Jaguar F-Type 2 litres : le félin au régime minceur

Jaguar F-Type 2 litres : le félin au régime minceur

Après Porsche sur sa Cayman, le constructeur anglais n’échappe pas au « down sizing » avec des 4 cylindres 2 litres pour consommer moins, rejeter moins de Co2, et échapper aux malus exhorbitants.

Dans leur existence flamboyante, les Type E étaient passées d’un 6 cylindres en ligne 3,8 l à un 4,2 l et au final à un V 12. Mais aujourd’hui la course à la puissance n’est plus politiquement correcte. Sa digne héritière, la F-Type fait le chemin inverse depuis sa sortie en  2013 ! Après le V8 de 550 ch, le V6 de 400 ch, 380 ch puis 340 ch, voila maintenant, dans le toujours moins, la «Jaguar régime minceur » en 4 cylindres 2 litres et moins chère de 15 900 € que la V6 340 ch grâce à un malus écologique beaucoup moins élevé. Pourchassé par les traqueurs de CO2, le célèbre félin britannique ferait il profil bas et perdrait-il son punch ?

Jaguar F-Type 2 litres : le félin se met au régime minceur
Avec ses hanches musclées, un profil de fauve ramassé sur l’arrière prêt à bondir…

Heureusement non. Il est encore bondissant comme son logo sur le volant. Et sort les griffes avec 300 ch sous le capot et un puissant couple maxi de 400 Nm à 1500 tr/min.  Ce nouveau moteur économique avec sa distribution variable sur la levée des soupapes, est boosté par un turbo twin croll au temps de réponse réduit, et aux 2 turbines sur roulements à billes en céramique qui diminuent les frottements dans les démarrages à froid. Et ça déménage avec un 0 à 100 km/h en 5,7 secondes, tout comme sur la V6 de 340 ch. Mais la magie a perdu de son éclat acoustique dans le grondement sourd du félin sous le capot.

Jaguar F-Type 2 litres : le félin se met au régime minceur
Un tableau de bord traditionnel mais à affichage digital et commandes au volant.

Malgré quelques pétarades en décélération qui font illusion en pressant la touche échappement sport.Normal, malheureusement : on ne peut pas produire avec un 4 cylindres les vocalises envoutantes d’un V8 ou d’un V6 ! Même si certains comme l’Audi TTS ou la Porsche Cayman 718 « downsizée » aussi avec un 4 cylindres 2 litres de 300 ch, parviennent quand même à garder une sonorité flatteuse. En revanche, cette F-Type a gagné en agilité sur petites routes en slalom grâce à ce moteur plus petit qui pèse 52 kg de moins sur le train avant et a permis d’adoucir les suspensions sans sacrifier aux performances. Conduite et tenue de route y gagnent donc.

Jaguar F-Type 2 litres : le félin se met au régime minceur
La 2 litres cabriolet partage la même silhouette galbée que cette V8 plus puissante.

D’autant que combiné avec la direction assistée électrique étalonnée spécifiquement pour cette version 4 cylindres, le vecteur de couple applique un freinage précis sur les roues intérieures dans les courbes afin d’atténuer les risques de sous virage. Mais avec 1525 kg (1545 pour le cabriolet), cette F-Type 2 litres accuse tout de même 200 kg de plus que sa rivale la Cayman 718, et 465 kg de plus que la très joueuse Alpine davantage nerveuses sur le 0 à 100 en respectivement 5,1 sec et 4,5 sec. En fait, cette Jaguar ne se revendique pas sportive, mais plutôt GT de confort.

Jaguar F-Type 2 litres : le félin se met au régime minceur
Capot longiligne, ailes galbées, habitacle sur l’arrière, les recettes à succès de l’ex Type E…

C’est aussi la rançon de l’élégance où la F Type, plus longue et plus large, joue dans la haute couture automobile avec une superbe « robe » signée Ian Mc Callum, une carrosserie imposante par la pureté de sa ligne à long capot et ligne galbée vers l’arrière qui rappelle la mythique Type E. En harmonie avec ce raffinement anglais inimitable, le luxe de l’habitacle gainé de cuir est à l’unisson avec sa planche de bord au classicisme stylé. Ce qui n’empêche pas la F-Type d’être aussi high tech dans ses assistances électroniques à la conduite : freinage d’urgence anti collision,

Jaguar F-Type 2 litres : le félin se met au régime minceur
Un intérieur raffiné tapissé de cuir et une planche de bord classique et high tech à la fois.

anti franchissement de ligne, maintien de trajectoire avec léger contrebraquage automatique, reconnaissance des panneaux par caméra video avec ralentissement automatique (en position limiteur) en cas de passage dans une zone à vitesse inférieure, détection anti somnolence,…Confortablement installé dans les sièges galbés au très bon maintien latéral, reste à trancher un dilemme dans ce salon roulant, entre rouler enfermé dans le coupé ou à l’air libre en cabriolet. Mais pour 7000 € de différence, le plaisir cheveux au vent n’a pas de prix sur une Jaguar !

Moteur : 4 cyl 2 litres turbo twinscroll

Puissance : 300 ch/

0 à 100 km/h : 5,7 sec

Vitesse max : 250 km/h

Consommation moyenne : entre 10,6 et 13,l /100 km (-16% par rapport au 340 ch)

CO2 : 163 g/km

Malus : 4673 € au lieu de 10 534 € sur la V 6 340 ch

Prix : à partir de 57 680 €

LES PLUS : Style, équilibre du chassis, finitions de l’habitacle, confort des sièges,

LES MOINS : sonorité du moteur, pas d’affichage tête haute, taille du coffre (196 l)

AC Ace Bristol, l’as anglais des roadsters

AC Ace Bristol, l'as anglais des roadsters

Jean-Marie Paul/Château Réal Martin

Cette bête de course a donné naissance à un mythe, la Cobra. Aujourd’hui, elle est bichonnée en Provence par ce businessman-driver qui s’est pris aussi de passion pour son vignoble, et voit la vie en rosé !

Les gentlemen driver britanniques en raffolaient. Et dans les très créatives années 50 de l’automobile anglaise, l’ultra lègère AC Bristol de 885 kg propulsée à près de 200 km/h jouait les vedettes en courses. Cinquante ans plus tard en France, un autre gentleman driver, mâtiné d’un “gentleman wine grower” sur son vignoble de Réal Martin en Provence, a aussi craqué pour une AC Bristol de 1958. Déjà amateur de belles anciennes Jaguar, Jean-Marie Paul se souvient très bien de cette rencontre sur un stand de vente à Rétromobile en 2011 : “J’ai eu un coup de foudre pour sa plasticité, sa ligne élégante et son équilibre. Et je ne regrette pas cette acquisition car on y trouve un plaisir de conduite unique en son genre avec des sensations qui ont disparu dans les voitures d’aujourd’hui.”

AC Ace Bristol, l'as anglais des roadsters
Un super profil avec une fluidité de la carrosserie accentuée par l’absence de poignée de portière .

Preuve s’il en est que la magie autour de cette auto mythique, fabriquée jusqu’en 1963 à seulement 1053 exemplaires dans ses différentes versions, fascine toujours autant. A la fois par son histoire et par le prodigieux destin qu’elle a ensuite connu dans une seconde vie entre les mains d’un sorcier américain de la mécanique, un certain Caroll Shelby …mais ceci est une autre histoire. Au départ, A.C Cars, pour Auto Carrier, petite marque artisanale créée en 1901 dans la banlieue de Londres par les frères Weller s’était lancée dans les “Three Wheelers”, ces micros autos à trois roues, puis en 1913 dans les voitures de sport biplaces. La crise de 1929 met en faillite AC qui est alors racheté par Charles et Derek Hurlock, (encore des frères !) propriétaires d’une entreprise de transport.

AC Ace Bristol, l'as anglais des roadsters
Un tableau de bord à l’esthétique rustique mais efficace. Pour ouvrir les portières tirez sur la corde !

Mais après la seconde guerre mondiale où ses vieux modèles n’attiraient plus guère les clients, le petit constructeur moribond allait rebondir en 1953 en commercialisant ce roadster AC Ace conçu au départ à ses heures perdues par un ingénieur extérieur à AC qui rêvait de se construire une voiture de course. Cet inventif John Tojeiro avait retenu l’attention des frères Hurlock par les victoires en course de son prototype. Un accord d’embauche est alors signé pour fabriquer cette auto aux galbes élégants très inspirés de la Ferrari 166 M, et de conception originale avec une carrosserie aluminium sur un chassis tubulaire, 4 roues indépendantes à ressorts transversaux, mais toujours le moteur AC maison datant de 1919 !

AC Ace Bristol, l'as anglais des roadsters
Un avant de fauve dévoreur de bitume qui va se confirmer par ses victoires en courses.

Néanmoins ce bon vieux 6 cylindres 1991 cm3 à arbre à câmes en tête de 103 ch propulsait tout de même cette auto de seulement 765 kg à ses débuts à 170 km/h. Sa légèreté et son agilité attire alors très vite l’attention de pilotes amateurs qui enfourchent avec enthousiasme cette nouvelle monture, et raflent les victoires. Mais les préparateurs les plus astucieux ont beau gonfler la puissance du moteur, il y a des limites, et AC se rend bien compte qu’il faut offrir une alternative pour faire face à la concurrence qui pointe son nez avec les Triumph et les Austin Healey .En 1956, le constructeur se tourne alors vers un autre motoriste anglais. Bristol lui fournit un 6 cylindres en ligne 1971 cm3 à 3 carburateurs  SU/Weber de 105 ch puis 128 ch qui va métamorphoser la voiture appelée dorénavant AC Bristol, comme celle de Jean-Marie Paul. Vive et nerveuse l’AC Bristol vrombit alors comme un avion. Normal.

AC Ace Bristol, l'as anglais des roadsters
Une ligne sublimement bodybuildée qui respire à la fois l’élégance et la puissance sous le capot.

Car son moteur est en fait une prise de guerre par l’armée anglaise chez un constructeur automobile qui a aussi motorisé nombre d’avions de chasse, d’où son logo rond bleu et blanc symbolisant la rotation d’une hélice… Eh oui, vous avez deviné : cette anglaise parle allemand car son moteur est un BMW ! Et pas des moindres. Car il est dérivé du 6 cylindres, en avance sur son temps en puissance, en souplesse et en fiabilité, qui a fait gagner les légendaires roadsters BMW 328 à la fin des années trente dans des courses aussi prestigieuses que les Mille miglia en Italie. En 1957, une AC Bristol va faire le spectacle aux 24 Heures du Mans. Elle termine deuxième dans sa catégorie derrière une Ferrari 500 TRC, et dixième au classement général, faisant jeu égal avec les grandes écuries Porsche, Maserati, ou Lotus.

AC Ace Bristol, l’as anglais des roadsters
Le coeur de cette anglaise est une mécanique BMW des années trente encore très efficace.

Parmi les spectateurs dans les tribunes, un pilote texan a suivi avec grand intérêt les performances de ce petit bolide et ses pointes à 209 km/h dans la grande ligne droite des Hunaudières. Il s’appelle Caroll Shelby, et rêve de lancer sa propre écurie de course. Légère et rapide, voila l’auto qui lui faut ! Contact est pris avec le constructeur britannique. Et en 1962 va naitre ainsi une nouvelle légende automobile : l’ AC Cobra, dans laquelle Caroll Shelby s’échinera à faire entrer de gros V8 Ford de plus en plus puissants jusqu’à un 7 litres de 415 chevaux ! Transformant l’ex petit roadster anglais en une Cobra très venimeuse. La terreur des circuits !

AVEC LA MÊME MARQUE DE MOTEUR AUJOURD’HUI…

Le BMW X2

BMW X2La faute à la peur de la pollution ? La mode n’est  plus aujourd’hui aux balades cheveux au vent en cabriolet pour humer l’air ambiant, mais aux virées  campagnardes enfermé dans un SUV en respirant l’air de la clim ! Surfant sur  cette tendance représentant 40% des ventes, BMW, sort donc son sixième SUV, le X2,  version « coupé » en plus stylisé du X1 qui fait davantage break surélevé. Et sous le capot,dans la plus pure tradition de la marque présente sur l’AC Bristol,  les motoristes de BMW offrent un plaisir de conduite qui est un régal à la fois de puissance et de silence impressionnant sur la version essence 2 litres de 192 chevaux. Avec une tenue de route et un confort à bord au top. Mais une addition salée…lire la suite

LE VIGNOBLE

Jean-Marie Paul rêvait de s’acheter un vignoble dans le bordelais. Mais son épouse originaire du sud de la France s’y opposait, préférant le soleil méridional aux brumes de la Gironde. C’est donc en Provence qu’il orienta ses recherches, et finit par tomber en 2001 sur une perle, le château Réal Martin : “J’ai eu le coup de foudre pour ce vignoble vallonné de 40 hectares au milieu des bois, magnifique par son terroir en coteau et en terrasses sur un sol argilo calcaire rocailleux, son exposition privilégiée plein sud, et son altitude à 350 m qui donne de la fraicheur au fruit la nuit.” Un domaine de 230 hectares au total avec plantations d’oliviers qui, du temps des Comtes de Provence, faisait 1500 hectares, englobant aussi le vignoble de Miraval. Celui de ses célèbres voisins, Brad Pitt et Angelina Jolie. Il réveille alors cette belle endormie, replante en cinsault, Grenache, syrah et rolle, crée une cuverie thermo régulée pour mieux maitriser la qualité, et des chais pour l’élevage en barriques. Une deuxième passion est née chez lui : ”Faire son vin procure une énorme satisfaction, confie -t- il. Un bon vin et ses assemblages de cépages ressemble à une oeuvre d’art. Comme pour un peintre qui avec ses tubes de couleur réalise une belle composition. Et ça m’a aussi apporté un complément à mon activité.” Car une partie des 200 000 bouteilles par an se retrouvent aujourd’hui dans les réceptions professionnelles données par Jean-Marie Paul : son entreprise familiale Butard Enescot s’est en effet propulsée parmi les plus grands traiteurs Le Nôtre, Potel et Chabot. “Et je suis ravi quand après une dégustation à l’aveugle entre plusieurs vins, nos clients commandent au final nos rouges ou rosés. Hélas, en 2017 on a perdu 50% de la récolte entre les grêlons, la sécheresse et les sangliers ! Mais ce sera un millésime exceptionnel en qualité.” Où son étiquette Optimum pour ce rouge, élevé 1 an en cuve et 12 mois en futs de chêne, méritera bien son nom pour son fruité dense et velouté. Au côté des blancs et de ses rosés à la fraicheur minérale (60% de la production) qui font un tabac aux Etats-unis. Ce qui lui fait dire, “je m’autoproclame ambassadeur des rosés de Provence !”

Optimum rouge 2006: syrah, grenache, cabernet de 30 ans. Bouche ample et fruitée, tanins soyeux sur une palette d’arômes nuancés 21 €

Château Réal martin rouge 2013 : 60% syrah et 40% cabernet d’age moyen 35 ans.Tanins soyeux, fruité griotte et notes poivrées 14 €

Cheval Martin rouge 2016 : 80% syrah, 10% cabernet, 10% cinsault vignes de 15 ans Nez puissant poivré, arômes de fruits noirs de cacao et d’épices 10 €

Grande cuvée rosé 2016 : 50% Grenache, 20% cinsault, 10% syrah, 20% mourvèdre, age moyen 25 ans. Fraicheur fruitée et minérale sur une bouche soyeuse 13 €

Perle de rosé 2016 : 40% Grenache, 30% cinsault, 20% syrah, 10% rolle age moyen 25 ans.Plus croquant en bouche et un zeste citronné 9,50 €

Blanc de blancs 2016 : 100% rolle de 35ans. Fruité pêche-abricot légèrement épicé sur une finale tout en rondeur 14 €

OENOTOURISME

                                                                     PROFITEZ EN POUR VISITER

 

IMG_33211(1) - copie
Le vieux Brignoles et ses fontaines

 

-L’ancien Brignoles et son dédales de ruelles médiévales qui grimpent jusqu’au splendide palais comtal, l’actuel musée

-Le vieux village colline de Barjols où l’eau coule à flot dans les rues escarpés jalonnées de 28 fontaines et 14 lavoirs, splendide place en pente ombragée sous les platanes , vue splendide sur le vallon depuis le haut

-Cotignac, village escarpé, aussi charmant que Barjols, au pied d’une falaise creusée d’habitations troglodytes et surmonté de deux tours de guêt médiévales

-La célèbre abbaye  du Thoronet au pur style roman très dépouillé

place de Barjols
La vieille place ombragée de Barjols

-L’imposante Chartreuse de La Verne à Collobrières fondée en 1170 sur un éperon rocheux au Coeur de la forêt des Maures

-Saint Maximin la sainte Baume et la plus belle basilique en gothique provençal, ses rues en arcades, ses vieilles maisons à colombages, son beffroi, le couvent royal et son cloître

-Collobrières, pittoresque village ombragé dont la spécialité est le marron glacé et l’exploitation du liège des forêts environnantes

La Chartreuse de La Verne
La Chartreuse de La Verne (photo Carrerot)

 

 

 

 

                                                                                      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MX-5 RF, charme british et fiabilité japonaise

MX-5 RF

Le roadster le plus vendu de l’histoire a dépassé le million depuis 1989. Et à la quatrième génération,  le constructeur nippon Mazda innove avec un coupé-cabriolet qui fait deux voitures en une.

Heureusement qu’il y a des Japonais pour perpétuer la tradition anglaise des petits roadsters comme les Triumph ou les MG. La MX 5 de Mazda fait le boulot depuis 1989, et de mieux en mieux à la quatrième génération. La nouvelle MX 5 est plus légère de 100 kg, et remarquablement équilibrée, vive, nerveuse, précise en cap dans les enchainements de virages avec sa direction électrique requalibrée, et son amortisement confortable n’a rien à voir avec les suspensions noyaux de pêche des anglaises d’autrefois.

MX-5 RF
En 13 secondes l’arrière se soulève pour replier le toit dans le coffre.

Mais pour les rétifs à la capote repliable manuellement, la Mazda X-5 RF (Retractable fastback) offre, pour 2500 € et 45 kg de plus, une version coupé-cabriolet. Avec un toit rigide qui se replie automatiquement à plat dans le coffre en gardant la même capacité de 127 l que la mX-5 à capote. La cinématique de la manoeuvre en 13 secondes est bluffante avec l’arrière s’escamotant à la façon d’une Porsche Targa. Au final, un exercice de style des plus réussi pour une Mazda MX-5 métamorphosée par sa ligne en arrière fastback avec lucarne arrière protégeant des remous, en renfoncement dans des arches arrière fixes comme les Chevrolet Corvette d’antan, et un profil racé avec sa petite vitre en retrait de la portière.

MX-5 RF
Une ligne racée avec son arrière fastback.

Une sorte de remake des coupés Triumph Spitfire GT6, mais en plus polyvalent. Cultivant son côté retro, la MX-5 n’en est pas moins moderne avec ses prises Usb, son affichage tête haute, son avertisseur de franchissement de ligne, ses phares directionnels, son détecteur d’angles morts avec signal d’alerte dans les rétroviseurs, sa connectivité avec votre smartphone pour un accès internet, son système audio Bose avec même des hauts parleurs dans les appuis-tête pour entendre la musique cheveux au vent !

MX-5 RF
Un cockpit sobre et efficace dans la tradition des voitures de sport.

La version 2 litres qui nécessitait de monter très haut dans les tours pour dégager toute sa puissance offre désormais davantage de couple à bas et moyen régime, et des accélérations plus franches. Avec une puissance de 160 ch disponible à 6000 tr/min et un couple maxi de 200 Nm à 4600 tr/min, le MX5 est une vraie petite boule de nerf . Avec une énergie qui chatouille agréablement les oreilles par la musicalité vrombissante de son échappement. Il a été retravaillé pour lui donner ce supplément d’âme qui manquait à la version précédente.

…la Triumph Spitfire GT6 MK I.
Un style dans la même lignée que…

 

 

 

 

 

 

Cette fois,l’envoutante MX-5 RF donne vraiment des sensations de voiture de sport que l’on perçoit déjà en descendant dans son cockpit classique où la console centrale fait office d’accoudoir surélevé sur lequel on peut titiller le petit levier de vitesse. Un plaisir de conduite au grand air très rétro qui change des voitures aseptisées d’aujourd’hui. Le charme du vintage british, la fiabilité nippone en plus. Et en prime, avec cette version coupé transformable, le client s’offre deux voitures pour le prix d’une !

Cylindrée : 4 cyl 2litres

Puissance : 160 ch/9CV

0 à 100 km/h : 7,5 sec

Vitesse max :215 km/h

Consommation réelle : entre 6,4 l et 7,6 l /100 km

CO 2 : 154 g/km

Malus : 2940 €

Prix : à partir de 33 500 €

LES PLUS : style, toit rétractable, confort, tenue de route, finitions

LES MOINS : volume du coffre, ergonomie de l’écran d’ordinateur,

 

 

La nouvelle Volvo S90 D5 casse la baraque

Nouvelle Volvo S 90

La marque suédoise, rachetée en 2010 par le chinois Geely, continue sa progression à + 10% par an, et le renouvellement de ses modèles. Avec sa S90 D5 qui entre dans le très haut de gamme, Volvo vise un total de 550 000 ventes annuelles.

La Suède a déclaré la guerre à l’Allemagne ! Et l’offensive est tellement couronnée de succès depuis son lancement en juin que les nouvelles Volvo S 90 sont rationnées en France à seulement 300 pour 100 points de vente !!! Objectif :  donner la priorité à la conquête Outre Rhin. C’est dire si la nouvelle grande berline Volvo, et sa version break V90, visent directement les Mercedes Classe E, BMW série 5 ou Audi A 6, avec des prix moins élevés, mais une qualité de prestations digne de voitures très haut de gamme. Aujourd’hui, le suédois ne met plus en avant ses breaks à la capacité d’armoires normandes ou la sécurité de ses voitures toujours en pointe, mais l’élégance discrète de son design à l’opposé du style ostentatoire de certaines belles teutonnes.“Nous avons surgi là où les allemands ne nous attendaient pas, dans le cercle restreint des voitures premium”, sourit on chez le constructeur de Göteborg.

interieur nouvelle volvo S90De fait, montez dans la Volvo S90 D5 Inscription Luxe, et dés la fermeture de la portière au son ouaté, vous vous retrouvez dans un salon cosy tout de cuir moelleux, aux sièges généreusement galbés, avec massage à l’avant; et dans la sobriété élégante d’un raffinement stylistique de bon gout typiquement scandinave. Tout sauf le bling bling en cours chez certains constructeurs. Ici la planche de bord, harmonieusement dessinée, est à la fois moderne et classique avec son gainage en cuir surpiqué, ses inserts et ses aérateurs en aluminium brossé stylisés, ses placages en noyer scandinave ou en bouleau, un volant cuir en 2 tons. Et les finitions ou les ajustements n’ont rien à envier à Rolls ou Bentley.

Le moteur de la S 90 D5 est boosté à l’air comprimé

Tournez la mollette start sur la console centrale, et là, après le plaisir des yeux vient celui des oreilles. Le doux ronronnement feutré d’un gros 6 cylindres essence se fait discrètement entendre. Et pourtant, non, on est bien dans une simple diesel 4 cylindres 2 litres. Down sizing des motorisations oblige pour consommer moins, et donc dégager moins de co2. Même Porsche vient de mettre un 4 cylindres sur sa Cayman ! C’est dire si les ingénieurs de Volvo ont effectué un remarquable travail d’insonorisation de ce moteur, bi-turbo pour compenser la perte de puissance par rapport aux anciens 5 cylindres de la marque. Et le résultat est bluffant tellement la S 90 D5 se montre à la fois silencieuse et puissante avec un moteur très souple à tous les régimes. Car la Volvo S 90 D5 a une botte secrète avec une astuce toute simple qui est une première mondiale brevetée : le “power pulse”. Une sorte de booster qui fait gagner 10 ch au moteur sans consommer plus. Ce système est composé d’une bonbonne d’air comprimé (alimentée par la récupération des gaz d’échappement) qui pulse son contenant dans le turbo basse pression en action dans les débuts d’accélérations. D’où une réponse puissante instantanée, et une plus grande souplesse de ce moteur plutôt sobre par ailleurs pour une voiture de 1,8 tonne. Néanmoins, comme chez tous les constructeurs la consommation moyenne annoncée de 4,8 l/100 km a plutôt tourné autour de 7,6 l durant cet essai.

Une suspension arrière pneumatique moelleuse

La sensation d’agrément et de confort sur route est aussi renforcée par le chassis très équilibré (la même plate forme que dans le 4X4 XC 90 sorti l’an dernier) qui procure une tenue de route à toute épreuve sur la S 90 D5 de 235 ch équipée en 4 roues motrices. Et le summum est atteint avec la suspension pneumatique arrière qui absorbe moelleusement les chaussées irrégulières. De quoi savourer confortablement la chaine audio Bowers&Wilkins 1400 w aux 19 hauts parleurs qui restituent au choix le son grandiose d’une salle de concert ou d’un studio d’enregistrement.

nouvelle volvo S90

Bref, la Volvo S90 D5 est d’autant plus agréable à conduire que son ergonomie est plutôt bien pensée avec affichage tête haute en couleur sur le pare brise de la vitesse et des panneaux de limitation, et visualisation de l’écran GPS entre les deux compteurs. Le grand écran central, lui, se montre moins compliqué d’utilisation que celui du XC 90, tout en offrant une multiplicité de réglages. Et comme sur le 4X4, Volvo a mis le paquet sur tous les équipements de sécurité active et passive qui restent le point fort de la marque : alerte assoupissement et franchissement de lignes, camera panoramique, régulateur et limiteur de vitesse adaptatif avec freinage d’urgence et ralentisseur pour maintien de distance de sécurité, correction anti sortie de route, pilotage semi automatique jusqu’à 130 km/h par lecture radar et camera de la route a à condition de garder les mains sur le volant, détection et freinage anti collision piéton, cycliste, et, nouveauté, gros animaux ! Bigre ! Volvo n’en ferait il pas trop pour plaire aux écolos ? Détrompez vous. Car les Suédois ont un tout autre souci existentiel : chaque année en Suède 6000 collisions graves se produisent contre des élans traversant les routes !

Cylindrée : 4 cylindres 2 litres diesel bi-turbo

Puissance : 235 ch/13 CV

0 à 100 km/h : 7 sec

Vitesse maxi : 240 km/h

Capacité du coffre : 500 l/break : 560 à 1526 l

Consommation moyenne : de 4,8 l à 7,6 l /100 km

CO2 : 127g/km

Malus : 0 €

Prix : à partir de 53.800 €

 

LES PLUS : qualité des finitions, confort, silence, tenue de route, puissance permanente du moteur à bas régime, roue de secours, prix compétitif à niveau d’équipements comparables

LES MOINS : place arrière du milieu guère utilisable, accès dans le coffre et ouverture automatique au pied parfois récalcitrante si on vise mal sous le pare choc, écran central complexe