise en péril par le premier choc pétrolier, avec un modèle d’entrée de gamme plus économique, et parfaitement mis au point par ses soins. Voila comment la voiture allait sortir en novembre 1975 sous le nom de Porsche 924. La première ne faisait que 125 ch, alors qu’une Golf GTI ou une Scirocco GTI  en donnaient 110 à l’époque.  Mais son look, le nom de Porsche et sa vitesse de pointe à 204 km/h ( 230 km/h pour la Turbo) allaient faire la différence. D’autant qu’en 23 ans d’existence, au fil des évolutions, la puissance grimpera avec le passage au 2,5 l en 1982  sur les 944 (163 ch) et 944 Turbo (250 ch) , puis au 3 l 16 soupapes en 1992 sur les 968 qui culmineront à 305 ch. Au final, avec ses 150 000 ventes de 1976 à 1985, la petite 924  aura sauvé la grande marque !

infos@champagneherbert.fr

A côté du caveau dee superbes chambres d'hôtes avec vue sur les vignes.
Au caveau, de superbes chambres d’hôtes avec vue sur les vignes

 

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

PORSCHE 718 CAYMAN  S

Porsche 718 Cayman S

Soixante sept ans après l’apparition de la première 356, Porsche revient au moteur 4 cylindres en en retirant deux à son fameux Flat 6 qui avait fait la réputation des fameuses 911. Mais les sorciers de Stuggart ont fait très fort. Cette nouvelle Cayman S gagne 25 ch de plus pour atteindre 350 ch, rouler plus vite, et consommer moins ! Les écolos sont contents car elle dégage moins de co 2, et les clients aussi, car ils se font encore plus plaisir au volant… lire la suite

 

OENOTOURISME

                                                                       MON VIN PREFERE

 

 

Pinot noir grand Cru

Cette cuvée à 100 % Pinot noir issue d’une parcelle de 20 ares sur Verzenay sort complètement de l’ordinaire. Dosée à 7 gr de sucre, elle dégage un puissant nez vineux sur le poiré avec une belle puissance aromatique très chaude au palais sur une longue finale.  22 €

 

                                                               PROFITEZ EN POUR VISITER

REIMS :

*La célèbre cathédrale, où étaient couronnés les rois de France, miraculeusement rescapée après les destructions des bombardements de 14

La villa Demoiselle en Art Déco (photo Cecil Mathieu)
La villa Demoiselle en Art Déco (photo Cecil Mathieu)

*La villa Demoiselle, splendide témoin de l’Art Nouveau construit entre 1904 et 1908 sur la butte Ste Nicaise par Louis Majorelle pour le directeur des Caves Pommery

*Les caves à champagne dans les anciennes carrières de craie, Pommery, Veuve Cliquot et son dédale de 20 km de galeries, Taittinger sous l’ancienne abbaye Ste Nicaise, et celles de Lanson  dont les galeries voutées servirent de logement pendant les bombardements de la guerre de 14, et même de chapelle avec un vestige qui subsiste aujourd’hui, une statue de la Vierge toujours accrochée sur la paroi.

*L’abbaye St Remi XVII ème et son grand cloître

*Le palais épiscopal du Tau et sa grande salle à voûte de bois en carène de navire renversée où se tenait le festin des rois après leur sacre

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Le palais épiscopal du Tau

*La demeure XIIIème des comtes de Champagne

*L’Hotel musée Le Vergeur XIII éme et Renaissance construit par un riche marchand grainetier

*Les façades Art deco symboles de la reconstruction de la ville détruite à 80 % pendant la guerre de 14

Le musée automobile de Reims
Le musée automobile de Reims

*Le musée automobile de Reims-Champagne, 230 autos et motos de 1908 à nos jours, un festival de Delahaye, Delage, Panhard, et de voitures à pedales ! (84 Avue Georges Clemenceau/ 03 26 82 83 84/musee-automobile-reims-champagne.com)

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POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

 

Situé au cœur du vignoble de la Montagne de Reims, l’hôtel-restaurant « Le Château de Rilly » vous accueille dans une ancienne demeure de la fin du XVIII ème siècle entièrement rénovée.
L’établissement comprend 15 chambres climatisées, trois salles de restaurant, un bar, un espace détente avec jacuzzi et deux cabines de sauna (possibilité de réserver des soins du corps).
Un parking privé situé à l’arrière du Château est réservée à notre clientèle sans frais supplémentaire.
L’ensemble de l’établissement est placé sous vidéo-surveillance.

Le Château de Rilly
38 Rue de Reims
51500 RILLY LA MONTAGNE
03.26.07.53.21
lechateauderilly@gmail.com
www.lechateauderilly.com

 

 

Un Citroëniste passionné à Saint Estèphe

Les Citroën du Château La Rose Brana

Christian Ollier et sa fille Coralie / Château La Rose Brana

Dés sa jeunesse, ce vigneron  du cru a attrapé le virus de la marque aux chevrons, fasciné par la technologie révolutionnaire de la Traction et de la DS lors de leur sortie, à 23 ans d’intervalle.

« Les voitures , c’est comme le vin, ça bonifie en vieillissant ! » rigole Christian Ollier au volant de la Citroën DS de 1974 que son père lui avait achetée d‘occasion à ses débuts. Non seulement il l’a gardé, mais en 1994 il a sauté sur une occase d’enfer. 40 ans d’âge et seulement 120 000 km d’origine au compteur : une Traction 11 BL de 1955 en parfait état avec, option rare, une horloge Bayard toujours

Un look de réveil de grand-mère qui n'en est pas un !
Un look de réveil de grand-mère qui n’en est pas un !

en marche dans le moyeu du volant. Mais pas plus de huit jours selon l’indication « 8 day » sur le cadran : comme les réveils de l’époque, il fallait la dévisser du volant pour remonter la clé derrière  ! « Ca faisait longtemps qu’elle me faisait rêver cette auto, révolutionnaire à son lancement en 1934 avec toutes ces innovations techniques» explique le vigneron de Saint Estèphe. Pour la première fois, une française sortait avec carrosserie monocoque en acier autoporteuse (et non plus fixée sur un châssis),

En 1952 la planche de bord métallique bicolore était plus élégante que les premières.
En 1955  la planche de bord métallique bicolore était plus élégante que sur les premières Traction. Mais le parebrise s’entre baillait toujours avec la molette centrale pour faire « clim » !

moteur flottant, suspension à 4 roues indépendantes et non plus à lames, freins hydrauliques, et surtout, motorisation par les roues avant, d’où son nom de Traction en opposition à la propulsion par l’arrière. Une innovation qui permettait d’abaisser la hauteur de la voiture grâce à la suppression de l’arbre de transmission sous le plancher vers les roues arrières. Le tout lui procurait une tenue de route exceptionnelle qui en fit la voiture préférée des gangsters avec sa vitesse de pointe de 135 km/h sur la 15 Six au 6 cylindres 2,8 l de 77ch en 1938.sdr

Hélas, lancée trop vite pour sortir la firme de ses difficultés financières après la crise de 1929, la Traction souffrant de trop de défauts précipita au contraire la faillite de Citroën qui fut rachetée fin 1934 par son plus gros créancier et fournisseur : Michelin. Les ingénieurs de Clermont-Ferrand remédièrent alors à 600 anomalies répertoriées sur la voiture.

André Citroën est mort ruiné un an après la sortie de sa Traction

Mais André Citroën, décédé l’année suivante, n’assistera pas au succès de sa relance par de nouvelles versions 7 cv, 9 cv, puis 11 cv, avec des augmentations de cylindrées du poussif 1303 cm3 de 32 ch au 1911 cm3 de 60 ch en passant par un 1628 cm3. Au fil des années la voiture s’élargit de 1, 62 m à 1,79 m, s’allongea de 4,45 m à 4,96 m, prit de la hauteur de 1,52 m à 1,58 m, se déclina en familiale rallongée avec strapontins entre les sièges avant et la banquette arrière, et passa de la malle plate à la malle bombée plus volumineuse en 1952. sdr

Au total, 760 000 Traction seront produites jusqu’en 1957, deux ans après l’éclatement d’une deuxième révolution Citroën. Celle qui allait marquer l’Histoire de l’automobile lors du lancement en 1955 d’une voiture d’avant garde ressemblant à aucune autre : la DS avec sa suspension hydropneumatique qui lui permettait même de rouler sur trois roues ! Une invention qui sauva le général de Gaulle lors de l’attentat du Petit Clamart en 1962. Criblée de balles avec un pneu crevé, la voiture put échapper aux tireurs et poursuivre sa route jusqu’à l’aérodrome de Villacoublay. Entrée dans la légende, la DS sera fabriquée pendant 20 ans à 1,4 million exemplaires. Deux fois plus que la Traction. cofMais ce que l’on sait moins, est que derrière ces deux voitures françaises emblématiques lancées à 23 ans d’intervalle se cachait un même génie : le sculpteur-styliste maison, Flaminio Bertoni à qui l’on doit aussi la 2CV ! Citroëniste bien connu à Saint Estèphe, Christian Ollier adore sillonner ses vignes au volant de sa 11 BL ou de sa DS. Et faire partager ce plaisir : « Je les prête souvent pour les mariages. » Et pour sa fille Coralie qui a repris le vignoble, « elles font partie du domaine : j’ai été élevé dedans et pas question de s’en séparer. Même si j’ai des souvenirs d’avoir été malade à l’arrière de la DS à cause des oscillations de sa fameuse suspension ! »

contact@rosebrana.com

                                                                                                                                                                            INSOLITE

 

RECONNAISSEZ VOUS CETTE ANGLAISE  ?

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D’un raffinement très britannique avec sa planche de bord, en teck ciré, rehaussée de beaux compteurs ronds chromés, ses entourages de portières en bois et ses sièges en cuir connoly à bourrelets, c’est une « made in Slough ». Du nom de l’usine de la banlieue de Londres d’où sortait cette limousine. Commercialisée, entre autres, sous l’appellation de « Super Modern Sports twelve », elle était en fait la version anglaise… de notre Traction 11 Légère ! Mais dotée ici d’une finition plus luxueuse, de couleurs de carrosserie rouge, bleu, ou vert plus originales que le noir standard en France, sans oublier les différences sur les phares, les  poignées de portes, les feux de position torpille sur les ailes, les essuie glace en bas et non en haut du parebrise, les jantes, les pare chocs et un toit ouvrant en série.

Une "Light Twelve" 1952 à toit ouvrant dans sa couleur d'origine d'origine "rouge royal".
Sur cette « Light fifteen » de 1951 dans sa couleur d’origine « rouge royal », les chevrons n’étaient pas devant, mais cachés derrière la calandre ! Les phares chromés sont les mêmes que sur les MG.

Une histoire méconnue commencée en 1923, lorsqu’ André Citroën, mécontent des performances de son importateur britannique crée à Londres une filiale commerciale pour y vendre lui même ses voitures fabriquées à Paris dans l’usine du quai de Javel. Et selon son habitude, le patron français, un brin mégalo avec sa pub lumineuse sur la Tour Eiffel, voit d’emblée les choses en grand comme le racontent Jean-François Ruchaud et Gilles Colboc dans Les Citroën du monde : « André Citroën installe dans un immense bâtiment au sud de Londres le siège social, un luxueux hall d’exposition, un grand atelier d’entretien et de réparation sur trois niveaux réputé pour être alors le plus vaste d’Angleterre, avec même une piste d’essai sur le toit !

Dans la version anglaise, les Tractions avaient une flèche en guise de clignotant.
Les Tractions anglaises de 1951 avaient encore une flèche en guise de clignotant.

Ce bâtiment est desservi par un embranchement de chemin de fer, et les véhicules arrivant de France sont déchargés directement par une grue sur un quai d’où ils peuvent rejoindre , grâce à un monte charge, le premier étage. Celui-ci comporte toutes les dernières innovations techniques : éclairage direct et abondant, chauffage, réseau téléphonique reliant tous les services, ventilation forcée évacuant les gaz d’échappement. Conforme à l’esprit d’André Citroën, ce complexe faisait la fierté des employés anglais de la Citroën Cars Limited, et l’envie des autres constructeurs automobiles. » Et du coup les importations bondissent de 889 voitures en 1922 à 3080 en 1924 et même à 6655 en 1925. Mais l’embellie va être de courte durée.

L’usine de Slough a fonctionné de 1926 à 1966

Afin de contourner l’instauration de taxes douanières à l’importation par le gouvernement britannique en 1926, André Citroën installe à Slough sa première usine ultra moderne à l’étranger. Et en ouvre d’autres pour les mêmes raisons d’anti-protectionnisme, en Allemagne à Cologne, en banlieue bruxelloise à Forest, au Danemark, en Pologne, en Italie, dans le but de conquérir l’Europe.

Hélas, avec la crise économique, les ventes ne suivent pas. Il y aura en 1928 jusqu’à 1400 voitures neuves invendues stockées à Slough ! Et plutôt chauvins, les Anglais ne se montrent guère sensibles aux progrès techniques apportés en 1934 par cette auto tricolore qui allait à l’encontre de la campagne patriotique dans la presse « Buy british » (Achetez britannique)  pour relancer l’emploi.

Une planche de bord en bois à compteurs carrés a aussi équipé les Tractions "made in Slough".
Une planche de bord en bois à compteurs carrés a aussi équipé les Tractions « made in Slough ».

Malgré les efforts de Citroën pour se donner une image de constructeur national en débaptisant sa Traction 11 cv française en Light ou Big fifteen (en référence à la puissance fiscale anglaise). Allant même jusqu’à placer les grands chevrons chromés non pas sur la calandre comme en France, mais derrière ! Avant de les enlever complètement en 1939 ! Et pourtant, les Tractions avaient toujours du mal à convaincre la clientèle. La production qui avait atteint 2037 voitures en 1933 s’effondrait à 679

En 1939 les chevrons disparaissent complètement de la calandre !
En 1939 les chevrons disparaissent complètement de la calandre !

exemplaires en 1936 pour remonter à 1221 en 1938 avec des versions moins équipées à prix attractifs. En 1940, le gouvernement britannique interdit à la direction de Slough toute communication avec l’usine parisienne réquisitionnée par les allemands. Et la fabrication des Citroën doit faire place au montage de camions militaires. En 1946, les Traction ressortent à nouveau à seulement 1050 exemplaires dont 498 à l’exportation dans les pays du commonwealth . Puis en 1953 démarre la production de la 2CV qui fera un flop Outre-Manche, et en 1956 celle de la DS jusqu’à la fermeture de l’usine en 1966. En 40 ans, 58 282 Citroën « made in Slough » seront sorties, dont 24 970 Tractions; moins que la Belgique avec 31 750 exemplaires. Et André Citroën n’aura jamais atteint la production annuelle prévue pour son usine anglaise surdimensionnée à la hauteur de ses rêves de grandeur.

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Citroën C4 Cactus Pure tech 110

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“Dans la vie, y a des cactus !” chantait Jacques Dutronc. Et le moins qu’on puisse dire, est que Citroën s’était mis une sacrée épine dans le pied en gâchant par une grosse lacune le lancement de sa Cactus au design très original ”. Elle revient au top avec un sans faute…lire la suite

 

OENOTOURISME

                                                                                Mon vin préféré

 

 

SAINT ESTEPHEChâteau La Rose Brana 2010, un excellent rapport qualité-prix pour ce vin souple et bien charpenté. Une bouche ample aux arômes de fruits rouges avec des tanins soyeux et longs en bouche soutenus par un bel apport de merlot à 45 % après un élevage en barriques d’au moins 12 mois.  (20 €)

 

 

                                                                         Profitez en pour visiter

* Blaye et sa citadelle construite par Vauban en surplomb de la Gironde pour bloquer l’accès de Bordeaux à la flotte anglaise avec, sur la rive opposée à Cussac, Fort Médoc où l’on rentre par la majestueuse porte Royale. La traversée en bac sur 6 km entre Blaye et le port de Lamarque est d’un dépaysement total.

* Le Rigalet, charmant hameau aux petites maisons du XVIII ème au sud de Blaye.

*Bayon-sur -Gironde, son église romane, son abside à 7 pans, et sur un impressionnant promontoire rocheux dominant la Gironde, les châteaux de Tayac et d’Eyquem.

La citadelle de Blaye construite au bord de la Gironde par Vauban pour bloquer l'accès à Bordeaux.
La citadelle de Blaye construite au bord de la Gironde par Vauban pour bloquer l’accès à Bordeaux (Alpha-Images)

*Château Loudenne, ravissante chartreuse XVII ème à St Yzans-de-Médoc avec jardins à l’anglaise descendant vers la Gironde, et musée dans les chais victoriens autour du travail de la vigne sur ce cru bourgeois.

*Soulac, petite ville balnéaire aux charmantes maisons basses en briques et bois du XIX ème, et sa basilique romane dans laquelle on n’entre pas, mais on descend ! Ce qui lui a valu d’être complètement ensablée avant d’être dégagée à la fin du XIX ème. Un petit train touristique mène jusqu’à la Pointe de Grave.

*Phare de Cordouan, en vedette au départ de la pointe de Grave à Port-Bloc, la visite du plus beau phare de France avec ses étages Renaissance, son portail monumental, l’ appartement du Roi et la chapelle. www.phare-de-cordouan.fr

Cordouan, le "Versailles des mers"
Cordouan, le « Versailles des mers »

*Château Cos-d’Estournel, en venant de Pauillac sur la D2, ne manquez pas, au détour d’un virage en côte, l’apparition surréaliste des pagodes indiennes du toit de cette batisse construite ainsi au XIX ème par son fondateur en souvenir de ses clients en Inde où il exportait ce grand cru aujourd’hui propriété de Michel Reybier. Cet ex créateur de la marque Charcuteries d’Aoste y a fait édifié un splendide chais par l’architecte Jean-Michel Wilmotte.

*Vertheuil , ancienne abbatiale du XI ème et son magnifique portail aux voussures ornées de statues.

*Port de Goulée, Saint Christoly-Medoc, charmants ports où accostaient les bateaux pour charger les barriques de vins au debouché des canaux construits par les Hollandais au XVIII ème pour assainir les terrains avec des vannes bloquant les remontées d’eau de mer.

*La Tour Carnet, cette forteresse du XII ème à St Laurent-du-Médoc abrite un des 4 grands crus de Bernard Magrez. Il y a aussi installé un musée de ses voitures anciennes et de ses Rolls avec lesquelles il fait visiter ses châteaux dans un circuit oenotouristique.

*Château la tour de By, à Bégadan, au milieu des vignes de ce grand cru, montez en haut de cette ancienne tour de guêt qui offre un somptueux panorama sur l’estuaire.

*Bourg, on entre dans la ville basse par la rampe Cahoreau qui passe sous la porte de la Mer creusée dans le rocher, pour grimper par les ruelles jusqu’au château de la citadelle qui abrite un musée de calèches. Terrasse avec très belle vue à la fois sur la Dordogne, la Garonne et la Gironde. Un réseau de salles souterraines surplombe l’estuaire.

* Château du Bouilh, construit sur les plans de Victor Louis (architecte du Grand théâtre de Bordeaux). Il est resté inachevé avec ses curieux communs en hémicycle.

Les Rolls de la Tour CArnet
Le musée des Rolls à la Tour Carnet

*Château Margaux , majestueux avec son escalier et ses colonnades, la plus belle façade de château du Médoc construit en 1802 par l’architecte Combes, élève de Victor Louis. Visite des chais et de la cuverie de ce fameux Premier grand Cru.

*Moulis-en-Médoc, son église romane aux fresques XII ème-XV ème et ses sarcophages mérovingiens.

*Saint Ciers-sur-Gironde et sa réserve ornithologique de 120 ha avec tours d’observation pour suivre les oiseaux sauvages et les migrateurs qui y font halte.

* Promenades en kayak sur la Gironde depuis St Vivien de Médoc : Kayak et découvertes (06 88 77 53 29) ou Médoc Explorer Canoë (06 88 77 53 29)

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POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

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MEMBRE DES RELAIS &CHÂTEAUX

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Bernard Magrez, vous offre l’exclusivité d’une émotion pure à « La Grande Maison », restaurant gastronomique deux étoiles au guide Michelin et hôtel cinq étoiles.
Pour faire battre le cœur d’une maison bordelaise traditionnelle, la passion est impérieuse. Il faut savoir écouter l’aspiration des voyageurs, déceler la part de folie qui bouleverse un concept hôtelier, comprendre ce que chaque hôte vient y chercher pour savoir le lui offrir.
L’ambassadeur Mondial du goût, Pierre Gagnaire et le compositeur de vins rares, Bernard Magrez, unis pour le meilleur de la table française, vous invitent à vivre une expérience exceptionnelle dans cette magnifique demeure où le savoir-faire français et le raffinement sont les maîtres mots.
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10 rue Labottière, 33000 Bordeaux
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