Une Mercedes 190 SL à Chassagne-Montrachet

Une Mercedes190 SL à Chassagne-Montrachet

Domaine Bruno Colin

Ce Bourguignon vigneron de père en fils a hérité de la passion des grands crus. Y compris en matière d’automobile avec ce splendide cabriolet Mercedes 190 SL qui fut une star dans les années 50-60.

Un vigneron sur l’appellation réputée Chassagne-Montrachet est bien placé à priori pour s’y connaître en grands crus. On peut donc croire sur parole le Bourguignon Bruno Colin vous évoquant l’apparition d’un très grand cru en 1955 qui bonifie encore aujourd’hui. Mais par rapport à la belle couleur dorée de ses Chardonnay, lui vous parle d’un gris argenté qui vieillit dans son garage : une superbe Mercedes 190 SL ! « J’en avais déjà acheté une en 2008, car je trouvais sa ligne magnifique. Mais ma femme à l’époque n’en voulait plus et je l’avais revendue en 2011. Non sans regrets. »

Une Mercedes 190 SL à Chassagne-Montrachet
Une plastique sublime dont les courbes accrochent merveilleusement la lumière.

« Mais il y a trois ans, une occasion de 1962 s’est présentée, et là, je n’ai pas résisté au plaisir de pouvoir déguster à nouveau, comme un grand Chassagne, la saveur et les sensations uniques d’être au volant de cette auto d’exception. » Car dés sa sortie en 1955, ce superbe cabriolet n’est pas passé inaperçu. Y compris dans l’œil expert d’un certain Alfred Hitchcock qui va en faire la voiture vedette de son film High society avec au volant, en compagnie de Frank Sinatra, la lumineuse Grace Kelly, future princesse de Monaco ! Une pub d’enfer sur les écrans pour cette Mercedes 190 SL rutilante de chromes qui sera vendue à 80% aux Etats-Unis. Un résultat qui n’était pas le fruit du hasard. Car sans Maximilien Hoffman, le très influent importateur de Mercedes aux USA, jamais cette voiture n’aurait vu le jour.

Une Mercedes 190 SL à Chassagne-Montrachet
Une silhouette élégante et galbée avec les « sourcils » de la 300 SL au dessus des roues

Après les victoires au Mans et dans la redoutable Panamericana en 1952 de la fantastique 300 SL 2,7 litres injection de 215 ch à portes papillons, c’était déjà lui qui avait poussé  la direction de Mercedes à lancé une version grand public en promettant d’en écouler 1000 aux Etats-Unis.  Il en vendra 100 de plus ! C’est dire si ses conseils seront alors pris en considération à Stuggart. Capitalisant sur le succès de notoriété de la fameuse 300 SL qui restera unique dans l’histoire, il pousse alors le patron de Mercedes à lancer un cabriolet ressemblant à la 300 SL mais deux fois moins cher. Banco ! En 5 mois deux prototypes sont réalisés et présentés en 1954 au salon de New York où ils font un tabac.

Une Mercedes 190 SL à Chassagne-Montrachet
Belle sous tous les angles même de l’arrière avec ses ailes arrondies.

La carrosserie très élégante rappelait celle de la 300 SL, avec les mêmes parechocs chromés, la même calandre, les mêmes « sourcils » au dessus des passages de roues. Mais sous le capot, le très calme 1,9 l à deux carburateurs de 105 ch faisait davantage de ce cabriolet une voiture de tourisme luxueuse et rapide à 175 km/h qu’une sportive avec un 0 à 100 km/h en seulement 14,5 secondes. Peu importe. Sa production est lancée en empruntant des éléments de la berline 190 au chassis raccourci pour réduire les coûts. Cette 190 SL va être une alternative élégante, cossue et bien plus confortable, aux roadsters anglais Triumph, MG ou jaguar qui inondent les Etats-Unis.

Une Mercedes 190 SL à Chassagne-Montrachet
En deux fois moins cher, le même avant que la prestigieuse 300 SL « papillon ».

La fluidité de ses courbes gracieuses séduit les femmes. Et ce cabriolet de prestige permet d’afficher sa réussite sociale. Y compris dans l’Europe d’après guerre où cette 190 SL va aider Mercedes à séduire à nouveau des clients peu enclins à acheter une marque allemande impliquée dans l’histoire du troisième Reich. Malgré son prix élevé. En 1961, une 190 SL coutait 32 000 francs, (4900 €), c’est à dire le double d’une 404 cabriolet  fort jolie elle aussi.  Mais ce luxueux cabriolet avait des atouts en plus et sortait complètement du lot par rapport aux voitures de l’époque.

Une Mercedes 190 SL et son tableau de bord
Un superbe tableau de bord pourvu de tous les raffinements.

« A la fois par sa plastique à faire tourner les têtes sur son passage, constate encore aujourd’hui Bruno Colin quand il sillonne la Bourgogne à bord. Et par une multitude de petits détails dans son habitacle qu’on ne trouvait pas dans les voitures européennes. C’est un vrai plaisir de conduire en ayant sous les yeux cette magnifique planche de bord tôle-chromes gainée de cuir. Entre ce grand volant ivoire avec son klaxon chromé en anneau, ses multiples cadrans, son allume cigare , son cendrier raffiné chrome- cuir, son horloge, sa petite lampe chromée en dessous du rétroviseur et sur certaines, le poste de radio Becker au son extraordinaire pour l’époque avec antenne électrique  … Ajoutez y le ronronnement du moteur qui vous rend la route paisible. Je ne m’en lasse pas ! »

Une Mercedes 190 SL à Chassagne-Montrachet
Les mêmes pare-chocs massifs que la 300 SL mais les feux arrières de la berline 190.

Le tout dans le confort moelleux des sièges en cuir et de la suspension innovante à l’époque comme sur la 300 SL « papillon » : roues indépendantes, à double triangulation à l’avant et essieu brisé à l’arrière. La combinaison idéale qui plaisait à une clientèle aisée aimant rouler confortablement sur de longs trajets. Car la 190 et ses 1150 kg avait beau s’appeler SL (sport leicht comme légère) elle était davantage SM comme sportive molle !  Ce qui ne l’empêchera pas de se vendre à 25 881 exemplaires de 1955 à 1963. Et de donner naissance à une nouvelle lignée de voitures. Celle qui succédera avec succès à la 190 SL sera la fameuse « Pagode » dessinée par le Français Paul Bracq. Un autre best seller devenu lui aussi mythique.

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

 

OENOTOURISME

                                                                   MON VIN PRÉFÉRÉ

 

Bruno Colin exploite et vinifie avec talent ses Chardonnay sur les beaux terroirs de Chassagne-Montrachet (le berceau familial depuis 1600), de Puligny-Montrachet et de Saint Aubin. Sur ses 9 hectares issus d’un partage en deux avec son frère en 2004, il compte 22 appellations différentes et 8 Premiers Crus. Et n’est pas peu fier d’avoir contribué à la mutation de Chassagne-Montrachet : « Il y a 30 ans, notre appellation était à 60% en rouge, maintenant c’est 70% en blanc. »

Chassagne-Montrachet Premier Cru-Morgeot 2017: un vin rond et gourmand  d’un parfum élégant sur une légère minéralité calcaire et une note grillée avec une allonge en bouche toute en finesse (76 €)

Chassagne village  2017 : Ce rouge est issu de 4 parcelles de vignes entre  45 et 70 ans et d’un élevage en barrique de 228 l. Un nez de velours qui se retrouve en bouche sur des arômes de griottes et de pierre à fusil pour ce vin à la fois tannique et soyeux (34 €)

                                                                PROFITEZ EN POUR VISITER…

*Beaune, ses vieilles halles médiévales où ont lieu chaque année les fameuses ventes aux enchères à la bougie des vins des Hospices de Beaune, son Hôtel Dieu, fondé en 1443, merveille de l’art burgondo-flamand et sa grande salle des malades de 72 m de long avec l’enfilade des lits à colonne et la magnifique voute de bois en carène de navire renversée , le musée du vin de Bourgogne dans l’ancien Hôtel XV ème des ducs de Bourgogne.

Cour des Hospices de Beaune-Photo François Vauban
Cour des Hospices de Beaune-Photo François Vauban

*Nuit St Georges, la capitale de la Côte à laquelle elle a donné son nom, son église romane St Symphorien et sa rare cage d’escalier tournant du XVI ème dans un étonnnant cylindre ajouré en bois, le beffroi de l’Hotel de ville et l’hopital St Laurent du XVII ème.

* La verdoyante route panoramique entre Nuit-St Georges, Bruant, plongeant ensuite sur Bouilland et ses cirques rocheux aux collines boisées

*Le fameux château du Clos de Vougeot, son grand cellier du XII ème où ont lieu les cérémonies de la Confrérie du Tastevin, ses quatre énormes pressoirs du moyen age, le dortoir des moines et sa spectaculaire charpente.

Cérémonie du taste vin dans la salle du pressoir du Clos Vougeot
Cérémonie de la Confrérie du Taste vin dans la salle du grand pressoir au Clos Vougeot

*Un bijou méconnu niché dans un écrin de verdure au fond d’un vallon éloigné de tout, mais qui vaut le détour : le Château de Soussey-sur-Brionne, non loin de Pouilly en Auxois, réserve une belle surprise avec son corps de logis Renaissance, sa tour pigeonnier, et son exceptionnel donjon du XIIIème sur trois étages en voutes gothiques sur un pilier central où décors et personnages vous plongent dans la vie des seigneurs du Moyen-Age. Visites guidées du 1er juillet au 18 août et du 1er au 15 septembre. Tel : 06 80 14 56 02

Le château de Soussey-sur-Brionne et son donjon du XIIIème.
Le château de Soussey-sur-Brionne et son donjon du XIIIème.

*Dijon, le Palais des ducs de Bourgogne et ses tours de Bar et de Philippe-le-Bon d’où on découvre une belle vue sur la ville jusqu’aux premier contrefort sdu Jura, les vieilles rues et la place François Rude aux maisons à pans de bois du XV ème, le musée du folklore bourguignon avec ses scènes reconstituées dans le cloître du monastère des Bernardines, l’Hotel de Vogüé du XVII ème et son toit en tuiles vernissées, le musée Amora créé par le principal fabricant de moutarde de Dijon.

Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe-le-bon (Photo Alain Doire)
Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe Le Bon(Photo Alain Doire)

*Le château de Savigny les Beaune avec sa collection d’Abarth de course, de voitures de pompiers et ses 90 avions de chasse dans le parc transformé en base aérienne.

* Le vieux bourg fortifié de *Chateauneuf avec ses rues étroites du XIV ème, ses places, ses remparts, et son chateau surplombant les vallées alentours qui commandait la route entre Dijon et Autun et le canal de Bourgogne qui passe au pied.

*Le château de Gevrey-Chambertin et ses tours carrées forteresses bâties au X ème siècle, aujourd’hui propriété du Chinois qui dirige les casinos de Macao.

Château-de-Gevrey-Chambertin- Photo Alain-Doire
Château de Gevrey-Chambertin- Photo Alain-Doire

 


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                                         POUR UNE ÉTAPE UN CHOIX S’IMPOSE

Situé en Côte d’Or, Le Château de Cîteaux – La Cueillette se dresse au cœur de Meursault, l’un des plus beaux villages vignerons de la Côte de Beaune, cerné par les prestigieux vignobles de Bourgogne à la renommée internationale, dont une parcelle d’un hectare s’étend jusqu’aux pieds du Château. Construit au 19ème siècle par un négociant en vin, le château s’élève au-dessus de caves cisterciennes du 11ème siècle, propriété de la célèbre Abbaye de Cîteaux, qui a donné son nom au château…

Ses deux atouts majeurs : un spa unique et des caves millénaires 

L’actuel propriétaire, Jean Garnier, médecin spécialisé dans le bien-être, propose avec La Cueillette bien plus qu’un luxueux hôtel restaurant. Il a en effet bousculé les codes avec son concept très novateur du Spa de Fruitithérapie®. ‘’Unique en France, le vaste espace de 500 m² propose jacuzzi, sauna, hammam, solarium et salle de détente… mais surtout des soins, massages, enveloppements, gommages ou masques à base des petits fruits rouges de Bourgogne dont le cassis, aux multiples vertus pour la santé, vitamines, agents anti-âge, oligoéléments et antioxydants, précise Karine Opasinski, Responsable des Séjours Groupes. ‘’L’autre ‘’plus’’ du château, poursuit-elle, ce sont ses magnifiques caves voutées privatisables, de quoi surprendre vos convives avec des cocktails, dégustations et soirées œnologiques…ou sur demande, présentations des grands crus de Bourgogne par leurs producteurs, dans un cadre d’exception’’ !

Un hôtel**** pour des séjours détente et / ou professionnels

Les 19 chambres déclinées en 4 catégories, Classique, Supérieure, Deluxe avec terrasse privative et 2 junior Suites, ont été entièrement rénovées dans un style épuré très contemporain : spacieuses, entre 25 et 40 m², claires et lumineuses, elles offrent les prestations d’un 4 étoiles et tranchent avec le côté très 19ème siècle des autres parties du château. Le restaurant gastronomique, jusqu’à 30 couverts, accueille vos diners dans la belle salle restaurée avec dorures, boiseries, lustres et tapisseries, et propose une cuisine traditionnelle française de haut vol, élaborée à base de produits frais locaux et évolutive au fil des saisons. Au ‘’Potager’’, bistrot également privatisable pour une vingtaine de personnes et installé dans les anciennes cuisines du château avec cheminée d’époque, est servie une excellente cuisine bistronomique à base de produits du terroir, dans une ambiance cosy et feutrée.

Partez à la découverte des vignobles alentours et des prestigieux villages de Volnay, Puligny-Montrachet ou Pommard en vélo, en quad, en 2 CV, en trottinette électrique, ou même en montgolfière et en ULM. Les célèbres Hospices de Beaune sont à 8 km à peine, Dijon à moins d’une heure…et bien sûr les incontournables caves de la Route des Vins !

Pour plus d’informations :

www.lacueillette.com

contact@lacueillette.com

+33 3 80 20 62 80