Une Panhard Dyna X au Morgon

Une Panhard Dyna X au Morgon

Domaine Pierre Savoye

Cette curieuse auto de 1950 était son rêve d’enfance. L’ancien maire de Villié-Morgon a fini par le réaliser. Et adore rouler à bord de ce poids plume tout en aluminium qui était révolutionnaire à sa sortie.

On n’imagine pas toujours l’influence que peuvent avoir les souvenirs de la petite enfance sur des décisions prises longtemps après à l’âge adulte… Prenez l’exemple de Pierre Savoye, 74 ans et maire pendant 12 ans de Villié-Morgon où il est aussi vigneron sur cette grande appellation du Beaujolais. «Je n’avais que 5 ans à l’époque, raconte -t- il, mais j’ai toujours gardé le souvenir d’être monté dans une étrange voiture pour moi, la Panhard Dyna X d’un oncle qui m’avait emmené faire un tour. »

Une Panhard Dyna X au Morgon
Un festival de rondeurs baroques qui lui ont valu à la Dyna X le surnom de « louis XV ».

« Et le bruit particulier du crépitement de son bicylindre refroidi par air, avec cette impression de voiture de course, m’avait marqué à tout jamais. Depuis, j’en ai toujours rêvé.» Quarante ans plus tard, il livre du vin à un restaurateur de Fontainebleau situé non loin de la salle des ventes Osenat spécialisée dans les voitures anciennes. « Par curiosité, j’en ai profité pour jeter un œil sur l’exposition de la prochaine vente et je tombe sur quoi : une splendide…Panhard Dyna X de 1950 !

Une Panhard Dyna X au Morgon
La roue de secours carénée était accessible de l’extérieur mais pas le coffre !

« Hélas, la vente n’avait pas lieu ce jour là et il fallait que je retourne à Villié-Morgon m’occuper de mes vignes. Heureusement, mon restaurateur a bien voulu aller l’acheter à ma place et réaliser mon rêve ! » Depuis, Pierre Savoye garde ses yeux d’enfants quand il vous détaille sa Panhard X : son fin volant en corne ambrée, son filet-vide poche au dessus de la tête des passagers à l’avant, sa poignée de frein à main au milieu du tableau de bord, son coffre accessible qu’en basculant le dossier arrière, son coupe circuit de série…

Une Panhard Dyna X au Morgon
La planche de bord sobre et stylée avec la poignée du frein à main au centre !
Une Panhard Dyna X au Morgon
Et son volant en corne encore plus surprenant vu de près.

Autant de particularités qui avaient contribué à marquer les esprits à sa sortie en 1946 face à sa rivale de l’époque, la nouvelle 4 CV Renault présentée en même temps au Salon de l’Auto. Ces deux voitures incarnaient après guerre le retour à la liberté de circuler. Et à bord de petits véhicules bon marché qui démocratisaient l’usage de l’automobile. « Mais la Panhard X incarnait une véritable révolution qui en fait encore aujourd’hui une voiture de collection atypique, explique Pierre Savoye. Première voiture de série avec carrosserie en aluminium ultra légère, elle ne pesait que 550 kg.

Une Panhard Dyna X au Morgon
Une vraie 4-5 places dans un mouchoir de poche au tissu bien d’époque.

Et du coup, son petit bicylindre refroidi par air de seulement 610 cm3, qui montera ensuite à 745 cm3 comme sur la mienne en 1950, puis à 851 cm3 en 1952, en faisait une voiture nerveuse capable de friser les 130 km/h ! » Etonnant pour l’époque et une voiture de seulement 22 ch qui culminera à 38 ch durant sa courte histoire de 1947 à 1954 avec 47 049 exemplaires. Et ses performances retenaient l’attention de la presse spécialisée automobile à en juger par cet article résumant la Dyna X.

Une Panhard Dyna X au Morgon
Un profil très aérodynamique et tout aluminium avec « portes suicides » à l’avant.

« Il s’agit d’une petite voiture aussi efficace qu’une grosse plus puissante avec moins de frais en essence (6 L/100), en entretien et en assurance qui compensent son prix élevé.» Grâce à sa légèreté et les qualités routières de sa suspension à 4 roues indépendantes elle s’offrira une victoire au rallye de Monte Carlo en 1954, au rallye de Suède, et participera même aux 24 heures du Mans ! Plutôt cocasse pour une auto baroque avec ses formes arrondies qui lui vaudront le surnom de « Louis XV » !

                                                                   MON VIN PRÉFÉRÉ

Au pied de la croix de pierre en haut des 358 m de la Côte du Py à Villié-Morgon, Pierre Savoye, adore contempler ses vignes. Celles léguées à la quatrième génération par son père qui avait patiemment rassemblé des parcelles sur cette colline réputée pour ses Morgon les plus sublimes. Jusqu’à en constituer un vignoble de 28 ha.  Sans dévoiler tous les secrets de SA méthode de vinification sur 17 jours pour extraire le maximum d’arômes en fermentant les grappes avant pressage, Pierre Savoye insiste sur ses 18 mois d’élevage, « mais surtout pas en fûts de chêne qui enlèvent la fraicheur du Gamay. Pour moi, seuls la neutralité et la stabilité de l’inertie thermique des cuve béton gardent la fraicheur fruitée de ce cépage adapté au Beaujolais. Après, c’est la particularité du terroir schisteux de la Côte du Py qui prend le relais avec les tanins qui assurent une longue garde. »

                                                         PROFITEZ EN POUR VISITER

VILLIÉ-MORGON

-LA CÔTE DU PY, montez en haut de ses 358 m jusqu’au croisement du calvaire en pierre d’où on a une superbe vue panoramique sur 5 appellations du Beaujolais

-COL DU TRUGES, dans Villié-Morgon prenez la D18 qui grimpe vers le point de vue grandiose du belvédère de la Terrasse dominant tout le vignoble, et d’où l’on voit le Mont Blanc par beau temps. Si vous poursuivez en redescendant de l’autre côté vers Avenas et Monsols, un autre Beaujolais montagneux et boisé se découvre à vous.

-OENOTOURISME EN BENTLEY, le vigneron de Villié-Morgon Gérard Brisson vous fait naviguer au milieu des vignobles, installé confortablement dans son paquebot britannique qui ondule sur la route, inoubliable ! (0474042160)

Le château de Corcelles encore plus majestueux de nuit (photo Erick Saillet)

-MONSOLS, et son prieuré du XIIème où s’arrêtaient les pélerins de Compostelle. Sur la commune se trouve le mont St Rigaud surnommé « le toit du Rhône » qui offre à 1012 m une vue panoramique à 360° à la fois sur le Massif Central et les Alpes

-CHÂTEAU DE CORCELLES, cet impressionnante bâtisse du XVème avec ses tours et ses toitures originales vaut le détour pour son ancien chais, sa belle cour intérieure, ses cuisines aux cheminées monumentales, ses oubliettes et son vin

-BEAUJEU, joli bourg vallonné, à l’origine du nom beaujolais par les seigneurs de Beaujeu qui en ont fait la capitale historique de la région, avec sa splendide maison du Moyen-Age, l’ancien Hotel-Dieu, l’imposante chapelle des princes et l’église romane St Nicolas, une des plus importante de la région. Ne manquez pas le circuit panoramique de 14 km jusqu’en haut de la montagne de Rochefort

L’église romane St Nicolas à Beaujeu. (Isabelle Duc- Destination Beaujolais)

-VILLEFRANCHE SUR SAÔNE, ne manquez pas le « Circuit des trésors cachés » avec ses hôtels particuliers aux cours intérieures Renaissance

-CHATEAU DE PRAVINS A BLACÉ, à 9 km au nord-ouest de Villefranche, ce charmant manoir Renaissance vaut le détour pour son ancien cuvage et ses dégustations

– St IGNY DE VERS, la chapelle de Vers du XIIème est remarquable pour son toit en tuiles vernissées et ses peintures intérieures style 1900. A côté, l’ancien moulin à farine de Vers se visite

-CHATEAU DE COURBEVILLE À CHESSY, ce bel édifice médiéval et Renaissance est dans la même famille depuis 4 générations, et fut fondé en 900 par une lignée de chevaliers

L’apothicairerie de l’Hôtel Dieu à Belleville

-BELLEVILLE, son splendide hôtel Dieu avec une apothicairerie d’anthologie

-FLEURIE et sa chapelle de la Madone

-SALLES-ARBUISSONAS-EN-BEAUJOLAIS, son remarquable prieuré du Xème dans ce vieux village fondé sous l’autorité de l’abbaye de Cluny

-CHIROUBLES ses vins fruités et son sentier panoramique

Le château de Julienas au milieu de ses vignes.

-JULIENAS, petit village, mais grand appellation en particulier par les vins du joli château de Julienas dont le propriétaire est un passionné de voitures anciennes et de combi Volkswagen

-VAUX EN BEAUJOLAIS, l’incroyable histoire d’un village où l’installation naguère d’un urinoir  troubla le calme et diviser ses habitants !

– JARNIOUX charmant village avec ses ruelles aux maisons en pierres dorées dominées par l’imposant château Renaissance aux 7 tours

A Villié-Morgon Gérard Brisson vous emmène dans les vignobles à bord de sa Bentley de 1965 .

– CHATEAU DE MONTMELAS, ancienne propriété des sires de Beaujeu, bâti du Xème au XVIIème, et dans la même famille depuis 1566, c’est le plus ancien château du Beaujolais avec son vignoble et une vue superbe sur la vallée du Rhône et le Mont Blanc. N’est accessible qu’aux clients  Airbnb logés dans une des tours, mais les caves et les vignes se visitent.

-OINGT, figurant parmi les plus beaux villages de France, ce bourg médiéval aux pierres dorées surplombe la vallée de l’Azergues. L’idéal est d’y pénétrer par la porte de Nizy pour s’engager dans les ruelles, entrer dans l’église St Mathieu et poursuivre jusqu’à la tour d’Oingt qui offre un superbe panorama sur les coteaux alentour. Ne manquez pas non loin de là l’étonnant musée automobile monté par la famille de vignerons Guillard.

Oingt et ses ruelles fait partie des Plus beau village de France. (Mfrays Creative Commons Attribution)

-SAINTE PAULE, de Oingt, grimpez par la petite route escarpée jusqu’à ce petit village d’où l’on a une vue spectaculaire sur les multitudes collines verdoyantes de vignes, de prés et de villages perchés qui donnent l’impression d’être en Toscane. Tentez votre chance, si il n’est pas dans ses vignes centenaires, de frapper à la porte du  truculent Alain Chatout dont le caveau recèle des trésors à tomber par terre !

-CHARNAY, figure aussi parmi plus beaux villages aux maisons en pierres dorées dont l’emblématique château est devenu la mairie. Intéressant aussi dans les parages le château du Sou, de Bagnols et de Rapetour à Theizé avec sa galerie italienne

-TERNAND, cet ancien village fortifié du XIIIème, opposé en contrebas à Oingt, vous fait agréablement remonter le temps avec son chemin de ronde et ses ruelles en pente


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                                         POUR UNE ÉTAPE UN CHOIX S’IMPOSE

 

Le Château de Pizay est un hôtel 4 étoiles remarquablement conservé et rénové dans les règles de l’art pour correspondre aux critères de l’hôtellerie du XXIeme siècle doté d’une situation exceptionnelle pour tous les amateurs de grands espaces, de bons vins et de découvertes régionales

L’hôtel, Restaurant et Spa sont le lieu rêvé pour vos escales « Gourmandes », « Bien-être » ou « Romantiques ». Après une escapade touristique dans la région, une promenade dans le jardin à la française dessiné par Le Nôtre ou encore un après-midi de soins sur mesure au Spa, vous irez déguster, en fin de journée, avant le dîner servi l’été en extérieur dans la cour d’honneur, un délicieux cocktail dans le salon/Bar, à la fois lieu de détente et d’expositions, un concept «bar lounge et galerie d’artistes» où l’art de recevoir prend toute sa dimension.

Depuis le Moyen Age, les vins fins du Château de Pizay séduisent les amateurs de Beaujolais les plus exigeants. Elevés dans l’aristocratie des crus choisis, ses nobles descendants vinifiés dans le meilleur respect des traditions sont dégustés dans le monde entier.Sur l’emplacement d’une ancienne villa romaine, près de la voie qui reliait Lugdunum à Autun, Gosmard de « PIZEYS », vassal des Sires de Beaujeu, bâtit les premières tours du Château en 1030. C’est à cette date qu’est mentionné pour la première fois le nom de Pizay dans les chartes de l’Abbaye de Cluny. Les descendants de Gosmard de « PIZEYS » lui succédèrent durant neuf siècles.Au quatorzième siècle, ils font bâtir un robuste donjon et au dix-huitième siècle, l’adjonction d’un jardin à la française parfait le charme et la douceur du Domaine.Le domaine viticole de Pizay s’étend aujourd’hui sur 80 ha de vignes implantées dans plusieurs appellations : Beaujolais Rouge, Morgon, Régnié, Beaujolais Blanc et Brouilly.

www.chateau-pizay.com

Hotel/Restaurant : 04.74.66.51.41 / info@chateau-pizay.com

Spa : 04.74.66.69.93 / spa@chateau-pizay.com

Groupes/Séminaire/Mariage : 04.74.66.69.08 / dircom@chateau-pizay.com

Domaine Viticole/Oenothèque : 04.74.66.26.10 / oenothequepizay@orange.fr