Une MG TC « so british » chez un épicurien du vin

Une MG TC "so british" chez un épicurien du vin

Ce gourmand des bonnes choses de la vie rêvait d’avoir son vin et une belle anglaise. Il a aujourd’hui les deux.  En ayant pris le pari risqué de relancer dans le bordelais l’appellation oubliée Sainte-Foy.

Château Hostens-Picant /Yves et Nadine Picant

« C’est ma voiture chausse-pied ! » s’amuse Yves Picant qui ne manque pas d’humour. De fait, ce vigneron haut, et large, en couleur est un personnage gargantuesque, imposant par sa carrure et ses rugissements, gourmand de la vie, de bons vins et de belles voitures. Mais sa préférée est cette minuscule MG TC de 1947 dans laquelle il prend plaisir à se glisser malgré tout. « C’est un vrai jouet dans lequel on retrouve les sensations d’autrefois au volant. J’ai toujours aimé la beauté du design des anglaises. Mais celle-là m’a fait craquer quand je suis tombé dessus ! »

Une MG TC "so british" chez un épicurien du vin
Superbement carrossée avec ses ailes galbées, la MG TC ne mesurait que 3,55 m de long.

Avant lui, ce sont les Gi’s américains en stand by  en Angleterre, avant et après le débarquement, qui craquèrent.  En voyant ce rigolo petit roadster MG qui n’avait rien à voir avec les grosses voitures en circulation aux Etats-Unis. Certains en ramenèrent chez eux . Et beaucoup en commandèrent par la suite en souvenir des bons moments passés à bord de ces petits engins rustiques mais plaisants par leur agilité. La première, la MG TA était apparue en 1936 avec le surnom de Midget, pour voiture miniaturisé.

Une MG TC "so british" chez un épicurien du vin
En « tenue pluie », la MG TC offrait un look suranné complètement différent et encore très éventé !

C’est en prenant des moteurs et des chassis de la marque Morris rhabillés de carrosseries spéciales dessinées par ses soins que l’inventif Cecil Kimber concessionnaire Morris à Oxford  avait lancé en 1924 ces premières variantes sportives sous la marque MG (pour Morris Garages) . Malgré ses suspensions sur lames de ressort, son essieu fixe à l’avant et ses roues à rayons, cette auto originale, se démarquait alors des autres par sa taille, des freins hydrauliques, un chassis plus rigide et 4 vitesses synchro. Ce qui la rendait plus facile à conduire par rapport aux sportives de l’époque. Et les modèles successifs reprendront ses caractéristiques jusqu’à l’arrivée de la superbe nouvelle MG A en 1955.

Une MG TC "so british" chez un épicurien du vin
Un tableau de bord à la fois esthétique et insolite : le compteur de vitesse est en face du passager !
Une MG TC "so british" chez un épicurien du vin
Il n’y a que les Anglais pour avoir autant le gout du détail sur une planche de bord.

Mais durant la guerre la vie de la marque (intégrée depuis 1935 à Morris Motors) fut interrompue avec la conversion des ateliers MG d’Abingdon pour l’entretien de matériel militaire. En 1945, 5 semaines seulement après la fin des hostilités, MG relançait sa production. La nouvelle MG TC était une évolution de la MG TB d’avant guerre avec 10 cm de plus latéralement aux portières pour donner plus de largeur aux coudes au conducteur et au passager. Sous le capot, le même moteur 1250 cm3 à soupapes en tête vrombissait comme un avion, avec une puissance augmentée à 54, 5 ch, qui propulsait ce poids plume de 737 kg à 120 voire 140 km/h sur des versions poussées. Un modèle à compresseur de 100 ch frôlait même les 200 km/h.

Une MG TC "so british" chez un épicurien du vin
Ce n’est pas le coffre mais le réservoir vertical sur lequel est fixé la roue de secours !

Si bien que des champions automobiles  comme Phil Hill, Dennis Hulm s’illustrèrent à son volant. Et qu’un certain Carol Shelby, futur vainqueur américain au Mans, et créateur des fameuses AC Cobra, commença sa carrière de pilote sur une MG TC. Une vraie sportive malgré son allure démodée avec son parebrise rabattable pour gober les mouches en roulant malgré ses deux petits saute vent, ses portières découpées, ses longues ailes-marche pied, son réservoir plat « en sac à dos » à l’arrière portant la roue de secours. Bref tout le chic anglais for ever. Et qui allait faire fureur outre Atlantique : sur les 10 000 exemplaires  fabriqués de 1945 à 1949, 2000 partiront aux USA.

Une MG TC "so british" chez un épicurien du vin
Sur des roues de moto, un joli poids plume de 737 kg à la carrure étroite de 1,42 m de large.

Dans un pays ravagé par la guerre où le gouvernement britannique avait lancé le slogan « Exporter ou mourir » pour pousser les entreprises à faire rentrer des devises en vendant à l’étranger, MG faisait figure de gloire nationale. « Jamais une voiture a tant fait pour son pays » déclara un jour Winston churchill. Et le modèle suivant, modernisé avec des roues indépendantes à l’avant, des pare chocs et un volant à gauche pour mieux répondre encore à la demande du marché américain, pulvérisera les records. Sur 30 000 MG TD, 23 488 partiront rouler en Californie ou dans les rues de New York !

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

MG ZS EV, LE RETOUR SURVOLTÉ D’UNE EX ANGLAISE

MG ZS EV, le retour survolté d'une ex anglaiseLa célèbre marque britannique de roadster avait disparu de nos routes depuis 2005. Mais après sa faillite, et son rachat, la revoila en avant garde d’une offensive de l’automobile électrique chinoise sur l’Europe. Hélas, les nostalgiques des mythiques petits roadsters  qui incarnaient la tradition anglaise seront déçus. Si la célèbre marque revient chez nous, c’est sous la forme d’un énième SUV à la mode, le MG ZS EV. Mais son fabricant,  le géant chinois de l’automobile SAIC frappe fort avec un SUV 100% électrique d’un rapport qualité prix imbattable qui lui donne d’entrée de jeu un sacré atout face à la concurrence. Sa batterie de 44,5 kw lui donne une puissance de 143 ch et une autonomie théorique de 263 km. Et à bord d’autres bonnes surprises sont au rendez vous…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                    MON VIN PRÉFÉRÉ

« Mieux vaut être premier à Sainte-Foy que énième à Saint-Emilion ! » Fort de ce principe de base, Yves Picant a jeté son dévolu en 1986 sur un vignoble à l’extrémité est du bordelais, juste avant de basculer dans les vallons verdoyants du Périgord.

« On est parti de zéro car tout le raisin partait avant en coopérative. Et cette appellation méconnue de 1932 était tombée en désuétude avant de reprendre des couleurs en 2017 en décrochant, après 7 ans de lutte, la dénomination Sainte-Foy Côtes de Bordeaux. « Comme les Côtes de Blaye ou de Castillon. Et le résultat aujourd’hui vaut le détour à en juger par les grands restaurants comme Ducasse, Rostang ou Robuchon qui ont mis ses vins sur leur carte !

Sainte-Foy Côtes de Bordeaux  Cuvée des Demoiselles 2018 : la plus fameuse du domaine avec un blanc (60% Sauvignon, 30% Semillon et 10% Muscadelle) d’une rare subtilité aromatique sur des bordeaux avec des notes fruitées ananas-litchi sur une finale tendue par les silex du terroir qui donnent à ce vin un éclat vif et tranchant.(24 €)

Cuvée d’exception Lucullus 2016 : un rouge frais et puissant où les 80% de Merlot apportent leur rondeur sur des arômes de cuir, et de fumée de bois typique des futs en chêne de la forêt de Tronçais en chauffe moyenne où ce vin est élevé durant 3 ans.(35€)

                                                                PROFITEZ EN POUR VISITER…

*SAINT-EMILION

Le plus beau, et le plus réputé village du Bordelais.

*Accroché sur sa colline, au milieu d’un océan de vignes, tel un fier navire dont le mat domine l’horizon : la flèche du clocher de 4500 tonnes bâti au dessus de l’ église monolithe la plus vaste d’Europe. Avec ses 38 m de long et 20 m de large, elle a été taillée dans le rocher pendant 40 ans au XI ème siècle . Mais ses voutes de 11 m de hauteur sont moins élevées que celles de l’église souterraine d’Aubeterre-sur-Dronne (20 m) en Charente. Grimper les 196 marches du clocher offre en récompense des efforts un magnifique panorama sur la cité et son vignoble.

Le clocher au dessus de l'église troglodyte (photo Le Clech)
Le clocher emblématique de Saint-Emilion au dessus de l’église troglodyte (photo S.Le Clech)

*La tour du Roy , donjon carré du XIII ème qui offre aussi en complément une belle vue sur le village dans le sens opposé de celle du clocher

*L’ancienne église des Cordeliers et son cloitre . Le troisième beau point de vue sur St-Emilion où l’on voit à la fois le donjon et le clocher de l’église troglodyte

*La porte de la Cadène, spectaculaire avec sa voute en ogive entre une immense tour carrée et un bâtiment gothique. Elle jouxte la dernière maison à pans de bois du village. La porte de la Cadène, qui n’a rien à voir avec celles des fortifications, était inclue dans la cité. Son nom viendrait du gascon “cadena” signifiant la chaine qui la fermait en séparant la population noble de la ville haute de celle plus modeste de la ville basse.

Vue depuis le clocher vers la chapelle des au dessus de la place du marché.
Vue sur la place du marché de Saint-Emilion depuis le clocher, face à l’église des Cordeliers.

*L’église collégiale et son cloître. Bâtie entre le XII ème et le XV ème elle est une des plus imposantes de Gironde. Styles roman et gothique cohabitent jusque dans le magnifique cloître à double colonnades torsadées.

*Les anciennes halles au grain sur la place du marché où convergent toutes les ruelles de Saint- Emilion dont la fameuse en pente, le Tertre de la tente, avec son pavage chaotique.

*Les catacombes et leur nécropole avec à l’entrée une étrange coupole à double paroi dans laquelle grimpait un escalier . Autre curiosité : la grotte ermitage où vécut au VIII ème siècle St Emilion, le moine breton fondateur de la cité, et connu pour ses miracles. Un culte se développa autour de sa vénération avec la création de nombreux monastères qui accueillaient aussi les pèlerins de St Jacques de Compostelle.

La porte Cadène en haut de Saint Emilion
La porte de la Cadène en haut de la cité

*Dans les environs de Saint-Emilion :

 *Les deux châteaux forts de Puisseguin

*L’imposant château de Castegens à Belvès-de-Castillon où se joue chaque année le spectacle remémorant la bataille de Castillon qui marqua la fin de la guerre de Cent Ans contre les Anglais.

*L’église Notre-Dame de Tayac, bel exemple d’architecture romane qui surplombe les étendues de vignes.

*Montagne et ses moulins

 *Saint Hippolyte Sur le plateau de Ferrand dominant les vignes se trouve un château du XVII ème et des grottes aménagées dans des anciennes carrières monumentales.

*Saint-Sulpice-de-Faleyrens, témoin d’un lointain passé, en plus de son église romane, c’est là que se trouvait en bord de Dordogne le port de St-Emilion, dit de pierrefitte, du nom d’un menhir de 5 mètres de haut qui s’y dresse encore.

*St Michel-de-Montaigne, à 20 km de St-Emilion. Du château du célèbre philosophe reste la tour du XIV ème où il trouvait l’inspiration pour écrire. Reconstruit au XIX ème le château, très marqué Viollet-Le-Duc, possède une architecture originale avec un mélange de styles médiéval, Renaissance et néo-gothique

LIBOURNE et environs

 *Construite comme toutes les bastides du Moyen-Age sur le modèle à l’équerre des camps romains, l’ancienne place Royale de Libourne bordée d’arcades est le point central de la ville où se tient depuis 600 ans le marché le plus prestigieux de la région le mardi, le vendredi, et le dimanche.

La Grande place du marché de Libourne (Photo le Clech)
La Grande place du marché de Libourne entourée d’arcades (Photo S. Le Clech)

*L’Hôtel de ville, et son beffroi du XV ème, remanié dans un style néo-gothique. Belle cour intérieure

*Le musée des Beaux-Arts avec ses collections de Rodin, Princeteau ou Jordaens au deuxième étage de l’Hôtel de ville

*La tour Richard et la tour Barrée, vestige des anciennes fortifications en bordure des quais

Le grand escalier de l'ancienne caserne Proteau (Photo Le Clech)
Le grand escalier de l’ancienne caserne Proteau à Libourne. (Photo S. Le Clech)

*La chapelle Notre-Dame-de-Condat. Seul vestige du château de Condat, sa nef unique gothique présente une particularité : la présence à Bordeaux de Viollet-Le-Duc a permis de la revêtir des mêmes peintures que celles de la Sainte Chapelle à Paris !

*La caserne Proteau, ex école de gendarmerie, et son splendide grand escalier de pierre. Les bâtiments vont être transformés en hôtel de luxe.

*Abzac, son château XVII ème à l’imposante cour carrée entourée de cinq bâtiments à toiture périgourdine s’ouvre sur son vignoble. Et la terrasse du château domine la rivière avec à ses pieds un imposant moulin barrage du XVIIIème.

Le parc en terrasses du château de Vayres qui domine la Dordogne.
Le parc en terrasses du château de Vayres qui domine la Dordogne.

*Le château de Vayres, un des plus beaux monuments d’Aquitaine, est un balcon sur la Dordogne avec ses jardins à la française, qui descendent jusqu’au bord du fleuve. Son architecture conjugue harmonieusement Moyen Age, Renaissance et classicisme du XVII ème.

*Le Moulin de Porchères Construit en pierres de taille en 1850 dans un cadre bucolique sur l’Isle qui se jette à Libourne dans la Dordogne, il est un des derniers moulins à avoir conservé toutes ses machines de minoterie.

*Guitres A voir, l’abbatiale romane Notre-Dame , perchée sur son rocher surplombant la vallée de l’Isle, est une des plus grandes de Gironde. Elle surprend par ses dimensions et sa charpente du XV ème en forme de coque de bateau renversée. Autre détour qui vaut la peine : la gare-musée construite en 1875 d’où part encore pour une promenade en forêt un vieux train à vapeur avec des wagons de 1900 aux banquettes en bois.Guitres-Train touristique-CCordonatto-CATY1189 - copie

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