Une Aston Martin DB 4 servie au cognac

Aston Martin DB 4 du cognac château de Plassac

Mythique depuis qu’elle est apparue dans les James Bond, l’Aston Martin reste un joyau de la couronne  très convoité. Mais celle-ci a connu d’autres aventures rocambolesques avant de finir en Charentes !

Audouin de Dampierre

Château de Plassac

Audouin de Dampierre pourrait être le James Bond du cognac ! Même voiture iconique, une Aston Martin DB 4, ressemblante à celle de Sean Connery dans Goldfinger. Même regard charmeur de gentleman. Même élégance vestimentaire so british avec veste en tweed et petit gilet. Même distinction dans l’élocution. Le tout au service de sa majesté : le cognac Château de Plassac. Celui de sa famille, depuis 1800. Là où, silencieusement à l’intérieur des chais centenaires, vieillit 30 ans durant dans la futaille ce précieux liquide ambré d’exception vendu à seulement 3000 flacons par an.

Aston Martin DB 4 du cognac château de Plassac
Volant en bois, cuir, planche de bord au style unique en son genre, l’Angleterre vous salue bien !

Et à l’instar de son cognac, cet aristocrate de l’alambic sort du commun, comme ses voitures alignées dans son garage : Bentley de 1952, Porsche 928, Facel Vega HK II de 1963, la plus belle voiture  de sport française, et une autre Aston Martin, la Vantage V 8 de 2006. “Tout un art de vivre différemment au volant” vous lache -t- il en galéjant. Mais sa préférée reste bien cette Aston Martin DB 4 de 1961. Toute une histoire pas banale. “Cette incarnation de l’excellence britannique, devinez où je l’ai déniché à 26 ans en 1971 ? En Arabie saoudite ! J’avais sympathisé à Djeddah avec un homme d’affaires français visiblement en proie à des problèmes financiers. “Vends moi ta bagnole !” lui ai je suggéré.” Affaire conclue : 10 000 francs (10 000 euros d’aujourd’hui). Une bouchée de pain !

Aston Martin DB 4 du cognac château de Plassac
Une anglaise légendaire à la ligne de carrosserie pourtant dessinée en Italie.

Le comte Audoin de Dampierre était alors commercial de Berliet pour vendre des camions militaires en Arabie et en Irak où ses interlocuteurs étaient le prince Abdallah, chef de la Garde blanche qui allait devenir le roi, et à Mossoul, un colonel du régiment de cavalerie nommé… Saddam Hussein ! “De retour à Paris, je me suis servi de cette Aston comme d’une voiture de tous les jours que je laissais simplement garée le soir le long du trottoir !” De quoi laisser rêveur alors que cette auto qui couchait dehors cote maintenant plus de 600 000 euros… Et il continue aujourd’hui de rouler avec : “J’ai 500 000 km au compteur et une seule panne en 47 ans : des vis platinées cassées en deux ! Mais je dois préciser que son moteur a été remis à neuf 4 fois car à l’époque ils ne tenaient pas plus de 120 000 km.

Aston Martin DB 4 du cognac château de Plassac
Même sous le capot le spectacle d’une Aston DB 4 reste unique avec son bloc moteur imposant.

J’ai mon meccano Richard Williams près de Londres qui fait ça à merveille. Il en a profité pour m’augmenter la cylindrée de ce 6 cylindres en ligne, de 3,7 l à 4,2 l, et la puissance de 240 ch à 280 ch, avec un couple phénoménal qui donne une souplesse extraordinaire à mon Aston DB 4.”Fabriquée de 1958 à 1963 à 1210 exemplaires, elle incarnait le renouveau de la vieille marque née en 1913, et rachetée en 1947 par le fortuné industriel fabricant de tracteurs et d’engrenages David Brown qui allait baptiser les futurs modèles avec le DB de ses initiales. Au passage, il racheta aussi la marque Lagonda, pour l’intérêt porté à son 6 cylindres en ligne mis au point par l’ingénieur Walter Owen Bentley, alors dépossédé de la fameuse marque à son nom par Rolls. Entre les excellent chassis Aston et ce moteur performant, les ingrédients du succès étaient réunis.

Aston Martin DB 4 du cognac château de Plassac
Les places arrière étaient plus spacieuses que sur les Aston d’aujourd’hui.

Et c’est en faisant courir sa DBR 1/300 que David Brown allait bâtir la renommée de la marque avec 3 podiums à la deuxième place aux 24 Heures du Mans entre 1955 et 1958. Jusqu’à la victoire en 1959 au Mans avec son pilote américain Caroll Shelby qui allait devenir célèbre en lançant en 1962 la fabrication des redoutables AC Cobra à moteurs V8. Fort de la publicité procurée par son palmarès sportif sur circuits, David Brown pouvait développer ses ventes de voitures de Grand Tourisme, et en 1958 la nouvelle DB 4 marqua un tournant.

Une anglaise carrossée  à Milan

Sa ligne sublime était le résultat d’un mariage alliant le chic britannique à l’élégance italienne grâce à la technique “superleggera”  de la carrosserie tout aluminium mise en oeuvre par la Carrozziera Touring de Milan qui l’avait conçue. Outre sa finesse esthétique, la DB 4 gagnait aussi en légèreté avec seulement 1240 kg sur la balance pour une auto qui pouvait ainsi atteindre 225 km/h. Et réaliser le 0 à 100 km/h en 9,3 secondes. Ce qui était phénoménal à l’époque, alors qu’aujourd’hui les progrès techniques ont divisé ce temps par deux .

Aston Martin DB 4 du cognac château de Plassac
Avant ou arrière, l’Aston martin DB 4 garde toujours sa classe.

De quoi permettre à James Bond de semer ses ennemis à bord de son Aston équipée en plus de tous les gadgets de l’inventif Q, entre mitrailleuses sous les phares, projection de clous à l’arrière, bouclier antiballes,…Et de faire rayonner mondialement la marque : après la sortie de Goldfinger en 1963, la production des DB 5 doubla par rapport à la DB 4 ! Au fil des années, la puissance des Aston grimpa jusqu’à 315 ch en 1969 avec un moteur V8 5,3 l sur la DB S à la ligne plus classique dessinée cette fois en Angleterre. Ce qui ne fut pas un gage de succès pour l’entreprise de David Brown. En 1972, au bord de la faillite, Aston Martin était repris par un groupe d’hommes d’affaires anglais. Deux ans plus tard, ils jetaient déjà l’éponge. Et deux repreneurs en 13 ans vont encore se succéder, dont l’armateur grec Livanos, le rival d’Onassis, qui ne la remettra pas à flot pour autant ! En 1987 Ford entre  en scène en devenant majoritaire à 87% avant de racheter entièrement la firme en 1993, et de la relancer avec succès. De 1994 à 2004 la nouvelle DB 7 sera le modèle le plus vendu de toute l’histoire de la marque, représentant à elle seule 7092 exemplaires sur les 22 000 produits depuis 1913 ! Et l’escalade à la puissance de la “Ferrari anglaise” s’est poursuivie en 1999 avec l’irruption sous le capot du grondement d’un V12 de 420 ch. Mais en 2007, retournement du destin : Ford, à son tour en déroute, a du revendre Aston Martin et ses autres bijoux de famille, Volvo, Jaguar, Land Rover, pour se renflouer . Depuis lors, un consortium financier italo-koweitien est aux commandes. Et cette prestigieuse marque centenaire aura finalement réussi à continuer sur sa lancée avec la nouvelle DB 11. En dépit de tous ces vents contraires.

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

ASTON MARTIN DB 11

Aston Martin DB 11C’est la voiture de la renaissance pour la marque anglaise qui a presque doublé ses ventes en 2017 avec ce nouveau  modèle le plus puissant de toute l’histoire d’Aston Martin (608 chevaux , 0 à 100 km/h en  3,9 secondes). Et le plus en rupture avec les modèles précédents qui avaient une fâcheuse tendance à se ressembler. Cette fois, sa ligne profilée, tel un fauve ramassé sur l’arrière prêt à bondir, est beaucoup  plus audacieuse. Avec des astuces d’aérodynamisme qui la plaque au sol et lui donne une impeccable tenue de route. A l’intérieur, tradition oblige,  règne une luxueuse ambiance avec toujours ce même raffinement so british… lire la suite

SON COGNAC PREFERE

carafe cognac château de Plassac“Quand j’ai repris le château familial en 1997 avec un neveu, la production de cognac était vendue en vrac au négoce, explique Audoin de Dampierre. On a donc relancé la marque Plassac avec des vieux cognac de 15 à 30 ans pour mettre en valeur le côté unique de notre vignoble de 20 ha planté le long d’un mur en pierres de 4 km qui lui procure par réverbération un ensoleillement exceptionnel.” Il en ressort un cognac XO  élististe vendu à seulement 3000 exemplaires par an . Pas du genre à figurer dans les rayons d’hypermarchés. Ce Plassac laisse un grand souvenir par la finesse et la rondeur de ses arômes subtils après un long vieillissement en vieux fûts de chêne qui lui a valu une médaille d’or en 2015 au salon de l’agriculture. (XO 97 €/Napoleon 55 €). Les pineaux blancs et rouges (15,50 €) sont une bonne entrée en matière. Et le vin de pays charentais rouge (70% merlot-30% cabernet sauvignon) vaut le détour pour la fraicheur de son fruité intense. (6,90 €)

www.chateaudeplassac.com

 

Aston Martin DB 11, la Ferrari au chic anglais

Aston Martin DB 11

Le plus puissant modèle de l’histoire de la marque, encore plus élitiste que Ferrari, cultive raffinement aristocratique anglais et performances époustouflantes. Résultat : une explosion des ventes en 2017 ! 

Comme un grand cru, elle a une allonge magnifique, une robe d’un rubis profond, et une rondeur typique de la marque. Sans parler des envoutants arômes de cuir qui envahissent délicieusement les narines quand on l’ouvre ! Avec l’étrange sensation de se glisser, non pas à l’intérieur d’une voiture, mais d’un sac Hermès ! Tout, à l’intérieur de cette Aston Martin DB 11, est tendu d’un splendide cuir caramel clair au toucher soyeux. Jusqu’au ciel de toit qui ressemble davantage à de la dentelle avec tous les motifs perforés qui le décorent. Comme sur les sièges moelleux où il contribuent au système de ventilation, sur l’assise et dans le dos, facturé 1475 € !

Aston Martin DB 11
Une dentelle de cuir sur le ciel de toit…
Aston Martin DB 11
…et les sièges ventilés !

Bienvenue dans le luxe à l’anglaise et l’élite des voitures de sport grand tourisme. Car Aston Martin, avec seulement 5117 voitures en 2017 est encore plus exclusif que Ferrari et ses 8000 ventes annuelles. Mais l’année 2017 aura néanmoins marqué un tournant pour la marque : à elle seule, sa nouvelle DB 11 a permis d’augmenter les ventes de 80 % ! Tel est le résultat d’un rupture stylistique où depuis 10 ans le coup de crayon de Ian Callum s’était tellement usé qu’on finissait par ne plus discerner la différence entre les nouvelles et les anciennes Aston. Cette fois, à en juger par le nombre de têtes qui se retourne sur son passage, cette DB 11 affiche une ligne entièrement nouvelle avec sa carrosserie en aluminium au design plus audacieux de fauve ramassé sur l’arrière prêt à bondir :

Aston Martin DB 11

un profilage sublime par les deux arches latérales du toit de l’avant vers le coffre, un impressionnant déhanchement galbé au dessus de la roue arrière, le tout en gardant l’ADN Aston reconnaissable à sa calandre légendaire qui traverse le temps. Mais qui a été amplifiée ici sur la DB 11 pour lui donner davantage une image de puissance. Car sous le capot en forme de coquille striée par des ouïes d’aération ne demande qu’à se réveiller l’autre nouveauté : un V 12 5,2 litres biturbo de 608 ch. Le plus puissant de toute l’histoire de la marque. Mais pas le plus gourmand grâce à la désactivation de 6 cylindres en vitesse de croisière.

Aston Martin DB 11
Un cockpit de pilotage luxueux entièrement tendu de cuir.

Contact ! Une tonitruante symphonie en douze cylindres retentit, concert rare aujourd’hui dans l’automobile. Rageur, le fauve Aston bondit alors avec puissance et souplesse via sa boite automatique ZF à 8 rapports qui passe sans à-coups. Et le plaisir au volant est à la carte entre les modes de conduite GT, Sport et Sport plus qui jouent sur l’accélération, la rapidité du passage des vitesses, plus la dureté de la direction électrique et des suspensions pilotées. Cette combinaison par l’électronique de bord, mise au point avec Mercedes, contribue à un maintien de cap impeccable de la DB 11.

Aston Martin DB 11
Un tableau de bord digital bien lisible avec molettes de commandes sur les branches du volant.

Tout en gardant le confort d’une voiture de grand tourisme, et non de course. Avec une insonorisation ouaté qui permet néanmoins d’apprécier aussi bien les vocalises du V12 (ou son feulement discret selon la pression du pied sur l’accélérateur) que l’incroyable profondeur des graves à 1000 watts de la chaine Bang Olufsen. Sa tenue de route , la DB 11 la doit aussi à des astuces aérodynamiques, outre le nervurage très marqué du capot pour diriger les écoulements d’air . Le risque de soulèvement de l’avant en accélération est contrecarré par les branchies latérales qui libèrent l’air sous haute pression provenant de l’intérieur du passage de roue avant .

Aston Martin DB 11
Une proue aux galbes impressionnants avec sa fente d’évacuation d’air sur le coffre

Et l’auto est plaquée au sol à l’arrière par un spoiler virtuel alimenté par de discrètes prise d’air à la base de l’arche du toit. Le flux est alors canalisé dans la carrosserie avant de ressortir en jet par une ouïe horizontale sur la largeur de la malle arrière. Et si un appui supplémentaire est nécessaire, une fine lame sort du coffre, faisant ainsi aérofrein avant de se rétracter, quand il n’y en a plus besoin, pour préserver la pureté du profil de la DB 11 ! Car dans une Aston Martin l’efficacité ne doit jamais nuire à l’esthétique de cette anglaise qui reste unique au monde.

Aston Martin DB 11
Une sublime fluidité aérodynamique aussi esthétique qu’efficace.

Même si, en plus de son V 12, la toute dernière version plus économique de la DB 11 commercialisée en 2018 avec un V8 4L de 510 ch aura un accent germanique. Le résultat, depuis 2013, de l’entrée dans le capital d’Aston à hauteur de 5% par Mercedes. En retour, le constructeur de Stuggart lui fournit ce moteur emprunté à son coupé AMG GT S. Mais des oiseaux de mauvais augure y voient déjà le début de la perte d’indépendance de la marque. Les Allemands finiront -t- il par conquérir ce fief prestigieux du royaume britannique ? Churchill, au secours !

Aston Martin DB 11

Cylindrée : V 12 biturbo de 5,2 l

Puissance : 608 ch/54 cv

0 à 100 km/h : 3,9 sec

Vitesse maxi : 322 km/h

Consommation : entre 11 l/100 km et 17 l en ville

CO2 : 265 g/km

Malus : 10 500 €

Prix : 210 464 €

LES PLUS : ligne stylistique , sonorité du moteur, puissance, accélérations, tenue de route, confort, intérieur luxueux, et fixé à l’entré du coffre : le parapluie au logo Aston Martin sur le manche !

LES MOINS : places arrières symboliques, capacité et accès du coffre, pas de vide poche dans la planche de bord

L’Alpine A110, une passion de père en fille + la nouvelle

L'Alpine A110, une passion de père en fille

Dans ce vignoble bordelais des Graves, le vin vieillit aussi bien que cette mythique berlinette Alpine A 110 1300 S de 1968 qui a de nombreux rallyes à son actif. Une voiture fétiche chez les Quellien !

Château Lusseau

Bérengère Quellien

Ici le temps fait son oeuvre pour bonifier ce qui dort derrière les lourdes portes. Celle du chai, où après 12 mois d’élevage en barriques s’affinent le Château Lusseau rouge, et le blanc qui a obtenu le Trophée des grands crus de Graves en 2015, consécration d’une culture en bio depuis 2007. Et celle du garage, où entre deux échappées sur le bitume, la cote d’une splendide Berlinette Alpine A 110,  1300 S 1296 cm3 de 105 ch,  continue gentiment de grimper. Deux histoires de passion nées de père en fille.

L'Alpine A110, une passion de père en fille
Un poste de pilotage sportif et rudimentaire avec les 5 compteurs sous leur petite casquette.

En 1971, tout en menant sa vie de médecin rhumatologue à Talence, Jean-Thomas Quellien s’installait au Château Lusseau pour s’occuper aussi des 7 hectares du vignoble, depuis 1870 dans la famille de son épouse. Sans pour autant perdre son goût pour la vitesse : en 1985 il s’achetait cette berlinette de 1968. Plus exactement, il s’en rachetait une : “Car je m’étais payé en 1967 une Alpine 1100 que j’avais du revendre 3 ans plus tard après mon mariage pour faire bouillir la marmite !

Une face avant souvent menaçante dans les rétroviseurs de ses rivales en rallye.
Une face avant souvent menaçante dans les rétroviseurs de ses rivales en rallye.

Mais à la longue, on ne peut qu’avoir des regrets. D’autant qu’à l’époque, avec l’absence des limitations de vitesse, on pouvait beaucoup s’amuser avec ce petit bolide extraordinaire. Et ma nouvelle 1300 S, dont le premier acquéreur habitait Bastia, a du faire le rallye du Tour de Corse. Car, en plus du réservoir à l’avant, elle dispose d’une trappe à essence derrière la portière droite pour remplir le réservoir central supplémentaire de 100 litres qui était nécessaire pour courir les spéciales de 120 km.”

En plus du réservoir à l'avant, cette version rallye disposait d'un trappe à essence pour un réservoir supplémentaire à l'arrière.
Cette version rallye disposait d’une trappe pour un réservoir supplémentaire à l’arrière.

Très vite, sa fille Bérengère a aussi attrapé le virus : “La jolie ligne de cette voiture est unique, et j’adorais faire des rallyes avec mon père, mais en coéquipière, ce qui n’enlève en rien aux incroyables sensations d’accélérations que l’on ressent à bord.” Et à son tour, comme son père, l’appel de la vigne a fini par lui faire abandonner son poste de juriste depuis quatre ans à l’hôpital de Bayonne. En 2001, elle revenait s’occuper à temps plein du domaine après un an de formation au Centre de formation agricole de Blanquefort.

C'est la vue de l'Alpine qu'avaient le plus souvent les autres pilotes !
C’est la vue qu’offrait le plus souvent l’Alpine aux autres pilotes à la peine derrière !

“La vigne a été pour moi une révélation par l’éloignement où on prend conscience de ce qu’on a quitté, confie -t- elle. C’est un attachement affectif par rapport à un patrimoine.” Et la Berlinette en fait aussi partie. “Mon père a entièrement confiance, et de la même façon qu’il n’a pas hésité à me confier le vignoble, il m’a aussi prêté son Alpine. Car j’aime la conduite sportive. Et au volant de ce bolide de seulement 625 kg pour 105 ch din qui montait à l’époque à 215 km/h, c’est phénoménal ! Car avec sa tenue de route hallucinante, cette auto va très très vite en virage !”

L'Alpine, ou comment transformer une grille d'aération en oeuvre d'art...
L’Alpine, ou comment transformer une grille d’aération moteur et son écope en oeuvre d’art…

C’était précisément là où les fameuses berlinettes ont raflé les victoires en rallyes devant des Porsche 911, des Ford Escort Twin cam ou des Lancia Fulvia HF pourtant plus rapides en vitesse de pointe. Les voitures bleues, pas aussi véloces en ligne droite, les distançaient victorieusement dans les lacets, ceux du Tour de Corse en 1968, et du Monte Carlo remporté de haute lutte par le champion suédois de la glisse Ove Anderson en 1971. Une année faste où la petite marque Alpine gagnait aussi son premier titre de champion international des constructeurs.

Gavé par deux carburateurs à double corps, ce 1296 cm3 était signé Gordini.
Gavé par deux carburateurs à double corps, ce 1296 cm3 portait la signature de Gordini.

Superbe démonstration où la légèreté et l’agilité l’emportait sur la puissance des voitures d’usine. Un principe que reprendra plus tard un certain Colin Chapman sur ses Lotus. Et que mettait en pratique un “artisan” de génie dans son atelier à Dieppe, Jean Rédélé. Fils de concessionnaire Renault, il avait couru des rallyes sur des 4CV Renault gonflés, en particulier, le Critérium des Alpes qui resta son meilleur souvenir. Au point de donner ce nom d’Alpine en 1962 à sa première Berlinette A 110. Un poids plume constitué d’une carrosserie en fibre de verre-polyester montée sur un chassis poutre acier , avec moteur en porte à faux arrière qui la rendait très joueuse en virage.

Une élégante ligne profilée qui alimenta sa légende.
Une élégante ligne profilée vers l’arrière qui alimenta sa légende.

Fabriquée de 1962 à 1977 à 7176 exemplaires, avec un grand coup d’accélérateur à partir de 1965 grâce à la prise de participation de Renault qui distribua les berlinettes dans tout son réseau, l’Alpine connaitra des évolutions moteurs de 1100 cm3 à 1860 cm3 en utilisant les blocs des Renault R8 Gordini, puis R16, gavés par deux carburateurs double corps Weber. Avec une puissance qui montera jusqu’à 190 ch, voire 250 dans une version turbo. “Mais je préfère ma 1300 S qui est plus équilibrée, et se conduit comme une fleur (avec un 0 à 100 km/h en 8,2 secondes à l’époque) par rapport à la 1600 de 125 ch (7,9 sec 0 à 100) dont le plus gros moteur accentue le porte à faux arrière de 100 kg”, explique en pilote-technicien avisé Jean-Thomas Quellien.

Sous tous les angles, la berlinette jouait les starlettes avec ses lignes galbées grâce à sa carrosserie polyester.
Sous tous les angles, la berlinette jouait les starlettes avec ses lignes galbées.

En 1973, Renault rachetait l’entreprise de Jean Rédélé, et lançait une armada d’Alpines conduites par quatre jeunes mousquetaires devenus des as du volant dans l’histoire du sport automobile : Jean-Claude Andruet, Jean-Luc Thérier, Bernard Darniche et Jean-Pierre Nicolas. Bingo : ils allaient gagner 6 courses sur 13 au volant de berlinettes 1800 Group IV, et remporter le nouveau Championnat du monde des constructeurs. La légende était née.

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LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Le retour en trombe de l’Alpine A 110 : déjà élue plus belle voiture de l’année !

Alpine A 110, un retour en trombeVingt trois ans après sa disparition, la célèbre marque dieppoise renait enfin ! Plus grande, la nouvelle berlinette de 252 ch pèse 500 kg de plus, mais reste légère malgré tout par rapport à ses concurrentes comme la Porsche Cayman qui en fait 300 de plus. Et du coup, ses 127 chevaux supplémentaires par rapport à son ainée lui donne une vivacité et une agilité digne de celle des berlinettes victorieuses en rallye. D’autant que les stylistes ont tout fait pour que la ligne de la nouvelle A 110 rappelle la mythique voiture de sport française, ce qui lui a valu ce prix très convoité de plus belle voiture de l’année… lire la suite

OENOTOURISME

                                                                              Mon vin préféré

etiquette château lusseauA Ayguemorte-les-Graves, de l’autre côté de la cloture de ce vignoble, les vins ont le droit à l’appellation noble de Pessac-Léognan. Et pourtant le Graves de Château Lusseau   n’a rien à leur envier. Vieilli 12 à 14 mois en vieux fûts de chêne pour boiser très légèrement le vin, le rouge frais et fruité (qui représente 6,5 ha sur 7) élargit une jolie palette aromatique avec une pointe tannique de malbec en complément des 50% de merlot et des 35% de cabernet sauvignon. Et le blanc, quasi inexistant en 2017 en raison du gel qui a détruit 85 % de la récolte, reste la fierté de Bérengère Quellien. Depuis l’obtention de son Trophée des grands crus de Graves en 2015. Un vin bio à la rondeur surprenante qui se démarque des autres blancs par sa composition originale : une note de muscadelle apporte une belle harmonie dans le mariage entre sémillon et sauvignon.(De 9 € à 14,50 €)

www.chateaulusseau.com

                                                                           Profitez en pour visiter

*Château Carbonnieux pour son grand cru, et son étonnant musée   de voitures anciennes dont des teuf teuf rarissimes comme des Donnet Zedel torpedo, Doriot-Flandrin-Parant, ou Wacheux Phaeton

*Le château de la Brède. C’est dans cette austère forteresse gothique entourée de douves que se ressourçait Montesquieu après ses voyages pour écrire les « Lettres persanes » et « De l’esprit des lois ». Dans le vestibule sont toujours alignées ses malles de voyage, et dans sa chambre restée meublée très simplement, la cheminée garde la trace de ses souliers quand il écrivait sur ses genoux devant le feu.

Le musée de voitures à château Carbonnieux
Le musée de voitures à château Carbonnieux

*Le Bordeaux ancien

-ses vieilles portes Cailhau et de la Grosse Cloche

-la place de la Bourse emblème de l’essor de la ville au XVIII éme, autour de deux bâtiments à l’architecture en fer à cheval d’après les plans de l’architecte Gabriel   qui créa aussi la place de la Concorde à Paris

-le musée du vin et du négoce à Bordeaux installé dans de belles caves voutées du quartier des Chartrons, du nom d’un ancien couvent de chartreux transformé au 15 ème siècle en entrepôt de vins

*L’Hotel de Lalande, 1779, un des plus beaux exemples de bâtiments anciens construits par la noblesse parlementaire bordelaise. Par son superbe escalier d’honneur en fer forgé, on accède aux pièces du musée des Arts décoratifs

la place de la bourse à bordeaux
La Place de la Bourse ( Thomas Sanson)

-la tour Pey-Berland et sa vue panoramique sur la ville et ses clochers

-le Palais Rohan, ancien palais épiscopal du XVIIIème devenu l’Hôtel de ville, avec, dans les jardins,  le musée des Beaux-Arts sur l’art en Europe du 15 ème  au 20ème siècle

-la place du Parlement et ses façades Louis XV autour d’une cour pavée

-l’Hôtel particulier Frugès chef-d’oeuvre de l’art nouveau

-l’Abbatiale Ste Croix et sa façade de style roman saintongeais

-la perspective XVIII ème du quai des Chartrons où les négociants en vin s’édifièrent de somptueuses demeures, et les anciens hangars portuaires devenus des commerces et des restaurants

Le nouveau musée de la Cité du Vin à Bordeaux
Le nouveau musée de la Cité du Vin (Anaka )

-l’esplanade des Quinconces face à la Garonne

-l’ancienne base sous marine allemande devenue centre d’expositions

*La Cité du vin, le nouveau musée de verre qui vient de s’ouvrir 135-150 quai de Bacalan à Bordeaux. Un voyage étonnant  sur l’Histoire de nos ceps de vigne à travers le monde et l’élaboration de nos nectars avec dégustations sensorielles sous forme de devinettes

*Chateau de Portets, arrivez dans ce château-jardin par bateau depuis Bordeaux 2 fois par semaine

05 56 67 12 30 www.chateaudeportets.fr

*Cave Léognan Magnum, un endroit à Léognan où l’on peut déguster presque tous les vins de Pessac-Léognan sans faire la tournée des châteaux qui sont parfois fermés

05 56 64 74 08www.leognanmagnum.com

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POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

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MEMBRE DES RELAIS &CHÂTEAUX

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire La Grande Maison Bordeaux 2016 par Artiste-Associé Photographes

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire, les ambassadeurs de l’excellence.
Bernard Magrez, vous offre l’exclusivité d’une émotion pure à « La Grande Maison », restaurant gastronomique deux étoiles au guide Michelin et hôtel cinq étoiles.
Pour faire battre le cœur d’une maison bordelaise traditionnelle, la passion est impérieuse. Il faut savoir écouter l’aspiration des voyageurs, déceler la part de folie qui bouleverse un concept hôtelier, comprendre ce que chaque hôte vient y chercher pour savoir le lui offrir.
L’ambassadeur Mondial du goût, Pierre Gagnaire et le compositeur de vins rares, Bernard Magrez, unis pour le meilleur de la table française, vous invitent à vivre une expérience exceptionnelle dans cette magnifique demeure où le savoir-faire français et le raffinement sont les maîtres mots.
Bernard Magrez, propriétaire de quatre Grands Crus Classés dans le Bordelais, Château Pape Clément (Graves), Château La Tour Carnet (Haut Médoc), Château Fombrauge (Saint-Emilion) et Clos Haut Peyraguey (Sauternes), poursuit son intarissable désir d’excellence à travers les vins, les arts, la gastronomie et l’hôtellerie de prestige.

La Grande Maison de Bernard Magrez
10 rue Labottière, 33000 Bordeaux
T.+33(0)5 35 38 16 16
info@lgmbordeaux.com

 

Alpine A 110, un retour en trombe

Alpine A 110, un retour en trombe

A peine lancée, elle décroche déjà le prix de plus belle voiture de l’année ! La France retrouve sa bombinette sportive qui tailla même des croupières aux Porsche dans les années 60. Lègère, vive et agile.

Jolie, aguichante, elle n’arrête pas de vous faire des clins d’oeil ! Et quelque soit la façon dont vous la regardez. Mêmes flancs creusés, même regard bleuté, même faciès en pointe, même disposition des 4 phares à l’extrémité du capot avec sa nervure centrale, même ligne profilée qui descend vers cette lunette arrière galbée si caractéristique,…tout est fait, par ces clins d’oeil au passé, pour rappeler la fameuse berlinette A 110. Celle des années glorieuses de la marque Alpine arrêtée en 1995 après le déclin des modèles suivants A 310 et surtout A 610.

Comme son avant, la poupe avec sa lucarne arrière si caractéristique ressemble à l'ancienne.
La poupe avec sa lucarne arrière si caractéristique cultive un air de ressemblance avec son ainée.

 

Vingt trois ans d’absence. Mais quel retour en fanfare pour cette nouvelle Alpine A 110 : les 1955 exemplaires de la première série (autre clin d’oeil à l’année de la création d’Alpine) ont été commandés en 5 jours ! “On est parti d’une feuille blanche en 2012, raconte Bernard Ollivier qui a piloté le projet. Et pour la dessiner, nos designers ont imaginé comment aurait évolué aujourd’hui l’Alpine A 110 si elle avait continué d’exister.” A la manière d’une Porsche 911 qui en 50 ans d’existence a tout changé sans que rien ne change.

Alpine A 110, un retour en trombe
33 cm de plus en longueur et 28 cm en largeur pour la nouvelle.(Photo Sean Klingelhoefer)

Et comme la célèbre allemande à qui elle a mené la vie dure en rallye, la belle française a un peu augmenté ses mensurations tout en gardant ses mêmes élégantes proportions : 4,18 m de long et 1,80 m de large au lieu de 3,85 m x 1,52 m. Mais sans prendre trop d’embonpoint. Car le deuxième exploit de cette nouvelle berlinette Alpine A 110 réside dans sa légèreté : 1080 kg seulement grâce à son chassis et sa carrosserie en aluminium. Soit près de 300 kg de moins que sa rivale directe, la Porsche 718 Cayman 4 cylindres 2 litres turbo. Résultat : comme au bon vieux temps des rallyes des années 60-70, la petite Alpine tape plus vite le 0 à100 km/h en 4,5 secondes avec les 252 chevaux de son 1800 cm3 turbo que les 300 ch de la Porsche !

Alpine A 110, un retour en trombe
Les 4 phares et le capot à trois nervures sont un clin d’oeil très clair à l’ancienne.

 

Sa légèreté lui permet aussi de ne dégager que 138 g de co2 contre 168 pour la Porsche, et de bénéficier ainsi d’un malus de 860 € contre 5810 € pour la Cayman. Au final, à équipements équivalents à rajouter en options, la Porsche coûte 20 000 euros de plus. Rapide et joueuse la nouvelle Alpine A 110 se montre beaucoup plus sûre que son ainée par son moteur arrière central (et non plus en porte à faux arrière), et une suspension à double triangulation avec butées hydrauliques à l’avant et à l’arrière qui maintient bien les pneus à plat sur le sol, tout en donnant un confort satisfaisant par un débattement plus élevé pour ce type de voiture très basse.

Alpine A 110, un retour en trombe
Avec ses lignes galbées travaillées en soufflerie elle a une excellente aérodynamique (cx de 0,32).

Légère, agile, très réactive, cette Alpine au chassis bien équilibré vire instantanément à plat sans roulis avec sa direction très précise, et très directe, qui remonte bien dans le volant les informations sur l’état de la route. Si elle reste collée au bitume, elle le doit aussi à son fond plat avec diffuseur d’air à l’arrière qui l’aspire au sol. Et lui permet d’enrouler aisément les virages à des allures défiant l’entendement. Le tout dans une ambiance “musicale” où le son rauque du moteur rythmé par quelques pétarades en rétrogradage, avec la boite Getrag-double embrayage à 7 rapports aux palettes, est un régal supplémentaire dans cette auto-plaisir.

Alpine A 110, un retour en trombe
Un cockpit sportif avec console centrale « aérienne » façon Ferrari, tablette, sièges baquets en cuir.

 

Une voiture pour tout le monde, aussi bien en pilotage qu’en conduite de tous les jours, qui se montre moins radicale qu’une Alfa Romeo 4C. Même en promenade tranquille en 7 ème, d’un coup d’accélérateur, la reprise arrive très vite avec le couple maxi de 320NM qui se réveille dès 2000 tours. Les clins d’oeil omniprésents à l’extérieur de ce remake de berlinette se retrouvent aussi à l’intérieur du cockpit à la fois chic et sportif dans ses finitions : revêtements matelassés sur les portières et les sièges baquets aérés au maintien latéral parfait, tableau de bord avec les 2 gros compteurs et les trois petits en triangle entre les deux, rappel de la couleur de carrosserie sur les portières avec petit drapeau tricolore.

Alpine A 110, un retour en trombe
Un profil taillé pour la course avec une version de 270 chevaux prête pour un futur championnat.

Sans oublier une coquetterie qui n’est pas sans rappeler un élément apparu dans les Ferrari, rien que ça : une console centrale “aérienne” arqué carbone-cuir avec les trois boutons DNR (drive, neutre, marche arrière) et le plus proéminent en rouge, le “start engine” qui déclenche un rugissement de fauve prêt à avaler l’asphalte ! Et visiblement l’Alpine ne manque pas d’appétit à en juger par son menu pour 2018 avec le lancement d’un championnat avec 25 A 110 cup gonflées à 270 ch, une A 110 de base à 50 000 €, et une offensive commerciale tous azimuths : 20 points de vente en France, 57 en Europe, et ouverture de concessions au troisième trimestre au Japon et en Australie. Deux pays où la fameuse berlinette jouit d’un important fan club très impatient de faire revivre la légende !

A110_Details (20)(1)

Cylindrée : 4 cyl 1800 cm3 turbo central arrière

Puissance : 252 ch

0 à 100 km/h : 4,5 sec

1000 m départ arrêté : 23,2 sec

Vitesse maxi : 250 km/h

Couple maxi : 320 Nm entre 2000 et 6500 tr/mn

Capacité des coffres : 100 l à l’avant, 96 l à l’arrière (Cayman : 150/275)

Capacité du reservoir : 45 l

Consommation réelle : entre 7l et 10,3 l/100 km

CO2 : 138 g/km

Malus : 860 €

Prix : 58 500 €

LES PLUS : ligne superbe, plaisir de conduite, tenue de route, puissance, vivacité, agilité, bon étagement de la boite à double embrayage sans à-coups, belle musicalité du moteur très supportable sur longs trajets , confort des sièges baquets et de la suspension, finitions,

LES MOINS : pas de vide poche sur la planche de bord ni dans les portières où un filet élastique néo-rétro ferait l’affaire, plastique dur grainé devant le parebrise trop éblouissant au soleil, visibilité arrière limitée en manoeuvre et améliorable avec une image caméra sur l’écran tactile

 

Une BMW encore nickel-chrome pour ses 80 ans

80 ans et flambant neuve cette BMW 327-328

Domaine des Peyre, à Robion

Patricia Alexandre et Georges Antoun

Dans le Luberon, c’est la préférée des propriétaires de ce vignoble, aussi amateurs de voitures anciennes. Car en plus de son esthétique éblouissante, cette BMW 327-328 de 1938 était en avance sur son temps.

“Le vin c’est comme les voitures anciennes. Entre les caprices de la nature ou ceux de la mécanique, on ne maitrise pas tout. Et c’est une école de modestie qui vous forme à la patience !” Quand George Antoun vous livre avec toute sa gouaille cette reflexion pleine de sagesse, elle vous surprend. Tellement elle émane d’une pile électrique qui vit à 200 km/h entre Paris, Bruxelles et Marseille, sa ville natale où il a ouvert à 25 ans en 1968 le premier établissement de sa chaine New Hotel.P1030359 ++

Mais ce cyclone truculent a trouvé la parade pour faire baisser la pression : “Retrouver mon vignoble du Domaine des Peyre dirigé par ma femme Patricia dans le Luberon m’apaise. Y reprendre le volant de mes autos de collection me procure en plus un vrai plaisir.”Et du plaisir, il n’en manque pas dans son garage où sont alignées une vingtaine de voitures vintage qui témoignent de sa passion. “Ce virus de la voiture de collection, je l’ai attrapé lors d’un voyage à Los Angeles où le nombre de garages qui en vendaient m’a sidéré. Toutes ces belles carosseries, ces odeurs de mécanique et de vieux cuirs m’ont rappelé mon enfance. J’étais comme un gamin et ça été le déclic.P1030384(1)

Ma première a été en 2009 une Porsche 356 cabriolet ayant appartenu, tenez vous bien, à John Kennedy qui l’avait achetée sous un prête nom. Mais celle-là, on me l’a volée…”Heureusement d’autres lots de consolation l’ont remplacée : Dino, Testa Rossa, AC Bristol, Jaguar XK 120, Alfa Romeo 2600 spider, Mercedes 190 SL, …et une pièce rare, reconnaissable à sa fameuse calandre en “double haricot” symbole de la marque : un superbe, et rarissime, cabriolet BMW 327/328 de 1938 à la ligne séduisante avec ses ailes et son capot aux galbes très aérodynamiques dérivés de l’expertise de BMW dans l’aéronautique (d’où son logo représentant la rotation d’une hélice d’avion).P1030346 - copie(1)

“C’est lors d’une vente aux enchères que j’ai craqué pour son esthétisme, et sa finition incroyable avec des détails qui font la différence comme ses poignées de porte qui basculent dans la portière, le parebrise à pans coupés qui s’entrouvre en deux parties en tournant une molette, les trois compteurs sport au graphisme raffiné, le splendide volant à trois branches et les boutons en bakélite couleur ivoire, les joints en cuir de fermeture du capot,….”Et par dessus le marché, cette Béhème des années Trente étaient comme neuve tellement sa restauration en Allemagne frisait la perfection, jusque dans le compartiment moteur rutilant de chromes. Au point que son dernier propriétaire, le fameux

Entre les branches du volant et le graphisme des cadrans, tout est dans la finesse.
Entre les branches du volant et le graphisme des cadrans, tout est dans la finesse.

carrossier français André Lecocq, dont l’atelier de Saint-Ouen en région parisienne était mondialement connu pour la qualité de ses restaurations, n’avait pas jugé nécessaire d’en faire davantage dessus. C’est dire. Et en actionnant le démarreur, un autre plaisir vous submerge : “Celui d’une voiture incroyablement moderne pour l’époque tellement sa conduite est aisée et confortable dans la circulation d’aujourd’hui”, savoure George Antoun. Le long levier de vitesse au pommeau blanc, comme la couleur du tableau de bord en tôle, se manie effectivement en douceur avec une précision d’horloger.

Même sous le capot le compartiment moteur sent le neuf.
Même sous le capot, la voiture semble sortie d’usine avec son compartiment moteur nickel.

Et la suspension est étonnamment moelleuse.”C’est ma préférée !” ne cache pas son épouse. Et le ronronnement du 6 cylindres en ligne deux litres de 80 ch alimenté par trois carburateurs, à la fois souple et nerveux, vous transportait allègrement, déjà à l’époque, à 140 km/h. C’est que ce cabriolet bourgeois 4 places cache sous son capot un coeur de sportif : le moteur du roadster 2 places ultra léger de 830 kg, le fameux BMW 328 qui montait jusqu’à 150 km/h. Une vitesse que même les grosses Mercedes 500 k de 5 litres n’arrivaient pas à atteindre !

Un festival de galbes à damner le conducteur qui suit cette beauté !
Un festival de galbes à damner l’automobiliste qui suit cette beauté !

Ce petit bolide remporta de nombreuses courses prestigieuses comme le Nürburgring en 1936, ou en 1940 les Mille Miglia de 1618 km sur route ouverte entre Brescia et Rome devant les armadas impuissantes d’Alfa Romeo et de Mercedes. Son six cylindres à culasse hémisphérique et soupapes en tête était tellement en avance sur son temps que le constructeur anglais Bristol l’a utilisé, au titre des dommages de guerre, sur sa fameuse AC à carrosserie aluminium. Et ses développements en compétition attireront l’attention d’un certain pilote texan nommé Carol Shelby qui métamorphosera ensuite l’AC Bristol, avec des gros V8 7 l de 415 ch, en une bête de course venimeuse : la mythique AC Cobra !

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LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Le nouveau BMW X3 20 D

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Après 2 modèles en 14 ans vendus à 1,5 million d’exemplaires, le best seller des SUV avait fort à faire avec ses concurrents Volvo, Audi, Mercedes ou les nouveaux arrivants comme Jaguar, Alfa Romeo et Maserati. Mais avec une carrosserie « body buildée », le champion munichois revient  plus puissant et luxueux que jamais, et avec toute les aides électroniques à la conduite qui en font aussi bien un excellent 4X4 sur terrains difficiles qu’une routière sûre et confortable…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                            Mon vin préféré

 

Etiquette du domaine des Peyre-La Gazette 2014 : Ce côtes du Ventoux rouge, gourmand, au nez légèrement poivré par la syrah, dégage des saveurs de fruits rouges, de cerise et de réglisse sur des tanins fondus donnant une allonge soyeuse, après une partie en élevage de 4 à 6 mois en barriques neuves (12,50 €)

-L’Apostrophe 2015 : Un blanc onctueux 100% viognier d’une surprenante rondeur fruitée aux notes de miel et de fruits secs (13 €)

www.domainedespeyre.com

 

                                                                 Profitez en pour visiter…

*L’isle-sur-la-Sorgue : Ce bourg riant, capitale des brocanteurs, est entouré comme une île par les bras de la Sorgue qui fait tourner des roues à aubes autrefois utilisées pour les usines de soie et les moulins à huile. L’église du XVIIème très richement décorée donne un petit air italien à la place principale sur laquelle débouchent toutes les ruelles.

*Gordes, et son site extraordinaire avec le château Renaissance qui domine le village en haut de ce piton rocheux d’où l’on a une vue splendide sur la Montagne du Luberon. Devenu célèbre aussi pour son musée Vasarely.

Gordes en haut de son éperon rocheux dominé par le château.

Gordes en haut de son éperon rocheux dominé par le château.

*Ménerbes, accrochée sur un promontoire du versant nord de la Montagne du Luberon, ce fut la dernière place forte des calvinistes de la région qui tomba pendant les guerres de religion après un siège de 15 mois. Mais la citadelle est toujours là, avec sa vue imprenable sur Gordes, les falaises de Roussillon et le mont Ventoux.

*Oppède le vieux Cette ville fantôme pittoresque revit dans ses ruines restaurées le long d’une rue pavée qui tournicote au milieu de la verdure jusqu’à la terrasse de l’église du XI ème et les vestiges du château.

*Cucuron, allez sirotez un pastis sous les platanes centenaires qui bordent le grand bassin de la plus charmante place du Luberon toujours baignée d’une douce fraicheur.

A Cucuron sous la fraicheur des platanes autour du grand bassin.
A Cucuron sous la fraicheur des platanes autour du grand bassin.

*L’abbaye romane de Sénanque fondée en 1148 au milieu des champs de lavande. Une des trois cisterciennes de Provence avec celle du Thoronet et de Silvacane, et qui, rarissime, possède encore toutes ses pièces monastiques d’origine. Outre les moines, elle abrite un centre culturel où se déroule un festival de musique renommé.

* Bonnieux Charmant village perché avec son dédale de vieilles maisons dont la vue est splendide depuis le promontoire en face, sur la terrasse de l’hôtel-restaurant du domaine de Capelongue.

* Saignon, village spectaculaire sur sa crête quand il est vu du dessus depuis la route panoramique D 232 rejoignant Bonnieux.

Dans le choeur de l'abbaye de Silvacane, une des trois merveilles de l'art roman en Provence.
Dans le choeur de l’abbaye de Silvacane, une des trois merveilles de l’art roman en Provence.

*Ansouis et la façade Louis XIII de son château, les armures de sa salle des gardes, ses cuisines provencales aux cuivres étincelants et ses jardins suspendus.

*Lacoste, son petit beffroi du XVII ème et sa ruelle moyennageuse qui grimpe jusqu’au massif château du marquis de Sade restauré par Pierre Cardin.

*Les Baux-de-Provence Sur un éperon dénudé de 900 m de long sur 200 de large avec vue panoramique sur Arles et la Camargue se dresse l’impressionnante silhouette des ruines du château fort et de “la ville morte”. A voir, la rue du Trencat creusée dans la roche, la place ombragée St Vincent et l’église du même nom avec son campanile appelé la “lanterne des morts”, l’ancien Hôtel de ville et ses salles voutée en ogives, l’Hôtel des Porcelets du XVI ème et son musée d’art contemporain. A ne pas manquer : le son et lumière dans les immenses carrières souterraines au décor colossal à l’égyptienne.

Le grand étang de la Bonde (Photo Luberon-Côté sud)
Le grand étang de la Bonde (Photo Luberon-Côté sud)

*Les mines d’ocre de Bruoux près de Gargas, un spectacle sous terre extraordinaire avec 40 km de galeries exploitées jusque dans les années 50 puis transformées en champignonnières.

*Lourmarin, ses ruelles, son château et le souvenir d’Albert Camus qui vécut ici.

*L’étang de la Bonde, à l’est de Cucuron, immense retenue d’eau construite au XVII ème pour alimenter les douves du gigantesque château renaissance de la Tour-d’Aigues dont il reste des ruines impressionnantes .

*Le Colorado de Rustrel et ses cheminées de fées, formé par une succession de carrières d’ocre en canyons.

Vue aérienne d'Avignon avec le pont, le ....... et le palais des Pâpes (Photo JP Campomar)
Vue aérienne d’Avignon avec le pont Benezet et le palais des Papes (Photo JP Campomar)

*Avignon, entourée de ses remparts, et surplombée par le Rocher des Doms et sa cathédrale du XII ème à côté du gigantesque Palais des Papes fortifié du XIV ème, témoin de l’exil provencal de la cour pontificale romaine durant un siècle, le petit palais épiscopal du XV ème, la place de l’Horloge et son beffroi , seul vestige de l’époque gothique, l’extraordinaire musée Calvet et ses toiles de Corot , Manet, Toulouse-Lautrec, Mignard, Daumier, David, Géricault,… dans un hotel particulier du XVIII ème, la très pittoresque rue des Teinturiers pavée de galets le long de la Sorgue avec ses grandes roues à aubes qui faisaient fonctionner les usines textiles jusqu’ à la fin du XIX ème, le couvent des Celestins et son cloître, les belles façades à l’entrée de la rue du Roi René, le pont Benezet et sa chapelle, édifié en 8 ans, qui menait à Villeneuve-lès-Avignon, l’ancienne ville des cardinaux, au pied de la tour Philippe le Bel et des tours rondes du fort St André d’où la vue sur Avignon au soleil couchant est fabuleuse.

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   POUR  UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

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PARTENAIRE DES RELAIS & CHATEAUX

vinsVintage-2A Bonnieux, au coeur du triangle d’or du Luberon, cette bastide provençale élégante et raffinée vous invite à découvrir la cuisine aromatique et gourmande du Chef Edouard Loubet. Sérénité et art de vivre sont les maîtres mots de cette prestigieuse maison où l’on vient goûter des moments simples et magiques : apprécier le confort des chambres raffinées, prendre un petit déjeuner au bord de la fontaine, siroter une tisane glacée près de la piscine entourée de lavande, partir pour une cueillette matinale et suivre un cours de cuisine avec le Chef, ou tout simplement profiter du coucher du soleil face au panorama exceptionnel sur le village de Bonnieux.

A partir de 140 € (selon la saison)

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BMW X3 comme génération 3

Le best seller des SUV se refait une jeunesse après 2 modèles en 14 années d’existence. Face aux nouveautés de ses concurrents qui lui ont pris du terrain, il était temps de réagir pour BMW.

Mais où est donc passé le moteur ? Et pourtant sur route, ce nouveau X3 avance fort. Mais tout juste si l’on entend un léger ronronnement. D’autant plus discret que ce feulement ressemble advantage à celui d’un 6 cylindres essence alors que ce X3 est en fait propulsé par un 4 cylindres diesel de 2 litres dépourvu des vibrations habituelles inhérentes à ce genre de motorisation. Avec 6 chevaux de plus et davantage de couple que l’ancien (400 Nm au lieu de 270), mais des consommations en baisse. Pour cette troisième version en 14 ans du best seller des SUV vendu à 1,5 million d’exemplaires, les ingénieurs de BMW se sont vraiment surpassés en matière d’insonorisation. P90263721_highRes_the-new-bmw-x3-xdrivEt ce X3 est doté en plus de vitrages accoustiques spéciaux qui suppriment les bruits d’écoulement d’air sur la carrosserie par ailleurs plus galbée avec ses chanfreins le rendant plus sculptural et aérodynamique que le précédent. Tout cela concourt à renforcer cette ambiance de confort cossu dans le silence ouaté de l’habitacle : sièges en cuir moelleux à aération active (froid ou chaud) par des petits trous et à l’excellent maintien latéral, toucher soyeux de l’épais volant en cuir, splendide finition avec insert en métal brossé et matériaux luxueux du “meuble” faisant office de planche de bord , touches de lève vitres en métal galvanisé, éclairage d’ambiance en fibre de verre dans les portières, tout est en hausse en qualité perçue dans ce X3.

Avec son système 4 roues motrices XDrive, le X3 n'a peur de rien.
Avec son système 4 roues motrices XDrive et sa garde au sol de 20,4 cm, le X3 n’a peur de rien.

Et à la conduite de cette BMW à transmission permanente aux 4 roues, la précision de la nouvelle direction électrique à démultiplication variable jointe à la suspension adaptative à la fois ferme en cap, et souple sur les bosses, renforcent cette sensation de cocon cosy. Un allègement de 55 kg par l’utilisation de pièces moteur et suspension en aluminium, et un empattement entre roues avant et arrière allongé de 5 cm contribuent à donner aussi davantage de vivacité à la voiture bien équilibrée à 50-50, et aussi plus d’espace à l’arrière arrière, mis à part l’éternel sacrifié qu’est le passage du milieu. Le coffre aux généreux 550 l est modulable par repli des dossiers 2/3 ou 1/3 jusqu’à 1600 litres.

Son coffre est modulable de 550 à 1600 litres selon le repli des dossiers.
Son coffre très accessible est modulable de 550 à 1600 litres selon le repli des dossiers.

Côté high tech, le X3 n’est pas en reste avec toute la batterie imaginable aujourd’hui des aides électronique, s à la conduite, anti franchissement de ligne (même en virage) ou anti collision, préludes à la conduite complètement autonome. Et sur son large écran digital sont transférables toutes les applications de son smartphone pour garder une continuité informatique même au volant, et avec commande du téléphone ou de la radio par des gestes de la main.

Une version 360 chevaux aussi rapide qu’une Maserati

Si l’affichage tête haute en couleur sur le parebrise est très complet avec les panneaux de limitation, la vitesse réelle et les données GPS, en revanche les deux cadrans classiques du tableau de bord sont en fait une dalle digitale lumineuse qui donne à tort l’impression que les les phares sont allumés lorsque la nuit arrive. P90263730_highRes_the-new-bmw-x3-xdrivLa clé intelligente “Display key” des Séries 7 et 5 se retrouve ici pour indiquer à distance le niveau de carburant, un défaut de fermeture des fenêtres, démarrer le moteur et le chauffage…Bref, le premier de la classe des SUV entend bien garder sa place malgré l’arrivée des nouvelles versions de ses rivaux Volvo XC60, Audi Q5 ou Mercedes GLC. Et ce X3 reprend ses distances avec ses nouveaux moteurs 3 litres de 265 chevaux en diesel ou de 360 chevaux en essence avec un 0 à 100 km/h en 4,8 secondes qui déménage. Aussi vite qu’un coupé Maserati Granturismo V8 4,7 de 460 ch !

Cylindrée : 2 litres diesel twinturbo power

Puissance : 190 ch/ 10 cv

0 à 100 km/h : 8 sec

Vitesse max : 213 km/h

Consommation moyenne : 5,4 l à 7,6 l/100 km

CO2 : 132 g/km

Malus : 113 € (410 € en 2018)

Prix : de 51 900 € à 61 050 €

LES PLUS : confort, tenue de route, silence, luxe, finitions, affichage tête haute couleur avec rappel GPS, volume et accès du coffre modulable, portée des phares

LES MOINS : pas de roue de secours, prix des options, assistance anti franchissement de lignes trop intrusive sur la prise en main du volant, affichage alerte anti accrochage trop confus

 

Le cador de Saint Emilion aime les vieilles Citroën

Gerard Perse et sa fille Angélique dans leur Citroën C6 de 1930

Gérard Perse et sa fille Angélique / Château Pavie

Son vignoble acheté en triste état en 1998 est aujourd’hui un des plus grand cru du bordelais. Et cet amoureux de la marque aux chevrons en a aussi un splendide dans son garage, millésimé 1930 !

André Citroën en avait fait son modèle de prestige lorsque la C6 sortit en 1928. Sa marque automobile, créée en 1919 après la reconversion de son usine d’obus du quai de Javel à Paris, était devenue la première devant Renault et Peugeot pourtant plus anciens. A grand renfort de publicité, allant même jusqu’à s’offrir la Tour Eiffel sur laquelle son nom scintillait pendant la nuit, il avait déjà vendu près de 300 000 voitures. Mais avec la C6, ce constructeur un brin mégalo voulait frapper un grand coup en lançant son premier modèle de luxe propulsé par un moteur 6 cylindres comme les belles américaines de l’époque.

Rétroviseur biseauté, "climatisation" avec le parebrise basculant, tout était top à bord.
Rétroviseur biseauté, « climatisation » avec le parebrise basculant, tout était top à bord.

Quatre vingt dix ans plus tard, dans le Bordelais, Gérard Perse, propriétaire de Château Pavie, a fait , lui, de la C6 son ambassadeur du prestige français qu’incarne aussi son domaine. Acheté en triste état en 1998, Pavie a décroché en 2012 le titre très envié de Premier Grand cru de Saint-Emilion classé “A”, un privilège partagé par l’élite restreinte des Cheval Blanc, Ausone et Angélus. “Je voulais donc une voiture emblématique de la France dont se souviendraient tous nos visiteurs chinois ou américains qu’on doit impressionner.

Observez bien le compteur kilométrique à zéro : les chiffres tournent ensuite dans une petite lucarne, comme sur les GS ou les CX 50 ans plus tard.
Un compteur de vitesse tournant dans une lucarne (ici à zéro), comme sur les  CX 50 ans plus tard.

C’est aussi pour cela qu’on a construit des salles de réception et de dégustations au style monumental. Il faut qu’ils se croient comme dans un décor de film à Hollywood ! Et tous raffolent d’être ainsi transportés pour sillonner notre vignoble. Preuve qu’André Citroën continue aujourd’hui de frapper les esprits !” Mais à quoi tient cet attrait particulier pour la marque aux chevrons chez Gérard Perse qui a été dans une vie antérieure, jockey de 14 à 17 ans, avant de raccrocher suite à une méchante chute de

Gerard Perse et sa fille Angélique dans leur Citroën C6 de 1930
Sur la calandre chromée, le bouchon de radiateur à l’emblème Citroën n’était pas qu’esthétique…

cheval, peintre-décorateur dans l’entreprise paternelle, vendeur de fruits et légumes, propriétaire à 33 ans d’un supermarché Champion en région parisienne puis de trois autres et d’un hyper au bout de huit ans ? Devenu aussi, par goût des bonnes bouteilles, acheteur pour toutes les foires aux vins en France de ce groupe de grande distribution, c’est par ce biais que Gérard Perse s’est pris au jeu en rencontrant les vignerons du bordelais.

Depuis le volant, le conducteur pouvait lire au bout du capot les indications de température d'eau sur le bouchon-thermomètre du radiateur !
Le conducteur lisait sa température d’eau au bout du capot  sur le bouchon du radiateur !

Au point de racheter un jour, sur un coup de foudre en le visitant, Château Monbousquet à Saint-Emilion en 1993. Et de l’apprendre le soir même à sa femme Chantal. “Ca m’a valu une belle scène de ménage !” plaisante –t- il aujourd’hui. Peu à peu, l’homme pressé des linéaires qui parle avec un débit mitraillette a pris goût à ce nouveau métier où la lenteur est une vertu pour faire les meilleurs vins. Et en 1998, fortune faite en revendant tous ces magasins, il rachetait donc Château Pavie et ses 37 ha délaissés malgré un terroir exceptionnel d’une seul tenant sur un coteau et un plateau argilo-calcaire exposés plein sud.

Quand les lames de parechocs finissaient par ressembler à des sculptures...
Quand sur les voitures de l’époque, les lames de parechocs finissaient par devenir sculpturales…

Le grand tournant de sa vie où il a quitté la grisaille parisienne pour s’installer définitivement au coeur des vignes. Et se lancer dans un chantier de réhabilitation pharaonique où il a fini par devenir une star du vignoble. Tout en continuant de pédaler 5000 km par an sur son vélo de course. Et sans oublier ses origines modestes dans une famille de 9 enfants élevés dans un HLM de la région parisienne à Maisons-Laffitte. Ni ses souvenirs et ses premières “émotions” automobiles : “J’ai toujours été émerveillé par les Citroën de mon père, 2CV, Ami 6, DS, CX qui ont bercé ma jeunesse, confie –t- il.

La C6 s'ouvrait avec des portières en vis à vis.
La C6 Familiale, six places avec ses strapontins amovibles, s’ouvrait avec des portières en vis à vis.

Mais cette C6 de 1930 que j’ai déniché en 2014 dans le Jura à Dôle représente pour moi l’incarnation du luxe à la française des années trente où les automobiles étaient comme des oeuvres d’art. L’esthétique et le confort prévalait alors sur les considérations aérodynamiques d’aujourd’hui où toutes voitures finissent par se ressembler. Regardez sa ligne majestueuse avec son long capot, ses hautes portières vitrées comme dans un carrosse. Rien à voir avec les autos plus basses qui ont suivi dans les années cinquante. La C6, avec son luxe intérieur et le silence de son 6 cylindres 2442 cm3 de 45 ch, était réservée à l’élite. N’oublions pas que c’était à l’époque l’équivalent de nos grosses Mercedes ou BMW d’aujourd’hui !”

Un véritable intérieur de carrosse avec sa banquette où l'on s'enfonçait comme dans un divan moelleux.
Un intérieur de carrosse avec sa banquette où l’on s’enfonçait comme dans un divan moelleux.
Les portières sont de vrais oeuvres d'art avec leurs boiseries et leur garniture en velours festonné.
Les portières sont de vrais oeuvres d’art avec leurs boiseries  et leur garniture en velours galonné.

De fait, quand on “monte” dans une C6 (l’expression étant pleinement justifiée après avoir grimpé sur le marche pied !) le moelleux des sièges boudinés surprend agréablement. Ils sont recouverts du même épais tissu en velours qui tapisse tout l’habitacle à l’acoustique très feutrée. Et une douce sensation de confort vous envahit alors, pour peu qu’on effleure du bout des doigts les boiseries de portières en acajou au moment de les refermer. “Les enfants de ma fille Angélique, qui reprend le domaine avec son mari Henrique Da Costa, adorent quand je les emmène faire un tour dedans. Car c’est pour eux un environnement complètement insolite par rapport aux intérieurs de voitures actuelles. Rien qu’en entendant le beuglement du klaxon d’époque, ils éclatent de rire !”

Une voiture américanisée

Nouvel agrément au démarrage du moteur : son ronronnement se fait très discret. Normal. L’audacieux André Citroën toujours à l’affût des dernières nouveautés techniques, en particulier chez les constructeurs américains, en avait adapté quelques unes sur sa berline de prestige. Comme des glaces en sécurit plus épaisses que d’habitude pour mieux insonoriser l’habitacle. Et à partir du 1 er avril 1932 les C6 seront encore plus cosy avec l’innovation du “moteur flottant”.P1050503 - copie

Par opposition aux moteurs qui étaient alors directement boulonnés sur le chassis, le principe du brevet “Floating power” de Chrysler consistait à les faire reposer sur des blocs de caoutchouc pour filtrer leurs vibrations et éviter leur propagation à travers la carrosserie. Il en résultait un confort jusqu’alors inconnu sur des automobiles. “L’essayer c’est l’adopter” déclaraient à leurs clients les concessionnaires qui mettaient des voitures de démonstration à leur disposition.Et André Citroën en fera un argument publicitaire en utilisant l’emblème d’un cygne pour évoquer son glissement doux et silencieux sur l’eau. Comme celui d’une C6 sur la route !

Le hall d'entrée du bâtiment de réception.
Le hall « versaillais » du bâtiment de réception.
 LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI
Citroën C3 Aircross

Citroën C3 Aircross

Picasso retourne au musée ! Remercié par Citroën après 8 ans de bons et loyaux services en prêtant la renommée de son nom au petit monospace C3. Sorti en 2009, le voila rebaptisé aujourd’hui C3 “Aircross”, comme “traverser l’air”. Une bouffée d’oxygène très tendance “outdoor”, reflet de la mode actuelle où les monospaces se transforment en SUV plus branchés. Après l’Espace, le 3008, c’est au tour du petit Citroën de faire sa mue. Et s’il n’est pas le premier sur ce nouveau créneau en plein boom depuis l’apparition du petit Renault Captur, le C3 Aircross fait la différence en multipliant les “plus” sur la compacité, l’habitabilité et la modularité…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                        Dégustation

0002906ETI-007Tout le monde ne peut pas s’offrir le plaisir de déboucher un Château Pavie 2012 à 375 euros, dont les bouteilles sont d’ailleurs vendues à 95% à l’étranger, en particulier en Chine et aux Etats-Unis. De toute façon, ce sublime vin de très longue garde, aux arômes et aux tanins puissants, et à l’extraction très concentrée, peut encore s’affiner quelques années avant d’atteindre son summum. Pour une tablée plus immédiate, reste un joli lot de consolation plus accessible : Arômes de Pavie à 60 € la bouteille. Comme son nom l’indique, ce vin vous emmène olfactivement dans l’univers raffiné de Pavie et de son élaboration minutieuse, mais ici à partir de vignes plus jeunes. Sa robe d’un rubis foncé très dense habille une belle puissance aromatique constante du terroir sur le fruit noir, avec une finale de velours tout en rondeur.

La salle de dégustation
La salle de dégustation

 

                                                               Profitez en pour visiter

*SAINT-EMILION

Le plus beau, et le plus réputé village du Bordelais.

*Accroché sur sa colline, au milieu d’un océan de vignes, tel un fier navire dont le mat domine l’horizon : la flèche du clocher de 4500 tonnes bâti au dessus de l’ église monolithe la plus vaste d’Europe. Avec ses 38 m de long et 20 m de large, elle a été taillée dans le rocher pendant 40 ans au XI ème siècle . Mais ses voutes de 11 m de hauteur sont moins élevées que celles de l’église souterraine d’Aubeterre-sur-Dronne (20 m) en Charente. Grimper les 196 marches du clocher offre en récompense des efforts un magnifique panorama sur la cité et son vignoble.

Le clocher au dessus de l'église troglodyte (photo Le Clech)
Le clocher emblématique de Saint-Emilion au dessus de l’église troglodyte (photo S.Le Clech)

*La tour du Roy , donjon carré du XIII ème qui offre aussi en complément une belle vue sur le village dans le sens opposé de celle du clocher

*L’ancienne église des Cordeliers et son cloitre . Le troisième beau point de vue sur St-Emilion où l’on voit à la fois le donjon et le clocher de l’église troglodyte

*La porte de la Cadène, spectaculaire avec sa voute en ogive entre une immense tour carrée et un bâtiment gothique. Elle jouxte la dernière maison à pans de bois du village. La porte de la Cadène, qui n’a rien à voir avec celles des fortifications, était inclue dans la cité. Son nom viendrait du gascon “cadena” signifiant la chaine qui la fermait en séparant la population noble de la ville haute de celle plus modeste de la ville basse.

Vue depuis le clocher vers la chapelle des au dessus de la place du marché.
Vue sur la place du marché de Saint-Emilion depuis le clocher, face à l’église des Cordeliers  .

 

 

*L’église collégiale et son cloître. Bâtie entre le XII ème et le XV ème elle est une des plus imposantes de Gironde. Styles roman et gothique cohabitent jusque dans le magnifique cloître à double colonnades torsadées.

*Les anciennes halles au grain sur la place du marché où convergent toutes les ruelles de Saint- Emilion dont la fameuse en pente, le Tertre de la tente, avec son pavage chaotique.

*Les catacombes et leur nécropole avec à l’entrée une étrange coupole à double paroi dans laquelle grimpait un escalier . Autre curiosité : la grotte ermitage où vécut au VIII ème siècle St Emilion, le moine breton fondateur de la cité, et connu pour ses miracles. Un culte se développa autour de sa vénération avec la création de nombreux monastères qui accueillaient aussi les pèlerins de St Jacques de Compostelle.

La porte Cadène en haut de Saint Emilion
La porte de la Cadène en haut de la cité

*Dans les environs de Saint-Emilion :

 *Les deux châteaux forts de Puisseguin

*L’imposant château de Castegens à Belvès-de-Castillon où se joue chaque année le spectacle remémorant la bataille de Castillon qui marqua la fin de la guerre de Cent Ans contre les Anglais.

*L’église Notre-Dame de Tayac, bel exemple d’architecture romane qui surplombe les étendues de vignes.

*Montagne et ses moulins

 *Saint Hippolyte Sur le plateau de Ferrand dominant les vignes se trouve un château du XVII ème et des grottes aménagées dans des anciennes carrières monumentales.

*Saint-Sulpice-de-Faleyrens, témoin d’un lointain passé, en plus de son église romane, c’est là que se trouvait en bord de Dordogne le port de St-Emilion, dit de pierrefitte, du nom d’un menhir de 5 mètres de haut qui s’y dresse encore.

*St Michel-de-Montaigne, à 20 km de St-Emilion. Du château du célèbre philosophe reste la tour du XIV ème où il trouvait l’inspiration pour écrire. Reconstruit au XIX ème le château, très marqué Viollet-Le-Duc, possède une architecture originale avec un mélange de styles médiéval, Renaissance et néo-gothique

LIBOURNE et environs

 *Construite comme toutes les bastides du Moyen-Age sur le modèle à l’équerre des camps romains, l’ancienne place Royale de Libourne bordée d’arcades est le point central de la ville où se tient depuis 600 ans le marché le plus prestigieux de la région le mardi, le vendredi, et le dimanche.

La Grande place du marché de Libourne (Photo le Clech)
La Grande place du marché de Libourne entourée d’arcades (Photo S. Le Clech)

*L’Hôtel de ville, et son beffroi du XV ème, remanié dans un style néo-gothique. Belle cour intérieure

*Le musée des Beaux-Arts avec ses collections de Rodin, Princeteau ou Jordaens au deuxième étage de l’Hôtel de ville

*La tour Richard et la tour Barrée, vestige des anciennes fortifications en bordure des quais

Le grand escalier de l'ancienne caserne Proteau (Photo Le Clech)
Le grand escalier de l’ancienne caserne Proteau à Libourne. (Photo S. Le Clech)

*La chapelle Notre-Dame-de-Condat. Seul vestige du château de Condat, sa nef unique gothique présente une particularité : la présence à Bordeaux de Viollet-Le-Duc a permis de la revêtir des mêmes peintures que celles de la Sainte Chapelle à Paris !

*La caserne Proteau, ex école de gendarmerie, et son splendide grand escalier de pierre. Les bâtiments vont être transformés en hôtel de luxe.

*Abzac, son château XVII ème à l’imposante cour carrée entourée de cinq bâtiments à toiture périgourdine s’ouvre sur son vignoble. Et la terrasse du château domine la rivière avec à ses pieds un imposant moulin barrage du XVIIIème.

Le parc en terrasses du château de Vayres qui domine la Dordogne.
Le parc en terrasses du château de Vayres qui domine la Dordogne.

*Le château de Vayres, un des plus beaux monuments d’Aquitaine, est un balcon sur la Dordogne avec ses jardins à la française, qui descendent jusqu’au bord du fleuve. Son architecture conjugue harmonieusement Moyen Age, Renaissance et classicisme du XVII ème.

*Le Moulin de Porchères Construit en pierres de taille en 1850 dans un cadre bucolique sur l’Isle qui se jette à Libourne dans la Dordogne, il est un des derniers moulins à avoir conservé toutes ses machines de minoterie.

*Guitres A voir, l’abbatiale romane Notre-Dame , perchée sur son rocher surplombant la vallée de l’Isle, est une des plus grandes de Gironde. Elle surprend par ses dimensions et sa charpente du XV ème en forme de coque de bateau renversée. Autre détour qui vaut la peine : la gare-musée construite en 1875 d’où part encore pour une promenade en forêt un vieux train à vapeur avec des wagons de 1900 aux banquettes en bois.Guitres-Train touristique-CCordonatto-CATY1189 - copie

                                                                                                                                                                            Publicité

POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

Logo Hostellerie de Plaisance

 

MEMBRE DES RELAIS & CHÂTEAUX

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Une expérience unique et hors du temps au coeur du village de Saint-Emilion

Hôtel 5 étoiles et La Table de Plaisance doublement étoilée

Pour les amateurs de rallye-promenade en voitures anciennes, l’Hostellerie de Plaisance répond à leur première préoccupation : pouvoir garer en lieu sûr leurs belles autos dans un parking fermé en plein coeur de Saint-Emilion aux ruelles étroites. Vous pourrez ensuite déguster tranquillement quelques grands crus dans le cadre exceptionnel de l’Hostellerie de Plaisance, où la famille Perse vous accueille dans sa maison élégante et décontractée, avec une vue imprenable sur les vignobles et le village médiéval inscrit au patrimoine de l’Unesco, un vrai bijou.

La décoration intérieure excelle dans l’art de mêler raffinement et confort. Au restaurant, laissez vous guider par le chef et sa cuisine inspirée, au fil des saisons, par les produits du marché et les trésors fournis par les éleveurs régionaux.

Hostellerie de Plaisance

5 place du Clocher

33 330 Saint-Emilion

05 57 55 07 55

contact@hostelleriedeplaisance.com

www.hostelleriedeplaisance.com

Citroën C3 Aircross : l’anti Renault Captur

Citroën C3 Aircross

Encore un monospace qui se transforme en SUV. Mais loin d’être le premier sur ce marché en plein boom, le  nouveau petit Citroën C3 bénéficie d’atouts que n’ont pas ses concurrents.

Picasso retourne au musée ! Remercié par Citroën après 8 ans de bons et loyaux services en prêtant la renommée de son nom au petit monospace C3. Sorti en 2009, le voila rebaptisé aujourd’hui C3 “Aircross”, comme “traverser l’air”. Une bouffée d’oxygène très tendance “outdoor”, reflet de la mode actuelle où les monospaces se transforment en SUV plus branchés. Après l’Espace, le 3008, c’est au tour du petit Citroën de faire sa mue. Et s’il n’est pas le premier sur ce nouveau créneau en plein boom depuis l’apparition du petit Renault Captur, le C3 Aircross fait la différence en multipliant les “plus” sur la compacité, l’habitabilité et la modularité.

Citroën C3 Aircross
Le dossier du siège avant repliable permet de charger aussi de longs objets.

Malgré une diminution de la hauteur intérieure en raison d’une garde au sol du plancher remontée à 17,5 cm pour se donner un look de tout terrain, il n’a pas perdu en capacité. Grâce à un allongement de 3 cm à 4,15 m , et à quelques astuces comme la banquette arrière coulissante faisant passer le coffre de 410 l à 520 l (puis 1289 l en rabattant tout), ou le dossier du siège avant droit qui bascule complètement pour permettre de charger des objets, comme une planche de surf, jusqu’à 2,40 m en longueur.CL 17.055.048

Par rapport à ses concurrentes le C3 est aussi plus équipé avec 12 aides à la conduite allant du freinage d’urgence anti collision, à la camera de recul , l’alerte au franchissement de lignes, la détection de sous gonflage, le park assist, l’anti éblouissement avec commutation automatique des plein phares aux codes, ou l’affichage tête haute avec reconnaissance des panneaux de limitation de vitesse d’habitude installé sur des voitures de gamme supérieure. A noter aussi la recharge par induction des portables et la duplication de leurs applis sur l’écran central tactile.

90 combinaisons bicolores de carrosserie

Extérieurement avec sa bouille ludique de baroudeur rondouillard qui ne se prend pas au sérieux, et ses 90 combinaisons bicolores, le C3 Aircross a aussi pour mission de rajeunir l’image de la marque en attirant des clients plus enclins au fun. Tout en se donnant les attributs d’un cross over avec renfort de bas de caisse et élargisseur de roues, bouclier avant-arrière. Sa ligne de caisse très haute qui réduit la hauteur de vitrage accentue encore son côté baroudeur haut perché, ce qui n’empêche pas une petite touche design art de vivre avec l’effet “persiennes” sur la troisième vitre latérale arrière et un toit ouvrant en verre.

Citroën C3 Aircross
Une planche de bord bien finie bi-ton en cuir gainé avec affichage tête haute.

A l’intérieur, planche de bord et sellerie bi-ton sont de bon gout, en particulier celles en cuir marron caramel avec accoudoirs et haut de siège en tissu pied de poule qui fleure bon l’atmosphère de voiture cossue plutôt inhabituelle dans une auto de gamme moyenne. Le moelleux des sièges contribue également à cette sensation de confort. Y compris sur la banquette arrière, fractionnée 2/3-1/3, où le passager du milieu n’est plus le sacrifié de service, comme dans beaucoup de voitures, grâce à une assise horizontale pour tout le monde. Et le dossier central peut se transformer en large accoudoir avec deux repose-gobelets, tout en dégageant une trappe de chargement pour des skis.

Sur la banquette arrière coulissante en deux parties, le dossier central se transforme en très large accoudoir.
Sur la banquette arrière coulissante, le dossier central se transforme en très large accoudoir.

Déjà, à l’arrêt, ce C3 Aircross se présente donc sous un jour plutôt sympathique. Mais est il vraiment à la hauteur pour jouer à la fois la bonne routière et l’aventurier off road ? Bouton Start enfoncé, le petit vrombissement de V6 du 3 cylindres essence de 110 ch incite à grimper dans les tours. D’autant que la réponse est vive, nerveuse avec des accélérations tout en rondeur. Beaucoup plus agréables que sur la version diesel de 120ch. Et poussé à l’extrême, jeté à la corde dans les virages, ce C3 Aircross garde une tenue de route bien à plat digne d’un toucher de route Citroën à la fois précis et confortable par son amortissement remarquable qui absorbe en douceur les mauvaises routes. Et même les chemins défoncés avec une amplitude de débattement qui évite les coups de raquette, en particulier pour les passagers arrières aussi bien lotis que ceux de l’avant, ce qui est loin d’être le cas sur nombre de voitures.CL 17.055.035

En dépit de l’absence de 4 roues motrices, l’auto s’en sort bien sur terrain glissant, pierreux ou boueux grâce à la molette grip control agissant sur le réglage de motricité des roues avant. Sans oublier l’assistance démarrage en côte et ralentisseur en descente. Mais l’arrivée de ce vrai SUV, contrairement à l’original C4 Cactus qui n’avait pas complètement franchi le pas, va provoquer des changements dans la famille Citroën. La C4 “normale”, dont les ventes s’essoufflent après 7 ans d’existence, va disparaitre prochainement. Et du coup la Cactus va se dépouiller de ses quelques attributs faussement baroudeurs (laissant ainsi le champ libre au C3 Aircross) pour remplacer la C4 en devenant une routière typée grand confort. Grâce à un nouveau système, breveté maison, d’amortisseurs à butées hydrauliques progressives qui devrait permettre de retrouver le confort des Citroën d’antan avec la magie de leur fameuse suspension oleo-pneumatique. Le tapis volant est de retour…

Cylindrée : 3 cylindres essence 1200 cm3

Puissance : 110 ch/6 CV

0 à 100 km/h : 10,2 sec

Vitesse maxi : 185 km/h

Consommation réelle : 6 à 7,6 l/100 km

C0 2 : 124 g/km

Malus : 0 €

Prix : à partir de 21 500 €

LES PLUS : Confort, insonorisation, tenue de route, amortisement en souplesse, niveau d’équipements, coffre modulable avec banquette coulissante, fractionnable et le dossier avant droit rabattable

LES MOINS : visibilité du conducteur gênée à gauche par la largeur du montant de pare brise et la grosseur du rétroviseur, limiteur-régulateur derrière le volant, pas de roue de secours,

Une Renault 16 dans les bulles auboises

Une Renault 16 dans les bulles auboises

Stephane Fays

Champagne Paul Dangin à Celles-sur-Ource

Sur ce grand domaine où travaillent une dizaine de frères et de cousins, il aime sillonner le vignoble à bord de son emblématique R 16 qui révolutionna l’automobile à sa sortie en 1965.

Les maris heureux, Stephane Fays en fait partie. Surtout depuis qu’en 2012 son épouse très attentionnée lui a offert pour ses 40 ans la voiture de ses rêves ! Pas courant en effet, qu’une femme achète, comme cadeau d’anniversaire à son époux, une auto. Et pas en maquette, mais grandeur nature. Voila comment en soufflant ses bougies, ce vigneron de la fratrie des Champagnes Paul Dangin à Celles-sur-Ource, dans l’Aube, a eu la joie de découvrir, garée devant sa maison, une Renault R 16 TL 1565 cm3 de 67 ch . Une Renault 16 dans les bulles auboisesEt pas n’importe laquelle : avec carte grise de son année de naissance, 1972 ! “Je savais qu’il en avait très envie, alors j’ai mis des amis dans le coup pour lui en trouver une. Et c’est à Reims qu’on l’a dénichée” raconte Marie Fays. Un cadeau qui a fait mouche. “Pour moi, cette voiture est emblématique, explique -t- il. Dans la famille , c’est une tradition, on a toujours roulé en Renault. Et moi je roule en Espace après avoir eu une Avantime, une Mégane 16 S,…Quand la R16 est sortie en 1965, c’était une révolution avec ses 5 portes qui en faisaient la première berline familiale polyvalente capable de se transformer en break en repliant la banquette arrière. P1030008 - copieDu coup, mon père en a eu une. Et je me souviens qu’étant mômes on jouait en cachette dans la R16 TX de mon grand-père qui était le modèle de luxe 1647 cm3 93 ch avec, pour la première fois en France, condamnation centrale des portes, lève vitres automatique. Et surtout un gadget qui nous amusait beaucoup : un toit ouvrant électrique. Malheureusement, à force de l’ouvrir et de le fermer, on lui mettait ses batteries à plat !”

Un berline cossue au look anticonformiste qui se transformait en break

Originale, la R16 l’était à plus d’un titre. Décalée avec son look anticonformiste par rapport à la concurrence des berlines tricorps conventionnelles de l’époque, 404 Peugeot, Ford Taunus ou Opel Rekord, elle avait pour mission de combler un vide dans la gamme Renault depuis l’arrêt de la grosse berline Frégate sous motorisée qui n’avait guère eu de succès. En 1958, le PDG de Renault Pierre Dreyfus lançait le projet 114, celui d’une voiture cossue dotée d’un 6 cylindres en ligne de 2,2 litres.

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Maquette du projet 114 qui a précédé celui de la R 16.

Quatorze prototypes sont alors construits. Mais début 1961, gros coup de frein. Pierre Dreyfus décide de stopper net le projet . La conquête du marché américain, où les ventes de Dauphine Renault s’effondrent, n’est plus d’actualité, le coût du projet 114 devient excessif, et le marché européen s’oriente plutôt vers des voitures moyenne supérieure. Fini donc le projet 114 haut de gamme, et place au projet 115, une 4 cylindres qui devra satisfaire la nouvelle clientèle des familles de cadres du baby-boom moins conformistes. “Imaginez la voiture moyenne supérieure que vous rêveriez avoir.” lance le responsable du projet Yves Georges à ses troupes du bureau d’études qui vont adhérer avec enthousiasme, et une imagination débridée, à ce management peu ordinaire.

Le styliste Gaston Juchet réalise la maquette de la future R 16
Un styliste du centre de design réalise la maquette de la future R 16 trois ans avant sa sortie.

 

 

Objectif : sortir une voiture originale à la fois travail-loisirs et pratique à vivre. Comme l’était déjà la R4 avec hayon arrière lancée en 1961. Mais cette fois, pas question d’arborer un look utilitaire. L’exercice était donc plus délicat à réaliser sur une berline qui devait refléter un confort statutaire. Au final, le styliste maison Gaston Juchet avec, le designer indépendant Philippe Charbonnaux, et Claude Prost-Dame responsable carrosserie, vont réussir cette gageure.

Elue « Voiture de l’année » en 1966 grâce à ses innovations

Et quatre ans seulement après le lancement de l’étude, la R16 bicorps à six glaces latérales était présentée au salon de Genève dans sa première version 1470 cm3 de 55 ch (142 km/h et 8,3 l/100) avec tout son lot d’innovations qui allaient lui valoir le prix tant convoité de “Voiture de l’année 1966”. L’auto n’était plus conçue comme 4 sièges et une malle, mais un volume modulable. La banquette arrière coulissait pour augmenter la capacité du coffre de 346 à 424 l, puis à 750 l avec son repli partiel, et à 1200 l par son retrait complet.

EN SITUATION AVEC PERSONNAGES
Les publicités de l’époque vantaient la capacité du coffre accessible par un hayon.

Idéal pour les utilisations le week-end au moment ou de plus en plus d’automobilistes de la classe moyenne partait dans leur nouvelle maison de campagne en chargeant au maximum leur voiture de travail. Une position couchette était aussi disponible en rabattant les dossiers. Renault inventait “la voiture à vivre” qui deviendra son slogan publicitaire. Un changement complet de philosophie automobile où les passagers ne se pliaient plus aux contraintes de la voiture, mais où l’auto s’adaptait aux usages qu’on lui imposait.

La voiture où l'on peut dormir. La R16 incarnait la voiture à vivre.
L’auto où l’on peut dormir…la R16 incarnait la voiture polyvalente et pratique à vivre.

Le confort à bord innovait aussi avec des sièges où les ressorts étaient remplacés par des coussins en mousse polyuréthane et des bourrelets de caoutchouc recouverts, en option, d’un nouveau matériau à la mode : le skaï qui était à l’époque à l’automobile ce qu’était le formica pour les meubles de cuisine multicolores. La carrosserie présentait aussi des particularités uniques. Afin d’éviter des risques de torsion de caisse dus au hayon arrière et à l’absence de cloison avec le coffre, sa structure monocoque se composait d’un soubassement très rigide et d’une paroi latérale d’une seule pièce jusqu’à l’aile arrière. De plus, son toit plat relevé en corne sur les bords permettait d’augmenter la hauteur des vitres de portières et de supprimer les gouttières. Les suspensions indépendantes avec barre de torsion

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amélioraient le confort et la tenue de route. Mais leur fixation à l’arrière donnait lieu à une bizarrerie avec un décalage de 7 cm entre la roue arrière droite et gauche qui était visible sur la différence de longueur de carrosserie entre la roue et la portière. Autre atout de sa conception révolutionnaire : sa légèreté avec seulement 980 kg pour une berline de cette taille. Tout y concourait, y compris le moteur en aluminium très novateur dans sa fabrication. Le bloc d’une seule pièce était coulé sous pression, une technique nouvelle déjà utilisée par quelques constructeurs américains. Et pour la première fois en Europe, la R 16 était équipée d’un alternateur qui permet d’obtenir du courant de façon constante, même à bas régime dans les embouteillages avec phares et essuie glace allumés. Ce qui n’était pas le cas avec les dynamos où l’on risquait alors la panne de batterie. Mais malgré toutes ces innovations, le démarrage commercial de la R 16 sera plus lent que prévu avec seulement 400 ventes par jour.

Plus puissante, la nouvelle R16 TS, avec sa planche de bord sport et ses équipements haut de gamme, a relancé les ventes.
Plus puissante et mieux équipée, la R16 TS, avec sa planche de bord sport a relancé les ventes.

La faute à son style trop audacieux ? A son niveau de confort et ses performances inférieurs aux DS ou au 404 ? Du coup la Régie va lancer en 1968 la R 16 TS (pour Tourisme Sportif) plus puissante de 50% avec un 1565 cm3 de 83 ch dépassant les 165 km/h. Et un intérieur complètement revu à la hausse avec une pléthore d’équipements jamais vu sur une berline moyenne : vitres électriques à l’avant, nouveau tableau de bord sport avec 4 cadrans chromés dont un compte tours, rétroviseur jour-nuit, cendrier et allume cigare éclairés, spot de lecture à l’avant, vitre arrière dégivrante, quatre phares carrés dont deux à iodes, essuie-glace deux vitesses couplé à un lave glace à 4 jets, feux de recul, sièges avant redessinés avec coffre et accoudoir central, sellerie en cuir. Bien joué : les commandes repartent en flèche. Et au final la R 16 sera un best seller avec plus de 1,8 million d’exemplaires vendus en 15 ans jusqu’en 1980.

LE VIGNOBLE : Dans la lutte contre le gel, on est pionnier dans la famille Dangin. “Au village, nos parents ont été les premiers à lancer en 1968 la technique de l’aspersion d’eau par un réseau de tuyauterie dans les vignes, où la glace qui enrobe les bourgeons les protègent paradoxalement des coups de gelée, expliquent avec fierté leurs descendants. Ca avait fait sourire tous les autres vignerons de Celles-sur-Ource. Jusqu’au moment où cette année là, toutes les vignes ont gelé sauf celles que nous avions pu arroser. Inutile de vous dire qu’on a vite fait école ! » Aujourd’hui, 32 hectares  sur les 55 du domaine sont ainsi protégées par des kilomètres de conduites tous les 10 rangs de vignes et des batteries de pompes pour les alimenter avec l’eau de la rivière. Bouchon CellesCoup de revient de fonctionnement : 50 € l’hectare; moins cher que par des éoliennes. Efficace quand on sait que les 23 hectares restants ont été frappés à 90 % par le gel cette année, contre 25% sur les parcelles protégées. Mais il a fallu batailler pendant 11 nuits d’aspersion pour éviter le désastre total. Car lorsque le vent s’en mêle, il assèche le nuage de gouttelettes qui se transforme alors en un brouillard très froid encore plus dévastateur.  Le cinquantenaire de la marque Dangin n’aura pas été de tout repos !

Depuis que le grand père Paul, a mis lui même en bouteille en 1947 au lieu de livrer son raisin au négoce, le vignoble s’est sacrément métamorphosé à coups d’acquisitions pour arriver aujourd’hui à près de 60 hectares et une capacité de 600 000 bouteilles par an. Finie l’époque où la terre agricole rapportait plus que la vigne dans les années 50 ! Au point que le grand père avait échangé après guerre 4 hectares sur le Val Becon contre quelques stères de bois ! Alors qu’aujourd’hui un hectare tourne aux alentours d’un million d’euros…Et que le Val Becon, et ses très anciennes vignes de pinot noir, donnent le champagne le plus typé de la marque.

http.//www.champagne-dangin.com

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

RENAULT ALASKAN :  le pick-up aux yeux bridésRenault Alaskan 190 dCi

 

 

 

 

 

 

 

Les temps changent…A sa sortie en 1965, la R16 était présentée comme la voiture polyvalente travail-loisirs. En 2017, Renault entonne le même refrain. Mais cette fois, c’est du lourd : 2 tonnes, 5,40 m de long, 4 roues motrices, une benne pouvant charger 1 tonne, double cabine 4 places…la mode des tout terrain et des SUV est passée par là ! Car cet engin passe partout, avec une garde au sol de 22,3 cm, est un pick up baroudeur au nom évocateur de contrées lointaines et forestières : l’Alaskan…lire la suite

OENOTOURISME

                                                               MON VIN PREFERE

etiquette chamapgne paul dangin & filsCuvée Carte Noire,  la plus représentative de l’histoire du domaine avec ses vignes les plus anciennes pour un 100 % pinot noir qui sort de l’ordinaire. Ce brut pas trop sec, issu du coteau terreux plein sud le Val Becon, démarre sur une attaque très forte au nez suivie d’une finesse fruitée en bouche avec une allonge en bulles soyeuses. Et son étiquette, faussement floue, donne une curieuse impression d’ivresse ! (14,60 €)

                                                         PROFITEZ EN POUR VISITER

L’abbaye cistercienne XII éme siècle du Val-des Choues, un endroit extraordinaire qui surgit, au détour d’un long chemin dans la forêt de Chatillon, au coeur d’un vallon verdoyant au milieu d’une clairière. Le bâtiment, avec son immense cour carrée est aujourd’hui un centre de chasse à cour avec une meute de 150 chiens, et un musée de la vénerie.

*Chaource, sa célèbre fromagerie, son musée du fromage, son église St Jean-Baptiste véritable musée de la sculpture médiévale et sa mise au tombeau en pierre polychrome joyau de l’art troyen du XVI ème

Vieilles maisons à pans de bois à Troyes
Vieilles maisons à pans de bois à Troyes

*Le Troyes ancien avec les plus importantes ruelles à maisons de bois en France, l’église Ste Madeleine et son célèbre jubé en dentelle de pierre gothique flamboyant, ses magasins d’usine à prix cassés Marques avenue et Mc Arthur Glen, l’Hôtel de Mauroy magnifique édifice médiéval abritant le musée des outils et du compagnonnage, l’Hôtel Vauluisant et ses deux tourelles, l’ex évêché du XVI ème aujourd’hui musée d’art moderne avec l’extraordinaire donation de 2000 tableaux par l’industriel troyen Pierre Levy (Lacoste), riche en Derain, Courbet, Dufy, Cezanne, Vlaminck, Braque…

*Tonnerre pour son hôtel Dieu médiéval et son immense salle des malades à voûte en bois, le lavoir circulaire autour de la source vauclusienne de la fosse Dionne

Fosse Dionne à Tonnerre
La fosse Dionne et son lavoir à Tonnerre

*L’abbaye cistercienne de Clairvaux fondée en 1115 par St Bernard

*Le lac de la forêt d’orient avec sa réserve ornithologique et les nombreux oiseaux migrateurs qui y font halte

* Essoyes et sa célébrité locale : le peintre Renoir. Conquis par la beauté du village de son épouse, il y acheta une maison (devenue un musée) et y installa son atelier où la campagne alentour lui inspira nombre de tableaux

*Les chateaux de Tanlay, et d’Ancy le Franc ex demeure de Louvois

Le château de Tanlay (Photo Emmanuelle Vignes)
Le château de Tanlay (Photo Emmanuelle Vignes)

*Chatillon sur Seine pour ses ruelles en escalier montant jusqu’à la terrasse de l’église Ste Vorles du XI ème, et le musée archéologique avec son fameux vase grec en bronze de Vix , d’une dimension hors du commun (1,64 m de haut), retrouvé dans une nécropole princière non loin de là datant de 500   ans av. JC

* Et pour les enfants, Nigloland à Dolancourt, le deuxième plus grand parc d’attraction en France après Disneyland avec plus de 500 000 entrées par an à 2 h de Paris

 

 

 

 

Renault Alaskan le pick-up aux yeux bridés

Renault Alaskan 190 dCi

Renault arrive sur le nouveau marché en plein boom des gros pick-up avec le frère jumeau du Nissan Navarra. Un gage de fiabilité, de robustesse et de sobriété. Mais avec une curieuse politique de prix…

Les temps changent…A sa sortie en 1965, la R16 était présentée comme la voiture polyvalente travail-loisirs. En 2017, Renault entonne le même refrain. Mais cette fois, c’est du lourd : 2 tonnes, 5,40 m de long, 4 roues motrices, une benne pouvant charger 1 tonne, double cabine 4 places…la mode des tout terrain et des SUV est passée par là ! Car cet engin passe partout, avec une garde au sol de 22,3 cm, est un pick-up baroudeur au nom évocateur de contrées lointaines et forestières : l’Alaskan. La voiture à tout faire pour les artisans, les vignerons, les agriculteurs ou les cadres qui bucheronnent le week end, emportent leur moto dans la benne, ou tirent leur bateau sur une remorque.

Renault a repris intégralement la planche de bord du Nissan.
Renault a repris intégralement la planche de bord du Nissan Navarra sorti l’an dernier.

Car, seul dans sa catégorie, l’Alaskan peut tracter jusqu’à 3,5 tonnes. Et contrairement aux énormes pick-up à l’américaine comme le Ford Ranger ou le Volkswagen Amarok souvent motorisés avec de gros 5 ou 6 cylindres gourmands, le Renault s’en tire très bien avec un 4 cylindres 2,3 l diesel turbo de 160 ch ou de 190 ch en bi-turbo, pour une consommation oscillant entre 8 et 9 litres/100. La version 190 ch en boite automatique (mais sans start and stop dans ce cas) est le meilleur choix en puissance pour se sortir des situations les plus délicates en terrain hostile, glissant ou méchamment pierreux, avec régulateur automatique en montée ou en descente, boite courte, différentiel arrière autobloquant.

Avec 5,40 m l'Alaskan est le plus long des gros pick-up en Europe devant le Ford Ranger le plus vendu.
Avec 5,40 m l’Alaskan est le plus long des pick-up en Europe devant le Ford Ranger le plus vendu.

 

Et sur route ce mastodonte se conduit tout en souplesse en 2 roues motrices comme une berline normale, malgré une direction un peu molle, avec un moteur plutôt discret et sans vibrations, dans une ambiance bien insonorisée et un confort surprenant grâce à un excellent amortissement et une suspension multibras qui absorbe mieux les trous que ses rivaux à suspensions à lames. En revanche, les passagers arrières, bien installés avec un large espace devant les genoux, peuvent être incommodés par le dossier non réglable à l’assise un peu trop droite.

Des équipements de berline haut de gamme

Côté équipement, l’Alaskan n’a rien à envier aux hauts de gamme avec sièges chauffants, projecteurs Full-LED 20% plus puissants que les halogènes , un écran tactile, un retour du GPS entre les deux compteurs, une clim bi-zone, une caméra panoramique avec vision à 360 ° par dessus le véhicule, très pratique pour se positionner dans les chemins étroits ou le long d’un trottoir en créneau, l’anti- patinage, le correcteur de trajectoire (esp) et prochainement un freinage automatique pour la distance de sécurité.

Une capacité de chargement de 1 tonne dans la plus longue benne du marché
Une capacité de chargement de 1 tonne dans la plus longue benne du marché

 

Côté pratique, ce tout terrain a un angle d’attaque de 29 ° à l’avant dans les pentes et 25 °à l’arrière, peut passer sans encombre dans 45 cm d’eau, supporte 500 kg sur sa ridelle arrière ouverte à une hauteur de 81 cm idéale pour les manoeuvres de chargement, et offre une benne la plus longue de sa catégorie avec 1,58 m (1,55 m pour le Ford Ranger) mais pas la plus large avec 1,56 m contre 1,62 m pour le Volkswagen Amarok.

Les pick-up échappent à la règlementation du malus écologique !

Autre atout de l’Alaskan : classé dans les utilitaires, il échappe au malus et à la taxe sur les voitures de société , ce qui explique aussi le boom actuel sur ce type de véhicules (+ 25% en Europe en 2016). Voila qui devrait être de bon augure pour ce nouveau Renault qui en fait n’en est pas un ! Mis à part sa calandre au losange, cet Alaskan est en fait le frère jumeau du Nissan Navarra, tous les deux fabriqués dans l’usine Nissan de Barcelone, comme le Mercedes X, sur la même base !

Dans les options figure un coffre amovible fixé au fond de la benne.
En option, un système d’arrimage sur rail, et un coffre amovible fixé au fond de la benne.

Une parenté qui est plutôt un bon point en terme de fiabilité et de robustesse. Excepté un petit problème : on a du mal à comprendre ce qui a pu passé par la tête des grands stratèges marketing de Renault en découvrant que l’Alaskan dCi 190 est vendu 3150 € plus cher, et avec trois ans de garantie en moins, que le Nissan, couvert, lui pendant 5 ans ! “Oui, mais nous offrons des services en plus, 70% des achats ne se font plus cash mais en leasing, et nous sommes plus proches des clients avec un réseau de 4000 points de vente en France bien plus important que celui de Nissan” vous répond-on. OK. Mais le client d’aujourd’hui n’est tout de même pas idiot. Et il risque d’y avoir de la ristourne dans l’air…

Cylindrée : 4cyl 2,3 l diesel bi-turbo

Puissance : 190 ch/450 Nm

0 à 100 km/h : 10,8 sec

Vitesse maxi : 180 km/h

Consommation : de 6,9 l à 9,4 l/100 km

CO2 : 183 g/km

Malus : éxonéré au titre d’utilitaire

Prix : 43 160 € (à partir de 36 860 € pour le dCi 160 ch)

 

LES PLUS : consommation, confort de suspension, insonorisation, capacité de chargement et de remorquage

LES MOINS : prix, garantie, direction molle, rayon de braquage,