Peugeot 301, une belle lionne à Saint-Emilion + la nouvelle 208

Peugeot 301, une belle lionne à Saint-Emilion

Laurent Lusseau / Château Lusseau

Il ne reste plus que 4 exemplaires de cette limousine de 1933. Un grand cru qui vieillit tranquillement dans le garage de son heureux propriétaire également directeur technique du prestigieux Château Pavie. 

Comme son Saint-Emilion premier cru, elle sort de l’ordinaire.  Toute en rondeur aussi, et avec sa belle « robe » bicolore d’un autre âge, sa 301 Peugeot de 1933, fait tourner bien des têtes sur son passage  ! « J’aime les voitures familiales de cette époque pour leur rareté, explique Laurent Lusseau exploitant du vignoble du même nom. Et pour leur allure qui déclenche la sympathie sur les routes. La preuve : à bord de cette auto qui ne roule pas très vite, jamais je ne me fais klaxonner par des gens impatients derrière car elle inspire le respect. »

Peugeot 301, une lionne à Saint-Emilion
Un habitacle à la Peugeot : chic et sobre.

A sa sortie des usines de Sochaux en mars 1932, elle a suscité une grande curiosité pour être la première Peugeot avec suspension avant à roues indépendantes. Les publicités mettaient en avant cet atout où la voiture passait dans des chemins défoncés ou grimpait sur des trottoirs sans encombre. On y vantait sa maniabilité, sa tenue de route améliorée et le confort du conducteur qui n’était plus secoué par les vibrations du volant !  Se calant sur la stratégie commerciale de Citroën devenu le premier constructeur automobile français en ayant démarré le dernier en 1919 (alors que Peugeot avait été pionnier en 1897), la marque au lion a aussi décliné sa 301 en une dizaine de carrosseries différentes pour toucher le maximum de public.

Peugeot 301, une lionne à Saint-Emilion
La Peugeot 301 en version familiale de 4,67 m était rallongée d’une grosse malle.

Montées sur un chassis à structure tubulaire , elles en offraient pour tout le monde : berline, coupé, cabriolet, break commercial, coach, taxi, boulangère, ou limousine familiale 7 places à 6 glaces latérales et malle arrière. C’est ce modèle immatriculé fin 1933, la 301 LR  N8 F de 4,67 m de long, que Laurent Lusseau a déniché en 2008 du côté de Montargis à la suite d’une annonce. « Elle était nickel. Je n’ai rien fait dessus et elle tourne comme une horloge ! »  Après avoir appuyé sur une quatrième pédale ( le démarreur électrique au pied !) son 4 cylindres 1465 cm3 à soupapes latérales et 3 vitesses de 35 ch emmène ses 1193 kg dans un joyeux tintamarre à 90 km/h .

Peugeot 301, une belle lionne à Saint-Emilion
Devant la banquette 3 places, 2 passagers pouvaient être rajoutés sur les strapontins dépliables.

Et ses 7 passagers confortablement installés : 3 à l’arrière sur une large banquette-canapé avec accoudoirs, 2 à l’avant, et 2 supplémentaires en dépliant les strapontins au milieu. Mais à partir de 1934, par souci d’économies, le nombre de carrosseries sera réduit à trois. Exit les jolis coupés et cabriolets. En septembre 1934 sortira une nouvelle version de la berline : la 301 D à la ligne plus fluide et au curieux arrière galbé avec malle intégrée qui lui vaudra le surnom de « queue de castor ». Mais ce rajeunissement de la voiture ne suffira pas à la relancer. Car en mars de la même année vient d’éclater une révolution : la sortie de la Traction avant Citroën qui donne un coup de vieux à toutes les voitures de l’époque par sa conception.

Peugeot 301, une belle lionne à Saint-Emilion
Un avant très aérodynamique avec refroidissement par la calandre et des volets d’aération latéraux.

Comme son moteur entrainant directement les roues avant supprime le classique arbre de transmission vers les roues arrières, la Traction Citroën est plus basse avec un meilleur aérodynamisme et une tenue de route sans égal accentuée par ses 4 roues indépendantes. Pour Peugeot et Renault c’est un coup dur. La 301 à la caisse surélevée et suspensions à lames de ressorts aura du mal à s’en remettre. Et la production s’arrêtera déjà au bout de 4 ans en 1936 avec 70 497 exemplaires sortis. Aujourd’hui, cent vingt sept 301 en circulation sont encore répertoriées. Dont  seulement 4 limousines comme celle de Laurent Lusseau à Saint-Emilion. Un grand cru 1933 qui continue de vieillir tranquillement dans son garage.

 

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

LA NOUVELLE PEUGEOT 208

La sage 208 de 2012 se métamorphose en une petite berline sportive au look musclé. Une révolution complète 4 mois après la sortie de sa rivale, la nouvelle Clio V qui n’a quasiment pas changé de l’extérieur. Et un atout pour la petite Peugeot qui rêve de ravir à la Renault sa place de Numéro 1 en France. La 208 s’allonge, s’élargit, et se rabaisse. Elle gagne en qualité à l’intérieur avec des matériaux flatteurs pour cette gamme de voitures, et avec une planche de bord attrayante dotée d’un poste de conduite i-cockpit avec affichage en relief comme un hologramme laser ! Et cette 208 vit une nouvelle révolution avec une version 100% électrique de 136 ch donnée pour 340 km d’autonomie…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                   MON VIN PRÉFÉRÉ

Un bijou, ce Saint-Emilion grand cru 2015 à la robe pourpre engageante, aux arômes charmeurs par leur bel équilibre, et soyeux à souhait en bouche. Ses 20% de Cabernet franc et 10% en Sauvignon le charpentent élégamment sur un fruité subtil, et ses 70 % de Merlot lui donnent une rondeur qui se prolonge sur une interminable allonge de velours. Issu des 2 ha en grand cru sur les 10 du discret domaine familial, ce vin peu connu vaut le détour par St Sulpice de Faleyrens. (25 €)

 

                                                                PROFITEZ EN POUR VISITER…

*SAINT-EMILION

Le plus beau, et le plus réputé village du Bordelais. Accroché sur sa colline, au milieu d’un océan de vignes, tel un fier navire dont le mat domine l’horizon : la flèche du clocher de 4500 tonnes bâti au dessus de l’ église monolithe la plus vaste d’Europe. Avec ses 38 m de long et 20 m de large, elle a été taillée dans le rocher pendant 40 ans au XI ème siècle . Mais ses voutes de 11 m de hauteur sont moins élevées que celles de l’église souterraine d’Aubeterre-sur-Dronne (20 m) en Charente. Grimper les 196 marches du clocher offre en récompense des efforts un magnifique panorama sur la cité et son vignoble.

Le clocher au dessus de l'église troglodyte (photo Le Clech)
Le clocher emblématique de Saint-Emilion au dessus de l’église troglodyte (photo S.Le Clech)

*La tour du Roy , donjon carré du XIII ème qui offre aussi en complément une belle vue sur le village dans le sens opposé de celle du clocher

*L’ancienne église des Cordeliers et son cloitre . Le troisième beau point de vue sur St-Emilion où l’on voit à la fois le donjon et le clocher de l’église troglodyte

*La porte de la Cadène, spectaculaire avec sa voute en ogive entre une immense tour carrée et un bâtiment gothique. Elle jouxte la dernière maison à pans de bois du village. La porte de la Cadène, qui n’a rien à voir avec celles des fortifications, était inclue dans la cité. Son nom viendrait du gascon “cadena” signifiant la chaine qui la fermait en séparant la population noble de la ville haute de celle plus modeste de la ville basse.

Vue depuis le clocher vers la chapelle des au dessus de la place du marché.
Vue sur la place du marché de Saint-Emilion depuis le clocher, face à l’église des Cordeliers.

*L’église collégiale et son cloître. Bâtie entre le XII ème et le XV ème elle est une des plus imposantes de Gironde. Styles roman et gothique cohabitent jusque dans le magnifique cloître à double colonnades torsadées.

*Les anciennes halles au grain sur la place du marché où convergent toutes les ruelles de Saint- Emilion dont la fameuse en pente, le Tertre de la tente, avec son pavage chaotique.

*Les catacombes et leur nécropole avec à l’entrée une étrange coupole à double paroi dans laquelle grimpait un escalier . Autre curiosité : la grotte ermitage où vécut au VIII ème siècle St Emilion, le moine breton fondateur de la cité, et connu pour ses miracles. Un culte se développa autour de sa vénération avec la création de nombreux monastères qui accueillaient aussi les pèlerins de St Jacques de Compostelle.

La porte Cadène en haut de Saint Emilion
La porte de la Cadène en haut de la cité

*Dans les environs de Saint-Emilion :

 *Les deux châteaux forts de Puisseguin

*L’imposant château de Castegens à Belvès-de-Castillon où se joue chaque année le spectacle remémorant la bataille de Castillon qui marqua la fin de la guerre de Cent Ans contre les Anglais.

*L’église Notre-Dame de Tayac, bel exemple d’architecture romane qui surplombe les étendues de vignes.

*Montagne et ses moulins

 *Saint Hippolyte Sur le plateau de Ferrand dominant les vignes se trouve un château du XVII ème et des grottes aménagées dans des anciennes carrières monumentales.

*Saint-Sulpice-de-Faleyrens, témoin d’un lointain passé, en plus de son église romane, c’est là que se trouvait en bord de Dordogne le port de St-Emilion, dit de pierrefitte, du nom d’un menhir de 5 mètres de haut qui s’y dresse encore.

*St Michel-de-Montaigne, à 20 km de St-Emilion. Du château du célèbre philosophe reste la tour du XIV ème où il trouvait l’inspiration pour écrire. Reconstruit au XIX ème le château, très marqué Viollet-Le-Duc, possède une architecture originale avec un mélange de styles médiéval, Renaissance et néo-gothique

LIBOURNE et environs

 *Construite comme toutes les bastides du Moyen-Age sur le modèle à l’équerre des camps romains, l’ancienne place Royale de Libourne bordée d’arcades est le point central de la ville où se tient depuis 600 ans le marché le plus prestigieux de la région le mardi, le vendredi, et le dimanche.

La Grande place du marché de Libourne (Photo le Clech)
La Grande place du marché de Libourne entourée d’arcades (Photo S. Le Clech)

*L’Hôtel de ville, et son beffroi du XV ème, remanié dans un style néo-gothique. Belle cour intérieure

*Le musée des Beaux-Arts avec ses collections de Rodin, Princeteau ou Jordaens au deuxième étage de l’Hôtel de ville

*La tour Richard et la tour Barrée, vestige des anciennes fortifications en bordure des quais

Le grand escalier de l'ancienne caserne Proteau (Photo Le Clech)
Le grand escalier de l’ancienne caserne Proteau à Libourne. (Photo S. Le Clech)

*La chapelle Notre-Dame-de-Condat. Seul vestige du château de Condat, sa nef unique gothique présente une particularité : la présence à Bordeaux de Viollet-Le-Duc a permis de la revêtir des mêmes peintures que celles de la Sainte Chapelle à Paris !

*La caserne Proteau, ex école de gendarmerie, et son splendide grand escalier de pierre. Les bâtiments vont être transformés en hôtel de luxe.

*Abzac, son château XVII ème à l’imposante cour carrée entourée de cinq bâtiments à toiture périgourdine s’ouvre sur son vignoble. Et la terrasse du château domine la rivière avec à ses pieds un imposant moulin barrage du XVIIIème.

Le parc en terrasses du château de Vayres qui domine la Dordogne.
Le parc en terrasses du château de Vayres qui domine la Dordogne.

*Le château de Vayres, un des plus beaux monuments d’Aquitaine, est un balcon sur la Dordogne avec ses jardins à la française, qui descendent jusqu’au bord du fleuve. Son architecture conjugue harmonieusement Moyen Age, Renaissance et classicisme du XVII ème.

*Le Moulin de Porchères Construit en pierres de taille en 1850 dans un cadre bucolique sur l’Isle qui se jette à Libourne dans la Dordogne, il est un des derniers moulins à avoir conservé toutes ses machines de minoterie.

*Guitres A voir, l’abbatiale romane Notre-Dame , perchée sur son rocher surplombant la vallée de l’Isle, est une des plus grandes de Gironde. Elle surprend par ses dimensions et sa charpente du XV ème en forme de coque de bateau renversée. Autre détour qui vaut la peine : la gare-musée construite en 1875 d’où part encore pour une promenade en forêt un vieux train à vapeur avec des wagons de 1900 aux banquettes en bois.Guitres-Train touristique-CCordonatto-CATY1189 - copie

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                            POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

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Une expérience unique et hors du temps au coeur du village de Saint-Emilion

Hôtel 5 étoiles et La Table de Plaisance doublement étoilée

Pour les amateurs de rallye-promenade en voitures anciennes, l’Hostellerie de Plaisance répond à leur première préoccupation : pouvoir garer en lieu sûr leurs belles autos dans un parking fermé en plein coeur de Saint-Emilion aux ruelles étroites. Vous pourrez ensuite déguster tranquillement quelques grands crus dans le cadre exceptionnel de l’Hostellerie de Plaisance, où la famille Perse vous accueille dans sa maison élégante et décontractée, avec une vue imprenable sur les vignobles et le village médiéval inscrit au patrimoine de l’Unesco, un vrai bijou.

La décoration intérieure excelle dans l’art de mêler raffinement et confort. Au restaurant, laissez vous guider par le chef et sa cuisine inspirée, au fil des saisons, par les produits du marché et les trésors fournis par les éleveurs régionaux.

Hostellerie de Plaisance

5 place du Clocher

33 330 Saint-Emilion

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Peugeot fait son « breakxit » avec la 508 SW

508 SW

La version « station wagon » de la nouvelle 508 veut rompre les codes avec un design plus agressif de coupé sport. Pour séduire une clientèle qui ne cherche plus à déménager une armoire normande avec.

Ne m’appelez plus jamais break ! Après avoir chanté « Ne m’appelez plus jamais France », Michel Sardou aurait pu composer ce nouveau tube pour parodier la nouvelle mode qui sévit. Toutes les marques automobiles enterrent ce terme devenu pour elles trop populaire et trivial.  Et le remplacent par des appellations plus chics pour s’attirer une nouvelle clientèle huppée, plus avide de design élégant que de volume pour entasser enfants et bagages. D’où un étonnant florilège :  Shooting brake chez Mercedes, Estate chez Renault, Sport brake chez Jaguar, Sportsvan chez Volkswagen, Sport Turismo chez Porsche, Country tourer chez Opel,…bref, personne n’y échappe.

Peugeot fait son "breakxit" avec la 508 SW
Une ligne surbaissée vers un arrière musclé comme sur un coupé.

Y compris Peugeot avec sa nouvelle 508 dans sa version SW. Traduisez : Station wagon ! Histoire d’être en adéquation avec sa belle silhouette surbaissée vers un arrière campé sur de splendides hanches galbées. Mais avec un résultat esthétique paradoxal : une 308 SW plus petite que la 508 SW offre une coffre plus volumineux : 610 l contre 530 l ! Allez comprendre… « C’est un parti délibéré où on a cassé les codes en faisant la synthèse entre le style, le plaisir de conduite, la praticité et la performance pour une clientèle plus hédoniste, et à 50% sans enfant comme le montre les commandes », explique Bernard Hesse, le chef du projet 508.

Peugeot fait son "breakxit" avec la 508 SW
Le coffre va de 530 l à 1780 l mais avec une ouverture plus basse de 5 cm que sur la précédente.

La 508 SW n’est donc pas un chargeur (30 l de moins que la précédente), mais une voiture plaisir. Car en 10 ans les familles nombreuses sont passées aux monospaces, et maintenant au SUV , au détriment des breaks de la taille du 508 dont les ventes sont passées de 265 000 à 92 000 par an. Fini donc le break avec un B comme bétaillère ! Place à une auto radicalement différente pour trouver de nouveaux clients. Et là-dessus, le résultat est plutôt réussi. Car malgré sa ligne de « coupé » surbaissé (-6 cm en hauteur et -2 cm en longueur que l’ancien 508 SW), cette nouvelle version visant  le premium allemand fait mieux que ses concurrents Mercedes Classe C, Audi A4, BMW Série 3,  ou Volvo V60, en offrant un volume de coffre plus grand avec extension à 1780 l sièges arrières repliés.

Peugeot fait son "breakxit" avec la 508 SW
Un tableau de bord typé sport avec le combiné i-cockpit au dessus du petit volant.

Et par rapport à la nouvelle 508 en berline-coupé où l’accès aux places arrières peut être délicat pour la tête des passagers de grande taille, la hauteur de la garde au toit a été relevée de 4 cm. Pour tenter de déloger ses grands rivaux Outre-Rhin, Peugeot s’est démarqué par l’élégance de son design extérieur athlétique avec la touche sport que donne les portières sans encadrement des vitres, et par son style intérieur cossu. Avec son poste de pilotage dans lequel on s’enfonce comme dans une voiture de sport , le coude appuyé assez haut sur une grosse console centrale, et le regard accroché par le i-cockpit aux informations de conduite placée à la base du parebrise.

Peugeot fait son "breakxit" avec la 508 SW
L’affichage du combiné est modulable avec report du GPS en 3D au centre.

Avec des affichages digitaux modulables, dont le « night vision » restituant la nuit la vision à 200 m de la caméra infra rouge dans la calandre pour détecter des piétons, et le report entre les deux compteurs du GPS en 3D visible aussi sur la tablette centrale de la planche de bord munie de raccourcis. Les fameuses commandes- touches piano qui évitent le cheminement sur l’écran en 2 ou 3 étapes durant lesquelles on quitte dangereusement la route des yeux. Et le petit volant sous le i-cockpit procure des impressions de conduite de course inhabituelle sur un break, avec une direction se durcissant  par actionnement de la touche sport qui va de pair avec des passages de rapports plus rapides sur l’excellente boite automatique à 8 vitesses.

Peugeot fait son "breakxit" avec la 508 SW
L’écran tactile central est doublé de raccourcis avec les commandes touches piano.

Le tout donne une agilité très jouissive à cette auto qui n’a plus rien à voir avec un gros break vu son excellente tenue de route en virant à plat dans les enchainements de virage serrés. Avec toutes les aides à la conduite existant aujourd’hui, anti franchissement de ligne, maintien automatique dans le flot de circulation avec régulateur adaptatif anti collision,  freinage d’urgence…Tout en bénéficiant d’un vrai confort grâce à la suspension pilotée dont l’option à 1000 euros vaut la peine. Et cette 508 SW profite aussi de sa légèreté par rapport à ses rivales où une Volvo V60 pèse près de 200 kg de plus.

Peugeot fait son "breakxit" avec la 508 SW
La garde au toit est plus haute à l’arrière de 4 cm que sur la berline.

D’où des consommations très raisonnables qui évitent les malus douloureux.Reste le choix, délicat par les temps qui courent, de la motorisation turbo : essence, ou diesel qui, on l’oublie, consomme moins et dégage moins de ce CO2 responsable du réchauffement climatique, mais rejette des micro particules, tout comme les moteurs essence qui ne sont pas neutres non plus !  En diesel, le moteur le plus agréable en souplesse et en niveau sonore est le 2 litres 160 ch, qui devient beaucoup plus assourdissant dans la version poussée à 180 ch.

Peugeot fait son "breakxit" avec la 508 SW
La nouvelle SW compte faire mieux que l’ancienne qui représentait 60 % des ventes de 508.

Quant au 130 ch , il se montre plus à la peine en nervosité, et sonore quand il faut monter dans les tours vu sa petite cylindrée de 1,5 l pour atteindre le 100 km/h en 10,1 sec au lieu de 8,5 sec en 160 ch. Et à pleine charge les reprises, pour doubler par exemple, se font plus molles, la rançon de sa sobriété à la pompe et de son prix inférieur de 4700 €. En essence, la petite cylindrée à 1,6 l  rend le moteur poussé à 225 ch plus envahissant à l’oreille alors que le 180 ch est en fait beaucoup plus homogène en performance et niveau sonore. Et la vraie nouveauté n’arrivera que fin 2019 avec la très attendue version hybride rechargeable et ses 50 km d’autonomie en électrique.

Cylindrée/Puissance : essence 1,6l turbo 180 ch/10 CV

diesel 2l turbo 160 ch/8CV

Couple maxi : Essence : 250 Nm/1650 trs

Diesel : 400 Nm/2000 trs (300 Nm/1750 trs sur le 130 ch)

0 à 100 km/h : Essence 8 sec.  Diesel 8,5 sec

Vitesse max : Essence 225 km/h  Diesel 225 km/h

Consommation moyenne réelle : Essence 5,5l à 8,5 l/100 km

Diesel 4,5l à 7l/100 km

Co2 : Essence 123 g/km  Diesel 118 g/km

Malus : Essence  73 €.  Diesel  0 €

Prix : Essence de 35 900 € à 41 300 €

Diesel de 40 100 € à 42 500 €

LES PLUS : design, confort et tenue de route de la suspension pilotée, finition cossue, équipements, caméra infrarouge pour la vision nocturne, roue de secours

LES MOINS : sonorité de certains diesels, prises usb difficilement accessibles sous la console centrale, place arrière centrale inconfortable

 

 

 

L’ incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon + la nouvelle 508 SW

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon

Besserat de Bellefon/Fabien henry

Dans ses caves à Epernay, Besserat de Bellefon conserve un trésor caché en plus de sa fameuse Cuvée des moines aux fines bulles : une Peugeot 604 STI de presque 40 ans qui n’a quasiment jamais servi !

Son slogan « Giscard à la barre » l’avait porté à l’Elysée en 1974 .  Et dans ce vent de jeunesse qui soufflait, avant Macron, sur la France, le nouveau président la jouait aussi « Giscard au volant » ! Préférant conduire que de se faire conduire par un chauffeur à casquette de la République. Mais pour bien tourner la page du gaullisme et du pompidolisme, le jeune VGE de 48 ans allait remiser les vieilles Citroën présidentielles au garage. Et choisir un symbole de modernité, la nouvelle berline haut de gamme qui venait de sortir en France : la Peugeot 604 !

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon
Une jolie création de Paul Bracq passé chez Peugeot après avoir dessiné la Mercedes Pagode.

La mode était lancée. Et il était de bon ton pour les P-DG de s’afficher aussi à bord de cette voiture de prestige qui devait sa sobre élégance au coup de crayon du designer italien Sergio Pininfarina, le « couturier » des Ferrari et des fameux cabriolets Peugeot. Spacieuse, luxueuse et confortable avec ses sièges boudinés en cuir, la Peugeot 604 était pourvue de tout ce qui se faisait de mieux à l’époque : 4 freins à disques, suspension avant Mac Pherson et à bras tirés à l’arrière, amortisseurs télescopiques, 4 vitres électriques, toit ouvrant, verrouillage centralisé, et une originalité : deux essuie glace, mais  au centre et parallèles. Quand un balai est passé, le deuxième arrive derrière pour éliminer les gouttes récalcitrantes !

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon
Calandre phares et essuies glace double visaient l’efficacité pour cette grande routière.

De 1975 à 1985 cette auto élitiste ne sera achetée qu’à 153 252 exemplaires. Et pourtant, ce haut de gamme 604 avait aussi été conçu pour relancer les exportations de Peugeot aux Etats-Unis (il s’en vendra 612 !). Et sous le capot devait donc se loger un V8, histoire de faire jeu égal avec les voitures américaines. Mais avec le deuxième choc pétrolier de 1973 après la guerre du Kippour où le prix du baril flambait à nouveau, le V8 conçu en commun entre Peugeot Renault et Volvo, d’où son nom de PRV, allait perdre 2 cylindres pour consommer moins à la sortie de la 604 ! Et ce V8 tronqué en V6 de 2,6 l à 2 carburateurs de 136 ch souffrira toujours d’un manque de souplesse à bas régime.  Ce handicap sera partiellement comblé en 1978 par la sortie de la Peugeot 604  STI avec un i comme injection qui augmentera la puissance à 144 ch  et 185 km/h en vitesse max.

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon
Un salon roulant tout en cuir aussi confortable à l’avant qu’à l’arrière;

En Champagne à Epernay, c’est ce modèle que va choisir en 1979 le « roi de la bulle », Gaston Burtin patron fondateur de la maison Marne et Champagne qui a fait fortune dans les années 60-80 avec les enseignes d’hypermarchés alors en plein boom en leur fournissant  du champagne à marques distributeurs : Veuve Emille pour Auchan, Delacoste pour Leclerc, Veuve Pasquier pour Carrefour…Avec plus de 10 millions de bouteilles par an, Gaston Burtin était devenu le N° 2 du champagne derrière Moët et Chandon. Sans héritier, il confia les clés de la maison en 1991 à sa nièce, hotesse de l’air Laurence Morrat, et son mari, kynésithérapeute. Ces néophytes  se lancèrent alors  dans une frénésie de rachats, Besserat de Bellefon, puis Lanson, et finirent par mettre la belle entreprise du vieux tonton de 90 ans sur la paille.

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon
4,72 m de long dans un style au classicisme épuré due au designer italien Sergio Pininfarina.

Le tout fut alors repris en 2006 par le groupe BCC de Bruno Paillard et Philippe Baijot qui y a établi le siège de la marque Besserat de Bellefon, réputée pour la finesse de ses bulles  dans sa fameuse Cuvée des moines. Et novatrice par ses expériences dans la culture bio pour la préservation des sols épuisés par les herbicides et les fertilisants. « Une question de survie pour l’avenir du terroir champenois » à entendre le directeur de Besserat de Bellefon, Fabien Henry qui n’est pas pour rien biologiste de formation. Mais le plus extraordinaire dans cette histoire, où Gaston Burtin a quitté ce monde en 1995, est que 40 ans plus tard sa Peugeot 604, elle, est toujours là dans le garage avec seulement 41 000 km au compteur !

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon
Très spacieuses, les places arrières rivalisaient en confort avec les Mercedes de l’époque.

« Il faut dire qu’il ne s’en servait que pour aller de son bureau à son domicile à quelques rues de là. La voiture connaissait le trajet ! » sourit un connaisseur. Après quelques travaux de restauration et de remise en route,  la « 604 de Gaston » a retrouvé une nouvelle jeunesse. Et par fidélité à sa mémoire, son emplacement de parking dans la cour est toujours indiqué par une plaque à son nom ! Car la voiture est encore de sortie pour les soirées prestige de Besserat de Bellefon. « On l’utilise pour transporter les clients VIP qui sont surpris par son état quasi neuf, raconte Fabien Henry. Et quand on leur dit que c’était la même que celle de Giscard, nos invités Américains nous demandent perplexes : « What, Giscard ?”

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon

 

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI
La nouvelle 508 SW

508 SW

Après la nouvelle 508 berline qui  perdait 6 cm en hauteur pour se donner un look de coupé, Peugeot persiste avec la version break qui casse les codes en privilégiant le style et la performance au volume de chargement qui n’a plus rien à voir avec les breaks carrés capables de transporter une armoire normande ou une famille nombreuse.  A l’intérieur, adieu classicisme : place au I-cockpit avec tableau de bord digital au niveau du parebrise au dessus d’un petit volant sport et les fameuses touches piano comme sur la 3008…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                   Mon champagne préféré

Cuvée des Moines Brut

La particularité de la marque est de ne pas pratiquer la fermentation malolactique pour sortir des vins de longue garde qui conservent ainsi toute leur fraicheur aromatique. Mais cette cuvée brut est devenue le best seller de la marque créée en 1843 depuis que Victor Besserat décida en 1930 de confectionner un champagne onctueux moins agressif en bulles afin de pouvoir accompagner tout un repas, à la demande du directeur du grand restaurant « la Samaritaine de luxe » à Paris. Sa technique utilisait moins de liqueur sucrée de tirage, d’où une pression moindre en gaz dans la bouteille qui donne ainsi des bulles 30 % plus fines et favorise le développement en cave d’une mousse légère et crémeuse. Un champagne à la sensation typée qui ne prend pas la tête ! (33 €

 

                                                                  PROFITEZ EN POUR VISITER…

REIMS

*La cathédrale, célèbre chef d’oeuvre de l’art gothique depuis 1211, où furent couronnés 25 rois de France après le baptême de Clovis en 498. La plus longue de toutes avec ses 149 m, elle a été miraculeusement rescapée après les destructions des bombardements de 14. Le fameux « Ange au sourire », statue emblématique du porche, peut en effet afficher son soulagement !

La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)
La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)

*Les caves à champagne dans les anciennes carrières de craie, Pommery, Veuve Cliquot et son dédale de 20 km de galeries, Taittinger sous l’ancienne abbaye Ste Nicaise, et celles de Lanson  dont les galeries voutées servirent de logements pendant les bombardements de la guerre de 14, et même de chapelle avec un vestige qui subsiste aujourd’hui, une statue de la Vierge toujours accrochée sur la paroi.

*Le festival de façades Art déco, symboles de la reconstruction de la ville détruite à 80 % pendant la guerre de 14

*L’Hotel musée Le Vergeur XIII éme et Renaissance construit par un riche marchand grainetier

Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)
Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)

*L’abbaye St Remi, du nom de l’évêque qui baptisa Clovis, ses parties romanes, XVII ème et son grand cloître

*L’impressionnante porte gallo-romaine de Mars du temps où Reims s’appelait Durocortorum et dépassait en importance Lutèce qui deviendra Paris

*Le palais épiscopal du Tau et sa grande salle à voûte de bois en carène de navire renversée où se tenait le festin des rois après leur sacre. Le palais abrite aujourd’hui un musée sur la cathédrale où l’on réalise, en les voyant, que les statues d’origine sur sa façade mesuraient près de 5 mètres de hauteur !

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Le palais épiscopal du Tau

*Hôtel Jean-Baptiste de La Salle édifié à partir de 1545. Belle cour Renaissance avec avec une tour à escalier à vis ajouré

*La demeure XIIIème des comtes de Champagne

*La villa Demoiselle, splendide témoin de l’Art Nouveau construit entre 1904 et 1908 sur la butte Ste Nicaise par Louis Majorelle pour le directeur des Caves Pommery

La villa Demoiselle au style Art nouveau (photo Cecil Mathieu)

*Le musée des Beaux-arts, un des plus beaux de province avec ses collections de tableaux et de sculptures du XVI ème au XX ème : Le Nain, Boucher, Corot, Monet, Pissaro, Renoir, Gauguin, Maillo, Marquet, Foujita, Rouault, Manessier,…

*Le phare de Verzenay, un vrai phare au milieu d’une mer de vignes construit en 1909 par le négociant en champagne Joseph Goulet pour faire la promotion de sa maison. Le rez de chaussée faisait guingette, et en 1940 les Anglais placèrent sur le phare une batterie anti-aérienne. Après restauration  en 1999 le Musée de la Vigne y a ouvert ses portes.

*Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton de 19,85 m de haut et  seulement 7 cm d’épaisseur construite en 1927.

Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton (Photo Carmen Moya)
L’étonnante voute en béton armé des Halles du Boulingrin  (Photo Carmen Moya)

*Le fort de la Pompelle . Symbole de la résistance rémoise pendant la deuxième guerre mondiale, il fut le seul de la région à rester aux mains des Français jusqu’en 1918 au prix de 12 000 morts. Aménagé en musée des tranchées  on y trouve une étonnante (et unique!) collection de 500 couvre chefs de l’armée allemande.

*La bibliothèque Carnegie, chef d’oeuvre de l’Art Déco avec son entrée en mosaïque et son gigantesque lustre suspendu en vitrail.

*Le musée automobile de Reims-Champagne, 230 autos et motos de 1908 à nos jours, un festival de Delahaye, Delage, Panhard, et de voitures à pédales ! (84 Avue Georges Clemenceau/ 03 26 82 83 84/musee-automobile-reims-champagne.com)

Le musée automobile de Reims

EPERNAY et alentours

*Flanez le long des 1500 m de l’avenue de Champagne pour admirer tous les hôtels particuliers où se sont installées les grandes marques champenoises au dessus de leurs 110 km de caves. « The most drinkable avenue of the world » comme l’avait surnommé Churchill qui était un connaisseur !

*La tour de Castellane, construite entre 1903 et 1905 comme emblème publicitaire de la marque de champagne. Gravir ses 237 marches vaut la peine pour contempler du haut de ses 65 m la ville d’Epernay et la vallée de la Marne. A voir aussi son musée sur l’élaboration du champagne.

tour de castellane - copie*Le château Perrier, construit au XIX ème dans le style Louis XIII pour Charles Perrier propriétaire de la marque de champagne Perrier-Jouet. En 1940 il abrita le QG des armées britanniques, puis allemandes de 1942 à 1944. Après la libération de la ville par Patton, les Américains s’y établirent à leur tour !

*Le théâtre  Gabrielle Dorziat, du nom d’une comédienne née à Epernay. Inauguré en 1902, il est un des rares théâtre à l’italienne dont la machinerie est encore dans son état d’origine. Mais on n’est pas au coeur du champagne pour rien : les nudités allégoriques des peintures du plafond du foyer chantent l’amour au milieu de guirlandes de raisins. Et sur la façade une sculpture évoque la vigne inspirant l’art théâtral !

Le château Perrier construit au XIX ème pour le paropriétaire de la marque de champagne du même nom.
Le château Perrier construit  pour le propriétaire de la marque de champagne du même nom.

*L’abbaye de Hautvillers, fondée en 650, et célèbre par son moine Dom Pérignon (1639-1715) pour ses trouvailles novatrices dans l’élaboration du champagne par assemblage de crus différents.

*Le château de La Marquetterie à Pierry. Ce pur joyau Louis XV a été construit en 1734 par un neveu du grand architecte Gabriel.  Pendant la Grande guerre, le maréchal Foch en fit son quartier général. Et son énorme Renault à 6 roues, avec laquelle il sillonnait les champs de bataille, y est d’ailleurs exposée. Tombé sous le charme du château alors qu’il y était en service à l’état major en 1915, Pierre Taittinger le racheta en 1932.

La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre
La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre exposée au château de La Marquetterie à Pierry.

*L’abbatiale St Pierre d’Orbais . Avec son architecture monumentale et sa flèche gothique qui se voit de loin, elle a été élevée au XII ème par Jean d’Orbais. Celui-ci en aurait fait le prototype de la cathédrale de Reims dont il sera le premier maitre d’oeuvre.

*Le mémorial de Dormans, sa grande tour et son ossuaire rassemblent les restes de 1500 soldats de toutes nationalités (dont seuls 11 furent identifiés) qui furent tués pendant les combats sur le front de la Marne.

L'abbatiale St pierre d'orbais
L’abbatiale St Pierre d’Orbais

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                            POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

 

Situé au cœur du vignoble de la Montagne de Reims, l’hôtel-restaurant « Le Château de Rilly » vous accueille dans une ancienne demeure de la fin du XVIII ème siècle entièrement rénovée.
L’établissement comprend 15 chambres climatisées, trois salles de restaurant, un bar, un espace détente avec jacuzzi et deux cabines de sauna (possibilité de réserver des soins du corps).
Un parking privé situé à l’arrière du Château est réservée à notre clientèle sans frais supplémentaire.
L’ensemble de l’établissement est placé sous vidéo-surveillance.

Le Château de Rilly
38 Rue de Reims
51500 RILLY LA MONTAGNE
03.26.07.53.21
lechateauderilly@gmail.com

 

La résurrection d’un coach Peugeot à Chablis

Peugeot 601 DL coach aerodynamique de 1935
Le Chablisien ne renferme pas que des trésors de la vigne. En témoigne cet incroyable coach Peugeot 601 DL de 1935 : il n’en reste que trois au monde ! Un moment d’exception.

Domaine La Meulière, à Fleys

Nicolas Laroche, Vincent Laroche et Marie Bordier

“Quand je serai grande, je serai goûteuse de vins ! ” Qu’on se le dise. A 11 ans, Marie Bordier savait déjà ce qu’elle voulait. “C’est une vocation qui m’est venue comme un coup de foudre en goûtant un extraordinaire Pommard 69” explique -t- elle. Et mes parents ne pensaient pas que c’était sérieux.”“Franchement, oui, reconnait aujourd’hui son père. D’autant qu’on n’a pas de vignes : je suis vétérinaire ! Et quand elle nous a fait cette proclamation un soir au cours d’un diner avec des amis, on lui a dit, “écoutes ma petite, tu es en quatrième, passe d’abord ton bac et on verra après !” Mais finalement, c’est moi qui suis un peu à l’origine de tout ça. Car j’avais toujours l’habitude de donner à mes enfants une larme du vin qu’on buvait pour leur former le gout.”

Peugeot 601 DL coach aerodynamique de 1935
Tableau de bord laqué rehaussé de garnitures en bois, le grand chic !

Et arriva ce qui devait arriver : dès la seconde, Marie Bordier rentrait au lycée viticole de Beaune, bac, BTS, un an sommelière à Avignon, puis l’Ecole de commerce du vin à Arbois, deux ans au Chili pour un grand domaine, retour en France, et nouveau coup de foudre ! Pas pour une bouteille cette fois-ci, mais un vigneron, de père en fils sur le Chablis. “On peut parler de retrouvailles car on s’étaient connus au lycée de Beaune, puis perdus de vue !” sourit Vincent Laroche. Et voila comment en 2006, tous leurs invités ovationnaient les jeunes mariés repartant dans une splendide Peugeot “Coach aérodynamique” 601 DL de 1935.

Déniché en région parisienne, le coach Peugeot 601 DL avait triste mine avant sa restauration.

Un modèle rarissime avec seulement trois exemplaires “encore en vie” répertoriés aujourd’hui ! “Cette voiture de famille, on y est affectivement très attachés car elle fait partie de notre histoire”ne cache pas Marie Bordier. D’autant que son père l’avait achetée en triste état, entre la carrosserie rouillée, l’intérieur à refaire et un arbre de roué arrière cassé. “Mais j’ai toujours aimé les Peugeot d’avant guerre, dit il, et je recherchais ce coach très rare qui était typiquement à l’époque la voiture des concours d’élégance. Sa restauration complète a pris trois ans.”Une vraie résurrection pour cette automobile hors norme qui n’a guère dépassé les 130 exemplaires en coach.

Son 6 cylindres en ligne 2148 cm3 de 60 ch la propulsait à 105 km/h.

Simple déduction : sur ce modèle fabriqué à l’unité, les pièces de bois sont numérotées 129; or la fabrication de la 601 s’est arrêtée un mois après sa livraison en 1935. Victime sa durée de vie très courte qui n’a pas été au delà d’un an après 3999 unités vendues dans 17 versions différentes entre la berline allongée, dite en queue de castor pour son aérodynamisme, les cabriolets (258 ), les coupés, et les coachs qui étaient aussi des deux portes, mais avec vitre latérale en plus à l’arrière. Un échec qui sonnait le glas du haut de gamme pour Peugeot. La marque au lion, créée la première en France en 1896, s’était fait distancée avant la guerre de 14 par Renault avant que Citroën, parti en dernier en 1919, ne passe en tête à son tour. Et toute la gamme  601 était une tentative pour revenir dans la course.

 La Traction sortie la même année a éliminé la Peugeot 601

Comme un bon vin, cette Peugeot avait une belle allonge de son capot, due à la présence d’un tout nouveau six cylindres en ligne 2148 cm3 de 60 ch, qui lui donnait une ligne élancée inhabituelle dans cette marque de voitures populaires, un peu carrées et à 4 cylindres. La 601 n’était pas en pointe sur les p1030200-copie-2performances avec un 105 km/h maxi, mais Peugeot vantait la souplesse du moteur, son silence, sa sobriété, les roues avant indépendantes et le confort de son coach luxueux pour justifier un prix élevé de 36 000 F (équivalent à 25 000 €). Le catalogue de 1935 détaillait ainsi la voiture : “En départ arrêté, elle atteint le 100 km/h en 35 secondes. Un 601 berline avec 4 passagers a consommé 12,8 l/100sur le parcours Paris-Bordeaux aller et retour à 65 km/h de moyenne.” Et pour prouver son endurance, sous le contrôle de l’Automobile Club de France, deux femmes avaient parcouru sur le circuit de Montlhéry 2764 km en 24 heures ! Mais la 601 allait être balayée par une révolution, celle de la Traction Citroën sortie, elle aussi, en 1934, mais avec tout son cortège d’ innovations techniques qui donnaient un sacré coup de vieux à la concurrence.Et cette lutte Peugeot-Citroën se poursuivra encore en 1955 avec les lancements simultanés de l’austère 403 se télescopant avec l’exubérante DS, véritable ovni au milieu des voitures de l’époque comme la Frégate Renault, la 203 ou la Simca Aronde.

p1030212-copie-3Dans le garage du domaine La Meulière à Fleys, près de Chablis, Vincent Laroche et son frère Nicolas cajolent une autre voiture emblématique, une Dauphine Renault , la voiture la plus vendue en France de 1956 à 1967 à 2,150 000 exemplaires, et Marie Bordier l’ italienne mythique de la dolce vita, une Fiat 500 de 1973 : “J’y tiens comme à la prunelle de mes yeux, car c’est l’auto que j’ai eu pour mes 20 ans en 1996. Et je roule toujours avec !”Mais dans le même garage, tracteurs, enjambeurs et stock de bouteilles neuves nous rappellent qu’on est ici avant tout chez des vignerons depuis 1779. Même si avant, jusqu’en 1984, la famille cultivait aussi des céréales, et élevait du bétail pour vivre durant la période des “vaches maigres” du Chablis après la crise du phylloxera où l’on ne comptait plus en 1950 que 550 ha de vignes contre 5500 aujourd’hui.

Peugeot 601 DL coach aerodynamique de 1935
En 1935 sa ligne allongée lui a valu le nom de 601 DL coach aérodynamique.

“On est la 9 ème génération, et avec nous , le domaine est passé depuis 1993 de 11 à 25 hectares par replantage de nos parcelles en friches, et rachat de nouvelles, explique le frère ainé, Nicolas. L’homme des vinifications, au naturel curieux qui le pousse à expérimenter des élevages novateurs et des appellations audacieuses comme “Orgasme” pour exprimer la plénitude de ses vins. “Quand Marie nous a rejoint sur le domaine en 2005, nous nous sommes répartis le travail, ajoute Vincent Laroche : je m’occupe de la vigne, du commerce particuliers-salons, et elle, de la clientèle France, de l’export . Mais au moment des vinifications et des assemblages, nous goûtons tous ensemble pour confronter nos appréciations. Et une touche féminine apporte toujours de la finesse.”Preuve qu’à onze ans, la jeune Marie avait bien su lire son avenir dans un verre de Pommard…

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LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

PEUGEOT 3008

Peugeot 3008

Le petit monospace familial de Peugeot fait sa mue pour se transformer en SUV, le créneau automobile en plein boom aujourd’hui à + 21 % par an. Mutation réussie. Avec son design extérieur audacieux, et intérieur futuriste, la 3008 sort du lot des SUV. Confort et tenue de route remarquable complètent le tableau…(lire la suite)

 

OENOTOURISME

                                                                          Mon vin préféré

Imprimer-“Les larmes de l’Oubli” 2012, élevé sans soufre pendant 36 à 40 mois dans des fûts de 5 ans qui donnent une attaque légèrement fumée, médaille d’or au salon des vignerons indépendants 2016 (15 €)

-1 er Cru Mont de Milieu “Les Gougueys” 2010, sur le meilleur côteau plein sud orgasme-copiedu domaine, ce vin complexe, issu de vieilles vignes de 65 ans, est à la fois crayeux et très floral avec des nuances de grillé, de brioché, et une allonge de cire d’abeille (20 €)

-« Orgasme » 2013, sur le même coteau avec des vignes enherbées qui souffrent plus, d’où un petit rendement de 17 hl/ha par rapport aux 50 autorisés, et une plus grande concentration des aromes. Toujours vendangé très tard pour obtenir une maturité maximum. Très solaire, ce vin a une allonge tendue poivrée, beaucoup de minéralité et une fraicheur légèrement épicée inhabituelle sur des vins jeunes (39 €)

www.chablis-meuliere.com

 

                                                                       Profitez en pour visiter…

*Chablis :

-Collégiale St martin

-Porte Noel

-Circuit en velo electrique à travers les chemins de vignerons et leurs panoramas époustouflants sur les côteaux www.bourgogne-decouverte.fr

*Le vieil Auxerre et ses rues à maisons à pans de bois:

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Les maisons à pans de bois du vieil Auxerre (S.Wahl)

-Cathedrale St Etienne

-Abbaye St Germain

-Tour de l’Horloge

-Places St Nicolas, du coche d’eau

-Quartier de la Marine

* Irancy Pour rejoindre ce petit bourg vinicole reputé, niché au fond d’un vallon, prenez la petite route bucolique D 362 au sud d’Auxerre en passant par les charmants villages de Champs sur Yonne, Bailly et Vincelottes

*Abbaye romane de Pontigny

*Grottes d’Arcy sur Cure

*Carrière souterraine d’Aubigny d’où était extraite dés l’époque gallo romaine une pierre calcaire tendre qui une fois à l’air libre, se durcissait en surface, et fut utilisée à Paris pour la construction de l’Opera, de l’Hotel de ville, de la Bourse. Une visite insolite.

Sous les arcades de la grande place de Noyers-sur-Serein.
Sous les arcades de la grande place de Noyers-sur-Serein.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*Mailly- le-Château, ancien bourg fortifié sur une colline aux rues pittoresques offrant une belle vue sur le canal du Nivernais

*Noyers sur Serein, petite ville médiévale avec ses places et ses rues à maisons à colombages en bois qui en font un vrai décor de film de cape et d’épée. Une séquence de la Grande vadrouille (celle de la nuit mouvementée à l’hotel restaurant !) y fut tournée.

*Musée du tir bouchon à Beines

*Château de Beru

*Montréal, enfermé dans ses remparts, ce bourg du Moyen age vaut le détour pour ses vieilles maisons, les stalles incroyablement sculptées de son église et le panorama circulaire sur la vallée du Serein, et au loin les monts du Morvan

*Avallon, ville fortifiée sur un promontoir rocheux, ses remparts, ses portes, sa tour de l’Horloge, ses façades, son église romane St Lazare

La colline de Vezelay couronnée par sa basilique (S.Wahl)
La colline de Vezelay couronnée par sa célèbre basilique romane (S.Wahl)

*La vallée du Cousin, une route bucolique à souhait dans les bois où on longe cette rivière, ses rapides, ses moulins et qui debouche tout à coup au pied de la falaise fortifiée d’Avallon. Pour ne pas manquer cette balade magique, en venant d’Auxerre sur la N6, prenez avant Avallon à droite à Valloux, direction Vault –de- Lugny, Pontaubert

*Le prieuré de Vausse, son charmant cloître et son église transformée en bibliothèque

*Vezelay,”la colline inspirée” dominée par la magnifique basilique romane Ste madeleine sauvée de la ruine par le grand Viollet –le- Duc

*Joigny, petite ville pentue au bord de l’Yonne avec ses rues anciennes dominée par l’église St Jean , près du château renaissance des Gondi

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Copyright- Ville de Joigny

 

 

 

*Santigny, pour son très joli lavoir XVIII ème à plusieurs bassins sous un toit soutenu par des colonnes doriques

*Musée de l’automobile du château de Montjalin à Sauvigny-le-Bois où on découvre des voitures de chef d’état

*Tonnerre pour son Hotel Dieu médiéval et son immense salle des maladies à voûte en bois, le lavoir circulaire autour de la source vauclusienne de la fosse Dionne

*L’abbaye cistercienne de Clairvaux fondée en 1115 par St Bernard

*Les chateaux de Tanlay, et d’Ancy le Franc ex demeure de Louvois

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MEMBRE DES RELAIS & CHATEAUX

Equipe de la Côte Saint Jacques-

Gastronomie, bien-être et convivialité aux portes de la Bourgogne

Offrez-vous un moment de détente gastronomique à La Côte-Saint-Jacques et profitez de la vue exceptionnelle sur les rives de l’Yonne.Idéalement situé en bordure de rivière, le restaurant La Côte Saint-Jacques vous reçoit dans un cadre à l’élégance raffinée. Dès les portes passées, vous aimerez cet intérieur boisé et chaleureux, aux couleurs douces, et où quelques tableaux et bouquets de fleurs viennent habiller les salles …

Dépositaire d’un héritage qu’il tient de sa grand-mère puis de ses parents, le Chef doublement étoilé Jean-Michel Lorain orchestre la cuisine avec brio et vous propose une carte créative, toute en poésie et en gourmandise, qui évolue au fil des saisons. Vous craquerez volontiers pour l’Ile flottante au caviar, gelée d’ail noir et crème légère au raifort,  la noix de ris de veau au gingembre, rhubarbe et radis roses, la libre interprétation de la poire “Belle Hélène” mais aussi pour quelques grands classiques issus de l’imagination et du savoir-faire de Michel Lorain précieusement conservés sur la carte, comme la Poularde de Bresse à la vapeur de Champagne ou le fameux Boudin noir agrémenté d’une magnifique purée mousseline à l’ancienne…Avec le raffinement d’un service aux petits soins, le confort des chambres Relais & Châteaux****, et un espace Spa et Bien-Etre d’exception de 800 m², tous les ingrédients sont réunis pour composer un séjour de rêve !

Chambre à partir de 150 € à la Maison de Famille et à partir de 320 € au bord de la rivière

Menu à partir de 78 €

La Côte Saint-Jacques

Relais & Châteaux – Restaurant – SPA – Boutique

14, faubourg de Paris – 89300 JOIGNY (Bourgogne) France

tél. : +33 (0)3 86 62 09 70lorain@relaischateaux.comwww.cotesaintjacques.com