CLS 450, la Mercedes aux portes coupées

CLS 450, la Mercedes aux portes coupées

Précurseur dans les lignes de « coupés berlines » aux vitres très basses, la marque allemande persiste plus que jamais dans cette troisième version depuis 2004.  Dans un style très épuré et un look sport.

Les pionniers sont souvent copiés, mais rarement égalés. Mercedes en fait partie. La marque avait été la première en 2004 a lancé une nouvelle mode : celle des coupés à 4 portes. La voiture n’était plus coupée dans la longueur avec 2 portes en moins, mais en hauteur, avec une surface vitrée réduite et sans cadre quand on ouvre les portières. En 2018, Mercedes en ait à la troisième génération avec ce coupé CLS 450, et continue de se démarquer par rapport aux autres marques comme BMW ou Volkswagen qui l’ont imité.

CLS 450, la Mercedes aux portes coupées
Un « tableau de bord dalle » avec un éclairage d’ambiance LED qui court sur les portières.

A l’inverse de tous les constructeurs qui sortent des  autos body buildées, surchargées d’arrondis et d’échancrures prononcés par des nervurages de la tôle, les designers de Stuggart ont conçu un CLS à la carrosserie galbée complètement lisse comme une voiture de sport au style épuré. Et son profil cintré se terminant par un capot plongeant vers l’avant avec une calandre béante prête à avaler la route, lui donne une allure de fauve en mouvement même à l’arrêt ! Le design intérieur, lui, reprend le « mobilier » très haut de gamme de la Classe S, avec une planche de bord galbée, fluide comme l’extérieur. Du plus bel effet, elle est parée sur la moitié de sa largeur d’une gigantesque dalle numérique qui fait office de compteurs, de GPS et d’ordinateur de bord.

CLS 450, la Mercedes aux portes coupées
Une carrosserie lisse, et un profil très agressif rabaissé par une surface vitrée réduite.

Mais pragmatique, Mercedes n’a pas cédé à la mode des commandes tout écran en gardant des « boutons raccourcis ». Ils permettent d’accéder directement à une fonction comme la radio ou la clim, sans être obligés d’y parvenir sur l’écran cliquant en deux ou trois étapes  durant lesquelles on ne regarde plus la route ! Quand le progrès technique est en fait accidentogène… Dans la même logique sécuritaire, la voiture est pourvue d’un affichage tête haute avec les panneaux de vitesse reconnus par caméra, et des réglages d’indications du tableau de bord comme la consommation, l’autonomie restante, le limiteur ou le régulateur par une commande unique sur le volant. Un 10 sur 10 pour l’ergonomie.

CLS 450, la Mercedes aux portes coupées
Des portières luxueusement garnies comme des oeuvres d’art.

Reluisante de chromes et de cerclages en aluminium brossé, la planche de bord et les portières vous mettent dans une atmosphère à la fois sport et très cosy. Surtout la nuit quand l’éclairage d’ambiance dans une fibre LED aux 66 couleurs variables qui court tout le long vous entoure dans un discret cocon lumineux. Même les très esthétiques buses d’aération métalliques en forme de turbines d’avion sont éclairées de l’intérieur. Un vrai spectacle de son et lumière ! Très chic pour les uns, bling bling pour les autres, mais techniquement réussi.

CLS 450, la Mercedes aux portes coupées
Des buses d’aération très esthétiques, avec éclairage intérieur de nuit !

Et cette douce sensation d’univers cossu garni de cuir surpiqué  n’est pas contrariée par les élans fougueux des 367 chevaux du 6 cylindres en ligne turbo de 3 litres avec un 0 à 100 km/h en 4,8 secondes , grâce à son booster électrique de 22 ch supplémentaires qui s’enclenche instantanément pour combler le laps de temps de réponse du turbo actionné par les gaz d’échappement. Les accélérations onctueuses s’effectuent dans un délicieux feulement ouaté, qui peut néanmoins virer au rugissement puissant si on enfonce la pédale. Mais toujours dans un confort surprenant par l’action de la suspension pneumatique Air body control avec amortissement réglable par le sélecteur de programmes sur la console centrale. Et une tenue de route comme sur des rails, en particulier sur la version essayée en 4 roues motrices.

CLS 450, la Mercedes aux portes coupées
Le cintrage de la ligne de caisse plonge vers l’arrière comme sur un coupé.

En ville, le start and stop joue les passagers clandestins : pas la moindre vibration, ni à l’arrêt du moteur ni au redémarrage , bluffant ! Autre progrès notable : sur cette nouvelle version, un troisième passager du milieu peut enfin s’asseoir à l’arrière, et à l’avant, les sièges sont au choix chauffants, réfrigérants ou massant ! Tout le confort pour profiter des connectivités smartphone, internet, ou des possibilités de conférence téléphonique à bord.Et comme toutes les Mercedes, ce CLS 450 dispose des dernières assistances électroniques à la conduite, préludes à la conduite autonome : régulation de distance, anti franchissement de lignes, freinage d’urgence…Grace à la vision caméra, la vitesse s’adapte même automatiquement aux virages et avant les intersections ou les sens giratoires !

CLS 450, la Mercedes aux portes coupées

Cylindrée : 6 cyl en ligne 3l turbo

Puissance : 367 ch + 22 ch booster electrique/25 CV

0 à 100 km/h : 4,8 sec

Vitesse max : 250 km/h

Coffre : 520 L

Consommation moyenne réelle : entre 8,5 L et 12 L/ 100 km

CO 2 : 178 g/km

Malus : 8460 €

Prix : à partir de 70 906 €

 

 

Une étoile allemande en Bourgogne à Givry

Vincent Lumpp et son coupé Mercedes 280 CE à Givry

Catherine et Vincent Lumpp

Domaine Vincent Lumpp

A Givry, qui était le vin préféré d’Henri IV, ce vigneron bourguignon a une préférence, lui, pour les vieilles Citroën, et son coupé Mercedes CE 280 de 1973 : un vrai régal pour des longs cruising sur le bitume…

« Le vin ça vit, la mécanique aussi ! » Passionné des deux depuis sa jeunesse, Vincent Lumpp est aussi intarissable sur les futs en chêne des Vosges, dont le grain plus fin que ceux de l’Allier donne un tannin plus rond et davantage d’ampleur à ses Givry 1er cru, que sur les caractéristiques techniques de ses voitures : deux 2 CV, deux Traction, et un coupé Mercedes 280 CE de 1973. « C’est le même plaisir de préserver un patrimoine , l’Histoire, celle du Givry vin préféré d’Henri IV comme celle de l’automobile. »

Sa 1ère voiture de collection à 18 ans : une Traction de 1952

Sa première auto à 18 ans fut une 2 cv : « A partir de quatre en ruine j’en avais reconstruit une ! Et avec des copains, on est parti avec au Jeux olympiques de Munich en 1972 ! » La même année il dénichait sa première voiture de collection, une Traction 11 légère de 1952.

Vincent Lumpp et son coupé Mercedes 280 CE à Givry
Une vraie 4 places avec vitres avant-arrière coulissantes et un coffre démesuré pour un coupé.

Son grand père et son oncle qui en avait eu une lui avait communiqué le virus aux chevrons : « J’étais fasciné par son look unique et ses trente ans d’avance technique quand elle était sortie en 1934. Si bien qu’elle se fond encore sans problème dans la circulation d’aujourd’hui, ce qui n’est pas le cas des voitures d’avant guerre. D’ailleurs, je m’en servais tous les jours pour aller à l’école ! »En 1976 à 23 ans il se lançait en replantant des vignes à Givry dans la propriété du grand père industriel à Lyon.

Vincent Lumpp et son coupé Mercedes 280 CE à Givry
La sobriété des intérieurs Mercedes des années 70 avec le volant au klaxon en anneau chromé .

Puis, peu à peu au gré de quelques rachat de parcelles, il a fini par exploiter 9 hectares, dont 2 en monopole sur le lieu dit clos St Paul, un terroir à part sur Givry, sous un cône de déjection constitué d’éboulis et d’assemblages de différents cailloux où des vignes de 30 ans y donnent un rouge charnu très minéral fumé.

Un terroir d’exception très minéral sur Givry

Plus encore que dans le clos du Cras Long, issu d’une faille calcaire protégée des vents du nord dont le micro climat donne des vins plus chauds. Et dans les blancs, le 1er cru Le Vigron 2013, long en bouche, a une allonge finale où les parfums très complexes éclatent littéralement sous le palais. Un joli domaine, donc, où travaille aussi son fils Baptiste qui se prépare à assurer la relève.

Vincent Lumpp et son coupé Mercedes 280 CE à Givry
Ne cherchez pas la trappe à essence : elle est invisible à droite de la plaque d’immatriculation !

L’assurance, pour Vincent Lumpp, de pouvoir partir tranquillement un jour dans des randonnées au volant de la plus confortable de ses voitures, une dévoreuse d’autoroute roulant aisément à 200 km/h à l’époque avec son 6 cylindres 2,8 l injection double arbres à cames en tête de 185 ch (55 ch de plus que la première version carburateur à un seul arbre à cames) : la Mercedes 280 CE de 1973 racheté en 1996 à un oncle. Un coupé à la ligne très caractéristique avec ses blocs-phares en verre verticaux. Et sa teinte assez curieuse, très années 70, qui fait un peu « Afrika Korps » !

Son rêve : la voiture du capitaine Haddock !

«Cette Mercedes est un vrai régal ! Entre le ronronnement ouaté du moteur, et la suspension moelleuse, on se croirait à bord d’un bateau » reconnaît son épouse Catherine qui garde le souvenir d’un mémorable tour de Suisse. A moins que ce soit un jour à bord d’une nouvelle acquisition : « Mon rêve, confie Vincent Lumpp, serait une Traction cabriolet. Ou alors, encore mieux, une Lincoln Zéphyr décapotable : celle du capitaine Haddock dans les Sept boules de cristal ! »

EPSON MFP image

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

 Coupé Mercedes Classe S 500

Coupé Mercedes Classe S 500

Son coupé vaisseau amiral aux 455 chevaux aussi puissants que discrets, la marque allemande en a fait à la fois une véritable vitrine technologique et un salon roulant d’un confort qui tutoie celui d’une Rolls…

Au volant, on se croirait dans une belle américaine des sixties au parebrise panoramique devant une vaste planche de bord galbée gainée de cuir et rehaussée de chromes. Le tout dans un confort moelleux où cette voiture de 5,03 m de long à la silhouette époustouflante oscille gentiment sur les routes bosselées comme un yacht sur l’eau…Stop ! Vous êtes à bord de la plus américaine des voitures européennes propulsée par un V8 4,6 l bi-turbo…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                          Mon vin préféré

Clos-du-CrasLong (1) - copie

 

Clos du Cras long 2012, un rouge charnu, fumé, très minéral, et aux arômes plus chauds que le Clos St Paul, compte tenu de son terroir caillouteux très particulier  dans une faille protégée des vents du Nord (17€). Dans les blancs 1er cru, Le Vigron s’impose royalement au palais avec son allonge finale où sa palette de parfums se transforme en feu d’artifice ! (15€)

 

                                                                   Profitez en pour visiter

*Russily, joli village perché au fond d’un vallon d’où l’on a un panorama superbe sur Givry, et par beau temps, le Mont Blanc !

*Couches et le château médiéval de Marguerite de Bourgogne, l’épouse répudiée de Louis X le Hutin qui aurait fini ses jours ici comme « prisonnière libre » après sa disparition de Château-Gaillard en Normandie où elle était incarcérée pour adultère. Site intéressant avec son donjon carré, ses tours, ses prisons, son pont levis, sa chapelle et son réseau de galeries souterraines.

Jour de marché à Chalon sur Saône sur la vieille place de la cathédrale St Vincent
Jour de marché à Chalon-sur-Saône sur la vieille place de la cathédrale St Vincent

*Chalon-sur-Saône, ancien port gallo-romain, ses vieilles rues charmantes aux maisons à colombages autour de la cathédrale Saint Vincent, son hôpital XVIII ème, son musée sur l’inventeur de la photo Nicéphore Niepce enfant du pays

*Le village de Nolay et ses vieilles halles à la superbe charpente couverte en dalles de pierre (800 kg au m2!)

*Sully et son château Renaissance entouré d’eau où naquit le maréchal Mac Mahon. Avec son grand parc aux essences rares, et ses dépendances harmonieusement alignées de chaque côté de la grande allée du château, madame de Sévigné surnommait l’endroit « Le Fontainebleau de Bourgogne » !

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Le château de Sully-sur-Loire surnommé le « Fontainebleau de Bourgogne »

*Le Creusot et son ancienne manufacture, son célèbre marteau pilon géant qu’on entendait à 10 km

* Saint Gengoux-le-National, charmant village médieval et son église romane construite par les moines de Cluny

*Le château de La Rochepot, spectaculairement dressé sur le piton de la Roche Nolay : ses toits en tuiles vernissées multicolores, sa cour Renaissance et le puits en fer forgé profond de 72 m, son armurerie et sa cuisine monumentale

Le château de Rully et son vignoble.
Le château de Rully et son vignoble.

*Le Mont Saint Vincent et sa vue panoramique époustouflante jusqu’au Mont Blanc

*Le chateau de Cormatin, ses fastueux salons Louis XIII, ses tapisseries, ses plafonds à caissons peints, son parc

*Rully pour son vin et sa forteresse médiévale au grand donjon carré à l’énorme cheminée intérieure