Une auto taille XXL à Margaux, la Jaguar MK X

Jaguar MKX de Denis Lurton à chateau Desmirail

Château Desmirail, Denis Lurton

Dans la dynastie des Lurton, le patriarche Lucien a légué ses dix châteaux à ses dix enfants ! Son fils Denis a hérité du grand cru classé Château Desmirail et de sa Jaguar, la plus longue jamais fabriquée.

“Il y en a des chevaux sous le capot !” Vous pensez sans doute que Denis Lurton vous parle de sa Jaguar MK X garée dans la cour de Château Desmiral, vu son 6 cylindres en ligne 3,8 l de 265 ch. Le même que dans les fameuses Type E, mais qui propulsait ici cette énorme limousine à la ligne très aristocratique de 1,9 tonne à près de 200 km/h en 1963. Jaguar MKX de Denis Lurton à chateau DesmirailMais non. Passionné des deux, c’est son puissant Grand Cru de Margaux 2008 qu’il évoque ainsi, en vantant sa densité tannique amenée par 3% de petit verdot, et la forte proportion de merlot (40%) pour lui donner une rondeur élégante et longue en bouche. “Comme une accélération grisante qui n’en finit pas…” Ce goût pour les métaphores, Denis Lurton le tient sans doute de sa vie antérieure d’avocat et d’acteur de théâtre. Jaguar MKX de Denis Lurton à chateau DesmirailMais en fait, un même lien patrimonial explique cet attachement au Margaux et à la Jaguar. Car ce n’est pas rien d’être un des fils de Lucien Lurton, l’homme aux dix châteaux qui en légua un à chacun de ses enfants en 1992 à l’age de 67 ans. En leur intimant de tous rentrer au bercail. “Pour moi, c’était les 36 ha de Desmirail, et ça tombait plutôt bien, plaisante -t- il. Les initiales “DL” (Desmirail-Lurton) gravées sur le fronton du domaine sont les mêmes que les miennes ! » P1030796 - copie 3Quant à la Jaguar , Lucien Lurton n’avait rien trouvé de mieux pour transporter sa nombreuse famille que d’acheter d’occasion cette limousine de 1963 démesurée avec 5,10 m de long et presque 2 m de large ! Et qui transportait 140 litres d’essence dans deux réservoirs séparés, s’ouvrant de chaque coté de la lunette arrière, pour satisfaire sa voracité ! Avec interrupteur au tableau de bord pour passer de l’un à l’autre.

Cette Jaguar ultra longue était conçue pour le marché américain

Cette Jaguar la plus longue jamais fabriquée pour conquérir le marché américain, a été commercialisée à 24 282 exemplaires entre 1961 et 1970, dont 10 900 à partir de 1964 en version 4,2 l. Le patron, William Lyons, l’avait équipée des techniques dernier cri pour en faire une limousine de prestige : freins à disque, direction à assistance variable, boite automatique Borg Warner, et  la première de la marque avec suspension à quatre roues indépendantes,. Jaguar MKX de Denis Lurton à chateau DesmirailAussi silencieuse et confortable qu’une Rolls, mais pour trois fois moins cher à l’époque, elle était richement dotée de tout le luxe britannique à bord : canapé de salon moelleux et contreportes en cuir, ronce de noyer à profusion sur la planche de bord, les portières, les tablettes avec miroir pour les passagers arrières… “Mais en 1970, mon père a fait une bonne affaire en l’achetant au prix d’une 2 CV Citroën neuve ! sourit Denis Lurton. P1030775 - copieCette Jaguar a été une voiture affective, dit-il car on a ensuite beaucoup bricolé dessus pendant les vacances avec mes cousins. Et dans les années 90 elle a été la voiture de tous les mariage de la famille avant de finir délaissée dans le fond d’un garage.”Mais en 2016, histoire de poursuivre la tradition, Denis Lurton l’a récupérée pour la restaurer et la faire revivre. A 56 ans, dernier de la fratrie à y passer : il s’est marié avec !

P1030815 - copie 3

www.desmirail.com

 

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Le Jaguar F-Pace 3.0 V6 S

Jaguar F-Pace

Histoire de ne pas laisser le champ libre à ses concurrents Porsche, Audi ou BMW sur le créneau en plein boom des SUV, Jaguar a fini par sortir aussi le sien, le F-Pace. Plus puissant avec son V6 3l à compresseur de 380 ch, le félin britannique part donc à la chasse au Macan, son rival direct chez Porsche, avec un avantage …lire la suite

 

OENOTOURISME

                                                                                    Mon vin préféré

Etiquette château Desmirail

Denis Lurton met un point d’honneur à ne vendre à la  propriété que des vins difficilement trouvables dans le commerce de par leur vieillisemment effectué chez lui.

Desmirail 2008, ses 60% de cabernet sauvignon amènent puissance et distinction à ce Margaux Grand Cru de longue garde qui s’arrondit avec une belle allonge soyeuse par ses 40% de merlot. Son nez ouvert en finesse légèrement vanillé et minéral lui donne toute son élégance. (38€)

Initial 2011, ce deuxième vin du domaine à partir de vignes plus jeunes bénéficie du même élevage en barriques. Il est explosif au nez avec une belle complexité aromatique et une touche de boisé. (20€)

 

                                                                            Profitez en pour visiter

* Blaye et sa citadelle construite par Vauban en surplomb de la Gironde pour bloquer l’accès de Bordeaux à la flotte anglaise avec, sur la rive opposée à Cussac, Fort Medoc où l’on rentre par la majestueuse porte Royale. La traversée en bac sur 6 km entre Blaye et le port de Lamarque est d’un dépaysement total.

* Le Rigalet, charmant hameau aux petites maisons du XVIII ème au sud de Blaye.

*La Tour Carnet, cette forteresse du XII ème à St Laurent-du-Médoc abrite un des 4 grands crus de Bernard Magrez. Il y a aussi installé un musée de ses voitures anciennes et de ses Rolls avec lesquelles il fait visiter ses châteaux dans un circuit oenotouristique.

Les Rolls de la Tour CArnet
Le musée des Rolls à la Tour Carnet.

 

 

 

 

*Château Loudenne, ravissante chartreuse XVII ème à St Yzans-de-Médoc avec jardins à l’anglaise descendant vers la Gironde, et musée dans les chais victoriens autour du travail de la vigne sur ce cru bourgeois.

*Soulac, petite ville balnéaire aux charmantes maisons basses en briques et bois du XIX ème, et sa basilique romane dans laquelle on n’entre pas, mais on descend ! Ce qui lui a valu d’être complètement ensablée avant d’être dégagée à la fin du XIX ème. Un petit train touristique mène jusqu’à la Pointe de Grave.

*Château Cos-d’Estournel, en venant de Pauillac sur la D2, ne manquez pas, au détour d’un virage en côte, l’apparition surréaliste des pagodes indiennes du toit de cette bâtisse construite ainsi au XIX ème par son fondateur en souvenir de ses clients en Inde où il exportait ce grand cru aujourd’hui propriété de Michel Reybier. Cet ex créateur de la marque Charcuteries d’Aoste y a fait édifié un splendide chais par l’architecte Jean-Michel Wilmotte.

Les curieuses tourelles en pagode du château Cos d'Estournel
Les curieuses tourelles en pagode du château Cos-d’Estournel.

 

*Vertheuil , ancienne abbatiale du XI ème et son magnifique portail aux voussures ornées de statues.

*Port de Goulée, Saint Christoly-Medoc, charmants ports où accostaient les bateaux pour charger les barriques de vins au debouché des canaux construits par les Hollandais au XVIII ème pour assainir les terrains avec des vannes bloquant les remontées d’eau de mer.

*Château la tour de By, à Bégadan, au milieu des vignes de ce grand cru, montez en haut de cette ancienne tour de guet qui offre un somptueux panorama sur l’estuaire.

*Bourg, on entre dans la ville basse par la rampe Cahoreau qui passe sous la porte de la Mer creusée dans le rocher, pour grimper par les ruelles jusqu’au château de la citadelle qui abrîte un musée de calèches. Terrasse avec très belle vue à la fois sur la Dordogne, la Garonne et la Gironde. Un réseau de salles souterraines surplombe l’estuaire.

En haut de l'ancienne tour de guet du domaine la tour de By, le panorama est super be sur la Gironde.
Du haut de l’ancienne tour de guet du domaine La tour de By, la vue est superbe sur la Gironde.

* Château du Bouilh, construit sur les plans de Victor Louis (architecte du Grand theâtre de Bordeaux). Il est resté inachevé avec ses curieux communs en hémicycle.

*Château Margaux , majestueux avec son escalier et ses colonnades, la plus belle façade de château du Médoc construit en 1802 par l’architecte Combes, élève de Victor Louis. Visite des chais et de la cuverie de ce fameux Premier grand Cru.

*Bayon-sur -Gironde, son église romane, son abside à 7 pans, et sur un impressionnant promontoire rocheux dominant la Gironde, les châteaux de Tayac et d’Eyquem.

*Phare de Cordouan, en vedette au départ de la pointe de Grave à Port-Bloc, la visite du plus beau phare de France avec ses étages Renaissance, son portail monumental, l’ appartement du Roi et la chapelle. www.phare-de-cordouan.fr

Les carrelets de pêche sur pilotis sont nombreux le long de la Gironde.
Les carrelets de pêche sur pilotis sont nombreux le long de la Gironde.

*Moulis-en-Médoc, son église romane aux fresques XII ème-XV ème et ses sarcophages mérovingiens.

*Saint Ciers-sur-Gironde et sa réserve ornithologique de 120 ha avec tours d’observation pour suivre les oiseaux sauvages et les migrateurs qui y font halte.

* Promenades en kayak sur la Gironde depuis St Vivien de Médoc : Kayak et découvertes (06 88 77 53 29) ou Médoc Explorer Canoë (06 88 77 53 29)

Consulter www.smiddest.fr

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POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

logo hotel - restaurant

MEMBRE DES RELAIS & CHÂTEAUX

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire La Grande Maison Bordeaux 2016 par Artiste-Associé Photographes

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire, les ambassadeurs de l’excellence.
Bernard Magrez, vous offre l’exclusivité d’une émotion pure à « La Grande Maison », restaurant gastronomique deux étoiles au guide Michelin et hôtel cinq étoiles.
Pour faire battre le cœur d’une maison bordelaise traditionnelle, la passion est impérieuse. Il faut savoir écouter l’aspiration des voyageurs, déceler la part de folie qui bouleverse un concept hôtelier, comprendre ce que chaque hôte vient y chercher pour savoir le lui offrir.
L’ambassadeur Mondial du goût, Pierre Gagnaire et le compositeur de vins rares, Bernard Magrez, unis pour le meilleur de la table française, vous invitent à vivre une expérience exceptionnelle dans cette magnifique demeure où le savoir-faire français et le raffinement sont les maîtres mots.
Bernard Magrez, propriétaire de quatre Grands Crus Classés dans le Bordelais, Château Pape Clément (Graves), Château La Tour Carnet (Haut Médoc), Château Fombrauge (Saint-Emilion) et Clos Haut Peyraguey (Sauternes), poursuit son intarissable désir d’excellence à travers les vins, les arts, la gastronomie et l’hôtellerie de prestige.

La Grande Maison de Bernard Magrez
10 rue Labottière, 33000 Bordeaux
T.+33(0)5 35 38 16 16
info@lgmbordeaux.com
http://www.lagrandemaison-bordeaux.com/fr/hotel-luxe-bordeaux

Une étoile allemande en Bourgogne à Givry

Vincent Lumpp et son coupé Mercedes 280 CE à Givry

Catherine et Vincent Lumpp

Domaine Vincent Lumpp

A Givry, qui était le vin préféré d’Henri IV, ce vigneron bourguignon a une préférence, lui, pour les vieilles Citroën, et son coupé Mercedes CE 280 de 1973 : un vrai régal pour des longs cruising sur le bitume…

« Le vin ça vit, la mécanique aussi ! » Passionné des deux depuis sa jeunesse, Vincent Lumpp est aussi intarissable sur les futs en chêne des Vosges, dont le grain plus fin que ceux de l’Allier donne un tannin plus rond et davantage d’ampleur à ses Givry 1er cru, que sur les caractéristiques techniques de ses voitures : deux 2 CV, deux Traction, et un coupé Mercedes 280 CE de 1973. « C’est le même plaisir de préserver un patrimoine , l’Histoire, celle du Givry vin préféré d’Henri IV comme celle de l’automobile. »

Sa 1ère voiture de collection à 18 ans : une Traction de 1952

Sa première auto à 18 ans fut une 2 cv : « A partir de quatre en ruine j’en avais reconstruit une ! Et avec des copains, on est parti avec au Jeux olympiques de Munich en 1972 ! » La même année il dénichait sa première voiture de collection, une Traction 11 légère de 1952.

Vincent Lumpp et son coupé Mercedes 280 CE à Givry
Une vraie 4 places avec vitres avant-arrière coulissantes et un coffre démesuré pour un coupé.

Son grand père et son oncle qui en avait eu une lui avait communiqué le virus aux chevrons : « J’étais fasciné par son look unique et ses trente ans d’avance technique quand elle était sortie en 1934. Si bien qu’elle se fond encore sans problème dans la circulation d’aujourd’hui, ce qui n’est pas le cas des voitures d’avant guerre. D’ailleurs, je m’en servais tous les jours pour aller à l’école ! »En 1976 à 23 ans il se lançait en replantant des vignes à Givry dans la propriété du grand père industriel à Lyon.

Vincent Lumpp et son coupé Mercedes 280 CE à Givry
La sobriété des intérieurs Mercedes des années 70 avec le volant au klaxon en anneau chromé .

Puis, peu à peu au gré de quelques rachat de parcelles, il a fini par exploiter 9 hectares, dont 2 en monopole sur le lieu dit clos St Paul, un terroir à part sur Givry, sous un cône de déjection constitué d’éboulis et d’assemblages de différents cailloux où des vignes de 30 ans y donnent un rouge charnu très minéral fumé.

Un terroir d’exception très minéral sur Givry

Plus encore que dans le clos du Cras Long, issu d’une faille calcaire protégée des vents du nord dont le micro climat donne des vins plus chauds. Et dans les blancs, le 1er cru Le Vigron 2013, long en bouche, a une allonge finale où les parfums très complexes éclatent littéralement sous le palais. Un joli domaine, donc, où travaille aussi son fils Baptiste qui se prépare à assurer la relève.

Vincent Lumpp et son coupé Mercedes 280 CE à Givry
Ne cherchez pas la trappe à essence : elle est invisible à droite de la plaque d’immatriculation !

L’assurance, pour Vincent Lumpp, de pouvoir partir tranquillement un jour dans des randonnées au volant de la plus confortable de ses voitures, une dévoreuse d’autoroute roulant aisément à 200 km/h à l’époque avec son 6 cylindres 2,8 l injection double arbres à cames en tête de 185 ch (55 ch de plus que la première version carburateur à un seul arbre à cames) : la Mercedes 280 CE de 1973 racheté en 1996 à un oncle. Un coupé à la ligne très caractéristique avec ses blocs-phares en verre verticaux. Et sa teinte assez curieuse, très années 70, qui fait un peu « Afrika Korps » !

Son rêve : la voiture du capitaine Haddock !

«Cette Mercedes est un vrai régal ! Entre le ronronnement ouaté du moteur, et la suspension moelleuse, on se croirait à bord d’un bateau » reconnaît son épouse Catherine qui garde le souvenir d’un mémorable tour de Suisse. A moins que ce soit un jour à bord d’une nouvelle acquisition : « Mon rêve, confie Vincent Lumpp, serait une Traction cabriolet. Ou alors, encore mieux, une Lincoln Zéphyr décapotable : celle du capitaine Haddock dans les Sept boules de cristal ! »

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LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

 Coupé Mercedes Classe S 500

Coupé Mercedes Classe S 500

Son coupé vaisseau amiral aux 455 chevaux aussi puissants que discrets, la marque allemande en a fait à la fois une véritable vitrine technologique et un salon roulant d’un confort qui tutoie celui d’une Rolls…

Au volant, on se croirait dans une belle américaine des sixties au parebrise panoramique devant une vaste planche de bord galbée gainée de cuir et rehaussée de chromes. Le tout dans un confort moelleux où cette voiture de 5,03 m de long à la silhouette époustouflante oscille gentiment sur les routes bosselées comme un yacht sur l’eau…Stop ! Vous êtes à bord de la plus américaine des voitures européennes propulsée par un V8 4,6 l bi-turbo…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                          Mon vin préféré

Clos-du-CrasLong (1) - copie

 

Clos du Cras long 2012, un rouge charnu, fumé, très minéral, et aux arômes plus chauds que le Clos St Paul, compte tenu de son terroir caillouteux très particulier  dans une faille protégée des vents du Nord (17€). Dans les blancs 1er cru, Le Vigron s’impose royalement au palais avec son allonge finale où sa palette de parfums se transforme en feu d’artifice ! (15€)

 

                                                                   Profitez en pour visiter

*Russily, joli village perché au fond d’un vallon d’où l’on a un panorama superbe sur Givry, et par beau temps, le Mont Blanc !

*Couches et le château médiéval de Marguerite de Bourgogne, l’épouse répudiée de Louis X le Hutin qui aurait fini ses jours ici comme « prisonnière libre » après sa disparition de Château-Gaillard en Normandie où elle était incarcérée pour adultère. Site intéressant avec son donjon carré, ses tours, ses prisons, son pont levis, sa chapelle et son réseau de galeries souterraines.

Jour de marché à Chalon sur Saône sur la vieille place de la cathédrale St Vincent
Jour de marché à Chalon-sur-Saône sur la vieille place de la cathédrale St Vincent

*Chalon-sur-Saône, ancien port gallo-romain, ses vieilles rues charmantes aux maisons à colombages autour de la cathédrale Saint Vincent, son hôpital XVIII ème, son musée sur l’inventeur de la photo Nicéphore Niepce enfant du pays

*Le village de Nolay et ses vieilles halles à la superbe charpente couverte en dalles de pierre (800 kg au m2!)

*Sully et son château Renaissance entouré d’eau où naquit le maréchal Mac Mahon. Avec son grand parc aux essences rares, et ses dépendances harmonieusement alignées de chaque côté de la grande allée du château, madame de Sévigné surnommait l’endroit « Le Fontainebleau de Bourgogne » !

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Le château de Sully-sur-Loire surnommé le « Fontainebleau de Bourgogne »

*Le Creusot et son ancienne manufacture, son célèbre marteau pilon géant qu’on entendait à 10 km

* Saint Gengoux-le-National, charmant village médieval et son église romane construite par les moines de Cluny

*Le château de La Rochepot, spectaculairement dressé sur le piton de la Roche Nolay : ses toits en tuiles vernissées multicolores, sa cour Renaissance et le puits en fer forgé profond de 72 m, son armurerie et sa cuisine monumentale

Le château de Rully et son vignoble.
Le château de Rully et son vignoble.

*Le Mont Saint Vincent et sa vue panoramique époustouflante jusqu’au Mont Blanc

*Le chateau de Cormatin, ses fastueux salons Louis XIII, ses tapisseries, ses plafonds à caissons peints, son parc

*Rully pour son vin et sa forteresse médiévale au grand donjon carré à l’énorme cheminée intérieure

 

Une Alfa Romeo Montreal en Provence + le nouveau Stelvio

Alfa Romeo Montreal

Château La Lieue    Jean Louis et Michèle Vial

Ce vigneron est un fou de voitures de sport italiennes. Ferrari, Lancia, Alfa Romeo Montreal..son garage en est plein. Mais pour courir avec au Rallye de Monte Carlo.

 

“Oui, c’est vrai, j’ai un faible pour les italiennes !” reconnait Jean-Louis Vial avec la surprenante approbation de son épouse Michèle. Et le moins qu’on puisse dire est qu’il les collectionne ! Ferrari 348, 308 GT4, Dino, Lancia Delta HF, Alfa Romeo Montreal…” Des rêves de jeunesse que j’ai realisés depuis une dizaine d’années” confie celui qui faisait déjà des course de kart à 8 ans. Une passion de famille, en plus de celle du vin sur le domaine de La Lieue près de Brignoles, en Côteaux varois de

Panhard Dyna Z
Sa Panhard Dyna X  de 1952 roulait à 130 km/h

Provence : son père lui a inoculé le virus en lui offrant en 1971 sa première voiture à 24 ans, une Lancia Zagato 1300 S d’occase ! Pas surprenant de la part d’un fondu de vitesse ayant participé à 12 rallyes de Monte Carlo.  Sur Hotchkiss en 1934, et dans les années 50 sur 4 CV Renault 1063 cm3 allégée pour la course. Et il a aussi couru d’autres épreuves sur une bien plus performante Panhard Dyna X (1947-1954). “Deux voitures que je me suis offert en souvenir des course de mon père. Avec cette 4CV, j’ai couru le Monte Carlo historique , entre autres lors d’ une année mémorable où il faisait – 7° dans l’habitacle !” Sur sa Panhard X Sprint de 1952, aussi craquante par ses formes galbées, à l’origine de son surnom la “Louis XV”, que surprenante par sa nervosité. Le petit flatwin  740 cm3 de 39 ch, refroidi par air , et gavé par un carburateur double corps, suffisait pour que cette caisse en alu de seulement 550 kg monte à 130 km/h dans une pétarade bien caractéristique des Panhard.

LA MONTREAL N’A ETE FABRIQUEE QU’A 3917 EXEMPLAIRES

Et elle passait plus vite en virage que des voitures plus puissantes grace à sa traction avant. Ce sacro saint principe “La vitesse par la légèreté et non par la puissance”, Colin Chapman le reprit dix ans plus tard pour faire triompher ses Lotus poids plume. Néanmoins, la passion ne faisant pas oublier pour autant le business, Jean Louis Vial a été pendant dix le fournisseur officiel de la cuvée Monte Carlo sur le vrai rallye WRC qu’il a aussi couru en 1990 sur Lancia Delta HF 16 V, une terreur du bitume, à l’époque, avec ses 200 chevaux quatre roues motrices. “Et lorsque Carlo Sainz a gagné l’épreuve en 1997 sur Subaru, les Japonais m’ont demandé 10 000 bouteilles avec leur marque sur l’étiquette. On ne savait plus comment fournir !”

P1020702 - copiecompteurs Alfa Romeo montreal de 1975

Mais toujours subjugué néanmoins par la beauté des italiennes, Jean –Louis Vial a eu un de ses derniers coups de foudre en 2009 pour un coupé Alfa Romeo Montreal de 1975, initialement présenté à l’exposition universelle de Montréal d’où son nom. Fabriqué à seulement 3917 exemplaires de 1971 à 1977, ce chef d’oeuvre a été  dessiné chez le carrossier italien Bertone par le talentueux MarcelloAlfa Romeo Montreal de 1975 Gandini, auteur également de la célébrissime Lamborghini Miura à moteur central arrière. Toutefois, malgré cette parenté, la Montreal, avec ses prises d’air arrières, est propulsée par un moteur avant.“J’adore sa ligne unique de prototype ainsi que la poussée et le son rocailleux de ce V8 de 2,6 l injection de 200 chevaux qui montait à 220 km/h après un 0 à 100 en 7,1 secondes. Un moteur mythique de 270 ch sur les Alfa 33/2 de course qui atteignaient 300 km/h. Mais il était dégonflé sur la Montreal, avec laquelle on s’éclate tout de même au volant en toute sécurité.”

DES BOUTEILLES DANS LE COFFRE POUR LA FIN DES RALLYES

Et ses vignes dans tout ça ? Même en rallyes elles ne sont jamais loin. Car il y a toujours des bouteilles   dans le coffre pour arroser les fins d’étapes. “Ces deux passions, du vin et des voitures anciennes vont de pair car c’est la même convivialité où les barrières tombent, surtout quand on met les mains dans le cambouis !”Et le pro du cep retrouve très vite ses réflexes pour expliquerAlfa Romeo Montreal de 1975 qu’il s’est mis au bio dès 1998 sur les 70 hectares du domaine où dans cette vallée les importantes amplitudes thermiques entre le jour et la nuit assurent une maturation reposante pour le raisin, gage d’aromes fruités délicats sur les syrah, cinsault, Grenache, mourvèdre. Et un cépage local oublié pour les rouges, le carignan que lui, et son fils Julien à la cinquième génération, remettent au goût du jour. A partir de vieilles vignes qui donnent à la fois profondeur et finesse . Merci au grand père qui les avaient plantées en 1936 !

 

Chateau.la.lieue@orange.fr

Route de Cabasse-83 170 Brignoles

04 94 69 00 12

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

 ALFA ROMEO STELVIO

170222_Alfa-Romeo_Stelvio_04Après la Giulia l’an dernier, Alfa Romeo lance sa deuxième fusée de la reconquête avec un SUV aux lignes élégantes comme sa berline élue « plus belle voiture de l’année ». D’emblée, le Stelvio dame le pion à ses rivaux  BMW, Porsche ou Audi par ses  prestations, son agilité et sa vélocité sur le 2 l turbo de 280 ch. Le tout pour 4000 euros de moins en moyenne. Lire la suite

 

OENOTOURISME

                                                                              MON VIN PREFERE

La cuvée Batilde Philomène

ETIQUETTE BATILDE ROUGE - copie-page-001bCe vin rouge, du nom de l’arrière grand mère qui créa le domaine en 1876, est sublime dans son intensité, la complexité de ses aromes fruités, et ses tanins soyeux avec des notes épicées. Tel est résultat de l’association entre les cépages syrah à 40%, vieux carignan à 20%, mourvèdre, cabernet sauvignon et ETIQUETTE BATILDE ROUGE - copie-page-001Grenache élevés séparément avant les assemblages jusqu’à deux ans en fûts de 400 l pour boiser légèrement ce vin.

(10,30 €)

 

 

 

                                                                PROFITEZ EN POUR VISITER

 

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Le vieux Brignoles et ses fontaines

 

-L’ancien Brignoles et son dédales de ruelles médiévales qui grimpent jusqu’au splendide palais comtal, l’actuel musée

-Le vieux village colline de Barjols où l’eau coule à flot dans les rues escarpés jalonnées de 28 fontaines et 14 lavoirs, splendide place en pente ombragée sous les platanes , vue splendide sur le vallon depuis le haut

Cotignac, village escarpé, aussi charmant que Barjols, au pied d’une falaise creusée d’habitations troglodytes et surmonté de deux tours de guêt médiévales

-La célèbre abbaye  du Thoronet au pur style roman très dépouillé

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La vieille place ombragée de Barjols

-L’imposante Chartreuse de La Verne à Collobrières fondée en 1170 sur un éperon rocheux au Coeur de la forêt des Maures

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La chartreuse de La Verne (Carrerot)

Saint Maximin la sainte Baume et la plus belle basilique en gothique provençal, ses rues en arcades, ses vieilles maisons à colombages, son beffroi, le couvent royal et son cloître

Collobrières, pittoresque village ombragé dont la spécialité est le marron glacé et l’exploitation du liège des forêts environnantes

 

 

 

 

 

Une Peugeot 172 BC « Taittinger » millésime 1924

Pierre-Emmanuel Taittinger et sa vieille Peugeot 172 BC de 1924

Pierre-Emmanuel Taittinger

Le patron des champagnes Taittinger pétille de plaisir quand il parle de sa Peugeot fétiche. Il en est tombé par hasard amoureux sur un coup de foudre. Quitte à en faire un curieux usage

“On commence par la petite ou la grande ?” Quand le patron des champagnes Taittinger vous offre ce choix, il ne s’agit pas de bouteilles à déguster. Mais des deux voitures de collection qu’abrite la prestigieuse maison champenoise de la place Saint Nicaise à Reims. Chacune a un passé pas banal ou des raisons fort différentes de se trouver là. Et l’histoire la plus cocasse revient à la Peugeot 172 BC de 1924. Devinez où ce petit cabriolet a longtemps été garé ? Dans le salon de Pierre-Emmanuel Taittinger! “Pour moi, cette voiture était comme une belle sculpture que j’avais envie d’exposer pour la contempler”, explique –t- il. Et son épouse, un brin perplexe, se résolut à cette insolite cohabitation qui était le résultat d’un coup de foudre.Pierre-Emmanuel Taittinger et sa vieille Peugeot 172 BC de 1924

“A l’époque, mes bureaux étaient à Paris dans le palais des congrès de la porte Maillot où se tenaient alors régulièrement les ventes aux enchères de voitures anciennes d’Artcurial, raconte –t- il. En y passant sur mon chemin, je suis tombé dessus par hasard alors que je n’avais aucune intention d’acheter quoique ce soit. Au milieu de superbes Jaguar, Ferrari et autres Mercedes, c’était la plus petite et la plus mignonne. Elle m’a fait craquer !” Personne, à part lui, n’a levé la main pour cette Baby Peugeot. Adjugé, vendu : 8000 euros ! Pas ruineux. “Je n’y connais rien en mécanique, mais le côté humain de l’aventure automobile me touche”, confesse -t- il.

La Peugeot 172 BC rivalisait avec la célèbre Trèfle Citroën

Or, au lendemain de la guerre de 14, cette petite voiture populaire incarnait la lutte féroce que le lion Peugeot devait mener contre un nouveau venu dans l’automobile, André Citroën. Si Armand Peugeot était historiquement le premier constructeur depuis 1891, il allait se faire distancer par la marque aux chevrons avec ses voitures fabriquées en grande série comme chez l’américain Ford. En particulier la petite C5 HP, une 5CV à deux places devenue célèbre en 1921 avec son arrière en cul de poule où l’on accédait au coffre en soulevant un couvercle circulaire.

Elle s’appellera ensuite la “Trèfle” lorsqu’une troisième place centrale à l’arrière sera rajoutée. Face au succès colossal de cette première voiture populaire bon marché qui démocratisait l’automobile, Peugeot répliqua donc lui aussi en 1924 avec sa 5 CV maison. La petite 172 BC était le premier cabriolet carrossé en série de la marque. Hélas, elle ne connut pas la même renommée que la “Petite Citron”, surnommée ainsi en raison de sa couleur jaune.Pierre-Emmanuel Taittinger et sa vieille Peugeot 172 BC de 1924

Mais aujourd’hui à Reims, depuis que Pierre-Emmanuel Taittinger a déménagé, sa Peugeot ne peut malheureusement plus rentrer dans son nouveau salon : “Il aurait fallu la hisser avec une grue au dessus du toit pour la faire entrer côté jardin par une porte fenêtre. Trop périlleux !” Du coup, elle peut maintenant sortir pour effectuer quelques tours de roues aux beaux jours. Histoire de se dégourdir un peu les mécaniques. Mais pas trop loin…

Car s’aventurer de nos jours sur les route avec ce “teuf teuf” à armature en frêne de seulement 370 kg, qui ne dépasse pas le 60 km/h avec son petit 667 cm3 peut s’avérer périlleux. “Pour peu qu’on se mélange les pédales, sourit Pierre-Emmanuel Taittinger : si ,comme sur votre voiture, vous voulez appuyer sur le frein, la Peugeot 172 BC, au contraire, accélère ! Car sur cette auto, la pédale de frein est à droite, à la place de l’accélérateur qui, lui, se trouve au milieu !”

La voiture du maréchal Joffre dort dans le château familial

L’autre curiosité sur cette Peugeot 172 BC consiste, pour se mettre au volant, à monter par l’unique portière de droite, car à gauche la place était prise par la roue de secours !La deuxième voiture dont dispose la maison de champagne ne risquait pas, elle, de se retrouver dans le salon de Pierre-Emmanuel Taittinger vu sa taille XXL : 5,30 m de long ! Cette imposante Renault 40 CV Type CG, au grand cornet en cuivre permettant au chauffeur de converser avec son passager à l’arrière, avait été construite spécialement en 1915 pour le maréchal Joffre qui se déplaçait dedans sur les champs de bataille de la Marne. La Renault 40 CV Type CG du maréchal JoffreUn ancêtre des tout terrains, avec six roues, dont deux jumelées à l’arrière pour ne pas s’embourber, en plus du monstrueux moteur 6 cylindres de 7,5 l qui sortait cette Renault de toutes les situations. A la fin de la guerre, le maréchal Joffre l’avait offerte à son chauffeur, le comte Suchet d’Albufera. Et c’est dans les années 70 que le patron de l’époque, Claude Taittinger l’a rachetée pour la faire “revenir” au château familial de la Marquetterie à Pierry. “Revenir, explique Pierre-Emmanuel, car le maréchal venait souvent avec au château. C’était alors le QG du général de Castelnau. Et son aide de camp n’était autre que mon grand-père !”

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Le Peugeot 5008

Nouveau Peugeot 5008

L’ex monospace familial 7 places de Peugeot se transforme en SUV plus à la mode, en rallongé et plus volumineux dans le coffre. Tout en adoptant le look baroudeur de son petit frère arrivé l’an dernier, le 3008. Et son intérieur stylisé avec la fameuse planche de bord au design d’avant garde. Plus ses qualités routières… lire la suite

 

OENOTOURISME

                                                                     MON VIN PREFERE

Comtes de champagne PNG*Comtes de Champagne

Au nez, cette cuvée Blanc de Blancs toujours millésimée vous fait humer la craie des galeries Taittinger où elle a bonifié au fil des années. En bouche, sa finesse et sa richesse aromatique se déclinent langoureusement sur une étonnante allonge sèche et minérale. Le résultat d’une élaboration à 100% à partir de jus de première presse de Chardonnay des plus grands crus de la Côte des blancs sur Avize, Oger, Vertus, autant de noms qui pétillent au coeur des 288 hectares du vignoble de Taittinger, le deuxième plus grand de Champagne représentant 50% de ses approvisionnements.

                                                           PROFITEZ EN POUR VISITER

                                                          LA VILLE DE REIMS

20170307_145606*La célèbre cathédrale Notre-Dame de Reims, chef d’oeuvre de l’art gothique du XIII ème, où ont été couronnés 25 rois de France, miraculeusement rescapée après les destructions des bombardements de 14. Le fameux « Ange au sourire » peut en effet afficher son soulagement !

*Les caves à champagne dans les anciennes carrières de craie, Pommery, Veuve Cliquot et son dédale de 20 km de galeries, Taittinger sous l’ancienne abbaye Ste Nicaise, et Lanson dont les galeries voutées servirent de logement pendant les bombardements de la guerre de 14, et même de chapelle avec un vestige qui subsiste aujourd’hui, une statue de la Vierge toujours accrochée sur la paroi.

*La basilique romane de St Remi où fut baptisé Clovis en 498, et le grand cloître XVII ème de l’ancienne abbaye bénédictine transformée en musée de l’histoire rémoise du néolithique à la Renaissance.

*Le palais épiscopal du Tau, sa grande salle à voûte de bois en carène de navire renversée où se tenait le festin des rois après leur sacre, et ses salles d’exposition des pièces du trésor de la cathédrale.

*La somptueuse demeure XIIIème des comtes de Champagne, haut lieu de l’histoire rémoise.

*L’Hotel musée Le Vergeur XIII éme et Renaissance construit par un riche marchand grainetier. Patiemment restauré après guerre par le mécène rémois Hugues Kraft qui y a légué ses collections de meubles, de peintures ,d’estampes et de gravures originales sur bois de Dürer.

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Le palais du Tau et la grande salle où se tenaient le banquet des rois de France après leurs sacres.

*L’hôtel de La Salle édifié à partir de 1545, avec sa très belle cour Renaissance et  son élégante tourelle avec escalier à vis.

*La Porte de Mars et ses trois arcades à colonnes corinthiennes de 33 m de long, le seul vestige romain des quatre arcs monumentaux construits vers 200.

*Les façades Art déco symboles de la reconstruction de la ville détruite à 80 % pendant la guerre de 14

*Les halles du Boulingrin édifiées en 1927, et leur grande voute en béton élancée de 19,85 m de hauteur mais seulement 7 cm d’épaisseur !

La villa Demoiselle en Art Déco (photo Cecil Mathieu)
La villa Demoiselle  (photo Cecil Mathieu)

*Musée du fort de la Pompelle, construit en 1883 pour assurer la défense de Reims,il renferme les collections d’armes, de canons et d’uniformes.

*La villa Demoiselle, splendide témoin de l’Art Nouveau construit entre 1904 et 1908 sur la butte Ste Nicaise par Louis Majorelle pour le directeur des Caves Pommery.

*Le musée automobile de Reims-Champagne, 230 autos et motos de 1908 à nos jours, un festival de Delahaye, Delage, Panhard, et de voitures à pedales ! (84 Avue Georges Clemenceau/ 03 26 82 83 84/musee-automobile-reims-champagne.com)

Le musée automobile de Reims
Le musée automobile de Reims-Champagne, un des plus grands de France.

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                         POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

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                          MEMBRE DES RELAIS & CHATEAUX

Le Domaine Les Crayères, un lieu né sous le signe pétillant du champagne :

notre établissement est mythique au cœur de Reims, discrètement lové dans un parc de sept hectares à la végétation verdoyante. Cette ancienne demeure de la famille de Polignac recompose et modernise à chaque instant le style « château » dans une atmosphère d’élégance et de raffinement qui vous enveloppe. Chambres et suites vous attendent, décorées avec le souci du détail propre au plus pur style classique français. L’accueil chaleureux, le service impeccable et la table gastronomique doublement étoilée du Chef Philippe Mille, Meilleur Ouvrier de France, et la carte des vins qui propose plus de 600 références de champagne font de ce lieu l’endroit idéal pour découvrir ce que la région a de meilleur.

Domaine Les Crayères
64, boulevard Henry Vasnier – 51100 Reims – France
Tél. : +33 (0)3 26 24 90 00 – Fax : +33 (0)3 26 24 90 01

E-mail : contact@lescrayeres.com – www.lescrayeres.com

 

La Dino prend de la bouteille dans le Luberon

George Antoun et Patricia Alexandre au domaine des Peyre avec leur Ferrari Dino

Domaine des Peyre  Patricia Alexandre et Georges Antoun

Belle revanche ! La petite Dino n’avait pas le droit de s’appeler Ferrari durant sa carrière entre 1967 et 1974. Aujourd’hui, elle vaut plus cher que certaines puissantes V12 marquées du petit cheval cabré !

“Le virus de la voiture de collection, je l’ai attrapé durant un voyage à Los Angeles où j’ai été sidéré de voir le nombre de garages qui en vendaient” se souvient Georges Antoun, à la fois hôtelier à Marseille, Paris, Bruxelles, et vigneron dans le Luberon. Toutes ces belles carrosseries, ces odeurs de mécaniques et de vieux cuirs m’ont rappelé mon enfance. J’étais comme un gamin, et j’ai eu le déclic.” Sa première ancienne a été en 2009 une Porsche 356 cabriolet ayant appartenu, tenez vous bien, à John Kennedy qui l’avait achetée sous un prête nom ! Mais celle-là, hélas, on lui a volée.

La Dino a longtemps été surnommée « la Ferrari du pauvre »

Puis ont suivi MG A, TR 3, Mercedes 190 SL, Jaguar Type E, et une Dino 246 GT de 1970 motorisée par un petit V6 de 2,4 l de cylindrée. Celle qui fut longtemps surnommée la “Ferrari du pauvre” par les puristes bégueules ne jurant que par les gros V 12 de 4 l. “Et alors ? N’empêche qu’elle a une superbe esthétique, unique en son genre. Et elle permettait, il y a encore 6 ans, de rentrer à bon prix dans le mythe Ferrari qui m’a toujours fait rêver, réagit Georges Antoun. Je l’adore, car on a des sensations de conduite qui sortent de l’ordinaire, entre la musique envoutante du moteur, sa tenue de route très joueuse et son odeur à l’intérieur.” De plus, dans l’univers Ferrari, cette Dino a eu une destinée

Ferrari Dino
Cette sculpture, sublime par ses galbes, est un des chefs d’oeuvres du grand styliste Pininfarina.

particulière. Très liée au caractère rugueux d’Enzo Ferrari plutôt rigide sur ses principes. “Mes voitures ne fumeront jamais !” clamait il sur les circuits où il n’était pas question que ses Formule 1 arbore comme d’autres la marque de cigarettes du célèbre cow boy américain pour se financer. Même intransigeance pour ses voitures de sport grand public : elles ne pouvaient s’appeler Ferrari que si leurs chevaux rugissant sortaient, noblesse oblige, d’un V 12. Et encore, le Commendatore resta longtemps hostile à l’idée d’un moteur central arrière. Alors, que s’est il donc passé en 1967 pour qu’une auto sorte pour la première fois de l’usine de Maranello avec un moteur à l’arrière, et en plus, de seulement 6 cylindres ?

Ferrari Dino
Elle ne s’appelait pas Ferrari mais la fameuse grille de levier de vitesses trahissait ses origines !

Pour être homologué aussi en Formule 2 comme il le souhaitait, Enzo Ferrari devait équiper sa monoplace d’un moteur ayant été vendu sur 500 voitures en 12 mois consécutifs. D’où l’idée de faire du volume en descendant en gamme sur des autos plus accessibles. Et c’est un peu contraint et forcé pour des raisons financières qu’il avait conclu un accord avec son actionnaire Fiat pour que ce V6 de 2 litres propulse un coupé et un cabriolet Fiat. En plus d’un joli bolide, aux lignes galbées et intemporelles, conçu par Pininfarina pour Ferrari.

Enzo Ferrari avait donné à ce bolide le nom de son fils

Mais hors de question de l’appeler Ferrari avec son petit V6 ! D’où son nom de Dino utilisé aussi par Fiat : un hommage rendu à son fils, l’ingénieur Dino Ferrari, decédé à 24 ans d’une maladie, après avoir participé à la mise au point de ce V6 quatre arbres avec lequel la Scuderia avait remporté le championnat du monde de Formule 1 en 1961. Si bien que la première Dino, la 206 GT était en fait propulsée par un dérivé de moteur de course en aluminium, mais “dégonflé” à 165 ch. Une sorte de Ferrarri low cost ! En 1969 sortait donc une version au moteur en fonte, plus musclé et plus souple, de 195 ch, d’où l’appellation Dino 246 GT pour 2,4 l et 6 pour le nombre de cylindres. “Une vraie boule de nerfs avec un 0 à 100 km/h en 7,4 secondes décoiffant à l’époque, et un 235 km/h maxi. Le tout dans un rugissement d’enfer !” savoure Georges Antoun. Son moteur central lui donnait un excellent équilibre et une tenue de route étonnante, permettant à la Dino, vive et agile, d’aller titiller les Porsche 911 au porte à faux arrière périlleux. Jusqu’à la fin de sa carrière en 1974, 3761 exemplaires furent vendus. “La télévision allait aussi la rendre célèbre”, se souvient nostalgiquement Georges Antoun.

Voiture vedette dans la série « Amicalement votre »

Dans la fameuse série “Amicalement votre”, Tony Curtiss, alias le fantaisiste Danny Wilde, se pavanait dans une Dino 246 GT jaune alors que son comparse Roger Moore, alias Brett Sinclair, roulait aux couleurs de sa Royale Majesté au volant d’une très chic Aston Martin DB 5. Mais les Ferraristes inconditionels considérèrent longtemps ce “bas de gamme” comme étranger à la famille. Sauf qu’aujourd’hui, les collectionneurs ont redécouvert ses vertus, et la Dino a pris sa revanche avec une côte qui a presque triplé en 5 ans pour atteindre les 350 000 €…plus chère que certaines Ferrari V12 ! De quoi faire hésiter la femme de Georges Antoun de prendre le Volant.

Ferrari Dino
Cet audacieux profil arrière, unique en son genre, combinait esthétique et aérodynamisme.

“Déjà qu’on ne sait jamais ce qui peut arriver avec une ancienne… là, je préfère ne pas prendre de risque ! Mais j’adore quand on se balade ensemble, avec ce plaisir d’être dans un autre monde privilégié.” Ancienne journaliste gastronomie et vin, directrice du guide Gault et Millau, c’est elle qui s’implique au quotidien dans la bonne marche du domaine des Peyre (pierres en Occitan) pendant que son mari s’occupe des dix établissements de sa chaine New Hotel. Mais à 73 ans, il délègue un peu à ses deux filles car la vie de vigneron l’apaise, et retrouver ses autos est un plaisir : “Le vin, c’est comme les voitures anciennes. Entre les caprices de la nature ou ceux de la mécanique, on ne maitrise pas tout. Et ça vous forme à la patience.”

13 cépages différents sur les 25 hectares du vignoble

Et il en a fallu pour remonter ce vignoble de 25 hectares déniché en 2011 entre Gordes et l’Isle-sur-la Sorgue dans le Luberon. Deux ans de travaux entre la restauration de la ferme transformée en chambres d’hôtes et salle de dégustation, la construction d’un chai de vinification avec 17 cuves inox thermo régulées, et la replantation de certaines parcelles en suivant les avis du conseiller du domaine, Philippe Cambie sacré “Meilleur oenologue de l’année 2010” par Robert Parker. Au total, 13 cépages sont cultivés sur le domaine des Peyre : pour les vins rouges et rosés, syrah, cinsault, mourvèdre,  carigan (avec certaines vignes plantées depuis plus de 100 ans), merlot, grenache noir, et l’espagnol tempranillo qui enrichit la palette arômatique avec des nôtes de myrtille, cerise et tabac . Pour les blancs, viognier, clairette, Grenache blanc, sauvignon blanc, roussane et vermentino.

Ferrari Dino
Un régal dans ce cockpit quand les accélérations vous enfoncent dans ces sièges baquets en cuir.

Ici, pas de désherbants ou de pesticides, et un enherbement permanent afin que l’herbe absorbe l’eau et oblige les racines de la vigne à chercher l’humidité plus en profondeur. Quant aux vendanges, elle s’effectuent la nuit pour les rosés ou les blancs afin de préserver au maximum leur fraicheur et empêcher l’oxydation des grappes. Si la culture, et l’élevage en barriques sont respectueux des traditions locales, ce n’est pas le cas en revanche des étiquettes de bouteilles. Elles ressemblent davantage à des unes de journaux aux titres allant de l’Equipe au Méridional en passant par La Gazette, Scoop et même Paparazzi ! C’est qu’après trente ans dans le métier, le naturel reprend parfois le dessus sous forme d’un clin d’oeil, confesse l’ex journaliste : “Je suis passé du “wine-writing” au “wine-making” !

www.domainedespeyre.com

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Ferrari 488 GTB Spider, la diva qui décoiffe

Ferrari 488 GTB

Un moteur plus petit mais avec 100 ch de plus ! Les sorciers de Maranello ont fait très fort sur cette nouvelle Ferrari qui réussit à tenir ses 670 chevaux sur la route grâce à une incroyable aérodynamique qui la plaque au bitume. Même à 330 km/h…lire la suite

 

OENOTOURISME

                                                                            Mon vin préféré

 

Etiquette du domaine des Peyre-La Gazette 2014 : Ce côtes du Ventoux rouge, gourmand, au nez légèrement poivré par la syrah, dégage des saveurs de fruits rouges, de cerise et de réglisse sur des tanins fondus donnant une allonge soyeuse, après une partie en élevage de 4 à 6 mois en barriques neuves (12,50 €)

 

-L’Apostrophe 2015 : Un blanc onctueux 100% viognier d’une surprenante rondeur fruitée aux notes de miel et de fruits secs (13 €)

 

                                                                 Profitez en pour visiter….

*L’isle-sur-la-Sorgue : Ce bourg riant, capitale des brocanteurs, est entouré comme une île par les bras de la Sorgue qui fait tourner des roues à aubes autrefois utilisées pour les usines de soie et les moulins à huile. L’église du XVIIème très richement décorée donne un petit air italien à la place principale sur laquelle débouchent toutes les ruelles.

*Gordes, et son site extraordinaire avec le château Renaissance qui domine le village en haut de ce piton rocheux d’où l’on a une vue splendide sur la Montagne du Luberon. Devenu célèbre aussi pour son musée Vasarely.

Gordes en haut de son éperon rocheux dominé par le château.

Gordes en haut de son éperon rocheux dominé par le château.

*Ménerbes, accrochée sur un promontoire du versant nord de la Montagne du Luberon, ce fut la dernière place forte des calvinistes de la région qui tomba pendant les guerres de religion après un siège de 15 mois. Mais la citadelle est toujours là, avec sa vue imprenable sur Gordes, les falaises de Roussillon et le mont Ventoux.

*Oppède le vieux Cette ville fantôme pittoresque revit dans ses ruines restaurées le long d’une rue pavée qui tournicote au milieu de la verdure jusqu’à la terrasse de l’église du XI ème et les vestiges du château.

*Cucuron, allez sirotez un pastis sous les platanes centenaires qui bordent le grand bassin de la plus charmante place du Luberon toujours baignée d’une douce fraicheur.

A Cucuron sous la fraicheur des platanes autour du grand bassin.
A Cucuron sous la fraicheur des platanes autour du grand bassin.

*L’abbaye romane de Sénanque fondée en 1148 au milieu des champs de lavande. Une des trois cisterciennes de Provence avec celle du Thoronet et de Silvacane, et qui, rarissime, possède encore toutes ses pièces monastiques d’origine. Outre les moines, elle abrite un centre culturel où se déroule un festival de musique renommé.

* Bonnieux Charmant village perché avec son dédale de vieilles maisons dont la vue est splendide depuis le promontoire en face, sur la terrasse de l’hôtel-restaurant du domaine de Capelongue.

* Saignon, village spectaculaire sur sa crête quand il est vu du dessus depuis la route panoramique D 232 rejoignant Bonnieux.

Dans le choeur de l'abbaye de Silvacane, une des trois merveilles de l'art roman en Provence.
Dans le choeur de l’abbaye de Silvacane, une des trois merveilles de l’art roman en Provence.

*Ansouis et la façade Louis XIII de son château, les armures de sa salle des gardes, ses cuisines provencales aux cuivres étincelants et ses jardins suspendus.

*Lacoste, son petit beffroi du XVII ème et sa ruelle moyennageuse qui grimpe jusqu’au massif château du marquis de Sade restauré par Pierre Cardin.

*Les Baux-de-Provence Sur un éperon dénudé de 900 m de long sur 200 de large avec vue panoramique sur Arles et la Camargue se dresse l’impressionnante silhouette des ruines du château fort et de “la ville morte”. A voir, la rue du Trencat creusée dans la roche, la place ombragée St Vincent et l’église du même nom avec son campanile appelé la “lanterne des morts”, l’ancien Hôtel de ville et ses salles voutée en ogives, l’Hôtel des Porcelets du XVI ème et son musée d’art contemporain. A ne pas manquer : le son et lumière dans les immenses carrières souterraines au décor colossal à l’égyptienne.

Le grand étang de la Bonde (Photo Luberon-Côté sud)
Le grand étang de la Bonde (Photo Luberon-Côté sud)

*Les mines d’ocre de Bruoux près de Gargas, un spectacle sous terre extraordinaire avec 40 km de galeries exploitées jusque dans les années 50 puis transformées en champignonnières.

*Lourmarin, ses ruelles, son château et le souvenir d’Albert Camus qui vécut ici.

*L’étang de la Bonde, à l’est de Cucuron, immense retenue d’eau construite au XVII ème pour alimenter les douves du gigantesque château renaissance de la Tour-d’Aigues dont il reste des ruines impressionnantes .

*Le Colorado de Rustrel et ses cheminées de fées, formé par une succession de carrières d’ocre en canyons.

Vue aérienne d'Avignon avec le pont, le ....... et le palais des Pâpes (Photo JP Campomar)
Vue aérienne d’Avignon avec le pont Benezet et le palais des Papes (Photo JP Campomar)

*Avignon, entourée de ses remparts, et surplombée par le Rocher des Doms et sa cathédrale du XII ème à côté du gigantesque Palais des Papes fortifié du XIV ème, témoin de l’exil provencal de la cour pontificale romaine durant un siècle, le petit palais épiscopal du XV ème, la place de l’Horloge et son beffroi , seul vestige de l’époque gothique, l’extraordinaire musée Calvet et ses toiles de Corot , Manet, Toulouse-Lautrec, Mignard, Daumier, David, Géricault,… dans un hotel particulier du XVIII ème, la très pittoresque rue des Teinturiers pavée de galets le long de la Sorgue avec ses grandes roues à aubes qui faisaient fonctionner les usines textiles jusqu’ à la fin du XIX ème, le couvent des Celestins et son cloître, les belles façades à l’entrée de la rue du Roi René, le pont Benezet et sa chapelle, édifié en 8 ans, qui menait à Villeneuve-lès-Avignon, l’ancienne ville des cardinaux, au pied de la tour Philippe le Bel et des tours rondes du fort St André d’où la vue sur Avignon au soleil couchant est fabuleuse.

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PARTENAIRE DES RELAIS & CHATEAUX

vinsVintage-2A Bonnieux, au coeur du triangle d’or du Luberon, cette bastide provençale élégante et raffinée vous invite à découvrir la cuisine aromatique et gourmande du Chef Edouard Loubet. Sérénité et art de vivre sont les maîtres mots de cette prestigieuse maison où l’on vient goûter des moments simples et magiques : apprécier le confort des chambres raffinées, prendre un petit déjeuner au bord de la fontaine, siroter une tisane glacée près de la piscine entourée de lavande, partir pour une cueillette matinale et suivre un cours de cuisine avec le Chef, ou tout simplement profiter du coucher du soleil face au panorama exceptionnel sur le village de Bonnieux.

A partir de 140 € (selon la saison)

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Un grand cru BMW 30 CSI à Margaux

Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI

Millésimé 1975, cet élégant coupé BMW 30 CSI  est un des joyaux de Château Siran. Un domaine rare dans le Médoc : ce vignoble, qui rivalise avec les grands crus, appartient à la même famille depuis 1859 !

Château Siran    Edouard Miailhe

On sous estime trop combien les souvenirs d’enfance conditionnent le destin…Pour Edouard Miailhe, c’est clair. Tout jeune, il a baigné dedans, savourant le bonheur de vivre au milieu des vignes familiales de château Siran, et à bord de voitures de rêve. “Celles de mon grand-père passionné de belles américaines, dont une Cadillac DeVille cabriolet de 1949 que l’on a précieusement conservée, et celles de mon père qui adorait les Mercedes.”Etonnez vous qu’en 2007 le sort l’ait désigné au sein de la famille pour reprendre, à la cinquième génération, ce beau domaine sur la prestigieuse appellation Margaux. Et qu’il soit toujours amoureux de superbes autos. Mais les siennes, maintenant.Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI

Comme ce superbe coupé BMW 30 CSI de 1975 acheté d’occasion en 1992 alors qu’il n’avait que 25 ans. “J’aime les autos allemandes des années 60-70 car elles étaient techniquement en avance, très fiables, et leur finitions luxueuses étaient très au dessus de ce qui se faisait à l’époque. Quant à cette BMW, je l’ai toujours trouvé belle avec sa silhouette unique en son genre par son esthétique et sa finesse due à une ligne de ceinture basse et l’absence de montant central de portière qui dégage une grande partie vitrée.”

Il y a un peu d’Italie dans la ligne de cette belle allemande

Une élégance liée aussi à ses gênes italiens. Car cette “Béhème” est l’extrapolation du coupé BMW 3200 CS de 1962 dessiné par le carrossier Bertone. Mais sur le 30 CSI carrossé par Karmann, et fabriqué de 1968 à 1977, la beauté stylistique atteignait son sommet. Tout comme sa puissance : le 6 cylindres en ligne injection de 3 litres dégageait 200 ch et atteignait 220 km/h après un 0 à 100 km/h en 7,7 secondes. Impressionnant pour l’époque. Le tout dans le silence et le confort d’un écrin tapissé de cuir, de bois, de moquette et de chromes qui faisait de cette voiture à la suspension souple une dévoreuse d’autoroutes.Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI

Plus grande routière que sportive, la BMW 30 CSI s’est ensuite métamorphosée en bête de course dans la version 30 CSL (L pour leicht, léger). Affichant 200 kg de moins avec des ouvrants en aluminium, un intérieur dépouillé, et dopée par un moteur 3,5 l à 4 soupapes par cylindres de 360 ch ( voire 750 ch dans une version turbo!) elle remporta le championnat d’Europe des voitures de tourisme et des courses prestigieuses comme les 24 Heures de Spa, du Nürburgring et de Daytona. Oubliée la sombre période où BMW, au bord de la faillite dans les années 50,et convoité par Mercedes, n’avait du sa survie qu’à ses motos et à la fabrication sous licence des petites Isetta italiennes. Souvenez vous : ces mini citadines à deux places en forme d’oeuf, se garant face au trottoir avec accès par une portière frontale sur laquelle était articulée la colonne de direction et le volant !Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI

On était loin du rebond en 1962 grâce à la sortie d’une belle berline dessinée par l’Italien Michelotti : la “Neue Klasse” 1500, à la fois sportive et cossue, qui a sauvé l’entreprise. Et donné, avec sa calandre originale, et sa découpe relevée de portière arrière, les fondamentaux stylistiques BMW toujours en cours. “C’est aussi l’expression de toute cette belle histoire de la renaissance de la marque qu’exprime ma BMW 30 CSI” explique Edouard Miailhe. Et mon vrai plaisir, c’est de rouler avec tous les jours. Car ce type de voiture, belle au regard, au toucher et à l’oreille, sort de la banalisation des autos d’aujourd’hui.”

Le vignoble appartenait au grand-père de Toulouse-Lautrec

En revanche, il se serait bien passé d’un autre héritage de l’histoire concernant la propriété familiale. Un vignoble de 36 ha entouré de grands crus comme Dauzac, Palmer, Brane-Cantenac… sauf que Château Siran n’en est pas un. Alors que géologiquement, son superbe plateau de graves siliceuses le vaut. Tout cela parce qu’avant le rachat en 1859 par ses aïeux courtiers en vins, le vignoble appartenait au Comte de Toulouse-Lautrec, le grand-père du peintre. Et que ce noble légitimiste anti bonapartiste avait refusé de se plier à la procédure décidée par Napoléon III pour le fameux classement de 1855. Celui qui, hélas, fait toujours référence aujourd’hui !P1030686 - copie 2

Voila comment Siran a tout d’un grand cru sans en être un. Et depuis qu’il a repris les rênes du cru bourgeois familial, Edouard Miailhe ne ménage pas sa peine pour hisser Siran au plus haut de l’appellation Margaux. Replantations, construction d’une nouvelle cuverie, d’un nouveau chai, vinifications supervisées par le consultant de renom, Hubert de Boüard de Château Angélus, ouverture d’un original musée sur le vin, d’un restaurant…Rien n’est trop beau pour redonner tout son lustre à Siran et son Margaux charmeur aux arômes d’épices et de sous bois. Et pourtant, allez comprendre…Cet atavisme enthousiaste laisse parfois percer une petite pointe d’amertume, lorsqu’au détour d’une phrase, Edouard Miailhe vous lâche sur le ton de la confidence : “Mon grand regret est de ne pas avoir travaillé chez un constructeur automobile…”Satané destin !         www.chateausiran.com

Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI
Les nouveaux chais du château

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

La nouvelle BMW 530 d

Nouvelle BMW 530 TD de 265 ch

Pour sa septième génération depuis 1972, ce modèle à succès bat des records de puissance et d’économie avec 4,5 l/100 dans cette version diesel 3 litres de 265 ch qui réussit en plus l’exploit d’un zéro malus ! Le résultat d’une combinaison efficace entre allègement et aérodynamisme…(lire la suite)

 

 

OENOTOURISME

                                                                                Mon vin préféré

Etiquette de chateau siranChâteau Siran 2012, ce “Margaux appellation contrôlée” se la joue modeste sur l’étiquette, faute d’avoir été classé grand cru en 1855 par négligence du propriétaire de l’époque. Mais il exprime toute sa majesté une fois ouvert : onctueux sur le fruit et légèrement poivré avec une allonge d’arômes de sous bois.  La dominante en merlot arrondit harmonieusement, avec le temps, la puissance de ce Margaux qui devient soyeux et très gourmand lorsqu’on goûte un 2009. Et la proportion élevée de petit verdot, jusqu’à 15%, apporte ce rubis profond et cette finale épicée typiques de ce grand vin (29 €)

S de Siran 2012, ce deuxième vin en appellation Margaux provient de vignes plus jeunes de 5 à 15 ans tout en bénéficiant du même soin à l’élevage en barriques de 12 mois que le Château Siran. Plus vif, et légèrement épicé, c’est un bon vin de garde jusqu’à 7 ans. (18 €)

St Jacques de Siran, cet AOC Bordeaux Supérieur de l’extrémité du terroir sur des graves recouvertes d’argile par les alluvions de la Garonne est un vin complexe intéressant, très minéral, et au nez très poivré. (8,90 €)

                                                                          Profitez en pour visiter

*Le musée du vin de Château Siran ouvert en 2014. Plus de 7000 visiteurs par an découvrent dans les anciens chais des collections de vieux pichets avec des têtes de personnages célèbres comme Napoléon, de vieilles assiettes en faïence évoquant le vin, des pièces de l’antiquité vinicole. Ne manquez pas l’abri anti-atomique et sa porte blindée d’une tonne et 30 cm d’épaisseur, véritable bunker coffre-fort qui renferme maintenant tous les millésimes du château de 1912 à 2012 !

Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI et son musée
L’impressionnante collection de vieux pots à vin est une des curiosités du musée de Château Siran.

 

 

*Bayon-sur -Gironde, son église romane, son abside à 7 pans, et sur un impressionnant promontoire rocheux dominant la Gironde, les châteaux de Tayac et d’Eyquem.

*Château Loudenne, ravissante chartreuse XVII ème à St Yzans-de-Médoc avec jardins à l’anglaise descendant vers la Gironde, et musée dans les chais victoriens autour du travail de la vigne sur ce cru bourgeois.

* Blaye et sa citadelle construite par Vauban en surplomb de la Gironde pour bloquer l’accès de Bordeaux à la flotte anglaise avec, sur la rive opposée à Cussac, Fort Medoc où l’on rentre par la majestueuse porte Royale. La traversée en bac sur 6 km entre Blaye et le port de Lamarque est d’un dépaysement total.

La citadelle de Blaye construite au bord de la Gironde par Vauban pour bloquer l'accès à Bordeaux.
La citadelle Vauban de Blaye bloquait l’accès à Bordeaux par la Gironde (Alpha-Images)

*Soulac, petite ville balnéaire aux charmantes maisons basses en briques et bois du XIX ème, et sa basilique romane dans laquelle on n’entre pas, mais on descend ! Ce qui lui a valu d’être complètement ensablée avant d’être dégagée à la fin du XIX ème. Un petit train touristique mène jusqu’à la Pointe de Grave.

* Château du Bouilh, construit sur les plans de Victor Louis (architecte du Grand theâtre de Bordeaux). Il est resté inachevé avec ses curieux communs en hemicycle.

*Château Cos-d’Estournel, en venant de Pauillac sur la D2, ne manquez pas, au détour d’un virage en côte, l’apparition surréaliste des pagodes indiennes du toit de cette batisse construite ainsi au XIX ème par son fondateur en souvenir de ses clients en Inde où il exportait ce grand cru aujourd’hui propriété de Michel Reybier. Cet ex créateur de la marque Charcuteries d’Aoste y a fait édifié un splendide chais par l’architecte Jean-Michel Wilmotte.

Les pittoresques toits en pagode indienne du Château Cos d'Estournel.
Les pittoresques toits en pagode indienne du Château Cos d’Estournel surgissent des vignes.

 

*Port de Goulée, Saint Christoly-Médoc, charmants ports où accostaient les bateaux pour charger les barriques de vins au débouché des canaux construits par les Hollandais au XVIII ème pour assainir les terrains avec des vannes bloquant les remontées d’eau de mer.

*Château Margaux , majestueux avec son escalier et ses colonnades, la plus belle façade de château du Médoc construit en 1802 par l’architecte Combes, élève de Victor Louis. Visite des chais et de la cuverie de ce fameux Premier Grand Cru.

*La Tour Carnet, cette forteresse du XII ème à St Laurent-du-Médoc abrite un des 4 grands crus de Bernard Magrez. Il y a aussi installé un musée de ses voitures anciennes et de ses Rolls avec lesquelles il fait visiter ses châteaux dans un circuit oenotouristique.

Bernard Magrez et sa collection de Rolls à La Tour Carnet
Bernard Magrez et sa collection de Rolls à La Tour Carnet

*Bourg, on entre dans la ville basse par la rampe Cahoreau qui passe sous la porte de la Mer creusée dans le rocher, pour grimper par les ruelles jusqu’au château de la citadelle qui abrite un musée de calèches. Terrasse avec très belle vue à la fois sur la Dordogne, la Garonne et la Gironde. Un réseau de salles souterraines surplombe l’estuaire.

*Moulis-en-Médoc, son église romane aux fresques XII ème-XV ème et ses sarcophages mérovingiens.

Cordouan, le "Versailles des mers"
Cordouan, le « Versailles des mers »(Asa-Photos)

*Phare de Cordouan, en vedette au départ de la pointe de Grave à Port-Bloc, la visite du plus beau phare de France culminant à 67,5 m de haut, surnommé le « Versailles des mers » avec ses étages Renaissance auxquels on accède par un majestueux escalier circulaire de 311 marches, son portail monumental, l’appartement du Roi et la chapelle.www.phare-de-cordouan.fr

* Le Rigalet, charmant hameau aux petites maisons du XVIII ème au sud de Blaye.

*Château la tour de By, à Bégadan, au milieu des vignes de ce grand cru, montez en haut de cette ancienne tour de guet qui offre un somptueux panorama sur l’estuaire.

*Vertheuil , ancienne abbatiale du XI ème et son magnifique portail aux voussures ornées de statues.

*Saint Ciers-sur-Gironde et sa réserve ornithologique de 120 ha avec tours d’observation pour suivre les oiseaux sauvages et les migrateurs qui y font halte.

 

* Promenades en kayak sur la Gironde depuis St Vivien de Médoc : Kayak et découvertes (06 88 77 53 29) ou Médoc Explorer Canoë (06 88 77 53 29)

Consulter www.smiddest.fr

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POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

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MEMBRE DES RELAIS & CHÂTEAUX

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire La Grande Maison Bordeaux 2016 par Artiste-Associé Photographes

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire, les ambassadeurs de l’excellence.
Bernard Magrez, vous offre l’exclusivité d’une émotion pure à « La Grande Maison », restaurant gastronomique deux étoiles au guide Michelin et hôtel cinq étoiles.
Pour faire battre le cœur d’une maison bordelaise traditionnelle, la passion est impérieuse. Il faut savoir écouter l’aspiration des voyageurs, déceler la part de folie qui bouleverse un concept hôtelier, comprendre ce que chaque hôte vient y chercher pour savoir le lui offrir.

L’ambassadeur Mondial du goût, Pierre Gagnaire et le compositeur de vins rares, Bernard Magrez, unis pour le meilleur de la table française, vous invitent à vivre une expérience exceptionnelle dans cette magnifique demeure où le savoir-faire français et le raffinement sont les maîtres mots.
Bernard Magrez, propriétaire de quatre Grands Crus Classés dans le Bordelais, Château Pape Clément (Graves), Château La Tour Carnet (Haut Médoc), Château Fombrauge (Saint-Emilion) et Clos Haut Peyraguey (Sauternes), poursuit son intarissable désir d’excellence à travers les vins, les arts, la gastronomie et l’hôtellerie de prestige.

La Grande Maison de Bernard Magrez
10 rue Labottière, 33000 Bordeaux
T.+33(0)5 35 38 16 16
info@lgmbordeaux.com
http://www.lagrandemaison-bordeaux.com/fr/hotel-luxe-bordeaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Mini Cooper S de Pommard

mini cooper S de Steve Whitehead à Pommard

Domaine Michel Rebourgeon

Delphine et Steve Whitehead

« L’Anglais du village ». Tel a longtemps été le surnom de Steve Whitehead à Pommard. Difficile, en effet, d’y passer inaperçu au volant d’une Mini Cooper S de 1968 ou d’un cabriolet Triumph ! Et sa destinée n’est pas non plus habituelle. Ce marchand de vins, près de Manchester, a entamé une nouvelle vie le jour où il a pris en stage une jeune élève française d’une école de commerce, Delphine Rebourgeon originaire de Pommard. Un mariage s’en suivit et voila comment Steve Whitehead est devenu non seulement époux d’une Bourguignonne, mais aussi vigneron en Bourgogne !

Sans abandonner pour autant son amour pour les belles anglaises emblématiques du génie automobile britannique comme le prouve son garage. Si chaque pays a eu son icône populaire, la « Deuche » pour la France, la « Cox » pour l’Allemagne ou le « pot de yaourt » pour l’Italie avec la Fiat 500, incontestablement, la couronne de la reine d’Angleterre revient à la Mini. Elle mérite bien son nom avec son petit 3,02 m malgré mini cooper S de Steve Whitehead à Pommardtout très logeable où 80% de sa longueur était occupée par les 4 passagers, et 20% seulement par la mécanique grâce au moteur transversal, à la boite de vitesse encastrée dessous et aux petites roues aux 4 coins. Si bien que la voiture se transformait ,en plus pour le plaisir, en véritable karting scotché au bitume ! Et compte tenu de son poids plume de 575 kg, la première mini de 848 cm3 et 34 ch filait à 120 km/h. Des performances répondant parfaitement à la mission qui avait été confiée au génial ingénieur Alec Issigonis. Car la crise du canal de Suez en 1956, et ses menaces sur l’approvisionnement pétrolier avec une flambée des prix, avait incité les dirigeants de

premier prototype de la mini en 1957
Mis à part la calandre et les clignotants en haut du montant de portière, le prototype de la Mini en 1957 était proche de la définitive.

BMC, la British Motor Corporation, à lancer une petite voiture économique en carburant. Après 8 mois d’études le premier prototype XC9003 pourvu des solutions révolutionnaires d’Issigonis voyait le jour en 1957. Et ressemblait, à quelques détails près, à la Mini lancée le 18 Août 1959 qui allait devenir la voiture anglaise la plus vendue de l’Histoire avec 5,3 millions d’exemplaires jusqu’en 2000. Avant que cette légende sur 4 roues renaisse en 2001 avec la relance de la marque par BMW. Et pourtant, à ses débuts le démarrage des ventes fut laborieux. C’est que mini-taille ne rimait pas avec mini-prix : l’Austin seven alias la Morris Minor (les deux marques sous lesquelles elle était vendue avant de s’appeler Mini en 1962) coûtait deux fois plus cher qu’une Fiat 500 ! Et le même prix qu’une voiture de taille normale. Le tout pour un véhicule spartiate à suspension « noyau de pêche » avec de simples coussinets caoutchouc (pour gagner de la place), des vitres coulissantes un peu guillotines pour sortir la tête, des portières à charnières extérieures, et à ouverture intérieure en tirant un cable, sans oublier le volant à la position de conduite digne d’un camion ! L’accueil fut donc mitigé. Mais c’est

prototype de la mini en 1957
Un prototype factice avec un avant de vieille Austin circulait exprès sur les routes anglaises pour tromper les concurrents !

finalement un ami d’Issigonis, John Cooper qui va propulser les ventes de la Mini en la transformant en voiture de course. Ils se connaissaient pour avoir piloté ensemble les petites monoplaces qu’ils s’amusaient à construire. Et petit à petit, Cooper, fils d’un garagiste de Surbiton en banlieue de Londres, était devenu célèbre en révolutionnant la Formule 1 avec la première monoplace à moteur central arrière. Aux mains de jeunes nouvelles stars du volant comme Jack Brabham, Stirling Moss et Maurice Trintignant, les Cooper décrochèrent 16 victoires en 9 ans et le titre de champion du monde des constructeurs en 1959 et 1960. En proposant ses services, moyennant des royalties sur chaque voiture vendue par BMC, John Cooper allait devenir pour la Mini ce qu’ont été Abarth pour Fiat ou Gordini pour Renault : le sorcier britannique de la mécanique.

Même Enzo Ferrari a raffolé de la Mini Cooper S

En 1961, le lancement de la Morris Cooper a l’effet d’une bombe : avec un moteur poussé à 997 cm3 et 55 ch et des freins à disque pour calmer ses ardeurs, la « familiale populaire » d’Issigonis se métamorphose alors en bolide frôlant les 140 km/h ! Du jamais vu sur une si petite auto. Du coup, de voiture délaissée pour son tarif élevé, la Mini devient le dernier snobisme automobile avec lequel il est de bon ton de s’afficher : Mick Jagger, la sœur de la reine, la princesse Margaret et son mari Lord Snowdon, Steve Mc Queen, Brigitte Bardot, et même Enzo Ferrari, vont en raffoler. En 1966, Brian Epstein, leur manager, offrira à chacun des 4 Beatles une Cooper S. Et celle de George Harrison repeinte avec des dessins psychédéliques servira d’emblème au groupe dans son film-album Magical Mystery Tour aux titres inoubliables comme Penny Lane ou All you need is love. Du délire. Plus que jamais, à Londres, alors capitale de la jeunesse dans le vent, la Mini était devenue un objet de mode en même temps que la mini-jupe lancée par la styliste Mary Quant !

mini cooper S de Steve Whitehead à Pommard
Au milieu de la « planche de bord vide poche », le fameux grand compteur central encadré de la température d’eau et de la pression d’huile : toute la simplicité de la Mini Cooper S est là.

Tout cet engouement, la petite anglaise le devait aussi à ses exploits sportifs en rallye et en circuit qui ont contribué à forger sa légende. Car au fil des années, la Mini s’est musclée avec en 1963 la Cooper S 1071 cm3 de 70 ch, et en 1964 la Cooper S 1275 cm3 de 76 ch, puis 90 ch taquinant le 160 km/h. Une vraie terreur en rallye : entre 1964 et 1967, la Mini remporte trois victoires au Monte Carlo devant des Ford Falcon 4,7 l V8, des Porsche 911 S  ou des Lancia Fulvia pourtant plus puissantes ! Mais l’anglaise compensait ce handicap par sa légèreté et une agilité diabolique. Grace à son mini gabarit, les roues avant et arrière passaient quasiment en même temps les virages à la corde sans braquer !

Il a eu sa première Mini d’occase à 19 ans pour faire des rallyes

Et pendant ce temps là, à Manchester, Steve Whitehead, comme tous les jeunes de sa génération rêvait d’en découdre aussi au volant d’une Cooper. En 1969, à l’age de 19 ans, avec un copain qui gonflait les moteurs, il commence à écumer les rallyes locaux sur une Cooper MK I d’occasion de 1965, puis à 25 ans avec une Ford Escort Mexico pendant deux ans dans les rallyes du championnat d’Angleterre. « Après, j’ai arrêté car Delphine est arrivée dans ma vie et je suis parti en France ! » . Mais aujourd’hui encore, la passion est toujours là : en camping car avec toute la famille, il part suivre

mini cooper S de Steve Whitehead à Pommard
Tout était mini et en particulier le coffre !

les rallyes WRC d’Allemagne, d’Espagne ou le Monte Carlo, « car ceux-là ne tombent pas pendant les vendanges ! » dit-il. Et autour de Pommard, il n’est pas rare de le voir « attaquer » pied au plancher au volant de son Austin Cooper S MK II 1275 cm3 de 76 ch sur les petites routes qui serpentent au milieu des vignes. « C’est un rêve de jeunesse qui s’est réalisé en 2008 lorsqu’un ancien client de mon magasin de vins en Angleterre m’a proposé de lui racheter la sienne qui n’avait que 32.000 miles au compteur. Des Austin comme la mienne, il n’y en a eu que 2600 de fabriquées alors que les Morris Cooper ont été plus nombreuses. Je l’adore mon cube à roulettes ! » dit Steve Whitehead, en frémissant de sa moustache « so british ». Et il n’a jamais manqué de participer au rallye AOC de Beaune. Traduisez : Automobile d’origine et de collection ! Mais au village, c’est plus souvent au volant d’un tracteur que l’on croise Steve Whitehead de retour des vignes du domaine Rebourgeon, et de ses 18 petites parcelles réparties sur Pommard, Volnay et Beaune qui totalisent 3,5 hectares. Un morcellement typique de la Bourgogne des grands crus et de ses climats. « En 1995, mon père parlait de revendre notre petit vignoble familial qui s’était constitué peu à peu depuis 1550. Mais je trouvais dommage d’abandonner cette tradition, raconte Delphine. Alors, avec Steve, on a décidé de se lancer. »

Des vignes sur Pommard d’un age exceptionnel : 114 ans !

Voilà comment de marchand de vins, Steve Whitehead est passé producteur de vins ! Et pas n’importe lesquels vu les très belles parcelles en 1er cru, et une de 21 ares en Pommard village aux vignes vieilles de 114 ans ! La plus extraordinaire est celle des Rugiens. Ses 17 ares donnent autour de 1000 bouteilles en 1 er cru à partir d’un côteau argilo- calcaire, au sol profond jusqu’à la roche mère, et avec un taux de fer élevé donnant une coloration rougeâtre à la terre, d’où l’appellation Rugiens pour ce climat qui donne un vin très minéral. « Nous avons eu la chance, malgré les gelées terribles qui ont encore ravagé le vignoble bourguignon en 2016, d’être à ¾ de nos rendements sur les rouges qui étaient moins exposés en haut de côteaux » se console Delphine Rebourgeon. Et ici la vinification se fait encore à l’ancienne avec des vins robustes très tanniques garants d’une longue conservation. «  Très fruité sur le nez, notre Volnay 1 er cru 2013, non filtré et 18 mois en fûts de chêne, sera au maximum de sa forme entre 5 et 9 ans » estime Steve Whitehead. Rien à voir avec la tendance actuelle des vins prêts à boire !  Et au domaine Rebourgeon où ce savoir faire ancestral s’est transmis de génération en génération depuis 1550, la relève est assurée avec William, 18 ans, tout juste sorti du lycée viticole de Beaune. Quant au petit dernier, Samuel, devinez le métier dont il rêve, à la grande joie de son père : designer automobile !

michelrebourgeon.wixsite.com

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Mini Clubman Cooper S

Mini clubman Cooper S

Les dernières Mini ont pris de l’embonpoint par rapport aux premières : 550 kg de plus mais 100 chevaux supplémentaires sous le capot ! Avec 192 ch et une vitesse de pointe de 235 km/h, cette troisième version, depuis la relance de la marque par BMW en 2001, procure toujours des sensations de karting ! (lire la suite)

 

OENOTOURISME

                                                                         Mon vin préféré

Pommard-Rugiens premier cru du domaine Michel RebourgeonLes Whitehead sortent des vins à l’ancienne qui deviennnent rares par leur acidité et leur forte teneur en tanins, gage de longue garde. Volnay 1er cru 2013 très fruité au nez (25,50 €). Pommard 1 er cru Les Arvelets, un vin puissant mais fin et rond sur le fruit, issu de vignes de 75 ans sur un côteau calcaire marneux  ( 34 €). Le Rugiens 2013 provenant de terres rouges ferrugineuses est encore plus minéral avec beaucoup de tannin qui s’arrondiront pour donner un vin au mieux de sa forme d’ici 5 à 9 ans (40€).

 

                                                                  Profitez en pour visiter

*Beaune, ses vieilles halles médiévales où ont lieu chaque année les fameuses ventes aux enchères à la bougie des vins des Hospices de Beaune, son Hôtel Dieu, fondé en 1443, merveille de l’art burgondo-flamand et sa grande salle des malades de 72 m de long avec l’enfilade des lits à colonne et la magnifique voute de bois en carène de navire renversée , le musée du vin de Bourgogne dans l’ancien Hôtel XV ème des ducs de Bourgogne.

Cour des Hospices de Beaune-Photo François Vauban
Cour des Hospices de Beaune (Photo François Vauban)

 

 

*Nuit St Georges, la capitale de la Côte à laquelle elle a donné son nom, son église romane St Symphorien et sa rare cage d’escalier tournant du XVI ème dans un étonnnant cylindre ajouré en bois, le beffroi de l’Hotel de ville et l’hopital St Laurent du XVII ème.

* La verdoyante route panoramique entre Nuit-St Georges, Bruant, plongeant ensuite sur Bouilland et ses cirques rocheux aux collines boisées

*Le fameux château du Clos de Vougeot, son grand cellier du XII ème où ont lieu les cérémonies de la Confrérie du Tastevin, ses quatre énormes pressoirs du moyen age, le dortoir des moines et sa spectaculaire charpente.

Cérémonie du taste vin dans la salle du pressoir du Clos Vougeot
Cérémonie de la Confrérie du Taste vin dans la salle du grand pressoir au Clos Vougeot

*Dijon, le Palais des ducs de Bourgogne et ses tours de Bar et de Philippe-le-Bon d’où on découvre une belle vue sur la ville jusqu’aux premier contrefort sdu Jura, les vieilles rues et la place François Rude aux maisons à pans de bois du XV ème, le musée du folklore bourguignon avec ses scènes reconstituées dans le cloître du monastère des Bernardines, l’Hotel de Vogüé du XVII ème et son toit en tuiles vernissées, le musée Amora créé par le principal fabricant de moutarde de Dijon.

Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe-le-bon (Photo Alain Doire)
Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe Le Bon(Photo Alain Doire)

*Le château de Savigny les Beaune avec sa collection d’Abarth de course, de voitures de pompiers et ses 90 avions de chasse dans le parc transformé en base aérienne.* Le vieux bourg fortifié de *Chateauneuf avec ses rues étroites du XIV ème, ses places, ses remparts, et son chateau surplombant les vallées alentours qui commandait la route entre Dijon et Autun et le canal de Bourgogne qui passe au pied.

*Le château de Gevrey-Chambertin et ses tours carrées forteresses bâties au X ème siècle, aujourd’hui propriété du Chinois qui dirige les casinos de Macao.

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Château de Gevrey-Chambertin (Photo Alain-Doire)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE
image001 - copie                              MEMBRE DES RELAIS & CHATEAUX

L’Hostellerie de Levernois*****, c’est avant tout un cadre bucolique dans un site préservé, au coeur de la Bourgogne riche d’Histoire, de Culture et du prestigieux Vignoble Bourguignon tout proche : Gevrey Chambertin, Vosne Romanée, Pommard, Meursault, Puligny-Montrachet…
Sérénité et art de vivre en Bourgogne sont les maîtres mots de cette charmante maison en osmose avec la nature où vous vivrez des moments d’exception : appréciez le confort de nos 26 chambres lumineuses, éveillez vos papilles avec la cuisine gourmande de notre chef étoilé, perfectionnez vos connaissances autour d’une sélection de vins dans notre caveau avec notre sommelier, déjeunez au bord de la Bouzaize petite rivière qui serpente dans les cinq hectares de parc, ou tout simplement partez à la rencontre de notre jardinier dans notre potager Bio.
A partir de 150 € (selon la saison)
Hostellerie de Levernois Rue du Golf – 21200 LEVERNOIS Tél. : +33 3 80 24 73 58 Mail : levernois@relaischateaux.com Site Internet : www.levernois.com www.facebook.com/hostellerie.levernois/ www.instagram.com/hostellerie_de_levernois

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La retraite tropezienne d’une BMW 328 de 1937

Josef Schengili de château Volterra au volant de sa BMW 328 de 1937

Rarissime, ce roadster mythique coule des jours ensoleillés dans les vignes d’un splendide château à Ramatuelle. Après avoir été une voiture de sport en avance sur son temps chez le constructeur allemand.

Josef Schengili

Chateau Volterra, côtes de Provence

Vous cherchez la rareté ? Alors, près de Saint Tropez, à Ramatuelle, prenez la route du phare de Camarat, vers Château Volterra que l’on finit par atteindre au bout d’un méchant chemin caillouteux. Là, après contrôle par caméra, et ouverture télécommandée de la grille, trois surprises vous attendent. Un roadster BMW 328 de 1937, une villa toscane construite sur un promontoire rocheux avec vue époustouflante sur la mer. Et derrière la bâtisse, un vignoble de 6 hectares mené avec une minutie d’horloger par un Suisse-Canadien haut en couleur dans sa longue barbe fleurie.

Déniché dans une vente aux enchères à New York

Josef Schengili, diplômé de mathématiques a d’abord vécu au Canada où il a fait fortune en créant une start up de logiciels informatiques. C’est ainsi qu’il a pu s’offrir son “jouet”, lors d’une vente aux enchères en 1980 chez Sotheby’s à New York. “La voiture qui m’avait toujours fait rêver était là devant moi. J’ai craqué !” Et voila comment il devint l’heureux propriétaire de cette BMW 328. Une rareté fabriquée uniquement à 464 unités entre 1936 et 1940. Et encore plus rare aujourd’hui avec seulement 150 exemplaires ayant survécu à la guerre et à l’usure du temps !

BMW 328 de 1937 à château volterra
Un superbe cockpit en plein ciel comme ceux des beaux avions d’avant guerre.

 

 

 

 

Une BMW révolutionnaire à l’époque pour ses performances qui lui firent gagner de nombreuses courses. Son six cylindres en ligne 1,9 l à trois carburateurs de 80 ch propulsait cette élégante voiture de sport à 150 km/h. Une vitesse que même les grosses Mercedes 500 k de 5 litres n’arrivaient pas à atteindre ! Mais l’autre secret de ce roadster BMW résidait dans sa taille courte et étroite, son chassis remarquablement équilibré, et surtout, sa légèreté avec seulement 830 kg sur la balance qui lui donnait une agilité hors du commun. En 1940, avec une carrosserie fermée, une 328 remporta la mythique course des Mille Miglia de 1618 km sur route ouverte entre Brescia et Rome devant les armadas d’Alfa Romeo et de Mercedes. Et en 1949, toujours bien pourvue techniquement face à la concurrence, une 328 décrochait la troisième place aux 24 Heures du Mans. C’est dire si Josef Schengili n’est pas peu fier de son roadster récemment passé pour un lifting complet chez BMW Classic. “Après trois ans de restauration à Munich, elle est comme sortie d’usine !” lâche -t- il admiratif.

BMW 328 de 1937 à château volterra
Léger et aérodynamique, ce roadster gagnait des courses devant des voitures plus puissantes.

 

Son autre fierté tient au site extraordinaire de Château Volterra qu’il a déniché en 1999. “J’avais revendu ma société de logiciels. Et après la high tech, j’avais envie de passer au low tech et au low pressure en me rapprochant de la nature par la réalisation d’un rêve : m’occuper d’un vignoble. Car j’ai toujours aimé le bon vin. Et encore plus quand on le fait soi même !” La rencontre avec des investisseurs canadiens qui lui laissent carte blanche va lui permettre de partir prospecter en France. Et c’est donc ici, au sud est de la presqu’île de Saint Tropez qu’il tombe sous le charme d’un château à l’abandon, perché sur le cap Camerat surplombant la mer 100 mètres en contre bas, à l’extrémité d’un plateau planté de vignes. Construit entre 1896 et 1908 par une aristocrate anglaise, dans le style d’une villa toscane, ce château était l’aboutissement d’un chantier démentiel : ses pierres, extraites du cap du Drumont dans l’Estérel, furent transportées via la mer par des tartanes tropéziennes jusqu’au rivage de la propriété, et remontées 100 mètres plus haut par une noria de mules.

château Volterra
Depuis la terrasse du château, le panorama est époustouflant sur la baie de Ramatuelle.

 

 

 

En 1926, changement de propriétaire. Léon Volterra le rachète pour l’offrir à sa jeune épouse comédienne Simone. Et avec lui, le château va connaitre des heures trépidantes. Volterra était en effet propriétaire de salles de spectacles, le Casino de paris, le théâtre Marigny, le théâtre de Paris, et le célèbre music hall des Champs Elysées, le Lido. Metteur en scène des Folies Bergères et aussi imprésario, il lança les carrières de Maurice Chevalier et de Mistinguett. Deux vedettes qui figurèrent parmi les illustres invités des fêtes de château Volterra comme Cocteau, Raimu, Colette, Joséphine Baker…Et Léon Volterra, élu maire de Saint Tropez en 1936 fit déjà de ce petit port tranquille le rendez vous des vedettes en vacances sur la côte. Mais après la guerre, le couple Volterra se sépare. Et à la mort de Simone qui orchestrait toute cette vie mondaine, et soutenait par sa présence le festival de théâtre de Ramatuelle, le château va tomber dans l’oubli et l’abandon pendant dix ans. Mis à part quelques tournages de films où il servit de décor pour les Coeurs brulés et La vieille qui marchait dans la mer avec Jeanne Moreau.

Des vendanges la nuit à la lampe électrique

Néanmoins, le délabrement du château et du vignoble à l’état de friches ne rebutèrent pas investisseurs canadiens qui donnèrent leur feu vert. Sitôt le rachat signé, Josef Schengili s’attaqua à la réfection du château et à la replantation des vignes aujourd’hui cultivées en biodynamique.“Outre le chardonnay et le vermentino pour les blancs, le terrain constitué de sables, d’argile et de pierres, et donc riche en fer, se prêtait parfaitement à la culture des Grenache, syrah et mourvèdre pour les rouges. Avec un fort ensoleillement, tempéré la nuit par les bienfaits du rafraichissement de la mer toute proche pendant les étés brûlants où le soleil gorge de sucre les raisins”, explique –t- il. Et, plutôt rare dans la région, du cabernet sauvignon et du merlot ont aussi été plantés, pour le plus grand bien d’une variété de rouge unique en son genre.

BMW 328 de 1937 à château volterra
Au volant de cette BMW 328, un point de vue d’exception sur 80 ans d’Histoire automobile.

“A l’aveugle, les gens sont perplexes sur ce cabernet sauvignon, s’amuse Josef Schengili. Ils le prennent souvent pour un bon Bordeaux et n’imaginent pas qu’il s’agit d’un Côte de Provence ! Et ce vin exceptionnel nous a valu de nombreux prix. On en a un mur couvert !” Parallèlement , les caves naturellement fraiches par leur enfoncement dans la pente ont été reconstruites et les cuves en béton remplacés par des barriques de chêne fin sur deux niveaux. “Ici, du raisin à la bouteille, tout s’écoule par gravitation jusqu’au chais afin de ne pas malmener le vin par les pompages.” Une minutie qui se retrouve jusque dans les vignes : pour éviter d’abimer le raisin par les grandes chaleurs qui accélèrent l’oxydation des grappes entassées dans les cagettes, Josef Schengili ne vendange que la nuit, et à la main ! “A la fraiche pour un vin plein de fraicheur !”

info@chateauvolterra.com

04 94 49 66 83

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

 BMW M240i cabriolet

BMW 235 i M cabrioletElle a tout d’une grande, dans le gabarit d’une petite Série 1 : 3 litres turbo et 340 chevaux dégageant une force tranquille dans le doux feulement d’un 6 cylindres en ligne, un plaisir qui se fait rare aujourd’hui avec le down sizing des cylindrées. Confort, tenue de route, luxe, elle a tout d’une « Béhème » ! (lire la suite)

OENOTOURISME

                                                                               Mon vin préféré

 

Etiquette de château Volterra

Château Volterra cabernet sauvignon 2004

Outre les rosés élevés au château, ce rouge très original est souvent pris pour un grand bordeaux, aux raisins cueillis la nuit et aux aromes puissants, avec une longueur en bouche d’une rondeur sans fin. Les différents cépages (50% mourvèdre, 10% syrah, 20% Grenache) sont fermentés à part en cuve en bois avec une macération pré et post fermentaire. Le cap subit au moins deux pigeages manuels par jour et l’élevage se fait en barriques sur lie. (30 €)

 

                                                                       Profitez en pour visiter

 

*Saint Tropez, le joli port de pêche devenu le rendez vous chic du show biz, ses yachts alignés en face du célèbre café Senequier, sa place des lices avec les parties de pétanque sous les platanes, son église baroque au campanile de fer forgé, la rue de la Ponche passant sous une porte ancienne et menant à une grève dominé par la tour Vieille et où sont ancrés des barques de pêcheurs, sa citadelle avec vue panoramique sur la mer, son musée de l’Annonciade et sa centaine de tableaux de 1890 à 1940 des grands artistes de l’époque qui ont vécu ou travaillé à Saint Tropez, Signac, Marquet, van Dongen, Derain, Vuillard, Gromaire, Braque, Vlaminck, Utrillo, Dufy…

Le port de Saint Tropez
Le célébrissime port de Saint Tropez.

*Ramatuelle et ses ruelles étroites qui serpentent dans ce village perché sur une colline au coeur des vignobles. Un curieux monument aux morts des Services Spéciaux de la Défense Nationale rappelle que Durant la deuxième guerre mondiale les sous marins anglais accostaient sur cette côte pour assurer la liaison avec la Résistance.

*Gassin, vieux village campé à 201 m d’altitude à l’intérieur de la presqu’île, une belle vigie sur le golfe de St Tropez, et une vue panoramique superbe depuis le radio phare de Paillas au col du même nom

*Aiguebelle, Cavalière, Pramousquier, loin de la foule, des petites plages discrètes bien à l’abri dans des petites criques entre Cavalaire et le Lavandou

La Chartreuse de La Verne
La Chartreuse médiévale de la Verne (photo Carrerot)

 

*Grimaud, sous les ruines grandioses du chateau démantelé par Louis XIII, flânez dans ce bourg du moyen age notamment sa rue des Templiers bordée d’arcades de basalte

*La Chartreuse de la Verne, ensemble médiéval magnifiquement restauré sur son éperon rocheux, en face de la D 14 en venant de Grimaud après le col de Taillude

*Collobrières, pittoresque village ombragé dont la spécialité est le marron glacé et l’exploitation du liège des forêts environnantes

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POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

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MEMBRE DES RELAIS & CHÂTEAUX

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A chaque moment de sa vie, une bonne raison de séjourner au Castellet…

Bienvenue à l’Hôtel & Spa du Castellet*****, situé entre terre et mer au cœur de la Provence.

Membre de la belle Maison Relais & Châteaux depuis 2006, notre prestigieux hôtel vous propose 41 chambres et suites, toutes orientées plein sud et composées d’une terrasse privative donnant sur le parc ou la forêt de pins.

Venez y découvrir une cuisine moderne et inventive, orchestrée par le Chef Christophe Bacquié, doublement étoilé, Meilleur Ouvrier de France et membre Les Grandes Tables du Monde.

Notre cave à vin, vitrée et lumineuse saura éveiller vos sens et souligner chaque saveur de votre dîner.

Pour une formule plus conviviale, installez-vous à la table de notre bistrot chic, le San Felice.

Après vos escapades, détendez-vous dans notre spa Espa & Valmont de 700 m² où luxe, calme et liberté de se sentir bien sont les maîtres mots. Découvrez également nos deux piscines, notre golf ainsi que l’ombre des gazébos où, le soir venu, un jeu de lumières souligne la beauté du parc.

Pour plus de confort et sécurité, nous mettons à votre disposition un parking couvert mais également un parking fermé et sécurisé afin de profiter de votre séjour en tout sérénité.

Hôtel & Spa du Castellet*****

3001 Route des Hauts du Camp – 83330 Le Castellet – France

Tel. : +33(0)4 94 98 37 77 – Email. : welcome@hotelducastellet.com

Site web. : www.hotelducastellet.net

 

Une Pagode dans le vignoble de Mercurey

Mercedes Pagode 280 SL de 1969 au château de Chamirey à Mercurey
Cette Mercedes Pagode 280 SL  fait partie du patrimoine du château de Chamirey depuis une rocambolesque histoire arrivée à ses propriétaires pendant leurs vacances !

Château de Chamirey     Aurore et Amaury Devillard

Les pannes en voiture ont parfois du bon. Et peuvent être le démarrage de belles histoires ! Celle de la Mercedes Pagode du château de Chamirey à Mercurey en est une. En 1971, le marquis de Jouennes descend avec son épouse sur la Côte d’azur pour les vacances d’été au Volant de son énorme Buick Skylark, un collector chez ce fin connaisseur esthète qui a eu aussi des Hispano ou des Delahaye-Chapron. Tout à coup, du côté d’Avignon, la belle américaine gris métallisé refuse d’aller plus loin et part agoniser sur le bas côté. Rien à faire. Une dépanneuse est appelée à la rescousse et la Buick termine sa virée estivale chez un garagiste avignonais qui juge la situation irréparable sur le champ. Vacances à l’eau ? Pas question, pour la trépidante Odette de Jouennes, une femme qui n’a pas froid aux yeux, elle qui passa son permis de conduire à 12 ans, (eh oui à l’époque tout était permis ! ) et dont la dernière voiture personnelle fut un nerveux coupé Simca Bertone 1200 S encore précieusement conservé à Chamirey.

Une belle allemande dessinée par le Français Paul Bracq

Soudain, luisant dans le fond du garage , elle entrevoit une issue au naufrage : une étoile scintillante au milieu de la calandre chromée d’un superbe coupé Mercedes pagode 280 SL de 1969 qu’elle trouve diablement joli. “Elle est à un client qui nous l’a laissée pour la vendre” explique le garagiste. “Parfait, elle me plait, j’achète !” Et voila comment les Jouennes reprirent le chemin des vacances au volant de cette belle allemande. Enfin, pas si allemande que ça. Car elle doit son allure folle, avec ses portières très basses, et donc ses hautes surfaces vitrées et ses montants de toit très fins, au coup de crayon génial d’un Français : Paul Bracq, designer pendant dix ans chez Mercedes, puis chez BMW et Peugeot. Il a eu l’idée originale de ce toit concave du hard top amovible (de 80 kg !), lui donnant ainsi un style de pagode qui devint le surnom de ce coupé dorénavant mythique. En plus de ses qualités routières où le 6 cylindres en ligne 2,8 l injection de 170 ch lui procurait de puissantes et onctueuses accélérations dans un confort de suspension moelleux. Car tout en taquinant le 200 km/h , la pagode

planche de bord mercedes pagode 280 SLn’était pas franchement une sportive avec un 0 à 100 km/h en 10 secondes : sa dénomination « SL »( Sport Leicht) signifiant sportive légère était contredite par la balance avec 1, 420 tonne malgré des ouvrants en aluminium pour tenter de l’alléger. A sa décharge, la Pagode jouait davantage sur la sécurité en étant la première « voiture de sport » au monde dotée d’une carrosserie avec protection rigide de l’habitacle et zones de déformation à l’avant et à l’arrière pour amortir les chocs. Lors de sa présentation au salon de Genève en mars 1963, cet argument sécurité, et son élégance qui donnait une nouvelle jeunesse à la marque teutonne grâce à sa « french touch », furent les ingrédients de son succès jusqu’en 1971 avec 48 912 exemplaires vendus, dont 40% aux Etats-unis. D’autant que la première Pagode, la 230 SL 2,3 l, de 150 ch et un couple de 20 mkg, augmenta régulièrement de puissance avec la 250 SL de 22 mkg en décembre 1966, puis en 1968  la 280 SL et ses 20 ch supplémentaires avec 170 ch 24,5 mkg, la plus aboutie et la plus demandée (23 885 modèles dont plus de 50% aux USA). Aujourd’hui, dans le garage du château à Mercurey, cette Pagode fait l’admiration

Aurore Devillard (à gauche) avec sa coéquipère Patricia Poelaert sur Mercedes 190 SL
Aurore Devillard (à gauche) avec sa coéquipière Patricia Poelaert

du petit fils, Amaury Devillard. C’est lui qui a repris le domaine en 2005 avec sa soeur Aurore, une passionnée de vitesse avec plusieurs Tour Auto Optic 2000 à son actif à bord d’une Mercedes 190 SL.  En copilote avec son amie Patricia Poelaert du château voisin de Couches qui oeuvre pour le renouveau de l’appellation méconnue du Couchois dont certains blancs valent parfois d’excellents Côtes de Beaune pour le tiers du prix. “J’ai plein de souvenirs d’enfance de cette auto où notre grand père nous emmenait tous les deux accroupis derrière, dit il. Et en plus, j’ai appris à conduire dessus à 14 ans ! Comme le vin, avec le temps elle a bonifié et son intérieur gainé de cuir brun dégage des arômes et des sensations qu’on ne trouve plus dans les voitures d’aujourd’hui, trop aseptisées.” Pour lui, c’est clair, cette auto fait partie intégrante du patrimoine du château comme, accroché dans une des salles, le tableau représentant le bâtiment au XVIII ème. La vendre, un jour, jamais !

Un vignoble de 37 hectares avec trois premier cru

Le vignoble familial, Amaury Devillard en parle avec le même attachement que pour cette Pagode lorsqu’il arpente ses 37 hectares de vignes, dont 3 premier cru, en vous expliquant les différences géologiques des couleurs de terrain, par endroits presque rouge par la teneur en oxyde de fer. Autant de nuances qui se retrouvent ensuite dans les bouteilles vinifiées par parcelles pour conserver ces particularités aromatiques de terroirs. Une démonstration fort intéressante qui vaut la peine d’être corroborée en dégustation sur le Mercurey rouge. Vous commencez par l’argilo calcaire légèrement

Le Château de Chamirey à Mercurey
Le Château de Chamirey à Mercurey

caillouteux Clos l’évêque tout en finesse sur le fruit et les nôtes de sous sous bois, le Champs Martin plus calcaire dégageant des arômes plus pierreux mais une allonge souple, le “En Sazenay”, un milieu de côteau calcaire sur argile à la belle profondeur, le Clos du roi plus soyeux et légèrement poivré, enfin, le fleuron de l’appellation en monopole, “Les Ruelles”, la fameuse parcelle rougeâtre qui donne un vin épicé puissant. Et cerise sur le gâteau, terminez par un exercice de style créé en 2010 : l’assemblage de tous ces terroirs dans une cuvée étiquettée fort logiquement “Les Cinq” où, après une attaque boisée vigoureuse, on retrouve au nez et en bouche toutes ces nuances au fil d’une allonge très riche. Un cheminement passionnant qui illustre la philosophie des Devillard pour perpétuer à la cinquième génération l’excellence et l’amour des grands vins : “Faire les choses parce qu’on a envie de les faire, et non parce qu’on doit les faire.”

www.domaines-devillard.com

03 85 45 21 61

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Coupé Mercedes AMG-GTS

Coupé Mercedes AMG GTSUne montagne de muscles dans un écrin luxueux et confortable. Avec ce coupé racé et longiligne, façon Jaguar Type E à l’allemande,  Mercedes déclare la guerre à la Porsche 911 : cet AMG-GTS est un missile catapulté par un V8 de 510 chevaux ! (lire la suite)

 

 

OENOTOURISME

                                                                       MON VIN PREFERE

Etiquette château de Chamirey les Ruelles monopolePas un seul, mais deux pour le même prix ! Issu d’un coteau calcaire plein sud, le Premier cru Champs Saint Martin, dégage au nez une note typiquement bourguignonne de pierre à fusil et des arômes tout en rondeur et en finesse. (31 €)

Les Ruelles, Premier cru Monopole sur un terroir riche en oxydes de fer est puissant et chaud avec une trame impressionnante sur le fruit et des notes épicées. (31 €)

 

                                                               PROFITEZ EN POUR VISITER …

* Après une nuit dans les chambres d’hôtes du domaine avec vue plongeante sur les vignes…

*Le village de Nolay et ses vieilles halles de 600 ans à la superbe charpente couverte en dalles de pierre (800 kg au m2!)

*Couches et le château médiéval de Marguerite de Bourgogne, l’épouse répudiée de Louis X le Hutin qui aurait fini ses jours ici comme « prisonnière libre » après sa disparition de Château-Gaillard en Normandie où elle était incarcérée pour adultère. Site intéressant avec son donjon carré, ses tours, ses prisons, son pont levis, sa chapelle et son réseau de galeries souterraines.

Le château de Couches
Le château XVème de Marguerite de Bourgogne à Couches

 

*Chalon sur Saône , ancien port gallo-romain, ses vieilles rues charmantes aux maisons à colombages autour de la cathédrale Saint Vincent, son hopital XVIII éme et sa pharmacie aux rayons remplis de pots de faïence pour les potions, son musée sur l’inventeur de la photo Nicéphore Niepce enfant du pays.

*Sully et son château renaissance entouré d’eau où naquit le maréchal Mac Mahon. Avec son grand parc aux essences rares, et ses dépendances harmonieusement alignées de chaque côté de la grande allée du château, madame de Sévigné surnommait l’endroit « Le Fontainebleau de Bourgogne » !

*Le Creusot et son ancienne manufacture, son célèbre marteau pilon géant qu’on entendait à 10 km.

* Saint Gengoux-le-National, charmant village médiéval et son église romane construite par les moines de Cluny

Jour de marché sur la vieille grand place de Chalon sur Saône
Jour de marché sur la vieille grand place St Vincent de Chalon-sur-Saône

 

 

*Le château de Cormatin, ses fastueux salons Louis XIII, ses tapisseries, ses plafonds à caissons peints, son parc

*Le château XV ème de La Rochepot, spectaculairement dressé sur le piton de la Roche Nolay : ses toits en tuiles vernissées multicolores, sa cour Renaissance et le puits en fer forgé profond de 72 m, son armurerie et sa cuisine monumentale

*Le Mont Saint Vincent et sa vue panoramique époustouflante jusqu’au Mont Blanc

*Rully pour son vin et sa forteresse médiévale

*Russily, joli village perché au fond d’un vallon d’où l’on a un panorama superbe sur le vignoble de Givry, le vin préféré d’Henri IV, et par beau temps, le Mont Blanc !

Le fameux marteau pilon des anciennes aciéries du Creusot
Le fameux marteau pilon des anciennes aciéries du Creusot

 

 

 

 

 

La résurrection d’un coach Peugeot à Chablis

Peugeot 601 DL coach aerodynamique de 1935
Le Chablisien ne renferme pas que des trésors de la vigne. En témoigne cet incroyable coach Peugeot 601 DL de 1935 : il n’en reste que trois au monde ! Un moment d’exception.

 

Domaine La Meulière, à Fleys

Nicolas Laroche, Vincent Laroche et Marie Bordier

“Quand je serai grande, je serai goûteuse de vins ! ” Qu’on se le dise. A 11 ans, Marie Bordier savait déja ce qu’elle voulait. “C’est une vocation qui m’est venue comme un coup de foudre en goûtant un extraordinaire Pommard 69” explique -t- elle. Et mes parents ne pensaient pas que c’était sérieux.”“Franchement, oui, reconnait aujourd’hui son père. D’autant qu’on n’a pas de vignes : je suis vétérinaire ! Et quand elle nous a fait cette proclamation un soir au cours d’un diner avec des amis, on lui a dit, “écoutes ma petite, tu es en quatrième, passe d’abord ton bac et on verra après !” Mais finalement, c’est moi qui suis un peu à l’origine de tout ça. Car j’avais toujours l’habitude de donner à mes enfants une larme du vin qu’on buvait pour leur former le gout.”

Et arriva ce qui devait arriver : dès la seconde, Marie Bordier rentrait au lycée viticole de Beaune, bac, BTS, un an sommelière à Avignon, puis l’Ecole de commerce du vin à Arbois, deux ans au Chili pour un grand domaine, retour en France, et nouveau coup de foudre ! Pas pour une bouteille cette fois-ci, mais un vigneron, de père en fils sur le Chablis. “On peut parler de retrouvailles car on s’étaient connus au lycée de Beaune, puis perdus de vue !” sourit Vincent Laroche.

Peugeot 601 DL coach aerodynamique de 1935
Le luxe avec tôle laquée, ébénisteries, et « climatisation » par la molette du pare-brise ouvrant.

 

 

Et voila comment en 2006, tous leurs invités ovationnaient les jeunes mariés repartant dans une splendide Peugeot “Coach aérodynamique” 601 DL de 1935. Un modèle rarissime avec seulement trois exemplaires “encore en vie” répertoriés aujourd’hui ! “Cette voiture de famille, on y est affectivement très attachés car elle fait partie de notre histoire”ne cache pas Marie Bordier.

D’autant que son père l’avait achetée en triste état, entre la carrosserie rouillée, l’intérieur à refaire et un arbre de roué arrière cassé. “Mais j’ai toujours aimé les Peugeot d’avant guerre, dit il, et je recherchais ce coach très rare qui était typiquement à l’époque la voiture des concours d’élégance. Sa restauration complète a pris trois ans.”Une vraie résurrection pour cette automobile hors norme qui n’a

Peugeot 601 DL coach aerodynamique de 1935
Déniché en région parisienne, le coach Peugeot 601 DL avait triste mine avant sa restauration.

guère dépassé les 130 exemplaires en coach. Simple déduction : sur ce modèle fabriqué à l’unité, les pièces de bois sont numérotées 129; or la fabrication de la 601 s’est arrêtée un mois après sa livraison en 1935. Victime sa durée de vie très courte qui n’a pas été au delà d’un an après 3999 unités vendues dans 17 versions différentes entre la berline allongée, dite en queue de castor pour son aérodynamisme, les cabriolets (258 ), les coupés, et les coachs qui étaient aussi des deux portes, mais avec vitre latérale en plus à l’arrière. Un échec qui sonnait le glas du haut de gamme pour Peugeot. La marque au lion, créée la première en France en 1896, s’était fait distancée avant la guerre de 14 par Renault avant que Citroën, parti en dernier en 1919, ne passe en tête à son tour. Et toute la gamme  601 était une tentative pour revenir dans la course.

 La Traction sortie la même année a éliminé la Peugeot 601

Comme un bon vin, cette Peugeot avait une belle allonge de son capot, due à la présence d’un tout nouveau six cylindres en ligne 2148 cm3 de 60 ch, qui lui donnait une ligne élancée inhabituelle dans cette marque de voitures populaires, un peu carrées et à 4 cylindres. La 601 n’était pas en pointe sur les p1030200-copie-2performances avec un 105 km/h maxi, mais Peugeot vantait la souplesse du moteur, son silence, sa sobriété, les roues avant indépendantes et le confort de son coach luxueux pour justifier un prix élevé de 36 000 F (équivalent à 25 000 €). Le catalogue de 1935 détaillait ainsi la voiture : “En départ arrêté, elle atteint le 100 km/h en 35 secondes. Un 601 berline avec 4 passagers a consommé 12,8 l/100sur le parcours Paris-Bordeaux aller et retour à 65 km/h de moyenne.” Et pour prouver son endurance, sous le contrôle de l’Automobile Club de France, deux femmes avaient parcouru sur le circuit de Montlhéry 2764 km en 24 heures ! Mais la 601 allait être balayée par une révolution, celle de la Traction Citroën sortie, elle aussi, en 1934, mais avec tout son cortège d’ innovations techniques qui donnaient un sacré coup de vieux à la concurrence.Et cette lutte Peugeot-Citroën se poursuivra encore en 1955 avec les lancements simultanés de l’austère 403 se télescopant avec l’exubérante DS, véritable ovni au milieu des voitures de l’époque comme la Frégate Renault, la 203 ou la Simca Aronde.

p1030212-copie-3Dans le garage du domaine La Meulière à Fleys, près de Chablis, Vincent Laroche et son frère Nicolas cajolent une autre voiture emblématique, une Dauphine Renault , la voiture la plus vendue en France de 1956 à 1967 à 2,150 000 exemplaires, et Marie Bordier l’ italienne mythique de la dolce vita, une Fiat 500 de 1973 : “J’y tiens comme à la prunelle de mes yeux, car c’est l’auto que j’ai eu pour mes 20 ans en 1996. Et je roule toujours avec !”Mais dans le même garage, tracteurs, enjambeurs et stock de bouteilles neuves nous rappellent qu’on est ici avant tout chez des vignerons depuis 1779. Même si avant, jusqu’en 1984, la famille cultivait aussi des céréales, et élevait du bétail pour vivre durant la période des “vaches maigres” du Chablis après la crise du phylloxera où l’on ne comptait plus en 1950 que 550 ha de vignes contre 5500 aujourd’hui.

Peugeot 601 DL coach aerodynamique de 1935
Sa ligne allongée lui a valu le nom de 601 DL « coach aérodynamique »

 

 

“On est la 9 ème génération, et avec nous , le domaine est passé depuis 1993 de 11 à 25 hectares par replantage de nos parcelles en friches, et rachat de nouvelles, explique le frère ainé, Nicolas. L’homme des vinifications, au naturel curieux qui le pousse à expérimenter des élevages novateurs et des appellations audacieuses comme “Orgasme” pour exprimer la plénitude de ses vins. “Quand Marie nous a rejoint sur le domaine en 2005, nous nous sommes répartis le travail, ajoute Vincent Laroche : je m’occupe de la vigne, du commerce particuliers-salons, et elle, de la clientèle France, de l’export . Mais au moment des vinifications et des assemblages, nous goûtons tous ensemble pour confronter nos appréciations. Et une touche féminine apporte toujours de la finesse.”Preuve qu’à onze ans, la jeune Marie avait bien su lire son avenir dans un verre de Pommard…

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LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

PEUGEOT 3008

Peugeot 3008

Le petit monospace familial de Peugeot fait sa mue pour se transformer en SUV, le créneau automobile en plein boom aujourd’hui à + 21 % par an. Mutation réussie. Avec son design extérieur audacieux, et intérieur futuriste, la 3008 sort du lot des SUV. Confort et tenue de route remarquable complètent le tableau…(lire la suite)

 

OENOTOURISME

                                                                          Mon vin préféré

Imprimer-“Les larmes de l’Oubli” 2012, élevé sans soufre pendant 36 à 40 mois dans des fûts de 5 ans qui donnent une attaque légèrement fumée, médaille d’or au salon des vignerons indépendants 2016 (15 €)

-1 er Cru Mont de Milieu “Les Gougueys” 2010, sur le meilleur côteau plein sud orgasme-copiedu domaine, ce vin complexe, issu de vieilles vignes de 65 ans, est à la fois crayeux et très floral avec des nuances de grillé, de brioché, et une allonge de cire d’abeille (20 €)

-« Orgasme » 2013, sur le même coteau avec des vignes enherbées qui souffrent plus, d’où un petit rendement de 17 hl/ha par rapport aux 50 autorisés, et une plus grande concentration des aromes. Toujours vendangé très tard pour obtenir une maturité maximum. Très solaire, ce vin a une allonge tendue poivrée, beaucoup de minéralité et une fraicheur légèrement épicée inhabituelle sur des vins jeunes (39 €)

www.chablis-meuliere.com

 

                                                                       Profitez en pour visiter…

*Chablis :

-Collégiale St martin

-Porte Noel

-Circuit en velo electrique à travers les chemins de vignerons et leurs panoramas époustouflants sur les côteaux www.bourgogne-decouverte.fr

*Le vieil Auxerre et ses rues à maisons à pans de bois:

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Les maisons à pans de bois du vieil Auxerre (S.Wahl)

-Cathedrale St Etienne

-Abbaye St Germain

-Tour de l’Horloge

-Places St Nicolas, du coche d’eau

-Quartier de la Marine

* Irancy Pour rejoindre ce petit bourg vinicole reputé, niché au fond d’un vallon, prenez la petite route bucolique D 362 au sud d’Auxerre en passant par les charmants villages de Champs sur Yonne, Bailly et Vincelottes

*Abbaye romane de Pontigny

*Grottes d’Arcy sur Cure

*Carrière souterraine d’Aubigny d’où était extraite dés l’époque gallo romaine une pierre calcaire tendre qui une fois à l’air libre, se durcissait en surface, et fut utilisée à Paris pour la construction de l’Opera, de l’Hotel de ville, de la Bourse. Une visite insolite.

Sous les arcades de la grande place de Noyers-sur-Serein.
Sous les arcades de la grande place de Noyers-sur-Serein.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*Mailly- le-Château, ancien bourg fortifié sur une colline aux rues pittoresques offrant une belle vue sur le canal du Nivernais

*Noyers sur Serein, petite ville médiévale avec ses places et ses rues à maisons à colombages en bois qui en font un vrai décor de film de cape et d’épée. Une séquence de la Grande vadrouille (celle de la nuit mouvementée à l’hotel restaurant !) y fut tournée.

*Musée du tir bouchon à Beines

*Château de Beru

*Montréal, enfermé dans ses remparts, ce bourg du Moyen age vaut le détour pour ses vieilles maisons, les stalles incroyablement sculptées de son église et le panorama circulaire sur la vallée du Serein, et au loin les monts du Morvan

*Avallon, ville fortifiée sur un promontoir rocheux, ses remparts, ses portes, sa tour de l’Horloge, ses façades, son église romane St Lazare

La colline de Vezelay couronnée par sa basilique (S.Wahl)
La colline de Vezelay couronnée par sa célèbre basilique romane (S.Wahl)

*La vallée du Cousin, une route bucolique à souhait dans les bois où on longe cette rivière, ses rapides, ses moulins et qui debouche tout à coup au pied de la falaise fortifiée d’Avallon. Pour ne pas manquer cette balade magique, en venant d’Auxerre sur la N6, prenez avant Avallon à droite à Valloux, direction Vault –de- Lugny, Pontaubert

*Le prieuré de Vausse, son charmant cloître et son église transformée en bibliothèque

*Vezelay,”la colline inspirée” dominée par la magnifique basilique romane Ste madeleine sauvée de la ruine par le grand Viollet –le- Duc

*Joigny, petite ville pentue au bord de l’Yonne avec ses rues anciennes dominée par l’église St Jean , près du château renaissance des Gondi

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Copyright- Ville de Joigny

 

 

 

*Santigny, pour son très joli lavoir XVIII ème à plusieurs bassins sous un toit soutenu par des colonnes doriques

*Musée de l’automobile du château de Montjalin à Sauvigny-le-Bois où on découvre des voitures de chef d’état

*Tonnerre pour son Hotel Dieu médiéval et son immense salle des maladies à voûte en bois, le lavoir circulaire autour de la source vauclusienne de la fosse Dionne

*L’abbaye cistercienne de Clairvaux fondée en 1115 par St Bernard

*Les chateaux de Tanlay, et d’Ancy le Franc ex demeure de Louvois

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MEMBRE DES RELAIS & CHATEAUX

Equipe de la Côte Saint Jacques-

Gastronomie, bien-être et convivialité aux portes de la Bourgogne

Offrez-vous un moment de détente gastronomique à La Côte-Saint-Jacques et profitez de la vue exceptionnelle sur les rives de l’Yonne.Idéalement situé en bordure de rivière, le restaurant La Côte Saint-Jacques vous reçoit dans un cadre à l’élégance raffinée. Dès les portes passées, vous aimerez cet intérieur boisé et chaleureux, aux couleurs douces, et où quelques tableaux et bouquets de fleurs viennent habiller les salles …

Dépositaire d’un héritage qu’il tient de sa grand-mère puis de ses parents, le Chef doublement étoilé Jean-Michel Lorain orchestre la cuisine avec brio et vous propose une carte créative, toute en poésie et en gourmandise, qui évolue au fil des saisons. Vous craquerez volontiers pour l’Ile flottante au caviar, gelée d’ail noir et crème légère au raifort,  la noix de ris de veau au gingembre, rhubarbe et radis roses, la libre interprétation de la poire “Belle Hélène” mais aussi pour quelques grands classiques issus de l’imagination et du savoir-faire de Michel Lorain précieusement conservés sur la carte, comme la Poularde de Bresse à la vapeur de Champagne ou le fameux Boudin noir agrémenté d’une magnifique purée mousseline à l’ancienne…Avec le raffinement d’un service aux petits soins, le confort des chambres Relais & Châteaux****, et un espace Spa et Bien-Etre d’exception de 800 m², tous les ingrédients sont réunis pour composer un séjour de rêve !

Chambre à partir de 150 € à la Maison de Famille et à partir de 320 € au bord de la rivière

Menu à partir de 78 €

La Côte Saint-Jacques

Relais & Châteaux – Restaurant – SPA – Boutique

14, faubourg de Paris – 89300 JOIGNY (Bourgogne) France

tél. : +33 (0)3 86 62 09 70lorain@relaischateaux.comwww.cotesaintjacques.com