Toyota GT 86, pas si méchant qu’il en a l’air

Toyota GT 86, pas si méchant qu'il en a l'air

Ce coupé rappelle les sportives d’antan avec son moteur atmosphérique qui ne donne toute sa puissance que dans l’ivresse des hauts régime. Une conduite rétro qui ne manque pas de charme malgré ses limites.

Prendre le volant de la Toyota GT 86 procure un petit parfum de nostalgie. Car elle a pris le relais en 2012 du populaire coupé sportif Celica qui s’était arrêté en 2005 après 35 ans d’existence et 7 générations de modèles. Mais malgré cette interruption, les gênes sont restés les mêmes. Un profil joliment agressif, ramassé sur ses roues arrière, et prêt à bondir. Un intérieur noir au classicisme sans fantaisie comme les japonaises, avec une planche de bord plastique moussé-alcantara au look sport, à console centrale pourvue de traditionnelles commandes directes, et non sur l’écran tactile, ce qui reste finalement plus ergonomique.

Toyota GT 86, pas si méchant qu'il en a l'air
Une planche de bord, sport, sobre, classique mais efficace pour les adeptes du pilotage.

Mais une étrange similitude vous revient en mémoire avec les premières Celica quand le moteur démarre avec une sonorité plutôt neutre pour une auto qui se veut sportive. C’est clair, il lui manque un petit vroap vroap sympathique comme chez beaucoup de japonaises trop discrètes. Mais avec les 200 ch de son 2 litres, cette GT 86 a beau avoir 95 ch de plus que les premières Celica au look de petit coupé américain, les sensations d’accélérations perçues se ressemblent étrangement. En fait, ce boxer 4 cylindres à plat (conçu par Subaru) n’est pas dopé par un turbo.

Toyota GT 86, pas si méchant qu'il en a l'air
Son 4 cylindres à plat atmosphérique gagnerait en puissance à être doté d’un turbo.

Et le moteur doit grimper dans un grondement de plus en plus envahissant jusqu’à 7000 tours pour dégager sa puissance maxi. Résultat :  à l’oreille, les montées en régime du moteur sont plus fortes que le ressenti des accélérations très linéaires. D’où cette curieuse impression de décalage entre vitesse perçue et vitesse réelle. Rapide néanmoins, la conduite nécessite donc un temps d’adaptation par rapport aux coupés d’aujourd’hui.

Toyota GT 86, pas si méchant qu'il en a l'air
Un coupé qui affiche tous les attributs d’un look sportif.

A cylindrée équivalente sur l’Audi TT 2 litres, mais avec turbo, de 230 ch, les accélérations sont plus instantanées avec un couple maxi de 370 Nm à 1600 trs (205 Nm à 6400 trs pour la GT 86) et un 0 à 100 km/h en 5,3 secondes (7,6 sec  pour la japonaise). Mais cela n’empêche pas cette GT 86 de se montrer joueuse par sa position de conduite avec un petit volant multifonction vertical comme en rallye, un ordinateur de bord qui affiche aussi des paramètres de pilotage comme les courbes de puissance, d’accélération ou des chronomètres, un petit levier de vitesse à faible débattement, des sièges baquets cuir-alcantara qui vous calent bien, et un train arrière frétillant mais bien plaqué sur la route.

Son chassis bien équilibré se régale sur la neige.

Depuis qu’il y a deux ans, le chassis a été amélioré, avec des suspensions plus fermes et une rigidité renforcée. Ce qui se paie néanmoins au détriment du confort qui n’a rien à voir avec une suspension pilotée. Mais au prix de ce coupé atypique vendu 10 000 euros de moins qu’un Audi TT, on peut ne pas bouder son plaisir. En attendant cette année le retour, 16 ans après sa disparition, du plus puissant coupé de la marque : la Supra qui partage la plate forme et le V8 4,4 l 530 ch du BMW Z4. Mais ceci est un autre histoire, et à un autre tarif moins populaire…

Cylindrée : 2 l boxer 4 cyl

Puissance : 200 ch/12 cv

0 à 100 km/h : 7,6 secondes

Coffre : 243 l

Vitesse max : 226 km/h

Consommation moyenne : 11,5 l/100 km

Co2 : 196 g/km

Malus : 10 500 €

Prix : à partir de 32 500 €

LES PLUS : belle allure, équipements, finitions, tenue de route, boite 6 vitesses bien étagée,

LES MOINS : places arrières très symboliques, petit coffre, malus qui plombe son prix

X2 sDrive 20 i, le SUV newlook de BMW

BMW X2

Surfant sur cette mode déferlante, BMW sort son sixième SUV ! Face aux Audi Q3, Mercedes GLA ou Jaguar E-Pace. Une lutte serrée où le Munichois compte bien faire la différence. Malgré son prix élevé.

X1-7cm-8cm=X2=+1500 € que X1…Cette équation bizarroïde est celle de la mutation du BMW X1 dans sa version “coupé” appelée  X2. Comme l’ont été dans la marque le X5 et sa version “sport” X6 en 1999, puis le X4 dérivé du X3. Explication de l’équation : le petit dernier des suv BMW perd en effet 7 cm en hauteur, 8 cm en longueur et donc 35 l de capacité du coffre qui n’est même plus modulable avec une banquette arrière coulissante comme sur le X1. Sur le papier ce nouveau X2 en offre donc moins, mais pour 1500 € de plus qu’un X1, best seller de la marque en France. Allez comprendre…pourquoi payer plus pour en avoir moins ? Réponse : à motorisations égales, c’est le prix à payer pour se différencier avec une voiture au look plus sport qu’un suv familial genre break carré comme le X1. A la façon d’un Stelvio Alfa Romeo qui ressemble plus à une grosse berline Giulia surélevée qu’à un 4X4.

BMW X2
Un profil de berline stylisée surélevée plutôt que celui d’un break 4X4.

BMW innove donc par rapport à ses “coupés” X6 et X4  qui se distinguaient par leur curieux profil en oeuf. Le style du X2 est plus esthétique avec un brin d’originalité dans un retour au classicisme : galbes très étudiés, profil de toit légèrement fuyant vers l’arrière, ligne de caisse plus haute, vitres latérales à hauteur dégressive depuis l’avant pour donner une impression de coupé qui se ressent aussi par une position de conduite abaissée de 2 cm par rapport au X1.  Ajoutez y un épaulement galbé très marqué au dessus de la roue arrière avec un flanc élargi musclé, dégageant une impression de puissance, et cette sensation de sportivité se retrouve au volant au volant du X2 beaucoup plus dynamique qu’un X1. Surtout si on prend l’option X drive à 4 roues motrices.

BMW X2
Une planche de bord luxueuse comme sur toutes les BMW dans un univers de grand confort.

La suspension a été raffermie (trop?) avec une barre de torsion de diamètre plus grand, un carrossage légèrement négatif, et des tarages d’amortisseurs réglables entre sport et confort. Résultat : une traction avant qui ne souffre d’aucun roulis et qui vire bien à plat avec une direction électrique beaucoup plus sensible et réactive. Mais en dépit de l’amortissement réglable, le X2 vous transmet toutes les irrégularités de la chaussée, et le voyage n’est pas toujours de tout repos sur route cahotique, surtout à l’arrière. Sensation heureusement atténuée par le confort des sièges où l’on est bien calé et l’environnement luxueux de l’habitacle aux finitions impeccables.  La planche de bord typiquement BMW avec son grand écran central tactile, les inserts  en aluminium brossé ou en laque noire, et les très classiques compteurs analogiques sur fond noir, mais digitaux, sont du meilleur effet.

BMW X2
Un arrière musclé avec un déhanchement galbé très marqué comme sur un coupé.

Et le plaisir de conduite est renforcé par les performances du moteur, surtout dans la version 2 litres essence, plus agréable que le 2 l diesel. Ce 192 ch vous emmène dans des accélérations d’autant plus surprenantes que le silence dans la voiture ne permet pas d’imaginer les vitesses atteintes. Vous croyez rouler tranquillement à 110 km/h ? Horreur : vous êtes à 170 sans vous en rendre compte ! Un régal de confort. Mais un vrai danger pour son permis à points ! On se laisse d’autant plus surprendre que les passages automatiques des rapports sur la  boite 7 ou 8 vitesses (selon les versions 2 ou 4 roues motrices) s’effectuent imperceptiblement. Au final, avec une conduite soutenue où on laisse les chevaux s’exprimer, les consommations réelles ont oscillé entre 7,2 l en diesel et 8,6 l en essence. Si ce X2 se présente donc davantage comme une voiture-plaisir qu’un véhicule familial, il n’en reste pas moins avant tout une BMW sur le plan de la sécurité.

BMW X2
Un coffre à double fond d’une capacité de 470 à 1355 litres un peu plus petit que sur le X1.

A la fois par sa tenue de route indécrochable et ses assistances électroniques multiples qui lui évitent des ennuis : avertisseur de franchissement de lignes, régulateur adaptatif , y compris dans les embouteillages avec maintien d’une distance de sécurité par ralentissement-accélération automatique, et freinage d’urgence anti collision,…Connectée, via un smartphone, la voiture peut aussi vous lire oralement vos mails ou les envoyer, vous rappeler vos rendez vous et les temps de trajet pour vous y rendre. Seul point noir : des équipements qui deviennent basiques sur des Peugeot –Citroën ou des Renault comme la camera de recul ou l’affichage tête haute, ne sont pas de série chez BMW. Et au rythme élevé du coût des package d’options, le prix de base d’un X2 sDrive 20i a vite fait de grimper de 39 700 € à 56 420 € en full options !

Cylindrée : 4 cyl 1998 cm3 turbo

Puissance : 192 ch/10 CV

Couple maxi : 280 Nm à 5000-6000 tr/min

0 à 100 km/h : 7,7 sec

Vitesse max : 227 km/h

Capacité du coffre : 470 l/1355 l

Conso moyenne : de 5,5 l/100 km à 6 l

CO2 : 126 à 134 g/km selon monte pneumatique

Malus : 140 à 540 €

Prix :  à partir de 39 700 €

LES PLUS : ligne esthétique, confort intérieur, finitions, silence du moteur, accélérations,  tenue de route

LES MOINS : fermeté de la suspension, prix des options, pas de manette de repli des dossiers AR depuis le coffre,