Une Mercedes franco-allemande à Margaux

Une Mercedes franco-allemande à Margaux

Le propriétaire de ce domaine réputé de Margaux adore les voitures allemandes des années 60-70 en avance sur leur temps. Et en particulier cette Mercedes 300 SEL dessinée par un styliste français.

Chateau Siran / Edouard Miailhe

Chez lui ça n’est pas du snobisme, mais un réel plaisir d’être au volant : Edouard Miailhe adore rouler tous les jours dans sa superbe Mercedes. Néanmoins,  détrompez vous, il ne s’agit pas de la dernière énorme Classe S bourrée d’aides électroniques à la conduite. Non, plutôt d’une antiquité. Une vieille 300 SEL de 1970 encore vaillante pour ses artères où coule du super 98 pour alimenter un V8 injection de 3,5 l qui  peut dégager 200 chevaux. Fauché, le propriétaire de Château Siran ? Obligé de faire durer ses voitures jusqu’à l’épuisement ? Vous n’y êtes pas. Il dispose aussi d’un Range Rover récent pour se déplacer.  Edouard Miailhe est en fait un esthète mâtiné d’un nostalgique.

Une Mercedes franco-allemande à Margaux
Une calandre imposante par son style, ses blocs phares, et ses chromes rutilants.

Tout jeune, il a baigné dans le bonheur de vivre au milieu des vignes familiales de Château Siran, et à bord de voitures de rêve. “Celles de mon grand-père passionné de belles américaines, dont une Cadillac que l’on a précieusement conservée, et celles de mon père qui adorait les Mercedes.” Etonnez vous qu’en 2007 le sort l’ait désigné au sein de la famille pour reprendre à la cinquième génération ce Margaux réputé. Et qu’il soit toujours amoureux de superbes autos. Mais les siennes, maintenant. Comme cette Mercedes achetée d’occasion en 1997 à une époque où, avec les limitations de vitesse, ce « paquebot des autoroutes » qui avalait tranquillement du bitume durant des heures à 200 km/h n’intéressait plus grand monde.

Une Mercedes franco-allemande à Margaux
L’ intérieur cossu fait très années 70 avec boiseries, cuir-velours bleus, et filets vide poche.

D’autant qu’ après 27 ans d’existence, ce genre de vieille dame perd toujours son attirance face aux nouveaux modèles. Sauf chez Edouard Miailhe  “Quand j’étais môme,  mon père avait une 280 SEL 6 cylindres qui m’impressionnait déjà beaucoup par sa ligne, sa grande surface vitrée, son confort et son habitabilité pour nous à l’arrière. J’ai donc retrouvé la même que lui, mais propulsée par un V8 encore plus puissant ! J’aime les autos allemandes des années 60-70 car elles étaient techniquement en avance, avec l’injection, le freinage ABS, la fermeture centralisée des portières. L’élégance de sa carrosserie tenait aussi à un petit détail qui m’amuse beaucoup. Aucune trappe à essence ne dénature le galbe des ailes arrières : elle est cachée derrière la plaque d’immatriculation basculante ! De plus , la fiabilité de ces Mercedes, et leur finitions luxueuses étaient  très au dessus de ce qui se faisait à l’époque.»Effectivement, quand on s’installe au volant, ce côté cossu germanique très sobre des seventies saute aux yeux.

Une Mercedes franco-allemande à Margaux
Un tableau de bord sobre, efficace et esthétique avec son anneau de klaxon chromé sur le volant.

Deux gros cadrans sur une planche de bord bois et cuir bleu, énorme volant avec le klaxon en anneau inox, sièges en velours bleu à rayures, à la fois confortables tout en étant fermes : à l’époque les Mercedes avaient des rembourrages non pas en mousse  mais en crin ! Et le ronronnement du V8 aux accélérations discrètes vous emmenait d’un trait sans fatigue sur l’autoroute du sud de Paris à Marseille qui venait de s’achever. D’autant que sa suspension hydropneumatique à compresseur avec correction d’assiette en dirigeant l’air vers l’avant ou l’arrière,  rivalisait avec celle de la DS et des Rolls qui avaient adopté le brevet Citroën. Cette 300 SEL faisait donc partie des reines des autobahn au long cours. « Mon rêve, confie Edouard Miailhe, serait de dénicher la même dans sa version 450 SEL au V8  6,9 l de 286 ch, celle avec laquelle Lelouch avait réalisé son film de la traversée de Paris à 225 km/h jusqu’en haut de Montmartre au petit matin ! »

Boris Bracq devant sa « clinique » où la 300 SEL d’Edouard Miailhe s’est refait une santé.

Un bolide qui grattait même les Porsche 911 !  Si bien que la 450 SEL était la voiture de prédilection des pilotes de Formule 1 en dehors des circuits. Mais si cette Mercedes reste aujourd’hui un grand classique par sa ligne à la fois sobre et élégante, elle le doit sans doute au fait qu’elle est aussi française par le génie de son dessinateur, le designer Paul Bracq ! Durant ses dix années au bureau de style Mercedes entre 1957 et 1967, ce Français prolifique (qui passera ensuite chez BMW puis Peugeot) a aussi donné naissance à un mythe automobile, le coupé Mercedes Pagode. Et devinez où Edouard Miailhe a fait restaurer sa Mercedes 300 SEL ? Dans une « clinique » ouverte en 2014 à Bordeaux par un certain Boris Bracq : à 48 ans, il redonne une santé aux voitures crées par son paternel !  « Que voulez vous, quand j’avais 4 ans, j’accompagnais mon père qui restaurait des Bugatti dans l’atelier du  fameux carrossier Lecocq, ça vous marque. Et à l’age de dix ans j’en ai fait autant à mon tour ! »

Une Mercedes franco-allemande à Margaux
Dans la cuverie de Siran, un grand cru 300 SEL.
LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI
                 CLS 450, la Mercedes aux portes coupées

CLS 450, la Mercedes aux portes coupées

Pionnier en matière de design sur les « coupés 4 portes » depuis 2004, Mercedes sort sa 3 ème édition du CLS dans une version plus sportives de 367 ch et au style très épuré avec une carrosserie aux lignes fluides et lisses. A bord le luxe est omniprésent, en reprenant le « mobilier » haut de gamme de la Classe S. Et toute l’électronique dernier cri est mise à contribution pour la connectivité smartphone-internet ou les assistances à la conduite en matière de sécurité…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                      Le vignoble de Siran

“Le meilleur millésime depuis 1947 !” Non seulement  grâce à sa position en hauteur sur le plateau de Margaux, Edouard Miailhe est passé à travers le gel et la pourriture qui ont ravagé le vignoble du Médoc en 2017. Mais il a fait le plein, en quantité comme en qualité. Une satisfaction pour celui qui depuis 2007 a hissé Siran, dans la famille depuis 1859, au niveau des plus grands crus de Margaux alors qu’il n’en est pas un. Tout cela parce que l’ancien propriétaire,  l’anti-bonapartiste Comte de Toulouse-Lautrec, grand père du peintre, avait refusé de se plier aux procédures administratives du fameux classement de 1855 décidé par Napoléon III !

Etiquette de chateau siranChâteau Siran 2012, ce “Margaux appellation contrôlée” se la joue modeste sur l’étiquette, faute d’avoir été classé grand cru en 1855. Mais il exprime toute sa majesté une fois ouvert : onctueux sur le fruit et légèrement poivré avec une allonge d’arômes de sous bois.  La dominante en merlot arrondit harmonieusement, avec le temps, la puissance de ce Margaux qui devient soyeux et très gourmand lorsqu’on goûte un 2009. Et la proportion élevée de petit verdot, jusqu’à 15%, apporte ce rubis profond et cette finale épicée typiques de ce grand vin (29 €)

S de Siran 2012, ce deuxième vin en appellation Margaux provient de vignes plus jeunes de 5 à 15 ans tout en bénéficiant du même soin à l’élevage en barriques de 12 mois que le Château Siran. Plus vif, et légèrement épicé, c’est un bon vin de garde jusqu’à 7 ans. (18 €)

St Jacques de Siran, cet AOC Bordeaux Supérieur de l’extrémité du terroir sur des graves recouvertes d’argile par les alluvions de la Garonne est un vin complexe intéressant, très minéral, et au nez très poivré. (8,90 €)

                                                                      Profitez en pour visiter

*Le musée du vin de Château Siran ouvert en 2014. Plus de 7000 visiteurs par an découvrent dans les anciens chais des collections de vieux pichets avec des têtes de personnages célèbres comme Napoléon, de vieilles assiettes en faïence évoquant le vin, des pièces de l’antiquité vinicole. Ne manquez pas l’abri anti-atomique et sa porte blindée d’une tonne et 30 cm d’épaisseur, véritable bunker coffre-fort qui renferme maintenant tous les millésimes du château de 1912 à 2012 !

Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI et son musée
L’impressionnante collection de vieux pots à vin est une des curiosités du musée de Château Siran.

 

 

*Bayon-sur -Gironde, son église romane, son abside à 7 pans, et sur un impressionnant promontoire rocheux dominant la Gironde, les châteaux de Tayac et d’Eyquem.

*Château Loudenne, ravissante chartreuse XVII ème à St Yzans-de-Médoc avec jardins à l’anglaise descendant vers la Gironde, et musée dans les chais victoriens autour du travail de la vigne sur ce cru bourgeois.

* Blaye et sa citadelle construite par Vauban en surplomb de la Gironde pour bloquer l’accès de Bordeaux à la flotte anglaise avec, sur la rive opposée à Cussac, Fort Medoc où l’on rentre par la majestueuse porte Royale. La traversée en bac sur 6 km entre Blaye et le port de Lamarque est d’un dépaysement total.

La citadelle de Blaye construite au bord de la Gironde par Vauban pour bloquer l'accès à Bordeaux.
La citadelle Vauban de Blaye bloquait l’accès à Bordeaux par la Gironde (Alpha-Images)

*Soulac, petite ville balnéaire aux charmantes maisons basses en briques et bois du XIX ème, et sa basilique romane dans laquelle on n’entre pas, mais on descend ! Ce qui lui a valu d’être complètement ensablée avant d’être dégagée à la fin du XIX ème. Un petit train touristique mène jusqu’à la Pointe de Grave.

* Château du Bouilh, construit sur les plans de Victor Louis (architecte du Grand theâtre de Bordeaux). Il est resté inachevé avec ses curieux communs en hemicycle.

*Château Cos-d’Estournel, en venant de Pauillac sur la D2, ne manquez pas, au détour d’un virage en côte, l’apparition surréaliste des pagodes indiennes du toit de cette batisse construite ainsi au XIX ème par son fondateur en souvenir de ses clients en Inde où il exportait ce grand cru aujourd’hui propriété de Michel Reybier. Cet ex créateur de la marque Charcuteries d’Aoste y a fait édifié un splendide chais par l’architecte Jean-Michel Wilmotte.

Les pittoresques toits en pagode indienne du Château Cos d'Estournel.
Les pittoresques toits en pagode indienne du Château Cos d’Estournel surgissent des vignes.

 

*Port de Goulée, Saint Christoly-Médoc, charmants ports où accostaient les bateaux pour charger les barriques de vins au débouché des canaux construits par les Hollandais au XVIII ème pour assainir les terrains avec des vannes bloquant les remontées d’eau de mer.

*Château Margaux , majestueux avec son escalier et ses colonnades, la plus belle façade de château du Médoc construit en 1802 par l’architecte Combes, élève de Victor Louis. Visite des chais et de la cuverie de ce fameux Premier Grand Cru.

*La Tour Carnet, cette forteresse du XII ème à St Laurent-du-Médoc abrite un des 4 grands crus de Bernard Magrez. Il y a aussi installé un musée de ses voitures anciennes et de ses Rolls avec lesquelles il fait visiter ses châteaux dans un circuit oenotouristique.

Bernard Magrez et sa collection de Rolls à La Tour Carnet
Bernard Magrez et sa collection de Rolls à La Tour Carnet

*Bourg, on entre dans la ville basse par la rampe Cahoreau qui passe sous la porte de la Mer creusée dans le rocher, pour grimper par les ruelles jusqu’au château de la citadelle qui abrite un musée de calèches. Terrasse avec très belle vue à la fois sur la Dordogne, la Garonne et la Gironde. Un réseau de salles souterraines surplombe l’estuaire.

*Moulis-en-Médoc, son église romane aux fresques XII ème-XV ème et ses sarcophages mérovingiens.

Cordouan, le "Versailles des mers"
Cordouan, le « Versailles des mers »(Asa-Photos)

*Phare de Cordouan, en vedette au départ de la pointe de Grave à Port-Bloc, la visite du plus beau phare de France culminant à 67,5 m de haut, surnommé le « Versailles des mers » avec ses étages Renaissance auxquels on accède par un majestueux escalier circulaire de 311 marches, son portail monumental, l’appartement du Roi et la chapelle.www.phare-de-cordouan.fr

* Le Rigalet, charmant hameau aux petites maisons du XVIII ème au sud de Blaye.

*Château la tour de By, à Bégadan, au milieu des vignes de ce grand cru, montez en haut de cette ancienne tour de guet qui offre un somptueux panorama sur l’estuaire.

*Vertheuil , ancienne abbatiale du XI ème et son magnifique portail aux voussures ornées de statues.

*Saint Ciers-sur-Gironde et sa réserve ornithologique de 120 ha avec tours d’observation pour suivre les oiseaux sauvages et les migrateurs qui y font halte.

 

* Promenades en kayak sur la Gironde depuis St Vivien de Médoc : Kayak et découvertes (06 88 77 53 29) ou Médoc Explorer Canoë (06 88 77 53 29)

Consulter www.smiddest.fr

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Bernard Magrez & Pierre Gagnaire La Grande Maison Bordeaux 2016 par Artiste-Associé Photographes

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire, les ambassadeurs de l’excellence.
Bernard Magrez, vous offre l’exclusivité d’une émotion pure à « La Grande Maison », restaurant gastronomique deux étoiles au guide Michelin et hôtel cinq étoiles.
Pour faire battre le cœur d’une maison bordelaise traditionnelle, la passion est impérieuse. Il faut savoir écouter l’aspiration des voyageurs, déceler la part de folie qui bouleverse un concept hôtelier, comprendre ce que chaque hôte vient y chercher pour savoir le lui offrir.

L’ambassadeur Mondial du goût, Pierre Gagnaire et le compositeur de vins rares, Bernard Magrez, unis pour le meilleur de la table française, vous invitent à vivre une expérience exceptionnelle dans cette magnifique demeure où le savoir-faire français et le raffinement sont les maîtres mots.
Bernard Magrez, propriétaire de quatre Grands Crus Classés dans le Bordelais, Château Pape Clément (Graves), Château La Tour Carnet (Haut Médoc), Château Fombrauge (Saint-Emilion) et Clos Haut Peyraguey (Sauternes), poursuit son intarissable désir d’excellence à travers les vins, les arts, la gastronomie et l’hôtellerie de prestige.

La Grande Maison de Bernard Magrez
10 rue Labottière, 33000 Bordeaux
T.+33(0)5 35 38 16 16
info@lgmbordeaux.com
http://www.lagrandemaison-bordeaux.com/fr/hotel-luxe-bordeaux

 

 

 

 

Un grand cru BMW 30 CSI à Margaux

Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI

Millésimé 1975, cet élégant coupé BMW 30 CSI  est un des joyaux de Château Siran. Un domaine rare dans le Médoc : ce vignoble, qui rivalise avec les grands crus, appartient à la même famille depuis 1859 !

Château Siran    Edouard Miailhe

On sous estime trop combien les souvenirs d’enfance conditionnent le destin…Pour Edouard Miailhe, c’est clair. Tout jeune, il a baigné dedans, savourant le bonheur de vivre au milieu des vignes familiales de château Siran, et à bord de voitures de rêve. “Celles de mon grand-père passionné de belles américaines, dont une Cadillac DeVille cabriolet de 1949 que l’on a précieusement conservée, et celles de mon père qui adorait les Mercedes.”Etonnez vous qu’en 2007 le sort l’ait désigné au sein de la famille pour reprendre, à la cinquième génération, ce beau domaine sur la prestigieuse appellation Margaux. Et qu’il soit toujours amoureux de superbes autos. Mais les siennes, maintenant.Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI

Comme ce superbe coupé BMW 30 CSI de 1975 acheté d’occasion en 1992 alors qu’il n’avait que 25 ans. “J’aime les autos allemandes des années 60-70 car elles étaient techniquement en avance, très fiables, et leur finitions luxueuses étaient très au dessus de ce qui se faisait à l’époque. Quant à cette BMW, je l’ai toujours trouvé belle avec sa silhouette unique en son genre par son esthétique et sa finesse due à une ligne de ceinture basse et l’absence de montant central de portière qui dégage une grande partie vitrée.”

Il y a un peu d’Italie dans la ligne de cette belle allemande

Une élégance liée aussi à ses gênes italiens. Car cette “Béhème” est l’extrapolation du coupé BMW 3200 CS de 1962 dessiné par le carrossier Bertone. Mais sur le 30 CSI carrossé par Karmann, et fabriqué de 1968 à 1977, la beauté stylistique atteignait son sommet. Tout comme sa puissance : le 6 cylindres en ligne injection de 3 litres dégageait 200 ch et atteignait 220 km/h après un 0 à 100 km/h en 7,7 secondes. Impressionnant pour l’époque. Le tout dans le silence et le confort d’un écrin tapissé de cuir, de bois, de moquette et de chromes qui faisait de cette voiture à la suspension souple une dévoreuse d’autoroutes.Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI

Plus grande routière que sportive, la BMW 30 CSI s’est ensuite métamorphosée en bête de course dans la version 30 CSL (L pour leicht, léger). Affichant 200 kg de moins avec des ouvrants en aluminium, un intérieur dépouillé, et dopée par un moteur 3,5 l à 4 soupapes par cylindres de 360 ch ( voire 750 ch dans une version turbo!) elle remporta le championnat d’Europe des voitures de tourisme et des courses prestigieuses comme les 24 Heures de Spa, du Nürburgring et de Daytona. Oubliée la sombre période où BMW, au bord de la faillite dans les années 50,et convoité par Mercedes, n’avait du sa survie qu’à ses motos et à la fabrication sous licence des petites Isetta italiennes. Souvenez vous : ces mini citadines à deux places en forme d’oeuf, se garant face au trottoir avec accès par une portière frontale sur laquelle était articulée la colonne de direction et le volant !Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI

On était loin du rebond en 1962 grâce à la sortie d’une belle berline dessinée par l’Italien Michelotti : la “Neue Klasse” 1500, à la fois sportive et cossue, qui a sauvé l’entreprise. Et donné, avec sa calandre originale, et sa découpe relevée de portière arrière, les fondamentaux stylistiques BMW toujours en cours. “C’est aussi l’expression de toute cette belle histoire de la renaissance de la marque qu’exprime ma BMW 30 CSI” explique Edouard Miailhe. Et mon vrai plaisir, c’est de rouler avec tous les jours. Car ce type de voiture, belle au regard, au toucher et à l’oreille, sort de la banalisation des autos d’aujourd’hui.”

Le vignoble appartenait au grand-père de Toulouse-Lautrec

En revanche, il se serait bien passé d’un autre héritage de l’histoire concernant la propriété familiale. Un vignoble de 36 ha entouré de grands crus comme Dauzac, Palmer, Brane-Cantenac… sauf que Château Siran n’en est pas un. Alors que géologiquement, son superbe plateau de graves siliceuses le vaut. Tout cela parce qu’avant le rachat en 1859 par ses aïeux courtiers en vins, le vignoble appartenait au Comte de Toulouse-Lautrec, le grand-père du peintre. Et que ce noble légitimiste anti bonapartiste avait refusé de se plier à la procédure décidée par Napoléon III pour le fameux classement de 1855. Celui qui, hélas, fait toujours référence aujourd’hui !P1030686 - copie 2

Voila comment Siran a tout d’un grand cru sans en être un. Et depuis qu’il a repris les rênes du cru bourgeois familial, Edouard Miailhe ne ménage pas sa peine pour hisser Siran au plus haut de l’appellation Margaux. Replantations, construction d’une nouvelle cuverie, d’un nouveau chai, vinifications supervisées par le consultant de renom, Hubert de Boüard de Château Angélus, ouverture d’un original musée sur le vin, d’un restaurant…Rien n’est trop beau pour redonner tout son lustre à Siran et son Margaux charmeur aux arômes d’épices et de sous bois. Et pourtant, allez comprendre…Cet atavisme enthousiaste laisse parfois percer une petite pointe d’amertume, lorsqu’au détour d’une phrase, Edouard Miailhe vous lâche sur le ton de la confidence : “Mon grand regret est de ne pas avoir travaillé chez un constructeur automobile…”Satané destin !         www.chateausiran.com

Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI
Les nouveaux chais du château

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

La nouvelle BMW 530 d

Nouvelle BMW 530 TD de 265 ch

Pour sa septième génération depuis 1972, ce modèle à succès bat des records de puissance et d’économie avec 4,5 l/100 dans cette version diesel 3 litres de 265 ch qui réussit en plus l’exploit d’un zéro malus ! Le résultat d’une combinaison efficace entre allègement et aérodynamisme…(lire la suite)

 

 

OENOTOURISME

                                                                                Mon vin préféré

Etiquette de chateau siranChâteau Siran 2012, ce “Margaux appellation contrôlée” se la joue modeste sur l’étiquette, faute d’avoir été classé grand cru en 1855 par négligence du propriétaire de l’époque. Mais il exprime toute sa majesté une fois ouvert : onctueux sur le fruit et légèrement poivré avec une allonge d’arômes de sous bois.  La dominante en merlot arrondit harmonieusement, avec le temps, la puissance de ce Margaux qui devient soyeux et très gourmand lorsqu’on goûte un 2009. Et la proportion élevée de petit verdot, jusqu’à 15%, apporte ce rubis profond et cette finale épicée typiques de ce grand vin (29 €)

S de Siran 2012, ce deuxième vin en appellation Margaux provient de vignes plus jeunes de 5 à 15 ans tout en bénéficiant du même soin à l’élevage en barriques de 12 mois que le Château Siran. Plus vif, et légèrement épicé, c’est un bon vin de garde jusqu’à 7 ans. (18 €)

St Jacques de Siran, cet AOC Bordeaux Supérieur de l’extrémité du terroir sur des graves recouvertes d’argile par les alluvions de la Garonne est un vin complexe intéressant, très minéral, et au nez très poivré. (8,90 €)

                                                                          Profitez en pour visiter

*Le musée du vin de Château Siran ouvert en 2014. Plus de 7000 visiteurs par an découvrent dans les anciens chais des collections de vieux pichets avec des têtes de personnages célèbres comme Napoléon, de vieilles assiettes en faïence évoquant le vin, des pièces de l’antiquité vinicole. Ne manquez pas l’abri anti-atomique et sa porte blindée d’une tonne et 30 cm d’épaisseur, véritable bunker coffre-fort qui renferme maintenant tous les millésimes du château de 1912 à 2012 !

Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI et son musée
L’impressionnante collection de vieux pots à vin est une des curiosités du musée de Château Siran.

 

 

*Bayon-sur -Gironde, son église romane, son abside à 7 pans, et sur un impressionnant promontoire rocheux dominant la Gironde, les châteaux de Tayac et d’Eyquem.

*Château Loudenne, ravissante chartreuse XVII ème à St Yzans-de-Médoc avec jardins à l’anglaise descendant vers la Gironde, et musée dans les chais victoriens autour du travail de la vigne sur ce cru bourgeois.

* Blaye et sa citadelle construite par Vauban en surplomb de la Gironde pour bloquer l’accès de Bordeaux à la flotte anglaise avec, sur la rive opposée à Cussac, Fort Medoc où l’on rentre par la majestueuse porte Royale. La traversée en bac sur 6 km entre Blaye et le port de Lamarque est d’un dépaysement total.

La citadelle de Blaye construite au bord de la Gironde par Vauban pour bloquer l'accès à Bordeaux.
La citadelle Vauban de Blaye bloquait l’accès à Bordeaux par la Gironde (Alpha-Images)

*Soulac, petite ville balnéaire aux charmantes maisons basses en briques et bois du XIX ème, et sa basilique romane dans laquelle on n’entre pas, mais on descend ! Ce qui lui a valu d’être complètement ensablée avant d’être dégagée à la fin du XIX ème. Un petit train touristique mène jusqu’à la Pointe de Grave.

* Château du Bouilh, construit sur les plans de Victor Louis (architecte du Grand theâtre de Bordeaux). Il est resté inachevé avec ses curieux communs en hemicycle.

*Château Cos-d’Estournel, en venant de Pauillac sur la D2, ne manquez pas, au détour d’un virage en côte, l’apparition surréaliste des pagodes indiennes du toit de cette batisse construite ainsi au XIX ème par son fondateur en souvenir de ses clients en Inde où il exportait ce grand cru aujourd’hui propriété de Michel Reybier. Cet ex créateur de la marque Charcuteries d’Aoste y a fait édifié un splendide chais par l’architecte Jean-Michel Wilmotte.

Les pittoresques toits en pagode indienne du Château Cos d'Estournel.
Les pittoresques toits en pagode indienne du Château Cos d’Estournel surgissent des vignes.

 

*Port de Goulée, Saint Christoly-Médoc, charmants ports où accostaient les bateaux pour charger les barriques de vins au débouché des canaux construits par les Hollandais au XVIII ème pour assainir les terrains avec des vannes bloquant les remontées d’eau de mer.

*Château Margaux , majestueux avec son escalier et ses colonnades, la plus belle façade de château du Médoc construit en 1802 par l’architecte Combes, élève de Victor Louis. Visite des chais et de la cuverie de ce fameux Premier Grand Cru.

*La Tour Carnet, cette forteresse du XII ème à St Laurent-du-Médoc abrite un des 4 grands crus de Bernard Magrez. Il y a aussi installé un musée de ses voitures anciennes et de ses Rolls avec lesquelles il fait visiter ses châteaux dans un circuit oenotouristique.

Bernard Magrez et sa collection de Rolls à La Tour Carnet
Bernard Magrez et sa collection de Rolls à La Tour Carnet

*Bourg, on entre dans la ville basse par la rampe Cahoreau qui passe sous la porte de la Mer creusée dans le rocher, pour grimper par les ruelles jusqu’au château de la citadelle qui abrite un musée de calèches. Terrasse avec très belle vue à la fois sur la Dordogne, la Garonne et la Gironde. Un réseau de salles souterraines surplombe l’estuaire.

*Moulis-en-Médoc, son église romane aux fresques XII ème-XV ème et ses sarcophages mérovingiens.

Cordouan, le "Versailles des mers"
Cordouan, le « Versailles des mers »(Asa-Photos)

*Phare de Cordouan, en vedette au départ de la pointe de Grave à Port-Bloc, la visite du plus beau phare de France culminant à 67,5 m de haut, surnommé le « Versailles des mers » avec ses étages Renaissance auxquels on accède par un majestueux escalier circulaire de 311 marches, son portail monumental, l’appartement du Roi et la chapelle.www.phare-de-cordouan.fr

* Le Rigalet, charmant hameau aux petites maisons du XVIII ème au sud de Blaye.

*Château la tour de By, à Bégadan, au milieu des vignes de ce grand cru, montez en haut de cette ancienne tour de guet qui offre un somptueux panorama sur l’estuaire.

*Vertheuil , ancienne abbatiale du XI ème et son magnifique portail aux voussures ornées de statues.

*Saint Ciers-sur-Gironde et sa réserve ornithologique de 120 ha avec tours d’observation pour suivre les oiseaux sauvages et les migrateurs qui y font halte.

 

* Promenades en kayak sur la Gironde depuis St Vivien de Médoc : Kayak et découvertes (06 88 77 53 29) ou Médoc Explorer Canoë (06 88 77 53 29)

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Bernard Magrez & Pierre Gagnaire La Grande Maison Bordeaux 2016 par Artiste-Associé Photographes

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire, les ambassadeurs de l’excellence.
Bernard Magrez, vous offre l’exclusivité d’une émotion pure à « La Grande Maison », restaurant gastronomique deux étoiles au guide Michelin et hôtel cinq étoiles.
Pour faire battre le cœur d’une maison bordelaise traditionnelle, la passion est impérieuse. Il faut savoir écouter l’aspiration des voyageurs, déceler la part de folie qui bouleverse un concept hôtelier, comprendre ce que chaque hôte vient y chercher pour savoir le lui offrir.

L’ambassadeur Mondial du goût, Pierre Gagnaire et le compositeur de vins rares, Bernard Magrez, unis pour le meilleur de la table française, vous invitent à vivre une expérience exceptionnelle dans cette magnifique demeure où le savoir-faire français et le raffinement sont les maîtres mots.
Bernard Magrez, propriétaire de quatre Grands Crus Classés dans le Bordelais, Château Pape Clément (Graves), Château La Tour Carnet (Haut Médoc), Château Fombrauge (Saint-Emilion) et Clos Haut Peyraguey (Sauternes), poursuit son intarissable désir d’excellence à travers les vins, les arts, la gastronomie et l’hôtellerie de prestige.

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