Une BMW encore nickel-chrome pour ses 80 ans

80 ans et flambant neuve cette BMW 327-328

Domaine des Peyre, à Robion

Patricia Alexandre et Georges Antoun

Dans le Luberon, c’est la préférée des propriétaires de ce vignoble, aussi amateurs de voitures anciennes. Car en plus de son esthétique éblouissante, cette BMW 327-328 de 1938 était en avance sur son temps.

“Le vin c’est comme les voitures anciennes. Entre les caprices de la nature ou ceux de la mécanique, on ne maitrise pas tout. Et c’est une école de modestie qui vous forme à la patience !” Quand George Antoun vous livre avec toute sa gouaille cette reflexion pleine de sagesse, elle vous surprend. Tellement elle émane d’une pile électrique qui vit à 200 km/h entre Paris, Bruxelles et Marseille, sa ville natale où il a ouvert à 25 ans en 1968 le premier établissement de sa chaine New Hotel.P1030359 ++

Mais ce cyclone truculent a trouvé la parade pour faire baisser la pression : “Retrouver mon vignoble du Domaine des Peyre dirigé par ma femme Patricia dans le Luberon m’apaise. Y reprendre le volant de mes autos de collection me procure en plus un vrai plaisir.”Et du plaisir, il n’en manque pas dans son garage où sont alignées une vingtaine de voitures vintage qui témoignent de sa passion. “Ce virus de la voiture de collection, je l’ai attrapé lors d’un voyage à Los Angeles où le nombre de garages qui en vendaient m’a sidéré. Toutes ces belles carosseries, ces odeurs de mécanique et de vieux cuirs m’ont rappelé mon enfance. J’étais comme un gamin et ça été le déclic.P1030384(1)

Ma première a été en 2009 une Porsche 356 cabriolet ayant appartenu, tenez vous bien, à John Kennedy qui l’avait achetée sous un prête nom. Mais celle-là, on me l’a volée…”Heureusement d’autres lots de consolation l’ont remplacée : Dino, Testa Rossa, AC Bristol, Jaguar XK 120, Alfa Romeo 2600 spider, Mercedes 190 SL, …et une pièce rare, reconnaissable à sa fameuse calandre en “double haricot” symbole de la marque : un superbe, et rarissime, cabriolet BMW 327/328 de 1938 à la ligne séduisante avec ses ailes et son capot aux galbes très aérodynamiques dérivés de l’expertise de BMW dans l’aéronautique (d’où son logo représentant la rotation d’une hélice d’avion).P1030346 - copie(1)

“C’est lors d’une vente aux enchères que j’ai craqué pour son esthétisme, et sa finition incroyable avec des détails qui font la différence comme ses poignées de porte qui basculent dans la portière, le parebrise à pans coupés qui s’entrouvre en deux parties en tournant une molette, les trois compteurs sport au graphisme raffiné, le splendide volant à trois branches et les boutons en bakélite couleur ivoire, les joints en cuir de fermeture du capot,….”Et par dessus le marché, cette Béhème des années Trente étaient comme neuve tellement sa restauration en Allemagne frisait la perfection, jusque dans le compartiment moteur rutilant de chromes. Au point que son dernier propriétaire, le fameux

Entre les branches du volant et le graphisme des cadrans, tout est dans la finesse.
Entre les branches du volant et le graphisme des cadrans, tout est dans la finesse.

carrossier français André Lecocq, dont l’atelier de Saint-Ouen en région parisienne était mondialement connu pour la qualité de ses restaurations, n’avait pas jugé nécessaire d’en faire davantage dessus. C’est dire. Et en actionnant le démarreur, un autre plaisir vous submerge : “Celui d’une voiture incroyablement moderne pour l’époque tellement sa conduite est aisée et confortable dans la circulation d’aujourd’hui”, savoure George Antoun. Le long levier de vitesse au pommeau blanc, comme la couleur du tableau de bord en tôle, se manie effectivement en douceur avec une précision d’horloger.

Même sous le capot le compartiment moteur sent le neuf.
Même sous le capot, la voiture semble sortie d’usine avec son compartiment moteur nickel.

Et la suspension est étonnamment moelleuse.”C’est ma préférée !” ne cache pas son épouse. Et le ronronnement du 6 cylindres en ligne deux litres de 80 ch alimenté par trois carburateurs, à la fois souple et nerveux, vous transportait allègrement, déjà à l’époque, à 140 km/h. C’est que ce cabriolet bourgeois 4 places cache sous son capot un coeur de sportif : le moteur du roadster 2 places ultra léger de 830 kg, le fameux BMW 328 qui montait jusqu’à 150 km/h. Une vitesse que même les grosses Mercedes 500 k de 5 litres n’arrivaient pas à atteindre !

Un festival de galbes à damner le conducteur qui suit cette beauté !
Un festival de galbes à damner l’automobiliste qui suit cette beauté !

Ce petit bolide remporta de nombreuses courses prestigieuses comme le Nürburgring en 1936, ou en 1940 les Mille Miglia de 1618 km sur route ouverte entre Brescia et Rome devant les armadas impuissantes d’Alfa Romeo et de Mercedes. Son six cylindres à culasse hémisphérique et soupapes en tête était tellement en avance sur son temps que le constructeur anglais Bristol l’a utilisé, au titre des dommages de guerre, sur sa fameuse AC à carrosserie aluminium. Et ses développements en compétition attireront l’attention d’un certain pilote texan nommé Carol Shelby qui métamorphosera ensuite l’AC Bristol, avec des gros V8 7 l de 415 ch, en une bête de course venimeuse : la mythique AC Cobra !

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LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Le nouveau BMW X3 20 D

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Après 2 modèles en 14 ans vendus à 1,5 million d’exemplaires, le best seller des SUV avait fort à faire avec ses concurrents Volvo, Audi, Mercedes ou les nouveaux arrivants comme Jaguar, Alfa Romeo et Maserati. Mais avec une carrosserie « body buildée », le champion munichois revient  plus puissant et luxueux que jamais, et avec toute les aides électroniques à la conduite qui en font aussi bien un excellent 4X4 sur terrains difficiles qu’une routière sûre et confortable…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                            Mon vin préféré

 

Etiquette du domaine des Peyre-La Gazette 2014 : Ce côtes du Ventoux rouge, gourmand, au nez légèrement poivré par la syrah, dégage des saveurs de fruits rouges, de cerise et de réglisse sur des tanins fondus donnant une allonge soyeuse, après une partie en élevage de 4 à 6 mois en barriques neuves (12,50 €)

-L’Apostrophe 2015 : Un blanc onctueux 100% viognier d’une surprenante rondeur fruitée aux notes de miel et de fruits secs (13 €)

www.domainedespeyre.com

 

                                                                 Profitez en pour visiter…

*L’isle-sur-la-Sorgue : Ce bourg riant, capitale des brocanteurs, est entouré comme une île par les bras de la Sorgue qui fait tourner des roues à aubes autrefois utilisées pour les usines de soie et les moulins à huile. L’église du XVIIème très richement décorée donne un petit air italien à la place principale sur laquelle débouchent toutes les ruelles.

*Gordes, et son site extraordinaire avec le château Renaissance qui domine le village en haut de ce piton rocheux d’où l’on a une vue splendide sur la Montagne du Luberon. Devenu célèbre aussi pour son musée Vasarely.

Gordes en haut de son éperon rocheux dominé par le château.

Gordes en haut de son éperon rocheux dominé par le château.

*Ménerbes, accrochée sur un promontoire du versant nord de la Montagne du Luberon, ce fut la dernière place forte des calvinistes de la région qui tomba pendant les guerres de religion après un siège de 15 mois. Mais la citadelle est toujours là, avec sa vue imprenable sur Gordes, les falaises de Roussillon et le mont Ventoux.

*Oppède le vieux Cette ville fantôme pittoresque revit dans ses ruines restaurées le long d’une rue pavée qui tournicote au milieu de la verdure jusqu’à la terrasse de l’église du XI ème et les vestiges du château.

*Cucuron, allez sirotez un pastis sous les platanes centenaires qui bordent le grand bassin de la plus charmante place du Luberon toujours baignée d’une douce fraicheur.

A Cucuron sous la fraicheur des platanes autour du grand bassin.
A Cucuron sous la fraicheur des platanes autour du grand bassin.

*L’abbaye romane de Sénanque fondée en 1148 au milieu des champs de lavande. Une des trois cisterciennes de Provence avec celle du Thoronet et de Silvacane, et qui, rarissime, possède encore toutes ses pièces monastiques d’origine. Outre les moines, elle abrite un centre culturel où se déroule un festival de musique renommé.

* Bonnieux Charmant village perché avec son dédale de vieilles maisons dont la vue est splendide depuis le promontoire en face, sur la terrasse de l’hôtel-restaurant du domaine de Capelongue.

* Saignon, village spectaculaire sur sa crête quand il est vu du dessus depuis la route panoramique D 232 rejoignant Bonnieux.

Dans le choeur de l'abbaye de Silvacane, une des trois merveilles de l'art roman en Provence.
Dans le choeur de l’abbaye de Silvacane, une des trois merveilles de l’art roman en Provence.

*Ansouis et la façade Louis XIII de son château, les armures de sa salle des gardes, ses cuisines provencales aux cuivres étincelants et ses jardins suspendus.

*Lacoste, son petit beffroi du XVII ème et sa ruelle moyennageuse qui grimpe jusqu’au massif château du marquis de Sade restauré par Pierre Cardin.

*Les Baux-de-Provence Sur un éperon dénudé de 900 m de long sur 200 de large avec vue panoramique sur Arles et la Camargue se dresse l’impressionnante silhouette des ruines du château fort et de “la ville morte”. A voir, la rue du Trencat creusée dans la roche, la place ombragée St Vincent et l’église du même nom avec son campanile appelé la “lanterne des morts”, l’ancien Hôtel de ville et ses salles voutée en ogives, l’Hôtel des Porcelets du XVI ème et son musée d’art contemporain. A ne pas manquer : le son et lumière dans les immenses carrières souterraines au décor colossal à l’égyptienne.

Le grand étang de la Bonde (Photo Luberon-Côté sud)
Le grand étang de la Bonde (Photo Luberon-Côté sud)

*Les mines d’ocre de Bruoux près de Gargas, un spectacle sous terre extraordinaire avec 40 km de galeries exploitées jusque dans les années 50 puis transformées en champignonnières.

*Lourmarin, ses ruelles, son château et le souvenir d’Albert Camus qui vécut ici.

*L’étang de la Bonde, à l’est de Cucuron, immense retenue d’eau construite au XVII ème pour alimenter les douves du gigantesque château renaissance de la Tour-d’Aigues dont il reste des ruines impressionnantes .

*Le Colorado de Rustrel et ses cheminées de fées, formé par une succession de carrières d’ocre en canyons.

Vue aérienne d'Avignon avec le pont, le ....... et le palais des Pâpes (Photo JP Campomar)
Vue aérienne d’Avignon avec le pont Benezet et le palais des Papes (Photo JP Campomar)

*Avignon, entourée de ses remparts, et surplombée par le Rocher des Doms et sa cathédrale du XII ème à côté du gigantesque Palais des Papes fortifié du XIV ème, témoin de l’exil provencal de la cour pontificale romaine durant un siècle, le petit palais épiscopal du XV ème, la place de l’Horloge et son beffroi , seul vestige de l’époque gothique, l’extraordinaire musée Calvet et ses toiles de Corot , Manet, Toulouse-Lautrec, Mignard, Daumier, David, Géricault,… dans un hotel particulier du XVIII ème, la très pittoresque rue des Teinturiers pavée de galets le long de la Sorgue avec ses grandes roues à aubes qui faisaient fonctionner les usines textiles jusqu’ à la fin du XIX ème, le couvent des Celestins et son cloître, les belles façades à l’entrée de la rue du Roi René, le pont Benezet et sa chapelle, édifié en 8 ans, qui menait à Villeneuve-lès-Avignon, l’ancienne ville des cardinaux, au pied de la tour Philippe le Bel et des tours rondes du fort St André d’où la vue sur Avignon au soleil couchant est fabuleuse.

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   POUR  UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

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PARTENAIRE DES RELAIS & CHATEAUX

vinsVintage-2A Bonnieux, au coeur du triangle d’or du Luberon, cette bastide provençale élégante et raffinée vous invite à découvrir la cuisine aromatique et gourmande du Chef Edouard Loubet. Sérénité et art de vivre sont les maîtres mots de cette prestigieuse maison où l’on vient goûter des moments simples et magiques : apprécier le confort des chambres raffinées, prendre un petit déjeuner au bord de la fontaine, siroter une tisane glacée près de la piscine entourée de lavande, partir pour une cueillette matinale et suivre un cours de cuisine avec le Chef, ou tout simplement profiter du coucher du soleil face au panorama exceptionnel sur le village de Bonnieux.

A partir de 140 € (selon la saison)

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BMW X3 comme génération 3

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Le best seller des SUV se refait une jeunesse après 2 modèles en 14 années d’existence. Face aux nouveautés de ses concurrents qui lui ont pris du terrain, il était temps de réagir pour BMW.

Mais où est donc passé le moteur ? Et pourtant sur route, ce nouveau X3 avance fort. Mais tout juste si l’on entend un léger ronronnement. D’autant plus discret que ce feulement ressemble advantage à celui d’un 6 cylindres essence alors que ce X3 est en fait propulsé par un 4 cylindres diesel de 2 litres dépourvu des vibrations habituelles inhérentes à ce genre de motorisation. Avec 6 chevaux de plus et davantage de couple que l’ancien (400 Nm au lieu de 270), mais des consommations en baisse. Pour cette troisième version en 14 ans du best seller des SUV vendu à 1,5 million d’exemplaires, les ingénieurs de BMW se sont vraiment surpassés en matière d’insonorisation. P90263721_highRes_the-new-bmw-x3-xdrivEt ce X3 est doté en plus de vitrages accoustiques spéciaux qui suppriment les bruits d’écoulement d’air sur la carrosserie par ailleurs plus galbée avec ses chanfreins le rendant plus sculptural et aérodynamique que le précédent. Tout cela concourt à renforcer cette ambiance de confort cossu dans le silence ouaté de l’habitacle : sièges en cuir moelleux à aération active (froid ou chaud) par des petits trous et à l’excellent maintien latéral, toucher soyeux de l’épais volant en cuir, splendide finition avec insert en métal brossé et matériaux luxueux du “meuble” faisant office de planche de bord , touches de lève vitres en métal galvanisé, éclairage d’ambiance en fibre de verre dans les portières, tout est en hausse en qualité perçue dans ce X3.

Avec son système 4 roues motrices XDrive, le X3 n'a peur de rien.
Avec son système 4 roues motrices XDrive et sa garde au sol de 20,4 cm, le X3 n’a peur de rien.

Et à la conduite de cette BMW à transmission permanente aux 4 roues, la précision de la nouvelle direction électrique à démultiplication variable jointe à la suspension adaptative à la fois ferme en cap, et souple sur les bosses, renforcent cette sensation de cocon cosy. Un allègement de 55 kg par l’utilisation de pièces moteur et suspension en aluminium, et un empattement entre roues avant et arrière allongé de 5 cm contribuent à donner aussi davantage de vivacité à la voiture bien équilibrée à 50-50, et aussi plus d’espace à l’arrière arrière, mis à part l’éternel sacrifié qu’est le passage du milieu. Le coffre aux généreux 550 l est modulable par repli des dossiers 2/3 ou 1/3 jusqu’à 1600 litres.

Son coffre est modulable de 550 à 1600 litres selon le repli des dossiers.
Son coffre très accessible est modulable de 550 à 1600 litres selon le repli des dossiers.

Côté high tech, le X3 n’est pas en reste avec toute la batterie imaginable aujourd’hui des aides électronique, s à la conduite, anti franchissement de ligne (même en virage) ou anti collision, préludes à la conduite complètement autonome. Et sur son large écran digital sont transférables toutes les applications de son smartphone pour garder une continuité informatique même au volant, et avec commande du téléphone ou de la radio par des gestes de la main.

Une version 360 chevaux aussi rapide qu’une Maserati

Si l’affichage tête haute en couleur sur le parebrise est très complet avec les panneaux de limitation, la vitesse réelle et les données GPS, en revanche les deux cadrans classiques du tableau de bord sont en fait une dalle digitale lumineuse qui donne à tort l’impression que les les phares sont allumés lorsque la nuit arrive. P90263730_highRes_the-new-bmw-x3-xdrivLa clé intelligente “Display key” des Séries 7 et 5 se retrouve ici pour indiquer à distance le niveau de carburant, un défaut de fermeture des fenêtres, démarrer le moteur et le chauffage…Bref, le premier de la classe des SUV entend bien garder sa place malgré l’arrivée des nouvelles versions de ses rivaux Volvo XC60, Audi Q5 ou Mercedes GLC. Et ce X3 reprend ses distances avec ses nouveaux moteurs 3 litres de 265 chevaux en diesel ou de 360 chevaux en essence avec un 0 à 100 km/h en 4,8 secondes qui déménage. Aussi vite qu’un coupé Maserati Granturismo V8 4,7 de 460 ch !

Cylindrée : 2 litres diesel twinturbo power

Puissance : 190 ch/ 10 cv

0 à 100 km/h : 8 sec

Vitesse max : 213 km/h

Consommation moyenne : 5,4 l à 7,6 l/100 km

CO2 : 132 g/km

Malus : 113 € (410 € en 2018)

Prix : de 51 900 € à 61 050 €

LES PLUS : confort, tenue de route, silence, luxe, finitions, affichage tête haute couleur avec rappel GPS, volume et accès du coffre modulable, portée des phares

LES MOINS : pas de roue de secours, prix des options, assistance anti franchissement de lignes trop intrusive sur la prise en main du volant, affichage alerte anti accrochage trop confus

 

Le cador de Saint Emilion aime les vieilles Citroën

Gerard Perse et sa fille Angélique dans leur Citroën C6 de 1930

Gérard Perse et sa fille Angélique / Château Pavie

Son vignoble acheté en triste état en 1998 est aujourd’hui un des plus grand cru du bordelais. Et cet amoureux de la marque aux chevrons en a aussi un splendide dans son garage, millésimé 1930 !

André Citroën en avait fait son modèle de prestige lorsque la C6 sortit en 1928. Sa marque automobile, créée en 1919 après la reconversion de son usine d’obus du quai de Javel à Paris, était devenue la première devant Renault et Peugeot pourtant plus anciens. A grand renfort de publicité, allant même jusqu’à s’offrir la Tour Eiffel sur laquelle son nom scintillait pendant la nuit, il avait déjà vendu près de 300 000 voitures. Mais avec la C6, ce constructeur un brin mégalo voulait frapper un grand coup en lançant son premier modèle de luxe propulsé par un moteur 6 cylindres comme les belles américaines de l’époque.

Rétroviseur biseauté, "climatisation" avec le parebrise basculant, tout était top à bord.
Rétroviseur biseauté, « climatisation » avec le parebrise basculant, tout était top à bord.

Quatre vingt dix ans plus tard, dans le Bordelais, Gérard Perse, propriétaire de Château Pavie, a fait , lui, de la C6 son ambassadeur du prestige français qu’incarne aussi son domaine. Acheté en triste état en 1998, Pavie a décroché en 2012 le titre très envié de Premier Grand cru de Saint-Emilion classé “A”, un privilège partagé par l’élite restreinte des Cheval Blanc, Ausone et Angélus. “Je voulais donc une voiture emblématique de la France dont se souviendraient tous nos visiteurs chinois ou américains qu’on doit impressionner.

Observez bien le compteur kilométrique à zéro : les chiffres tournent ensuite dans une petite lucarne, comme sur les GS ou les CX 50 ans plus tard.
Un compteur de vitesse tournant dans une lucarne (ici à zéro), comme sur les  CX 50 ans plus tard.

C’est aussi pour cela qu’on a construit des salles de réception et de dégustations au style monumental. Il faut qu’ils se croient comme dans un décor de film à Hollywood ! Et tous raffolent d’être ainsi transportés pour sillonner notre vignoble. Preuve qu’André Citroën continue aujourd’hui de frapper les esprits !” Mais à quoi tient cet attrait particulier pour la marque aux chevrons chez Gérard Perse qui a été dans une vie antérieure, jockey de 14 à 17 ans, avant de raccrocher suite à une méchante chute de

Gerard Perse et sa fille Angélique dans leur Citroën C6 de 1930
Sur la calandre chromée, le bouchon de radiateur à l’emblème Citroën n’était pas qu’esthétique…

cheval, peintre-décorateur dans l’entreprise paternelle, vendeur de fruits et légumes, propriétaire à 33 ans d’un supermarché Champion en région parisienne puis de trois autres et d’un hyper au bout de huit ans ? Devenu aussi, par goût des bonnes bouteilles, acheteur pour toutes les foires aux vins en France de ce groupe de grande distribution, c’est par ce biais que Gérard Perse s’est pris au jeu en rencontrant les vignerons du bordelais.

Depuis le volant, le conducteur pouvait lire au bout du capot les indications de température d'eau sur le bouchon-thermomètre du radiateur !
Le conducteur lisait sa température d’eau au bout du capot  sur le bouchon du radiateur !

Au point de racheter un jour, sur un coup de foudre en le visitant, Château Monbousquet à Saint-Emilion en 1993. Et de l’apprendre le soir même à sa femme Chantal. “Ca m’a valu une belle scène de ménage !” plaisante –t- il aujourd’hui. Peu à peu, l’homme pressé des linéaires qui parle avec un débit mitraillette a pris goût à ce nouveau métier où la lenteur est une vertu pour faire les meilleurs vins. Et en 1998, fortune faite en revendant tous ces magasins, il rachetait donc Château Pavie et ses 37 ha délaissés malgré un terroir exceptionnel d’une seul tenant sur un coteau et un plateau argilo-calcaire exposés plein sud.

Quand les lames de parechocs finissaient par ressembler à des sculptures...
Quand sur les voitures de l’époque, les lames de parechocs finissaient par devenir sculpturales…

Le grand tournant de sa vie où il a quitté la grisaille parisienne pour s’installer définitivement au coeur des vignes. Et se lancer dans un chantier de réhabilitation pharaonique où il a fini par devenir une star du vignoble. Tout en continuant de pédaler 5000 km par an sur son vélo de course. Et sans oublier ses origines modestes dans une famille de 9 enfants élevés dans un HLM de la région parisienne à Maisons-Laffitte. Ni ses souvenirs et ses premières “émotions” automobiles : “J’ai toujours été émerveillé par les Citroën de mon père, 2CV, Ami 6, DS, CX qui ont bercé ma jeunesse, confie –t- il.

La C6 s'ouvrait avec des portières en vis à vis.
La C6 Familiale, six places avec ses strapontins amovibles, s’ouvrait avec des portières en vis à vis.

Mais cette C6 de 1930 que j’ai déniché en 2014 dans le Jura à Dôle représente pour moi l’incarnation du luxe à la française des années trente où les automobiles étaient comme des oeuvres d’art. L’esthétique et le confort prévalait alors sur les considérations aérodynamiques d’aujourd’hui où toutes voitures finissent par se ressembler. Regardez sa ligne majestueuse avec son long capot, ses hautes portières vitrées comme dans un carrosse. Rien à voir avec les autos plus basses qui ont suivi dans les années cinquante. La C6, avec son luxe intérieur et le silence de son 6 cylindres 2442 cm3 de 45 ch, était réservée à l’élite. N’oublions pas que c’était à l’époque l’équivalent de nos grosses Mercedes ou BMW d’aujourd’hui !”

Un véritable intérieur de carrosse avec sa banquette où l'on s'enfonçait comme dans un divan moelleux.
Un intérieur de carrosse avec sa banquette où l’on s’enfonçait comme dans un divan moelleux.
Les portières sont de vrais oeuvres d'art avec leurs boiseries et leur garniture en velours festonné.
Les portières sont de vrais oeuvres d’art avec leurs boiseries  et leur garniture en velours galonné.

De fait, quand on “monte” dans une C6 (l’expression étant pleinement justifiée après avoir grimpé sur le marche pied !) le moelleux des sièges boudinés surprend agréablement. Ils sont recouverts du même épais tissu en velours qui tapisse tout l’habitacle à l’acoustique très feutrée. Et une douce sensation de confort vous envahit alors, pour peu qu’on effleure du bout des doigts les boiseries de portières en acajou au moment de les refermer. “Les enfants de ma fille Angélique, qui reprend le domaine avec son mari Henrique Da Costa, adorent quand je les emmène faire un tour dedans. Car c’est pour eux un environnement complètement insolite par rapport aux intérieurs de voitures actuelles. Rien qu’en entendant le beuglement du klaxon d’époque, ils éclatent de rire !”

Une voiture américanisée

Nouvel agrément au démarrage du moteur : son ronronnement se fait très discret. Normal. L’audacieux André Citroën toujours à l’affût des dernières nouveautés techniques, en particulier chez les constructeurs américains, en avait adapté quelques unes sur sa berline de prestige. Comme des glaces en sécurit plus épaisses que d’habitude pour mieux insonoriser l’habitacle. Et à partir du 1 er avril 1932 les C6 seront encore plus cosy avec l’innovation du “moteur flottant”.P1050503 - copie

Par opposition aux moteurs qui étaient alors directement boulonnés sur le chassis, le principe du brevet “Floating power” de Chrysler consistait à les faire reposer sur des blocs de caoutchouc pour filtrer leurs vibrations et éviter leur propagation à travers la carrosserie. Il en résultait un confort jusqu’alors inconnu sur des automobiles. “L’essayer c’est l’adopter” déclaraient à leurs clients les concessionnaires qui mettaient des voitures de démonstration à leur disposition.Et André Citroën en fera un argument publicitaire en utilisant l’emblème d’un cygne pour évoquer son glissement doux et silencieux sur l’eau. Comme celui d’une C6 sur la route !

Le hall d'entrée du bâtiment de réception.
Le hall « versaillais » du bâtiment de réception.
 LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI
Citroën C3 Aircross

Citroën C3 Aircross

Picasso retourne au musée ! Remercié par Citroën après 8 ans de bons et loyaux services en prêtant la renommée de son nom au petit monospace C3. Sorti en 2009, le voila rebaptisé aujourd’hui C3 “Aircross”, comme “traverser l’air”. Une bouffée d’oxygène très tendance “outdoor”, reflet de la mode actuelle où les monospaces se transforment en SUV plus branchés. Après l’Espace, le 3008, c’est au tour du petit Citroën de faire sa mue. Et s’il n’est pas le premier sur ce nouveau créneau en plein boom depuis l’apparition du petit Renault Captur, le C3 Aircross fait la différence en multipliant les “plus” sur la compacité, l’habitabilité et la modularité…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                        Dégustation

0002906ETI-007Tout le monde ne peut pas s’offrir le plaisir de déboucher un Château Pavie 2012 à 375 euros, dont les bouteilles sont d’ailleurs vendues à 95% à l’étranger, en particulier en Chine et aux Etats-Unis. De toute façon, ce sublime vin de très longue garde, aux arômes et aux tanins puissants, et à l’extraction très concentrée, peut encore s’affiner quelques années avant d’atteindre son summum. Pour une tablée plus immédiate, reste un joli lot de consolation plus accessible : Arômes de Pavie à 60 € la bouteille. Comme son nom l’indique, ce vin vous emmène olfactivement dans l’univers raffiné de Pavie et de son élaboration minutieuse, mais ici à partir de vignes plus jeunes. Sa robe d’un rubis foncé très dense habille une belle puissance aromatique constante du terroir sur le fruit noir, avec une finale de velours tout en rondeur.

La salle de dégustation
La salle de dégustation

 

                                                               Profitez en pour visiter

*SAINT-EMILION

Le plus beau, et le plus réputé village du Bordelais.

*Accroché sur sa colline, au milieu d’un océan de vignes, tel un fier navire dont le mat domine l’horizon : la flèche du clocher de 4500 tonnes bâti au dessus de l’ église monolithe la plus vaste d’Europe. Avec ses 38 m de long et 20 m de large, elle a été taillée dans le rocher pendant 40 ans au XI ème siècle . Mais ses voutes de 11 m de hauteur sont moins élevées que celles de l’église souterraine d’Aubeterre-sur-Dronne (20 m) en Charente. Grimper les 196 marches du clocher offre en récompense des efforts un magnifique panorama sur la cité et son vignoble.

Le clocher au dessus de l'église troglodyte (photo Le Clech)
Le clocher emblématique de Saint-Emilion au dessus de l’église troglodyte (photo S.Le Clech)

*La tour du Roy , donjon carré du XIII ème qui offre aussi en complément une belle vue sur le village dans le sens opposé de celle du clocher

*L’ancienne église des Cordeliers et son cloitre . Le troisième beau point de vue sur St-Emilion où l’on voit à la fois le donjon et le clocher de l’église troglodyte

*La porte de la Cadène, spectaculaire avec sa voute en ogive entre une immense tour carrée et un bâtiment gothique. Elle jouxte la dernière maison à pans de bois du village. La porte de la Cadène, qui n’a rien à voir avec celles des fortifications, était inclue dans la cité. Son nom viendrait du gascon “cadena” signifiant la chaine qui la fermait en séparant la population noble de la ville haute de celle plus modeste de la ville basse.

Vue depuis le clocher vers la chapelle des au dessus de la place du marché.
Vue sur la place du marché de Saint-Emilion depuis le clocher, face à l’église des Cordeliers  .

 

 

*L’église collégiale et son cloître. Bâtie entre le XII ème et le XV ème elle est une des plus imposantes de Gironde. Styles roman et gothique cohabitent jusque dans le magnifique cloître à double colonnades torsadées.

*Les anciennes halles au grain sur la place du marché où convergent toutes les ruelles de Saint- Emilion dont la fameuse en pente, le Tertre de la tente, avec son pavage chaotique.

*Les catacombes et leur nécropole avec à l’entrée une étrange coupole à double paroi dans laquelle grimpait un escalier . Autre curiosité : la grotte ermitage où vécut au VIII ème siècle St Emilion, le moine breton fondateur de la cité, et connu pour ses miracles. Un culte se développa autour de sa vénération avec la création de nombreux monastères qui accueillaient aussi les pèlerins de St Jacques de Compostelle.

La porte Cadène en haut de Saint Emilion
La porte de la Cadène en haut de la cité

*Dans les environs de Saint-Emilion :

 *Les deux châteaux forts de Puisseguin

*L’imposant château de Castegens à Belvès-de-Castillon où se joue chaque année le spectacle remémorant la bataille de Castillon qui marqua la fin de la guerre de Cent Ans contre les Anglais.

*L’église Notre-Dame de Tayac, bel exemple d’architecture romane qui surplombe les étendues de vignes.

*Montagne et ses moulins

 *Saint Hippolyte Sur le plateau de Ferrand dominant les vignes se trouve un château du XVII ème et des grottes aménagées dans des anciennes carrières monumentales.

*Saint-Sulpice-de-Faleyrens, témoin d’un lointain passé, en plus de son église romane, c’est là que se trouvait en bord de Dordogne le port de St-Emilion, dit de pierrefitte, du nom d’un menhir de 5 mètres de haut qui s’y dresse encore.

*St Michel-de-Montaigne, à 20 km de St-Emilion. Du château du célèbre philosophe reste la tour du XIV ème où il trouvait l’inspiration pour écrire. Reconstruit au XIX ème le château, très marqué Viollet-Le-Duc, possède une architecture originale avec un mélange de styles médiéval, Renaissance et néo-gothique

LIBOURNE et environs

 *Construite comme toutes les bastides du Moyen-Age sur le modèle à l’équerre des camps romains, l’ancienne place Royale de Libourne bordée d’arcades est le point central de la ville où se tient depuis 600 ans le marché le plus prestigieux de la région le mardi, le vendredi, et le dimanche.

La Grande place du marché de Libourne (Photo le Clech)
La Grande place du marché de Libourne entourée d’arcades (Photo S. Le Clech)

*L’Hôtel de ville, et son beffroi du XV ème, remanié dans un style néo-gothique. Belle cour intérieure

*Le musée des Beaux-Arts avec ses collections de Rodin, Princeteau ou Jordaens au deuxième étage de l’Hôtel de ville

*La tour Richard et la tour Barrée, vestige des anciennes fortifications en bordure des quais

Le grand escalier de l'ancienne caserne Proteau (Photo Le Clech)
Le grand escalier de l’ancienne caserne Proteau à Libourne. (Photo S. Le Clech)

*La chapelle Notre-Dame-de-Condat. Seul vestige du château de Condat, sa nef unique gothique présente une particularité : la présence à Bordeaux de Viollet-Le-Duc a permis de la revêtir des mêmes peintures que celles de la Sainte Chapelle à Paris !

*La caserne Proteau, ex école de gendarmerie, et son splendide grand escalier de pierre. Les bâtiments vont être transformés en hôtel de luxe.

*Abzac, son château XVII ème à l’imposante cour carrée entourée de cinq bâtiments à toiture périgourdine s’ouvre sur son vignoble. Et la terrasse du château domine la rivière avec à ses pieds un imposant moulin barrage du XVIIIème.

Le parc en terrasses du château de Vayres qui domine la Dordogne.
Le parc en terrasses du château de Vayres qui domine la Dordogne.

*Le château de Vayres, un des plus beaux monuments d’Aquitaine, est un balcon sur la Dordogne avec ses jardins à la française, qui descendent jusqu’au bord du fleuve. Son architecture conjugue harmonieusement Moyen Age, Renaissance et classicisme du XVII ème.

*Le Moulin de Porchères Construit en pierres de taille en 1850 dans un cadre bucolique sur l’Isle qui se jette à Libourne dans la Dordogne, il est un des derniers moulins à avoir conservé toutes ses machines de minoterie.

*Guitres A voir, l’abbatiale romane Notre-Dame , perchée sur son rocher surplombant la vallée de l’Isle, est une des plus grandes de Gironde. Elle surprend par ses dimensions et sa charpente du XV ème en forme de coque de bateau renversée. Autre détour qui vaut la peine : la gare-musée construite en 1875 d’où part encore pour une promenade en forêt un vieux train à vapeur avec des wagons de 1900 aux banquettes en bois.Guitres-Train touristique-CCordonatto-CATY1189 - copie

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POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

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MEMBRE DES RELAIS & CHÂTEAUX

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Une expérience unique et hors du temps au coeur du village de Saint-Emilion

Hôtel 5 étoiles et La Table de Plaisance doublement étoilée

Pour les amateurs de rallye-promenade en voitures anciennes, l’Hostellerie de Plaisance répond à leur première préoccupation : pouvoir garer en lieu sûr leurs belles autos dans un parking fermé en plein coeur de Saint-Emilion aux ruelles étroites. Vous pourrez ensuite déguster tranquillement quelques grands crus dans le cadre exceptionnel de l’Hostellerie de Plaisance, où la famille Perse vous accueille dans sa maison élégante et décontractée, avec une vue imprenable sur les vignobles et le village médiéval inscrit au patrimoine de l’Unesco, un vrai bijou.

La décoration intérieure excelle dans l’art de mêler raffinement et confort. Au restaurant, laissez vous guider par le chef et sa cuisine inspirée, au fil des saisons, par les produits du marché et les trésors fournis par les éleveurs régionaux.

Hostellerie de Plaisance

5 place du Clocher

33 330 Saint-Emilion

05 57 55 07 55

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Citroën C3 Aircross : l’anti Renault Captur

Citroën C3 Aircross

Encore un monospace qui se transforme en SUV. Mais loin d’être le premier sur ce marché en plein boom, le  nouveau petit Citroën C3 bénéficie d’atouts que n’ont pas ses concurrents.

Picasso retourne au musée ! Remercié par Citroën après 8 ans de bons et loyaux services en prêtant la renommée de son nom au petit monospace C3. Sorti en 2009, le voila rebaptisé aujourd’hui C3 “Aircross”, comme “traverser l’air”. Une bouffée d’oxygène très tendance “outdoor”, reflet de la mode actuelle où les monospaces se transforment en SUV plus branchés. Après l’Espace, le 3008, c’est au tour du petit Citroën de faire sa mue. Et s’il n’est pas le premier sur ce nouveau créneau en plein boom depuis l’apparition du petit Renault Captur, le C3 Aircross fait la différence en multipliant les “plus” sur la compacité, l’habitabilité et la modularité.

Citroën C3 Aircross
Le dossier du siège avant repliable permet de charger aussi de longs objets.

Malgré une diminution de la hauteur intérieure en raison d’une garde au sol du plancher remontée à 17,5 cm pour se donner un look de tout terrain, il n’a pas perdu en capacité. Grâce à un allongement de 3 cm à 4,15 m , et à quelques astuces comme la banquette arrière coulissante faisant passer le coffre de 410 l à 520 l (puis 1289 l en rabattant tout), ou le dossier du siège avant droit qui bascule complètement pour permettre de charger des objets, comme une planche de surf, jusqu’à 2,40 m en longueur.CL 17.055.048

Par rapport à ses concurrentes le C3 est aussi plus équipé avec 12 aides à la conduite allant du freinage d’urgence anti collision, à la camera de recul , l’alerte au franchissement de lignes, la détection de sous gonflage, le park assist, l’anti éblouissement avec commutation automatique des plein phares aux codes, ou l’affichage tête haute avec reconnaissance des panneaux de limitation de vitesse d’habitude installé sur des voitures de gamme supérieure. A noter aussi la recharge par induction des portables et la duplication de leurs applis sur l’écran central tactile.

90 combinaisons bicolores de carrosserie

Extérieurement avec sa bouille ludique de baroudeur rondouillard qui ne se prend pas au sérieux, et ses 90 combinaisons bicolores, le C3 Aircross a aussi pour mission de rajeunir l’image de la marque en attirant des clients plus enclins au fun. Tout en se donnant les attributs d’un cross over avec renfort de bas de caisse et élargisseur de roues, bouclier avant-arrière. Sa ligne de caisse très haute qui réduit la hauteur de vitrage accentue encore son côté baroudeur haut perché, ce qui n’empêche pas une petite touche design art de vivre avec l’effet “persiennes” sur la troisième vitre latérale arrière et un toit ouvrant en verre.

Citroën C3 Aircross
Une planche de bord bien finie bi-ton en cuir gainé avec affichage tête haute.

A l’intérieur, planche de bord et sellerie bi-ton sont de bon gout, en particulier celles en cuir marron caramel avec accoudoirs et haut de siège en tissu pied de poule qui fleure bon l’atmosphère de voiture cossue plutôt inhabituelle dans une auto de gamme moyenne. Le moelleux des sièges contribue également à cette sensation de confort. Y compris sur la banquette arrière, fractionnée 2/3-1/3, où le passager du milieu n’est plus le sacrifié de service, comme dans beaucoup de voitures, grâce à une assise horizontale pour tout le monde. Et le dossier central peut se transformer en large accoudoir avec deux repose-gobelets, tout en dégageant une trappe de chargement pour des skis.

Sur la banquette arrière coulissante en deux parties, le dossier central se transforme en très large accoudoir.
Sur la banquette arrière coulissante, le dossier central se transforme en très large accoudoir.

Déjà, à l’arrêt, ce C3 Aircross se présente donc sous un jour plutôt sympathique. Mais est il vraiment à la hauteur pour jouer à la fois la bonne routière et l’aventurier off road ? Bouton Start enfoncé, le petit vrombissement de V6 du 3 cylindres essence de 110 ch incite à grimper dans les tours. D’autant que la réponse est vive, nerveuse avec des accélérations tout en rondeur. Beaucoup plus agréables que sur la version diesel de 120ch. Et poussé à l’extrême, jeté à la corde dans les virages, ce C3 Aircross garde une tenue de route bien à plat digne d’un toucher de route Citroën à la fois précis et confortable par son amortissement remarquable qui absorbe en douceur les mauvaises routes. Et même les chemins défoncés avec une amplitude de débattement qui évite les coups de raquette, en particulier pour les passagers arrières aussi bien lotis que ceux de l’avant, ce qui est loin d’être le cas sur nombre de voitures.CL 17.055.035

En dépit de l’absence de 4 roues motrices, l’auto s’en sort bien sur terrain glissant, pierreux ou boueux grâce à la molette grip control agissant sur le réglage de motricité des roues avant. Sans oublier l’assistance démarrage en côte et ralentisseur en descente. Mais l’arrivée de ce vrai SUV, contrairement à l’original C4 Cactus qui n’avait pas complètement franchi le pas, va provoquer des changements dans la famille Citroën. La C4 “normale”, dont les ventes s’essoufflent après 7 ans d’existence, va disparaitre prochainement. Et du coup la Cactus va se dépouiller de ses quelques attributs faussement baroudeurs (laissant ainsi le champ libre au C3 Aircross) pour remplacer la C4 en devenant une routière typée grand confort. Grâce à un nouveau système, breveté maison, d’amortisseurs à butées hydrauliques progressives qui devrait permettre de retrouver le confort des Citroën d’antan avec la magie de leur fameuse suspension oleo-pneumatique. Le tapis volant est de retour…

Cylindrée : 3 cylindres essence 1200 cm3

Puissance : 110 ch/6 CV

0 à 100 km/h : 10,2 sec

Vitesse maxi : 185 km/h

Consommation réelle : 6 à 7,6 l/100 km

C0 2 : 124 g/km

Malus : 0 €

Prix : à partir de 21 500 €

LES PLUS : Confort, insonorisation, tenue de route, amortisement en souplesse, niveau d’équipements, coffre modulable avec banquette coulissante, fractionnable et le dossier avant droit rabattable

LES MOINS : visibilité du conducteur gênée à gauche par la largeur du montant de pare brise et la grosseur du rétroviseur, limiteur-régulateur derrière le volant, pas de roue de secours,

Une Renault 16 dans les bulles auboises

Une Renault 16 dans les bulles auboises

Stephane Fays

Champagne Paul Dangin à Celles-sur-Ource

Sur ce grand domaine où travaillent une dizaine de frères et de cousins, il aime sillonner le vignoble à bord de son emblématique R 16 qui révolutionna l’automobile à sa sortie en 1965.

Les maris heureux, Stephane Fays en fait partie. Surtout depuis qu’en 2012 son épouse très attentionnée lui a offert pour ses 40 ans la voiture de ses rêves ! Pas courant en effet, qu’une femme achète, comme cadeau d’anniversaire à son époux, une auto. Et pas en maquette, mais grandeur nature. Voila comment en soufflant ses bougies, ce vigneron de la fratrie des Champagnes Paul Dangin à Celles-sur-Ource, dans l’Aube, a eu la joie de découvrir, garée devant sa maison, une Renault R 16 TL 1565 cm3 de 67 ch . Une Renault 16 dans les bulles auboisesEt pas n’importe laquelle : avec carte grise de son année de naissance, 1972 ! “Je savais qu’il en avait très envie, alors j’ai mis des amis dans le coup pour lui en trouver une. Et c’est à Reims qu’on l’a dénichée” raconte Marie Fays. Un cadeau qui a fait mouche. “Pour moi, cette voiture est emblématique, explique -t- il. Dans la famille , c’est une tradition, on a toujours roulé en Renault. Et moi je roule en Espace après avoir eu une Avantime, une Mégane 16 S,…Quand la R16 est sortie en 1965, c’était une révolution avec ses 5 portes qui en faisaient la première berline familiale polyvalente capable de se transformer en break en repliant la banquette arrière. P1030008 - copieDu coup, mon père en a eu une. Et je me souviens qu’étant mômes on jouait en cachette dans la R16 TX de mon grand-père qui était le modèle de luxe 1647 cm3 93 ch avec, pour la première fois en France, condamnation centrale des portes, lève vitres automatique. Et surtout un gadget qui nous amusait beaucoup : un toit ouvrant électrique. Malheureusement, à force de l’ouvrir et de le fermer, on lui mettait ses batteries à plat !”

Un berline cossue au look anticonformiste qui se transformait en break

Originale, la R16 l’était à plus d’un titre. Décalée avec son look anticonformiste par rapport à la concurrence des berlines tricorps conventionnelles de l’époque, 404 Peugeot, Ford Taunus ou Opel Rekord, elle avait pour mission de combler un vide dans la gamme Renault depuis l’arrêt de la grosse berline Frégate sous motorisée qui n’avait guère eu de succès. En 1958, le PDG de Renault Pierre Dreyfus lançait le projet 114, celui d’une voiture cossue dotée d’un 6 cylindres en ligne de 2,2 litres.

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Maquette du projet 114 qui a précédé celui de la R 16.

Quatorze prototypes sont alors construits. Mais début 1961, gros coup de frein. Pierre Dreyfus décide de stopper net le projet . La conquête du marché américain, où les ventes de Dauphine Renault s’effondrent, n’est plus d’actualité, le coût du projet 114 devient excessif, et le marché européen s’oriente plutôt vers des voitures moyenne supérieure. Fini donc le projet 114 haut de gamme, et place au projet 115, une 4 cylindres qui devra satisfaire la nouvelle clientèle des familles de cadres du baby-boom moins conformistes. “Imaginez la voiture moyenne supérieure que vous rêveriez avoir.” lance le responsable du projet Yves Georges à ses troupes du bureau d’études qui vont adhérer avec enthousiasme, et une imagination débridée, à ce management peu ordinaire.

Le styliste Gaston Juchet réalise la maquette de la future R 16
Un styliste du centre de design réalise la maquette de la future R 16 trois ans avant sa sortie.

 

 

Objectif : sortir une voiture originale à la fois travail-loisirs et pratique à vivre. Comme l’était déjà la R4 avec hayon arrière lancée en 1961. Mais cette fois, pas question d’arborer un look utilitaire. L’exercice était donc plus délicat à réaliser sur une berline qui devait refléter un confort statutaire. Au final, le styliste maison Gaston Juchet avec, le designer indépendant Philippe Charbonnaux, et Claude Prost-Dame responsable carrosserie, vont réussir cette gageure.

Elue « Voiture de l’année » en 1966 grâce à ses innovations

Et quatre ans seulement après le lancement de l’étude, la R16 bicorps à six glaces latérales était présentée au salon de Genève dans sa première version 1470 cm3 de 55 ch (142 km/h et 8,3 l/100) avec tout son lot d’innovations qui allaient lui valoir le prix tant convoité de “Voiture de l’année 1966”. L’auto n’était plus conçue comme 4 sièges et une malle, mais un volume modulable. La banquette arrière coulissait pour augmenter la capacité du coffre de 346 à 424 l, puis à 750 l avec son repli partiel, et à 1200 l par son retrait complet.

EN SITUATION AVEC PERSONNAGES
Les publicités de l’époque vantaient la capacité du coffre accessible par un hayon.

Idéal pour les utilisations le week-end au moment ou de plus en plus d’automobilistes de la classe moyenne partait dans leur nouvelle maison de campagne en chargeant au maximum leur voiture de travail. Une position couchette était aussi disponible en rabattant les dossiers. Renault inventait “la voiture à vivre” qui deviendra son slogan publicitaire. Un changement complet de philosophie automobile où les passagers ne se pliaient plus aux contraintes de la voiture, mais où l’auto s’adaptait aux usages qu’on lui imposait.

La voiture où l'on peut dormir. La R16 incarnait la voiture à vivre.
L’auto où l’on peut dormir…la R16 incarnait la voiture polyvalente et pratique à vivre.

Le confort à bord innovait aussi avec des sièges où les ressorts étaient remplacés par des coussins en mousse polyuréthane et des bourrelets de caoutchouc recouverts, en option, d’un nouveau matériau à la mode : le skaï qui était à l’époque à l’automobile ce qu’était le formica pour les meubles de cuisine multicolores. La carrosserie présentait aussi des particularités uniques. Afin d’éviter des risques de torsion de caisse dus au hayon arrière et à l’absence de cloison avec le coffre, sa structure monocoque se composait d’un soubassement très rigide et d’une paroi latérale d’une seule pièce jusqu’à l’aile arrière. De plus, son toit plat relevé en corne sur les bords permettait d’augmenter la hauteur des vitres de portières et de supprimer les gouttières. Les suspensions indépendantes avec barre de torsion

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amélioraient le confort et la tenue de route. Mais leur fixation à l’arrière donnait lieu à une bizarrerie avec un décalage de 7 cm entre la roue arrière droite et gauche qui était visible sur la différence de longueur de carrosserie entre la roue et la portière. Autre atout de sa conception révolutionnaire : sa légèreté avec seulement 980 kg pour une berline de cette taille. Tout y concourait, y compris le moteur en aluminium très novateur dans sa fabrication. Le bloc d’une seule pièce était coulé sous pression, une technique nouvelle déjà utilisée par quelques constructeurs américains. Et pour la première fois en Europe, la R 16 était équipée d’un alternateur qui permet d’obtenir du courant de façon constante, même à bas régime dans les embouteillages avec phares et essuie glace allumés. Ce qui n’était pas le cas avec les dynamos où l’on risquait alors la panne de batterie. Mais malgré toutes ces innovations, le démarrage commercial de la R 16 sera plus lent que prévu avec seulement 400 ventes par jour.

Plus puissante, la nouvelle R16 TS, avec sa planche de bord sport et ses équipements haut de gamme, a relancé les ventes.
Plus puissante et mieux équipée, la R16 TS, avec sa planche de bord sport a relancé les ventes.

La faute à son style trop audacieux ? A son niveau de confort et ses performances inférieurs aux DS ou au 404 ? Du coup la Régie va lancer en 1968 la R 16 TS (pour Tourisme Sportif) plus puissante de 50% avec un 1565 cm3 de 83 ch dépassant les 165 km/h. Et un intérieur complètement revu à la hausse avec une pléthore d’équipements jamais vu sur une berline moyenne : vitres électriques à l’avant, nouveau tableau de bord sport avec 4 cadrans chromés dont un compte tours, rétroviseur jour-nuit, cendrier et allume cigare éclairés, spot de lecture à l’avant, vitre arrière dégivrante, quatre phares carrés dont deux à iodes, essuie-glace deux vitesses couplé à un lave glace à 4 jets, feux de recul, sièges avant redessinés avec coffre et accoudoir central, sellerie en cuir. Bien joué : les commandes repartent en flèche. Et au final la R 16 sera un best seller avec plus de 1,8 million d’exemplaires vendus en 15 ans jusqu’en 1980.

LE VIGNOBLE : Dans la lutte contre le gel, on est pionnier dans la famille Dangin. “Au village, nos parents ont été les premiers à lancer en 1968 la technique de l’aspersion d’eau par un réseau de tuyauterie dans les vignes, où la glace qui enrobe les bourgeons les protègent paradoxalement des coups de gelée, expliquent avec fierté leurs descendants. Ca avait fait sourire tous les autres vignerons de Celles-sur-Ource. Jusqu’au moment où cette année là, toutes les vignes ont gelé sauf celles que nous avions pu arroser. Inutile de vous dire qu’on a vite fait école ! » Aujourd’hui, 32 hectares  sur les 55 du domaine sont ainsi protégées par des kilomètres de conduites tous les 10 rangs de vignes et des batteries de pompes pour les alimenter avec l’eau de la rivière. Bouchon CellesCoup de revient de fonctionnement : 50 € l’hectare; moins cher que par des éoliennes. Efficace quand on sait que les 23 hectares restants ont été frappés à 90 % par le gel cette année, contre 25% sur les parcelles protégées. Mais il a fallu batailler pendant 11 nuits d’aspersion pour éviter le désastre total. Car lorsque le vent s’en mêle, il assèche le nuage de gouttelettes qui se transforme alors en un brouillard très froid encore plus dévastateur.  Le cinquantenaire de la marque Dangin n’aura pas été de tout repos !

Depuis que le grand père Paul, a mis lui même en bouteille en 1947 au lieu de livrer son raisin au négoce, le vignoble s’est sacrément métamorphosé à coups d’acquisitions pour arriver aujourd’hui à près de 60 hectares et une capacité de 600 000 bouteilles par an. Finie l’époque où la terre agricole rapportait plus que la vigne dans les années 50 ! Au point que le grand père avait échangé après guerre 4 hectares sur le Val Becon contre quelques stères de bois ! Alors qu’aujourd’hui un hectare tourne aux alentours d’un million d’euros…Et que le Val Becon, et ses très anciennes vignes de pinot noir, donnent le champagne le plus typé de la marque.

http.//www.champagne-dangin.com

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

RENAULT ALASKAN :  le pick-up aux yeux bridésRenault Alaskan 190 dCi

 

 

 

 

 

 

 

Les temps changent…A sa sortie en 1965, la R16 était présentée comme la voiture polyvalente travail-loisirs. En 2017, Renault entonne le même refrain. Mais cette fois, c’est du lourd : 2 tonnes, 5,40 m de long, 4 roues motrices, une benne pouvant charger 1 tonne, double cabine 4 places…la mode des tout terrain et des SUV est passée par là ! Car cet engin passe partout, avec une garde au sol de 22,3 cm, est un pick up baroudeur au nom évocateur de contrées lointaines et forestières : l’Alaskan…lire la suite

OENOTOURISME

                                                               MON VIN PREFERE

etiquette chamapgne paul dangin & filsCuvée Carte Noire,  la plus représentative de l’histoire du domaine avec ses vignes les plus anciennes pour un 100 % pinot noir qui sort de l’ordinaire. Ce brut pas trop sec, issu du coteau terreux plein sud le Val Becon, démarre sur une attaque très forte au nez suivie d’une finesse fruitée en bouche avec une allonge en bulles soyeuses. Et son étiquette, faussement floue, donne une curieuse impression d’ivresse ! (14,60 €)

                                                         PROFITEZ EN POUR VISITER

L’abbaye cistercienne XII éme siècle du Val-des Choues, un endroit extraordinaire qui surgit, au détour d’un long chemin dans la forêt de Chatillon, au coeur d’un vallon verdoyant au milieu d’une clairière. Le bâtiment, avec son immense cour carrée est aujourd’hui un centre de chasse à cour avec une meute de 150 chiens, et un musée de la vénerie.

*Chaource, sa célèbre fromagerie, son musée du fromage, son église St Jean-Baptiste véritable musée de la sculpture médiévale et sa mise au tombeau en pierre polychrome joyau de l’art troyen du XVI ème

Vieilles maisons à pans de bois à Troyes
Vieilles maisons à pans de bois à Troyes

*Le Troyes ancien avec les plus importantes ruelles à maisons de bois en France, l’église Ste Madeleine et son célèbre jubé en dentelle de pierre gothique flamboyant, ses magasins d’usine à prix cassés Marques avenue et Mc Arthur Glen, l’Hôtel de Mauroy magnifique édifice médiéval abritant le musée des outils et du compagnonnage, l’Hôtel Vauluisant et ses deux tourelles, l’ex évêché du XVI ème aujourd’hui musée d’art moderne avec l’extraordinaire donation de 2000 tableaux par l’industriel troyen Pierre Levy (Lacoste), riche en Derain, Courbet, Dufy, Cezanne, Vlaminck, Braque…

*Tonnerre pour son hôtel Dieu médiéval et son immense salle des malades à voûte en bois, le lavoir circulaire autour de la source vauclusienne de la fosse Dionne

Fosse Dionne à Tonnerre
La fosse Dionne et son lavoir à Tonnerre

*L’abbaye cistercienne de Clairvaux fondée en 1115 par St Bernard

*Le lac de la forêt d’orient avec sa réserve ornithologique et les nombreux oiseaux migrateurs qui y font halte

* Essoyes et sa célébrité locale : le peintre Renoir. Conquis par la beauté du village de son épouse, il y acheta une maison (devenue un musée) et y installa son atelier où la campagne alentour lui inspira nombre de tableaux

*Les chateaux de Tanlay, et d’Ancy le Franc ex demeure de Louvois

Le château de Tanlay (Photo Emmanuelle Vignes)
Le château de Tanlay (Photo Emmanuelle Vignes)

*Chatillon sur Seine pour ses ruelles en escalier montant jusqu’à la terrasse de l’église Ste Vorles du XI ème, et le musée archéologique avec son fameux vase grec en bronze de Vix , d’une dimension hors du commun (1,64 m de haut), retrouvé dans une nécropole princière non loin de là datant de 500   ans av. JC

* Et pour les enfants, Nigloland à Dolancourt, le deuxième plus grand parc d’attraction en France après Disneyland avec plus de 500 000 entrées par an à 2 h de Paris

 

 

 

 

Renault Alaskan le pick-up aux yeux bridés

Renault Alaskan 190 dCi

Renault arrive sur le nouveau marché en plein boom des gros pick-up avec le frère jumeau du Nissan Navarra. Un gage de fiabilité, de robustesse et de sobriété. Mais avec une curieuse politique de prix…

Les temps changent…A sa sortie en 1965, la R16 était présentée comme la voiture polyvalente travail-loisirs. En 2017, Renault entonne le même refrain. Mais cette fois, c’est du lourd : 2 tonnes, 5,40 m de long, 4 roues motrices, une benne pouvant charger 1 tonne, double cabine 4 places…la mode des tout terrain et des SUV est passée par là ! Car cet engin passe partout, avec une garde au sol de 22,3 cm, est un pick-up baroudeur au nom évocateur de contrées lointaines et forestières : l’Alaskan. La voiture à tout faire pour les artisans, les vignerons, les agriculteurs ou les cadres qui bucheronnent le week end, emportent leur moto dans la benne, ou tirent leur bateau sur une remorque.

Renault a repris intégralement la planche de bord du Nissan.
Renault a repris intégralement la planche de bord du Nissan Navarra sorti l’an dernier.

Car, seul dans sa catégorie, l’Alaskan peut tracter jusqu’à 3,5 tonnes. Et contrairement aux énormes pick-up à l’américaine comme le Ford Ranger ou le Volkswagen Amarok souvent motorisés avec de gros 5 ou 6 cylindres gourmands, le Renault s’en tire très bien avec un 4 cylindres 2,3 l diesel turbo de 160 ch ou de 190 ch en bi-turbo, pour une consommation oscillant entre 8 et 9 litres/100. La version 190 ch en boite automatique (mais sans start and stop dans ce cas) est le meilleur choix en puissance pour se sortir des situations les plus délicates en terrain hostile, glissant ou méchamment pierreux, avec régulateur automatique en montée ou en descente, boite courte, différentiel arrière autobloquant.

Avec 5,40 m l'Alaskan est le plus long des gros pick-up en Europe devant le Ford Ranger le plus vendu.
Avec 5,40 m l’Alaskan est le plus long des pick-up en Europe devant le Ford Ranger le plus vendu.

 

Et sur route ce mastodonte se conduit tout en souplesse en 2 roues motrices comme une berline normale, malgré une direction un peu molle, avec un moteur plutôt discret et sans vibrations, dans une ambiance bien insonorisée et un confort surprenant grâce à un excellent amortissement et une suspension multibras qui absorbe mieux les trous que ses rivaux à suspensions à lames. En revanche, les passagers arrières, bien installés avec un large espace devant les genoux, peuvent être incommodés par le dossier non réglable à l’assise un peu trop droite.

Des équipements de berline haut de gamme

Côté équipement, l’Alaskan n’a rien à envier aux hauts de gamme avec sièges chauffants, projecteurs Full-LED 20% plus puissants que les halogènes , un écran tactile, un retour du GPS entre les deux compteurs, une clim bi-zone, une caméra panoramique avec vision à 360 ° par dessus le véhicule, très pratique pour se positionner dans les chemins étroits ou le long d’un trottoir en créneau, l’anti- patinage, le correcteur de trajectoire (esp) et prochainement un freinage automatique pour la distance de sécurité.

Une capacité de chargement de 1 tonne dans la plus longue benne du marché
Une capacité de chargement de 1 tonne dans la plus longue benne du marché

 

Côté pratique, ce tout terrain a un angle d’attaque de 29 ° à l’avant dans les pentes et 25 °à l’arrière, peut passer sans encombre dans 45 cm d’eau, supporte 500 kg sur sa ridelle arrière ouverte à une hauteur de 81 cm idéale pour les manoeuvres de chargement, et offre une benne la plus longue de sa catégorie avec 1,58 m (1,55 m pour le Ford Ranger) mais pas la plus large avec 1,56 m contre 1,62 m pour le Volkswagen Amarok.

Les pick-up échappent à la règlementation du malus écologique !

Autre atout de l’Alaskan : classé dans les utilitaires, il échappe au malus et à la taxe sur les voitures de société , ce qui explique aussi le boom actuel sur ce type de véhicules (+ 25% en Europe en 2016). Voila qui devrait être de bon augure pour ce nouveau Renault qui en fait n’en est pas un ! Mis à part sa calandre au losange, cet Alaskan est en fait le frère jumeau du Nissan Navarra, tous les deux fabriqués dans l’usine Nissan de Barcelone, comme le Mercedes X, sur la même base !

Dans les options figure un coffre amovible fixé au fond de la benne.
En option, un système d’arrimage sur rail, et un coffre amovible fixé au fond de la benne.

Une parenté qui est plutôt un bon point en terme de fiabilité et de robustesse. Excepté un petit problème : on a du mal à comprendre ce qui a pu passé par la tête des grands stratèges marketing de Renault en découvrant que l’Alaskan dCi 190 est vendu 3150 € plus cher, et avec trois ans de garantie en moins, que le Nissan, couvert, lui pendant 5 ans ! “Oui, mais nous offrons des services en plus, 70% des achats ne se font plus cash mais en leasing, et nous sommes plus proches des clients avec un réseau de 4000 points de vente en France bien plus important que celui de Nissan” vous répond-on. OK. Mais le client d’aujourd’hui n’est tout de même pas idiot. Et il risque d’y avoir de la ristourne dans l’air…

Cylindrée : 4cyl 2,3 l diesel bi-turbo

Puissance : 190 ch/450 Nm

0 à 100 km/h : 10,8 sec

Vitesse maxi : 180 km/h

Consommation : de 6,9 l à 9,4 l/100 km

CO2 : 183 g/km

Malus : éxonéré au titre d’utilitaire

Prix : 43 160 € (à partir de 36 860 € pour le dCi 160 ch)

 

LES PLUS : consommation, confort de suspension, insonorisation, capacité de chargement et de remorquage

LES MOINS : prix, garantie, direction molle, rayon de braquage,

 

 

L’ Eldorado de la Cadillac et du champagne

Dosy Lecomte et ses fils dans leur Cadillac Eldorado en Champagne

Délirante ! La Cadillac Eldorado aura été l’expression la plus folle du rêve américain des sixties avec sous son interminable capot  le plus gros V8 jamais vu sur une voiture de série : 8,2 litres de cylindrée !

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Champagne Lecomte Père & fils

La Champagne n’est pourtant pas au bord de la mer ! Mais quand il est au commandes, Dosy Lecomte a franchement l’impression de piloter un énorme bateau qui oscille silencieusement sur une mer d’huile. Propulsé dans un souffle discret par le gros V8 de 8,2 l qui emmène sa Cadillac Eldorado de 1974 rutilantes de chromes au milieu de l’océan de vignes au sud d’Epernay, à Vinay où se trouve son domaine. Dosy Lecomte et ses fils dans leur Cadillac Eldorado en ChampagneUne véritable croisière-promenade où ce vigneron embarque souvent ses clients ravis à bord de ce vaisseau de 5,70 m de long et 2 m de large. Engloutissant jusqu’à 40 l/100 km pour alimenter les 365 chevaux logés sous l’interminable capot qui se termine par l’écusson couronné de Cadillac dressé au centre comme un viseur de mitrailleuse ! L’expression la plus délirante du rêve américain dans toute sa splendeur qui avait commencé en 1952 sur la première Cadillac Eldorado, modèle de prestige de la marque de luxe de General Motors qui passait pour la première fois sur celle-ci en traction avant.

On ne sait plus si on est à l'arrière ou à l'avant de ce mastodonte d'acier.
On ne sait plus si on est à l’arrière ou à l’avant de ce mastodonte d’acier !

A l’époque, rouler en Cadillac incarnait le symbole suprême de la réussite dans « L’American way of life”. Un exemplaire sera même prêté à la Maison Blanche en 1953 pour l’intronisation d’Eisenhower à la présidence. Et chacune des 8 générations jusqu’en 1978 symbolisera la course au luxe et à la puissance avec des V8 de plus en plus gros, le 8,2 l étant le summum jamais atteint sur une voiture de série.

Dosy Lecomte et ses fils dans leur Cadillac Eldorado en Champagne
Plus de doute, c’est bien l’avant avec sa calandre anguleuse et ses énormes pare-chocs chromés.

Et des innovations techniques qui n’arriveront en Europe que 10 à 20 ans plus tard : premiers airbags, pare chocs à absorption d’énergie, allumage automatique des phares, régulateur de vitesse, climatiseur, suspension à gaz réglable à l’arrière pour garder la même assiette quelque soit le chargement, plus sièges, vitres, coffre et capotes, tout en automatique électrique.

Dosy Lecomte et ses fils dans leur Cadillac Eldorado en Champagne
Pas rien de soulever un capot pareil qui abrite le plus gros V8 de l’Histoire automobile !

« D’ailleurs à leur ouverture, les portières se transforment en vrais sapins de Noël avec des lumières partout, plaisante Dosy Lecomte. Mais au bout de 10 minutes, si vous les laissez ouvertes , et pour peu que vous ayez actionné la capote électrique sans faire tourner le moteur, la batterie se retrouve vite à plat !”

Dosy Lecomte et ses fils dans leur Cadillac Eldorado en Champagne
A l’arrière, la gigantesque malle ruisselle aussi de chromes.

Mais c’est finalement l’administration américaine et ses réglementations draconiennes sur la sécurité qui mettront fin à la carrière de cette “dreamcar” en 1976 avec une nouvelle norme de résistance en cas de retournement impossible à tenir sur ce paquebot de plus de 2 tonnes. Cadillac gardera le dernier exemplaire et le fera immatriculer avec une plaque ne comportant que 4 lettres : LAST. Dosy Lecomte et ses fils dans leur Cadillac Eldorado en Champagne“Cette voiture emblématique, j’en rêvais depuis un voyage en famille aux Etats unis, confie Dosy Lecomte. On s’était fait une balade inoubliable à Los Angeles dans une ancienne Cadillac décapotable rose. Au retour, je m’étais dit : un jour j’en achèterai une !” Et le rêve se concrétisa en 2015 à la suite de la parution d’une annonce. “Avec mes deux garçons, Frédéric et Jérémie, on est parti à 5heures du matin pour aller la voir à St Etienne !” L’état était nickel avec 140 000 km au compteur. Affaire conclue ! Seul bémol dans l’histoire de cette Cadillac : madame Lecomte. Pas question pour elle de la conduire, et elle s’en explique : “Trop longue !”P1040089 - copie 2

LE VIGNOBLE : A la cinquième génération depuis 1859, le domaine familial a régulièrement augmenté en surface jusqu’à atteindre 7 hectares aujourd’hui. “Et merci à nos ancêtres, explique Dosy Lecomte : par acquisitions ou échanges, ils se sont développés sur les hauts de côteaux sud, ce qui nous permet d’être plus épargnés des gelées de printemps.” L’autre caractéristique de son vignoble est d’avoir tenu compte de la sagesse de ses aïeux en restant, contrairement à beaucoup d’autres vignerons, à 80 % en Meunier alors que ce cépage représente 32% en moyenne des surfaces en Champagne. Mais il s’avère plus adapté au terroir de Vinay en résistant mieux aux gelées que le Chardonnay. Et donne des vins souples,  plus fruités, et peu acides qui sortent de l’ordinaire.

www.champagne-lecomte.com

LA DERNIERE GROSSE AMERICAINE CABRIOLET EN EUROPE :

L’OPEL CASCADA

OPEL CASCADA

L’Amérique n’est plus ce qu’elle était ! Adieu cabriolets exubérants, délires de carrosseries et chromes rutilants. La dernière “américaine” cabriolet en Europe de General Motors n’existe plus que par celle de sa filiale Opel. Et encore, vient elle d’être rachetée par Peugeot ! Sur cette Cascada, on est donc loin des standards Cadillac de presque 6 m de long des années 70. Et pourtant cette grande décapotable de 4,70 m à 4 vraies places ne manque pas de…lire la suite

 

OENOTOURISME

                                                                 MON VIN PREFERE

Brut tradition

CHAMPAGNE LECOMTE

 

Avec un assemblage, vieilli trois ans en cave, 80% Meunier, 10% Pinot Noir et 10% Chardonnay (dont 30% de vins d’années antérieures), ce champagne brut avec un dosage à 6 gr de sucre par litre offre des arômes de fruits rouges sur une bouche sèche et minérale tout en rondeur. Le même en extra brut à 3 gr donne une attaque et une fraicheur plus brutales. Idéal sur des huitres.

14,80 €

 

                                                               PROFITEZ EN POUR VISITER

REIMS

*La cathédrale, célèbre chef d’oeuvre de l’art gothique depuis 1211, où furent couronnés 25 rois de France après le baptême de Clovis en 498. La plus longue de toutes avec ses 149 m, elle a été miraculeusement rescapée après les destructions des bombardements de 14. Le fameux « Ange au sourire », statue emblématique du porche, peut en effet afficher son soulagement !

La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)
La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)

*Les caves à champagne dans les anciennes carrières de craie, Pommery, Veuve Cliquot et son dédale de 20 km de galeries, Taittinger sous l’ancienne abbaye Ste Nicaise, et celles de Lanson  dont les galeries voutées servirent de logements pendant les bombardements de la guerre de 14, et même de chapelle avec un vestige qui subsiste aujourd’hui, une statue de la Vierge toujours accrochée sur la paroi.

*Le festival de façades Art déco, symboles de la reconstruction de la ville détruite à 80 % pendant la guerre de 14

*L’Hotel musée Le Vergeur XIII éme et Renaissance construit par un riche marchand grainetier

Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)
Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)

*L’abbaye St Remi, du nom de l’évêque qui baptisa Clovis, ses parties romanes, XVII ème et son grand cloître

*L’impressionnante porte gallo-romaine de Mars du temps où Reims s’appelait Durocortorum et dépassait en importance Lutèce qui deviendra Paris

*Le palais épiscopal du Tau et sa grande salle à voûte de bois en carène de navire renversée où se tenait le festin des rois après leur sacre. Le palais abrite aujourd’hui un musée sur la cathédrale où l’on réalise, en les voyant, que les statues d’origine sur sa façade mesuraient près de 5 mètres de hauteur !

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Le palais épiscopal du Tau

*Hôtel Jean-Baptiste de La Salle édifié à partir de 1545. Belle cour Renaissance avec avec une tour à escalier à vis ajouré

*La demeure XIIIème des comtes de Champagne

*La villa Demoiselle, splendide témoin de l’Art Nouveau construit entre 1904 et 1908 sur la butte Ste Nicaise par Louis Majorelle pour le directeur des Caves Pommery

L'intérieur art nouveau de la villa Mademoiselle (Photo Marc-Antoine Mouterde)
L’intérieur Art Nouveau de la villa Demoiselle (Photo Marc-Antoine Mouterde)

*Le musée des Beaux-arts, un des plus beaux de province avec ses collections de tableaux et de sculptures du XVI ème au XX ème : Le Nain, Boucher, Corot, Monet, Pissaro, Renoir, Gauguin, Maillo, Marquet, Foujita, Rouault, Manessier,…

*Le phare de Verzenay, un vrai phare au milieu d’une mer de vignes construit en 1909 par le négociant en champagne Joseph Goulet pour faire la promotion de sa maison. Le rez de chaussée faisait guingette, et en 1940 les Anglais placèrent sur le phare une batterie anti-aérienne. Après restauration  en 1999 le Musée de la Vigne y a ouvert ses portes.

*Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton de 19,85 m de haut et  seulement 7 cm d’épaisseur construite en 1927.

Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton (Photo Carmen Moya)
L’étonnante voute en béton armé des Halles du Boulingrin  (Photo Carmen Moya)

*Le fort de la Pompelle . Symbole de la résistance rémoise pendant la deuxième guerre mondiale, il fut le seul de la région à rester aux mains des Français jusqu’en 1918 au prix de 12 000 morts. Aménagé en musée des tranchées  on y trouve une étonnante (et unique!) collection de 500 couvre chefs de l’armée allemande.

*La bibliothèque Carnegie, chef d’oeuvre de l’Art Déco avec son entrée en mosaïque et son gigantesque lustre suspendu en vitrail.

*Le musée automobile de Reims-Champagne, 230 autos et motos de 1908 à nos jours, un festival de Delahaye, Delage, Panhard, et de voitures à pédales ! (84 Avue Georges Clemenceau/ 03 26 82 83 84/musee-automobile-reims-champagne.com)

Le musée automobile de Reims
Le musée automobile de Reims

 

 

 

 

 

 

 

 

 

EPERNAY et alentours

*Flanez le long des 1500 m de l’avenue de Champagne pour admirer tous les hôtels particuliers où se sont installées les grandes marques champenoises au dessus de leurs 110 km de caves. « The most drinkable avenue of the world » comme l’avait surnommé Churchill qui était un connaisseur !

*La tour de Castellane, construite entre 1903 et 1905 comme emblème publicitaire de la marque de champagne. Gravir ses 237 marches vaut la peine pour contempler du haut de ses 65 m la ville d’Epernay et la vallée de la Marne. A voir aussi son musée sur l’élaboration du champagne.

tour de castellane - copie*Le château Perrier, construit au XIX ème dans le style Louis XIII pour Charles Perrier propriétaire de la marque de champagne Perrier-Jouet. En 1940 il abrita le QG des armées britanniques, puis allemandes de 1942 à 1944. Après la libération de la ville par Patton, les Américains s’y établirent à leur tour !

*Le théâtre  Gabrielle Dorziat, du nom d’une comédienne née à Epernay. Inauguré en 1902, il est un des rares théâtre à l’italienne dont la machinerie est encore dans son état d’origine. Mais on n’est pas au coeur du champagne pour rien : les nudités allégoriques des peintures du plafond du foyer chantent l’amour au milieu de guirlandes de raisins. Et sur la façade une sculpture évoque la vigne inspirant l’art théâtral !

Le château Perrier construit au XIX ème pour le paropriétaire de la marque de champagne du même nom.
Le château Perrier construit  pour le propriétaire de la marque de champagne du même nom.

*L’abbaye de Hautvillers, fondée en 650, et célèbre par son moine Dom Pérignon (1639-1715) pour ses trouvailles novatrices dans l’élaboration du champagne par assemblage de crus différents.

*Le château de La Marquetterie à Pierry. Ce pur joyau Louis XV a été construit en 1734 par un neveu du grand architecte Gabriel.  Pendant la Grande guerre, le maréchal Foch en fit son quartier général. Et son énorme Renault à 6 roues, avec laquelle il sillonnait les champs de bataille, y est d’ailleurs exposée. Tombé sous le charme du château alors qu’il y était en service à l’état major en 1915, Pierre Taittinger le racheta en 1932.

La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre
La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre exposée au château de La Marquetterie à Pierry.

*L’abbatiale St Pierre d’Orbais . Avec son architecture monumentale et sa flèche gothique qui se voit de loin, elle a été élevée au XII ème par Jean d’Orbais. Celui-ci en aurait fait le prototype de la cathédrale de Reims dont il sera le premier maitre d’oeuvre.

*Le mémorial de Dormans, sa grande tour et son ossuaire rassemblent les restes de 1500 soldats de toutes nationalités (dont seuls 11 furent identifiés) qui furent tués pendant les combats sur le front de la Marne.

L'abbatiale St pierre d'orbais
L’abbatiale St Pierre d’Orbais

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POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

LOGO BRIQUETERIE - copie

MEMBRE DES RELAIS & CHÂTEAUX

 

BRIQUETERIE Vue D'ensemble - copie

PRÈS D’EPERNAY, À VINAY-EN-CHAMPAGNE, IL EST UNE DEMEURE DE CARACTÈRE AU CŒUR DU VIGNOBLE DEVENUE UN HÔTEL DE RÉFÉRENCE RELAIS & CHÂTEAUX.

Au cœur des vignes de Champagne, sur les coteaux de la Marne, l’Hostellerie, créée en 1973, est construite sur l’emplacement d’une ancienne briqueterie, par monsieur CHEVRIER (Architecte des Chaumières de France).

Lieu de séjour accueillant, on y vient se délecter de la douceur de vivre et découvrir la Champagne.
L’établissement se compose de 40 chambres et Suites toutes personnalisées et d’un restaurant gastronomique étoilé au guide Michelin. Pour votre détente, l’hôtel propose un espace Spa avec piscine, sauna, hammam, jacuzzi, et 2 cabines de soins (Cinq Mondes et Decléor)

Notre établissement dispose aussi d’un grand parking ouvert gratuit (environ 40 places)

et d’un garage fermé (10 € par voiture).

Tel : 33 (0)3 26 59 99 99

4 route de Sézanne, 51 530 Vinay

briqueterie@relaischateaux.com

www.relais.com/briqueterie

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Opel Cascada, la dernière belle américaine

OPEL CASCADA

Made in Germany, l’Opel Cascada est l’ultime gros cabriolet de General Motors en Europe. Une raison de plus de s’intéresser à cette espèce en voie de disparition qui sera peut être un jour un collector… 

L’Amérique n’est plus ce qu’elle était ! Adieu cabriolets exubérants, délires de carrosseries et chromes rutilants. La dernière “américaine” cabriolet en Europe de General Motors n’existe plus que par celle de sa filiale allemande Opel. Et encore, vient elle d’être rachetée par Peugeot ! Sur cette Cascada, on est donc loin des standards Cadillac de presque 6 m de long des années 70. Et pourtant cette grande décapotable de 4,70 m à 4 vraies places,  une espèce en voie de disparition, ne manque pas d’allure à en juger par les têtes qui se retournent sur son passage.

Capotée, la Cascada garde sa jolie ligne, mais la visibilité de la lunette arrière est limitée.
Capotée, la Cascada garde sa jolie ligne, mais la visibilité de la lunette arrière est limitée.

Sans doute parce que son très relatif succès commercial en France donne un caractère d’exception à ses apparitions dans la circulation. Mais aussi parce que sa ligne agressive plongeante sur le bitume, et son look élégant, aussi bien avec ou sans capote, lui confère un brin d’originalité. Et la même impression persiste à bord une fois assis dans les sièges en cuir surpiqué très accueillant par leur confort bien calé. Comme dans les voitures haut de gamme, un bras vous tend par l’arrière la ceinture, délicate attention contre les torticolis. 20170526_194702_resizedDe nuit l’éclairage d’ambiance qui court sur le tableau de bord et les portières rend l’intérieur encore plus cossu. La capote triple couche vous met dans un cocon bien isolé des bruits de la circulation; et du froid contre lequel sièges et volants chauffants sont censés vous épargner. Seul bémol pour la capote électrique une fois repliée automatiquement en 17 secondes : sur cette auto d’aspect massif, le volume du coffre de 380 l se trouve alors réduit à 280 l, moins que dans une petite 208 ! La planche de bord noire d’un classicisme très germanique, et encore de la génération multi boutons, ne manque de rien avec grand écran, caméra de recul, détecteur d’angle de mort,…20170526_200110_resizedContact : le 2 litres turbo diesel s’ébroue discrètement au point de se demander en roulant si l’on n’est pas dans la version essence avec des accélérations franches et onctueuses à l’oreille. Mais une fois de plus, la monte pneumatique en taille basse n’améliore pas franchement le confort de la suspension un peu sèche quand la Cascada ne roule pas sur un billard. Et encore davantage pour les passagers à l’arrière pourtant bien installés dans les sièges en creux. Aaaah… où est le temps des américaines ondulant paresseusement leur silhouette de stars sur le bitume…

Cylindrée : 2 litres 4 cyl turbo diesel injection

Puissance : 170 ch/ 9CV

0 à 100 km/h : 10,3 sec

Vitesse maxi : 218 km/h

Consommation mixte : de 4,9 à 7 l/100 km

Co2 : 129 g/km

Malus : 60 euros

  Prix : à partir de 38 850 €

 LES PLUS : quatre vraies places bien calées y compris pour les passagers arrière, confort, silence, tenue de route, niveau des équipements

LES MOINS : volume du coffre, visibilité réduite de la lunette arrière, ergonomie compliquée de l’ordinateur de bord

 

 

 

 

Un champenois en course sur Porsche 924 Turbo

Didier Herbert et sa porsche 924 Turbo

Champagne Didier Herbert

Passionné de vitesse, ce vigneron de la Montagne de Reims s’est lancé dans les courses de voitures historiques qui ont lieu après les vendanges. Au programme : Monte Carlo, Portugal…

Chez les Herbert, à Rilly-la-Montagne près de Reims, cette passion se transmet de père en fils depuis trois générations. Celle du champagne, bien sûr, et celle des belles voitures. Mais pour Didier Herbert se rajoute le goût de la vitesse. Sa première, dès son permis, fut une R5 Alpine d’occasion. Ca démarrait fort ! Depuis, le virus est passé à son fils Thomas : “A 14 ans, mon père me faisait conduire dans les chemins de vignes !” Puis, au contact d’autres vignerons fanas, Didier Herbert s’est pris au jeu de la compétition dans les rallyes historiques. P1030997 - copie“Il y a 7 ans, je me suis lancé avec eux en Triumph TR6, à celui du Portugal qui est mon préféré : primo, en octobre, on a fini les vendanges, et on y roule 3000 km en une semaine à des vitesses élevées dans une super ambiance, y compris avec le public local très enthousiaste. La nuit, les flashes crépitent tout le long. Et il m’est arrivé d’entrer dans un garage directement sur le pont élévateur pour réparer un problème mécanique ! Aussitôt, le mécano, se faisait un plaisir de nous dépanner. Une autre fois, c’est un plombier du coin qui s’est mis en quatre pour nous ressouder un pot d’échappement. Là-bas, l’automobile, c’est la fête !” +P1040013 - copieEn 2014, changement de monture avec une Porsche 924 turbo 170 ch de 1980, préparée à 180 ch, pour courir le Monte Carlo Historique. Un modèle, à moteur avant 1984 cm3 4 cylindres refroidi par eau, longtemps dédaigné par les purs Porschistes qui ne jurent que par les “nobles” 911 au moteur arrière 6 cylindres à refroidissement par air, et à la musique rugissante. Car au départ, la 924, devait être un coupé Volkswagen (à moteur 2 l dérivé de celui de l’Audi 100) commandé au bureau d’étude Porsche de Weissach qui travaille encore aujourd’hui discrètement pour d’autres constructeurs.

P1040005 - copie 2Nom de code du projet : EA 425. Sa silhouette,  avec hayon- bulle en verre relevable à l’arrière et phares rétractables à l’avant au bout d’un long capot avec bouclier intégré ne manquait pas d’originalité. Sans oublier sa technologie d’arbre de transmission avec boite de vitesses à l’arrière. Mais en 1973, chez Volkswagen, le vent allait tourner pour ce projet sophistiqué.  Le designer Giuggiaro venait de proposer un coupé 4 places sur la base de sa nouvelle Golf à succès, et donc bien plus rentable à réaliser : la future VW Scirocco.  Volkswagen décide donc d’arrêter les frais sur le projet EA 425, et propose à Porsche de lui racheter tout en lui offrant son usine Audi de Neckarsulm pour l’industrialisation.  Affaire conclue ! Un bon deal où tout le monde y gagne. D’un côté Volkswagen augmentait sa capacité de production et vendait ses moteurs Audi. P1040001 - copieDe l’autre, le petit constructeur Porsche diversifiait sa monoculture déclinante de la 911, mise en péril par le premier choc pétrolier, avec un modèle d’entrée de gamme plus économique, et parfaitement mis au point par ses soins. Voila comment la voiture allait sortir en novembre 1975 sous le nom de Porsche 924. La première ne faisait que 125 ch, alors qu’une Golf GTI ou une Scirocco GTI  en donnaient 110 à l’époque.  Mais son look, le nom de Porsche et sa vitesse de pointe à 204 km/h ( 230 km/h pour la Turbo) allaient faire la différence. D’autant qu’en 23 ans d’existence, au fil des évolutions, la puissance grimpera avec le passage au 2,5 l en 1982  sur les 944 (163 ch) et 944 Turbo (250 ch) , puis au 3 l 16 soupapes en 1992 sur les 968 qui culmineront à 305 ch. Au final, avec ses 150 000 ventes de 1976 à 1985, la petite 924  aura sauvé la grande marque !

infos@champagneherbert.fr

A côté du caveau dee superbes chambres d'hôtes avec vue sur les vignes.
Au caveau, de superbes chambres d’hôtes avec vue sur les vignes

 

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

PORSCHE 718 CAYMAN  S

Porsche 718 Cayman S

Soixante sept ans après l’apparition de la première 356, Porsche revient au moteur 4 cylindres en en retirant deux à son fameux Flat 6 qui avait fait la réputation des fameuses 911. Mais les sorciers de Stuggart ont fait très fort. Cette nouvelle Cayman S gagne 25 ch de plus pour atteindre 350 ch, rouler plus vite, et consommer moins ! Les écolos sont contents car elle dégage moins de co 2, et les clients aussi, car ils se font encore plus plaisir au volant… lire la suite

 

OENOTOURISME

                                                                       MON VIN PREFERE

 

 

Pinot noir grand Cru

Cette cuvée à 100 % Pinot noir issue d’une parcelle de 20 ares sur Verzenay sort complètement de l’ordinaire. Dosée à 7 gr de sucre, elle dégage un puissant nez vineux sur le poiré avec une belle puissance aromatique très chaude au palais sur une longue finale.  22 €

 

                                                               PROFITEZ EN POUR VISITER

REIMS :

*La célèbre cathédrale, où étaient couronnés les rois de France, miraculeusement rescapée après les destructions des bombardements de 14

La villa Demoiselle en Art Déco (photo Cecil Mathieu)
La villa Demoiselle en Art Déco (photo Cecil Mathieu)

*La villa Demoiselle, splendide témoin de l’Art Nouveau construit entre 1904 et 1908 sur la butte Ste Nicaise par Louis Majorelle pour le directeur des Caves Pommery

*Les caves à champagne dans les anciennes carrières de craie, Pommery, Veuve Cliquot et son dédale de 20 km de galeries, Taittinger sous l’ancienne abbaye Ste Nicaise, et celles de Lanson  dont les galeries voutées servirent de logement pendant les bombardements de la guerre de 14, et même de chapelle avec un vestige qui subsiste aujourd’hui, une statue de la Vierge toujours accrochée sur la paroi.

*L’abbaye St Remi XVII ème et son grand cloître

*Le palais épiscopal du Tau et sa grande salle à voûte de bois en carène de navire renversée où se tenait le festin des rois après leur sacre

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Le palais épiscopal du Tau

*La demeure XIIIème des comtes de Champagne

*L’Hotel musée Le Vergeur XIII éme et Renaissance construit par un riche marchand grainetier

*Les façades Art deco symboles de la reconstruction de la ville détruite à 80 % pendant la guerre de 14

Le musée automobile de Reims
Le musée automobile de Reims

*Le musée automobile de Reims-Champagne, 230 autos et motos de 1908 à nos jours, un festival de Delahaye, Delage, Panhard, et de voitures à pedales ! (84 Avue Georges Clemenceau/ 03 26 82 83 84/musee-automobile-reims-champagne.com)

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POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

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MEMBRE DES RELAIS & CHÂTEAUX

 

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Le Domaine Les Crayères, un lieu né sous le signe pétillant du champagne

Notre établissement est mythique au cœur de Reims, discrètement lové dans un parc de sept hectares à la végétation verdoyante. Cette ancienne demeure de la famille de Polignac recompose et modernise à chaque instant le style « château » dans une atmosphère d’élégance et de raffinement qui vous enveloppe. Chambres et suites vous attendent, décorées avec le souci du détail propre au plus pur style classique français. L’accueil chaleureux, le service impeccable et la table gastronomique doublement étoilée du Chef Philippe Mille, Meilleur Ouvrier de France, et la carte des vins qui propose plus de 600 références de champagne font de ce lieu l’endroit idéal pour découvrir ce que la région a de meilleur.

Domaine Les Crayères
64, boulevard Henry Vasnier – 51100 Reims – France
Tél. : +33 (0)3 26 24 90 00 – Fax : +33 (0)3 26 24 90 01

E-mail : contact@lescrayeres.com – www.lescrayeres.com

La Porsche 718 Cayman S joue à qui perd gagne

Porsche 718 Cayman S

Les sorciers de Stuggart ont encore réussi une belle équation : réduire la taille d’un moteur tout en le rendant plus puissant et moins gourmand. Comme quoi on peut rouler vite et être écolo !

Qui peut le plus peut le moins ! Cette gageure, Porsche l’a fait en perdant deux cylindres sur ses fameux Flat 6 tout en gagnant 25 chevaux supplémentaires sur la nouvelle 718 Cayman S de 350 ch . Telle est la nouvelle mode du downsizing où les constructeurs, même Ferrari n’y échappe pas, baissent la cylindrée de leurs moteurs pour consommer moins (-1 l sur la Cayman) et polluer moins. Une sorte de retour aux sources pour Porsche où les premières 356 n’avaient que des 4 cylindres à plat issus de la Cox Volkswagen créée par Ferdinand Porsche, sans oublier les Porsche 924 comme celle de Didier Herbert. Mais pour les Porschistes purs et durs, il y a plus grave encore que la disparition du 6 cylindres : le nouveau 4 cylindres de la 718 Cayman S n’est plus un “atmo”, mais boosté (pour compenser sa baisse de cylindrée de 3,4 l à 2,5 l) par un turbo. Or, ses sifflements et les renaclements de sa soupape de décharge (wastegate) dénatureraient le fameux son rauque d’origine du flat 6 si caractéristique qui se reconnaissait de loin. P16_0250_a5_rgb - copieCertes il a perdu de sa tonalité rugissante dans les graves. Mais est ce si grave docteur ? Honnêtement, non. Car si les cordes vocales de la Cayman sont un peu moins walkyrienes, il y a de beaux restes à la sortie des échappements ! Et les accélérations sont tout aussi jouissives avec un turbocompresseur à géométrie variable. Utilisé jusqu’ici que sur la Porsche 911 Turbo, il vous donne très vite un coup de pied au derrière sans être obligé de grimper dans les tours. Mais au final, les accélérations sont moins brutales et plus linéaires. La boite auto à double embrayage PDK compensant malgré tout avec des passages éclairs des 7 vitesses.

Un cockpit sport mais confortable avec la suspension pilotée

Extérieurement, la nouvelle Cayman S s’est offert un léger lifting de carrosserie qui affine un peu plus sa ligne de félin ramassé sur l’arrière, prêt à bondir. Avec un air méchant accentué par des prises d’air nettement plus proéminentes à l’avant et sur les flancs pour refroidir et gaver en oxygène le turbo. Intérieurement, la planche de bord reste toujours aussi sobre et efficace en ergonomie avec touches et boutons bien disposés sur la console centrale. Sans avoir cédé à la mode de leur remplacement par le tout sur écran tactile. Celui-ci est par ailleurs très fonctionnel avec toutes les connectivités possibles d’Apple Car Play en liaison avec son smart phone, accès aux informations trafic en temps réel, ou module de navigation à commande vocale pour entrer les destinations. Porsche 718 Cayman SLe plaisir de conduite et la remarquable maniabilité grâce au moteur central, à l’image des mythiques 718 de 1957 victorieuses dans de nombreuses course comme la Targa Florio en Sicile, sont renforcés par de nouveaux réglages du chassis, des roues arrières plus larges, ainsi qu’ une meilleure rigidité à la torsion et une plus grande précision au volant. Dans les options figure aussi le très confortable système de suspension active qui absorbe en souplesse les mauvais revêtements, avec réglages “Normal”, “Sport” et “Sport plus” s’accompagnant d’un étagement de boite différent. Et possibilité de surbaisser la caisse de 20 mm. Bref, les ingénieurs de Stuggart ont tout fait pour clouer le bec à ceux qui se posent la question “Une Porsche 4 cylindres est elle encore une Porsche” !

Cylindrée : 4 cyl 2,5 l turbo

Puissance : 350 ch/23 cv, couple maxi 420 Nm entre 1900 tr/min et 4500 tr/min

0 à 100 km/h : 4,2 sec

Consommation : de 6 l à 9,5 l /100 km

CO 2 : 167 g/km

Malus : 4050 €

Prix : à partir de 66. 710 €

LES PLUS : ligne épurée, plaisir de conduite, chassis équilibré, confort, finitions

LES MOINS : prix des options, pas d’affichage tête haute ni avertisseur de radars