Peugeot 301, une belle lionne à Saint-Emilion + la nouvelle 208

Peugeot 301, une belle lionne à Saint-Emilion

Laurent Lusseau / Château Lusseau

Il ne reste plus que 4 exemplaires de cette limousine de 1933. Un grand cru qui vieillit tranquillement dans le garage de son heureux propriétaire également directeur technique du prestigieux Château Pavie. 

Comme son Saint-Emilion premier cru, elle sort de l’ordinaire.  Toute en rondeur aussi, et avec sa belle « robe » bicolore d’un autre âge, sa 301 Peugeot de 1933, fait tourner bien des têtes sur son passage  ! « J’aime les voitures familiales de cette époque pour leur rareté, explique Laurent Lusseau exploitant du vignoble du même nom. Et pour leur allure qui déclenche la sympathie sur les routes. La preuve : à bord de cette auto qui ne roule pas très vite, jamais je ne me fais klaxonner par des gens impatients derrière car elle inspire le respect. »

Peugeot 301, une lionne à Saint-Emilion
Un habitacle à la Peugeot : chic et sobre.

A sa sortie des usines de Sochaux en mars 1932, elle a suscité une grande curiosité pour être la première Peugeot avec suspension avant à roues indépendantes. Les publicités mettaient en avant cet atout où la voiture passait dans des chemins défoncés ou grimpait sur des trottoirs sans encombre. On y vantait sa maniabilité, sa tenue de route améliorée et le confort du conducteur qui n’était plus secoué par les vibrations du volant !  Se calant sur la stratégie commerciale de Citroën devenu le premier constructeur automobile français en ayant démarré le dernier en 1919 (alors que Peugeot avait été pionnier en 1897), la marque au lion a aussi décliné sa 301 en une dizaine de carrosseries différentes pour toucher le maximum de public.

Peugeot 301, une lionne à Saint-Emilion
La Peugeot 301 en version familiale de 4,67 m était rallongée d’une grosse malle.

Montées sur un chassis à structure tubulaire , elles en offraient pour tout le monde : berline, coupé, cabriolet, break commercial, coach, taxi, boulangère, ou limousine familiale 7 places à 6 glaces latérales et malle arrière. C’est ce modèle immatriculé fin 1933, la 301 LR  N8 F de 4,67 m de long, que Laurent Lusseau a déniché en 2008 du côté de Montargis à la suite d’une annonce. « Elle était nickel. Je n’ai rien fait dessus et elle tourne comme une horloge ! »  Après avoir appuyé sur une quatrième pédale ( le démarreur électrique au pied !) son 4 cylindres 1465 cm3 à soupapes latérales et 3 vitesses de 35 ch emmène ses 1193 kg dans un joyeux tintamarre à 90 km/h .

Peugeot 301, une belle lionne à Saint-Emilion
Devant la banquette 3 places, 2 passagers pouvaient être rajoutés sur les strapontins dépliables.

Et ses 7 passagers confortablement installés : 3 à l’arrière sur une large banquette-canapé avec accoudoirs, 2 à l’avant, et 2 supplémentaires en dépliant les strapontins au milieu. Mais à partir de 1934, par souci d’économies, le nombre de carrosseries sera réduit à trois. Exit les jolis coupés et cabriolets. En septembre 1934 sortira une nouvelle version de la berline : la 301 D à la ligne plus fluide et au curieux arrière galbé avec malle intégrée qui lui vaudra le surnom de « queue de castor ». Mais ce rajeunissement de la voiture ne suffira pas à la relancer. Car en mars de la même année vient d’éclater une révolution : la sortie de la Traction avant Citroën qui donne un coup de vieux à toutes les voitures de l’époque par sa conception.

Peugeot 301, une belle lionne à Saint-Emilion
Un avant très aérodynamique avec refroidissement par la calandre et des volets d’aération latéraux.

Comme son moteur entrainant directement les roues avant supprime le classique arbre de transmission vers les roues arrières, la Traction Citroën est plus basse avec un meilleur aérodynamisme et une tenue de route sans égal accentuée par ses 4 roues indépendantes. Pour Peugeot et Renault c’est un coup dur. La 301 à la caisse surélevée et suspensions à lames de ressorts aura du mal à s’en remettre. Et la production s’arrêtera déjà au bout de 4 ans en 1936 avec 70 497 exemplaires sortis. Aujourd’hui, cent vingt sept 301 en circulation sont encore répertoriées. Dont  seulement 4 limousines comme celle de Laurent Lusseau à Saint-Emilion. Un grand cru 1933 qui continue de vieillir tranquillement dans son garage.

 

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

LA NOUVELLE PEUGEOT 208

La sage 208 de 2012 se métamorphose en une petite berline sportive au look musclé. Une révolution complète 4 mois après la sortie de sa rivale, la nouvelle Clio V qui n’a quasiment pas changé de l’extérieur. Et un atout pour la petite Peugeot qui rêve de ravir à la Renault sa place de Numéro 1 en France. La 208 s’allonge, s’élargit, et se rabaisse. Elle gagne en qualité à l’intérieur avec des matériaux flatteurs pour cette gamme de voitures, et avec une planche de bord attrayante dotée d’un poste de conduite i-cockpit avec affichage en relief comme un hologramme laser ! Et cette 208 vit une nouvelle révolution avec une version 100% électrique de 136 ch donnée pour 340 km d’autonomie…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                   MON VIN PRÉFÉRÉ

Un bijou, ce Saint-Emilion grand cru 2015 à la robe pourpre engageante, aux arômes charmeurs par leur bel équilibre, et soyeux à souhait en bouche. Ses 20% de Cabernet franc et 10% en Sauvignon le charpentent élégamment sur un fruité subtil, et ses 70 % de Merlot lui donnent une rondeur qui se prolonge sur une interminable allonge de velours. Issu des 2 ha en grand cru sur les 10 du discret domaine familial, ce vin peu connu vaut le détour par St Sulpice de Faleyrens. (25 €)

 

                                                                PROFITEZ EN POUR VISITER…

*SAINT-EMILION

Le plus beau, et le plus réputé village du Bordelais. Accroché sur sa colline, au milieu d’un océan de vignes, tel un fier navire dont le mat domine l’horizon : la flèche du clocher de 4500 tonnes bâti au dessus de l’ église monolithe la plus vaste d’Europe. Avec ses 38 m de long et 20 m de large, elle a été taillée dans le rocher pendant 40 ans au XI ème siècle . Mais ses voutes de 11 m de hauteur sont moins élevées que celles de l’église souterraine d’Aubeterre-sur-Dronne (20 m) en Charente. Grimper les 196 marches du clocher offre en récompense des efforts un magnifique panorama sur la cité et son vignoble.

Le clocher au dessus de l'église troglodyte (photo Le Clech)
Le clocher emblématique de Saint-Emilion au dessus de l’église troglodyte (photo S.Le Clech)

*La tour du Roy , donjon carré du XIII ème qui offre aussi en complément une belle vue sur le village dans le sens opposé de celle du clocher

*L’ancienne église des Cordeliers et son cloitre . Le troisième beau point de vue sur St-Emilion où l’on voit à la fois le donjon et le clocher de l’église troglodyte

*La porte de la Cadène, spectaculaire avec sa voute en ogive entre une immense tour carrée et un bâtiment gothique. Elle jouxte la dernière maison à pans de bois du village. La porte de la Cadène, qui n’a rien à voir avec celles des fortifications, était inclue dans la cité. Son nom viendrait du gascon “cadena” signifiant la chaine qui la fermait en séparant la population noble de la ville haute de celle plus modeste de la ville basse.

Vue depuis le clocher vers la chapelle des au dessus de la place du marché.
Vue sur la place du marché de Saint-Emilion depuis le clocher, face à l’église des Cordeliers.

*L’église collégiale et son cloître. Bâtie entre le XII ème et le XV ème elle est une des plus imposantes de Gironde. Styles roman et gothique cohabitent jusque dans le magnifique cloître à double colonnades torsadées.

*Les anciennes halles au grain sur la place du marché où convergent toutes les ruelles de Saint- Emilion dont la fameuse en pente, le Tertre de la tente, avec son pavage chaotique.

*Les catacombes et leur nécropole avec à l’entrée une étrange coupole à double paroi dans laquelle grimpait un escalier . Autre curiosité : la grotte ermitage où vécut au VIII ème siècle St Emilion, le moine breton fondateur de la cité, et connu pour ses miracles. Un culte se développa autour de sa vénération avec la création de nombreux monastères qui accueillaient aussi les pèlerins de St Jacques de Compostelle.

La porte Cadène en haut de Saint Emilion
La porte de la Cadène en haut de la cité

*Dans les environs de Saint-Emilion :

 *Les deux châteaux forts de Puisseguin

*L’imposant château de Castegens à Belvès-de-Castillon où se joue chaque année le spectacle remémorant la bataille de Castillon qui marqua la fin de la guerre de Cent Ans contre les Anglais.

*L’église Notre-Dame de Tayac, bel exemple d’architecture romane qui surplombe les étendues de vignes.

*Montagne et ses moulins

 *Saint Hippolyte Sur le plateau de Ferrand dominant les vignes se trouve un château du XVII ème et des grottes aménagées dans des anciennes carrières monumentales.

*Saint-Sulpice-de-Faleyrens, témoin d’un lointain passé, en plus de son église romane, c’est là que se trouvait en bord de Dordogne le port de St-Emilion, dit de pierrefitte, du nom d’un menhir de 5 mètres de haut qui s’y dresse encore.

*St Michel-de-Montaigne, à 20 km de St-Emilion. Du château du célèbre philosophe reste la tour du XIV ème où il trouvait l’inspiration pour écrire. Reconstruit au XIX ème le château, très marqué Viollet-Le-Duc, possède une architecture originale avec un mélange de styles médiéval, Renaissance et néo-gothique

LIBOURNE et environs

 *Construite comme toutes les bastides du Moyen-Age sur le modèle à l’équerre des camps romains, l’ancienne place Royale de Libourne bordée d’arcades est le point central de la ville où se tient depuis 600 ans le marché le plus prestigieux de la région le mardi, le vendredi, et le dimanche.

La Grande place du marché de Libourne (Photo le Clech)
La Grande place du marché de Libourne entourée d’arcades (Photo S. Le Clech)

*L’Hôtel de ville, et son beffroi du XV ème, remanié dans un style néo-gothique. Belle cour intérieure

*Le musée des Beaux-Arts avec ses collections de Rodin, Princeteau ou Jordaens au deuxième étage de l’Hôtel de ville

*La tour Richard et la tour Barrée, vestige des anciennes fortifications en bordure des quais

Le grand escalier de l'ancienne caserne Proteau (Photo Le Clech)
Le grand escalier de l’ancienne caserne Proteau à Libourne. (Photo S. Le Clech)

*La chapelle Notre-Dame-de-Condat. Seul vestige du château de Condat, sa nef unique gothique présente une particularité : la présence à Bordeaux de Viollet-Le-Duc a permis de la revêtir des mêmes peintures que celles de la Sainte Chapelle à Paris !

*La caserne Proteau, ex école de gendarmerie, et son splendide grand escalier de pierre. Les bâtiments vont être transformés en hôtel de luxe.

*Abzac, son château XVII ème à l’imposante cour carrée entourée de cinq bâtiments à toiture périgourdine s’ouvre sur son vignoble. Et la terrasse du château domine la rivière avec à ses pieds un imposant moulin barrage du XVIIIème.

Le parc en terrasses du château de Vayres qui domine la Dordogne.
Le parc en terrasses du château de Vayres qui domine la Dordogne.

*Le château de Vayres, un des plus beaux monuments d’Aquitaine, est un balcon sur la Dordogne avec ses jardins à la française, qui descendent jusqu’au bord du fleuve. Son architecture conjugue harmonieusement Moyen Age, Renaissance et classicisme du XVII ème.

*Le Moulin de Porchères Construit en pierres de taille en 1850 dans un cadre bucolique sur l’Isle qui se jette à Libourne dans la Dordogne, il est un des derniers moulins à avoir conservé toutes ses machines de minoterie.

*Guitres A voir, l’abbatiale romane Notre-Dame , perchée sur son rocher surplombant la vallée de l’Isle, est une des plus grandes de Gironde. Elle surprend par ses dimensions et sa charpente du XV ème en forme de coque de bateau renversée. Autre détour qui vaut la peine : la gare-musée construite en 1875 d’où part encore pour une promenade en forêt un vieux train à vapeur avec des wagons de 1900 aux banquettes en bois.Guitres-Train touristique-CCordonatto-CATY1189 - copie

                                                                                                                                                                     Publicité

                            POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

Logo Hostellerie de Plaisance

 

                                 MEMBRE DES RELAIS & CHÂTEAUX

Terasse 114 - copie(1)

Une expérience unique et hors du temps au coeur du village de Saint-Emilion

Hôtel 5 étoiles et La Table de Plaisance doublement étoilée

Pour les amateurs de rallye-promenade en voitures anciennes, l’Hostellerie de Plaisance répond à leur première préoccupation : pouvoir garer en lieu sûr leurs belles autos dans un parking fermé en plein coeur de Saint-Emilion aux ruelles étroites. Vous pourrez ensuite déguster tranquillement quelques grands crus dans le cadre exceptionnel de l’Hostellerie de Plaisance, où la famille Perse vous accueille dans sa maison élégante et décontractée, avec une vue imprenable sur les vignobles et le village médiéval inscrit au patrimoine de l’Unesco, un vrai bijou.

La décoration intérieure excelle dans l’art de mêler raffinement et confort. Au restaurant, laissez vous guider par le chef et sa cuisine inspirée, au fil des saisons, par les produits du marché et les trésors fournis par les éleveurs régionaux.

Hostellerie de Plaisance

5 place du Clocher

33 330 Saint-Emilion

05 57 55 07 55

contact@hostelleriedeplaisance.com

www.hostelleriedeplaisance.com

 

 

 

 

La nouvelle 208, une lionne qui a du chien

#La nouvelle 208, une lionne qui a du chien

Après l’évolution timide de la nouvelle Renault Clio, quatre mois plus tard, sa rivale de toujours, la Peugeot 208 affiche sa révolution de style. Avec une version électrique. Et sa montée en gamme.

Bon présage pour ravir la place de première voiture vendue de France détenue par la Clio ? A en juger par toutes les têtes qui se tournent sur son passage, #la nouvelle 208 recueille tous les éloges pour le changement de A à Z de sa ligne qui gagne en esthétique et en vitalité. Tout l’inverse de la frilosité de la « nouvelle » Clio qui est extérieurement le clone de l’ancienne. Un bon point pour la Peugeot, donc. Car après tout, quand un client change de voiture pour s’en offrir une nouvelle, il a envie de se sentir dans du nouveau, et non du renouvelé.

La nouvelle 208, une lionne qui a du chien
Un look sport avec son échappement, le bandeau lumineux et le becquet de lucarne arrière.

Et là-dessus, les designers de Peugeot ont eu carte blanche pour métamorphoser la sage 208 de 2012 en une lionne prête à bondir avec sa calandre musclée et son regard acéré de trois griffes LED dans les phares, et de deux crocs lumineux sur les côtés comme sur la 508. Ramassée sur ses flancs arrières proéminents, cette 208 dégage une impression de dynamisme même à l’arrêt avec sa carrosserie bodybuildée aux galbes sensuels se passant d’inserts chromés, et son parebrise reculé permettant l’implantation d’un capot long. Avec quelques clins d’œil au passé.

La nouvelle 208, une lionne qui a du chien
Avec 9 cm de plus, un profil de carrosserie très sculptural et dynamique ramassé vers l’arrière…

Si la nouvelle 208 n’aura plus de versions 3 portes, les arches de roues noirs laqués, la découpe du panneau arrière frappé d’un monogramme et le becquet au dessus de la lucarne du coffre sont clairement un rappel de la mythique 205 GTI. Mais si cette nouvelle 208 s’est donnée un look de petite berline sportive plus basse et plus large de 3 cm, et rallongée de 9cm pour atteindre à 4,06 m celle de la Clio, elle part avec un petit handicap. La priorité au design sexy s’est faite au détriment de l’habitabilité arrière et du volume du coffre plus petit de 20 l que sur la précédente 208 ! Résultat : sa capacité est inférieure à celui de ses rivales Clio et Polo Volkswagen.

La nouvelle 208, une lionne qui a du chien
…au détriment de la capacité du coffre inférieure à celle des ses rivales.

Mis à part son nouveau look d’enfer, comment cette nouvelle 208 peut néanmoins justifier un surcoût moyen de 1700 € à équipement égal par rapport à une Clio ? Par une montée en gamme indubitable. Premièrement avec les assistances à la conduite réservées jusqu’ici à des modèles plus chers comme la 508 : affichage des panneaux de limitation de vitesse, régulateur adaptatif avec distance de sécurité et freinage d’urgence, maintien dans la voie, anti franchissement de lignes, surveillance d’angle mort avec correction de trajectoire, full park assist…  Et deuxièmement par le saut en qualité de son habitacle et de sa planche de bord moussée qui n’a rien à envier à celle d’une Audi A1.

La nouvelle 208, une lionne qui a du chien
Petit volant à double méplat avec i-Cockpit au dessus, un habitacle aux finitions de qualité.

Avec cette originalité cultivée par Peugeot, le i-cockpit au petit volant cuir-chrome à double méplat laissant un champ de vision sur le tableau de bord digital en position haute. Mais la 208 offre en plus une vraie nouveauté : comme un hologramme, la 3D où les informations, vitesse, report du GPS et annonce des bifurcations s’affichent en relief devant les autres figurant sur la dalle numérique. D’où un gain de lecture immédiate, et de sécurité, d’une demi seconde, l’équivalent de 15 m de moins à 100 km/h.  Effet bluffant d’une astuce toute simple. Caché sous la casquette du i-cockpit, Peugeot a logé un petit écran lumineux dont les informations se projettent par reflet sur une vitre pléxiglass inclinée devant la dalle numérique du tableau de bord.

La nouvelle 208, une lionne qui a du chien
Le nouveau i-Cockpit affiche certaines informations en relief…
La nouvelle 208, une lionne qui a du chien
…qui se projettent par reflet sur une vitre incliné depuis un écran situé au dessus.

Son affichage est modulable depuis une molette sur le volant, dont le report, devant le conducteur, du GPS de l’écran tactile au centre de la planche de bord. Celle-ci est élégamment pourvue de touches piano raccourcis qui évitent la navigation parfois compliquée pour des opérations simples sur l’écran durant lesquelles on quitte la route des yeux. Surtout si on ne vous pas révélé « l’astuce des 3 doigts » sur l’écran qui permet instantanément de revenir au menu général.  Globalement, entre la sellerie confortable et joliment garnie tissus-cuir, et les matériaux flatteurs pour cette catégorie de voiture, l’intérieur dégage une atmosphère cossue.

La nouvelle 208, une lionne qui a du chien
Touches piano, logement téléphone avec recharge par induction, prises USB d’accès immédiat.

Avec des touches high tech bienvenues : un logement téléphone pour recharge par induction, les connexions Mirror Link, Apple Car Play et Android Auto,  2 prises USB (très accessibles pour une fois !) au centre de la planche de bord, et deux également à l’arrière que n’offrent pas ses concurrentes. Quant à la navigation 3D connectée TomTom® Traffic, elle permet de connaître l’état du trafic en temps réel et les zones à risque. 
En revanche, comme pour toute médaille ayant son revers, quelques détails perfectibles sautent au yeux. L’accostage béant entre la planche de bord et la garniture de portière. Et les accoudoirs de portières avant trop court pour peu qu’on est le bras long ! Si bien que les doigts ne tombent pas sur les commandes de vitres coulissantes qu’il faut aller chercher en pliant le bras vers l’arrière.

La nouvelle 208, une lionne qui a du chien
Une belle calandre qui bombe fièrement le torse avec son regard acéré de crocs lumineux.

Deux défauts pourtant bien constatés en interne, mais trop tard dans l’avancement du projet pour pouvoir y palier. Ergonomiquement, la commande « Drive mode » normal, eco ou sport sur la console centrale est aussi trop en arrière. Et celle de désactivation du système anti-franchissement de ligne placée au bas de la planche de bord vers la portière est inaccessible en conduisant. Mais c’est précisément à la conduite que cette nouvelle 208 veut aussi à justifier sa différence de prix. Par ses progrès en aérodynamique qui ont supprimé les bruits d’écoulement d’air. Et par une tenue de route à la fois ferme et confortable et un amortissement légèrement moins souple que la Clio. Mais cette nouvelle 208 absorbe fort bien les chaussées irrégulières. Surtout si elle est montée avec jantes de 16 pouces et non de 17 qui altèrent la qualité intrinsèque de sa suspension.

La nouvelle 208, une lionne qui a du chien
Le dossier a été incliné au détriment du coffre pour compenser l’habitabilité réduite à l’arrière.

L’accroissement de la démultiplication de la direction la rend moins directe et incisive en faveur du confort. Au final, le toucher de route de cette nouvelle 208 est bien celui d’une Peugeot avec une filtration en progrès du train avant.  Et une étonnante stabilité de virage à plat dans les enchainements de courbes à vive allure où la voiture ne souffre d’aucun roulis. Le résultat aussi d’une nouvelle plate forme allégée de 30 kg par rapport à l’ancienne, réduisant les vibrations, les frottements mécaniques des trains, et améliorant l’acoustique. Partagée pour l’instant avec la DS 3 Crossback, cette nouvelle plate forme CMP a été conçue dés le départ pour inclure les batteries de la version électrique sous les banquettes avant, arrière et le tunnel central.

La nouvelle 208, une lionne qui a du chien
Des feux arrières très typés qui renforcent l’identité et le caractère sculptural de la voiture.

Un surpoids de 350 kg qui, étonnamment, ne se ressent pas en tenue de route avec des réglages spécifiques de la suspension de cette e-208 de 136 ch donnée pour 340 km d’autonomie. Avec des accélérations supérieures à la 130 ch essence 1,2 l turbo : 8,1 secondes contre 8,7 pour le 0 à 100 km/h. Mais durant les essais, entre la 1,2 l 75 ch vite essoufflée, ou la diesel 1,5 l 100 ch, c’est la 1,2 l turbo de 100 ch qui est ressortie comme la plus homogène des 208. En boite manuelle 6 (un peu imprécise dans son guidage) ou automatique à 8 rapports. Le meilleur compromis prix (1500 € de moins que la 130 ch), puissance, performance et agrément de conduite avec une insonorisation du moteur 3 cylindres très souple à bas régime qui rend cette lionne reposante. Mais toujours prête à sortir ses griffes.

Cylindrée : 1,2 l turbo 3 cylindres essence

Puissance : 100 ch/5 CV

0 à 100 km/h : 10,9 sec

Vitesse max : 188 km/h

Capacité du coffre : 265 l

Consommation moyenne : entre 5,4 l et 6,5 l/100 km

CO2 : 123 g/km

Pas de malus

Prix : à partir de 20 400 €

LES PLUS : confort, tenue de route, finitions, insonorisation, aides à la conduites, roue de secours

LES MOINS : capacité du coffre, quelques défauts d’ergonomie, prix à la hausse,

Un fana de Porsche 911 à Vosne-Romanée

Un fana de Porsche 911 à Vosne-Romanée

Vincent Mongeard / Domaine Mongeard-Mugneret

Dans le garage de ce vigneron Bourguignon, l’alignement de ses Porsche 911 résume à la fois sa passion pour la course, et l’incroyable histoire de ce modèle. Plus que jamais mythique avec 56 ans au compteur. 

Sa première Porsche, Vincent Mongeard,  vigneron à Vosne-Romanée s’en souviendra encore longtemps. Car pour lui qui avait eu une 2CV comme première voiture, elle a changé sa vie.  Par surprise : «En faisant une livraison de vin, je rencontre un ancien copain d’école devenu aussi vigneron, et on finit la soirée au casino de Santenay-les-Bains. Bingo, je gagne 80 000 francs ! Et du coup, j’ai pu me payer ma première Porsche d’occasion, une 911 2,4 l S de 1972. » Sa première dit il. Car ensuite, pris du virus de la course, d’autres vont se succéder, à chaque fois un peu plus puissantes. Dont une 311 3 litres SC de 215 ch de 1981 achetée en 2017 pour courir des rallyes. Et aussi une GT 3 Cup de 300 ch avec laquelle il remporte la Coupe de France des circuits en 2009.

Un fana de Porsche 911 à Vosne-Romanée
Un profil unique dans l’histoire automobile dessiné par le petit fils de Ferdinand Porsche.

« Je préfère une propulsion comme la 911 car on peut la faire glisser dans les virages en jouant de l’appel-contre appel. » Au final, 3 Porsche 911 s’alignent aujourd’hui dans son garage. Et même s’il aime rouler allemand, il s’affiche fier d’être Français : « J’en ai une bleue, une blanche et une rouge ! » Mais sa préférée est cette 911 2,5l ST rouge  de 1969 à double allumage, gonflée à 250 ch pour propulser ses 960 kg. « C’est en 1969 que j’ai déniché cette pièce rare venue d’Autriche : une voiture d’usine qui n’avait jamais été commercialisée jusque là. Et avec elle, en 2015, j’ai décroché le titre de Champion de France en VHC (Véhicules historiques de Compétition).

Un fana de Porsche 911 à Vosne-Romanée
Etincelant de puissance avec 250 ch, le légendaire Flat 6 à double allumage refroidi par sa turbine.

Bref, feuilleter sa vie de vigneron bourguignon porschiste revient à passer en revue l’histoire et les métamorphoses successives de cette voiture toujours mythique avec 56 ans au compteur, plus d’un million d’exemplaires vendus, et une huitième génération qui arrive en 2019. La première en 1964, à la ligne inimitable dessinée par le génial styliste Butzi Porsche , petit fils de Ferdinand Porsche (créateur de la Coccinelle Volkswagen) n’avait plus rien à voir avec le look vieillissant de la Porsche 356 lancée en 1948 par son père Ferry Porsche.

Un fana de Porsche 911 à Vosne-Romanée
Ramassée sur l’arrière, une dévoreuse de bitume prête à bondir : la 911 2,5 l ST

Et sous le capot, le moteur toujours en porte à faux arrière, passait du quatre cylindres à plat culbuté refroidi par air dérivé de la Cox à un plus élaboré 6 cylindres à plat de 2 litres à 4 arbres à cames en tête, toujours refroidi par air, de 130 ch-210 km/h. Avec un bond à 170 ch en 1968 grâce au remplacement des carburateurs par l’injection. Ce moteur hors du commun était conçu par un certain Ferdinand Piëch, fils de la fille de Ferdinand Porsche, et futur patron en 1993 de la marque Volkswagen créée par son grand père ! Dans l’invraisemblable destinée de cette dynastie automobile, Piëch aura été en éternelle hostilité avec ses cousins Porsche, jaloux du retentissement des victoires de ses voitures au Mans  qui en faisaient tout naturellement le successeur de Ferry Porsche. Mais lassé de ces querelles, « Ferry » décidait en 1972 qu’il n’y aurait plus un membre de la famille à la tête de Porsche !

Un fana de Porsche 911 à Vosne-Romanée
Même avec un intérieur dépouillé pour la course, une 911 reste fascinante…

Ulcéré, Piëch est parti prendre sa revanche chez Audi dont il a fait une grande marque auréolée des victoires en rallye de sa nouvelle invention, les fameuses Audi Quattro. Mais la guerre a repris début 2008 avec la famille Porsche. Quand le petit constructeur a lancé une opa sur le géant Volkswagen dirigé par Piëch  qui renversera la situation en rachetant finalement Porsche, mis à mal par la crise financière de fin 2008, et asphyxié par son surendettement pour financer ce raid avorté !!! Fin de cette séquence retour vers le futur…Son fameux « Flat 6 » au rugissement métallique si reconnaissable, Ferdinand Piëch allait progressivement le faire évoluer jusqu’à atteindre la limite physique sous le capot de 3,6 l 272 ch/270 km/h en 1993.

Un fana de Porsche 911 à Vosne-Romanée
En course les concurrents n’ont souvent vu que l’arrière de sa Porsche 911 ST…

Avant d’être dopé ensuite par des turbos pour gagner de la puissance supplémentaire jusqu’à 450 ch, et 580 ch avec la Turbo 3,8 l sur des moteurs refroidis par eau à partir de 1993, et à la cylindrée réduite à 3,4l puis 3l dans le but de consommer moins.Pour accueillir davantage de chevaux à bord, et améliorer sa tenue de route avec de très sophistiquées suspensions pilotées, la 911 deviendra de plus en plus volumineuse au fil de ses 50 ans d’histoire, et y perdra la finesse initiale du coup de crayon de Butzi Porsche. Tout en gardant ce profil fastback légendaire. Et si caractéristique de cette auto qui aurait du s’appeler 901 si Peugeot ne s’y était pas opposé. Car le constructeur de Sochaux avait déposé un titre de propriété sur tous les chiffres avec un 0 au milieu qui servait initialement à introduire la manivelle de démarrage ! Mais on attend toujours la 901 française…

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

La nouvelle Porsche 911 de la huitième génération

Désolé pour vous chers abonnés, mais vous ne pourrez pas tester comme prévu la nouvelle  911 :  Porsche-France est le seul, de tous les constructeurs automobile présents sur vinsetvintage.fr, à ne plus vouloir apporter son concours avec ses voitures d’essai au premier site des passionnés de voitures anciennes et de bons vins pourtant suivi par plus de 45 000 fidèles chaque mois…..Et merci à toutes les autres marques qui ont compris l’intérêt de figurer sur ce site unique en son genre.

OENOTOURISME

                                                                   MON VIN PRÉFÉRÉ

« J’ai toujours eu de la chance, avoue Vincent Mongeard. En course, dans la vie, et dans les vignes ! » Dans cette famille de vignerons à Vosne-Romanée depuis 1625, lui, à la onzième génération a métamorphosé le domaine.  Dans une région  connue pour le morcellement de son vignoble, il a fait passer le sien de 12 à 30 hectares répartis sur 35 appellations ! « J’ai cherché à avoir des vins moins cotés pour élargir ma gamme de prix en rachetant, dans les années 80 où le foncier était encore accessible,  des vignes sur Savigny, Fixin, Pernand-Vergelesses, Beaune. Et depuis 2008, les grands crus et certains premiers crus sont passés en culture bio pour préserver ces prestigieux terroirs.

Vosne-Romanée  1er Cru en Orveaux 2015  : Issu d’une parcelle  bien ensoleillée à côté des réputés Echezaux, ce vin charnu au rubis profond dégage un riche bouquet d’arômes sur une dominante de fruité griotte-cassis qui envahit très vite le palais avec une belle générosité dans l’allonge portée par des tanins très fins. (58,50 €)

Fixin 2015 : un vin charmeur avec sa belle robe foncée, tout en rondeur et au fruité intense marqué sur la framboise qui se marie agréablement à la minéralité du terroir perceptible dans un délicieux fumet de pierre à fusil. (23,50 €)

                                                                PROFITEZ EN POUR VISITER…

*Beaune, ses vieilles halles médiévales où ont lieu chaque année les fameuses ventes aux enchères à la bougie des vins des Hospices de Beaune, son Hôtel Dieu, fondé en 1443, merveille de l’art burgondo-flamand et sa grande salle des malades de 72 m de long avec l’enfilade des lits à colonne et la magnifique voute de bois en carène de navire renversée , le musée du vin de Bourgogne dans l’ancien Hôtel XV ème des ducs de Bourgogne.

Cour des Hospices de Beaune-Photo François Vauban
Cour des Hospices de Beaune-Photo François Vauban

*Nuit St Georges, la capitale de la Côte à laquelle elle a donné son nom, son église romane St Symphorien et sa rare cage d’escalier tournant du XVI ème dans un étonnnant cylindre ajouré en bois, le beffroi de l’Hotel de ville et l’hopital St Laurent du XVII ème.

* La verdoyante route panoramique entre Nuit-St Georges, Bruant, plongeant ensuite sur Bouilland et ses cirques rocheux aux collines boisées

*Le fameux château du Clos de Vougeot, son grand cellier du XII ème où ont lieu les cérémonies de la Confrérie du Tastevin, ses quatre énormes pressoirs du moyen age, le dortoir des moines et sa spectaculaire charpente.

Cérémonie du taste vin dans la salle du pressoir du Clos Vougeot
Cérémonie de la Confrérie du Taste vin dans la salle du grand pressoir au Clos Vougeot

*Un bijou méconnu niché dans un écrin de verdure au fond d’un vallon éloigné de tout, mais qui vaut le détour : le Château de Soussey-sur-Brionne, non loin de Pouilly en Auxois, réserve une belle surprise avec son corps de logis Renaissance, sa tour pigeonnier, et son exceptionnel donjon du XIIIème sur trois étages en voutes gothiques sur un pilier central où décors et personnages vous plongent dans la vie des seigneurs du Moyen-Age. Visites guidées du 1er juillet au 18 août et du 1er au 15 septembre. Tel : 06 80 14 56 02

Le château de Soussey-sur-Brionne et son donjon du XIIIème.
Le château de Soussey-sur-Brionne et son donjon du XIIIème.

*Dijon, le Palais des ducs de Bourgogne et ses tours de Bar et de Philippe-le-Bon d’où on découvre une belle vue sur la ville jusqu’aux premier contrefort sdu Jura, les vieilles rues et la place François Rude aux maisons à pans de bois du XV ème, le musée du folklore bourguignon avec ses scènes reconstituées dans le cloître du monastère des Bernardines, l’Hotel de Vogüé du XVII ème et son toit en tuiles vernissées, le musée Amora créé par le principal fabricant de moutarde de Dijon.

Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe-le-bon (Photo Alain Doire)
Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe Le Bon(Photo Alain Doire)

*Le château de Savigny les Beaune avec sa collection d’Abarth de course, de voitures de pompiers et ses 90 avions de chasse dans le parc transformé en base aérienne.

* Le vieux bourg fortifié de *Chateauneuf avec ses rues étroites du XIV ème, ses places, ses remparts, et son chateau surplombant les vallées alentours qui commandait la route entre Dijon et Autun et le canal de Bourgogne qui passe au pied.

*Le château de Gevrey-Chambertin et ses tours carrées forteresses bâties au X ème siècle, aujourd’hui propriété du Chinois qui dirige les casinos de Macao.

Château-de-Gevrey-Chambertin- Photo Alain-Doire
Château de Gevrey-Chambertin- Photo Alain-Doire

 


Publicité

                                         POUR UNE ÉTAPE UN CHOIX S’IMPOSE

Situé en Côte d’Or, Le Château de Cîteaux – La Cueillette se dresse au cœur de Meursault, l’un des plus beaux villages vignerons de la Côte de Beaune, cerné par les prestigieux vignobles de Bourgogne à la renommée internationale, dont une parcelle d’un hectare s’étend jusqu’aux pieds du Château. Construit au 19ème siècle par un négociant en vin, le château s’élève au-dessus de caves cisterciennes du 11ème siècle, propriété de la célèbre Abbaye de Cîteaux, qui a donné son nom au château…

Ses deux atouts majeurs : un spa unique et des caves millénaires 

L’actuel propriétaire, Jean Garnier, médecin spécialisé dans le bien-être, propose avec La Cueillette bien plus qu’un luxueux hôtel restaurant. Il a en effet bousculé les codes avec son concept très novateur du Spa de Fruitithérapie®. ‘’Unique en France, le vaste espace de 500 m² propose jacuzzi, sauna, hammam, solarium et salle de détente… mais surtout des soins, massages, enveloppements, gommages ou masques à base des petits fruits rouges de Bourgogne dont le cassis, aux multiples vertus pour la santé, vitamines, agents anti-âge, oligoéléments et antioxydants, précise Karine Opasinski, Responsable des Séjours Groupes. ‘’L’autre ‘’plus’’ du château, poursuit-elle, ce sont ses magnifiques caves voutées privatisables, de quoi surprendre vos convives avec des cocktails, dégustations et soirées œnologiques…ou sur demande, présentations des grands crus de Bourgogne par leurs producteurs, dans un cadre d’exception’’ !

Un hôtel**** pour des séjours détente et / ou professionnels

Les 19 chambres déclinées en 4 catégories, Classique, Supérieure, Deluxe avec terrasse privative et 2 junior Suites, ont été entièrement rénovées dans un style épuré très contemporain : spacieuses, entre 25 et 40 m², claires et lumineuses, elles offrent les prestations d’un 4 étoiles et tranchent avec le côté très 19ème siècle des autres parties du château. Le restaurant gastronomique, jusqu’à 30 couverts, accueille vos diners dans la belle salle restaurée avec dorures, boiseries, lustres et tapisseries, et propose une cuisine traditionnelle française de haut vol, élaborée à base de produits frais locaux et évolutive au fil des saisons. Au ‘’Potager’’, bistrot également privatisable pour une vingtaine de personnes et installé dans les anciennes cuisines du château avec cheminée d’époque, est servie une excellente cuisine bistronomique à base de produits du terroir, dans une ambiance cosy et feutrée.

Partez à la découverte des vignobles alentours et des prestigieux villages de Volnay, Puligny-Montrachet ou Pommard en vélo, en quad, en 2 CV, en trottinette électrique, ou même en montgolfière et en ULM. Les célèbres Hospices de Beaune sont à 8 km à peine, Dijon à moins d’une heure…et bien sûr les incontournables caves de la Route des Vins !

Pour plus d’informations :

www.lacueillette.com

contact@lacueillette.com

+33 3 80 20 62 80

 

 

 

La classe de la DS dans un grand cru classé

La classe de la DS dans un grand cru classé

Tristan et Loïc Kressmann/ Château Latour-Martillac

Dans le bordelais, ce vignoble des Graves abrite des vins  sublimes et un grand millésime sorti en 1955 : la mythique DS Citroën qui a révolutionné l’automobile. Par son style et sa suspension de tapis volant.

Quand elle est sortie en 1955 au salon de l’auto sous la splendide verrière du Grand Palais à Paris, Tristan Kressmann avait 7 ans.  Et déjà un intérêt certain pour les voitures avec un père qui travaillait chez Peugeot tout en veillant au vignoble familial de Latour-Martillac  dans les Graves près de Bordeaux. Mais forcément, cette étrange DS Citroën sortie de nulle part qui montait toute seule sur ses roues au démarrage, avec sa suspension révolutionnaire, ne pouvait que le frapper dans sa mémoire.

Pour alléger l’immense capot et son ouverture, la tôle était en aluminium.

Tel un ovni, cet étrange objet démodait d’un coup toutes les voitures de l’époque, 203 ou 403 Peugeot, Traction Citroën et Renault 4CV ou Frégate. La DS affichait une incroyable silhouette profilée encore jamais vue, sans calandre, une surface vitrée sans pareil, un immense capot en aluminium, un toit en fibre de verre, des clignotants dans le prolongement du toit, une direction assistée avec un curieux volant mono branche donnant l’impression de tourner dans le vide !

La classe de la DS dans un grand cru classé
La 3ème et dernière version du tableau de bord était plus conventionnelle.

Ce volant dégageait du coup la vue sur une planche de bord au design d’avant garde avec un petit joystick vertical devant le compteur servant à la fois de démarreur et de levier de vitesses pour la boite semi-automatique. Et ultime détail à ne pas négliger : la pédale des freins très puissants était remplacée par un champignon  sur lequel il fallait avoir le pied léger sous peine de partir dans le parebrise…Après la Traction en 1934 Citroën atomisait la concurrence en  provoquant une deuxième révolution automobile avec cette auto au look futuriste.

La classe de la DS dans un grand cru classé
Un enchainement de galbes et du jamais vu: les clignotants dans le prolongement du toit !

Et derrière ces deux voitures françaises emblématiques lancées à 23 ans d’intervalle se cachait en fait un même génie : le sculpteur-styliste maison, Flaminio Bertoni à qui l’on doit aussi la 2 CV ! La Traction avait innové avec l’adoption de la traction avant qui supprimait l’arbre de transmission vers l’arrière et permettait ainsi de baisser la hauteur du plancher pour une meilleure tenue de route. La DS chamboulait, elle, la conduite traditionnelle avec une nouvelle technologie assurant à la fois un confort et une tenue de route inégalée : la suspension hydropneumatique qui permettait même de rouler que sur trois roues !

La classe de la DS dans un grand cru classé
Un vaste salon pour les passagers arrières sur une banquette canapé moelleuse.

Un atout qui sauvera le général de Gaulle en 1962 lors de l’attentat du Petit Clamart où sa DS criblée de balle poursuivra sa route avec deux pneus crevés…Et contribuera à créer la légende de la DS entre ses victoire au rallye de Monte Carlo ou dans les raids africains durant ses 20 années d’existence. Avec des motorisations qui augmenteront régulièrement. Du 1911 cm3 75ch 140 km/h provenant de la Traction, au 2347 cm3  injection electronique de 141 ch sur la dernière DS 23 la plus puissante (188 km/h) et la plus aboutie en 1972.

La classe de la DS dans un grand cru classé
Un tunnel depuis le dessous du parechoc amenait l’air frais au radiateur derrière la roue de secours !

Au total, 1,455 746 million exemplaires de la DS seront produits (deux fois plus que les  Traction en 23 ans) avant son remplacement par la CX. Tout un pan de l’Histoire de France automobile vécu par Tristan Kressmann. Et qu’il a voulu préserver de la ruine quand son parrain lui a proposé en 2006 de récupérer sa DS 21 de 125 ch qui croupissait depuis 20 ans dans un hangar en Charentes. Ce modèle de 1973 était un bon millésime, car la DS fabriquée depuis 1955 arrivait en fin de carrière (1975), et sa fiabilité était au au summum comme l’a montré sa remise en route.

La classe de la DS dans un grand cru classé
Nouvelle révolution apparue en 1967 : les phares pivotent avec les roues !

« Depuis le temps qu’elle n’avait pas tourné, son réservoir et la tuyauterie s’étaient encrassés. Mais en mettant sur le toit un bidon d’essence relié par un tuyau au carburateur, elle a démarré sans problème ! Et la fantastique suspension hydraulique a monté normalement la voiture en position route. Incroyable ! Depuis sa restauration, elle a servi à plein de mariages dans la famille. Et mes petits enfants adorent que je les emmène quand je pars en balade avec. »

La classe de la DS dans un grand cru classé
Aucune voiture au monde n’a osé afficher un tel profil aussi audacieux.
LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

DS3 CROSSBACK, UN PETIT LUXE A LA FRANÇAISE

DS3 Crossback, un petit luxe à la française

La nouvelle DS3 change de look. Elle passe de la petite 2 portes au SUV 4 portes plus tendance. Avec des finitions et un équipement intérieur dignes d’une voiture haut de gamme sans en avoir le prix.  Bien que les tarifs grimpent tout de même au fil des options !  Mais elle en offre plus que ses rivales allemandes avec un confort, une tenue de route, et un 3 cylindres 1200 cm3 turbo de 130ch à la fois économique et performant…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                 MON VIN  PRÉFÉRÉ

Sur les 40 hectares du domaine de ce Grand cru classé de Graves en AOC Pessac-Léognan, les sols pauvres et drainants de la croupe dominant la propriété sur le plateau de Martillac constituent un terrain idéal pour la vigne, en particulier pour les cépages rouges Cabernet Sauvignon, Merlot et Petit-Verdot. Cet assemblage se retrouve dans le  Château Latour-Martillac rouge 2014  équilibré, fin, souple, élégant et envoutant par la rondeur de son nez épicé agréablement fruité qui vous emmène sur une bouche légère aux arômes soyeux avec une finale légèrement boisée après 18 à 20 mois d’élevage en barrique. (37,50 €) Mais le meilleur est à venir avec un cru 2018 exceptionnel. Et la construction d’un nouveau cuvier va permettre de réaliser des vinifications parcellaires encore plus affinées.

                                                         PROFITEZ EN POUR VISITER

Le château de la Brède. C’est dans cette austère forteresse gothique entourée de douves que se ressourçait Montesquieu après ses voyages pour écrire les « Lettres persanes » et « De l’esprit des lois ». Dans le vestibule sont toujours alignées ses malles de voyage, et dans sa chambre restée meublée très simplement, la cheminée garde la trace de ses souliers quand il écrivait sur ses genoux devant le feu.

Le château de La Brède où vécut Montesquieu
Le château de La Brède où vécut Montesquieu

LE BORDEAUX ANCIEN

-vieilles portes Cailhau et de la Grosse Cloche

-la place de la Bourse emblème de l’essor de la ville au XVIII éme, autour de deux bâtiments à l’architecture en fer à cheval d’après les plans de l’architecte Gabriel   qui créa aussi la place de la Concorde à Paris

-le musée du vin et du négoce à Bordeaux installé dans de belles caves voutées du quartier des Chartrons, du nom d’un ancien couvent de chartreux transformé au 15 ème siècle en entrepôt de vins

*L’Hotel de Lalande, 1779, un des plus beaux exemples de bâtiments anciens construits par la noblesse parlementaire bordelaise. Par son superbe escalier d’honneur en fer forgé, on accède aux pièces du musée des Arts décoratifs

La place de la Bourse (Photo Thomas Samson)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-la tour Pey-Berland et sa vue panoramique sur la ville et ses clochers

-le Palais Rohan, ancien palais épiscopal du XVIIIème devenu l’Hotel de ville, avec, dans les jardins,  le musée des Beaux-Arts sur l’art en Europe du 15 ème  au 20ème siècle

-la place du Parlement et ses façades Louis XV autour d’une cour pavée

-l’Hotel particulier Frugès chef-d’oeuvre de l’art nouveau

-l’Abbatiale Ste Croix et sa façade de style roman saintongeais

La nouvelle Cité du vin (Anaka)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-la perspective XVIII ème du quai des Chartrons où les négociants en vin s’édifièrent de somptueuses demeures, et les anciens hangars portuaires devenus des commerces et des restaurants

-l’esplanade des Quinconces face à la Garonne

-l’ancienne base sous marine allemande devenue centre d’expositions

*La Cité du vin, le nouveau musée de verre qui vient de s’ouvrir 135-150 quai de Bacalan à Bordeaux. Un voyage étonnant  sur l’Histoire de nos ceps de vigne à travers le monde et l’élaboration de nos nectars avec dégustations sensorielles sous forme de devinettes.

Le musée de voitures à Château Carbonieux

*Château Carbonnieux pour son grand cru, et son étonnant musée de voitures anciennes dont des teuf teuf rarissimes comme des Donnet Zedel torpedo, Doriot-Flandrin-Parant, ou Wacheux Phaeton

*Chateau de Portets, arrivez dans ce château-jardin par bateau depuis Bordeaux 2 fois par semaine /05 56 67 12 30 www.chateaudeportets.fr

*Cave Leognan Magnum, un endroit à Leognan où l’on peut déguster presque tous les vins de Pessac-Leognan sans faire la tournée des châteaux qui sont parfois fermés

05 56 64 74 08www.leognanmagnum.com

******************************************************************************************************PUBLICITE

                             POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

Bannière LGM PG

                                   MEMBRE DES RELAIS &CHÂTEAUX

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire La Grande Maison Bordeaux 2016 par Artiste-Associé Photographes

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire, les ambassadeurs de l’excellence.
Bernard Magrez, vous offre l’exclusivité d’une émotion pure à « La Grande Maison », restaurant gastronomique deux étoiles au guide Michelin et hôtel cinq étoiles.
Pour faire battre le cœur d’une maison bordelaise traditionnelle, la passion est impérieuse. Il faut savoir écouter l’aspiration des voyageurs, déceler la part de folie qui bouleverse un concept hôtelier, comprendre ce que chaque hôte vient y chercher pour savoir le lui offrir.
L’ambassadeur Mondial du goût, Pierre Gagnaire et le compositeur de vins rares, Bernard Magrez, unis pour le meilleur de la table française, vous invitent à vivre une expérience exceptionnelle dans cette magnifique demeure où le savoir-faire français et le raffinement sont les maîtres mots.
Bernard Magrez, propriétaire de quatre Grands Crus Classés dans le Bordelais, Château Pape Clément (Graves), Château La Tour Carnet (Haut Médoc), Château Fombrauge (Saint-Emilion) et Clos Haut Peyraguey (Sauternes), poursuit son intarissable désir d’excellence à travers les vins, les arts, la gastronomie et l’hôtellerie de prestige.

La Grande Maison de Bernard Magrez
10 rue Labottière, 33000 Bordeaux
T.+33(0)5 35 38 16 16
info@lgmbordeaux.com

 

 

 

 

 

 

 

DS3 Crossback, un petit luxe à la française

DS3 Crossback, un petit luxe à la française

En passant de la petite DS3 2 portes à un SUV plus tendance, la marque se différencie de ses rivales par un chic à bord qu’on ne trouve que dans le haut de gamme. Et en contre partie : des tarifs à la hausse…

Comment pour 26 500 € avoir l’impression de rouler en berline haut de gamme confortable,  ultra silencieuse et propulsée par le feulement discret d’un V6 ? Pas en achetant une belle allemande, mais la nouvelle DS ! Néanmoins , ne vous méprenez pas. Il s’agit du DS3 Crossback, nouvelle version de la petite DS3 2 portes qui sort cette fois dans une version mini SUV à la mode, une 4 portes de 4,11 m de long.

DS3 Crossback, un petit luxe à la française
Un arrière élégamment musclé avec son hayon.

En plus compact et moins cher que ses rivales directes le Mini Countryman ou l’Audi Q2. Une voiture mixte, ville-route pour des trajets reposants où le petit moteur 1200 cm3 turbo de 130 ch ou 155 ch vous emmène en souplesse dans des accélérations franches où le vrombissement du 3 cylindres donne effectivement l’impression d’avoir un 6 cylindres sous le capot. Avec une suspension souple dans la fermeté qui absorbe sans trop d’à-coups les irrégularités de la chaussée.

DS3 Crossback, un petit luxe à la française
Un design à la fois très esthétique et fonctionnel du poste de conduite.

Mais pourquoi la marque DS, qui se veut héritière de l’iconique auto à la suspension hydropneumatique à effet tapis volant, n’a -t- elle pas bénéficié de la nouvelle suspension hyper absorbante avec amortisseurs à double butées progressives ? Au lieu de cela, la maison mère Citroën se l’est octroyée sur sa nouvelle Cactus et son C5 Aircross. Résultat, ces deux Citroën sont aujourd’hui plus confortables qu’une DS…De quoi dérouter les clients nostalgiques du confort inégalé de l’ex star du bitume.

DS3 Crossback, un petit luxe à la française
Les poignées affleurantes sortent automatiquement en s’approchant de la voiture.

Du coup, pour se différencier, DS joue sur le look, le chic high tech et le luxe avec un raffinement dans les détails que n’ont pas effectivement les Citroën avec 2000 combinaisons d’aménagements à la carte. Les poignées affleurantes des portières qui se déverrouillent et sortent automatiquement en s’approchant (télécommande dans la poche) ou se rétractent avec fermeture en s’éloignant sont le gadget vedette de cette voiture qui vous reconnait à distance.

DS3 Crossback, un petit luxe à la française
Le look de la planche de bord est original et très soigné dans les détails.

Les moelleux sièges cuir à motifs bracelet sont devenus un must. La planche de bord avec au centre ses commandes décoratives en losange et ses garnitures en cuir surpiqué est à la fois originale et plus fonctionnelle que sur les autos qui ont supprimé les boutons pour le tout écran où l’on doit naviguer du doigt tout en quittant la route des yeux… En revanche le style extérieur très décalé de la DS3 Crossback ne fait pas forcément l’unanimité avec la reprise de l’aileron de requin de la DS3 2 portes qui donne un aspect très bizarre aux portes arrières.

DS3 Crossback, un petit luxe à la française
La porte arrière avec son aileron de requin réduit la visibilité pour les passagers arrières.

Et surtout, réduit considérablement la hauteur de la surface vitrée pour les passagers arrières. Claustrophobes s’abstenir ! Cette DS3 Crossback garde quelque part une âme de petite 2 portes où les passagers de derrière ne sont pas les mieux lotis. Et où la capacité du coffre est très réduite avec 215 l, sans même pouvoir être augmentée par une banquette coulissante.Côté high tech, cette petite auto connectée à  votre smartphone et internet, fait le plein comme sur une grande premium avec toutes les assistances à la conduite.

DS3 Crossback, un petit luxe à la française
La vitre arrière très étroite donne une impression d’enfermement.

Un catalogue plutôt rare sur ce créneau de voiture : régulateur adaptatif avec le véhicule précédent, freinage d’urgence, reconnaissance des panneaux, affichage tête haute, park assist,  phares Led  à faisceau automatiquement variable pour ne pas éblouir les automobilistes en sens inverse.En plus des 3 modules Led pour les phares de croisement, un module matrix beam pour la fonction route est composé de 15 segments de diodes qui s’allument individuellement ou s’éteignent en fonction de l’environnement de circulation détecté par la caméra de parebrise.

DS3 Crossback, un petit luxe à la française
Les 15 LED de la barrette des phares de route s’éteignent plus ou moins pour ne pas éblouir.

A la conduite en boite manuelle 6 vitesse ou automatique 8 vitesses aux passages très en douceur, la 130 ch se montre très homogène et à la hauteur des sollicitations  de l’accélérateur par rapport à la 155 ch certes un peu plus rapide avec un turbo qui « souffle » davantage, mais où la différence ne saute pas aux yeux en dehors du prix (1500 € de plus). L’ agilité en tenue de route due à la légèreté de la nouvelle plate forme partagée avec la nouvelle 208 fait merveille. Et comme la Peugeot, la DS3 Crossback sort en version électrique 136 ch avec en théorie une autonomie de 300 km.  Son nom : la E-tense. Une DS3 qui gagne en intensité !

Cylindrée : 1,2 l turbo 3 cylindres

Puissance : 130 ch (6 CV) ou 155 ch (8CV)

Couple maxi : 230 Nm et 240 Nm

0 à 100 km/h : 9,2 sec.et 8,2 sec

Vitesse max : 196 km/h et 208 km/h

Consommation moyenne : de 5,5l à 7,5 l /100km

Co2 : 113 et 117 gr/km

Malus : 35 € et 45 €

Prix : de 26 500 € à 40 500 €

LES PLUS : Confort de la suspension et des sièges qui manquent néanmoins d’appuis latéraux,  silence du moteur nerveux et souple à la conduite,  insonorisation remarquable de l’habitacle, finitions, poignées affleurantes automatiques, tenue de route

LES MOINS : volume du coffre et ouverture sous le parechoc, pas de roue de secours, vitres arrières trop étroites, réglage du limiteur-régulateur derrière le volant, bouton de coupure de l’anti franchissement de ligne inaccessible en conduisant (il est allumé en position off !!!)

La Porsche 914 d’un Champenois toujours à fond

La Porsche 914 d'un Champenois toujours à fond

Michel Beauchamp / Champagne Beauchamp

Elle a été la mal aimée des Porschistes, car construite en association avec Volkswagen pour en faire une voiture bon marché. Mais 50 ans après, la 914 regagne en considération pour son originalité.

On peut être écolo et aimer taquiner l’accélérateur. Surtout quand la voiture s’appelle une Porsche. Mais celle-ci est un cas à part dans l’histoire de la marque. Comme son propriétaire, Michel Beauchamp, vigneron à Janvry près de Reims. Un tour de son domaine avec sa Porsche 914, et vous comprenez tout de suite : choux, Seigle, féverole,trèfle blanc …Non vous n’êtes pas dans un potager. Toute cette végétation pousse entre les rangs de ses vignes ! Et cet apparent désordre végétal n’en est pas un. « Il faut faire revivre la Champagne et son sol épuisé par les traitements chimiques, explique -t-il. Depuis 20 ans, je n’y mets plus de pesticide. Et la culture des plantes légumineuses fait revenir les verres de terre indispensables pour aérer et enrichir à nouveau le sol ! »

La Porsche 914 d'un Champenois toujours à fond
Une carrosserie très lisse avec ses phares escamotables et ses poignées de porte affleurantes.

Pas courant de tomber sur un pionnier de l’agroforestage, et qui plus est un des rares propriétaires d’une Porsche 914 de 1974. Cet anti conformiste frappé du bon sens n’a pas cédé non plus au snobisme des 911 pour se faire plaisir sur le bitume, car la 914 tient bien mieux la route grâce à son moteur central. Au point que les publicités de l’époque clamait : « Avec la 914, la courbe est le chemin le plus excitant pour aller d’un point à un autre ! »  Et pourtant, seulement 115 000 exemplaires se sont vendus de 1969 à 1976. Et à 75% aux Etats-Unis. Car en Europe, ce coupé atypique a longtemps été méprisé, et considéré comme une batarde par l’aristocratie des Porschistes ne jurant que par la 356 et la 911. Tout cela parce qu’elle n’a que 4 cylindres, résultat d’un mariage avec Volkswagen.

La Porsche 914 d'un Champenois toujours à fond
Grâce à son moteur central, la 914 bénéficiait d’un coffre à l’avant et à l’arrière.

C’est tout de même oublier que la première Porsche 356 a été un dérivé de la Cox créée par Ferdinand Porsche, et de son moteur 4 cylindres à plat refroidi par air !  Mais en 1966 Porsche, qui a perdu une partie de sa clientèle en raison du prix beaucoup plus élevé de sa nouvelle 911 à 6 cylindres à plat lancée en 1964, a besoin d’un petit modèle d’entrée de gamme à moteur central moins couteux. Et de son côté, Volkswagen qui doit renouveler son vieux coupé bon marché Karmann-Ghia aux performances très moyennes arrive au même constat. Pour partager les frais, Ferry Porsche conclue donc un accord d’une simple poignée de main avec son ami Heinz Nordhoff, le tout premier patron de Volkswagen après la guerre.

La Porsche 914 d'un Champenois toujours à fond
Un arceau camouflé avec lunette arrière pour répondre aux normes US sur les cabriolets.

Pour cette « Volkswagen-Porsche » deux versions sont prévues : la 914-4 avec un 4 cylindres à plat 1,7 l Volkswagen de 80 ch, et la 914-6 avec un 6 cylindres à plat 2 litres Porsche de 110 ch.Butzi, le designer attitré de Porsche (et fils de Ferry Porsche) s’occupe du développement de la voiture sur la base d’une proposition d’un bureau de style dans le mobilier contemporain. D’où sa ligne originale qui ne ressemble ni à une Porsche ni à une Volkswagen ! Et son profil quasi symétrique de chaque côté de l’arceau de sécurité esthétiquement camouflé en lunette arrière vitrée (et anti remous) ne s’expliquait pas seulement par la position centrale arrière du moteur à plat offrant une répartition des masses parfaite entre l’avant et l’arrière, et un centre de gravité très bas. La clientèle Porsche étant très importante en Californie,  le cahier des charges imposait un toit amovible.

La Porsche 914 d'un Champenois toujours à fond
Le toit se logeait sur le haut du coffre.

D’où ce coffre arrière de 160 l très long pour y loger le toit en polyester léger ne prenant que 3 cm sur le volume de chargement. En plus du coffre avant de 140 l, soit au total l’équivalent d’un confortable espace à bagages de berline pour une stricte deux places. A la ligne de caisse très basse grâce aux phares escamotables qui permettaient aussi de lui donner des ailes très fines se terminant par les clignotants. Les 914-4 sont entièrement fabriqués chez Karmann, le carrossier indépendant allemand , et pour les 914-6, Porsche se fait livrer les caisses à Stuttgart où le moteur six cylindres et les trains roulants spécifiques sont montés sur la même ligne que les 911.

La Porsche 914 d'un Champenois toujours à fond
Un coffre arrière énorme pour un coupé-cabriolet 2 places

Son 2 litres 110 chevaux, plus nerveux que le 4 cylindres 1,7 l Volkswagen, propulse la 914-6 à 200 km/h après un 0 à 100 km/h en 9,8 secondes (au lieu de 13 secondes et 183 km/h pour la 914-4). Mais cette version quasiment au même tarif qu’une 911 va être un fiasco. Car les porschistes purs et durs lui préfèrent la 911. Sa production est arrêtée au bout de deux ans après 3500 modèles vendus.  Et elle est remplacée par une autre 914 en 2 litres, mais, nouvelle déchéance pour les porschistes, avec un 4 cylindres Volkswagen de 100 ch. Rien à voir avec la 914-4 de Michel Beauchamp au moteur 1,7 l un tantinet gonflée à 120 ch !

La Porsche 914 d'un Champenois toujours à fond
Un intérieur course dépouillé mais très spacieux pour voyager jambes allongées.

« J’ai fait modifié son arbre à cames, elle a une turbine de 911, 2 doubles carburateurs Solex à la place de l’injection, et elle grimpe à 7000 tours ! De quoi se régaler au volant de ce poids plume de 850 kg transformé en petit bolide à la tenue de route diabolique grâce à son moteur central » s’exclame -t- il. Et lui laisser des souvenirs impérissables. Amateur de rallyes, il a participé au Monte Carlo historique qui lui a laissé des impressions fortes en 2012. « C’était terrible dans les cols. On fonçait dans le noir et dans 30 cm de neige, mais ça passait ! »Aujourd’hui, il lève le pied. Dans les vignes aussi. Depuis que son fils Jules a pris la relève.

La Porsche 914 d'un Champenois toujours à fond

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI
Le nouveau Porsche Macan S

 

Désolé pour vous chers abonnés de vinsetvintage.fr , mais vous ne pourrez pas tester comme prévu le nouveau Macan S :  Porsche-France est le seul, de tous les constructeurs automobile présents, ici à ne plus vouloir apporter son concours avec ses voitures d’essai au premier site des passionnés de voitures anciennes et de bons vins suivi par plus de 35 000 fidèles chaque mois…..

OENOTOURISME

                                                                   MON VIN PRÉFÉRÉ

« L’art d’associer la nature et le champagne » indique Michel Beauchamp sur l’étiquette de sa Grande réserve Carte noire extra brut à 0 gr issu de vignes de grand cru sur Ay. Cette cuvée au joli fruité et à la belle complexité aromatique est un somptueux résultat de sa pratique des cultures légumineuses entre ses vignes pour enrichir leur terroir et de l’agroforestage dont il a été le pionnier en Champagne. « En lisière de mes parcelles j’ai planté des charmes, du sureau, des trembles pour développer les champignons puis leur miscellium excellent pour la vie microbienne du sol de mes vignes » explique Michel Beauchamp. Cet extra brut hors du commun légèrement pétillant en bouche avec une pointe vanille-miel apportée par les 2/3 Pinots noir et meunier, bénéficie d’une concentration des arômes après évaporation durant un élevage de 18 mois en barrique, avec un fruité  mûr constant et non agressif. (21 €)

                                                                PROFITEZ EN POUR VISITER…

REIMS

*La cathédrale, célèbre chef d’oeuvre de l’art gothique depuis 1211, où furent couronnés 25 rois de France après le baptême de Clovis en 498. La plus longue de toutes avec ses 149 m, elle a été miraculeusement rescapée après les destructions des bombardements de 14. Le fameux « Ange au sourire », statue emblématique du porche, peut en effet afficher son soulagement !

La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)
La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)

*Les caves à champagne dans les anciennes carrières de craie, Pommery, Veuve Cliquot et son dédale de 20 km de galeries, Taittinger sous l’ancienne abbaye Ste Nicaise, et celles de Lanson  dont les galeries voutées servirent de logements pendant les bombardements de la guerre de 14, et même de chapelle avec un vestige qui subsiste aujourd’hui, une statue de la Vierge toujours accrochée sur la paroi.

*Le festival de façades Art déco, symboles de la reconstruction de la ville détruite à 80 % pendant la guerre de 14

*L’Hotel musée Le Vergeur XIII éme et Renaissance construit par un riche marchand grainetier

Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)
Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)

*L’abbaye St Remi, du nom de l’évêque qui baptisa Clovis, ses parties romanes, XVII ème et son grand cloître

*L’impressionnante porte gallo-romaine de Mars du temps où Reims s’appelait Durocortorum et dépassait en importance Lutèce qui deviendra Paris

*Le palais épiscopal du Tau et sa grande salle à voûte de bois en carène de navire renversée où se tenait le festin des rois après leur sacre. Le palais abrite aujourd’hui un musée sur la cathédrale où l’on réalise, en les voyant, que les statues d’origine sur sa façade mesuraient près de 5 mètres de hauteur !

20170307_151846
Le palais épiscopal du Tau

*Hôtel Jean-Baptiste de La Salle édifié à partir de 1545. Belle cour Renaissance avec avec une tour à escalier à vis ajouré

*La demeure XIIIème des comtes de Champagne

*La villa Demoiselle, splendide témoin de l’Art Nouveau construit entre 1904 et 1908 sur la butte Ste Nicaise par Louis Majorelle pour le directeur des Caves Pommery

La villa Demoiselle au style Art nouveau (photo Cecil Mathieu)

*Le musée des Beaux-arts, un des plus beaux de province avec ses collections de tableaux et de sculptures du XVI ème au XX ème : Le Nain, Boucher, Corot, Monet, Pissaro, Renoir, Gauguin, Maillo, Marquet, Foujita, Rouault, Manessier,…

*Le phare de Verzenay, un vrai phare au milieu d’une mer de vignes construit en 1909 par le négociant en champagne Joseph Goulet pour faire la promotion de sa maison. Le rez de chaussée faisait guingette, et en 1940 les Anglais placèrent sur le phare une batterie anti-aérienne. Après restauration  en 1999 le Musée de la Vigne y a ouvert ses portes.

*Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton de 19,85 m de haut et  seulement 7 cm d’épaisseur construite en 1927.

Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton (Photo Carmen Moya)
L’étonnante voute en béton armé des Halles du Boulingrin  (Photo Carmen Moya)

*Le fort de la Pompelle . Symbole de la résistance rémoise pendant la deuxième guerre mondiale, il fut le seul de la région à rester aux mains des Français jusqu’en 1918 au prix de 12 000 morts. Aménagé en musée des tranchées  on y trouve une étonnante (et unique!) collection de 500 couvre chefs de l’armée allemande.

*La bibliothèque Carnegie, chef d’oeuvre de l’Art Déco avec son entrée en mosaïque et son gigantesque lustre suspendu en vitrail.

*Le musée automobile de Reims-Champagne, 230 autos et motos de 1908 à nos jours, un festival de Delahaye, Delage, Panhard, et de voitures à pédales ! (84 Avue Georges Clemenceau/ 03 26 82 83 84/musee-automobile-reims-champagne.com)

Le musée automobile de Reims

EPERNAY et alentours

*Flanez le long des 1500 m de l’avenue de Champagne pour admirer tous les hôtels particuliers où se sont installées les grandes marques champenoises au dessus de leurs 110 km de caves. « The most drinkable avenue of the world » comme l’avait surnommé Churchill qui était un connaisseur !

*La tour de Castellane, construite entre 1903 et 1905 comme emblème publicitaire de la marque de champagne. Gravir ses 237 marches vaut la peine pour contempler du haut de ses 65 m la ville d’Epernay et la vallée de la Marne. A voir aussi son musée sur l’élaboration du champagne.

tour de castellane - copie*Le château Perrier, construit au XIX ème dans le style Louis XIII pour Charles Perrier propriétaire de la marque de champagne Perrier-Jouet. En 1940 il abrita le QG des armées britanniques, puis allemandes de 1942 à 1944. Après la libération de la ville par Patton, les Américains s’y établirent à leur tour !

*Le théâtre  Gabrielle Dorziat, du nom d’une comédienne née à Epernay. Inauguré en 1902, il est un des rares théâtre à l’italienne dont la machinerie est encore dans son état d’origine. Mais on n’est pas au coeur du champagne pour rien : les nudités allégoriques des peintures du plafond du foyer chantent l’amour au milieu de guirlandes de raisins. Et sur la façade une sculpture évoque la vigne inspirant l’art théâtral !

Le château Perrier construit au XIX ème pour le paropriétaire de la marque de champagne du même nom.
Le château Perrier construit  pour le propriétaire de la marque de champagne du même nom.

*L’abbaye de Hautvillers, fondée en 650, et célèbre par son moine Dom Pérignon (1639-1715) pour ses trouvailles novatrices dans l’élaboration du champagne par assemblage de crus différents.

*Le château de La Marquetterie à Pierry. Ce pur joyau Louis XV a été construit en 1734 par un neveu du grand architecte Gabriel.  Pendant la Grande guerre, le maréchal Foch en fit son quartier général. Et son énorme Renault à 6 roues, avec laquelle il sillonnait les champs de bataille, y est d’ailleurs exposée. Tombé sous le charme du château alors qu’il y était en service à l’état major en 1915, Pierre Taittinger le racheta en 1932.

La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre
La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre exposée au château de La Marquetterie à Pierry.

*L’abbatiale St Pierre d’Orbais . Avec son architecture monumentale et sa flèche gothique qui se voit de loin, elle a été élevée au XII ème par Jean d’Orbais. Celui-ci en aurait fait le prototype de la cathédrale de Reims dont il sera le premier maitre d’oeuvre.

*Le mémorial de Dormans, sa grande tour et son ossuaire rassemblent les restes de 1500 soldats de toutes nationalités (dont seuls 11 furent identifiés) qui furent tués pendant les combats sur le front de la Marne.

L'abbatiale St pierre d'orbais
L’abbatiale St Pierre d’Orbais

                                                                                                                                                            PUBLICITE

                            POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

 

Situé au cœur du vignoble de la Montagne de Reims, l’hôtel-restaurant « Le Château de Rilly » vous accueille dans une ancienne demeure de la fin du XVIII ème siècle entièrement rénovée.
L’établissement comprend 15 chambres climatisées, trois salles de restaurant, un bar, un espace détente avec jacuzzi et deux cabines de sauna (possibilité de réserver des soins du corps).
Un parking privé situé à l’arrière du Château est réservée à notre clientèle sans frais supplémentaire.
L’ensemble de l’établissement est placé sous vidéo-surveillance.

Le Château de Rilly
38 Rue de Reims
51500 RILLY LA MONTAGNE
03.26.07.53.21
lechateauderilly@gmail.com

 

 

 

 

 

 

4 CV Renault, une page d’Histoire de France

4 CV Renault, une page d'Histoire de France

Chistophe Diconne/ Domaine Diconne à Auxey-Duresses

Première voiture française à plus d’un million d’exemplaires, la 4 CV Renault a marqué des générations entières.  Comme symbole de la liberté retrouvée après la guerre, et de la familiale bon marché.

Comme beaucoup de Français en 1947 quand elle est sortie, Christophe Diconne a flashé sur une petite 4 CV Renault qui est devenue sa première voiture. « Je la trouvais sympa, mignonne et craquante avec ses formes arrondies. » Ce vigneron bourguignon sur Auxey-Duresses avait alors 22 ans, mais la 4CV beaucoup plus. Car ce coup de foudre à la lecture d’une petite annonce dans le journal local remonte à 1996. Et sa 4CV de 1958, alors dans un triste état après 43 ans d’existence et d’abandon, ne sera définitivement restaurée qu’en 2011 !

4 CV Renault, une page d'Histoire de France
Il ne fallait pas être trop grand pour accéder aux places arrières…

Mais son attachement à cette auto est un exemple révélateur de l’aura qu’a conservé cette voiture mythique dans l’histoire automobile française : l’avènement de la première voiture familiale bon marché, et l’incarnation de la Résistance française contre les Allemands qui avaient réquisitionné les usines Renault de Boulogne-Billancourt pendant la guerre pour y réparer chars et camions. En 1940, malgré cette occupation hostile et l’interdiction de relancer la fabrication de voitures, deux ingénieurs, Fernand Picard patron du bureau d’études et Edmond Serre directeur de la recherche, décident de concevoir dans la clandestinité une future petite Renault populaire.

Le premier prototype de la 4 CV en 1943.

Sans même en parler au grand patron Louis Renault obstinément ancré sur son idée que l’automobile reste un produit de luxe. Leur projet est plutôt périlleux à réaliser dans ce contexte. Et après avoir échappé à un bombardement anglais qui visait les usines Renault, le premier prototype en 2 portes commence à sortir de nuit en janvier 1943  pour des essais dans le bois de Meudon tout proche. Jusqu’au jour où le prince von Urach, ingénieur chez Daimler-Benz nommé directeur de Renault sous l’occupation convoque un des conjurés, Fernand Picard, à la suite de lettres de dénonciation.

4 CV Renault, une page d'Histoire de France
Un festival de courbes et de galbes qui donnaient de l’élégance à cette petite auto.

Subodorant  qu’un projet se trame à son insu, il l’interroge sur un étrange engin peint en vert que l’on a vu passer à plusieurs reprises dans les environs. Picard dément catégoriquement, suspend les essais pendant une quinzaine de jours avant de continuer les tests avec une voiture repeinte en noir. Et le très francophile prince von Urach avouera après la guerre s’être contenté de jeter ces lettres à la corbeille… A la Libération, Louis Renault est emprisonné pour collaboration, et son successeur, le résistant Pierre Lefaucheux ingénieur des chemins de fer s’enthousiasme pour ce projet de 4CV que l’équipe des clandestins peut enfin présenter au grand jour.

4 CV Renault, une page d'Histoire de France
Les passagers arrières étaient assis dos au moteur, avec chaleur et vibrations en prime.

Un troisième prototype est alors lancé. Mais, à la demande de Lefaucheux qui mesure 1,87 m, dans une version 4 portes plus accessible aux places arrières, qui voit le jour en novembre 1945. Légère avec seulement 610 kg, son petit 4 cylindres 760 cm3 de 17 ch (747 cm3 et 21ch par la suite) en porte à faux arrière l’emmènera vaillamment jusqu’à 110 km/h.  Le nouveau patron de la Régie Renault nationalisée se bat pour pouvoir la produire à la chaine à bas prix malgré les restrictions imposées en cette période de pénurie par le gouvernement qui veut cantonner Renault à la production de camions et à celle de sa Juvaquatre d’avant guerre.

4 CV Renault, une page d'Histoire de France
Le tableau de bord de 1958 reprenait des éléments de celui de la Dauphine sortie en 1955.

A sa présentation officielle au salon de l’auto de Paris d’octobre 1946, la petite Renault familiale est la seule nouveauté par rapport aux autres voitures qui sont encore des modèles d’avant guerre. Et elle fait l’effet d’une bombe. Par sa taille et son prix : « 4 chevaux, 4 portes, 440 000 francs » est son slogan de lancement. Les affiches du célèbre publicitaire Savignac proclament que « La Renault 4 cv remet la France sur 4 roues ! » Rançon du succès, la 4 CV accumule les sobriquets : « la 4 pattes » ou « la motte de beurre » pour sa forme arrondie, et aussi sa couleur jaune sable due à l’utilisation des stocks de peinture de l’Afrika Korps de Rommel récupérés au titre des dommages de guerre !

4 CV Renault, une page d'Histoire de France
Les volant de la marque Quillery fabriqués à Paris arboraient les armoiries de la capitale.

La production des 4CV ne démarrera dans l’usine de Boulogne-Billancourt qu’à l’été 1947 en raison des destructions durant la guerre et des délais nécessaires à la réparation des machines. L’objectif de 700 voitures par jour sera -t-il techniquement possible ? Une nécessité pour que le projet soit rentable, et à permette au nouveau patron de Renault  Pierre Lefaucheux de tenir son engagement lors du lancement de la voiture au salon.

4 CV Renault, une page d'Histoire de France
A ses débuts la face avant de la 4CV était pourvus de 6 fines moustaches au lieu de 3.

« Il faut que disparaisse cette notion vraiment périmée de l’automobile objet de luxe restant l’apanage des privilégiés de la fortune et augmenter le bien être général en mettant l’automobile à la portée du plus grand nombre» avait il proclamé. Mission accomplie : symbole de la voiture familiale bon marché de l’après guerre, la 4CV deviendra l’auto la plus vendue en France jusqu’en 1961 avec 1, 105 547 exemplaires. 15 000 4CV seront exportées aux Etats-Unis. Et à partir de 1953, la petite française sera même fabriquée au Japon sous licence par Hino. Quarante ans avant que Renault ne revienne y racheter Nissan…

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l’air

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l'airHéritière de la 4CV en tant que voiture la plus vendue en France,  la Renault Clio de la cinquième génération depuis 30ans débarque. Et compte bien conserver son leadership face à son éternelle rivale la 208 qui arrive sur les routes en octobre prochain dans sa nouvelle version radicalement différente. Ce qui n’est pas le cas de cette nouvelle Clio V . La petite dernière de Renault ressemble beaucoup à la précédente. Mais à l’intérieur et sous la carrosserie tout a changé. Avec une réelle montée en gamme de la qualité et quelques bonnes surprises…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                    MON VIN PRÉFÉRÉ

Son très floral Premier cru les Duresses est issu des vignes plantées en 1927 par son arrière grand-père. Et quand il déguste son inoubliable et extraordinaire rouge Premier cru, les Bretterins 2016 (16 €) intensément fruité avec de puissant arômes de griotte sur une allonge toute en en finesse, Christophe Diconne a une pensée émue pour la vigne de son grand-père maternel. Ajoutez y une parcelle de Meursault plantée en 1924, plus une petite parcelle de Pommard rachetée en 1999, et sur 10 ha vous avez le trésor patiemment assemblé chez les Diconne depuis trois générations.

                                                         PROFITEZ EN POUR VISITER

*Beaune, ses vieilles halles médiévales où ont lieu chaque année les fameuses ventes aux enchères à la bougie des vins des Hospices de Beaune, son Hôtel Dieu, fondé en 1443, merveille de l’art burgondo-flamand et sa grande salle des malades de 72 m de long avec l’enfilade des lits à colonne et la magnifique voute de bois en carène de navire renversée , le musée du vin de Bourgogne dans l’ancien Hôtel XV ème des ducs de Bourgogne.

Cour des Hospices de Beaune-Photo François Vauban
Cour des Hospices de Beaune-Photo François Vauban

*Nuit St Georges, la capitale de la Côte à laquelle elle a donné son nom, son église romane St Symphorien et sa rare cage d’escalier tournant du XVI ème dans un étonnnant cylindre ajouré en bois, le beffroi de l’Hotel de ville et l’hopital St Laurent du XVII ème.

* La verdoyante route panoramique entre Nuit-St Georges, Bruant, plongeant ensuite sur Bouilland et ses cirques rocheux aux collines boisées

*Le fameux château du Clos de Vougeot, son grand cellier du XII ème où ont lieu les cérémonies de la Confrérie du Tastevin, ses quatre énormes pressoirs du moyen age, le dortoir des moines et sa spectaculaire charpente.

Cérémonie du taste vin dans la salle du pressoir du Clos Vougeot
Cérémonie de la Confrérie du Taste vin dans la salle du grand pressoir au Clos Vougeot

*Un bijou méconnu niché dans un écrin de verdure au fond d’un vallon éloigné de tout, mais qui vaut le détour : le Château de Soussey-sur-Brionne, non loin de Pouilly en Auxois, réserve une belle surprise avec son corps de logis Renaissance, sa tour pigeonnier, et son exceptionnel donjon du XIIIème sur trois étages en voutes gothiques sur un pilier central où décors et personnages vous plongent dans la vie des seigneurs du Moyen-Age. Visites guidées du 1er juillet au 18 août et du 1er au 15 septembre. Tel : 06 80 14 56 02

Le château de Soussey-sur-Brionne et son donjon du XIIIème.
Le château de Soussey-sur-Brionne et son donjon du XIIIème.

*Dijon, le Palais des ducs de Bourgogne et ses tours de Bar et de Philippe-le-Bon d’où on découvre une belle vue sur la ville jusqu’aux premier contrefort sdu Jura, les vieilles rues et la place François Rude aux maisons à pans de bois du XV ème, le musée du folklore bourguignon avec ses scènes reconstituées dans le cloître du monastère des Bernardines, l’Hotel de Vogüé du XVII ème et son toit en tuiles vernissées, le musée Amora créé par le principal fabricant de moutarde de Dijon.

Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe-le-bon (Photo Alain Doire)
Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe Le Bon(Photo Alain Doire)

*Le château de Savigny les Beaune avec sa collection d’Abarth de course, de voitures de pompiers et ses 90 avions de chasse dans le parc transformé en base aérienne.

* Le vieux bourg fortifié de *Chateauneuf avec ses rues étroites du XIV ème, ses places, ses remparts, et son chateau surplombant les vallées alentours qui commandait la route entre Dijon et Autun et le canal de Bourgogne qui passe au pied.

*Le château de Gevrey-Chambertin et ses tours carrées forteresses bâties au X ème siècle, aujourd’hui propriété du Chinois qui dirige les casinos de Macao.

L'escadrille d'avions de chasse du château de Savigny -lès- Beaune (Joly)
L’escadrille d’avions de chasse du château de Savigny -lès- Beaune (Joly)

 


Publicité

                                         POUR UNE ÉTAPE UN CHOIX S’IMPOSE

Situé en Côte d’Or, Le Château de Cîteaux – La Cueillette se dresse au cœur de Meursault, l’un des plus beaux villages vignerons de la Côte de Beaune, cerné par les prestigieux vignobles de Bourgogne à la renommée internationale, dont une parcelle d’un hectare s’étend jusqu’aux pieds du Château. Construit au 19ème siècle par un négociant en vin, le château s’élève au-dessus de caves cisterciennes du 11ème siècle, propriété de la célèbre Abbaye de Cîteaux, qui a donné son nom au château…

Ses deux atouts majeurs : un spa unique et des caves millénaires 

L’actuel propriétaire, Jean Garnier, médecin spécialisé dans le bien-être, propose avec La Cueillette bien plus qu’un luxueux hôtel restaurant. Il a en effet bousculé les codes avec son concept très novateur du Spa de Fruitithérapie®. ‘’Unique en France, le vaste espace de 500 m² propose jacuzzi, sauna, hammam, solarium et salle de détente… mais surtout des soins, massages, enveloppements, gommages ou masques à base des petits fruits rouges de Bourgogne dont le cassis, aux multiples vertus pour la santé, vitamines, agents anti-âge, oligoéléments et antioxydants, précise Karine Opasinski, Responsable des Séjours Groupes. ‘’L’autre ‘’plus’’ du château, poursuit-elle, ce sont ses magnifiques caves voutées privatisables, de quoi surprendre vos convives avec des cocktails, dégustations et soirées œnologiques…ou sur demande, présentations des grands crus de Bourgogne par leurs producteurs, dans un cadre d’exception’’ !

Un hôtel**** pour des séjours détente et / ou professionnels

Les 19 chambres déclinées en 4 catégories, Classique, Supérieure, Deluxe avec terrasse privative et 2 junior Suites, ont été entièrement rénovées dans un style épuré très contemporain : spacieuses, entre 25 et 40 m², claires et lumineuses, elles offrent les prestations d’un 4 étoiles et tranchent avec le côté très 19ème siècle des autres parties du château. Le restaurant gastronomique, jusqu’à 30 couverts, accueille vos diners dans la belle salle restaurée avec dorures, boiseries, lustres et tapisseries, et propose une cuisine traditionnelle française de haut vol, élaborée à base de produits frais locaux et évolutive au fil des saisons. Au ‘’Potager’’, bistrot également privatisable pour une vingtaine de personnes et installé dans les anciennes cuisines du château avec cheminée d’époque, est servie une excellente cuisine bistronomique à base de produits du terroir, dans une ambiance cosy et feutrée.

Partez à la découverte des vignobles alentours et des prestigieux villages de Volnay, Puligny-Montrachet ou Pommard en vélo, en quad, en 2 CV, en trottinette électrique, ou même en montgolfière et en ULM. Les célèbres Hospices de Beaune sont à 8 km à peine, Dijon à moins d’une heure…et bien sûr les incontournables caves de la Route des Vins !

Pour plus d’informations :

www.lacueillette.com

contact@lacueillette.com

+33 3 80 20 62 80

 

 

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l’air

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l'air

Presque trente ans après le lancement en 1990 de la première Clio, le best seller de Renault N°1 en France, la cinquième édition ne prend pas  trop de risques. Et joue plutôt l’évolution que la révolution.

Elle cache bien son jeu ! Car en apparence, il ne s’est pas passé grand chose entre la Clio 4 sortie en 2012 et la Numéro 5 qui arrive après presque 30 ans d’existence du best seller de Renault avec 15 millions d’exemplaires vendus . Extérieurement, la nouvelle Clio évoque davantage une évolution qu’une révolution, ce qui est le cas en revanche de sa rivale la nouvelle 208. Mais les motivations des acheteurs de Clio étaient tellement liées à l’originalité de son design que les stratèges du losange n’ont pas voulu tuer la poule aux œufs d’or. Un risque à courir, car quand on se rachète une voiture c’est aussi pour avoir l’impression d’avoir du nouveau et de ne pas vivre dans la même.

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l'air
Peu de changements mis à part les clignotants arrières plus enveloppants et les chromes.

Or, les designers ne se sont livrés qu’à quelques retouches, avec des entourages de portes chromés, un capot nervuré à la ligne plus nerveuse, des clignotants arrières très enveloppants lui donnant davantage de musculature, des phares full led au regard acéré,…Mais ne vous y fiez pas. Avec 85% de pièces nouvelles, cette Clio V est une sacrée farceuse qui réserve bien des surprises. Et un vrai tour de sorcellerie : comment imaginer, alors qu’elle est 1,2 cm plus courte que la précédente, que la capacité de son coffre augmente de 61 litres pour atteindre un record de 391 litres sur une petite auto de ce gabarit. Soit 80 de plus que son éternelle concurrente, la nouvelle 208 !

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l'air
Réunion de famille avec les cinq générations de Clio depuis 1990.

Un argument de poids qui pourrait peser lourd dans la balance pour les clients hésitant entre les deux…Et tout est à l’avenant . Entre les nouveaux moteurs 1000 et 1300 cm3 qui gagnent 10 ch mais consomment moins et dégagent moins de C02. Grâce aussi à un profil plus aérodynamique et un carénage du soubassement qui réduisent la pénétration dans l’air. Et à une nouvelle plate forme plus légère de 50 kg. Mais c’est en ouvrant la portière que la révolution Clio V saute aux yeux. Fini les plastiques bas de gamme qui sonnent creux. Place aux élégants revêtement moussés sur les portes et toute la planche de bord bicolore.

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l'air
Une planche de bord complètement renouvelé avec des matériaux plus haut de gamme.

Celle-ci est métamorphosée avec une large console centrale surélevée orientée vers le conducteur, son tableau de bord digital à affichages variables, sa grande tablette tactile de 9,3 pouces doublée en dessous de commandes piano à accès direct sans avoir à naviguer sur l’écran en quittant la route des yeux. Autre progrès qui met fin à une aberration d’ergonomie : la commande de régulateur-limiteur est désormais sur le volant et non pas en bas entre les deux sièges. De ce gain en qualité perçue des habillages intérieurs de la nouvelle Clio V se dégage d’emblée une atmosphère de cocon confortable.

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l'air
La capacité du coffre a augmenté de 61 litres pour atteindre 391 l.

Une impression renforcée par l’accueil des sièges à l’assise rallongée et plus enveloppants où l’on se sent bien calé avec un bon maintien latéral. Quant aux passagers arrières, ils ont gagné de l’espace aux genoux grâce aux dossiers évidés des sièges avant. Richement pourvue, l’auto peut reprendre à son compte  le fameux slogan publicitaire Renault des années 70 pour la R5 « Elle a tout d’une grande ». Car cette  nouvelle Clio 5 offre tous les équipements qu’on peut trouver dans un Espace ou une Talisman.

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l'air
Le moyeu central du volant plus petit rend bien visible le tableau de bord numérique.

De la caméra 360 ° pour éviter les chocs en se garant à toutes les aides à la conduite avec régulateur adaptatif et conduite automatique arrêt-redémarrage dans les bouchons, détection piéton ou cycliste et freinage anti collision, anti franchissement de lignes, reconnaissance des panneaux avec alerte survitesse, chaine Bose, camera de recul, park assist pour les nuls du créneau…Sans oublier les connectivités téléphone et internet entre smartphone et l’écran central. Sur route, la 3 cylindres turbo 1000 cm 3 de 100 ch 5 vitesses meca est presque plus agréable à conduire par sa nervosité, sa souplesse et son vrombissement discret.

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l'air
Plus courte (-1,2 cm), plus basse (-4,8 cm à l’arrière) et parebrise incliné pour l’ aérodynamisme.

Car sur la version 130 ch 7 vitesses auto EDC, certes plus puissante,  le bruit sourd du 4 cylindres turbo 1300 cm 3 devient vite envahissant malgré de gros progrès dans l’insonorisation de la Clio 5. Autre bon point : la nouvelle direction électrique se montre plus précise et réactive avec davantage de remontées d’informations dans le volant que la Clio précédente. Sa tenue de route a aussi gagné en précision avec une stabilité sans roulis à toute épreuve dans les enchainements de virages.

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l'air
Un nouvel avant avec phares full led et une capot nervuré plus musclé.

Quant à  la suspension, à la fois ferme et souple, elle offre un bon confort pour cette taille de voiture. Deux versions diesel 1,5 l de 85 et 115 ch pour les grands rouleurs , et une Clio hybride avec un moteur thermique 1, 6 l revendiquant une économie de 40% en carburant sont prévues au catalogue. Bref, Renault a accumulé le maximum d’atouts pour conserver sa place de leader. Et en prenant de vitesse la nouvelle 208 quatre mois avant son lancement, la Clio V déclenche un combat qui s’annonce féroce avec sa rivale de toujours…

Cylindrée : 3 cyl essence turbo 1000 cm3 ou 4 cyl essence turbo 1300 cm3

Puissance : 100 ch (5CV) ou 130 ch (7 CV)

Couple maxi : 160 Nm à 2750 trs ou 240 Nm à 1600 trs

0 à 100 km/h : 33,7 sec ou 30,1 sec

Vitesse max : 187 km/h ou 200 km/h

Consommation moyenne : 4,4 l à 6,5l /100 km ou 5,2 l à 7,3 l /100km

CO2 : 100 ou 119 g/km

Malus : 0 € ou 45 €

Prix :  de 17 800 à 21 400 € pour la 100 ch

De 22 800  à 24 100 € pour la 130 ch

LES PLUS : finitions et qualité des matériaux intérieurs, confort, insonorisation, suspension, tenue de route, équipements, volume du coffre à double fond, roue de secours

LES MOINS : simplification perfectible des cheminements sur la tablette, visibilité ¾ arrière, pas banquette arrière coulissante, hauteur de l’accès des portes arrières pour les grandes tailles

 

La Toyota Celica bulle en Champagne

La Toyota Celica bulle en Champagne

Marie-Noelle et Nicolas Rainon/ Champagne Henriet-Bazin

Après avoir fait fureur dans les années 70, cette japonaise au look de petite américaine coule des jours tranquilles sur la Montagne de Reims. Chez ces vignerons passionnés aussi de vintage en brocante.

A quoi ça tient… Il n’aurait peut être pas acheté cette voiture là si ce petit détail lui avait échappé sur la carte grise : 31 mars 1976. Cette date de première mise en circulation correspondait pile à sa date d’anniversaire ! Et voilà comment Nicolas Rainon, producteur du Champagne Henriet-Bazin à Villers-Marmery sur la Montagne de Reims, a chaviré pour ce coupé Toyota Celica. Sa  première voiture ancienne achetée il y a 10 ans. «Dans ma famille, on a toujours baroudé avec des 4X4 Toyota à commencer par le mythique BJ 40, et j’adorais cette marque pour la fiabilité de ses modèles indestructibles.

La Toyota Celica bulle en Champagne
Une forte inspiration, en plus petit, des coupés américains Mustang et Camaro.

Quand j’ai eu envie de m’acheter une auto de collection, tout naturellement je me suis orienté vers Toyota, et en particulier cette Celica pour son superbe look de coupé à l’américaine comme les Ford Mustang ou les Chevrolet Camaro, mais en plus accessible pour moi à l’époque. Pour 4500 € je me suis offert une « muscle car » au prix » d’une Renault super 5 ! » Déjà à son lancement en 1970, les dirigeants de Toyota avaient visé cette clientèle aux Etats-Unis, et en Europe. En jouant sur ce mimétisme en moins cher et plus robuste.

La Celica a succédé à la superbe Toyota 2000 GT qui a pourtant été un échec commercial.

Et surtout pour tourner la page d’un échec. Celui du prestigieux coupé 2000 GT 2 places, 6 cylindres en ligne 150 ch/220 km/h lancé en 1967 pour donner une renommée mondiale à la marque cantonnée jusqu’alors à des voitures banales et rustiques. Surnommée la « Type E japonaise » pour son superbe profil allongé comme l’anglaise, elle n’aura pas le même succès avec seulement 351 exemplaires vendus dans sa courte existence de 3 ans. Mis à part un succès d’estime après s’être fait remarquer dans le James Bond tourné au Japon « On ne vit que deux fois » avec Sean Connery au volant.

La Toyota Celica bulle en Champagne
Son profil racé a beaucoup contribué à sa légende en rallyes.

Et son tarif élevé lui sera fatal quand sortira sa rivale plus accessible, la Datsun 240 Z devenue un best seller. Tirant les leçons de ce fiasco, Toyota conçoit donc sur un modèle sportif, plus populaire, à 4 places, et meilleur marché en utilisant la base éprouvée de la berline Carina à propulsion.Bonne pioche ! Cette première version de la Celica 4 cylindres 1600 cm3 de 105 et 115 chevaux/185 km/h fera un tabac avec 1,2 million exemplaires vendus jusqu’en 1977.

La Toyota Celica bulle en Champagne
Un coupé aux 4 places confortables y compris à l’arrière.

Avant que 7 générations lui succèdent en atteignant au final en 2005 le chiffre record de 4,1 millions ! Et si plus de 30 ans après sa sortie, la première Celica a séduit Nicolas Rainon, c’est qu’en plus de son look d’enfer, elle bénéficiait d’une aura légendaire en ayant  permis à Toyota de remporter  ses premières victoires en rallyes. Avec des versions 1600 GT, puis 2 litres 145 ch à double arbre à cames qui montaient jusqu’à 205 km/h.

La Toyota Celica bulle en Champagne
Volant trois branches, tableau de bord sport, la Celica avait tout pour faire rêver.

Et au volant de sa Celica de base au tableau de bord très sportif avec sa console centrale garnie de cadrans de contrôle, monsieur tout le monde pouvait s’imaginer renouvelant les exploits des pilotes victorieux des 1000 km de Fuji ou des impitoyables rallyes africains. La magie était en route, pour remporter un premier titre de champion du monde en 1990  avec Carlos Sainz. Et les publicitaires de la marque pouvait s’en donner à cœur joie avec leur slogan qui a fait fureur à l’époque : « My toyota is fantastic ! »

La Toyota Celica bulle en Champagne

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI :

Le coupé Toyota GT 86

Toyota GT 86, pas si méchant qu'il en a l'airLes fanas de Toyota sportives ont du patienter pour qu’un coupé remplace enfin le mythique Celica  arrêté en 2005 après 35 ans d’existence et  7 générations de modèles qui ont contribué à donner à la marque nippone une renommée mondiale en remportant de grands rallyes.  C’est dire si le nouveau Toyota GT 86 était attendu au tournant. Et il n’y a pas de quoi bouder son plaisir au volant de cette auto qui a un charme anachronique dans sa conduite. Son 4 cylindres boxer à plat 2 litres de 200 ch est un moteur atmosphérique, sans turbo, qui ne donne toute sa puissance qu’en grimpant dans les tours. Et ce coupé  bien assis sur ses 4 roues se montre rageur dans un grondement très caractéristique qui lui donne un sacré caractère …lire la suite

OENOTOURISME

                                                               MON VIN PRÉFÉRÉ

Leur champagne, Marie-Noelle et Nicolas Rainon  le veulent au plus près de la nature sans engrais ni pesticide pour mieux faire ressortir le terroir très particulier de Villers-Marmery. A cet endroit insolite de la Montagne de Reims, la couche de craie a été concassée par un chaos géologique en mille morceaux dilués en permanence par les infiltrations d’eaux de pluie dans lesquelles les racines des vignes viennent puiser. D’où cette forte saveur crayeuse en bouche et au nez, matinée de la finesse aromatique des chardonnay d’ici souples et charnus, sur cette cuvée Blanc de blancs extra-brut hors norme.(28€)

 

                                                               PROFITEZ EN POUR VISITER ….

REIMS

*La cathédrale, célèbre chef d’oeuvre de l’art gothique depuis 1211, où furent couronnés 25 rois de France après le baptême de Clovis en 498. La plus longue de toutes avec ses 149 m, elle a été miraculeusement rescapée après les destructions des bombardements de 14. Le fameux « Ange au sourire », statue emblématique du porche, peut en effet afficher son soulagement !

La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)
La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)

*Les caves à champagne dans les anciennes carrières de craie, Pommery, Veuve Cliquot et son dédale de 20 km de galeries, Taittinger sous l’ancienne abbaye Ste Nicaise, et celles de Lanson  dont les galeries voutées servirent de logements pendant les bombardements de la guerre de 14, et même de chapelle avec un vestige qui subsiste aujourd’hui, une statue de la Vierge toujours accrochée sur la paroi.

*Le festival de façades Art déco, symboles de la reconstruction de la ville détruite à 80 % pendant la guerre de 14

*L’Hotel musée Le Vergeur XIII éme et Renaissance construit par un riche marchand grainetier

Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)
Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)

*L’abbaye St Remi, du nom de l’évêque qui baptisa Clovis, ses parties romanes, XVII ème et son grand cloître

*L’impressionnante porte gallo-romaine de Mars du temps où Reims s’appelait Durocortorum et dépassait en importance Lutèce qui deviendra Paris

*Le palais épiscopal du Tau et sa grande salle à voûte de bois en carène de navire renversée où se tenait le festin des rois après leur sacre. Le palais abrite aujourd’hui un musée sur la cathédrale où l’on réalise, en les voyant, que les statues d’origine sur sa façade mesuraient près de 5 mètres de hauteur !

20170307_151846
Le palais épiscopal du Tau

*Hôtel Jean-Baptiste de La Salle édifié à partir de 1545. Belle cour Renaissance avec avec une tour à escalier à vis ajouré

*La demeure XIIIème des comtes de Champagne

*La villa Demoiselle, splendide témoin de l’Art Nouveau construit entre 1904 et 1908 sur la butte Ste Nicaise par Louis Majorelle pour le directeur des Caves Pommery

La villa Demoiselle au style Art nouveau (photo Cecil Mathieu)

*Le musée des Beaux-arts, un des plus beaux de province avec ses collections de tableaux et de sculptures du XVI ème au XX ème : Le Nain, Boucher, Corot, Monet, Pissaro, Renoir, Gauguin, Maillo, Marquet, Foujita, Rouault, Manessier,…

*Le phare de Verzenay, un vrai phare au milieu d’une mer de vignes construit en 1909 par le négociant en champagne Joseph Goulet pour faire la promotion de sa maison. Le rez de chaussée faisait guingette, et en 1940 les Anglais placèrent sur le phare une batterie anti-aérienne. Après restauration  en 1999 le Musée de la Vigne y a ouvert ses portes.

*Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton de 19,85 m de haut et  seulement 7 cm d’épaisseur construite en 1927.

Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton (Photo Carmen Moya)
L’étonnante voute en béton armé des Halles du Boulingrin  (Photo Carmen Moya)

*Le fort de la Pompelle . Symbole de la résistance rémoise pendant la deuxième guerre mondiale, il fut le seul de la région à rester aux mains des Français jusqu’en 1918 au prix de 12 000 morts. Aménagé en musée des tranchées  on y trouve une étonnante (et unique!) collection de 500 couvre chefs de l’armée allemande.

*La bibliothèque Carnegie, chef d’oeuvre de l’Art Déco avec son entrée en mosaïque et son gigantesque lustre suspendu en vitrail.

*Le musée automobile de Reims-Champagne, 230 autos et motos de 1908 à nos jours, un festival de Delahaye, Delage, Panhard, et de voitures à pédales ! (84 Avue Georges Clemenceau/ 03 26 82 83 84/musee-automobile-reims-champagne.com)

Le musée automobile de Reims

EPERNAY et alentours

*Flanez le long des 1500 m de l’avenue de Champagne pour admirer tous les hôtels particuliers où se sont installées les grandes marques champenoises au dessus de leurs 110 km de caves. « The most drinkable avenue of the world » comme l’avait surnommé Churchill qui était un connaisseur !

*La tour de Castellane, construite entre 1903 et 1905 comme emblème publicitaire de la marque de champagne. Gravir ses 237 marches vaut la peine pour contempler du haut de ses 65 m la ville d’Epernay et la vallée de la Marne. A voir aussi son musée sur l’élaboration du champagne.

tour de castellane - copie*Le château Perrier, construit au XIX ème dans le style Louis XIII pour Charles Perrier propriétaire de la marque de champagne Perrier-Jouet. En 1940 il abrita le QG des armées britanniques, puis allemandes de 1942 à 1944. Après la libération de la ville par Patton, les Américains s’y établirent à leur tour !

*Le théâtre  Gabrielle Dorziat, du nom d’une comédienne née à Epernay. Inauguré en 1902, il est un des rares théâtre à l’italienne dont la machinerie est encore dans son état d’origine. Mais on n’est pas au coeur du champagne pour rien : les nudités allégoriques des peintures du plafond du foyer chantent l’amour au milieu de guirlandes de raisins. Et sur la façade une sculpture évoque la vigne inspirant l’art théâtral !

Le château Perrier construit au XIX ème pour le paropriétaire de la marque de champagne du même nom.
Le château Perrier construit  pour le propriétaire de la marque de champagne du même nom.

*L’abbaye de Hautvillers, fondée en 650, et célèbre par son moine Dom Pérignon (1639-1715) pour ses trouvailles novatrices dans l’élaboration du champagne par assemblage de crus différents.

*Le château de La Marquetterie à Pierry. Ce pur joyau Louis XV a été construit en 1734 par un neveu du grand architecte Gabriel.  Pendant la Grande guerre, le maréchal Foch en fit son quartier général. Et son énorme Renault à 6 roues, avec laquelle il sillonnait les champs de bataille, y est d’ailleurs exposée. Tombé sous le charme du château alors qu’il y était en service à l’état major en 1915, Pierre Taittinger le racheta en 1932.

La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre
La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre exposée au château de La Marquetterie à Pierry.

*L’abbatiale St Pierre d’Orbais . Avec son architecture monumentale et sa flèche gothique qui se voit de loin, elle a été élevée au XII ème par Jean d’Orbais. Celui-ci en aurait fait le prototype de la cathédrale de Reims dont il sera le premier maitre d’oeuvre.

*Le mémorial de Dormans, sa grande tour et son ossuaire rassemblent les restes de 1500 soldats de toutes nationalités (dont seuls 11 furent identifiés) qui furent tués pendant les combats sur le front de la Marne.

L'abbatiale St pierre d'orbais
L’abbatiale St Pierre d’Orbais

                                                                                                                                                            PUBLICITE

                            POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

 

Situé au cœur du vignoble de la Montagne de Reims, l’hôtel-restaurant « Le Château de Rilly » vous accueille dans une ancienne demeure de la fin du XVIII ème siècle entièrement rénovée.
L’établissement comprend 15 chambres climatisées, trois salles de restaurant, un bar, un espace détente avec jacuzzi et deux cabines de sauna (possibilité de réserver des soins du corps).
Un parking privé situé à l’arrière du Château est réservée à notre clientèle sans frais supplémentaire.
L’ensemble de l’établissement est placé sous vidéo-surveillance.

Le Château de Rilly
38 Rue de Reims
51500 RILLY LA MONTAGNE
03.26.07.53.21
lechateauderilly@gmail.com

 

 

 

 

Toyota GT 86, pas si méchant qu’il en a l’air

Toyota GT 86, pas si méchant qu'il en a l'air

Ce coupé rappelle les sportives d’antan avec son moteur atmosphérique qui ne donne toute sa puissance que dans l’ivresse des hauts régime. Une conduite rétro qui ne manque pas de charme malgré ses limites.

Prendre le volant de la Toyota GT 86 procure un petit parfum de nostalgie. Car elle a pris le relais en 2012 du populaire coupé sportif Celica qui s’était arrêté en 2005 après 35 ans d’existence et 7 générations de modèles. Mais malgré cette interruption, les gênes sont restés les mêmes. Un profil joliment agressif, ramassé sur ses roues arrière, et prêt à bondir. Un intérieur noir au classicisme sans fantaisie comme les japonaises, avec une planche de bord plastique moussé-alcantara au look sport, à console centrale pourvue de traditionnelles commandes directes, et non sur l’écran tactile, ce qui reste finalement plus ergonomique.

Toyota GT 86, pas si méchant qu'il en a l'air
Une planche de bord, sport, sobre, classique mais efficace pour les adeptes du pilotage.

Mais une étrange similitude vous revient en mémoire avec les premières Celica quand le moteur démarre avec une sonorité plutôt neutre pour une auto qui se veut sportive. C’est clair, il lui manque un petit vroap vroap sympathique comme chez beaucoup de japonaises trop discrètes. Mais avec les 200 ch de son 2 litres, cette GT 86 a beau avoir 95 ch de plus que les premières Celica au look de petit coupé américain, les sensations d’accélérations perçues se ressemblent étrangement. En fait, ce boxer 4 cylindres à plat (conçu par Subaru) n’est pas dopé par un turbo.

Toyota GT 86, pas si méchant qu'il en a l'air
Son 4 cylindres à plat atmosphérique gagnerait en puissance à être doté d’un turbo.

Et le moteur doit grimper dans un grondement de plus en plus envahissant jusqu’à 7000 tours pour dégager sa puissance maxi. Résultat :  à l’oreille, les montées en régime du moteur sont plus fortes que le ressenti des accélérations très linéaires. D’où cette curieuse impression de décalage entre vitesse perçue et vitesse réelle. Rapide néanmoins, la conduite nécessite donc un temps d’adaptation par rapport aux coupés d’aujourd’hui.

Toyota GT 86, pas si méchant qu'il en a l'air
Un coupé qui affiche tous les attributs d’un look sportif.

A cylindrée équivalente sur l’Audi TT 2 litres, mais avec turbo, de 230 ch, les accélérations sont plus instantanées avec un couple maxi de 370 Nm à 1600 trs (205 Nm à 6400 trs pour la GT 86) et un 0 à 100 km/h en 5,3 secondes (7,6 sec  pour la japonaise). Mais cela n’empêche pas cette GT 86 de se montrer joueuse par sa position de conduite avec un petit volant multifonction vertical comme en rallye, un ordinateur de bord qui affiche aussi des paramètres de pilotage comme les courbes de puissance, d’accélération ou des chronomètres, un petit levier de vitesse à faible débattement, des sièges baquets cuir-alcantara qui vous calent bien, et un train arrière frétillant mais bien plaqué sur la route.

Son chassis bien équilibré se régale sur la neige.

Depuis qu’il y a deux ans, le chassis a été amélioré, avec des suspensions plus fermes et une rigidité renforcée. Ce qui se paie néanmoins au détriment du confort qui n’a rien à voir avec une suspension pilotée. Mais au prix de ce coupé atypique vendu 10 000 euros de moins qu’un Audi TT, on peut ne pas bouder son plaisir. En attendant cette année le retour, 16 ans après sa disparition, du plus puissant coupé de la marque : la Supra qui partage la plate forme et le V8 4,4 l 530 ch du BMW Z4. Mais ceci est un autre histoire, et à un autre tarif moins populaire…

Cylindrée : 2 l boxer 4 cyl

Puissance : 200 ch/12 cv

0 à 100 km/h : 7,6 secondes

Coffre : 243 l

Vitesse max : 226 km/h

Consommation moyenne : 11,5 l/100 km

Co2 : 196 g/km

Malus : 10 500 €

Prix : à partir de 32 500 €

LES PLUS : belle allure, équipements, finitions, tenue de route, boite 6 vitesses bien étagée,

LES MOINS : places arrières très symboliques, petit coffre, malus qui plombe son prix