BMW Z4 , la tradition cheveux au vent revient

BMW Z4, la tradition cheveux au vent revient

Depuis le Z3 de 1995, BMW perpétue une espèce en voie de disparition, le roadster avec 6 cylindres en ligne. Et à sa troisième génération, le Z4, plus sportif que les précédents, multiplie les superlatifs.

La tradition a finalement du bon. Et BMW vient de le prouver avec son nouveau roadster Z4  : la toile a vaincu la tôle ! Comme quoi les bons vieux cabriolets à capote souple gardaient tout de même un avantage sur ceux qui avaient lancé la mode des toits rigides rétractables. Inconvénient : ils réduisaient à néant la capacité du coffre une fois repliés à l’intérieur. Et pesaient plus lourd. Rédhibitoire dans cette période où les constructeurs luttent contre le moindre gramme superflu pour réduire le poids des voitures, donc leur consommation, leurs rejets de co2, et in fine leurs malus.

BMW Z4 M4, la tradition cheveux au vent revient
Carrosserie nervurée, prises d’air, ouies d’aération, le Z4 se veut sportif.

Le nouveau roadster découvrable de BMW remet donc la capote au goût du jour avec une ouverture automatique en10 secondes jusqu’à 50 km/h, et sans empiéter sur la capacité du coffre en hausse de 50% à 281 l. Et ses 8 couches d’épaisseur insonorisent remarquablement l’habitacle où règne un très agréable confort de conduite dans des sièges où l’on est bien calé avec dossiers légèrement cambrés. Et un univers plus high tech que jamais avec grands écrans display, compteurs numériques, affichage tête haute, toutes les assistances à la conduite imaginables aujourd’hui, le park assist et l’innovation BMW : la marche arrière automatique sur 50 m où la voiture refait au millimètre près le même parcours mémorisé par l’ordinateur de bord.

BMW Z4 M4, la tradition cheveux au vent revient
Changement : + 8,5 cm en longueur et une capote souple repliable en 10 secondes.

D’une pression sur le bouton start engine, dans la Z4 M40i, le modèle le plus rapide, la magie surgit dans les oreilles avec le doux murmure puissant du 6 cylindres en ligne. Toute la noblesse de ce 3 l turbo, une espèce en voie de disparition, qui vous emmène avec maestria dans des accélérations de velours à vous écraser néanmoins au fond du siège avec un 0 à 100 km/h en 4,6 secondes. Tandis que l’aiguille du compteur frise très vite des vitesses à faire dresser les cheveux…Mais sans qu’on se sente en péril. Car à cette troisième génération, le Z4 a fait de gros progrès sur le confort de sa suspension pilotée, et sa tenue de route où il est beaucoup plus stable sur revêtements irréguliers.

BMW Z4 M4, la tradition cheveux au vent revient
Le classicisme BMW compose maintenant avec des affichages entièrement numériques.

Grâce à une meilleure assise au sol. L’écartement des roues s’est élargi de 10 cm à l’avant, l’empattement avant-arrière est plus court, la caisse est plus rigide, et des nouveaux trains apportent davantage de confort et de dynamisme, avec bras oscillant à double rotule à l’avant et, une première sur un roadster, un essieu arrière à 5 bras. Voilà comment ce Z4 équipé d’une direction sport à démultiplication variable, précise et réactive, se joue avec agilité des enchainements de virages. Un régal. Avec des trains roulants accrocheurs qui repoussent les limites du sous virage. Et de belles poussées jusqu’à 7000 tours/minute bien secondées par une boite auto/manuelle séquentielle à 8 rapports.

BMW Z4 M4, la tradition cheveux au vent revient
Plus large de 7,4 cm, le nouveau Z4 arbore une calandre plus imposante.

Et des moments jouissifs avec un turbo à deux étages où ce 6 cylindres beaucoup plus musical que le 4 cylindres de son rival le Porsche Boxter718, ne souffre d’aucun creux à bas régime avec un couple maxi de 500 Nm constant de 1600 à 4500 tours. Et le plaisir des sensations à bord de ce beau joujou est décuplé en roulant décapoté. Cheveux au vent, mais pas trop grâce au filet anti-remous à l’arrière qui vous maintient dans une bulle sans courant d’air, tout en profitant du soleil, du sifflement du vent glissant sur cette carrosserie superbement galbée. Et de la musique parfaitement audible dans l’habitacle sonorisé par 9 enceintes Harman Kardon qui transforment ce roadster 2 places en une méga salle de concert en plein air. Du grand spectacle !

BMW Z4 M4, la tradition cheveux au vent revient

BMW Z4 M40i

Cylindrée : 6 cyl en ligne 3 l turbo (existe en 2l 4 cyl 197 ch et 254 ch)

Puissance : 340 ch à 5 000 tours

Couple maxi : 500 Nm à 1500 trs/ 22 CV

0 à 100 km/h : 4,6 sec

Vitesse max : 250 km/h

Consommation mixte : de 7,4 l à 11 l/100km

Co2 : 168 g/km

Malus : 4460 €

Prix : à partir de 67 650 € (48 650 € en entrée de gamme 2 l, soit 6000 € de plus que l’ancien )

LES PLUS : agrément de conduite, puissance, souplesse et musique du 6 cylindres,tenue de route, confort, efficacité des freins à  disque à 4 pistons,

LES MOINS : prix en hausse, équipements en option, anti franchissement de ligne violent dans la direction, absence de camera de recul

 

Une BMW 850 i sous le soleil provençal

Une BMW 850 i sous le soleil provençal

Marc Lépine / Château Bizard

Dans la course à la puissance des années 90, la star des BMW allait taquiner les Ferrari ou les Jaguar. Au grand plaisir de ce vigneron de la Drôme : 30 ans après son acquisition, il la garde précieusement. 

Quand elle est sortie à l’automne 1989, cette BMW 850 i se voulait la première super car de la marque bavaroise qui rejoignait l’élite automobile. Celle des coupés Ferrari, Jaguar, Mercedes et Lamborghini, les seuls propulsés par de fantastiques V12 à la sonorité noble. A Munich, l’heure de la riposte avait sonné chez le constructeur qui ne voulait plus laisser le champ libre à ses concurrents germaniques Porsche et Mercedes dans la course à la puissance.

Une BMW 850 i sous le soleil provençal
Sobriété et efficacité d’un tableau de bord orienté vers le conducteur.

Avec ses 4 places confortables et son V12 de 5 litres aux 300 ch, cette imposante BMW 850 i de 1780 kg était davantage une GT dévoreuse d’autoroutes allemandes à 250 km/h qu’une voiture de sport virevoltant sur routes sinueuses. Mais une nouvelle version plus puissante en 1992 avec la 850 CSi 5,6 l de 380 ch remettra les pendules à l’heure.  Au final, BMW aura frappé les esprits avec ce luxueux coupé à la ligne basse et superbement profilé avec son museau effilé à l’avant, et ses ailes renflées qui musclaient ses flancs.

Une BMW 850 i sous le soleil provençal
Un étonnant profil arqué avec toutes les vitres descendues.

Car avec un 0 à 100 km/h pulvérisé en 6,8 secondes, la 850 i richement aménagée dans son habitacle tapissé se cuir, accumulait les superlatifs en 1989. D’avant garde, elle était une des premières avec réglages électriques du volant et des sièges, antenne aérodynamique sur la lucarne arrière, ceintures intégrées aux sièges avant, suspension réglable entre confort ou sport, et une direction asservie se durcissant avec la vitesse (comme avant elle la Citroën SM en 1973 !). Le tout dans le feulement très discret de son V12 aux accélérations de velours qui permettait d’effectuer de longs trajets sans fatigue.

Une BMW 850 i sous le soleil provençal
Un museau de fauve effilé par l’absence de phares visibles.

Rien d’étonnant donc que Marc Lépine qui était déjà un fidèle « Béhèmiste » ne roulant qu’en Série 5 puis 7, soit devenu en France un des premiers à acheter ce beau bolide en 1990. « C’était une évidence. Je la trouvais superbe par sa ligne intemporelle qui passe encore très bien aujourd’hui. Sans parler de son confort et de ses performances avec des accélérations très progressives, bien assise sur ses 4 gros pneus. Un régal de puissance en douceur ! » Et cette 850 i tombait à point pour lui.

Une BMW 850 i sous le soleil provençal
Tout change quand les phares escamotables sortent.

Entrepreneur au Mans, il venait de reprendre le vignoble de son grand père en Provence à Allan près de Grignan.La ville du fameux château où se rendait souvent la Marquise de Sévigné chez sa fille. Mais le château familial de Bizard en ruine, et l’exploitation vinicole en déshérence nécessitaient le lancement de grands travaux obligeant Marc Lépine à descendre sur le chantier tous les week end. Une corvée ? Non, un plaisir jouissif au volant de ce coupé à une époque où les limitations de vitesse étaient moins contrôlées !

Une BMW 850 i sous le soleil provençal
300 chevaux dans un 12 cylindres aussi puissant qu’esthétique.

D’un petit sourire coupable, Marc Lépine, très placide en apparence, reconnait ses exploits en pleine nuit : «Il y a prescription aujourd’hui, mais j’abattais sans mal les 800 km en 5 heures grâce à cette auto vraiment extraordinaire qui filait sans problème, mis à part sa consommation de 15 à 30 l au 100. Le réservoir de 90 l n’était pas de trop ! » Mais si aujourd’hui, la voiture et le conducteur se sont assagis, pour rien au monde Marc Lépine ne se séparerait 30 ans plus tard de sa Béhème aux 162 560 km au compteur.

Une BMW 850 i sous le soleil provençal
Des places arrières confortables entre la trousse de secours intégrée dans le dossier.

« Cette 850 i était en avance sur son temps, et du coup,  j’ai toujours autant de plaisir à son volant. Surtout quand mes petits enfants sont aux anges lorsque je les emmène à bord !  Fabriquée de 1989 à 1999,  il ne se vendra  que 30 621 exemplaires de cette merveille qui souffrait du handicap d’être la plus chère de la marque, et plus onéreuse qu’une Mercedes. Pour la relancer avec un tarif plus accessible, BMW sortira en 1994 une version V8 4 l de 286 ch. Mais il faudra attendre 30 ans pour qu’une nouvelle BMW 850 prenne enfin cette prestigieuse succession !

Une BMW 850 i sous le soleil provençal

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

BMW M 850 i : la nouvelle terreur du bitume

BMW M 850 i, la nouvelle arme fataleLe constructeur munichois monte en gamme et déclare la guerre aux supercars de luxe avec un bolide aux lignes superbes et aux performances décoiffantes. Son V8 4,4 l de 530 ch propulse ce fauve racé de 0 à 100 km/h en 3,7 secondes. Plus vite qu’une Porsche 911  ou un coupé Bentley Continental ! Ajoutez y 4 roues motrices et 4 roues directrices et vous avez la nouvelle terreur du bitume. Sensations garanties au volant, avec une précision de la direction et une tenue de route à toute épreuve. Dans l’ambiance cosy  d’un habitacle tendu de cuir où la high tech s’affiche sur un tableau de bord aux instruments en affichage numérique… lire la suite

OENOTOURISME

                                                                        Mes vins préférés

Quand Marc Lépine a racheté en 1980, château Bizard,  la maison drômoise en ruine de son grand-père à laquelle il était très attaché pour y avoir passé enfant moult  vacances, il n’y avait plus de vignes autour. « J’ai reconstitué petit à petit le vignoble de 20 ha que l’on a replanté à partir de 2000 sur ce terroir à l’appellation AOP Grignan-les- Adhémar reconnue depuis 2010 après avoir été englobé dans les Côtes du Rhône et les Côteaux du Tricastin. Sur ces argiles graveleuses et ces calcaires durs, les rangs de vignes, espacés de 2,50 m pour bénéficier d’un ensoleillement maximum, ont été plantés dans le sens Nord-Sud afin d’être ventilés par le Mistral qui chasse ainsi l’humidité et les risques de gel ou de maladies. »

Et le vignoble a redémarré sous des auspices favorables. La première cuvée en 2004 a décroché une médaille d’or à Paris pour le rosé ! Puis à nouveau l’année suivante pour le rouge Montagne de Raucoule et pour le rosé. Les blancs étonnent aussi par leur fraicheur fruitée.

Montagne de Raucoule, l’exemple de classique vin de la vallée du Rhône bien charpenté avec un bel équilibre aromatique à 50-50 entre Syrah et Grenache noir, le plus vendu, (10 €)

Serre de Courrent 2016, à 70% Syrah, ce vin élevé 15 mois en fûts de chêne dégage une déclinaison d’arômes puissants et harmonieux sur une finale de velours (16 €)

1862, à 100 % avec les meilleurs Syrah du domaine aux arômes foisonnants tout en rondeur, une cuvée emblématique de l’année de la création du vignoble par l’aïeul sur ces terres utilisées jusqu’alors pour la culture du verre à soie. Une sélection limitée de 1500 bouteilles, après un vieillissement de 4 ans dont 18 mois en barriques (35 €)

Contact@chateaubizard.fr

                                                                  Profitez en pour visiter…

 *Le château de Suze la Rousse en haut de son promontoire rocheux au dessus des toits du village. Cette forteresse avec ses grosses tours du Moyen age a été réaménagée à la Renaissance avec une jolie cour d’honneur intérieure. La bâtisse abrite aujourd’hui l’Université du vin.

Le château de Suze-la-Rousse
Le château de Suze-la-Rousse

 

*Rochegude : son château fort, surplombant les vignes face au mont Ventoux, et transformé à la Renaissance, puis restauré au XIX ème par Viollet le duc, est devenu un superbe Relais & Chateaux. Cet hôtel vaut d’autant plus le détour qu’il est dirigé par un passionné de voitures anciennes ! A voir aussi la petite église fortifiée NTD des Aubagnans, reste d’un prieuré du XIIème. Sa chapelle St Denis, est un des plus anciens témoignage de l’art roman de la région.

*L’abbaye médiévale de Bouchet

* Grignan : son château renaissance où se rendait fréquemment chez sa fille madame de Sévigné dont on visite la chambre. La terrasse, avec vue panoramique sur le Ventoux, les dentelles de Montmirail, et les Alpilles, recouvre curieusement l’église St Sauveur accolée en contrebas du château. Une dalle de marbre au pied du maître autel et de son retable y indique l’emplacement de la tombe de Mme de Sévigné décédée à Grignan le 18 avril 1696

Le château de Grignan et sa curieuse terrasse sur l'église St...
Le château de Grignan et sa curieuse terrasse sur l’église St Sauveur.

*Avignon, entourée de ses remparts, et surplombée par le Rocher des Doms et sa cathédrale du XII ème à côté du gigantesque Palais des Papes fortifié du XIV ème, témoin de l’exil provençal de la cour pontificale romaine durant un siècle, le petit palais épiscopal du XV ème, la place de l’Horloge et son beffroi , seul vestige de l’époque gothique, l’extraordinaire musée Calvet et ses toiles de Corot , Manet, Toulouse-Lautrec, Mignard, Daumier, David, Géricault,… dans un hôtel particulier du XVIII ème,

Le Palais des papes à Avignon (C.Rodde)
Le Palais des papes à Avignon (C.Rodde)

 

 

la très pittoresque rue des Teinturiers pave de galets le long de la Sorgue avec ses grandes roues à aubes qui faisaient fonctionner les usines textiles jusqu’ à la fin du XIX ème, le couvent des Célestins et son cloître, les belles façades à l’entrée de la rue du Roi René, le pont Bénézet et sa chapelle, édifié en 8 ans, qui menait à Villeneuve-lès-Avignon, l’ancienne ville des cardinaux, au pied de la tour Philippe le Bel et des tours rondes du fort St André d’où la vue sur Avignon au soleil couchant est fabuleuse.

Le théâtre romain d'Orange
Le théâtre romain d’Orange.

*Orange avec son célèbre theâtre romain, le mieux conservé de tout le monde antique, et son arc de triomphe sur l’ancienne voie Agrippa qui reliait Arles à Lyon.

*Vaison-la-Romaine, plus connue pour son amphitheâtre et ses ruines que les ruelles de sa vieille ville en hauteur, couronnée par un château abandonné, et accessible par un spectaculaire pont romain en pierre à une seule arche au dessus de l’Ouvèze.

La vieille ville de Vaison-la-Romaine et son pont romain
La vieille ville de Vaison-la-Romaine et son pont romain.

*Crestet, au sud de Vaison-la-Romaine, est un des plus typiques villages du Vaucluse avec ses maisons Renaissance escaladant une colline dominée par un château du XII ème avec vue imprenable sur le Ventoux.

Les ruelles du village de Crestet
Les ruelles du village de Crestet

*Séguret, pittoresque village provencal avec son dédale de ruelles accrochées à une colline escarpée d’où l’on peut contempler les dentelles de Montmirail et la plaine du comtat Venaissin.

 

*Le musée de la soie au village médiéval de Taulignan, ancien haut lieu de l’industrie de la soierie au XIX ème

 

*Ferme aux crocodiles à Pierrelatte, unique en Europe avec ses 400 animaux et ses 10 espèces de croco dans une serre paysagée de 9500 m2 et 4000 m2 en plein air

*Distillerie d’huiles essentielles Bleu de Provence à Nyons et sa savonnerie

 

 

                                                                                                                                                                

 

BMW M 850 i , la nouvelle arme fatale

BMW M 850 i, la nouvelle arme fatale

Le constructeur munichois monte en gamme et veut narguer les supercars de luxe. Dans son viseur, Porsche ou Bentley. Avec un coupé superbe d’allure, aux performances stratosphériques. Ca va chauffer !

Trente ans ! C’est le temps qu’il aura fallu pour qu’un nouveau coupé BMW 850 i revoit le jour. Un retour dans le très haut de gamme où BMW va chasser comme naguère sur les terres de Porsche et de Mercedes AMG. Avec encore une fois une arme fatale dans ce combat des chefs qui illustre l’incroyable évolution technique chez un constructeur automobile en 30 ans : le coupé BMW M 850 i de 2019 affiche 530 chevaux contre 300 pour son prédécesseur. Mais avec un moteur plus petit et 4 cylindres en moins ! Pourtant, ce V8 turbo twinscroll de 4,4 l  pulvérise le V 12 de 5 l des années 89-96 avec un 0 à 100 km/h  en 3,7 secondes, mieux qu’une Porsche 911 pourtant plus légère de 400 kg !

BMW M 850 i, la nouvelle arme fatale
Luxe, design, et high tech, la planche de bord est un régal pour les yeux et au toucher.

Ajoutez y 4 roues motrices et 4 roues directrices en X Drive, et voici donc la nouvelle terreur du bitume. Avec une ligne fuselée inclinée vers un arrière fastback aplati et allongé comme un fauve prêt à bondir sur ses flancs arrières proéminents très impressionnants dans le rétroviseur. Mais ce bel effet de style réduit du coup la place disponible à l’arrière : 2 adultes ne peuvent pas tenir alors que la première 850 i était une vraie 4 places. Cette deuxième version se veut donc plus radicale, et elle l’est quand les chevaux parlent. Avec des accélérations délicieusement musicales dans les graves qui vous écrasent au fond du siège et font grimper l’aiguille du compte tours.

BMW M 850 i, la nouvelle arme fatale
Un profil fuselé vers un arrière fastback très allongé avec becquet intégré sur la malle.

Quoique…il n’y a plus d’aiguille sur ce combiné digital beaucoup moins lisible d’un coup d’œil rapide si on ne veut pas trop quitter la route des yeux à pleine vitesse. Vive le progrès ! En revanche, cet écran présente maintenant l’avantage du report simplifié du GPS au centre des deux compteurs, en plus de la dalle tactile centrale, et de l’affichage tête haute.Si la voiture reste scotchée à la route malgré ses 1800 kg, y compris dans les enchainements de virages les plus diaboliques, le réglage de sa suspension, même en position confort, se montre très ferme et ne vous épargne aucune aspérité de la chaussée.

BMW M 850 i, la nouvelle arme fatale
Des flancs arrières musclés très proéminents dans le rétroviseur.

Mais dans la prochaine version de la 850 i en « Gran Coupé » 4 portes, l’amortissement devrait se montrer plus conciliant pour les vertèbres sensibles. Tout en s’affichant sportif, ce coupé M 850 i n’en est pas moins luxueux à l’intérieur par ses matériaux. Pratique par le volume de son coffre de 420 l à ouverture mains libres et extensible avec le repli à 50-50 des dossiers. Et très branché high tech avec ses phares full LED à faisceau variable anti éblouissement éclairant jusqu’à 600 m, son autoradio à

BMW M 850 i, la nouvelle arme fatale
Des places arrières superbes mais inutilisables sauf en rabattant les dossiers pour agrandir le coffre !

commandes gestuelles, toutes les assistances à la conduite permettant à la voiture de garder son cap et de ne pas entrer en collision, le park assist, ou la marche arrière automatique sans les mains, reproduisant à l’envers sur 80 m les précédents mouvements du volant, bluffant ! Sans oublier l’ouverture et le démarrage par son smartphone par vous même ou quelqu’un d’autre disposant du code d’accès. Et encore mieux pour les angoissés de la carrosserie : le contrôle photo du pourtour de la voiture toutes les heures sur son smartphone !

BMW M 850 i, la nouvelle arme fatale
Une poupe à l’aérodynamisme sculptural très travaillé.

 

Cylindrée/Puissance : V8 essence 4,4 l 530 ch/43 cv

6 cyl en ligne diesel de 3L 320 ch/22 cv

Couple maxi : 750 Nm entre 1800 et 4600 trs sur le V8

680 Nm entre 1750 et 2250 trs sur le diesel

0 à 100 km/h : 3,7 sec et 4,9 sec

Vitesse max : 250 km/h

Consommation : 10 à 12 l/100 km en essence, 6 à 7,5 l/100 en diesel

Co2 :  228 g/km en essence et 160 g/km en diesel

Malus : 10 500 €

Prix : de 99 700 € à 124 000 €

LES PLUS : style, puissance, tenue de route, direction précise, finitions luxueuses,

LES MOINS : suspension sèche, places arrières inexistantes, lisibilité du compte tours,