BMW M 850 i , la nouvelle arme fatale

BMW M 850 i, la nouvelle arme fatale

Le constructeur munichois monte en gamme et veut narguer les supercars de luxe. Dans son viseur, Porsche ou Bentley. Avec un coupé superbe d’allure, aux performances stratosphériques. Ca va chauffer !

Trente ans ! C’est le temps qu’il aura fallu pour qu’un nouveau coupé BMW 850 i revoit le jour. Un retour dans le très haut de gamme où BMW va chasser comme naguère sur les terres de Porsche et de Mercedes AMG. Avec encore une fois une arme fatale dans ce combat des chefs qui illustre l’incroyable évolution technique chez un constructeur automobile en 30 ans : le coupé BMW M 850 i de 2019 affiche 530 chevaux contre 300 pour son prédécesseur. Mais avec un moteur plus petit et 4 cylindres en moins ! Pourtant, ce V8 turbo twinscroll de 4,4 l  pulvérise le V 12 de 5 l des années 89-96 avec un 0 à 100 km/h  en 3,7 secondes, mieux qu’une Porsche 911 pourtant plus légère de 400 kg !

BMW M 850 i, la nouvelle arme fatale
Luxe, design, et high tech, la planche de bord est un régal pour les yeux et au toucher.

Ajoutez y 4 roues motrices et 4 roues directrices en X Drive, et voici donc la nouvelle terreur du bitume. Avec une ligne fuselée inclinée vers un arrière fastback aplati et allongé comme un fauve prêt à bondir sur ses flancs arrières proéminents très impressionnants dans le rétroviseur. Mais ce bel effet de style réduit du coup la place disponible à l’arrière : 2 adultes ne peuvent pas tenir alors que la première 850 i était une vraie 4 places. Cette deuxième version se veut donc plus radicale, et elle l’est quand les chevaux parlent. Avec des accélérations délicieusement musicales dans les graves qui vous écrasent au fond du siège et font grimper l’aiguille du compte tours.

BMW M 850 i, la nouvelle arme fatale
Un profil fuselé vers un arrière fastback très allongé avec becquet intégré sur la malle.

Quoique…il n’y a plus d’aiguille sur ce combiné digital beaucoup moins lisible d’un coup d’œil rapide si on ne veut pas trop quitter la route des yeux à pleine vitesse. Vive le progrès ! En revanche, cet écran présente maintenant l’avantage du report simplifié du GPS au centre des deux compteurs, en plus de la dalle tactile centrale, et de l’affichage tête haute.Si la voiture reste scotchée à la route malgré ses 1800 kg, y compris dans les enchainements de virages les plus diaboliques, le réglage de sa suspension, même en position confort, se montre très ferme et ne vous épargne aucune aspérité de la chaussée.

BMW M 850 i, la nouvelle arme fatale
Des flancs arrières musclés très proéminents dans le rétroviseur.

Mais dans la prochaine version de la 850 i en « Gran Coupé » 4 portes, l’amortissement devrait se montrer plus conciliant pour les vertèbres sensibles. Tout en s’affichant sportif, ce coupé M 850 i n’en est pas moins luxueux à l’intérieur par ses matériaux. Pratique par le volume de son coffre de 420 l à ouverture mains libres et extensible avec le repli à 50-50 des dossiers. Et très branché high tech avec ses phares full LED à faisceau variable anti éblouissement éclairant jusqu’à 600 m, son autoradio à

BMW M 850 i, la nouvelle arme fatale
Des places arrières superbes mais inutilisables sauf en rabattant les dossiers pour agrandir le coffre !

commandes gestuelles, toutes les assistances à la conduite permettant à la voiture de garder son cap et de ne pas entrer en collision, le park assist, ou la marche arrière automatique sans les mains, reproduisant à l’envers sur 80 m les précédents mouvements du volant, bluffant ! Sans oublier l’ouverture et le démarrage par son smartphone par vous même ou quelqu’un d’autre disposant du code d’accès. Et encore mieux pour les angoissés de la carrosserie : le contrôle photo du pourtour de la voiture toutes les heures sur son smartphone !

BMW M 850 i, la nouvelle arme fatale
Une poupe à l’aérodynamisme sculptural très travaillé.

 

Cylindrée/Puissance : V8 essence 4,4 l 530 ch/43 cv

6 cyl en ligne diesel de 3L 320 ch/22 cv

Couple maxi : 750 Nm entre 1800 et 4600 trs sur le V8

680 Nm entre 1750 et 2250 trs sur le diesel

0 à 100 km/h : 3,7 sec et 4,9 sec

Vitesse max : 250 km/h

Consommation : 10 à 12 l/100 km en essence, 6 à 7,5 l/100 en diesel

Co2 :  228 g/km en essence et 160 g/km en diesel

Malus : 10 500 €

Prix : de 99 700 € à 124 000 €

LES PLUS : style, puissance, tenue de route, direction précise, finitions luxueuses,

LES MOINS : suspension sèche, places arrières inexistantes, lisibilité du compte tours,

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune

Dans ce haut lieu du vignoble jurassien, ce bolide de 1980 coule des jours tranquilles après une existence mouvementée dans l’histoire de la marque au petit cheval cabré et celle de son boss Enzo Ferrari.

Chateau d’Arlay, Alain de Laguiche

Furieux ! Ce jour-là de 1973, les murs tremblent dans son bureau de Maranello : Enzo Ferrari, bien connu pour son caractère rugueux, jure en tempêtant qu’on ne l’y reprendra pas deux fois. Plus jamais !  C’est la première, et la dernière fois qu’il aura confié la réalisation d’une de ses voitures à un autre designer que son styliste fétiche Sergio Pininfarina. Car on s’est payé sa tête ! L’objet de son courroux s’appelle Nuncio Bertone, l’autre grand carrossier de Turin qui lui avait créé cette Dino GT 4 plutôt bien réussie au demeurant.

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune
Un arrière taillé à la serpe dans le style Bertone des années 70.

Mais quelques mois après son lancement en cette année 1973, stupeur ! Le Commendatore vient de découvrir aujourd’hui que la nouvelle Lamborghini Urraco mise en vente ressemble bougrement à SA Dino …Quoi ! Crime de lèse majesté au seigneur de Maranello :  ce roublard de Bertone lui a en fait « refilé » le dessin du premier prototype de l’Urraco qui avait été retoqué en 1970 par Ferruccio Lamborghini ! Son rival de toujours ! Ce rustre ! Ce fabricant de tracteurs qui, lassé des pannes sur ses Ferrari, avait osé le défier en lançant sa propre marque de voitures de sport en 1963. De ce jour, Enzo Ferrari, bafoué dans son orgueil, n’adressera plus jamais la parole à Bertone.

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune
Une 4 places à la sellerie cuir aussi stylisée que confortable.

Et voilà comment cette Dino GT 4 est la seule qui détone dans la galerie de toutes les Ferrari signées Pininfarina. Et c’est pour cette raison qu’elle figure aujourd’hui dans le garage d’un vigneron jurassien, amusé par l’histoire, et séduit par sa ligne originale qui ne ressemble pas aux autres Ferrari, et pour cause ! Il faut dire qu’Alain de Laguiche, descendant d’une famille où s’est transmis depuis le XIème siècle le plus vieux vignoble de France réputé pour son fameux vin jaune, est aussi un original dans son genre. «Oui, c’est vrai j’ai un faible pour les italiennes, reconnaît il en plaisantant sous le regard entendu de son épouse Anne. Ça a commencé tout jeune par mon admiration pour la Lancia Fulvia 1969 de ma grand-mère. »

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune
Une ligne plongeante vers l’avant au style très épurée grâce à l’absence de phares apparents.

A sa mort, la famille lui légua donc tout naturellement au début des années 90 ce joli coupé qu’il continue de bichonner précieusement. Et cette passion s’est développé avec d’autres autos transalpines, jusqu’à créer en 2002 le plus grand rassemblement d’italiennes en France dans l’enceinte du château d’Arlay, le temps d’une journée, la Giornata en italien. Tel est le nom qu’il a donné à cette concentration en mai de 400 voitures venues de tous les coins de l’Hexagone, Alfa Romeo, Lancia, Abarth, Fiat, et bien sûr Ferrari… dont la sienne depuis 2006 où il a concrétisé son rêve.

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune
Heureusement pour la ligne que les phares télescopiques étaient refermés en plein jour !

« Quand j’ai acheté cette version de 1980, la Dino 308 GT 4 n’intéressait personne car ça n’était pas une « vraie », une Pininfarina. Et du coup, elle ne valait pas plus chère qu’une Mégane Renault neuve ! Bonne pioche. Depuis, sa cote a bien grimpé…Car les collectionneurs ont fini par découvrir les vertus de cette belle auto taillée à la serpe qui succédait à la fameuse première Dino V6 246 GT (1969-1974) . Tout en gardant le même chassis et un moteur en position arrière centrale, Bertone avait réussi le prodige de rajouter deux passagers à l’arrière. D’où son nom de Dino 308 (pour 3 litres V8) GT 4 (pour 4 places).

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune
Interrupteurs, cadrans multiples, curseurs de température, grille des vitesses, bienvenue à bord.

Une auto gentiment joueuse dans le rugissement de ses 255 chevaux qui emmenaient ce vrai karting à 250 km/h après un 0 à 100 km/h en 7 secondes. Un joli score pour l’époque alors qu’aujourd’hui une 208 GTI fait aussi bien… Mais pour le plaisir à bord, la Dino en offre beaucoup plus par sa bande son, son habitacle tapissé se cuir, sa position de conduite, son panorama sur un tableau de bord très stylé sport, sa mythique grille chromé de levier de vitesses, ou sa superbe sellerie aux 4 places. Et si elle fut un peu méprisée dans son histoire, cette Dino 308 GT 4 n’en aura pas moins été vendue à 2826 exemplaires durant son existence de 1973 à 1980.

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune

 

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Ferrari 812 Superfast, et superbellissima Jamais Ferrari n’avait sorti une voiture aussi puissante et rapide avec 800 chevaux sous ce magnifique capot interminable. Elle a a du coffre avec son V12 de 6,5 l. Et cette diva du bitume offre un concert inoubliable avec des envolées lyriques aussi époustouflantes que ses accélérations : un 0 à 200 km/h en seulement 7,9 secondes ! Pour parvenir à de telles performances, dignes de la Formule 1, les sorciers de Maranello ont déployé des trésors d’imagination en mécanique et en aérodynamique. D’où un profil très sculptural pour faciliter les écoulements d’air et plaquer la voiture au sol…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                   Mes vins préférés

 Ici dans les caves du château d’Arlay, le vin vieillit plus longtemps qu’ailleurs dans le Jura, « pour que mes bouteilles de très longue garde, de 50 à 80 ans, expriment au maximum la complexité aromatique de notre terroir exposé plein sud » explique Alain de Laguiche. Le fameux vin jaune ne voit ainsi le jour qu’après 7 ans d’élevage sous voile en barrique sans ouillage, un nectar qui fait office de vitrine du savoir faire Jurassien en France et à l’étranger où le château exporte 46 % de sa production. Le domaine de 25 ha cultivé à 80% en bio garde encore en partie de vieilles vignes à faibles rendement plantées entre 1953 et 1974 . Alain de Laguiche, aux manettes depuis 1990, met un point d’honneur à perpétuer la tradition des vins d’autrefois avec des assemblages dés la vendange et non à partir de vins vinifiés séparément, des élevages en vieux futs, ni collage ni filtration, et des étiquettes inchangées depuis 1917 !

-Vin Jaune 2008, fleuron du domaine, ce « grand cru du Jura » au nez puissant exhale ses aromes de savagnin à la riche palette entre noix séchée, noisette, champignons des bois, truffe sur un délicat bouquet fruité (45 €)

-Vin Blanc Tradition 2012, un assemblage 70% chardonnay qui garde une belle typicité jurassienne procurée par ses 30% de savagnin aux notes de noisettes sur une finale un peu saline (16,50 €)

-Vin Rouge Pinot Noir 2011, élevé en vieux foudres pour assouplir ses tanins, ce rouge légèrement épicé développe des aromes de cassis et de griotte sur une fine trame minérale (14 €)

 

                                                          Profitez en pour visiter…

– Les vestiges de la forteresse médiévale d’Arlay et le château rebâti au XVIII ème sur les caves d’un ancien couvent, avec ses salons et chambres meublés et son originale bibliothèque à la cheminée dissimulée derrière des livres postiches.

Le village de l’Etoile, pittoresque bourgade qui a donné son nom à l’un des plus réputé vin du Jura qui doit son nom aux fossiles en formes d’étoiles trouvés sur son terroir. Joli point de vue du haut de la colline où se trouve le vignoble de Philippe Vandelle qui vaut le détour pour une dégustation.

La bibliothèque du château d’Arlay et sa cheminée camouflée derrière les livres/

La reculée du cirque de Baume, à voir depuis le belvédère de Crançot, juste à côté de l’hôtel-restaurant Le Belvédère à l’excellent menu local à déguster sous les grands arbres de sa terrasse délicieusement ombragée en été. Un autre point de vue complètement différent vaut la peine depuis Granges-sur-Baume où l’on plonge sur l’abbaye en contrebas qui vous invite à y descendre…

Abbaye de Baume-les-Messieurs, fondée au VI ème siècle, on y rentre par un passage vouté, sous l’ancienne hôtellerie et le donjon, qui débouche sur la façade de l’église romane où la nef du XIIème est dallée de pierres tombales. Après l’ancien cloitre qui a conservé sa fontaine centrale, une autre cour donne accès aux anciens logements des chanoines.

La reculée de Baume-les-Messieurs depuis Crançot et l’abbaye dans le fond.

Grottes de Baume, un fantastique voyage dans les tréfonds de la reculée à travers les salles souterraines et leurs forêts de stalactites. A voir aussi à l’extérieur les encorbellements de la cascade des tufs.

Poligny, capitale du gruyère de Comté à l’entrée de la reculée de Vaux, son Hôtel Dieu du XVII ème avec son cloitre, sa pharmacie et ses pots en faïence, sa cuisine voutée et son réfectoire. Autres curiosités : le couvent des Clarisses fondé en 1415, la collégiale St hippolyte du XV ème et ses magnifiques statues bourguignonnes, la Grande-Rue bordée d’hôtels particuliers, l’église romane de Mouthier-Viellard et son retable en albâtre du XV ème

La pompe à balancier des salines de Salins-les bains. (club-Photo-Espace 110-ILLZACH)

Salins-les-Bains, la descente dans les galeries voutées des salines et l’énorme roue hydraulique en bois de la pompe à balancier qui remontait les eaux salées laisse un souvenir inoubliable. A voir aussi, un des plus beaux exemples du gothique bourguignon cistercien du XIII ème, l’église St Anatoile.

Arc-et-Senans, la grandiose saline royale en demi cerce de 235 m de diamètre dessinée au XVIII ème par le grand architecte Ledoux qui avait imaginé une ville circulaire où était exploité les eaux saumâtres de Salins amenées jusque là par des conduites en bois sur une trentaine de kilomètres.

Le village de Château-Chalon au dessus de son célèbre vignoble.

Château-Chalon, ce vieux village pittoresque perché sur un escarpement rocheux au dessus de son fameux vignoble en pente offre un panorama splendide sur la plaine jurassienne.

Le château du Pin, son imposant donjon carré du XV ème domine la campagne environnante.

 –  Arbois, son vin, sa maison de Pasteur, son Hôtel de ville  et ses caves du XVème, le château Pécauld et son musée de la vigne et du vin, sa place de la Liberté aux maisons du XVIII ème à arcades et balcons en fer forgé, sans oublier à 4,5 km d’ici, la reculée des Planches et ses grottes aux chapelets de lacs souterrains et marmites géantes.
Les arcades de la rue du Commerce à Lons-le-Saunier.

Lons-le-Saunier, encore une ville qui doit son nom à l’exploitation jadis de sa saline. Sa rue du Commerce est pleine de charme avec son enfilade d’arcades du XVI ème qui débouche sur la place de la Liberté où la tour de l’Horloge marque l’emplacement des anciennes fortifications de la ville. Le musée dans l’Hôtel de ville vaut le détour pour ses tableaux de Breughel, Courbet ou ses statues de Falconet et Perraud. A voir aussi l’une des plus vieilles églises de Franche Comté, St Désiré du XIème, et  l’amusant musée de la Vache qui rit, Lons étant la ville natale du célèbre bovidé hilarant.

Montaigu, c’est dans ce joli vieux village perché sur un éperon rocheux au dessus de Lons que l’auteur de la Marseillaise, Rouget de l’Isle vécut sa jeunesse.  Alors que Lons-le-Saunier le revendique aussi, car sa mère y accoucha en descendant au marché de la ville !

L’Hôtel-Dieu et l’église Notre-Dame à Dole.

Dole, capitale de la Franche-Comté pendant des siècles, la ville resplendit de son histoire par ses monuments dans ses ruelles étroites et tortueuses bordées de jolies maisons à tourelles du XVème- XVIIIème aux cours intérieures avec escaliers couverts en bois ou en pierre. L’église Notre-Dame du XVI ème et son clocher carré de 75 m était le phare de la cité où un guetteur signalait jadis les incendies au porte voix. L’ancien Hôtel-Dieu Renaissance et sa splendide cour en galeries à colonnades, les collèges, les couvents et les hôtels particuliers aux cours à balustrades jalonnent la cité qui domine l’ancien quartier des tanneurs le long d’un canal. On peut y visiter la maison natale de Pasteur où son père, limogé de l’armée impériale après la chute de Napoléon, avait repris ce métier.

La ligne des Hirondelles, nom du train en partance de Dole au parcours pittoresque en forêts et montagnes qui emprunte sur 123 km 36 tunnels (dont certains au tracé en en fer à cheval !) et 18 gigantesques viaducs en courbes débouchant au dessus de Morez pour une impressionnante descente jusqu’à la gare de Saint Claude. Vues imprenables garanties. A voir, la cathédrale fortifiée et ses splendides stalles en bois sculpté.

Une Ford Thunderbird au rosé du Luberon

Une Ford Thunderbird au rosé du Luberon

Cette élégante américaine est un modèle historique : la première voiture de sport lancée par Ford en 1955. Pour rivaliser avec General Motors et sa fameuse Chevrolet Corvette. Objectif gagné  !

Patricia Alexandre et Georges Antoun /Domaine des Peyre à Robion

« Je l’adore ! Quand je monte dans cette voiture mythique, j’ai l’impression de rentrer dans un film hollywoodien des années 50. Et de rouler en Californie ou en Floride tout en écoutant Franck Sinatra sur l’autoradio dans Stranger in the night… » Quand la Ford Thunderbird est sortie en 1955, Georges Antoun, aujourd’hui vigneron dans le Luberon, avait 12 ans. L’age où tout ce qui venait d’Amérique faisait alors rêver la jeunesse du baby boom. Pas étonnant donc qu’en 2011 il ait cédé à la nostalgie en achetant cette T-Bird de 1956. Symbole du sursaut américain face à la vague des sportives européennes aux States.

Une Ford Thunderbird au rosé du Luberon
Un intérieur bicolore lumineux avec le parebrise panoramique et le curieux hublot du hard top.

Jaguar, Triumph, MG…les Gi’s étaient revenus au pays en ayant découvert le charme de ces voitures de sport inexistantes chez les constructeurs automobiles de Détroit. Face à l’afflux des commandes de belles anglaises, General Motors réagit alors en lançant en 1953 la première voiture de sport américaine, la fameuse Chevrolet Corvette avec son vieux 6 cylindres en ligne 3,9 l de 160 ch. Pris de vitesse, Ford  allait répliquer deux ans plus tard avec sa Thunderbird  et son gros V8 4,7 l de 202 ch qui la propulsait à 185 km/h contre 160 km/h pour la Corvette.

Une Ford Thunderbird au rosé du Luberon
Sa fine ligne profilée très basse accentue sa longueur de 4,62 m.

Succès foudroyant : l’année 1955 s’achèvera avec 15 000 ventes de T-Bird contre 700 Corvette, puis 18 500 l’année suivante. Une voiture du tonnerre ce roadster 2 places Thunderbird ! Comme son nom provenant d’une légende indienne, « L’oiseau de tonnerre », pouvait le laisser présager. Et surtout sa superbe ligne racée. La plus basse jamais construite alors par Ford. Et originale par la douceur de sa silhouette fine et élancée, ses discrets ailerons arrières, son parebrise panoramique, et la roue de secours carénée fixée sur le pare choc arrière (uniquement en 1956) pour dégager de la place dans le coffre.

Une Ford Thunderbird au rosé du Luberon
La roue de secours carénée dans le parechoc arrière lui donne un côté chic très rétro.

Sans oublier la grille de calandre géante à la Ferrari, les butoirs de parechoc chromés en forme de réacteur d’avion, le hard top en fibre de verre avec son curieux hublot circulaire, et des couleurs de carrosserie délicieusement rétro aujourd’hui, comme le rose ou le vert pomme. Luxueuse et joliment finie avec sa planche de bord en cuir et aluminium bouchonné, son volant stylé au klaxon-anneau chromé, cette Thunderbird était en plus en avance sur son temps par rapport aux voitures européennes de la même époque.

Une Ford Thunderbird au rosé du Luberon
Un tableau de bord très sobre et joliment stylé avec chromes et aluminium bouchonné.

A en juger par ses équipements qui laissaient rêveur de ce côté-ci de l’Atlantique :  vitres électriques, freins et direction assistés, siège électrique reculant automatiquement à la coupure du contact pour descendre ou remonter plus facilement, réglage automatique du volume de la radio en fonction du régime sonore du moteur. Durant sa courte vie de 1955 à 1957, elle se vendra à 53 166 exemplaires.

Une Ford Thunderbird au rosé du Luberon
L’impressionnante écope de capot aère le gros v8 en dessous.

Avant de donner suite à une série de 11 générations, en 4 places, et de plus en plus puissantes avec des V8 7 l de 300 ch  jusqu’en 2005. Mais en Europe, où elle remportera aussi un certain succès de curiosité, cette première version tapera dans l’œil du patron de Simca. En 1957, Henri Pigozzi sortira un coupé Simca Plein Ciel très inspiré de la T-Bird avec son parebrise panoramique et son énorme grille de calandre chromée entre les deux phares rond à casquette. Une petite Thunderbird à la Française.

Simca Plein Ciel, la pte Thunderbird à la française.

 

L’ESSAI DE LA VOITURE DU MOIS

Le nouveau Porsche Cayenne S au summum de sa forme

Le Porsche Cayenne S au summum de sa formeDepuis son lancement en 2002 puis son restylage en 2010, le Porsche Cayenne avait besoin de se renouveler face à ses concurrents chez BMW, Audi, Volvo ou Jaguar qui ne sont pas restés inactifs. Mission accomplie pour les ingénieurs de Stuggart ! Ils ont sorti une troisième version qui frise la voiture de sport tout en restant un 4X4 à la garde au sol variable jusqu’à 24 cm de haut. Et tout en baissant sa cylindrée et sa consommation, ce Cayenne augmente sa puissance de 20 ch pour monter à 440 ch son V6 biturbo de 2900 cm3. Et gagne en praticité avec un coffre agrandi de 100 litres  qui peut passer de 700 à 1710 l dossiers rabattus. Le tout en déclinant confort, luxe et puissance à bord…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                      Mon vin préféré

Entre Gordes et l’Isle-sur-laSorgue, ce vignoble de 25 hectares déniché en 2011 a été en partie replanté sur les conseils du grand oenologue Philippe Cambie avec 13cépages différents pour satisfaire aux besoins des rosés, des rouges et des blancs. Ancien directrice du Gault et Millau, Patricia Alexandre s’est impliquée au quotidien dans la bonne marche du domaine des Peyre. Mais elle a gardé sa fibre journalistique en confectionnant des étiquettes qui rappellent son ancien métier.

Etiquette du domaine des Peyre-La Gazette 2014 : Ce côtes du Ventoux rouge, gourmand, au nez légèrement poivré par la syrah, dégage des saveurs de fruits rouges, de cerise et de réglisse sur des tanins fondus donnant une allonge soyeuse, après une partie en élevage de 4 à 6 mois en barriques neuves (12,50 €)

-L’Apostrophe 2015 : Un blanc onctueux 100% viognier d’une surprenante rondeur fruitée aux notes de miel et de fruits secs (13 €)

www.domainedespeyre.com

 

                                                                 Profitez en pour visiter…

*L’isle-sur-la-Sorgue : Ce bourg riant, capitale des brocanteurs, est entouré comme une île par les bras de la Sorgue qui fait tourner des roues à aubes autrefois utilisées pour les usines de soie et les moulins à huile. L’église du XVIIème très richement décorée donne un petit air italien à la place principale sur laquelle débouchent toutes les ruelles.

*Gordes, et son site extraordinaire avec le château Renaissance qui domine le village en haut de ce piton rocheux d’où l’on a une vue splendide sur la Montagne du Luberon. Devenu célèbre aussi pour son musée Vasarely.

Gordes en haut de son éperon rocheux dominé par le château.

Gordes en haut de son éperon rocheux dominé par le château.

*Ménerbes, accrochée sur un promontoire du versant nord de la Montagne du Luberon, ce fut la dernière place forte des calvinistes de la région qui tomba pendant les guerres de religion après un siège de 15 mois. Mais la citadelle est toujours là, avec sa vue imprenable sur Gordes, les falaises de Roussillon et le mont Ventoux.

*Oppède le vieux Cette ville fantôme pittoresque revit dans ses ruines restaurées le long d’une rue pavée qui tournicote au milieu de la verdure jusqu’à la terrasse de l’église du XI ème et les vestiges du château.

*Cucuron, allez sirotez un pastis sous les platanes centenaires qui bordent le grand bassin de la plus charmante place du Luberon toujours baignée d’une douce fraicheur.

A Cucuron sous la fraicheur des platanes autour du grand bassin.
A Cucuron sous la fraicheur des platanes autour du grand bassin.

*L’abbaye romane de Sénanque fondée en 1148 au milieu des champs de lavande. Une des trois cisterciennes de Provence avec celle du Thoronet et de Silvacane, et qui, rarissime, possède encore toutes ses pièces monastiques d’origine. Outre les moines, elle abrite un centre culturel où se déroule un festival de musique renommé.

* Bonnieux Charmant village perché avec son dédale de vieilles maisons dont la vue est splendide depuis le promontoire en face, sur la terrasse de l’hôtel-restaurant du domaine de Capelongue.

* Saignon, village spectaculaire sur sa crête quand il est vu du dessus depuis la route panoramique D 232 rejoignant Bonnieux.

Dans le choeur de l'abbaye de Silvacane, une des trois merveilles de l'art roman en Provence.
Dans le choeur de l’abbaye de Silvacane, une des trois merveilles de l’art roman en Provence.

*Ansouis et la façade Louis XIII de son château, les armures de sa salle des gardes, ses cuisines provencales aux cuivres étincelants et ses jardins suspendus.

*Lacoste, son petit beffroi du XVII ème et sa ruelle moyennageuse qui grimpe jusqu’au massif château du marquis de Sade restauré par Pierre Cardin.

*Les Baux-de-Provence Sur un éperon dénudé de 900 m de long sur 200 de large avec vue panoramique sur Arles et la Camargue se dresse l’impressionnante silhouette des ruines du château fort et de “la ville morte”. A voir, la rue du Trencat creusée dans la roche, la place ombragée St Vincent et l’église du même nom avec son campanile appelé la “lanterne des morts”, l’ancien Hôtel de ville et ses salles voutée en ogives, l’Hôtel des Porcelets du XVI ème et son musée d’art contemporain. A ne pas manquer : le son et lumière dans les immenses carrières souterraines au décor colossal à l’égyptienne.

Le grand étang de la Bonde (Photo Luberon-Côté sud)
Le grand étang de la Bonde (Photo Luberon-Côté sud)

*Les mines d’ocre de Bruoux près de Gargas, un spectacle sous terre extraordinaire avec 40 km de galeries exploitées jusque dans les années 50 puis transformées en champignonnières.

*Lourmarin, ses ruelles, son château et le souvenir d’Albert Camus qui vécut ici.

*L’étang de la Bonde, à l’est de Cucuron, immense retenue d’eau construite au XVII ème pour alimenter les douves du gigantesque château renaissance de la Tour-d’Aigues dont il reste des ruines impressionnantes .

*Le Colorado de Rustrel et ses cheminées de fées, formé par une succession de carrières d’ocre en canyons.

Vue aérienne d'Avignon avec le pont, le ....... et le palais des Pâpes (Photo JP Campomar)
Vue aérienne d’Avignon avec le pont Benezet et le palais des Papes (Photo JP Campomar)

*Avignon, entourée de ses remparts, et surplombée par le Rocher des Doms et sa cathédrale du XII ème à côté du gigantesque Palais des Papes fortifié du XIV ème, témoin de l’exil provencal de la cour pontificale romaine durant un siècle, le petit palais épiscopal du XV ème, la place de l’Horloge et son beffroi , seul vestige de l’époque gothique, l’extraordinaire musée Calvet et ses toiles de Corot , Manet, Toulouse-Lautrec, Mignard, Daumier, David, Géricault,… dans un hotel particulier du XVIII ème, la très pittoresque rue des Teinturiers pavée de galets le long de la Sorgue avec ses grandes roues à aubes qui faisaient fonctionner les usines textiles jusqu’ à la fin du XIX ème, le couvent des Celestins et son cloître, les belles façades à l’entrée de la rue du Roi René, le pont Benezet et sa chapelle, édifié en 8 ans, qui menait à Villeneuve-lès-Avignon, l’ancienne ville des cardinaux, au pied de la tour Philippe le Bel et des tours rondes du fort St André d’où la vue sur Avignon au soleil couchant est fabuleuse.

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vinsVintage-2A Bonnieux, au coeur du triangle d’or du Luberon, cette bastide provençale élégante et raffinée vous invite à découvrir la cuisine aromatique et gourmande du Chef Edouard Loubet. Sérénité et art de vivre sont les maîtres mots de cette prestigieuse maison où l’on vient goûter des moments simples et magiques : apprécier le confort des chambres raffinées, prendre un petit déjeuner au bord de la fontaine, siroter une tisane glacée près de la piscine entourée de lavande, partir pour une cueillette matinale et suivre un cours de cuisine avec le Chef, ou tout simplement profiter du coucher du soleil face au panorama exceptionnel sur le village de Bonnieux.

A partir de 140 € (selon la saison)

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La Maserati Ghibli d’un tycoon du champagne

La Maserati Ghibli d'un tycoon du champagne

Devenu un des grands du champagne 37 ans après la création de sa marque, Bruno Paillard vit à fond sa passion des voitures anciennes. Dernière pièce à sa collection : ce sublime coupé Maserati de 1972.

Champagne Bruno Paillard

La passion vous pousse parfois à entamer une nouvelle vie. A Reims, Bruno Paillard, fondateur de la maison de champagne du même nom en est l’exemple. Après avoir passé les rênes à sa fille Alice, le voilà à 66 ans à la tête d’un garage ! « La restauration de mes voitures de collection m’a trop souvent occasionné des mésaventures avec des garagistes malhonnêtes. Comme j’en avais assez de me faire escroquer par des margoulins, j’ai fini par créer mon propre garage en alliant la rigueur de la gestion dans le champagne à l’artisanat automobile avec une équipe de 7 spécialistes.

La Maserati Ghibli d'un tycoon du champagne
Malgré ses 4,70m de long, ce coupé profilé n’est qu’une deux places.

Ici, de la mécanique à la peinture en passant par la carrosserie et la sellerie, on fait tout. » Voila comment des ateliers de Reims Classic Auto, à Bezannes, vient de sortir flambant neuve sa dernière acquisition, une splendide Maserati Ghibli SS 4,9 l de 1972. Le chef d’oeuvre du jeune styliste Giugiaro qui, après avoir quitté le carrossier Bertone, créa en 1966 chez Ghia cette sublime silhouette allongée pour la marque au trident. Le moteur moins haut grâce à une lubrification par carter sec lui avait permis de dessiner un coupé fastback spectaculaire par sa ligne de toit très basse  (1,16 m) pour accentuer ainsi son dynamisme.

La Maserati Ghibli d'un tycoon du champagne
Bruno Paillard dans son garage de Reims Classic Auto.

Avec une fluidité de la carrosserie renforcée à l’avant par l’absence de phares n’apparaissant qu’en position téléscopique. Avec un tel profil acéré pour fendre l’air, on lui avait donné un nom de vent soufflant dans le désert égyptien, le Ghibli, une tradition chez Maserati après la Mistral pour des voitures balayant tout sur leur passage ! Iconique, cette auto racée, sera fabriquée à Modène de 1966 à 1973 à 1149 exemplaires en coupé et 100 en spider. Des stars s’enticheront de cette superbe italienne, à l’image de Jean-Paul Belmondo, Peter Sellers ou Claude François.

La Maserati Ghibli d'un tycoon du champagne
Une figure de proue qui en dit long sur la puissance prête à se déchainer sous le capot…

Et aujourd’hui encore, la Ghibli reste la plus belle et la plus rapide Maserati GT jamais construite.Sous son capot longiligne un V8 tout alu à 4 arbres à cames en tête 4,7 l de 330 ch, monté en 1970 à 4,9l 335 ch, la propulsait à 275 km/h. Et les 2 réservoirs de 45 L n’étaient pas de trop pour gaver les 4 carburateurs Weber double corps…Mais quelle musique ! Du rugissement rauque grimpant dans les aigus quand l’aiguille du compte tours frise la zone rouge aux borborygmes pétaradants en décélération.

La Maserati Ghibli d'un tycoon du champagne
…mais une fois relevés, les phares escamotables lui donnent un curieux look.

Les vocalises de cette diva vous transportent dans un autre monde. Et ses accélérations crescendo sont d’autant plus impressionnantes que la tenue de route, parfois louvoyante, n’est pas celle des voitures d’aujourd’hui avec sa direction moins précise. Et si les roues avant sont indépendantes avec suspension à ressorts hélicoïdaux, l’arrière est plus rudimentaire :  un simple essieu rigide avec différentiel Salisbury maintenu par des ressorts à lames. Ici pas de double  triangulation comme sur les voitures sport.

La Maserati Ghibli d'un tycoon du champagne
Une planche de bord impressionnante par sa taille et sa simplicité de style.

Contrairement à sa contemporaine la Ferrari Daytona, la Ghibli n’était pas conçue pour la course, mais davantage comme une grand tourisme raffinée et confortable. Avec un habitacle, strictement 2 places malgré ses 4,70 m de long, luxueusement tapissé de cuir. Et une planche de bord à la pureté stylistique où rien ne manquait dans l’alignement des cadrans pour suivre les battements de cœur du fauve.

La Maserati Ghibli d'un tycoon du champagne
L’énorme lunette arrière surbaissée inonde de lumière l’habitacle.

« Je suis avant tout guidé dans mes choix automobiles par l’esthétique » confie Bruno Paillard. Et dans ce domaine les italiennes surpassent les autres. Hormis la DS, incarnation pour moi du génie français dont elle a été la vitrine, tout comme le champagne. » Rien d’étonnant donc, que 3 DS cabriolet, de différentes années pour suivre leur évolution, figurent dans sa collection !

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Maserati Ghibli SQ 4, une diva qui dévore le bitume

Maserati Ghibli, une diva dévoreuse de bitumeQuarante ans plus tard, la Ghibli revient. Mais avec deux portes de plus, et 100 ch de plus ! Mais deux cylindres en moins ! Tout en dégageant une bande son à faire frémir de plaisir. C’est que son 3 litres V6 biturbo a été mis au point chez Ferrari, propriétaire de Maserati avec Fiat depuis 1993. Et cette berline à la ligne époustouflante garde les gênes sportifs de la marque au Trident. Tout en offrant un écrin luxueux et confortables avec des aides à la conduite électroniques qui permettent de jouer les pilotes de course sans risque…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                 LE VIGNOBLE

En 1981, ce courtier en raisin issu d’une famille de vignerons vendait 50 000 francs ses deux voitures  de collection, une Traction Citroën et une Jaguar MKII, pour financer le lancement de sa propre marque marque de champagne. Aujourd’hui Bruno Paillard représente un vignoble de 34,4 ha, dont 10 dans les Grands Crus, soit 70 % des approvisionnement pour ses 400 000 bouteilles annuelles. Outre le rapprochement avec Boizel en 1994, le groupe qu’il a constitué en tandem avec Philippe Baijot  a racheté les champagnes Philipponat, de Vénoge, Alexandre Bonnet aux Riceys,  puis Lanson en 2006.

Mais pour les différentes cuvées haut de gamme de sa marque, Bruno Paillard a toujours mis la priorité, non pas à la course aux volumes, mais à la qualité des raisins pour mettre en valeur la richesse de la minéralité crayeuse des terroirs champenois les plus prestigieux. Et il a franchi un nouveau pas avec une nouvelle cuvée DZ : traduisez dosage zéro en sucre au moment du classique complément en liqueur d’expédition après le dégorgement du dépôt des levures (les lies) qui ont créé les bulles.

Un exercice d’équilibre délicat ce DZ, qui a le mérite de faire ressortir la finesse et la pureté des arômes. A condition qu’au départ il n’y ait pas besoin de masquer par un ajout de sucre l’acidité du vin, grâce à des raisins récoltés au bon moment pour avoir une maturité idéale, et contenir donc suffisamment de sucres naturels. Ce qui est le cas ici en première presse des pinots meuniers majoritaires sur les Chardonnay et Pinot noir à 50-50, et vinifiés en petits fûts, dans cette cuvée DZ composée, cas rarissime, à moitié de vins de réserve conservés pour certains plus de 10 ans en bouteille sur lies. Avec un élevage supplémentaire de 3-4 ans, bien au-delà de la durée légale, en bouteilles sur lies, et 6 mois de repos après dégorgement. Résultat : une surprenante attaque aromatique au nez fraichement fruité blanc qui se retrouve en bouche sur une minéralité frugale et une finale saline, relevée d’une légère pointe d’acidité diffuse. (46 €)

                                                              PROFITEZ EN POUR VISITER…

REIMS

*La cathédrale, célèbre chef d’oeuvre de l’art gothique depuis 1211, où furent couronnés 25 rois de France après le baptême de Clovis en 498. La plus longue de toutes avec ses 149 m, elle a été miraculeusement rescapée après les destructions des bombardements de 14. Le fameux « Ange au sourire », statue emblématique du porche, peut en effet afficher son soulagement !

La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)
La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)

*Les caves à champagne dans les anciennes carrières de craie, Pommery, Veuve Cliquot et son dédale de 20 km de galeries, Taittinger sous l’ancienne abbaye Ste Nicaise, et celles de Lanson  dont les galeries voutées servirent de logements pendant les bombardements de la guerre de 14, et même de chapelle avec un vestige qui subsiste aujourd’hui, une statue de la Vierge toujours accrochée sur la paroi.

*Le festival de façades Art déco, symboles de la reconstruction de la ville détruite à 80 % pendant la guerre de 14

*L’Hotel musée Le Vergeur XIII éme et Renaissance construit par un riche marchand grainetier

Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)
Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)

*L’abbaye St Remi, du nom de l’évêque qui baptisa Clovis, ses parties romanes, XVII ème et son grand cloître

*L’impressionnante porte gallo-romaine de Mars du temps où Reims s’appelait Durocortorum et dépassait en importance Lutèce qui deviendra Paris

*Le palais épiscopal du Tau et sa grande salle à voûte de bois en carène de navire renversée où se tenait le festin des rois après leur sacre. Le palais abrite aujourd’hui un musée sur la cathédrale où l’on réalise, en les voyant, que les statues d’origine sur sa façade mesuraient près de 5 mètres de hauteur !

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Le palais épiscopal du Tau

*Hôtel Jean-Baptiste de La Salle édifié à partir de 1545. Belle cour Renaissance avec avec une tour à escalier à vis ajouré

*La demeure XIIIème des comtes de Champagne

*La villa Demoiselle, splendide témoin de l’Art Nouveau construit entre 1904 et 1908 sur la butte Ste Nicaise par Louis Majorelle pour le directeur des Caves Pommery

La villa Demoiselle au style Art nouveau (photo Cecil Mathieu)

*Le musée des Beaux-arts, un des plus beaux de province avec ses collections de tableaux et de sculptures du XVI ème au XX ème : Le Nain, Boucher, Corot, Monet, Pissaro, Renoir, Gauguin, Maillo, Marquet, Foujita, Rouault, Manessier,…

*Le phare de Verzenay, un vrai phare au milieu d’une mer de vignes construit en 1909 par le négociant en champagne Joseph Goulet pour faire la promotion de sa maison. Le rez de chaussée faisait guingette, et en 1940 les Anglais placèrent sur le phare une batterie anti-aérienne. Après restauration  en 1999 le Musée de la Vigne y a ouvert ses portes.

*Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton de 19,85 m de haut et  seulement 7 cm d’épaisseur construite en 1927.

Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton (Photo Carmen Moya)
L’étonnante voute en béton armé des Halles du Boulingrin  (Photo Carmen Moya)

*Le fort de la Pompelle . Symbole de la résistance rémoise pendant la deuxième guerre mondiale, il fut le seul de la région à rester aux mains des Français jusqu’en 1918 au prix de 12 000 morts. Aménagé en musée des tranchées  on y trouve une étonnante (et unique!) collection de 500 couvre chefs de l’armée allemande.

*La bibliothèque Carnegie, chef d’oeuvre de l’Art Déco avec son entrée en mosaïque et son gigantesque lustre suspendu en vitrail.

*Le musée automobile de Reims-Champagne, 230 autos et motos de 1908 à nos jours, un festival de Delahaye, Delage, Panhard, et de voitures à pédales ! (84 Avue Georges Clemenceau/ 03 26 82 83 84/musee-automobile-reims-champagne.com)

Le musée automobile de Reims

EPERNAY et alentours

*Flanez le long des 1500 m de l’avenue de Champagne pour admirer tous les hôtels particuliers où se sont installées les grandes marques champenoises au dessus de leurs 110 km de caves. « The most drinkable avenue of the world » comme l’avait surnommé Churchill qui était un connaisseur !

*La tour de Castellane, construite entre 1903 et 1905 comme emblème publicitaire de la marque de champagne. Gravir ses 237 marches vaut la peine pour contempler du haut de ses 65 m la ville d’Epernay et la vallée de la Marne. A voir aussi son musée sur l’élaboration du champagne.

tour de castellane - copie*Le château Perrier, construit au XIX ème dans le style Louis XIII pour Charles Perrier propriétaire de la marque de champagne Perrier-Jouet. En 1940 il abrita le QG des armées britanniques, puis allemandes de 1942 à 1944. Après la libération de la ville par Patton, les Américains s’y établirent à leur tour !

*Le théâtre  Gabrielle Dorziat, du nom d’une comédienne née à Epernay. Inauguré en 1902, il est un des rares théâtre à l’italienne dont la machinerie est encore dans son état d’origine. Mais on n’est pas au coeur du champagne pour rien : les nudités allégoriques des peintures du plafond du foyer chantent l’amour au milieu de guirlandes de raisins. Et sur la façade une sculpture évoque la vigne inspirant l’art théâtral !

Le château Perrier construit au XIX ème pour le paropriétaire de la marque de champagne du même nom.
Le château Perrier construit  pour le propriétaire de la marque de champagne du même nom.

*L’abbaye de Hautvillers, fondée en 650, et célèbre par son moine Dom Pérignon (1639-1715) pour ses trouvailles novatrices dans l’élaboration du champagne par assemblage de crus différents.

*Le château de La Marquetterie à Pierry. Ce pur joyau Louis XV a été construit en 1734 par un neveu du grand architecte Gabriel.  Pendant la Grande guerre, le maréchal Foch en fit son quartier général. Et son énorme Renault à 6 roues, avec laquelle il sillonnait les champs de bataille, y est d’ailleurs exposée. Tombé sous le charme du château alors qu’il y était en service à l’état major en 1915, Pierre Taittinger le racheta en 1932.

La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre
La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre exposée au château de La Marquetterie à Pierry.

*L’abbatiale St Pierre d’Orbais . Avec son architecture monumentale et sa flèche gothique qui se voit de loin, elle a été élevée au XII ème par Jean d’Orbais. Celui-ci en aurait fait le prototype de la cathédrale de Reims dont il sera le premier maitre d’oeuvre.

*Le mémorial de Dormans, sa grande tour et son ossuaire rassemblent les restes de 1500 soldats de toutes nationalités (dont seuls 11 furent identifiés) qui furent tués pendant les combats sur le front de la Marne.

L'abbatiale St pierre d'orbais
L’abbatiale St Pierre d’Orbais

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                            POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

 

Situé au cœur du vignoble de la Montagne de Reims, l’hôtel-restaurant « Le Château de Rilly » vous accueille dans une ancienne demeure de la fin du XVIII ème siècle entièrement rénovée.
L’établissement comprend 15 chambres climatisées, trois salles de restaurant, un bar, un espace détente avec jacuzzi et deux cabines de sauna (possibilité de réserver des soins du corps).
Un parking privé situé à l’arrière du Château est réservée à notre clientèle sans frais supplémentaire.
L’ensemble de l’établissement est placé sous vidéo-surveillance.

Le Château de Rilly
38 Rue de Reims
51500 RILLY LA MONTAGNE
03.26.07.53.21
lechateauderilly@gmail.com

 

 

 

 

Aston Martin DB 11, la Ferrari au chic anglais

Aston Martin DB 11

Le plus puissant modèle de l’histoire de la marque, encore plus élitiste que Ferrari, cultive raffinement aristocratique anglais et performances époustouflantes. Résultat : une explosion des ventes en 2017 ! 

Comme un grand cru, elle a une allonge magnifique, une robe d’un rubis profond, et une rondeur typique de la marque. Sans parler des envoutants arômes de cuir qui envahissent délicieusement les narines quand on l’ouvre ! Avec l’étrange sensation de se glisser, non pas à l’intérieur d’une voiture, mais d’un sac Hermès ! Tout, à l’intérieur de cette Aston Martin DB 11, est tendu d’un splendide cuir caramel clair au toucher soyeux. Jusqu’au ciel de toit qui ressemble davantage à de la dentelle avec tous les motifs perforés qui le décorent. Comme sur les sièges moelleux où il contribuent au système de ventilation, sur l’assise et dans le dos, facturé 1475 € !

Aston Martin DB 11
Une dentelle de cuir sur le ciel de toit…
Aston Martin DB 11
…et les sièges ventilés !

Bienvenue dans le luxe à l’anglaise et l’élite des voitures de sport grand tourisme. Car Aston Martin, avec seulement 5117 voitures en 2017 est encore plus exclusif que Ferrari et ses 8000 ventes annuelles. Mais l’année 2017 aura néanmoins marqué un tournant pour la marque : à elle seule, sa nouvelle DB 11 a permis d’augmenter les ventes de 80 % ! Tel est le résultat d’un rupture stylistique où depuis 10 ans le coup de crayon de Ian Callum s’était tellement usé qu’on finissait par ne plus discerner la différence entre les nouvelles et les anciennes Aston. Cette fois, à en juger par le nombre de têtes qui se retourne sur son passage, cette DB 11 affiche une ligne entièrement nouvelle avec sa carrosserie en aluminium au design plus audacieux de fauve ramassé sur l’arrière prêt à bondir :

Aston Martin DB 11

un profilage sublime par les deux arches latérales du toit de l’avant vers le coffre, un impressionnant déhanchement galbé au dessus de la roue arrière, le tout en gardant l’ADN Aston reconnaissable à sa calandre légendaire qui traverse le temps. Mais qui a été amplifiée ici sur la DB 11 pour lui donner davantage une image de puissance. Car sous le capot en forme de coquille striée par des ouïes d’aération ne demande qu’à se réveiller l’autre nouveauté : un V 12 5,2 litres biturbo de 608 ch. Le plus puissant de toute l’histoire de la marque. Mais pas le plus gourmand grâce à la désactivation de 6 cylindres en vitesse de croisière.

Aston Martin DB 11
Un cockpit de pilotage luxueux entièrement tendu de cuir.

Contact ! Une tonitruante symphonie en douze cylindres retentit, concert rare aujourd’hui dans l’automobile. Rageur, le fauve Aston bondit alors avec puissance et souplesse via sa boite automatique ZF à 8 rapports qui passe sans à-coups. Et le plaisir au volant est à la carte entre les modes de conduite GT, Sport et Sport plus qui jouent sur l’accélération, la rapidité du passage des vitesses, plus la dureté de la direction électrique et des suspensions pilotées. Cette combinaison par l’électronique de bord, mise au point avec Mercedes, contribue à un maintien de cap impeccable de la DB 11.

Aston Martin DB 11
Un tableau de bord digital bien lisible avec molettes de commandes sur les branches du volant.

Tout en gardant le confort d’une voiture de grand tourisme, et non de course. Avec une insonorisation ouaté qui permet néanmoins d’apprécier aussi bien les vocalises du V12 (ou son feulement discret selon la pression du pied sur l’accélérateur) que l’incroyable profondeur des graves à 1000 watts de la chaine Bang Olufsen. Sa tenue de route , la DB 11 la doit aussi à des astuces aérodynamiques, outre le nervurage très marqué du capot pour diriger les écoulements d’air . Le risque de soulèvement de l’avant en accélération est contrecarré par les branchies latérales qui libèrent l’air sous haute pression provenant de l’intérieur du passage de roue avant .

Aston Martin DB 11
Une proue aux galbes impressionnants avec sa fente d’évacuation d’air sur le coffre

Et l’auto est plaquée au sol à l’arrière par un spoiler virtuel alimenté par de discrètes prise d’air à la base de l’arche du toit. Le flux est alors canalisé dans la carrosserie avant de ressortir en jet par une ouïe horizontale sur la largeur de la malle arrière. Et si un appui supplémentaire est nécessaire, une fine lame sort du coffre, faisant ainsi aérofrein avant de se rétracter, quand il n’y en a plus besoin, pour préserver la pureté du profil de la DB 11 ! Car dans une Aston Martin l’efficacité ne doit jamais nuire à l’esthétique de cette anglaise qui reste unique au monde.

Aston Martin DB 11
Une sublime fluidité aérodynamique aussi esthétique qu’efficace.

Même si, en plus de son V 12, la toute dernière version plus économique de la DB 11 commercialisée en 2018 avec un V8 4L de 510 ch aura un accent germanique. Le résultat, depuis 2013, de l’entrée dans le capital d’Aston à hauteur de 5% par Mercedes. En retour, le constructeur de Stuggart lui fournit ce moteur emprunté à son coupé AMG GT S. Mais des oiseaux de mauvais augure y voient déjà le début de la perte d’indépendance de la marque. Les Allemands finiront -t- il par conquérir ce fief prestigieux du royaume britannique ? Churchill, au secours !

Aston Martin DB 11

Cylindrée : V 12 biturbo de 5,2 l

Puissance : 608 ch/54 cv

0 à 100 km/h : 3,9 sec

Vitesse maxi : 322 km/h

Consommation : entre 11 l/100 km et 17 l en ville

CO2 : 265 g/km

Malus : 10 500 €

Prix : 210 464 €

LES PLUS : ligne stylistique , sonorité du moteur, puissance, accélérations, tenue de route, confort, intérieur luxueux, et fixé à l’entré du coffre : le parapluie au logo Aston Martin sur le manche !

LES MOINS : places arrières symboliques, capacité et accès du coffre, pas de vide poche dans la planche de bord

L’ Eldorado de la Cadillac et du champagne

Dosy Lecomte et ses fils dans leur Cadillac Eldorado en Champagne

Délirante ! La Cadillac Eldorado aura été l’expression la plus folle du rêve américain des sixties avec sous son interminable capot  le plus gros V8 jamais vu sur une voiture de série : 8,2 litres de cylindrée !

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Champagne Lecomte Père & fils

La Champagne n’est pourtant pas au bord de la mer ! Mais quand il est au commandes, Dosy Lecomte a franchement l’impression de piloter un énorme bateau qui oscille silencieusement sur une mer d’huile. Propulsé dans un souffle discret par le gros V8 de 8,2 l qui emmène sa Cadillac Eldorado de 1974 rutilantes de chromes au milieu de l’océan de vignes au sud d’Epernay, à Vinay où se trouve son domaine. Dosy Lecomte et ses fils dans leur Cadillac Eldorado en ChampagneUne véritable croisière-promenade où ce vigneron embarque souvent ses clients ravis à bord de ce vaisseau de 5,70 m de long et 2 m de large. Engloutissant jusqu’à 40 l/100 km pour alimenter les 365 chevaux logés sous l’interminable capot qui se termine par l’écusson couronné de Cadillac dressé au centre comme un viseur de mitrailleuse ! L’expression la plus délirante du rêve américain dans toute sa splendeur qui avait commencé en 1952 sur la première Cadillac Eldorado, modèle de prestige de la marque de luxe de General Motors qui passait pour la première fois sur celle-ci en traction avant.

On ne sait plus si on est à l'arrière ou à l'avant de ce mastodonte d'acier.
On ne sait plus si on est à l’arrière ou à l’avant de ce mastodonte d’acier !

A l’époque, rouler en Cadillac incarnait le symbole suprême de la réussite dans « L’American way of life”. Un exemplaire sera même prêté à la Maison Blanche en 1953 pour l’intronisation d’Eisenhower à la présidence. Et chacune des 8 générations jusqu’en 1978 symbolisera la course au luxe et à la puissance avec des V8 de plus en plus gros, le 8,2 l étant le summum jamais atteint sur une voiture de série.

Dosy Lecomte et ses fils dans leur Cadillac Eldorado en Champagne
Plus de doute, c’est bien l’avant avec sa calandre anguleuse et ses énormes pare-chocs chromés.

Et des innovations techniques qui n’arriveront en Europe que 10 à 20 ans plus tard : premiers airbags, pare chocs à absorption d’énergie, allumage automatique des phares, régulateur de vitesse, climatiseur, suspension à gaz réglable à l’arrière pour garder la même assiette quelque soit le chargement, plus sièges, vitres, coffre et capotes, tout en automatique électrique.

Dosy Lecomte et ses fils dans leur Cadillac Eldorado en Champagne
Pas rien de soulever un capot pareil qui abrite le plus gros V8 de l’Histoire automobile !

« D’ailleurs à leur ouverture, les portières se transforment en vrais sapins de Noël avec des lumières partout, plaisante Dosy Lecomte. Mais au bout de 10 minutes, si vous les laissez ouvertes , et pour peu que vous ayez actionné la capote électrique sans faire tourner le moteur, la batterie se retrouve vite à plat !”

Dosy Lecomte et ses fils dans leur Cadillac Eldorado en Champagne
A l’arrière, la gigantesque malle ruisselle aussi de chromes.

Mais c’est finalement l’administration américaine et ses réglementations draconiennes sur la sécurité qui mettront fin à la carrière de cette “dreamcar” en 1976 avec une nouvelle norme de résistance en cas de retournement impossible à tenir sur ce paquebot de plus de 2 tonnes. Cadillac gardera le dernier exemplaire et le fera immatriculer avec une plaque ne comportant que 4 lettres : LAST. Dosy Lecomte et ses fils dans leur Cadillac Eldorado en Champagne“Cette voiture emblématique, j’en rêvais depuis un voyage en famille aux Etats unis, confie Dosy Lecomte. On s’était fait une balade inoubliable à Los Angeles dans une ancienne Cadillac décapotable rose. Au retour, je m’étais dit : un jour j’en achèterai une !” Et le rêve se concrétisa en 2015 à la suite de la parution d’une annonce. “Avec mes deux garçons, Frédéric et Jérémie, on est parti à 5heures du matin pour aller la voir à St Etienne !” L’état était nickel avec 140 000 km au compteur. Affaire conclue ! Seul bémol dans l’histoire de cette Cadillac : madame Lecomte. Pas question pour elle de la conduire, et elle s’en explique : “Trop longue !”P1040089 - copie 2

LE VIGNOBLE : A la cinquième génération depuis 1859, le domaine familial a régulièrement augmenté en surface jusqu’à atteindre 7 hectares aujourd’hui. “Et merci à nos ancêtres, explique Dosy Lecomte : par acquisitions ou échanges, ils se sont développés sur les hauts de côteaux sud, ce qui nous permet d’être plus épargnés des gelées de printemps.” L’autre caractéristique de son vignoble est d’avoir tenu compte de la sagesse de ses aïeux en restant, contrairement à beaucoup d’autres vignerons, à 80 % en Meunier alors que ce cépage représente 32% en moyenne des surfaces en Champagne. Mais il s’avère plus adapté au terroir de Vinay en résistant mieux aux gelées que le Chardonnay. Et donne des vins souples,  plus fruités, et peu acides qui sortent de l’ordinaire.

www.champagne-lecomte.com

LA DERNIERE GROSSE AMERICAINE CABRIOLET EN EUROPE :

L’OPEL CASCADA

OPEL CASCADA

L’Amérique n’est plus ce qu’elle était ! Adieu cabriolets exubérants, délires de carrosseries et chromes rutilants. La dernière “américaine” cabriolet en Europe de General Motors n’existe plus que par celle de sa filiale Opel. Et encore, vient elle d’être rachetée par Peugeot ! Sur cette Cascada, on est donc loin des standards Cadillac de presque 6 m de long des années 70. Et pourtant cette grande décapotable de 4,70 m à 4 vraies places ne manque pas de…lire la suite

 

OENOTOURISME

                                                                 MON VIN PREFERE

Brut tradition

CHAMPAGNE LECOMTE

 

Avec un assemblage, vieilli trois ans en cave, 80% Meunier, 10% Pinot Noir et 10% Chardonnay (dont 30% de vins d’années antérieures), ce champagne brut avec un dosage à 6 gr de sucre par litre offre des arômes de fruits rouges sur une bouche sèche et minérale tout en rondeur. Le même en extra brut à 3 gr donne une attaque et une fraicheur plus brutales. Idéal sur des huitres.

14,80 €

 

                                                               PROFITEZ EN POUR VISITER

REIMS

*La cathédrale, célèbre chef d’oeuvre de l’art gothique depuis 1211, où furent couronnés 25 rois de France après le baptême de Clovis en 498. La plus longue de toutes avec ses 149 m, elle a été miraculeusement rescapée après les destructions des bombardements de 14. Le fameux « Ange au sourire », statue emblématique du porche, peut en effet afficher son soulagement !

La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)
La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)

*Les caves à champagne dans les anciennes carrières de craie, Pommery, Veuve Cliquot et son dédale de 20 km de galeries, Taittinger sous l’ancienne abbaye Ste Nicaise, et celles de Lanson  dont les galeries voutées servirent de logements pendant les bombardements de la guerre de 14, et même de chapelle avec un vestige qui subsiste aujourd’hui, une statue de la Vierge toujours accrochée sur la paroi.

*Le festival de façades Art déco, symboles de la reconstruction de la ville détruite à 80 % pendant la guerre de 14

*L’Hotel musée Le Vergeur XIII éme et Renaissance construit par un riche marchand grainetier

Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)
Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)

*L’abbaye St Remi, du nom de l’évêque qui baptisa Clovis, ses parties romanes, XVII ème et son grand cloître

*L’impressionnante porte gallo-romaine de Mars du temps où Reims s’appelait Durocortorum et dépassait en importance Lutèce qui deviendra Paris

*Le palais épiscopal du Tau et sa grande salle à voûte de bois en carène de navire renversée où se tenait le festin des rois après leur sacre. Le palais abrite aujourd’hui un musée sur la cathédrale où l’on réalise, en les voyant, que les statues d’origine sur sa façade mesuraient près de 5 mètres de hauteur !

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Le palais épiscopal du Tau

*Hôtel Jean-Baptiste de La Salle édifié à partir de 1545. Belle cour Renaissance avec avec une tour à escalier à vis ajouré

*La demeure XIIIème des comtes de Champagne

*La villa Demoiselle, splendide témoin de l’Art Nouveau construit entre 1904 et 1908 sur la butte Ste Nicaise par Louis Majorelle pour le directeur des Caves Pommery

L'intérieur art nouveau de la villa Mademoiselle (Photo Marc-Antoine Mouterde)
L’intérieur Art Nouveau de la villa Demoiselle (Photo Marc-Antoine Mouterde)

*Le musée des Beaux-arts, un des plus beaux de province avec ses collections de tableaux et de sculptures du XVI ème au XX ème : Le Nain, Boucher, Corot, Monet, Pissaro, Renoir, Gauguin, Maillo, Marquet, Foujita, Rouault, Manessier,…

*Le phare de Verzenay, un vrai phare au milieu d’une mer de vignes construit en 1909 par le négociant en champagne Joseph Goulet pour faire la promotion de sa maison. Le rez de chaussée faisait guingette, et en 1940 les Anglais placèrent sur le phare une batterie anti-aérienne. Après restauration  en 1999 le Musée de la Vigne y a ouvert ses portes.

*Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton de 19,85 m de haut et  seulement 7 cm d’épaisseur construite en 1927.

Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton (Photo Carmen Moya)
L’étonnante voute en béton armé des Halles du Boulingrin  (Photo Carmen Moya)

*Le fort de la Pompelle . Symbole de la résistance rémoise pendant la deuxième guerre mondiale, il fut le seul de la région à rester aux mains des Français jusqu’en 1918 au prix de 12 000 morts. Aménagé en musée des tranchées  on y trouve une étonnante (et unique!) collection de 500 couvre chefs de l’armée allemande.

*La bibliothèque Carnegie, chef d’oeuvre de l’Art Déco avec son entrée en mosaïque et son gigantesque lustre suspendu en vitrail.

*Le musée automobile de Reims-Champagne, 230 autos et motos de 1908 à nos jours, un festival de Delahaye, Delage, Panhard, et de voitures à pédales ! (84 Avue Georges Clemenceau/ 03 26 82 83 84/musee-automobile-reims-champagne.com)

Le musée automobile de Reims

EPERNAY et alentours

*Flanez le long des 1500 m de l’avenue de Champagne pour admirer tous les hôtels particuliers où se sont installées les grandes marques champenoises au dessus de leurs 110 km de caves. « The most drinkable avenue of the world » comme l’avait surnommé Churchill qui était un connaisseur !

*La tour de Castellane, construite entre 1903 et 1905 comme emblème publicitaire de la marque de champagne. Gravir ses 237 marches vaut la peine pour contempler du haut de ses 65 m la ville d’Epernay et la vallée de la Marne. A voir aussi son musée sur l’élaboration du champagne.

tour de castellane - copie*Le château Perrier, construit au XIX ème dans le style Louis XIII pour Charles Perrier propriétaire de la marque de champagne Perrier-Jouet. En 1940 il abrita le QG des armées britanniques, puis allemandes de 1942 à 1944. Après la libération de la ville par Patton, les Américains s’y établirent à leur tour !

*Le théâtre  Gabrielle Dorziat, du nom d’une comédienne née à Epernay. Inauguré en 1902, il est un des rares théâtre à l’italienne dont la machinerie est encore dans son état d’origine. Mais on n’est pas au coeur du champagne pour rien : les nudités allégoriques des peintures du plafond du foyer chantent l’amour au milieu de guirlandes de raisins. Et sur la façade une sculpture évoque la vigne inspirant l’art théâtral !

Le château Perrier construit au XIX ème pour le paropriétaire de la marque de champagne du même nom.
Le château Perrier construit  pour le propriétaire de la marque de champagne du même nom.

*L’abbaye de Hautvillers, fondée en 650, et célèbre par son moine Dom Pérignon (1639-1715) pour ses trouvailles novatrices dans l’élaboration du champagne par assemblage de crus différents.

*Le château de La Marquetterie à Pierry. Ce pur joyau Louis XV a été construit en 1734 par un neveu du grand architecte Gabriel.  Pendant la Grande guerre, le maréchal Foch en fit son quartier général. Et son énorme Renault à 6 roues, avec laquelle il sillonnait les champs de bataille, y est d’ailleurs exposée. Tombé sous le charme du château alors qu’il y était en service à l’état major en 1915, Pierre Taittinger le racheta en 1932.

La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre
La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre exposée au château de La Marquetterie à Pierry.

*L’abbatiale St Pierre d’Orbais . Avec son architecture monumentale et sa flèche gothique qui se voit de loin, elle a été élevée au XII ème par Jean d’Orbais. Celui-ci en aurait fait le prototype de la cathédrale de Reims dont il sera le premier maitre d’oeuvre.

*Le mémorial de Dormans, sa grande tour et son ossuaire rassemblent les restes de 1500 soldats de toutes nationalités (dont seuls 11 furent identifiés) qui furent tués pendant les combats sur le front de la Marne.

L'abbatiale St pierre d'orbais
L’abbatiale St Pierre d’Orbais

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POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

 

Situé au cœur du vignoble de la Montagne de Reims, l’hôtel-restaurant « Le Château de Rilly » vous accueille dans une ancienne demeure de la fin du XVIII ème siècle entièrement rénovée.
L’établissement comprend 15 chambres climatisées, trois salles de restaurant, un bar, un espace détente avec jacuzzi et deux cabines de sauna (possibilité de réserver des soins du corps).
Un parking privé situé à l’arrière du Château est réservée à notre clientèle sans frais supplémentaire.
L’ensemble de l’établissement est placé sous vidéo-surveillance.

Le Château de Rilly
38 Rue de Reims
51500 RILLY LA MONTAGNE
03.26.07.53.21
lechateauderilly@gmail.com
www.lechateauderilly.com