Champagne pour une Ferrari 348 TS

Champagne pour la Ferrari 348 TS

Champagne Vincent Brochet

Ce vigneron champenois, aussi pilote à ses heures, aime taquiner l’accélérateur sur son bolide frappé du petit cheval cabré. Une belle italienne de 28 ans très envoutante qui l’a longtemps fait rêver!

L’image a fait le tour du monde. En voulant ouvrir une bouteille de champagne, le capitaine Haddock avale le bouchon qui lui saute dans le gosier ! Tonnerre de Brest ! C’était en 1953 à la sortie d’Objectif lune, page 53. Un épisode cocasse où le virulent capitaine recrachait le bouchon après une grande tape dans le dos par Tintin. Mais une séquence pas si anodine qu’elle en avait l’air : dans une famille près de Reims, un petit détail a tout de suite sauté aux yeux des Brochet vignerons à Ecueil. Sur la fameuse bouteille, l’étiquette n’était pas n’importe laquelle : celle de leur propre champagne, « Brochet-Hervieux » ! Par quel hasard Hergé avait il inclus ce détail dans sa bande dessinée ? Etait-il client chez eux ? Non. Alors ? En réfléchissant bien, un souvenir a fini par leur revenir en mémoire : un an plus tôt, la voiture d’un groupe de touristes belges était tombée en panne en face de leur maison à cause d’une crevaison. « Mon père les avait dépannés et leur avait ouvert une bouteille pour les rafraichir avant de repartir, raconte aujourd’hui son fils Vincent Brochet. Sans savoir que dans le groupe figurait un dessinateur du nom de Georges Remy, alias Hergé ! » Voilà donc comment le père de Tintin avait ainsi introduit ce petit clin d’œil en remerciement à la famille Brochet pour son accueil.

Champagne pour la Ferrari 348 TS
Arrêté aux stands du circuit de Gueux près de Reims, un fauve prêt à bondir sur la piste…

Depuis cette belle histoire de bulles (de BD et de champagne !) la marque Brochet-Hervieux a laissé place à la génération suivante à deux autres, Louis Brochet, et Vincent Brochet.  Ce dernier a repris 4 hectares du domaine familial pour se mettre à son compte en 2010 et passe maintenant la main à son fils Gaspard. De quoi lui laisser le temps de profiter de son dernier joujou. Après avoir souvent taquiné l’accélérateur dans des rallyes, comme le Monte Carlo classique, avec une Porsche ou une Ford Escort RS, Vincent Brochet a sauté en 2017 sur une belle occasion, une Ferrari 348 TS de 1992.

Champagne pour la Ferrari 348 TS
Un étonnant profil avec ses portières nervurées comme sur les Testa Rossa.

« J’en rêvais depuis longtemps car elle ressemble beaucoup, en moins cher, à la mythique Testa Rossa carrossée par Pininfarina, avec ses fameuses portières nervurées d’ailettes canalisant l’air vers la grille de refroidissement du moteur arrière. Une astuce aérodynamique aussi originale qu’esthétique. » Esso, Dunlop, Castrol, Kleber-Colombes, Yacco…quand il passe accélérateur à fond devant les stands ornés de ces publicités sur l’ex circuit de F1 à Gueux près de Reims, Vincent Brochet jubile au volant. Même si cette ligne droite de 2 km est aujourd’hui devenue une route départementale où la prudence s’impose… Mais comment résister au son envoutant de la musique stridente du V8 3,4 l de 300 ch qui vous fait hérisser le poil en grimpant dans les tours ?

Champagne pour la Ferrari 348 TS
Esthétiques pour les besoins de l’aérodynamisme, ces nervures canalisaient les écoulements d’air…
Champagne pour la Ferrari 348 TS
…dans la portière ajourée comme une grille pour diriger l’air…
Champagne pour la Ferrari 348 TS
…dans la bouche d’aération de l’alimentation en air frais du moteur…
Champagne pour la Ferrari 348 TS
…à l’intérieur de son impressionnant compartiment arrière !

Sortie en 1989, la 348 TS (T pour boite transversale et S pour Spider avec le toit amovible) était donnée pour 275 km/h après un 0 à 100 km/h en 5,4 secondes. Et faisait figure de best seller historique : elle était le premier modèle lancé après la mort d’Enzo Ferrari un an avant. Et contre toute attente, sa disparition relança au contraire un engouement pour la marque au petit cheval cabré. Cette 348 sera fabriquée à 8800 exemplaires jusqu’en 1994. Une époque où le lien de parenté avec Fiat propriétaire de la marque à 50% depuis 1969 (puis en totalité en 1989) sautait aux yeux avec les intérieurs en plastique noir, les compteurs orange sur fond noir, et les commodos, repris à des modèles populaires de la firme turinoise.

Champagne pour la Ferrari 348 TS
Un intérieur cuir-plastiques noir reflet de la mode des années 80.

Plus une qualité qui laissait parfois à désirer par rapport au prix payé, l’équivalent neuf de 95 000 euros pour une auto encore accessible aujourd’hui à la moitié de ce tarif. Mais la sienne est comme neuve malgré ses 71 500 km au compteur ! Il faut dire qu’il la bichonne. Comme les touristes qui accourent à ses fameux repas-dégustation au champagne, installés dans une salle à manger véranda devant ses vignes cultivées HVE (haute valeur environnementale) depuis janvier 2019. Et qui succombent sous le charme aromatique des bulles de son exceptionnelle cuvée Brut nature 2005. « Pour moi, entre vins anciens et voitures anciennes, c’est la même philosophie de vie pour se faire plaisir ! »

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

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Ferrari Portofino : une décapotable polyvalenteLa moins chère des Ferrari évolue à nouveau. La California T devient Portofino, mais toujours au service du plaisir de rouler aussi bien en coupé qu’en cabriolet avec la même auto qui se transforme en repliant son toit rigide dans le coffre. Le design de la carrosserie gagne en élégance, le moteur gagne en puissance avec 600 ch sortant du V8 3,9 l biturbo et la voiture gagne en stabilité de tenue de route avec une nouvelle suspension pilotée…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                MON VIN  PRÉFÉRÉ

BRUT NATURE 2005

Une « tuerie » cette cuvée limitée de 12 ans d’âge, 55% Pinot Noir, 45 % Chardonnay à 0 gr de sucre « comme une belle femme qui n’a pas besoin de maquillage » dit Vincent Brochet.  Et le remplacement de la liqueur par un concentré de jus de raisin, contribue à en faire un champagne au nez vif et d’une extraordinaire amplitude minérale sur la craie, pleine de fraicheur sur le fruit. (48 €)

www.champagne-vincent-brochet.com

                                                         PROFITEZ EN POUR VISITER

REIMS

*La cathédrale, célèbre chef d’oeuvre de l’art gothique depuis 1211, où furent couronnés 25 rois de France après le baptême de Clovis en 498. La plus longue de toutes avec ses 149 m, elle a été miraculeusement rescapée après les destructions des bombardements de 14. Le fameux « Ange au sourire », statue emblématique du porche, peut en effet afficher son soulagement !

La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)
La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)

*Les caves à champagne dans les anciennes carrières de craie, Pommery, Veuve Cliquot et son dédale de 20 km de galeries, Taittinger sous l’ancienne abbaye Ste Nicaise, et celles de Lanson  dont les galeries voutées servirent de logements pendant les bombardements de la guerre de 14, et même de chapelle avec un vestige qui subsiste aujourd’hui, une statue de la Vierge toujours accrochée sur la paroi.

*Le festival de façades Art déco, symboles de la reconstruction de la ville détruite à 80 % pendant la guerre de 14

*L’Hotel musée Le Vergeur XIII éme et Renaissance construit par un riche marchand grainetier

Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)
Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)

*L’abbaye St Remi, du nom de l’évêque qui baptisa Clovis, ses parties romanes, XVII ème et son grand cloître

*L’impressionnante porte gallo-romaine de Mars du temps où Reims s’appelait Durocortorum et dépassait en importance Lutèce qui deviendra Paris

*Le palais épiscopal du Tau et sa grande salle à voûte de bois en carène de navire renversée où se tenait le festin des rois après leur sacre. Le palais abrite aujourd’hui un musée sur la cathédrale où l’on réalise, en les voyant, que les statues d’origine sur sa façade mesuraient près de 5 mètres de hauteur !

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Le palais épiscopal du Tau

*Hôtel Jean-Baptiste de La Salle édifié à partir de 1545. Belle cour Renaissance avec avec une tour à escalier à vis ajouré

*La demeure XIIIème des comtes de Champagne

*La villa Demoiselle, splendide témoin de l’Art Nouveau construit entre 1904 et 1908 sur la butte Ste Nicaise par Louis Majorelle pour le directeur des Caves Pommery

La villa Demoiselle au style Art nouveau (photo Cecil Mathieu)

*Le musée des Beaux-arts, un des plus beaux de province avec ses collections de tableaux et de sculptures du XVI ème au XX ème : Le Nain, Boucher, Corot, Monet, Pissaro, Renoir, Gauguin, Maillo, Marquet, Foujita, Rouault, Manessier,…

*Le phare de Verzenay, un vrai phare au milieu d’une mer de vignes construit en 1909 par le négociant en champagne Joseph Goulet pour faire la promotion de sa maison. Le rez de chaussée faisait guingette, et en 1940 les Anglais placèrent sur le phare une batterie anti-aérienne. Après restauration  en 1999 le Musée de la Vigne y a ouvert ses portes.

*Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton de 19,85 m de haut et  seulement 7 cm d’épaisseur construite en 1927.

Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton (Photo Carmen Moya)
L’étonnante voute en béton armé des Halles du Boulingrin  (Photo Carmen Moya)

*Le fort de la Pompelle . Symbole de la résistance rémoise pendant la deuxième guerre mondiale, il fut le seul de la région à rester aux mains des Français jusqu’en 1918 au prix de 12 000 morts. Aménagé en musée des tranchées  on y trouve une étonnante (et unique!) collection de 500 couvre chefs de l’armée allemande.

*La bibliothèque Carnegie, chef d’oeuvre de l’Art Déco avec son entrée en mosaïque et son gigantesque lustre suspendu en vitrail.

*Le musée automobile de Reims-Champagne, 230 autos et motos de 1908 à nos jours, un festival de Delahaye, Delage, Panhard, et de voitures à pédales ! (84 Avue Georges Clemenceau/ 03 26 82 83 84/musee-automobile-reims-champagne.com)

Le musée automobile de Reims

EPERNAY et alentours

*Flanez le long des 1500 m de l’avenue de Champagne pour admirer tous les hôtels particuliers où se sont installées les grandes marques champenoises au dessus de leurs 110 km de caves. « The most drinkable avenue of the world » comme l’avait surnommé Churchill qui était un connaisseur !

*La tour de Castellane, construite entre 1903 et 1905 comme emblème publicitaire de la marque de champagne. Gravir ses 237 marches vaut la peine pour contempler du haut de ses 65 m la ville d’Epernay et la vallée de la Marne. A voir aussi son musée sur l’élaboration du champagne.

tour de castellane - copie*Le château Perrier, construit au XIX ème dans le style Louis XIII pour Charles Perrier propriétaire de la marque de champagne Perrier-Jouet. En 1940 il abrita le QG des armées britanniques, puis allemandes de 1942 à 1944. Après la libération de la ville par Patton, les Américains s’y établirent à leur tour !

*Le théâtre  Gabrielle Dorziat, du nom d’une comédienne née à Epernay. Inauguré en 1902, il est un des rares théâtre à l’italienne dont la machinerie est encore dans son état d’origine. Mais on n’est pas au coeur du champagne pour rien : les nudités allégoriques des peintures du plafond du foyer chantent l’amour au milieu de guirlandes de raisins. Et sur la façade une sculpture évoque la vigne inspirant l’art théâtral !

Le château Perrier construit au XIX ème pour le paropriétaire de la marque de champagne du même nom.
Le château Perrier construit  pour le propriétaire de la marque de champagne du même nom.

*L’abbaye de Hautvillers, fondée en 650, et célèbre par son moine Dom Pérignon (1639-1715) pour ses trouvailles novatrices dans l’élaboration du champagne par assemblage de crus différents.

*Le château de La Marquetterie à Pierry. Ce pur joyau Louis XV a été construit en 1734 par un neveu du grand architecte Gabriel.  Pendant la Grande guerre, le maréchal Foch en fit son quartier général. Et son énorme Renault à 6 roues, avec laquelle il sillonnait les champs de bataille, y est d’ailleurs exposée. Tombé sous le charme du château alors qu’il y était en service à l’état major en 1915, Pierre Taittinger le racheta en 1932.

La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre
La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre exposée au château de La Marquetterie à Pierry.

*L’abbatiale St Pierre d’Orbais . Avec son architecture monumentale et sa flèche gothique qui se voit de loin, elle a été élevée au XII ème par Jean d’Orbais. Celui-ci en aurait fait le prototype de la cathédrale de Reims dont il sera le premier maitre d’oeuvre.

*Le mémorial de Dormans, sa grande tour et son ossuaire rassemblent les restes de 1500 soldats de toutes nationalités (dont seuls 11 furent identifiés) qui furent tués pendant les combats sur le front de la Marne.

L'abbatiale St pierre d'orbais
L’abbatiale St Pierre d’Orbais

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                            POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

 

Situé au cœur du vignoble de la Montagne de Reims, l’hôtel-restaurant « Le Château de Rilly » vous accueille dans une ancienne demeure de la fin du XVIII ème siècle entièrement rénovée.
L’établissement comprend 15 chambres climatisées, trois salles de restaurant, un bar, un espace détente avec jacuzzi et deux cabines de sauna (possibilité de réserver des soins du corps).
Un parking privé situé à l’arrière du Château est réservée à notre clientèle sans frais supplémentaire.
L’ensemble de l’établissement est placé sous vidéo-surveillance.

Le Château de Rilly
38 Rue de Reims
51500 RILLY LA MONTAGNE
03.26.07.53.21
lechateauderilly@gmail.com

 

 

 

 

Lamborghini Espada, la splendeur en folie

Lamborghini Espada, la splendeur en folie

Champagne Marie Demets / Alain et Pierre Demets

Vestige d’une époque sans limitations de vitesse et avec essence bon marché, cet extravagant bolide à 4 places rivalisait avec les Ferrari. Et a longtemps subjugué ce vigneron aubois par sa ligne hallucinante.

Cinquante ans après sa sortie, cette fascinante Lamborghini Espada fait encore figure d’ovni futuriste. Sa ligne effilée et aiguisée comme une épée (Espada en espagnol, d’où son nom) est une folie automobile sans rivale comme a pu l’être avant elle la Lamborghini Miura, également dessinée par le génial styliste Marcello Gandini chez le carrossier Bertone.  Comme chez nous la DS imaginée par un autre surdoué venu d’Italie, Flaminio Bertoni. Jamais cette Espada n’aurait vu le jour sans l’obstination d’un fabricant de tracteurs tellement mécontent des pannes à répétition sur ses Ferrari qu’il décida de fabriquer ses propres voitures de sport !

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Une ligne époustouflante qui laisse sans voix.

Car la marque Lamborghini a d’abord été celle des engins agricoles fabriqués par Ferrucio Lamborghini, un passionné de corridas. D’où la présence d’un taureau dans le logo de ses tracteurs, puis de ses voitures fabriqués à Sant’Agata non loin de Maranello, le fief de Ferrari. Entre Ferrucio et Enzo la rivalité sera permanente dès le lancement de sa première Lamborghini 350 GT en 1964. Et le coup d’éclat aura lieu à la sortie de la Miura 2 places en 1966 avec sa ligne époustouflante et sa révolution motorisée : un V12  4 l de 350 ch en position centrale arrière, solution jugée hérétique par Enzo Ferrari qui la rejettera pendant longtemps sur ses voitures.

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Très basse et sans fin sur toute sa longueur de 4,73 m.

Fort du du succès d’estime de sa Miura, Ferrucio Lamborghini décide alors d’enfoncer le clou en demandant à ses ingénieurs de lui de lui concevoir un luxueux coupé GT 4 places le plus rapide du monde pour élargir sa clientèle aux familles aisées ! Une prouesse technique qui va être réalisée en seulement 12 mois  en partant d’un prototype présenté en 1967, et en réutilisant des éléments d’autres voitures de la marque dont le V12 de la Miura. L’Espada fera ainsi une apparition très remarquée au salon de Genève en mars 1968. Un coup de génie doublé d’un coup de tonnerre. Le petit monde des voitures de sport est stupéfait par l’audace de cette ligne d’avant garde, comme étirée par sa vitesse, qui donne un coup de vieux à toutes ses rivales.

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Une gigantesque lunette arrière avec une fenêtre vitrée verticale…

 

 

 

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
…s’ouvrant sur un coffre énorme pour un coupé sport.

Elle reste aujourd’hui le best seller de la marque. Et on ne reverra jamais une autre voiture équivalente à la silhouette si basse (1,18 m de hauteur contre 1,30 m sur une Porsche) capable d’emporter 4 passagers confortablement installés à 240 km/h pour profiter alors du développement des autoroutes où les limitations de vitesse n’existaient pas, et où les consommations d’essence n’étaient pas une préoccupation. Quand il fallait satisfaire les appétits d’un gros V12 ne donnant toute sa puissance qu’entre 7000 et 8000 tours/min dans un grondement caverneux ahurissant…

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Le tableau de bord aura 3 versions différentes en 10 ans avec le taureau en emblème sur le volant.

A l’époque, sur les coteaux de la Champagne auboise à Gyé-sur-Seine, le futur vigneron Alain Demets n’a que 18 ans. L’âge de l’insouciance dans cette France des Trois glorieuses en plein boom où, contrairement à aujourd’hui, tous les jeunes rêvent de leur première voiture, en voyant passer des Porsche des Jaguar, des Triumph, des Alfa Romeo…Mais l’extravagance de cette nouvelle Lamborghini Espada le subjugue littéralement. Au point de rêver secrètement d’en conduire une un jour… Ce qui finira par arriver. Mais près de 40 ans plus tard, un soir de Noël en 2006 ! Une belle surprise concoctée par sa femme avec la complicité d’amis. Dans la cour enneigée, le « traineau » du père Noël l’attendait sous ses yeux ébahis : une superbe Lamborghini Espada ramenée de Suisse !

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Le cockpit tapissé de cuir et l’énorme console centrale avec poste Blaupunkt à cassettes d’époque.

« Et pas n’importe laquelle », explique Alain Demets. En dix ans d’existence, et 3 séries différentes, 1227 Espada ont été produites. Mais la mienne, de 1968, fait partie de la première version fabriquée à seulement 182 exemplaires, la 44ème exactement ! Et je ne suis que le troisième propriétaire de cette extraordinaire auto ! » Qui est devenue en même temps un bon placement. Achetée, à une époque où elle ne suscitait guère d’intérêt, pour le prix d’une Mégane Renault neuve, 20 000 € , cette version très recherché est aujourd’hui coté dans les 200 000 € ! Mais pour lui, peu importe. Il continue par plaisir de sillonner les chemins au milieu des vignes avec sa belle « Lambo ».

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Une splendide sellerie en cuir pour les places arrières confortables et spacieuses.

Ravis à l’arrière, ses petits enfants réalisent inconsciemment le caractère exceptionnel de cette auto rugissante unique en son genre par une foultitude de détails en plus de sa silhouette ahurissante. Car les places arrière très généreuses sont déjà en soi un endroit d’où la vue panoramique est sublime sur le poste de conduite constellé de cadrans de contrôle dans ce salon, le plus rapide du monde. Et hyper lumineux, par l’importance de ses surfaces vitrées et de sa lunette arrière quasi horizontale au dessus du coffre. Une curieuse petite poignée mobile gainée de cuir permet aussi d’ouvrir les deux custodes, mais en les basculant horizontalement !

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Custode basculante pour l’aération des passagers arrière.

Et à l’extérieur, deux petites grilles sont placées dans leur prolongement de chaque côté. Aérations ? Non. Un trompe l’œil qui cache…les bouchons de réservoir d’essence de chacun 45 litres ! Mais qui se vident en simultané, et non l’un après l’autre, pour gaver sous l’immense capot avant les 6 carburateurs double corps Weber du V12 propulsant de 0 à 100 km/h en 6,5 secondes cette « bella machina » de 1,6 tonne. Aussi bien aujourd’hui qu’une Ford Fiesta ST 1,5l turbo de 200 ch. Mais  il y a un demi siècle, la performance était exceptionnelle.

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Grille de refroidissement pour le moteur ?
Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Non. Camouflage du bouchon de réservoir !

Tout comme les équipements de la voiture pour l’époque : outre son 4 l V12 de 325 ch (puis 340 ch et 350 ch) à 4 arbres à cames en tête, freins à disques ventilés (sur les versions suivantes), double circuit avec deux servo-freins, vitres électriques, climatisation, 4 roues indépendantes, jantes légères en alliage magnésium. Une avance technique qui permettra à la Lamborghini Espada de continuer son existence 10 ans durant sans grandes modifications jusqu’en 1978. A une période où Lamborghini, frappé de plein fouet par le choc pétrolier de 1973 fatal aux voitures gourmandes, affrontera des difficultés financières chroniques.

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Basculé, le capot en aluminium donne un accès facile au moteur.

En 1974 Ferrucio Lamborghini jette l’éponge et vend à un homme d’affaires suisse avant de se retirer dans sa maison au bord du lac Trasimène en Ombrie. En 1980, malgré le lancement de la Countach, la liquidation judiciaire est prononcée. La marque va alors connaître une descente aux enfers au fur et à mesure des cessions, en 1981 aux frères Mimram entrepreneurs dans l’agroalimentaire, en 1987 à Chrysler, en 1994 à un groupe indonésien co-dirigé par le fils du président Suharto. Le sauveur surgira en 1998 avec « l’homme qui a de l’essence dans les veines ».

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Le coeur de l’Espada : son V12 alimenté par 6 carburateurs double corps à 20 l/100 km !

Tel était le surnom du petit fils de Ferdinand Porsche, Ferdinand Piëch qui a fait gagner la marque de son grand-père au Mans  avec les légendaires 917 à longues queues, et les Audi en rallye avec ses fameuses Quattro. Devenu patron de Volkswagen, Piëch rachète la marque en 1998 et va la ressusciter avec des modèles devenus emblématiques. Et des ventes multipliées par dix. Les Murcielago, Gallardo, Huracan, Aventador relanceront la course à la puissance avec le rival de toujours. Enzo et Ferrucio ne sont plus là pour compter les points. Mais la tradition perdure entre ces deux reines du bitume…

L’épée (espada) des matadors dans les corridas qu’adorait Ferrucio Lamborghini.
LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

LAMBORGHINI HURACAN EVO SPIDER

L'ébouriffante Lamborghini Evo spiderLes voitures à moteur V10 atmosphérique sont une espèce rare, en voie de disparition. Et cette furie italienne de 640 ch à la musicalité terrifiante déménage sacrément avec un 0 à 100 km/h en 2,9 secondes qui fait plus que jamais de Lamborghini l’éternel rival de Ferrari. Mais avec une technicité redoutable où les 4 roues motrices et directrices gérées par une électronique de pointe collent la voiture à la route en toute sécurité malgré son tempérament de folie…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                    MON VIN PRÉFÉRÉ

« Naguère dans l’Aube l’agriculture rapportait plus que le vignoble. Maintenant, c’est l’inverse, raconte Alain Demets ! J’ai commencé en plantant 2,5 ha et par vendre au kilo. Puis en 1985, j’ai revendu mes terres agricoles pour racheter des vignes tout en reprenant celles de mon beau-père. Et j’ai élaboré mon propre champagne. » Aujourd’hui, son fils Pierre prend la relève sur les 12 ha de vignes des coteaux de Gyé-sur-Seine.

Cette cuvée 19e siècle de Prestige dosée à 8 gr, est issue d’un coteau calcaire exposé sud-ouest. Un bel assemblage à 50-50, où après 6 ans d’élevage, le Chardonnay apporte toute sa complexité et sa finesse fruitée et le Pinot noir sa puissance et sa rondeur sur une finale tout en légèreté qui marie minéralité et arômes subtilement pétillants. Un trésor de délicatesse. (18,50€) Tel: 03 25 38 23 30/ champagnemariedemets@wanadoo.fr

                                                                PROFITEZ EN POUR VISITER…

L’abbaye cistercienne XII éme siècle du Val-des Choues, un endroit extraordinaire qui surgit, au détour d’un long chemin dans la forêt de Chatillon, au coeur d’un vallon verdoyant au milieu d’une clairière. Le bâtiment, avec son immense cour carrée est aujourd’hui un centre de chasse à cour avec une meute de 150 chiens, et un musée de la vénerie.

*Chaource, sa célèbre fromagerie, son musée du fromage, son église St Jean-Baptiste véritable musée de la sculpture médiévale et sa mise au tombeau en pierre polychrome joyau de l’art troyen du XVI ème

Vieilles maisons à pans de bois à Troyes
Vieilles maisons à pans de bois à Troyes

*Le Troyes ancien avec les plus importantes ruelles à maisons de bois en France, l’église Ste Madeleine et son célèbre jubé en dentelle de pierre gothique flamboyant, ses magasins d’usine à prix cassés Marques avenue et Mc Arthur Glen, l’Hôtel de Mauroy magnifique édifice médiéval abritant le musée des outils et du compagnonnage, l’Hôtel Vauluisant et ses deux tourelles, l’ex évêché du XVI ème aujourd’hui musée d’art moderne avec l’extraordinaire donation de 2000 tableaux par l’industriel troyen Pierre Levy (Lacoste), riche en Derain, Courbet, Dufy, Cezanne, Vlaminck, Braque…

*Tonnerre pour son hôtel Dieu médiéval et son immense salle des malades à voûte en bois, le lavoir circulaire autour de la source vauclusienne de la fosse Dionne

Fosse Dionne à Tonnerre
La fosse Dionne et son lavoir à Tonnerre

*L’abbaye cistercienne de Clairvaux fondée en 1115 par St Bernard

*Le lac de la forêt d’orient avec sa réserve ornithologique et les nombreux oiseaux migrateurs qui y font halte

* Essoyes et sa célébrité locale : le peintre Renoir. Conquis par la beauté du village de son épouse, il y acheta une maison (devenue un musée) et y installa son atelier où la campagne alentour lui inspira nombre de tableaux

*Les chateaux de Tanlay, et d’Ancy le Franc ex demeure de Louvois

Le château de Tanlay (Photo Emmanuelle Vignes)
Le château de Tanlay (Photo Emmanuelle Vignes)

*Chatillon sur Seine pour ses ruelles en escalier montant jusqu’à la terrasse de l’église Ste Vorles du XI ème, et le musée archéologique avec son fameux vase grec en bronze de Vix , d’une dimension hors du commun (1,64 m de haut), retrouvé dans une nécropole princière non loin de là datant de 500   ans av. JC

* Et pour les enfants, Nigloland à Dolancourt, le deuxième plus grand parc d’attraction en France après Disneyland avec plus de 500 000 entrées par an à 2 h de Paris

 

 

 

 

Une Mercedes 300 SL chez un grand du Médoc

Une Mercedes 300SL chez un grand du Médoc

Château Brane-Cantenac /Henri Lurton

Fin vigneron sur l’appellation Margaux, Henri Lurton est aussi un connaisseur esthète en automobiles anciennes. Mais c’est sur la fiabilité de cette Mercedes 300 SL de 1986 qu’il a préféré jeter son dévolu.

On n’échappe pas à son destin. Pour les 10 enfants de Lucien Lurton, c’est clair. En 1992 leur père leur a légué à chacun un château et la vigne qui va avec dans le Médoc. Mission : assurer la pérennité vinicole de la dynastie familiale. Et le jeune Henri, diplomé d’oenologie a ainsi repris à Margaux le domaine paternel de Brane-Cantenac. En le métamorphosant avec aujourd’hui 15 ha sur les 70 en biodynamie et un cuvier moderne à la place de l’ancien de 1865, mais équipé de cuves en bois. « Car les fermentations malolactiques en barriques donnent une micro-oxygénation précoce et davantage de composants phénoliques» dit-il en homme de l’art qui a la réputation de sortir des vins fins de longue garde.

Une Mercedes 300SL chez un grand du Médoc
Le long capot et son parebrise incliné lui donnaient un air dynamique avec la fluidité de sa ligne.

Mais de son père, Henri Lurton a aussi hérité l’amour des belles autos. Normal, après avoir été véhiculé dans sa jeunesse à bord de la plus longue Jaguar jamais produite avec 5,10 m de tôle et de chromes dans les années 70, la superbe MK X. « Avec des amis et le carrossier du village en Dordogne où elle a fini dans un hangar, on a beaucoup bricolé dessus quand on était jeune pour la retaper. Mais ça m’a vacciné des anglaises et de leurs pannes à répétition ! J’aime les anciennes, mais sans soucis. C’est pour cette raison qu’en 2011 j’ai fini par m’offrir cette Mercedes 300 SL de 1986 pour mes 50 ans.

Une Mercedes 300SL chez un grand du Médoc
La 300 SL abandonnait les phares verticaux de la Pagode mais pas les chromes.

Et depuis, sa fiabilité ne me fait pas défaut dans mes balades où je savoure les puissantes accélérations de velours des 180 chevaux de son 6 cylindres de 2962 cm3 qui était donné à l’époque pour 203 km/h. » Fabriquée de 1971 à 1989, la nouvelle Mercedes 300 SL (Sport Leicht= sportive légère) a eu la lourde tache de remplacer la fameuse 280 SL dessinée d’un coup de crayon génial par le styliste Paul Bracq.  Ce Français, exilé pendant 10 ans chez Mercedes, avant de passer chez BMW puis Peugeot, avait inventé dans sa version hard top ce toit relevé sur les bords qui lui valut son surnom de Pagode. La suivante allait abandonner cette silhouette originale et son caractère sportif chic.

Une Mercedes 300SL chez un grand du Médoc
Plus carrée, la 300 SL a perdu la fantaisie de la précédente Pagode.

Elle gardera une ligne de caisse très basse et un arrière ramassé avec une malle courte. Mais n’aura jamais l’aura de la Pagode qui mariait un peu d’élégance à la française avec sportivité et luxe germanique. Et cette 300 SL sera longtemps dénigrée par les collectionneurs d’anciennes. « Du coup sa côte en faisait une voiture beaucoup plus accessible pour moi qu’une Pagode » se réjouit Henri Lurton.  Ce modèle qui visait essentiellement la clientèle américaine est d’abord sorti dans sa version 500 SL avec le moteur basique aux USA, un V8 à boite automatique conçu pour faire du cruising tranquille à bord d’un confortable cabriolet de luxe.

Une Mercedes 300SL chez un grand du Médoc
Sobre, complet, efficace et beau à la fois, un tableau de bord digne de la tradition Mercedes.

Et très vite, la 500 SL incarna la réussite sociale dans l’American way of life.  Y compris à l’écran. Elle a été la voiture de Bobby Ewing dans la fameuse série Dallas, de Richard Gere dans American gigolo, de Jonathan Art à la TV dans l’Amour du risque et d’Eddy Murphy dans le Flic de Beverley Hills. En 1974, Mercedes se décidait à sortir une version 280 SL moins vorace, correspondant davantage aux standards européens avec un 6 cylindres 2746 cm » de 185 ch donné pour 203 km/h. Et en 1980, une nouvelle mouture, la 300 SL  comme celle d’Henri Lurton, passait à 2962 cm3 en offrant davantage de couple à bas régime.

Une Mercedes 300SL chez un grand du Médoc
Avec la capote ou le hard top la 300 SL offrait deux look différents tout en conservant une belle ligne.

Tandis que la 380 SL grimpait en puissance en se transformant en 420 SL  avec un 4192 cm3 de 204 ch qui filait à 213 km/h sur les autobahn d’Outre Rhin. La génération suivante de cabriolets tournera définitivement la page de l’héritage Paul Bracq avec des lignes beaucoup plus carrées qui leur feront perdre leur finesse si élégante des années 60-70. Et comme des vins bonifiant avec l’âge, le cabriolet Pagode et son successeur le 300 SL entreront dans la catégorie des Grands crus.

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

MERCEDES AMG GT 63 S, L’ANTI PORSCHE PANAMERA

AMG GT 63 S, l'anti Porsche PanameraDécapoté, le cabriolet 300 SL décoiffait gentiment. Mais si ce nouveau coupé Mercedes n’est pas décapotable, il décoiffe quand même méchamment ! Malgré son air de berline surbaissée, ce coupé 4 porte AMG GT 63 S est la plus puissante Mercedes de série jamais construite : les 639 ch de son V8 biturbo de 3982 cm3 catapulte littéralement cette brute du bitume de 0 à 100 km/h en 3,2 secondes ! Et tout est à l’avenant pour sécuriser au maximum ce missile qui vise directement son concurrent Porsche…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                MON VIN PRÉFÉRÉ 

Sur l’appellation Margaux, Brane-Cantenac est un second cru classé qui donne des vins élégant au fruité intense tout en nuance sur des tanins fins et une finale de velours. Le 2016 au nez puissant et joliment charpenté en est un bel exemple (60 €). Le deuxième vin du domaine, Baron de Brane 2016 aux arômes très veloutés offre aussi une belle invitation à la dégustation (30 €)

 

                                                         PROFITEZ EN POUR VISITER

Le château de la Brède. C’est dans cette austère forteresse gothique entourée de douves que se ressourçait Montesquieu après ses voyages pour écrire les « Lettres persanes » et « De l’esprit des lois ». Dans le vestibule sont toujours alignées ses malles de voyage, et dans sa chambre restée meublée très simplement, la cheminée garde la trace de ses souliers quand il écrivait sur ses genoux devant le feu.

Le château de La Brède où vécut Montesquieu
Le château de La Brède où vécut Montesquieu

LE BORDEAUX ANCIEN

-vieilles portes Cailhau et de la Grosse Cloche

-la place de la Bourse emblème de l’essor de la ville au XVIII éme, autour de deux bâtiments à l’architecture en fer à cheval d’après les plans de l’architecte Gabriel   qui créa aussi la place de la Concorde à Paris

-le musée du vin et du négoce à Bordeaux installé dans de belles caves voutées du quartier des Chartrons, du nom d’un ancien couvent de chartreux transformé au 15 ème siècle en entrepôt de vins

*L’Hotel de Lalande, 1779, un des plus beaux exemples de bâtiments anciens construits par la noblesse parlementaire bordelaise. Par son superbe escalier d’honneur en fer forgé, on accède aux pièces du musée des Arts décoratifs

La place de la Bourse (Photo Thomas Samson)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-la tour Pey-Berland et sa vue panoramique sur la ville et ses clochers

-le Palais Rohan, ancien palais épiscopal du XVIIIème devenu l’Hotel de ville, avec, dans les jardins,  le musée des Beaux-Arts sur l’art en Europe du 15 ème  au 20ème siècle

-la place du Parlement et ses façades Louis XV autour d’une cour pavée

-l’Hotel particulier Frugès chef-d’oeuvre de l’art nouveau

-l’Abbatiale Ste Croix et sa façade de style roman saintongeais

La nouvelle Cité du vin (Anaka)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-la perspective XVIII ème du quai des Chartrons où les négociants en vin s’édifièrent de somptueuses demeures, et les anciens hangars portuaires devenus des commerces et des restaurants

-l’esplanade des Quinconces face à la Garonne

-l’ancienne base sous marine allemande devenue centre d’expositions

*La Cité du vin, le nouveau musée de verre qui vient de s’ouvrir 135-150 quai de Bacalan à Bordeaux. Un voyage étonnant  sur l’Histoire de nos ceps de vigne à travers le monde et l’élaboration de nos nectars avec dégustations sensorielles sous forme de devinettes.

Le musée de voitures à Château Carbonieux

*Château Carbonnieux pour son grand cru, et son étonnant musée de voitures anciennes dont des teuf teuf rarissimes comme des Donnet Zedel torpedo, Doriot-Flandrin-Parant, ou Wacheux Phaeton

*Chateau de Portets, arrivez dans ce château-jardin par bateau depuis Bordeaux 2 fois par semaine /05 56 67 12 30 www.chateaudeportets.fr

*Cave Leognan Magnum, un endroit à Leognan où l’on peut déguster presque tous les vins de Pessac-Leognan sans faire la tournée des châteaux qui sont parfois fermés

05 56 64 74 08www.leognanmagnum.com

 

Une BMW encore nickel-chrome pour ses 80 ans + new BMW X7 M50 D

80 ans et flambant neuve cette BMW 327-328

Domaine des Peyre, à Robion

Patricia Alexandre et Georges Antoun

Dans le Luberon, c’est la préférée des propriétaires de ce vignoble, aussi amateurs de voitures anciennes. Car en plus de son esthétique éblouissante, cette BMW 327-328 de 1938 était en avance sur son temps.

“Le vin c’est comme les voitures anciennes. Entre les caprices de la nature ou ceux de la mécanique, on ne maitrise pas tout. Et c’est une école de modestie qui vous forme à la patience !” Quand George Antoun vous livre avec toute sa gouaille cette reflexion pleine de sagesse, elle vous surprend. Tellement elle émane d’une pile électrique qui vit à 200 km/h entre Paris, Bruxelles et Marseille, sa ville natale où il a ouvert à 25 ans en 1968 le premier établissement de sa chaine New Hotel.P1030359 ++

Mais ce cyclone truculent a trouvé la parade pour faire baisser la pression : “Retrouver mon vignoble du Domaine des Peyre dirigé par ma femme Patricia dans le Luberon m’apaise. Y reprendre le volant de mes autos de collection me procure en plus un vrai plaisir.”Et du plaisir, il n’en manque pas dans son garage où sont alignées une vingtaine de voitures vintage qui témoignent de sa passion. “Ce virus de la voiture de collection, je l’ai attrapé lors d’un voyage à Los Angeles où le nombre de garages qui en vendaient m’a sidéré. Toutes ces belles carosseries, ces odeurs de mécanique et de vieux cuirs m’ont rappelé mon enfance. J’étais comme un gamin et ça été le déclic.P1030384(1)

Ma première a été en 2009 une Porsche 356 cabriolet ayant appartenu, tenez vous bien, à John Kennedy qui l’avait achetée sous un prête nom. Mais celle-là, on me l’a volée…”Heureusement d’autres lots de consolation l’ont remplacée : Dino, Testa Rossa, AC Bristol, Jaguar XK 120, Alfa Romeo 2600 spider, Mercedes 190 SL, …et une pièce rare, reconnaissable à sa fameuse calandre en “double haricot” symbole de la marque : un superbe, et rarissime, cabriolet BMW 327/328 de 1938 à la ligne séduisante avec ses ailes et son capot aux galbes très aérodynamiques dérivés de l’expertise de BMW dans l’aéronautique (d’où son logo représentant la rotation d’une hélice d’avion).P1030346 - copie(1)

“C’est lors d’une vente aux enchères que j’ai craqué pour son esthétisme, et sa finition incroyable avec des détails qui font la différence comme ses poignées de porte qui basculent dans la portière, le parebrise à pans coupés qui s’entrouvre en deux parties en tournant une molette, les trois compteurs sport au graphisme raffiné, le splendide volant à trois branches et les boutons en bakélite couleur ivoire, les joints en cuir de fermeture du capot,….”Et par dessus le marché, cette Béhème des années Trente étaient comme neuve tellement sa restauration en Allemagne frisait la perfection, jusque dans le compartiment moteur rutilant de chromes. Au point que son dernier propriétaire, le fameux

Entre les branches du volant et le graphisme des cadrans, tout est dans la finesse.
Entre les branches du volant et le graphisme des cadrans, tout est dans la finesse.

carrossier français André Lecocq, dont l’atelier de Saint-Ouen en région parisienne était mondialement connu pour la qualité de ses restaurations, n’avait pas jugé nécessaire d’en faire davantage dessus. C’est dire. Et en actionnant le démarreur, un autre plaisir vous submerge : “Celui d’une voiture incroyablement moderne pour l’époque tellement sa conduite est aisée et confortable dans la circulation d’aujourd’hui”, savoure George Antoun. Le long levier de vitesse au pommeau blanc, comme la couleur du tableau de bord en tôle, se manie effectivement en douceur avec une précision d’horloger.

Même sous le capot le compartiment moteur sent le neuf.
Même sous le capot, la voiture semble sortie d’usine avec son compartiment moteur nickel.

Et la suspension est étonnamment moelleuse.”C’est ma préférée !” ne cache pas son épouse. Et le ronronnement du 6 cylindres en ligne deux litres de 80 ch alimenté par trois carburateurs, à la fois souple et nerveux, vous transportait allègrement, déjà à l’époque, à 140 km/h. C’est que ce cabriolet bourgeois 4 places cache sous son capot un coeur de sportif : le moteur du roadster 2 places ultra léger de 830 kg, le fameux BMW 328 qui montait jusqu’à 150 km/h. Une vitesse que même les grosses Mercedes 500 k de 5 litres n’arrivaient pas à atteindre !

Un festival de galbes à damner le conducteur qui suit cette beauté !
Un festival de galbes à damner l’automobiliste qui suit cette beauté !

Ce petit bolide remporta de nombreuses courses prestigieuses comme le Nürburgring en 1936, ou en 1940 les Mille Miglia de 1618 km sur route ouverte entre Brescia et Rome devant les armadas impuissantes d’Alfa Romeo et de Mercedes. Son six cylindres à culasse hémisphérique et soupapes en tête était tellement en avance sur son temps que le constructeur anglais Bristol l’a utilisé, au titre des dommages de guerre, sur sa fameuse AC à carrosserie aluminium. Et ses développements en compétition attireront l’attention d’un certain pilote texan nommé Carol Shelby qui métamorphosera ensuite l’AC Bristol, avec des gros V8 7 l de 415 ch, en une bête de course venimeuse : la mythique AC Cobra !

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LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

BMW X7 M50 D

BMW X7 M50 D, un colosse germano-américain
BMW passe à la taille XXL avec ce nouveau X7, un mastodonte fabriqué aux Etats-Unis essentiellement pour le marché américain vu sa taille impressionnante avec ses 5,19 m de long et sa carrure de 2 m de large. Un vrai paquebot au confort et au silence impressionnant qui procure chez nous un parfum d’Amérique très agréable par la puissance qu’il délivre discrètement de son 6 cylindres en ligne de 3 litres diesel dopé par 4 turbos : 400 chevaux ! Avec 4 roues motrices et directrices plus des assistances électroniques sophistiquées qui lui assurent un comportement irréprochable même à grande vitesse malgré ses 2,5 tonnes...lire la suite

OENOTOURISME

                                                                            Mon vin préféré

 

Etiquette du domaine des Peyre-La Gazette 2014 : Ce côtes du Ventoux rouge, gourmand, au nez légèrement poivré par la syrah, dégage des saveurs de fruits rouges, de cerise et de réglisse sur des tanins fondus donnant une allonge soyeuse, après une partie en élevage de 4 à 6 mois en barriques neuves (12,50 €)

-L’Apostrophe 2015 : Un blanc onctueux 100% viognier d’une surprenante rondeur fruitée aux notes de miel et de fruits secs (13 €)

www.domainedespeyre.com

 

                                                                 Profitez en pour visiter…

*L’isle-sur-la-Sorgue : Ce bourg riant, capitale des brocanteurs, est entouré comme une île par les bras de la Sorgue qui fait tourner des roues à aubes autrefois utilisées pour les usines de soie et les moulins à huile. L’église du XVIIème très richement décorée donne un petit air italien à la place principale sur laquelle débouchent toutes les ruelles.

*Gordes, et son site extraordinaire avec le château Renaissance qui domine le village en haut de ce piton rocheux d’où l’on a une vue splendide sur la Montagne du Luberon. Devenu célèbre aussi pour son musée Vasarely.

Gordes en haut de son éperon rocheux dominé par le château.

Gordes en haut de son éperon rocheux dominé par le château.

*Ménerbes, accrochée sur un promontoire du versant nord de la Montagne du Luberon, ce fut la dernière place forte des calvinistes de la région qui tomba pendant les guerres de religion après un siège de 15 mois. Mais la citadelle est toujours là, avec sa vue imprenable sur Gordes, les falaises de Roussillon et le mont Ventoux.

*Oppède le vieux Cette ville fantôme pittoresque revit dans ses ruines restaurées le long d’une rue pavée qui tournicote au milieu de la verdure jusqu’à la terrasse de l’église du XI ème et les vestiges du château.

*Cucuron, allez sirotez un pastis sous les platanes centenaires qui bordent le grand bassin de la plus charmante place du Luberon toujours baignée d’une douce fraicheur.

A Cucuron sous la fraicheur des platanes autour du grand bassin.
A Cucuron sous la fraicheur des platanes autour du grand bassin.

*L’abbaye romane de Sénanque fondée en 1148 au milieu des champs de lavande. Une des trois cisterciennes de Provence avec celle du Thoronet et de Silvacane, et qui, rarissime, possède encore toutes ses pièces monastiques d’origine. Outre les moines, elle abrite un centre culturel où se déroule un festival de musique renommé.

* Bonnieux Charmant village perché avec son dédale de vieilles maisons dont la vue est splendide depuis le promontoire en face, sur la terrasse de l’hôtel-restaurant du domaine de Capelongue.

* Saignon, village spectaculaire sur sa crête quand il est vu du dessus depuis la route panoramique D 232 rejoignant Bonnieux.

Dans le choeur de l'abbaye de Silvacane, une des trois merveilles de l'art roman en Provence.
Dans le choeur de l’abbaye de Silvacane, une des trois merveilles de l’art roman en Provence.

*Ansouis et la façade Louis XIII de son château, les armures de sa salle des gardes, ses cuisines provencales aux cuivres étincelants et ses jardins suspendus.

*Lacoste, son petit beffroi du XVII ème et sa ruelle moyennageuse qui grimpe jusqu’au massif château du marquis de Sade restauré par Pierre Cardin.

*Les Baux-de-Provence Sur un éperon dénudé de 900 m de long sur 200 de large avec vue panoramique sur Arles et la Camargue se dresse l’impressionnante silhouette des ruines du château fort et de “la ville morte”. A voir, la rue du Trencat creusée dans la roche, la place ombragée St Vincent et l’église du même nom avec son campanile appelé la “lanterne des morts”, l’ancien Hôtel de ville et ses salles voutée en ogives, l’Hôtel des Porcelets du XVI ème et son musée d’art contemporain. A ne pas manquer : le son et lumière dans les immenses carrières souterraines au décor colossal à l’égyptienne.

Le grand étang de la Bonde (Photo Luberon-Côté sud)
Le grand étang de la Bonde (Photo Luberon-Côté sud)

*Les mines d’ocre de Bruoux près de Gargas, un spectacle sous terre extraordinaire avec 40 km de galeries exploitées jusque dans les années 50 puis transformées en champignonnières.

*Lourmarin, ses ruelles, son château et le souvenir d’Albert Camus qui vécut ici.

*L’étang de la Bonde, à l’est de Cucuron, immense retenue d’eau construite au XVII ème pour alimenter les douves du gigantesque château renaissance de la Tour-d’Aigues dont il reste des ruines impressionnantes .

*Le Colorado de Rustrel et ses cheminées de fées, formé par une succession de carrières d’ocre en canyons.

Vue aérienne d'Avignon avec le pont, le ....... et le palais des Pâpes (Photo JP Campomar)
Vue aérienne d’Avignon avec le pont Benezet et le palais des Papes (Photo JP Campomar)

*Avignon, entourée de ses remparts, et surplombée par le Rocher des Doms et sa cathédrale du XII ème à côté du gigantesque Palais des Papes fortifié du XIV ème, témoin de l’exil provencal de la cour pontificale romaine durant un siècle, le petit palais épiscopal du XV ème, la place de l’Horloge et son beffroi , seul vestige de l’époque gothique, l’extraordinaire musée Calvet et ses toiles de Corot , Manet, Toulouse-Lautrec, Mignard, Daumier, David, Géricault,… dans un hotel particulier du XVIII ème, la très pittoresque rue des Teinturiers pavée de galets le long de la Sorgue avec ses grandes roues à aubes qui faisaient fonctionner les usines textiles jusqu’ à la fin du XIX ème, le couvent des Celestins et son cloître, les belles façades à l’entrée de la rue du Roi René, le pont Benezet et sa chapelle, édifié en 8 ans, qui menait à Villeneuve-lès-Avignon, l’ancienne ville des cardinaux, au pied de la tour Philippe le Bel et des tours rondes du fort St André d’où la vue sur Avignon au soleil couchant est fabuleuse.

 

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac

Asseyez vous à la place de la reine d’Angleterre derrière le chauffeur ! Avec cette proposition alléchante, Jacques Denis, le plus british des vignerons du cognac  remporte un franc succès auprès de ses clients.

Marie et Jacques Denis, Cognac Jacques Denis

Les touristes de passage dans le petit village de Saint-Preuil près de Cognac ne s’y attendent pas du tout. Et surtout les Anglais ! Oui, c’est bien à bord de la voiture de « The Queen Elizabeth », une Daimler DS 420, que jacques Denis vous balade au milieu des vignobles vallonnés de la Grande Champagne. Unique en son genre, ce n’est pas un hasard si cette imposante  limousine de 2 m de large (à 3cm près) et 5,74 m de long, avec son extravagant arrière galbé surmonté d’une malle d’un autre âge, ressemble génétiquement à un croisement d’automobile et de carrosse.

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac
Des galbes extravagants pour une auto majestueuse digne d’un carrosse royal .

Car à sa sortie en 1968, elle avait été conçue pour la famille royale comme moyen de transport d’apparat par le constructeur britannique Daimler, racheté par Jaguar en 1960. Une forme de revanche pour Daimler fournisseur attitré de la couronne depuis 1902, qui avait été évincé par Rolls en 1950 à l’issue d’un appel d’offre. Cette fois, pour mettre toutes les chances de son côté, Jaguar va jouer à l’économie en proposant une luxueuse limousine plus courte,  et moitié moins chère qu’une Rolls-Royce Silver Shadow ! Avec un moteur certes un tiers moins gros que le 8 cylindres de l’emblématique Rolls Phantom VI.

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac
Un salon arrière de 4 à 7 places avec les strapontins dépliés.

On a beau être reine, on en est pas moins regardant sur sa cassette : l’argument économique a fait mouche ! La famille royale en commandera en tout sept au fil des ans, dont trois toujours en service dans les grandes occasions officielles. Pour parvenir à cette équation gagnante, Jaguar avait bâti sa Daimler en rallongeant de 53 cm le chassis de la déjà grande Jaguar MKX-420, et en réutilisant son 6 cylindres en ligne 4,2 l de 245 ch issu des fameux cabriolets XK.  « D’où son, son nom de Daimler DS 420 qui correspond à sa cylindrée », explique Jacques Denis à son volant tout en roulant tranquillement au milieu de ses 37 hectares de vignes classées Premier Cru dans le prestigieux terroir de la Grande Champagne.

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac
A son lancement en 1968 ce paquebot de 5,74 m de long pouvait voguer jusqu’à 200 km/h !

Une vraie croisière au milieu d’un océan verdoyant où ce paquebot grand confort de 2,1 tonnes oscille voluptueusement  sur son parcours, propulsé par le feulement discret du moteur. Et dans chaque aile arrière, deux réservoirs de 45 l l’alimentent à tour de rôle, quand, à la vue de la jauge qui dégringole, le conducteur actionne un commutateur au tableau de bord pour basculer sur le second !  « J’ai toujours adoré la classe des anglaises, confie jacques Denis qui a aussi dans son garage une Jaguar MK II . Et pour faire de l‘oenotourisme avec mes clients, j’ai déniché cette Daimler d’occasion, car pour transporter 8 personnes, c’est plus chic qu’un minibus ! »

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac
Un canapé cuir avec sur les accoudoirs, cendrier, allume cigare, mollette de réglage pour la clim.

Et effectivement, à bord de sa Daimler DS 420 de 1969 avec seulement 43 000 km au compteur,  on nage dans le luxe au milieu d’un décor garni de cuir Connoly et de boiseries raffinées en ronce de noyer. Et encore, n’y figurent pas les options proposées aux clients à l’époque : armoire bar avec service de verres en cristal (tarif : 64 500 frs), telex, interphone avec le chauffeur, télévision, épais tapis arrière en agneau…Dans ce vaste salon climatisé, l’immense banquette arrière ressemble davantage à un moelleux canapé trois places (le trône de la reine en déplacement) avec à l’extrémité des deux généreux accoudoirs en cuir et ronce de noyer.

La Daimler DS 420 de la Reine marche au cognace
Deux vitres coulissantes séparent le chauffeur des passagers du salon.

Si elle veut s’en griller une, ou refroidir l’atmosphère, la Reine a tout sous la main sur son accoudoir avec cendrier, allume cigare et mollette de réglage de sa clim personnelle . Et devant elle, deux énormes « strapontins » rabattus contre l’habitacle du chauffeur peuvent se déployer en se transformant en deuxième banquette pour accueillir deux à trois personnes de sa suite. Et en toute discrétion : car deux vitres coulissantes évitent que le chauffeur entende les conversations. De l’autre côté de « l’hygiaphone royal » changement de standing pour le personnel. Pas de clim !

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac
Un grand classique inégalé made in Jaguar : la planche bord en ronce de noyer.

Le chauffeur n’a droit qu’à une inconfortable banquette fixe au dossier vertical (seul le volant est réglable sur 7 cm).  Et détail mesquin : la banquette est en skaï ! Néanmoins, la place fait tout de même rêver : quel régal d’être au volant devant une œuvre d’art : cette splendide marqueterie en ronce de noyer constellé de cadrans chromés du tableau de bord  au style « so british » !Un art de vivre qui fera école dans les autres cours royales d’Europe. En Suède, au Danemark, au Luxembourg, les têtes couronnées rouleront aussi en Daimler DS 420.

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac
On ne lésinait pas sur les chromes pour la proue de ce superbe vaisseau amiral de sa majesté.

Elle sera la voiture de prestige de nombreuses ambassades. Des grands hôtels comme le fameux Peninsula et le Regent à Hong Kong en auront même des flottes entières pour leurs clients. Inévitablement, le plus célèbre espion de sa majesté, James Bond, l’utilisera en 1997 avec sa fidèle secrétaire Moneypenny dans Demain ne meurt jamais. Et sur les 4141 exemplaires fabriqués à la main de 1968 à 1992, beaucoup seront aussi livrées en version…corbillard de luxe ! Une façon de rester éternelle pour cette Daimler encore aujourd’hui très prisée pour cet usage…en plus des mariages !

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac
Un vrai bijou d’ébénisterie automobile au raffinement très british.
LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

La Jaguar I-Pace met le félin sous tension

La jaguar I Pace joue l'anti TeslaLa reine d’Angleterre roulera –t- elle un jour dans une Jaguar électrique de prestige comme dans sa Daimler DS420 ? Peut être le jour où une version plus grande de la nouvelle Jaguar I-Pace sortira. Mais pour l’instant la première auto propulsée à l’électricité du royaume est une belle vitrine du savoir faire britannique. Et la première réplique européenne à l’américaine Tesla, grillant ainsi la politesse aux grandes marques allemandes. Avec 470 km d’autonomie et un 0 à 100 km/h en seulement 4,8 secondes, la I-Pace se veut à la fois sportive-routière et urbaine. Mais selon ses conditions d’utilisations, la réalité peut réserver d’autres surprises…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                   MON VIN PRÉFÉRÉ

Les amateurs d’oenotourisme ne s’arrêtent pas chez Jacques Denis que pour sa voiture. Car il fait partie de cette minorité de producteurs qui ne fournissent pas tous leurs vins aux grandes maisons de négoce, et continuent de vendre en bouteilles de très vieux cognac aux extraordinaires arômes tout en rondeur. « Dans la classification en vigueur les XO sont des 15 ans d’âge. Les miens, des Premiers Crus, en ont 30.  Et je propose une « dégustation collection » avec des 50, 70 et 100 ans. Chez moi, on commence là où ça se termine chez les autres ! »

Vieille Réserve -50 ans d’âge- délicieusement parfumé avec ses arômes de cuir, de fruits cuits, de pruneaux, qui se développent avec persistance dans une allonge enivrante légèrement asséchée par le bois qui revient dans une belle harmonie entre les sensations du palais et du nez. Un plaisir rare à moitié prix des grands Hennessy en carafe ! (146 €)

www.cognacjacquesdenis.com

05 45 83 41 22 à Saint-Preuil

                                                                PROFITEZ EN POUR VISITER…

COGNAC

-Flanez sur les quais de la Charente jusqu’à la tour St Jacques splendide vestige des anciens remparts

-L’eglise St Lager de 1130 et sa splendide rosace gothique

-Le musée des Arts du Cognac dans l’ancien Hôtel Perrin de Boussac

-Le couvent des Récollets

La tour St Jacques sur les quais de Cognac (Destination-Cognac-EBrothier)

-la vieille maison de la lieutenance

-Les chais Remy Martin avec la visite en petit train du domaine et de la distillerie

-Les chais Martell avec leur bar panoramique avec vue unique sur la ville

– Maison de cognac Meukow, fondéeen 1862 par les frères Meukow chargés par le Tsar Alexandre II de l’approvisionnement de la cour de Russie en eau de vie de cognac. Le magnifique cadre architectural des anciens chais accueille des concerts classiques et peut être privatisé pour des séminaires ou des soirées.

-Croisière de 1h 30 en ancienne gabarre sur la Charente depuis St Simon à 20 minutes de Cognac (tel : 05 45 97 33 40)

Les anciens chais du cognac Meukow

CRAZANNES,et un des plus anciens chateaux de Charente-maritime du XIV ème bâti à l’emplacement d’une forteresse du XIème dont il reste le donjon et la chapelle

MATHA et sa bambouseraie à 15 km de Cognac qui regroupe une soixantaine de variétés qui font voyager autour du monde

BASSAC et son abbaye St Etienne fondée au XIème, un des plus beaux exemples de l’art  roman charentais

ROUILLAC et son théâtre gallo-romain à St Cybardeaux

Le portail roman de l’église St Pierre à Aulnay de Saintonge (photo C Garnier)

AULNAY DE SAINTONGE et son bijou roman de l’église St Pierre au portail extraordinaire de finesse

BARBEZIEUX et son château XVème-XIXème

PONS :

-Le château médiéval et son donjon avec vue sur la ville

-le grand escalier du XVIIème pour accéder à la ville sous les remparts

-l’église St Vivien du XII ème avec sa façade romane très bien conservée

-l’hôpital des pélerins de Compostelle du XIIème classé par l’Unesco

Le château de Jonzac

USSON et son château style Renaissance déplacé au XIXème et devenu un parc à thèmes, le « Château des énigmes » avec chasse au trésor pour les enfants autour des 3 mousquetaires

St JEAN D’ANGELY, vestiges grandioses avec sa façade à deux tours de l’église abbatiale XVème-XVIIIème jamais achevée

JONZAC et son château du XVème

Eglise romane St Vivien à Pons

SAINTES ex cité romaine importante comme en témoignent son Arc de triomphe sur les rives de la Charente à l’entrée du pont, son amphithéâtre pour 15 000 personnes sur une colline boisée dominant la ville

-l’église St Eutrope  du XIIème et sa crypte exceptionnelle qui était sur la route de Compostelle, site classé par l’Unesco

-le Logis du gouverneur

-le musée archéologique

L’arc de triomphe romain Germanicus à Saintes

-Maison à colombages place du synode

-L’abbaye aux Dames du XIème et le haras national non loin de là

LA ROCHE CORBON, au nord ouest de Saintes vers Rochefort (et sa célèbre corderie maritime), ne manquez pas son impressionnant château niché dans une forêt très ancienne, son musée de la préhistoire et ses petites grottes

TALMONT, village pittoresque connu pour son église du XIIème sur un promontoire au dessus de l’entrée de l’estuaire de la Gironde et ses habitations troglodytes dans les falaises

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                             POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

Le grand bar jazz le 1838 des Chais Monnet (Albane-Photographe)

Du 19ème siècle à aujourd’hui

Les Chais Monnet rayonnent comme l’un des sites industriels les plus impressionnants de France. Créés en 1838 sur plus de deux hectares au cœur de la ville, ils constituent depuis une riche part de notre histoire.
De notre passé de maison de négoce à la renaissance de ce patrimoine majestueux, notre architecte Didier Poignant, œuvre à transformer ce site remarquable en un havre de quiétude et d’élégance.

Un patrimoine ancestral

Cultivant un certain art de vivre, les Chais Monnet s’appliquent à chaque instant à vous présenter un lieu d’excellence, alliant richesse patrimoniale et modernité. A proximité des plus belles maisons de cognac et du cœur historique de notre cité ancestrale, notre établissement cultive la promesse de vous offrir les futurs souvenirs de vos plus beaux instants de vie.

Un établissement d’exception

L’hôtel Chais Monnet propose un établissement de 92 clefs, un restaurant gastronomique, une brasserie de 120 Couverts et un Jazz bar. Un salon de thé vient compléter notre offre gourmande et ravira les « becs sucrés ». Un espace bien être comprenant un spa, une salle de fitness, un jacuzzi, un hammam et un sauna enchantera les voyageurs en recherche de détente et de quiétude. Pour vos événements privés ou professionnels, l’hôtel Chais Monnet vous propose 4 salles de séminaire et une salle de gala de 400 m 2.

LA DISTILLERIE Notre brasserie contemporaine

D’un petit déjeuner enchanté à un déjeuner épicurien jusqu’à un dîner de grande tradition française, la Distillerie vous fait partager à chaque moment de la journée, le plaisir de la gourmandise. Ouvert tous les jours de 6h30 à 22h30, la Distillerie est un lieu de partage et de convivialité où nos compagnons vous proposent une cuisine de tradition issue de leur savoir-faire culinaire. Le week-end, moment propice à la détente et aux agapes, poussez les portes de la Distillerie et venez découvrir notre brunch épicurien chaque dimanche.

LES FOUDRES Notre restaurant gastronomique

Des confins d’un ruisseau à la rive de l’estuaire, de notre Charente d’eau douce à celle maritime, notre territoire vit au fil de l’eau, une eau de vie. Des richesses de sa terre, du travail insatiable de nos anciens, notre terroir est une ode au voyage. Au sein de ce bâtiment chargé d’histoire, et sous ces foudres centenaires, nous vous invitons à rencontrer les hommes qui font notre terroir, le cultivent et le magnifient. Bien plus qu’un repas, notre chef Marc-Antoine Lepage présente ici les producteurs de notre région, la mémoire collective de leurs traditions et la transmission de leur savoir-faire ancestral. Comme des écluses au fil de la Charente, chaque plat est une pause ouvrant vers de nouveaux horizons, offrant de nouvelles découvertes vers ce patrimoine immatériel qu’est notre gastronomie…

Le 1838 Le paradis du Cognac

Bar Jazz, situé dans l’ancienne tonnellerie de la maison Monnet, «le 1838» offre quelques 400 références de cognac issues de plus de 40 maisons mais aussi une large carte de spiritueux et de champagne que notre sommelier, Grégory Mio, a sélectionné avec exigence et passion. Chaque soir, Adrien Charpentier, notre chef barman, vous fait découvrir ses dernières créations accompagnées par les notes jazzy de ce bar déjà intemporel. Tous les Jeudis soirs, «Le 1838» accompagne les artistes de notre région venant se produire sur notre scène.

ANGÉLIQUE CAFÉ Le café gourmand

L’angélique «l’herbe des anges» présente dans notre région depuis la nuit des temps donne son nom à notre bar à friandises. Véritable café gourmand, l’angélique café propose une sélection exclusive de bonbons anciens venant de tout l’hexagone. Chaque jour, notre Chef Pâtissier y présente ses gourmandises rehaussée par la suave douceur de nos thés dénichés par l’enseigne parisienne «le Parti du Thé» et une élégante sélection exclusive de cafés de notre torréfacteur rochelais, les cafés Merling. Si la gourmandise avait un royaume, elle ferait de l’Angélique café son paradis !

Hôtel Chais Monnet 50 Av Paul Firino Martell 16 100 Cognac

05 17 223 223 //contact@chaismonnethotel.com// www.chaismonnethotel.com

 

 

 

Une Mercedes franco-allemande à Margaux

Une Mercedes franco-allemande à Margaux

Le propriétaire de ce domaine réputé de Margaux adore les voitures allemandes des années 60-70 en avance sur leur temps. Et en particulier cette Mercedes 300 SEL dessinée par un styliste français.

Chateau Siran / Edouard Miailhe

Chez lui ça n’est pas du snobisme, mais un réel plaisir d’être au volant : Edouard Miailhe adore rouler tous les jours dans sa superbe Mercedes. Néanmoins,  détrompez vous, il ne s’agit pas de la dernière énorme Classe S bourrée d’aides électroniques à la conduite. Non, plutôt d’une antiquité. Une vieille 300 SEL de 1970 encore vaillante pour ses artères où coule du super 98 pour alimenter un V8 injection de 3,5 l qui  peut dégager 200 chevaux. Fauché, le propriétaire de Château Siran ? Obligé de faire durer ses voitures jusqu’à l’épuisement ? Vous n’y êtes pas. Il dispose aussi d’un Range Rover récent pour se déplacer.  Edouard Miailhe est en fait un esthète mâtiné d’un nostalgique.

Une Mercedes franco-allemande à Margaux
Une calandre imposante par son style, ses blocs phares, et ses chromes rutilants.

Tout jeune, il a baigné dans le bonheur de vivre au milieu des vignes familiales de Château Siran, et à bord de voitures de rêve. “Celles de mon grand-père passionné de belles américaines, dont une Cadillac que l’on a précieusement conservée, et celles de mon père qui adorait les Mercedes.” Etonnez vous qu’en 2007 le sort l’ait désigné au sein de la famille pour reprendre à la cinquième génération ce Margaux réputé. Et qu’il soit toujours amoureux de superbes autos. Mais les siennes, maintenant. Comme cette Mercedes achetée d’occasion en 1997 à une époque où, avec les limitations de vitesse, ce « paquebot des autoroutes » qui avalait tranquillement du bitume durant des heures à 200 km/h n’intéressait plus grand monde.

Une Mercedes franco-allemande à Margaux
L’ intérieur cossu fait très années 70 avec boiseries, cuir-velours bleus, et filets vide poche.

D’autant qu’ après 27 ans d’existence, ce genre de vieille dame perd toujours son attirance face aux nouveaux modèles. Sauf chez Edouard Miailhe  “Quand j’étais môme,  mon père avait une 280 SEL 6 cylindres qui m’impressionnait déjà beaucoup par sa ligne, sa grande surface vitrée, son confort et son habitabilité pour nous à l’arrière. J’ai donc retrouvé la même que lui, mais propulsée par un V8 encore plus puissant ! J’aime les autos allemandes des années 60-70 car elles étaient techniquement en avance, avec l’injection, le freinage ABS, la fermeture centralisée des portières. L’élégance de sa carrosserie tenait aussi à un petit détail qui m’amuse beaucoup. Aucune trappe à essence ne dénature le galbe des ailes arrières : elle est cachée derrière la plaque d’immatriculation basculante ! De plus , la fiabilité de ces Mercedes, et leur finitions luxueuses étaient  très au dessus de ce qui se faisait à l’époque.»Effectivement, quand on s’installe au volant, ce côté cossu germanique très sobre des seventies saute aux yeux.

Une Mercedes franco-allemande à Margaux
Un tableau de bord sobre, efficace et esthétique avec son anneau de klaxon chromé sur le volant.

Deux gros cadrans sur une planche de bord bois et cuir bleu, énorme volant avec le klaxon en anneau inox, sièges en velours bleu à rayures, à la fois confortables tout en étant fermes : à l’époque les Mercedes avaient des rembourrages non pas en mousse  mais en crin ! Et le ronronnement du V8 aux accélérations discrètes vous emmenait d’un trait sans fatigue sur l’autoroute du sud de Paris à Marseille qui venait de s’achever. D’autant que sa suspension hydropneumatique à compresseur avec correction d’assiette en dirigeant l’air vers l’avant ou l’arrière,  rivalisait avec celle de la DS et des Rolls qui avaient adopté le brevet Citroën. Cette 300 SEL faisait donc partie des reines des autobahn au long cours. « Mon rêve, confie Edouard Miailhe, serait de dénicher la même dans sa version 450 SEL au V8  6,9 l de 286 ch, celle avec laquelle Lelouch avait réalisé son film de la traversée de Paris à 225 km/h jusqu’en haut de Montmartre au petit matin ! »

Boris Bracq devant sa « clinique » où la 300 SEL d’Edouard Miailhe s’est refait une santé.

Un bolide qui grattait même les Porsche 911 !  Si bien que la 450 SEL était la voiture de prédilection des pilotes de Formule 1 en dehors des circuits. Mais si cette Mercedes reste aujourd’hui un grand classique par sa ligne à la fois sobre et élégante, elle le doit sans doute au fait qu’elle est aussi française par le génie de son dessinateur, le designer Paul Bracq ! Durant ses dix années au bureau de style Mercedes entre 1957 et 1967, ce Français prolifique (qui passera ensuite chez BMW puis Peugeot) a aussi donné naissance à un mythe automobile, le coupé Mercedes Pagode. Et devinez où Edouard Miailhe a fait restaurer sa Mercedes 300 SEL ? Dans une « clinique » ouverte en 2014 à Bordeaux par un certain Boris Bracq : à 48 ans, il redonne une santé aux voitures crées par son paternel !  « Que voulez vous, quand j’avais 4 ans, j’accompagnais mon père qui restaurait des Bugatti dans l’atelier du  fameux carrossier Lecocq, ça vous marque. Et à l’age de dix ans j’en ai fait autant à mon tour ! »

Une Mercedes franco-allemande à Margaux
Dans la cuverie de Siran, un grand cru 300 SEL.
LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

MERCEDES AMG CLA SHOOTING BRAKE : CA DÉPOTE !

Mercedes AMG CLA Shooting Brake : ça dépote !

Avec sa nouvelle AMG CLA Shooting Brake, Mercedes lance une jolie bombe sur la route. Rallongée de 4,8 cm , élargie de 5,3 cm et rabaissée de 2 mm, sa superbe silhouette surbaissée effilée vers l’arrière est encore mieux proportionnée et bien assise sur ses 4 roues motrices qui font passer les 306 chevaux de feu de son 2 litres turbo survitaminé. Le joli break familial tranquille se transforme alors en voiture de sport hallucinante. Avec toutes les dernières aides electroniques à la conduite qui la colle à la route et la high tech Mercedes avec le tableau de bord à la grande dalle numérique qui vous parle et vous répond…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                      Le vignoble de Siran

“Le meilleur millésime depuis 1947 !” Non seulement  grâce à sa position en hauteur sur le plateau de Margaux, Edouard Miailhe est passé à travers le gel et la pourriture qui ont ravagé le vignoble du Médoc en 2017. Mais il a fait le plein, en quantité comme en qualité. Une satisfaction pour celui qui depuis 2007 a hissé Siran, dans la famille depuis 1859, au niveau des plus grands crus de Margaux alors qu’il n’en est pas un. Tout cela parce que l’ancien propriétaire,  l’anti-bonapartiste Comte de Toulouse-Lautrec, grand père du peintre, avait refusé de se plier aux procédures administratives du fameux classement de 1855 décidé par Napoléon III !

Etiquette de chateau siranChâteau Siran 2012, ce “Margaux appellation contrôlée” se la joue modeste sur l’étiquette, faute d’avoir été classé grand cru en 1855. Mais il exprime toute sa majesté une fois ouvert : onctueux sur le fruit et légèrement poivré avec une allonge d’arômes de sous bois.  La dominante en merlot arrondit harmonieusement, avec le temps, la puissance de ce Margaux qui devient soyeux et très gourmand lorsqu’on goûte un 2009. Et la proportion élevée de petit verdot, jusqu’à 15%, apporte ce rubis profond et cette finale épicée typiques de ce grand vin (29 €)

S de Siran 2012, ce deuxième vin en appellation Margaux provient de vignes plus jeunes de 5 à 15 ans tout en bénéficiant du même soin à l’élevage en barriques de 12 mois que le Château Siran. Plus vif, et légèrement épicé, c’est un bon vin de garde jusqu’à 7 ans. (18 €)

St Jacques de Siran, cet AOC Bordeaux Supérieur de l’extrémité du terroir sur des graves recouvertes d’argile par les alluvions de la Garonne est un vin complexe intéressant, très minéral, et au nez très poivré. (8,90 €)

                                                                      Profitez en pour visiter

*Le musée du vin de Château Siran ouvert en 2014. Plus de 7000 visiteurs par an découvrent dans les anciens chais des collections de vieux pichets avec des têtes de personnages célèbres comme Napoléon, de vieilles assiettes en faïence évoquant le vin, des pièces de l’antiquité vinicole. Ne manquez pas l’abri anti-atomique et sa porte blindée d’une tonne et 30 cm d’épaisseur, véritable bunker coffre-fort qui renferme maintenant tous les millésimes du château de 1912 à 2012 !

Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI et son musée
L’impressionnante collection de vieux pots à vin est une des curiosités du musée de Château Siran.

 

 

*Bayon-sur -Gironde, son église romane, son abside à 7 pans, et sur un impressionnant promontoire rocheux dominant la Gironde, les châteaux de Tayac et d’Eyquem.

*Château Loudenne, ravissante chartreuse XVII ème à St Yzans-de-Médoc avec jardins à l’anglaise descendant vers la Gironde, et musée dans les chais victoriens autour du travail de la vigne sur ce cru bourgeois.

* Blaye et sa citadelle construite par Vauban en surplomb de la Gironde pour bloquer l’accès de Bordeaux à la flotte anglaise avec, sur la rive opposée à Cussac, Fort Medoc où l’on rentre par la majestueuse porte Royale. La traversée en bac sur 6 km entre Blaye et le port de Lamarque est d’un dépaysement total.

La citadelle de Blaye construite au bord de la Gironde par Vauban pour bloquer l'accès à Bordeaux.
La citadelle Vauban de Blaye bloquait l’accès à Bordeaux par la Gironde (Alpha-Images)

*Soulac, petite ville balnéaire aux charmantes maisons basses en briques et bois du XIX ème, et sa basilique romane dans laquelle on n’entre pas, mais on descend ! Ce qui lui a valu d’être complètement ensablée avant d’être dégagée à la fin du XIX ème. Un petit train touristique mène jusqu’à la Pointe de Grave.

* Château du Bouilh, construit sur les plans de Victor Louis (architecte du Grand theâtre de Bordeaux). Il est resté inachevé avec ses curieux communs en hemicycle.

*Château Cos-d’Estournel, en venant de Pauillac sur la D2, ne manquez pas, au détour d’un virage en côte, l’apparition surréaliste des pagodes indiennes du toit de cette batisse construite ainsi au XIX ème par son fondateur en souvenir de ses clients en Inde où il exportait ce grand cru aujourd’hui propriété de Michel Reybier. Cet ex créateur de la marque Charcuteries d’Aoste y a fait édifié un splendide chais par l’architecte Jean-Michel Wilmotte.

Les pittoresques toits en pagode indienne du Château Cos d'Estournel.
Les pittoresques toits en pagode indienne du Château Cos d’Estournel surgissent des vignes.

 

*Port de Goulée, Saint Christoly-Médoc, charmants ports où accostaient les bateaux pour charger les barriques de vins au débouché des canaux construits par les Hollandais au XVIII ème pour assainir les terrains avec des vannes bloquant les remontées d’eau de mer.

*Château Margaux , majestueux avec son escalier et ses colonnades, la plus belle façade de château du Médoc construit en 1802 par l’architecte Combes, élève de Victor Louis. Visite des chais et de la cuverie de ce fameux Premier Grand Cru.

*La Tour Carnet, cette forteresse du XII ème à St Laurent-du-Médoc abrite un des 4 grands crus de Bernard Magrez. A noter que le musée de ses voitures anciennes et de ses Rolls avec lesquelles il fait visiter ses châteaux dans un circuit oenotouristique a maintenant élu domicile non loin de là dans son Cru bourgeois du Château Les Grands Chênes à Saint Christoly-Médoc .

Bernard Magrez et sa collection de Rolls à La Tour Carnet
Bernard Magrez et sa collection de Rolls à La Tour Carnet

*Bourg, on entre dans la ville basse par la rampe Cahoreau qui passe sous la porte de la Mer creusée dans le rocher, pour grimper par les ruelles jusqu’au château de la citadelle qui abrite un musée de calèches. Terrasse avec très belle vue à la fois sur la Dordogne, la Garonne et la Gironde. Un réseau de salles souterraines surplombe l’estuaire.

*Moulis-en-Médoc, son église romane aux fresques XII ème-XV ème et ses sarcophages mérovingiens.

Cordouan, le "Versailles des mers"
Cordouan, le « Versailles des mers »(Asa-Photos)

*Phare de Cordouan, en vedette au départ de la pointe de Grave à Port-Bloc, la visite du plus beau phare de France culminant à 67,5 m de haut, surnommé le « Versailles des mers » avec ses étages Renaissance auxquels on accède par un majestueux escalier circulaire de 311 marches, son portail monumental, l’appartement du Roi et la chapelle.www.phare-de-cordouan.fr

* Le Rigalet, charmant hameau aux petites maisons du XVIII ème au sud de Blaye.

*Château la tour de By, à Bégadan, au milieu des vignes de ce grand cru, montez en haut de cette ancienne tour de guet qui offre un somptueux panorama sur l’estuaire.

*Vertheuil , ancienne abbatiale du XI ème et son magnifique portail aux voussures ornées de statues.

*Saint Ciers-sur-Gironde et sa réserve ornithologique de 120 ha avec tours d’observation pour suivre les oiseaux sauvages et les migrateurs qui y font halte.

 

* Promenades en kayak sur la Gironde depuis St Vivien de Médoc : Kayak et découvertes (06 88 77 53 29) ou Médoc Explorer Canoë (06 88 77 53 29)

Consulter www.smiddest.fr

  

La résurrection d’un coach Peugeot à Chablis

Peugeot 601 DL coach aerodynamique de 1935

Le Chablisien ne renferme pas que des trésors de la vigne. En témoigne l’incroyable histoire de ce superbe coach Peugeot 601 DL de 1935. Il n’en reste plus que trois au monde ! Un moment d’exception …

Domaine La Meulière, à Fleys

Nicolas Laroche, Vincent Laroche et Marie Bordier

“Quand je serai grande, je serai goûteuse de vins ! ” Qu’on se le dise. A 11 ans, Marie Bordier savait déjà ce qu’elle voulait. “C’est une vocation qui m’est venue comme un coup de foudre en goûtant un extraordinaire Pommard 69” explique -t- elle. Et mes parents ne pensaient pas que c’était sérieux.”“Franchement, oui, reconnait aujourd’hui son père. D’autant qu’on n’a pas de vignes : je suis vétérinaire ! Et quand elle nous a fait cette proclamation un soir au cours d’un diner avec des amis, on lui a dit, “écoute ma petite, tu es en quatrième, passe d’abord ton bac et on verra après !” Mais finalement, c’est moi qui suis un peu à l’origine de tout ça. Car j’avais toujours l’habitude de donner à mes enfants une larme du vin qu’on buvait pour leur former le gout.”

Peugeot 601 DL coach aerodynamique de 1935
Tableau de bord laqué rehaussé de garnitures en bois, le grand chic !

Et arriva ce qui devait arriver : dès la seconde, Marie Bordier rentrait au lycée viticole de Beaune, bac, BTS, un an sommelière à Avignon, puis l’Ecole de commerce du vin à Arbois, deux ans au Chili pour un grand domaine, retour en France, et nouveau coup de foudre ! Pas pour une bouteille cette fois-ci, mais un vigneron, de père en fils sur le Chablis. “On peut parler de retrouvailles car on s’étaient connus au lycée de Beaune, puis perdus de vue !” sourit Vincent Laroche. Et voila comment en 2006, tous leurs invités ovationnaient les jeunes mariés repartant dans une splendide Peugeot “Coach aérodynamique” 601 DL de 1935.

Déniché en région parisienne, le coach Peugeot 601 DL avait triste mine avant sa restauration.

Un modèle rarissime avec seulement trois exemplaires “encore en vie” répertoriés aujourd’hui ! “Cette voiture de famille, on y est affectivement très attachés car elle fait partie de notre histoire”ne cache pas Marie Bordier. D’autant que son père l’avait achetée en triste état, entre la carrosserie rouillée, l’intérieur à refaire et un arbre de roué arrière cassé. “Mais j’ai toujours aimé les Peugeot d’avant guerre, dit il, et je recherchais ce coach très rare qui était typiquement à l’époque la voiture des concours d’élégance. Sa restauration complète a pris trois ans.”Une vraie résurrection pour cette automobile hors norme qui n’a guère dépassé les 130 exemplaires  produits en coach.

Son 6 cylindres en ligne 2148 cm3 de 60 ch la propulsait à 105 km/h.

Simple déduction : sur ce modèle fabriqué à l’unité, les pièces de bois sont numérotées 129. Or la fabrication de la 601 s’est arrêtée un mois après la livraison de celle-ci en 1935. Victime de sa durée de vie très courte qui n’a pas été au delà d’un an après 3999 unités vendues dans 17 versions différentes entre la berline allongée, dite en queue de castor pour son aérodynamisme, les cabriolets (258 ), les coupés, et les coachs qui étaient aussi des deux portes, mais avec vitre latérale en plus à l’arrière. Un échec qui sonnait le glas du haut de gamme pour Peugeot. La marque au lion, créée la première en France en 1896, s’était fait distancée avant la guerre de 14 par Renault avant que Citroën, parti en dernier en 1919, ne passe en tête à son tour. Et toute la gamme  601 était une tentative pour revenir dans la course.

 La Traction sortie la même année a éliminé la Peugeot 601

Comme un bon vin, cette Peugeot avait une belle allonge de son capot, due à la présence d’un tout nouveau six cylindres en ligne 2148 cm3 de 60 ch, qui lui donnait une ligne élancée inhabituelle dans cette marque de voitures populaires, un peu carrées et à 4 cylindres. La 601 n’était pas en pointe sur les p1030200-copie-2performances avec un 105 km/h maxi, mais Peugeot vantait la souplesse du moteur, son silence, sa sobriété, les roues avant indépendantes et le confort de son coach luxueux pour justifier un prix élevé de 36 000 F (équivalent à 25 000 €). Le catalogue de 1935 détaillait ainsi la voiture : “En départ arrêté, elle atteint le 100 km/h en 35 secondes. Un 601 berline avec 4 passagers a consommé 12,8 l/100sur le parcours Paris-Bordeaux aller et retour à 65 km/h de moyenne.” Et pour prouver son endurance, sous le contrôle de l’Automobile Club de France, deux femmes avaient parcouru sur le circuit de Montlhéry 2764 km en 24 heures ! Mais la 601 allait être balayée par une révolution, celle de la Traction Citroën sortie, elle aussi, en 1934, mais avec tout son cortège d’ innovations techniques qui donnaient un sacré coup de vieux à la concurrence. Et cette lutte Peugeot-Citroën se poursuivra encore en 1955 avec les lancements simultanés de l’austère 403 se télescopant avec l’exubérante DS, véritable ovni au milieu des voitures de l’époque comme la Frégate Renault, la 203 ou la Simca Aronde.

p1030212-copie-3Dans le garage du domaine La Meulière à Fleys, près de Chablis, Vincent Laroche et son frère Nicolas cajolent une autre voiture emblématique, une Dauphine Renault , la voiture la plus vendue en France de 1956 à 1967 à 2,150 000 exemplaires, et Marie Bordier l’ italienne mythique de la dolce vita, une Fiat 500 de 1973 : “J’y tiens comme à la prunelle de mes yeux, car c’est l’auto que j’ai eu pour mes 20 ans en 1996. Et je roule toujours avec !”Mais dans le même garage, tracteurs, enjambeurs et stock de bouteilles neuves nous rappellent qu’on est ici avant tout chez des vignerons depuis 1779. Même si avant, jusqu’en 1984, la famille cultivait aussi des céréales, et élevait du bétail pour vivre durant la période des “vaches maigres” du Chablis après la crise du phylloxera où l’on ne comptait plus en 1950 que 550 ha de vignes contre 5500 aujourd’hui.

Peugeot 601 DL coach aerodynamique de 1935
En 1935 sa ligne allongée lui a valu le nom de 601 DL coach aérodynamique.

“On est la 9 ème génération, et avec nous , le domaine est passé depuis 1993 de 11 à 25 hectares par replantage de nos parcelles en friches, et rachat de nouvelles, explique le frère ainé, Nicolas. L’homme des vinifications, au naturel curieux qui le pousse à expérimenter des élevages novateurs et des appellations audacieuses comme “Orgasme” pour exprimer la plénitude de ses vins. “Quand Marie nous a rejoint sur le domaine en 2005, nous nous sommes répartis le travail, ajoute Vincent Laroche : je m’occupe de la vigne, du commerce particuliers-salons, et elle, de la clientèle France, de l’export. Mais au moment des vinifications et des assemblages, nous goûtons tous ensemble pour confronter nos appréciations. Et une touche féminine apporte toujours de la finesse.”Preuve qu’à onze ans, la jeune Marie avait bien su lire son avenir dans un verre de Pommard…

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LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

PEUGEOT 2008 : ON CHANGE TOUT ET CA SE VOIT !

Peugeot 2008 : on change tout et ça se voit !

Le petit break surélevé de Peugeot sorti en 2013 fait sa mue pour se transformer en véritable SUV, le créneau automobile en plein boom aujourd’hui. Et contrer son rival leader en Europe dans les petits SUV, le Renault Captur. Mutation réussie. Avec son design extérieur audacieux, et son intérieur futuriste avec I-Cockpit en 3D, le 2008 sort du lot des SUV. Confort et tenue de route remarquable complètent le tableau…(lire la suite)

OENOTOURISME

                                                                          Mon vin préféré

Imprimer-“Les larmes de l’Oubli” 2012, élevé sans soufre pendant 36 à 40 mois dans des fûts de 5 ans qui donnent une attaque légèrement fumée, médaille d’or au salon des vignerons indépendants 2016 (15 €)

-1 er Cru Mont de Milieu “Les Gougueys” 2010, sur le meilleur côteau plein sud orgasme-copiedu domaine, ce vin complexe, issu de vieilles vignes de 65 ans, est à la fois crayeux et très floral avec des nuances de grillé, de brioché, et une allonge de cire d’abeille (20 €)

-« Orgasme » 2013, sur le même coteau avec des vignes enherbées qui souffrent plus, d’où un petit rendement de 17 hl/ha par rapport aux 50 autorisés, et une plus grande concentration des aromes. Toujours vendangé très tard pour obtenir une maturité maximum. Très solaire, ce vin a une allonge tendue poivrée, beaucoup de minéralité et une fraicheur légèrement épicée inhabituelle sur des vins jeunes (39 €)

www.chablis-meuliere.com

                                                                       Profitez en pour visiter…

*Chablis :

-Collégiale St martin

-Porte Noel

-Circuit en velo electrique à travers les chemins de vignerons et leurs panoramas époustouflants sur les côteaux www.bourgogne-decouverte.fr

*Le vieil Auxerre et ses rues à maisons à pans de bois:

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Les maisons à pans de bois du vieil Auxerre (S.Wahl)

-Cathedrale St Etienne

-Abbaye St Germain

-Tour de l’Horloge

-Places St Nicolas, du coche d’eau

-Quartier de la Marine

* Irancy Pour rejoindre ce petit bourg vinicole reputé, niché au fond d’un vallon, prenez la petite route bucolique D 362 au sud d’Auxerre en passant par les charmants villages de Champs sur Yonne, Bailly et Vincelottes

*Abbaye romane de Pontigny

*Grottes d’Arcy sur Cure

*Carrière souterraine d’Aubigny d’où était extraite dés l’époque gallo romaine une pierre calcaire tendre qui une fois à l’air libre, se durcissait en surface, et fut utilisée à Paris pour la construction de l’Opera, de l’Hotel de ville, de la Bourse. Une visite insolite.

Sous les arcades de la grande place de Noyers-sur-Serein.
Sous les arcades de la grande place de Noyers-sur-Serein.

*Mailly- le-Château, ancien bourg fortifié sur une colline aux rues pittoresques offrant une belle vue sur le canal du Nivernais

*Noyers sur Serein, petite ville médiévale avec ses places et ses rues à maisons à colombages en bois qui en font un vrai décor de film de cape et d’épée. Une séquence de la Grande vadrouille (celle de la nuit mouvementée à l’hôtel restaurant !) y fut tournée.

*Musée du tir bouchon à Beines

*Château de Beru

*Montréal, enfermé dans ses remparts, ce bourg du Moyen age vaut le détour pour ses vieilles maisons, les stalles incroyablement sculptées de son église et le panorama circulaire sur la vallée du Serein, et au loin les monts du Morvan

*Avallon, ville fortifiée sur un promontoir rocheux, ses remparts, ses portes, sa tour de l’Horloge, ses façades, son église romane St Lazare

La colline de Vezelay couronnée par sa basilique (S.Wahl)
La colline de Vezelay couronnée par sa célèbre basilique romane (S.Wahl)

*La vallée du Cousin, une route bucolique à souhait dans les bois où on longe cette rivière, ses rapides, ses moulins et qui debouche tout à coup au pied de la falaise fortifiée d’Avallon. Pour ne pas manquer cette balade magique, en venant d’Auxerre sur la N6, prenez avant Avallon à droite à Valloux, direction Vault –de- Lugny, Pontaubert

*Le prieuré de Vausse, son charmant cloître et son église transformée en bibliothèque

*Vezelay,”la colline inspirée” dominée par la magnifique basilique romane Ste madeleine sauvée de la ruine par le grand Viollet –le- Duc

*Joigny, petite ville pentue au bord de l’Yonne avec ses rues anciennes dominée par l’église St Jean , près du château renaissance des Gondi

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Copyright- Ville de Joigny

 

 

 

*Santigny, pour son très joli lavoir XVIII ème à plusieurs bassins sous un toit soutenu par des colonnes doriques

*Musée de l’automobile du château de Montjalin à Sauvigny-le-Bois où on découvre des voitures de chef d’état

*Tonnerre pour son Hotel Dieu médiéval et son immense salle des maladies à voûte en bois, le lavoir circulaire autour de la source vauclusienne de la fosse Dionne

*L’abbaye cistercienne de Clairvaux fondée en 1115 par St Bernard

*Les chateaux de Tanlay, et d’Ancy le Franc ex demeure de Louvois

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POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

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MEMBRE DES RELAIS & CHATEAUX

Equipe de la Côte Saint Jacques-

Gastronomie, bien-être et convivialité aux portes de la Bourgogne

Offrez-vous un moment de détente gastronomique à La Côte-Saint-Jacques et profitez de la vue exceptionnelle sur les rives de l’Yonne.Idéalement situé en bordure de rivière, le restaurant La Côte Saint-Jacques vous reçoit dans un cadre à l’élégance raffinée. Dès les portes passées, vous aimerez cet intérieur boisé et chaleureux, aux couleurs douces, et où quelques tableaux et bouquets de fleurs viennent habiller les salles …

Dépositaire d’un héritage qu’il tient de sa grand-mère puis de ses parents, le Chef doublement étoilé Jean-Michel Lorain orchestre la cuisine avec brio et vous propose une carte créative, toute en poésie et en gourmandise, qui évolue au fil des saisons. Vous craquerez volontiers pour l’Ile flottante au caviar, gelée d’ail noir et crème légère au raifort,  la noix de ris de veau au gingembre, rhubarbe et radis roses, la libre interprétation de la poire “Belle Hélène” mais aussi pour quelques grands classiques issus de l’imagination et du savoir-faire de Michel Lorain précieusement conservés sur la carte, comme la Poularde de Bresse à la vapeur de Champagne ou le fameux Boudin noir agrémenté d’une magnifique purée mousseline à l’ancienne…Avec le raffinement d’un service aux petits soins, le confort des chambres Relais & Châteaux****, et un espace Spa et Bien-Etre d’exception de 800 m², tous les ingrédients sont réunis pour composer un séjour de rêve !

Chambre à partir de 150 € à la Maison de Famille et à partir de 320 € au bord de la rivière

Menu à partir de 78 €

La Côte Saint-Jacques

Relais & Châteaux – Restaurant – SPA – Boutique

14, faubourg de Paris – 89300 JOIGNY (Bourgogne) France

tél. : +33 (0)3 86 62 09 70lorain@relaischateaux.comwww.cotesaintjacques.com

 

 

 

 

 

 

La Renault Vivastella des champagnes Gremillet

La Renault Vivastella des champagnes Gremillet

Jean-Michel Gremillet, et ses enfants Anne, Jean-Christophe

Le patron fondateur de cette grande marque de champagne dans l’Aube s’est passionné pour ce modèle prestigieux de Renault. A une période où la marque voulait rivaliser avec les luxueuses Delahaye.

C’était la grande époque ! Celle où la marque Renault incarnait en France le symbole de la voiture haut de gamme très prisée par les élites. Pour preuve : cette luxueuse limousine  Renault Vivastella de 1933, propriété du patron fondateur des champagnes Gremillet, n’a été fabriquée qu’à 192 exemplaires de 1929 à 1939. Et rien que son nom expliquait son caractère d’exception. Car depuis 1928, les Renault ne s’appelait plus par leur puissance fiscale ou leur 2 initiales, l6 CV NN,  JY, 11 CV KZ, HG etc…mais par des noms qui faisaient un peu plus rêver.

La Renault Vivastella des champagnes Gremillet
Le parebrise ouvrant faisait office de climatiseur dans l’habitacle, et le démarreur était au pied.

Dans la nouvelle symbolique des appellations de la marque au losange, Prima ou Mona signifiaient voiture à 4 cylindres, et Viva, gros moteur 6 cylindres en ligne, en l’occurrence ici un 3,2 l de 65ch souple et silencieux très apprécié des notables sensibles à son confort. Car à partir de 1929, Louis Renault avait rajouté au nom de certaines de ses voitures le suffixe stella jusqu’alors réservé à la prestigieuse Reinastella au 8 cylindres en ligne 7125 cm 3 qui se voulait concurrente des sublimes Hispano-Suiza ou Delahaye.  Une façon de faire entrer cette Vivastella dans le monde très sélectif et statutaire du luxe en la dotant très richement dans l’ambiance cosy de son habitacle tendu de velours soyeux. La Renault Vivastella des champagnes Gremillet

La Renault Vivastella des champagnes Gremillet
Les portes antagonistes s’ouvraient sur un vaste espace intérieur.

A Boulogne-Billancourt , les Vivastella bénéficiaient d’un régime spécial dans un atelier de montage à part. Et pour se démarquer des autres voitures de la marque, la Vivastella n’arborait pas sur sa calandre le losange bien connu, mais étincelante de chrome, une étoile à cinq branches. Et les splendides versions cabriolets et roadsters Vivastella Grand Sport à la ligne effilée contribueront à renforcer le prestige de cette auto.  Hélas, les années passant, avec l’évolution des modes après guerre, son étoile a pali comme beaucoup de voitures tombées dans l’oubli. Et la casse n’était plus très loin pour cette Vivastella.

La Renault Vivastella des champagnes Gremillet
Quand Renault offrait de vrais intérieurs de carrosse à ses clients de prestige…

Est-ce parce qu’elle l’avait impressionné dans ses souvenirs d’enfance que Jean-Michel Gremillet  a acheté cette voiture imposante, par nostalgie comme beaucoup de collectionneurs ? Peut être inconsciemment. Mais cet ex agent EDF self made man parti de rien, et aujourd’hui à la tête d’un vignoble de 42 hectares non loin du fameux terroir des Riceys dans l’Aube, n’est pas du genre romantique sentimental à s’épancher. Et il vous donne une autre explication plus terre à terre qui nous ramène en 1974 :  « C’est le hasard, dit il ! En faisant du stop pour aller passer mon permis de conduire, je suis tombé sur un automobiliste qui m’a parlé de sa vieille Renault Vivastella type PG 7 de 1933 à vendre. »

La Renault Vivastella des champagnes Gremillet
Son 6 cylindres en ligne emmenait cette Vivastella  type PG7 de notable à 110 km/h

« Affaire conclue pour 200 francs ! Je me suis dit que je la retaperai pour marier un jour mon fils (pas encore là !) avec cette auto. » Dix neuf ans plus tard, en 2000 Jean-Christophe Gremillet annonce à son père qu’il va se marier. Problème : depuis près de 30 ans, la Renault stockée dans un coin n’a toujours pas roulé ! Qu’à cela ne tienne. En 6 mois, le fonceur en tout, Jean-Michel Gremillet va lancer une restauration éclair. « Et en recherchant des pièces, je suis tombé sur une deuxième Vivastella, verte, à vendre. Pourquoi pas ! Je me suis dit que ça serait la voiture pour ma fille lorsqu’elle se marierait. » Ce qui est arrivé 8 ans plus tard !

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

NOUVEAU RENAULT CAPTUR : LE MÊME EN MIEUX

Nouveau Renault Captur : le même en mieuxEn cuisine comme en automobile, on ne change pas une recette qui marche. On l’améliore. Telle est l’option prise par Renault pour son Captur, le petit SUV urbain le plus vendu vendu au monde avec 1,5 million d’exemplaires depuis 2013 dans 90 pays, et bientôt fabriqué en Chine. Alors que son rival le nouveau Peugeot 2008 change tout, le dernier Captur préfère jouer la continuité. Comme pour la « nouvelle » Clio, une habitude chez Renault. C’est à l’intérieur que le changement apparait vraiment avec une qualité des matériaux en nette hausse, une nouvelle planche de bord et des équipements d’habitude réservés à des voitures haut de gamme…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                     MON VIN PRÉFÉRÉ

En 1978, lassé de son train-train, l’agent EDF jean-Michel Gremillet se lançait dans le champagne en reprenant les 20 ares de vignes de sa mère à Balnot sur Laignes dans l’Aube, puis en vendant ses premières 1000 bouteilles en 1984 avant d’en arriver aujourd’hui à 500 000 sorties de ses 42 hectares de vignes , dont 7 ha sur la fameuse appellation Les Riceys. Un long travail fruit d’une ténacité toujours là. « Sur un des beaux coteaux du village, j’ai racheté petit à petit 143 parcelles pour parvenir à 6 ha. Au début, j’ai du m’endetter. Et, pas de chance, 40 ans après je paie encore l’achat en viager d’une parcelle à un vigneron qui est parti pour finir centenaire !!! » Lever le pied ? Non. C’est plus fort que lui ,même si sa fille Anne et son fils jean-Christophe ont pris la relève : « C’est mon bébé, ma vie. A 63 ans je ne peux pas m’arrêter. Je ne suis pas du genre 2 de tension. Faut que ça bouge ! » Omni présent, il continue d’insuffler de nouveaux projets pour accroitre le renom de sa marque maintenant servie sur plusieurs compagnies aériennes dans le monde. Et dans des ambassades françaises : « A force de 30 à 40 appels téléphoniques par jour , se souvient il. Et jusqu’à 2 h du matin compte tenu du décalage horaire pour joindre les plus lointaines ! »

Cuvée Evidence, Brut 100 % Chardonnay : cette splendide sélection issue de 14 terroirs différents donne instantanément en bouche un puissant fruité tout en finesse sur un très léger boisé après 6 mois d’élevage en fûts (45 €)

Rosé vrai Extra brut 100% Pinot noir : ce rosé de saignée macéré avec les peaux présente une robe foncée prélude à une belle robustesse tout en jouant de la finesse sur un bouquet d’arômes de griotte, myrtille,framboise-groseille (38€)

www.champagnegremillet.fr

                                                                PROFITEZ EN POUR VISITER…

*Sur place chez Gremillet, outre la collection de voitures anciennes, ne manquez pas le Clos Rocher et sa cadole circulaire en pierres où l’on peut déjeuner avant la visite du cellier, « l’Arboretum des Vaucelles » qui abrite autant de conifères de diverses origines que de pays où le champagne Gremillet est consommé : 82 !  Et la cabane de l’Arboretum où l’on découvre les différentes espèces d’oiseaux, de papillons et de fleurs de la région.

*L’abbaye cistercienne XII éme siècle du Val-des Choues, un endroit extraordinaire qui surgit, au détour d’un long chemin dans la forêt de Chatillon, au coeur d’un vallon verdoyant au milieu d’une clairière. Le bâtiment, avec son immense cour carrée est aujourd’hui un centre de chasse à cour avec une meute de 150 chiens, et un musée de la vénerie.

*Chaource, sa célèbre fromagerie, son musée du fromage, son église St Jean-Baptiste véritable musée de la sculpture médiévale et sa mise au tombeau en pierre polychrome joyau de l’art troyen du XVI ème

Vieilles maisons à pans de bois à Troyes
Vieilles maisons à pans de bois à Troyes

*Le Troyes ancien avec les plus importantes ruelles à maisons de bois en France, l’église Ste Madeleine et son célèbre jubé en dentelle de pierre gothique flamboyant, ses magasins d’usine à prix cassés Marques avenue et Mc Arthur Glen, l’Hôtel de Mauroy magnifique édifice médiéval abritant le musée des outils et du compagnonnage, l’Hôtel Vauluisant et ses deux tourelles, l’ex évêché du XVI ème aujourd’hui musée d’art moderne avec l’extraordinaire donation de 2000 tableaux par l’industriel troyen Pierre Levy (Lacoste), riche en Derain, Courbet, Dufy, Cezanne, Vlaminck, Braque…

*Tonnerre pour son hôtel Dieu médiéval et son immense salle des malades à voûte en bois, le lavoir circulaire autour de la source vauclusienne de la fosse Dionne

Fosse Dionne à Tonnerre
La fosse Dionne et son lavoir à Tonnerre

*L’abbaye cistercienne de Clairvaux fondée en 1115 par St Bernard

*Le lac de la forêt d’orient avec sa réserve ornithologique et les nombreux oiseaux migrateurs qui y font halte

* Essoyes et sa célébrité locale : le peintre Renoir. Conquis par la beauté du village de son épouse, il y acheta une maison (devenue un musée) et y installa son atelier où la campagne alentour lui inspira nombre de tableaux

*Les chateaux de Tanlay, et d’Ancy le Franc ex demeure de Louvois

Le château de Tanlay (Photo Emmanuelle Vignes)
Le château de Tanlay (Photo Emmanuelle Vignes)

*Chatillon sur Seine pour ses ruelles en escalier montant jusqu’à la terrasse de l’église Ste Vorles du XI ème, et le musée archéologique avec son fameux vase grec en bronze de Vix , d’une dimension hors du commun (1,64 m de haut), retrouvé dans une nécropole princière non loin de là datant de 500   ans av. JC

* Et pour les enfants, Nigloland à Dolancourt, le deuxième plus grand parc d’attraction en France après Disneyland avec plus de 500 000 entrées par an à 2 h de Paris

 

 

 

 

Peugeot 301, une belle lionne à Saint-Emilion + la nouvelle 208

Peugeot 301, une belle lionne à Saint-Emilion

Laurent Lusseau / Château Lusseau

Il ne reste plus que 4 exemplaires de cette limousine de 1933. Un grand cru qui vieillit tranquillement dans le garage de son heureux propriétaire également directeur technique du prestigieux Château Pavie. 

Comme son Saint-Emilion premier cru, elle sort de l’ordinaire.  Toute en rondeur aussi, et avec sa belle « robe » bicolore d’un autre âge, sa 301 Peugeot de 1933, fait tourner bien des têtes sur son passage  ! « J’aime les voitures familiales de cette époque pour leur rareté, explique Laurent Lusseau exploitant du vignoble du même nom. Et pour leur allure qui déclenche la sympathie sur les routes. La preuve : à bord de cette auto qui ne roule pas très vite, jamais je ne me fais klaxonner par des gens impatients derrière car elle inspire le respect. »

Peugeot 301, une lionne à Saint-Emilion
Un habitacle à la Peugeot : chic et sobre.

A sa sortie des usines de Sochaux en mars 1932, elle a suscité une grande curiosité pour être la première Peugeot avec suspension avant à roues indépendantes. Les publicités mettaient en avant cet atout où la voiture passait dans des chemins défoncés ou grimpait sur des trottoirs sans encombre. On y vantait sa maniabilité, sa tenue de route améliorée et le confort du conducteur qui n’était plus secoué par les vibrations du volant !  Se calant sur la stratégie commerciale de Citroën devenu le premier constructeur automobile français en ayant démarré le dernier en 1919 (alors que Peugeot avait été pionnier en 1897), la marque au lion a aussi décliné sa 301 en une dizaine de carrosseries différentes pour toucher le maximum de public.

Peugeot 301, une lionne à Saint-Emilion
La Peugeot 301 en version familiale de 4,67 m était rallongée d’une grosse malle.

Montées sur un chassis à structure tubulaire , elles en offraient pour tout le monde : berline, coupé, cabriolet, break commercial, coach, taxi, boulangère, ou limousine familiale 7 places à 6 glaces latérales et malle arrière. C’est ce modèle immatriculé fin 1933, la 301 LR  N8 F de 4,67 m de long, que Laurent Lusseau a déniché en 2008 du côté de Montargis à la suite d’une annonce. « Elle était nickel. Je n’ai rien fait dessus et elle tourne comme une horloge ! »  Après avoir appuyé sur une quatrième pédale ( le démarreur électrique au pied !) son 4 cylindres 1465 cm3 à soupapes latérales et 3 vitesses de 35 ch emmène ses 1193 kg dans un joyeux tintamarre à 90 km/h .

Peugeot 301, une belle lionne à Saint-Emilion
Devant la banquette 3 places, 2 passagers pouvaient être rajoutés sur les strapontins dépliables.

Et ses 7 passagers confortablement installés : 3 à l’arrière sur une large banquette-canapé avec accoudoirs, 2 à l’avant, et 2 supplémentaires en dépliant les strapontins au milieu. Mais à partir de 1934, par souci d’économies, le nombre de carrosseries sera réduit à trois. Exit les jolis coupés et cabriolets. En septembre 1934 sortira une nouvelle version de la berline : la 301 D à la ligne plus fluide et au curieux arrière galbé avec malle intégrée qui lui vaudra le surnom de « queue de castor ». Mais ce rajeunissement de la voiture ne suffira pas à la relancer. Car en mars de la même année vient d’éclater une révolution : la sortie de la Traction avant Citroën qui donne un coup de vieux à toutes les voitures de l’époque par sa conception.

Peugeot 301, une belle lionne à Saint-Emilion
Un avant très aérodynamique avec refroidissement par la calandre et des volets d’aération latéraux.

Comme son moteur entrainant directement les roues avant supprime le classique arbre de transmission vers les roues arrières, la Traction Citroën est plus basse avec un meilleur aérodynamisme et une tenue de route sans égal accentuée par ses 4 roues indépendantes. Pour Peugeot et Renault c’est un coup dur. La 301 à la caisse surélevée et suspensions à lames de ressorts aura du mal à s’en remettre. Et la production s’arrêtera déjà au bout de 4 ans en 1936 avec 70 497 exemplaires sortis. Aujourd’hui, cent vingt sept 301 en circulation sont encore répertoriées. Dont  seulement 4 limousines comme celle de Laurent Lusseau à Saint-Emilion. Un grand cru 1933 qui continue de vieillir tranquillement dans son garage.

 

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

LA NOUVELLE PEUGEOT 208

La sage 208 de 2012 se métamorphose en une petite berline sportive au look musclé. Une révolution complète 4 mois après la sortie de sa rivale, la nouvelle Clio V qui n’a quasiment pas changé de l’extérieur. Et un atout pour la petite Peugeot qui rêve de ravir à la Renault sa place de Numéro 1 en France. La 208 s’allonge, s’élargit, et se rabaisse. Elle gagne en qualité à l’intérieur avec des matériaux flatteurs pour cette gamme de voitures, et avec une planche de bord attrayante dotée d’un poste de conduite i-cockpit avec affichage en relief comme un hologramme laser ! Et cette 208 vit une nouvelle révolution avec une version 100% électrique de 136 ch donnée pour 340 km d’autonomie…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                   MON VIN PRÉFÉRÉ

Un bijou, ce Saint-Emilion grand cru 2015 à la robe pourpre engageante, aux arômes charmeurs par leur bel équilibre, et soyeux à souhait en bouche. Ses 20% de Cabernet franc et 10% en Sauvignon le charpentent élégamment sur un fruité subtil, et ses 70 % de Merlot lui donnent une rondeur qui se prolonge sur une interminable allonge de velours. Issu des 2 ha en grand cru sur les 10 du discret domaine familial, ce vin peu connu vaut le détour par St Sulpice de Faleyrens. (25 €)

 

                                                                PROFITEZ EN POUR VISITER…

*SAINT-EMILION

Le plus beau, et le plus réputé village du Bordelais. Accroché sur sa colline, au milieu d’un océan de vignes, tel un fier navire dont le mat domine l’horizon : la flèche du clocher de 4500 tonnes bâti au dessus de l’ église monolithe la plus vaste d’Europe. Avec ses 38 m de long et 20 m de large, elle a été taillée dans le rocher pendant 40 ans au XI ème siècle . Mais ses voutes de 11 m de hauteur sont moins élevées que celles de l’église souterraine d’Aubeterre-sur-Dronne (20 m) en Charente. Grimper les 196 marches du clocher offre en récompense des efforts un magnifique panorama sur la cité et son vignoble.

Le clocher au dessus de l'église troglodyte (photo Le Clech)
Le clocher emblématique de Saint-Emilion au dessus de l’église troglodyte (photo S.Le Clech)

*La tour du Roy , donjon carré du XIII ème qui offre aussi en complément une belle vue sur le village dans le sens opposé de celle du clocher

*L’ancienne église des Cordeliers et son cloitre . Le troisième beau point de vue sur St-Emilion où l’on voit à la fois le donjon et le clocher de l’église troglodyte

*La porte de la Cadène, spectaculaire avec sa voute en ogive entre une immense tour carrée et un bâtiment gothique. Elle jouxte la dernière maison à pans de bois du village. La porte de la Cadène, qui n’a rien à voir avec celles des fortifications, était inclue dans la cité. Son nom viendrait du gascon “cadena” signifiant la chaine qui la fermait en séparant la population noble de la ville haute de celle plus modeste de la ville basse.

Vue depuis le clocher vers la chapelle des au dessus de la place du marché.
Vue sur la place du marché de Saint-Emilion depuis le clocher, face à l’église des Cordeliers.

*L’église collégiale et son cloître. Bâtie entre le XII ème et le XV ème elle est une des plus imposantes de Gironde. Styles roman et gothique cohabitent jusque dans le magnifique cloître à double colonnades torsadées.

*Les anciennes halles au grain sur la place du marché où convergent toutes les ruelles de Saint- Emilion dont la fameuse en pente, le Tertre de la tente, avec son pavage chaotique.

*Les catacombes et leur nécropole avec à l’entrée une étrange coupole à double paroi dans laquelle grimpait un escalier . Autre curiosité : la grotte ermitage où vécut au VIII ème siècle St Emilion, le moine breton fondateur de la cité, et connu pour ses miracles. Un culte se développa autour de sa vénération avec la création de nombreux monastères qui accueillaient aussi les pèlerins de St Jacques de Compostelle.

La porte Cadène en haut de Saint Emilion
La porte de la Cadène en haut de la cité

*Dans les environs de Saint-Emilion :

 *Les deux châteaux forts de Puisseguin

*L’imposant château de Castegens à Belvès-de-Castillon où se joue chaque année le spectacle remémorant la bataille de Castillon qui marqua la fin de la guerre de Cent Ans contre les Anglais.

*L’église Notre-Dame de Tayac, bel exemple d’architecture romane qui surplombe les étendues de vignes.

*Montagne et ses moulins

 *Saint Hippolyte Sur le plateau de Ferrand dominant les vignes se trouve un château du XVII ème et des grottes aménagées dans des anciennes carrières monumentales.

*Saint-Sulpice-de-Faleyrens, témoin d’un lointain passé, en plus de son église romane, c’est là que se trouvait en bord de Dordogne le port de St-Emilion, dit de pierrefitte, du nom d’un menhir de 5 mètres de haut qui s’y dresse encore.

*St Michel-de-Montaigne, à 20 km de St-Emilion. Du château du célèbre philosophe reste la tour du XIV ème où il trouvait l’inspiration pour écrire. Reconstruit au XIX ème le château, très marqué Viollet-Le-Duc, possède une architecture originale avec un mélange de styles médiéval, Renaissance et néo-gothique

LIBOURNE et environs

 *Construite comme toutes les bastides du Moyen-Age sur le modèle à l’équerre des camps romains, l’ancienne place Royale de Libourne bordée d’arcades est le point central de la ville où se tient depuis 600 ans le marché le plus prestigieux de la région le mardi, le vendredi, et le dimanche.

La Grande place du marché de Libourne (Photo le Clech)
La Grande place du marché de Libourne entourée d’arcades (Photo S. Le Clech)

*L’Hôtel de ville, et son beffroi du XV ème, remanié dans un style néo-gothique. Belle cour intérieure

*Le musée des Beaux-Arts avec ses collections de Rodin, Princeteau ou Jordaens au deuxième étage de l’Hôtel de ville

*La tour Richard et la tour Barrée, vestige des anciennes fortifications en bordure des quais

Le grand escalier de l'ancienne caserne Proteau (Photo Le Clech)
Le grand escalier de l’ancienne caserne Proteau à Libourne. (Photo S. Le Clech)

*La chapelle Notre-Dame-de-Condat. Seul vestige du château de Condat, sa nef unique gothique présente une particularité : la présence à Bordeaux de Viollet-Le-Duc a permis de la revêtir des mêmes peintures que celles de la Sainte Chapelle à Paris !

*La caserne Proteau, ex école de gendarmerie, et son splendide grand escalier de pierre. Les bâtiments vont être transformés en hôtel de luxe.

*Abzac, son château XVII ème à l’imposante cour carrée entourée de cinq bâtiments à toiture périgourdine s’ouvre sur son vignoble. Et la terrasse du château domine la rivière avec à ses pieds un imposant moulin barrage du XVIIIème.

Le parc en terrasses du château de Vayres qui domine la Dordogne.
Le parc en terrasses du château de Vayres qui domine la Dordogne.

*Le château de Vayres, un des plus beaux monuments d’Aquitaine, est un balcon sur la Dordogne avec ses jardins à la française, qui descendent jusqu’au bord du fleuve. Son architecture conjugue harmonieusement Moyen Age, Renaissance et classicisme du XVII ème.

*Le Moulin de Porchères Construit en pierres de taille en 1850 dans un cadre bucolique sur l’Isle qui se jette à Libourne dans la Dordogne, il est un des derniers moulins à avoir conservé toutes ses machines de minoterie.

*Guitres A voir, l’abbatiale romane Notre-Dame , perchée sur son rocher surplombant la vallée de l’Isle, est une des plus grandes de Gironde. Elle surprend par ses dimensions et sa charpente du XV ème en forme de coque de bateau renversée. Autre détour qui vaut la peine : la gare-musée construite en 1875 d’où part encore pour une promenade en forêt un vieux train à vapeur avec des wagons de 1900 aux banquettes en bois.Guitres-Train touristique-CCordonatto-CATY1189 - copie

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Une expérience unique et hors du temps au coeur du village de Saint-Emilion

Hôtel 5 étoiles et La Table de Plaisance doublement étoilée

Pour les amateurs de rallye-promenade en voitures anciennes, l’Hostellerie de Plaisance répond à leur première préoccupation : pouvoir garer en lieu sûr leurs belles autos dans un parking fermé en plein coeur de Saint-Emilion aux ruelles étroites. Vous pourrez ensuite déguster tranquillement quelques grands crus dans le cadre exceptionnel de l’Hostellerie de Plaisance, où la famille Perse vous accueille dans sa maison élégante et décontractée, avec une vue imprenable sur les vignobles et le village médiéval inscrit au patrimoine de l’Unesco, un vrai bijou.

La décoration intérieure excelle dans l’art de mêler raffinement et confort. Au restaurant, laissez vous guider par le chef et sa cuisine inspirée, au fil des saisons, par les produits du marché et les trésors fournis par les éleveurs régionaux.

Hostellerie de Plaisance

5 place du Clocher

33 330 Saint-Emilion

05 57 55 07 55

contact@hostelleriedeplaisance.com

www.hostelleriedeplaisance.com

 

 

 

 

Un fana de Porsche 911 à Vosne-Romanée

Un fana de Porsche 911 à Vosne-Romanée

Vincent Mongeard / Domaine Mongeard-Mugneret

Dans le garage de ce vigneron Bourguignon, l’alignement de ses Porsche 911 résume à la fois sa passion pour la course, et l’incroyable histoire de ce modèle. Plus que jamais mythique avec 56 ans au compteur. 

Sa première Porsche, Vincent Mongeard,  vigneron à Vosne-Romanée s’en souviendra encore longtemps. Car pour lui qui avait eu une 2CV comme première voiture, elle a changé sa vie.  Par surprise : «En faisant une livraison de vin, je rencontre un ancien copain d’école devenu aussi vigneron, et on finit la soirée au casino de Santenay-les-Bains. Bingo, je gagne 80 000 francs ! Et du coup, j’ai pu me payer ma première Porsche d’occasion, une 911 2,4 l S de 1972. » Sa première dit il. Car ensuite, pris du virus de la course, d’autres vont se succéder, à chaque fois un peu plus puissantes. Dont une 311 3 litres SC de 215 ch de 1981 achetée en 2017 pour courir des rallyes. Et aussi une GT 3 Cup de 300 ch avec laquelle il remporte la Coupe de France des circuits en 2009.

Un fana de Porsche 911 à Vosne-Romanée
Un profil unique dans l’histoire automobile dessiné par le petit fils de Ferdinand Porsche.

« Je préfère une propulsion comme la 911 car on peut la faire glisser dans les virages en jouant de l’appel-contre appel. » Au final, 3 Porsche 911 s’alignent aujourd’hui dans son garage. Et même s’il aime rouler allemand, il s’affiche fier d’être Français : « J’en ai une bleue, une blanche et une rouge ! » Mais sa préférée est cette 911 2,5l ST rouge  de 1969 à double allumage, gonflée à 250 ch pour propulser ses 960 kg. « C’est en 1969 que j’ai déniché cette pièce rare venue d’Autriche : une voiture d’usine qui n’avait jamais été commercialisée jusque là. Et avec elle, en 2015, j’ai décroché le titre de Champion de France en VHC (Véhicules historiques de Compétition).

Un fana de Porsche 911 à Vosne-Romanée
Etincelant de puissance avec 250 ch, le légendaire Flat 6 à double allumage refroidi par sa turbine.

Bref, feuilleter sa vie de vigneron bourguignon porschiste revient à passer en revue l’histoire et les métamorphoses successives de cette voiture toujours mythique avec 56 ans au compteur, plus d’un million d’exemplaires vendus, et une huitième génération qui arrive en 2019. La première en 1964, à la ligne inimitable dessinée par le génial styliste Butzi Porsche , petit fils de Ferdinand Porsche (créateur de la Coccinelle Volkswagen) n’avait plus rien à voir avec le look vieillissant de la Porsche 356 lancée en 1948 par son père Ferry Porsche.

Un fana de Porsche 911 à Vosne-Romanée
Ramassée sur l’arrière, une dévoreuse de bitume prête à bondir : la 911 2,5 l ST

Et sous le capot, le moteur toujours en porte à faux arrière, passait du quatre cylindres à plat culbuté refroidi par air dérivé de la Cox à un plus élaboré 6 cylindres à plat de 2 litres à 4 arbres à cames en tête, toujours refroidi par air, de 130 ch-210 km/h. Avec un bond à 170 ch en 1968 grâce au remplacement des carburateurs par l’injection. Ce moteur hors du commun était conçu par un certain Ferdinand Piëch, fils de la fille de Ferdinand Porsche, et futur patron en 1993 de la marque Volkswagen créée par son grand père ! Dans l’invraisemblable destinée de cette dynastie automobile, Piëch aura été en éternelle hostilité avec ses cousins Porsche, jaloux du retentissement des victoires de ses voitures au Mans  qui en faisaient tout naturellement le successeur de Ferry Porsche. Mais lassé de ces querelles, « Ferry » décidait en 1972 qu’il n’y aurait plus un membre de la famille à la tête de Porsche !

Un fana de Porsche 911 à Vosne-Romanée
Même avec un intérieur dépouillé pour la course, une 911 reste fascinante…

Ulcéré, Piëch est parti prendre sa revanche chez Audi dont il a fait une grande marque auréolée des victoires en rallye de sa nouvelle invention, les fameuses Audi Quattro. Mais la guerre a repris début 2008 avec la famille Porsche. Quand le petit constructeur a lancé une opa sur le géant Volkswagen dirigé par Piëch  qui renversera la situation en rachetant finalement Porsche, mis à mal par la crise financière de fin 2008, et asphyxié par son surendettement pour financer ce raid avorté !!! Fin de cette séquence retour vers le futur…Son fameux « Flat 6 » au rugissement métallique si reconnaissable, Ferdinand Piëch allait progressivement le faire évoluer jusqu’à atteindre la limite physique sous le capot de 3,6 l 272 ch/270 km/h en 1993.

Un fana de Porsche 911 à Vosne-Romanée
En course les concurrents n’ont souvent vu que l’arrière de sa Porsche 911 ST…

Avant d’être dopé ensuite par des turbos pour gagner de la puissance supplémentaire jusqu’à 450 ch, et 580 ch avec la Turbo 3,8 l sur des moteurs refroidis par eau à partir de 1993, et à la cylindrée réduite à 3,4l puis 3l dans le but de consommer moins.Pour accueillir davantage de chevaux à bord, et améliorer sa tenue de route avec de très sophistiquées suspensions pilotées, la 911 deviendra de plus en plus volumineuse au fil de ses 50 ans d’histoire, et y perdra la finesse initiale du coup de crayon de Butzi Porsche. Tout en gardant ce profil fastback légendaire. Et si caractéristique de cette auto qui aurait du s’appeler 901 si Peugeot ne s’y était pas opposé. Car le constructeur de Sochaux avait déposé un titre de propriété sur tous les chiffres avec un 0 au milieu qui servait initialement à introduire la manivelle de démarrage ! Mais on attend toujours la 901 française…

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

La nouvelle Porsche 911 de la huitième génération

Désolé pour vous chers abonnés, mais vous ne pourrez pas tester comme prévu la nouvelle  911 :  Porsche-France est le seul, de tous les constructeurs automobile présents sur vinsetvintage.fr, à ne plus vouloir apporter son concours avec ses voitures d’essai au premier site des passionnés de voitures anciennes et de bons vins pourtant suivi par plus de 45 000 fidèles chaque mois…..Et merci à toutes les autres marques qui ont compris l’intérêt de figurer sur ce site unique en son genre.

OENOTOURISME

                                                                   MON VIN PRÉFÉRÉ

« J’ai toujours eu de la chance, avoue Vincent Mongeard. En course, dans la vie, et dans les vignes ! » Dans cette famille de vignerons à Vosne-Romanée depuis 1625, lui, à la onzième génération a métamorphosé le domaine.  Dans une région  connue pour le morcellement de son vignoble, il a fait passer le sien de 12 à 30 hectares répartis sur 35 appellations ! « J’ai cherché à avoir des vins moins cotés pour élargir ma gamme de prix en rachetant, dans les années 80 où le foncier était encore accessible,  des vignes sur Savigny, Fixin, Pernand-Vergelesses, Beaune. Et depuis 2008, les grands crus et certains premiers crus sont passés en culture bio pour préserver ces prestigieux terroirs.

Vosne-Romanée  1er Cru en Orveaux 2015  : Issu d’une parcelle  bien ensoleillée à côté des réputés Echezaux, ce vin charnu au rubis profond dégage un riche bouquet d’arômes sur une dominante de fruité griotte-cassis qui envahit très vite le palais avec une belle générosité dans l’allonge portée par des tanins très fins. (58,50 €)

Fixin 2015 : un vin charmeur avec sa belle robe foncée, tout en rondeur et au fruité intense marqué sur la framboise qui se marie agréablement à la minéralité du terroir perceptible dans un délicieux fumet de pierre à fusil. (23,50 €)

                                                                PROFITEZ EN POUR VISITER…

*Beaune, ses vieilles halles médiévales où ont lieu chaque année les fameuses ventes aux enchères à la bougie des vins des Hospices de Beaune, son Hôtel Dieu, fondé en 1443, merveille de l’art burgondo-flamand et sa grande salle des malades de 72 m de long avec l’enfilade des lits à colonne et la magnifique voute de bois en carène de navire renversée , le musée du vin de Bourgogne dans l’ancien Hôtel XV ème des ducs de Bourgogne.

Cour des Hospices de Beaune-Photo François Vauban
Cour des Hospices de Beaune-Photo François Vauban

*Nuit St Georges, la capitale de la Côte à laquelle elle a donné son nom, son église romane St Symphorien et sa rare cage d’escalier tournant du XVI ème dans un étonnnant cylindre ajouré en bois, le beffroi de l’Hotel de ville et l’hopital St Laurent du XVII ème.

* La verdoyante route panoramique entre Nuit-St Georges, Bruant, plongeant ensuite sur Bouilland et ses cirques rocheux aux collines boisées

*Le fameux château du Clos de Vougeot, son grand cellier du XII ème où ont lieu les cérémonies de la Confrérie du Tastevin, ses quatre énormes pressoirs du moyen age, le dortoir des moines et sa spectaculaire charpente.

Cérémonie du taste vin dans la salle du pressoir du Clos Vougeot
Cérémonie de la Confrérie du Taste vin dans la salle du grand pressoir au Clos Vougeot

*Un bijou méconnu niché dans un écrin de verdure au fond d’un vallon éloigné de tout, mais qui vaut le détour : le Château de Soussey-sur-Brionne, non loin de Pouilly en Auxois, réserve une belle surprise avec son corps de logis Renaissance, sa tour pigeonnier, et son exceptionnel donjon du XIIIème sur trois étages en voutes gothiques sur un pilier central où décors et personnages vous plongent dans la vie des seigneurs du Moyen-Age. Visites guidées du 1er juillet au 18 août et du 1er au 15 septembre. Tel : 06 80 14 56 02

Le château de Soussey-sur-Brionne et son donjon du XIIIème.
Le château de Soussey-sur-Brionne et son donjon du XIIIème.

*Dijon, le Palais des ducs de Bourgogne et ses tours de Bar et de Philippe-le-Bon d’où on découvre une belle vue sur la ville jusqu’aux premier contrefort sdu Jura, les vieilles rues et la place François Rude aux maisons à pans de bois du XV ème, le musée du folklore bourguignon avec ses scènes reconstituées dans le cloître du monastère des Bernardines, l’Hotel de Vogüé du XVII ème et son toit en tuiles vernissées, le musée Amora créé par le principal fabricant de moutarde de Dijon.

Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe-le-bon (Photo Alain Doire)
Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe Le Bon(Photo Alain Doire)

*Le château de Savigny les Beaune avec sa collection d’Abarth de course, de voitures de pompiers et ses 90 avions de chasse dans le parc transformé en base aérienne.

* Le vieux bourg fortifié de *Chateauneuf avec ses rues étroites du XIV ème, ses places, ses remparts, et son chateau surplombant les vallées alentours qui commandait la route entre Dijon et Autun et le canal de Bourgogne qui passe au pied.

*Le château de Gevrey-Chambertin et ses tours carrées forteresses bâties au X ème siècle, aujourd’hui propriété du Chinois qui dirige les casinos de Macao.

Château-de-Gevrey-Chambertin- Photo Alain-Doire
Château de Gevrey-Chambertin- Photo Alain-Doire

 


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                                         POUR UNE ÉTAPE UN CHOIX S’IMPOSE

Situé en Côte d’Or, Le Château de Cîteaux – La Cueillette se dresse au cœur de Meursault, l’un des plus beaux villages vignerons de la Côte de Beaune, cerné par les prestigieux vignobles de Bourgogne à la renommée internationale, dont une parcelle d’un hectare s’étend jusqu’aux pieds du Château. Construit au 19ème siècle par un négociant en vin, le château s’élève au-dessus de caves cisterciennes du 11ème siècle, propriété de la célèbre Abbaye de Cîteaux, qui a donné son nom au château…

Ses deux atouts majeurs : un spa unique et des caves millénaires 

L’actuel propriétaire, Jean Garnier, médecin spécialisé dans le bien-être, propose avec La Cueillette bien plus qu’un luxueux hôtel restaurant. Il a en effet bousculé les codes avec son concept très novateur du Spa de Fruitithérapie®. ‘’Unique en France, le vaste espace de 500 m² propose jacuzzi, sauna, hammam, solarium et salle de détente… mais surtout des soins, massages, enveloppements, gommages ou masques à base des petits fruits rouges de Bourgogne dont le cassis, aux multiples vertus pour la santé, vitamines, agents anti-âge, oligoéléments et antioxydants, précise Karine Opasinski, Responsable des Séjours Groupes. ‘’L’autre ‘’plus’’ du château, poursuit-elle, ce sont ses magnifiques caves voutées privatisables, de quoi surprendre vos convives avec des cocktails, dégustations et soirées œnologiques…ou sur demande, présentations des grands crus de Bourgogne par leurs producteurs, dans un cadre d’exception’’ !

Un hôtel**** pour des séjours détente et / ou professionnels

Les 19 chambres déclinées en 4 catégories, Classique, Supérieure, Deluxe avec terrasse privative et 2 junior Suites, ont été entièrement rénovées dans un style épuré très contemporain : spacieuses, entre 25 et 40 m², claires et lumineuses, elles offrent les prestations d’un 4 étoiles et tranchent avec le côté très 19ème siècle des autres parties du château. Le restaurant gastronomique, jusqu’à 30 couverts, accueille vos diners dans la belle salle restaurée avec dorures, boiseries, lustres et tapisseries, et propose une cuisine traditionnelle française de haut vol, élaborée à base de produits frais locaux et évolutive au fil des saisons. Au ‘’Potager’’, bistrot également privatisable pour une vingtaine de personnes et installé dans les anciennes cuisines du château avec cheminée d’époque, est servie une excellente cuisine bistronomique à base de produits du terroir, dans une ambiance cosy et feutrée.

Partez à la découverte des vignobles alentours et des prestigieux villages de Volnay, Puligny-Montrachet ou Pommard en vélo, en quad, en 2 CV, en trottinette électrique, ou même en montgolfière et en ULM. Les célèbres Hospices de Beaune sont à 8 km à peine, Dijon à moins d’une heure…et bien sûr les incontournables caves de la Route des Vins !

Pour plus d’informations :

www.lacueillette.com

contact@lacueillette.com

+33 3 80 20 62 80