Lamborghini Espada, la splendeur en folie

Lamborghini Espada, la splendeur en folie

Champagne Marie Demets / Alain et Pierre Demets

Vestige d’une époque sans limitations de vitesse et avec essence bon marché, cet extravagant bolide à 4 places rivalisait avec les Ferrari. Et a longtemps subjugué ce vigneron aubois par sa ligne hallucinante.

Cinquante ans après sa sortie, cette fascinante Lamborghini Espada fait encore figure d’ovni futuriste. Sa ligne effilée et aiguisée comme une épée (Espada en espagnol, d’où son nom) est une folie automobile sans rivale comme a pu l’être avant elle la Lamborghini Miura, également dessinée par le génial styliste Marcello Gandini chez le carrossier Bertone.  Comme chez nous la DS imaginée par un autre surdoué venu d’Italie, Flaminio Bertoni. Jamais cette Espada n’aurait vu le jour sans l’obstination d’un fabricant de tracteurs tellement mécontent des pannes à répétition sur ses Ferrari qu’il décida de fabriquer ses propres voitures de sport !

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Une ligne époustouflante qui laisse sans voix.

Car la marque Lamborghini a d’abord été celle des engins agricoles fabriqués par Ferrucio Lamborghini, un passionné de corridas. D’où la présence d’un taureau dans le logo de ses tracteurs, puis de ses voitures fabriqués à Sant’Agata non loin de Maranello, le fief de Ferrari. Entre Ferrucio et Enzo la rivalité sera permanente dès le lancement de sa première Lamborghini 350 GT en 1964. Et le coup d’éclat aura lieu à la sortie de la Miura 2 places en 1966 avec sa ligne époustouflante et sa révolution motorisée : un V12  4 l de 350 ch en position centrale arrière, solution jugée hérétique par Enzo Ferrari qui la rejettera pendant longtemps sur ses voitures.

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Très basse et sans fin sur toute sa longueur de 4,73 m.

Fort du du succès d’estime de sa Miura, Ferrucio Lamborghini décide alors d’enfoncer le clou en demandant à ses ingénieurs de lui de lui concevoir un luxueux coupé GT 4 places le plus rapide du monde pour élargir sa clientèle aux familles aisées ! Une prouesse technique qui va être réalisée en seulement 12 mois  en partant d’un prototype présenté en 1967, et en réutilisant des éléments d’autres voitures de la marque dont le V12 de la Miura. L’Espada fera ainsi une apparition très remarquée au salon de Genève en mars 1968. Un coup de génie doublé d’un coup de tonnerre. Le petit monde des voitures de sport est stupéfait par l’audace de cette ligne d’avant garde, comme étirée par sa vitesse, qui donne un coup de vieux à toutes ses rivales.

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Une gigantesque lunette arrière avec une fenêtre vitrée verticale…

 

 

 

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
…s’ouvrant sur un coffre énorme pour un coupé sport.

Elle reste aujourd’hui le best seller de la marque. Et on ne reverra jamais une autre voiture équivalente à la silhouette si basse (1,18 m de hauteur contre 1,30 m sur une Porsche) capable d’emporter 4 passagers confortablement installés à 240 km/h pour profiter alors du développement des autoroutes où les limitations de vitesse n’existaient pas, et où les consommations d’essence n’étaient pas une préoccupation. Quand il fallait satisfaire les appétits d’un gros V12 ne donnant toute sa puissance qu’entre 7000 et 8000 tours/min dans un grondement caverneux ahurissant…

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Le tableau de bord aura 3 versions différentes en 10 ans avec le taureau en emblème sur le volant.

A l’époque, sur les coteaux de la Champagne auboise à Gyé-sur-Seine, le futur vigneron Alain Demets n’a que 18 ans. L’âge de l’insouciance dans cette France des Trois glorieuses en plein boom où, contrairement à aujourd’hui, tous les jeunes rêvent de leur première voiture, en voyant passer des Porsche des Jaguar, des Triumph, des Alfa Romeo…Mais l’extravagance de cette nouvelle Lamborghini Espada le subjugue littéralement. Au point de rêver secrètement d’en conduire une un jour… Ce qui finira par arriver. Mais près de 40 ans plus tard, un soir de Noël en 2006 ! Une belle surprise concoctée par sa femme avec la complicité d’amis. Dans la cour enneigée, le « traineau » du père Noël l’attendait sous ses yeux ébahis : une superbe Lamborghini Espada ramenée de Suisse !

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Le cockpit tapissé de cuir et l’énorme console centrale avec poste Blaupunkt à cassettes d’époque.

« Et pas n’importe laquelle », explique Alain Demets. En dix ans d’existence, et 3 séries différentes, 1227 Espada ont été produites. Mais la mienne, de 1968, fait partie de la première version fabriquée à seulement 182 exemplaires, la 44ème exactement ! Et je ne suis que le troisième propriétaire de cette extraordinaire auto ! » Qui est devenue en même temps un bon placement. Achetée, à une époque où elle ne suscitait guère d’intérêt, pour le prix d’une Mégane Renault neuve, 20 000 € , cette version très recherché est aujourd’hui coté dans les 200 000 € ! Mais pour lui, peu importe. Il continue par plaisir de sillonner les chemins au milieu des vignes avec sa belle « Lambo ».

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Une splendide sellerie en cuir pour les places arrières confortables et spacieuses.

Ravis à l’arrière, ses petits enfants réalisent inconsciemment le caractère exceptionnel de cette auto rugissante unique en son genre par une foultitude de détails en plus de sa silhouette ahurissante. Car les places arrière très généreuses sont déjà en soi un endroit d’où la vue panoramique est sublime sur le poste de conduite constellé de cadrans de contrôle dans ce salon, le plus rapide du monde. Et hyper lumineux, par l’importance de ses surfaces vitrées et de sa lunette arrière quasi horizontale au dessus du coffre. Une curieuse petite poignée mobile gainée de cuir permet aussi d’ouvrir les deux custodes, mais en les basculant horizontalement !

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Custode basculante pour l’aération des passagers arrière.

Et à l’extérieur, deux petites grilles sont placées dans leur prolongement de chaque côté. Aérations ? Non. Un trompe l’œil qui cache…les bouchons de réservoir d’essence de chacun 45 litres ! Mais qui se vident en simultané, et non l’un après l’autre, pour gaver sous l’immense capot avant les 6 carburateurs double corps Weber du V12 propulsant de 0 à 100 km/h en 6,5 secondes cette « bella machina » de 1,6 tonne. Aussi bien aujourd’hui qu’une Ford Fiesta ST 1,5l turbo de 200 ch. Mais  il y a un demi siècle, la performance était exceptionnelle.

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Grille de refroidissement pour le moteur ?
Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Non. Camouflage du bouchon de réservoir !

Tout comme les équipements de la voiture pour l’époque : outre son 4 l V12 de 325 ch (puis 340 ch et 350 ch) à 4 arbres à cames en tête, freins à disques ventilés (sur les versions suivantes), double circuit avec deux servo-freins, vitres électriques, climatisation, 4 roues indépendantes, jantes légères en alliage magnésium. Une avance technique qui permettra à la Lamborghini Espada de continuer son existence 10 ans durant sans grandes modifications jusqu’en 1978. A une période où Lamborghini, frappé de plein fouet par le choc pétrolier de 1973 fatal aux voitures gourmandes, affrontera des difficultés financières chroniques.

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Basculé, le capot en aluminium donne un accès facile au moteur.

En 1974 Ferrucio Lamborghini jette l’éponge et vend à un homme d’affaires suisse avant de se retirer dans sa maison au bord du lac Trasimène en Ombrie. En 1980, malgré le lancement de la Countach, la liquidation judiciaire est prononcée. La marque va alors connaître une descente aux enfers au fur et à mesure des cessions, en 1981 aux frères Mimram entrepreneurs dans l’agroalimentaire, en 1987 à Chrysler, en 1994 à un groupe indonésien co-dirigé par le fils du président Suharto. Le sauveur surgira en 1998 avec « l’homme qui a de l’essence dans les veines ».

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Le coeur de l’Espada : son V12 alimenté par 6 carburateurs double corps à 20 l/100 km !

Tel était le surnom du petit fils de Ferdinand Porsche, Ferdinand Piëch qui a fait gagner la marque de son grand-père au Mans  avec les légendaires 917 à longues queues, et les Audi en rallye avec ses fameuses Quattro. Devenu patron de Volkswagen, Piëch rachète la marque en 1998 et va la ressusciter avec des modèles devenus emblématiques. Et des ventes multipliées par dix. Les Murcielago, Gallardo, Huracan, Aventador relanceront la course à la puissance avec le rival de toujours. Enzo et Ferrucio ne sont plus là pour compter les points. Mais la tradition perdure entre ces deux reines du bitume…

L’épée (espada) des matadors dans les corridas qu’adorait Ferrucio Lamborghini.
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LAMBORGHINI HURACAN EVO SPIDER

L'ébouriffante Lamborghini Evo spiderLes voitures à moteur V10 atmosphérique sont une espèce rare, en voie de disparition. Et cette furie italienne de 640 ch à la musicalité terrifiante déménage sacrément avec un 0 à 100 km/h en 2,9 secondes qui fait plus que jamais de Lamborghini l’éternel rival de Ferrari. Mais avec une technicité redoutable où les 4 roues motrices et directrices gérées par une électronique de pointe collent la voiture à la route en toute sécurité malgré son tempérament de folie…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                    MON VIN PRÉFÉRÉ

« Naguère dans l’Aube l’agriculture rapportait plus que le vignoble. Maintenant, c’est l’inverse, raconte Alain Demets ! J’ai commencé en plantant 2,5 ha et par vendre au kilo. Puis en 1985, j’ai revendu mes terres agricoles pour racheter des vignes tout en reprenant celles de mon beau-père. Et j’ai élaboré mon propre champagne. » Aujourd’hui, son fils Pierre prend la relève sur les 12 ha de vignes des coteaux de Gyé-sur-Seine.

Cette cuvée 19e siècle de Prestige dosée à 8 gr, est issue d’un coteau calcaire exposé sud-ouest. Un bel assemblage à 50-50, où après 6 ans d’élevage, le Chardonnay apporte toute sa complexité et sa finesse fruitée et le Pinot noir sa puissance et sa rondeur sur une finale tout en légèreté qui marie minéralité et arômes subtilement pétillants. Un trésor de délicatesse. (18,50€) Tel: 03 25 38 23 30/ champagnemariedemets@wanadoo.fr

                                                                PROFITEZ EN POUR VISITER…

L’abbaye cistercienne XII éme siècle du Val-des Choues, un endroit extraordinaire qui surgit, au détour d’un long chemin dans la forêt de Chatillon, au coeur d’un vallon verdoyant au milieu d’une clairière. Le bâtiment, avec son immense cour carrée est aujourd’hui un centre de chasse à cour avec une meute de 150 chiens, et un musée de la vénerie.

*Chaource, sa célèbre fromagerie, son musée du fromage, son église St Jean-Baptiste véritable musée de la sculpture médiévale et sa mise au tombeau en pierre polychrome joyau de l’art troyen du XVI ème

Vieilles maisons à pans de bois à Troyes
Vieilles maisons à pans de bois à Troyes

*Le Troyes ancien avec les plus importantes ruelles à maisons de bois en France, l’église Ste Madeleine et son célèbre jubé en dentelle de pierre gothique flamboyant, ses magasins d’usine à prix cassés Marques avenue et Mc Arthur Glen, l’Hôtel de Mauroy magnifique édifice médiéval abritant le musée des outils et du compagnonnage, l’Hôtel Vauluisant et ses deux tourelles, l’ex évêché du XVI ème aujourd’hui musée d’art moderne avec l’extraordinaire donation de 2000 tableaux par l’industriel troyen Pierre Levy (Lacoste), riche en Derain, Courbet, Dufy, Cezanne, Vlaminck, Braque…

*Tonnerre pour son hôtel Dieu médiéval et son immense salle des malades à voûte en bois, le lavoir circulaire autour de la source vauclusienne de la fosse Dionne

Fosse Dionne à Tonnerre
La fosse Dionne et son lavoir à Tonnerre

*L’abbaye cistercienne de Clairvaux fondée en 1115 par St Bernard

*Le lac de la forêt d’orient avec sa réserve ornithologique et les nombreux oiseaux migrateurs qui y font halte

* Essoyes et sa célébrité locale : le peintre Renoir. Conquis par la beauté du village de son épouse, il y acheta une maison (devenue un musée) et y installa son atelier où la campagne alentour lui inspira nombre de tableaux

*Les chateaux de Tanlay, et d’Ancy le Franc ex demeure de Louvois

Le château de Tanlay (Photo Emmanuelle Vignes)
Le château de Tanlay (Photo Emmanuelle Vignes)

*Chatillon sur Seine pour ses ruelles en escalier montant jusqu’à la terrasse de l’église Ste Vorles du XI ème, et le musée archéologique avec son fameux vase grec en bronze de Vix , d’une dimension hors du commun (1,64 m de haut), retrouvé dans une nécropole princière non loin de là datant de 500   ans av. JC

* Et pour les enfants, Nigloland à Dolancourt, le deuxième plus grand parc d’attraction en France après Disneyland avec plus de 500 000 entrées par an à 2 h de Paris

 

 

 

 

Une BMW 850 i sous le soleil provençal

Une BMW 850 i sous le soleil provençal

Marc Lépine / Château Bizard

Dans la course à la puissance des années 90, la star des BMW allait taquiner les Ferrari ou les Jaguar. Au grand plaisir de ce vigneron de la Drôme : 30 ans après son acquisition, il la garde précieusement. 

Quand elle est sortie à l’automne 1989, cette BMW 850 i se voulait la première super car de la marque bavaroise qui rejoignait l’élite automobile. Celle des coupés Ferrari, Jaguar, Mercedes et Lamborghini, les seuls propulsés par de fantastiques V12 à la sonorité noble. A Munich, l’heure de la riposte avait sonné chez le constructeur qui ne voulait plus laisser le champ libre à ses concurrents germaniques Porsche et Mercedes dans la course à la puissance.

Une BMW 850 i sous le soleil provençal
Sobriété et efficacité d’un tableau de bord orienté vers le conducteur.

Avec ses 4 places confortables et son V12 de 5 litres aux 300 ch, cette imposante BMW 850 i de 1780 kg était davantage une GT dévoreuse d’autoroutes allemandes à 250 km/h qu’une voiture de sport virevoltant sur routes sinueuses. Mais une nouvelle version plus puissante en 1992 avec la 850 CSi 5,6 l de 380 ch remettra les pendules à l’heure.  Au final, BMW aura frappé les esprits avec ce luxueux coupé à la ligne basse et superbement profilé avec son museau effilé à l’avant, et ses ailes renflées qui musclaient ses flancs.

Une BMW 850 i sous le soleil provençal
Un étonnant profil arqué avec toutes les vitres descendues.

Car avec un 0 à 100 km/h pulvérisé en 6,8 secondes, la 850 i richement aménagée dans son habitacle tapissé se cuir, accumulait les superlatifs en 1989. D’avant garde, elle était une des premières avec réglages électriques du volant et des sièges, antenne aérodynamique sur la lucarne arrière, ceintures intégrées aux sièges avant, suspension réglable entre confort ou sport, et une direction asservie se durcissant avec la vitesse (comme avant elle la Citroën SM en 1973 !). Le tout dans le feulement très discret de son V12 aux accélérations de velours qui permettait d’effectuer de longs trajets sans fatigue.

Une BMW 850 i sous le soleil provençal
Un museau de fauve effilé par l’absence de phares visibles.

Rien d’étonnant donc que Marc Lépine qui était déjà un fidèle « Béhèmiste » ne roulant qu’en Série 5 puis 7, soit devenu en France un des premiers à acheter ce beau bolide en 1990. « C’était une évidence. Je la trouvais superbe par sa ligne intemporelle qui passe encore très bien aujourd’hui. Sans parler de son confort et de ses performances avec des accélérations très progressives, bien assise sur ses 4 gros pneus. Un régal de puissance en douceur ! » Et cette 850 i tombait à point pour lui.

Une BMW 850 i sous le soleil provençal
Tout change quand les phares escamotables sortent.

Entrepreneur au Mans, il venait de reprendre le vignoble de son grand père en Provence à Allan près de Grignan.La ville du fameux château où se rendait souvent la Marquise de Sévigné chez sa fille. Mais le château familial de Bizard en ruine, et l’exploitation vinicole en déshérence nécessitaient le lancement de grands travaux obligeant Marc Lépine à descendre sur le chantier tous les week end. Une corvée ? Non, un plaisir jouissif au volant de ce coupé à une époque où les limitations de vitesse étaient moins contrôlées !

Une BMW 850 i sous le soleil provençal
300 chevaux dans un 12 cylindres aussi puissant qu’esthétique.

D’un petit sourire coupable, Marc Lépine, très placide en apparence, reconnait ses exploits en pleine nuit : «Il y a prescription aujourd’hui, mais j’abattais sans mal les 800 km en 5 heures grâce à cette auto vraiment extraordinaire qui filait sans problème, mis à part sa consommation de 15 à 30 l au 100. Le réservoir de 90 l n’était pas de trop ! » Mais si aujourd’hui, la voiture et le conducteur se sont assagis, pour rien au monde Marc Lépine ne se séparerait 30 ans plus tard de sa Béhème aux 162 560 km au compteur.

Une BMW 850 i sous le soleil provençal
Des places arrières confortables entre la trousse de secours intégrée dans le dossier.

« Cette 850 i était en avance sur son temps, et du coup,  j’ai toujours autant de plaisir à son volant. Surtout quand mes petits enfants sont aux anges lorsque je les emmène à bord !  Fabriquée de 1989 à 1999,  il ne se vendra  que 30 621 exemplaires de cette merveille qui souffrait du handicap d’être la plus chère de la marque, et plus onéreuse qu’une Mercedes. Pour la relancer avec un tarif plus accessible, BMW sortira en 1994 une version V8 4 l de 286 ch. Mais il faudra attendre 30 ans pour qu’une nouvelle BMW 850 prenne enfin cette prestigieuse succession !

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BMW M 850 i : la nouvelle terreur du bitume

BMW M 850 i, la nouvelle arme fataleLe constructeur munichois monte en gamme et déclare la guerre aux supercars de luxe avec un bolide aux lignes superbes et aux performances décoiffantes. Son V8 4,4 l de 530 ch propulse ce fauve racé de 0 à 100 km/h en 3,7 secondes. Plus vite qu’une Porsche 911  ou un coupé Bentley Continental ! Ajoutez y 4 roues motrices et 4 roues directrices et vous avez la nouvelle terreur du bitume. Sensations garanties au volant, avec une précision de la direction et une tenue de route à toute épreuve. Dans l’ambiance cosy  d’un habitacle tendu de cuir où la high tech s’affiche sur un tableau de bord aux instruments en affichage numérique… lire la suite

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                                                                        Mes vins préférés

Quand Marc Lépine a racheté en 1980, château Bizard,  la maison drômoise en ruine de son grand-père à laquelle il était très attaché pour y avoir passé enfant moult  vacances, il n’y avait plus de vignes autour. « J’ai reconstitué petit à petit le vignoble de 20 ha que l’on a replanté à partir de 2000 sur ce terroir à l’appellation AOP Grignan-les- Adhémar reconnue depuis 2010 après avoir été englobé dans les Côtes du Rhône et les Côteaux du Tricastin. Sur ces argiles graveleuses et ces calcaires durs, les rangs de vignes, espacés de 2,50 m pour bénéficier d’un ensoleillement maximum, ont été plantés dans le sens Nord-Sud afin d’être ventilés par le Mistral qui chasse ainsi l’humidité et les risques de gel ou de maladies. »

Et le vignoble a redémarré sous des auspices favorables. La première cuvée en 2004 a décroché une médaille d’or à Paris pour le rosé ! Puis à nouveau l’année suivante pour le rouge Montagne de Raucoule et pour le rosé. Les blancs étonnent aussi par leur fraicheur fruitée.

Montagne de Raucoule, l’exemple de classique vin de la vallée du Rhône bien charpenté avec un bel équilibre aromatique à 50-50 entre Syrah et Grenache noir, le plus vendu, (10 €)

Serre de Courrent 2016, à 70% Syrah, ce vin élevé 15 mois en fûts de chêne dégage une déclinaison d’arômes puissants et harmonieux sur une finale de velours (16 €)

1862, à 100 % avec les meilleurs Syrah du domaine aux arômes foisonnants tout en rondeur, une cuvée emblématique de l’année de la création du vignoble par l’aïeul sur ces terres utilisées jusqu’alors pour la culture du verre à soie. Une sélection limitée de 1500 bouteilles, après un vieillissement de 4 ans dont 18 mois en barriques (35 €)

Contact@chateaubizard.fr

                                                                  Profitez en pour visiter…

 *Le château de Suze la Rousse en haut de son promontoire rocheux au dessus des toits du village. Cette forteresse avec ses grosses tours du Moyen age a été réaménagée à la Renaissance avec une jolie cour d’honneur intérieure. La bâtisse abrite aujourd’hui l’Université du vin.

Le château de Suze-la-Rousse
Le château de Suze-la-Rousse

 

*Rochegude : son château fort, surplombant les vignes face au mont Ventoux, et transformé à la Renaissance, puis restauré au XIX ème par Viollet le duc, est devenu un superbe Relais & Chateaux. Cet hôtel vaut d’autant plus le détour qu’il est dirigé par un passionné de voitures anciennes ! A voir aussi la petite église fortifiée NTD des Aubagnans, reste d’un prieuré du XIIème. Sa chapelle St Denis, est un des plus anciens témoignage de l’art roman de la région.

*L’abbaye médiévale de Bouchet

* Grignan : son château renaissance où se rendait fréquemment chez sa fille madame de Sévigné dont on visite la chambre. La terrasse, avec vue panoramique sur le Ventoux, les dentelles de Montmirail, et les Alpilles, recouvre curieusement l’église St Sauveur accolée en contrebas du château. Une dalle de marbre au pied du maître autel et de son retable y indique l’emplacement de la tombe de Mme de Sévigné décédée à Grignan le 18 avril 1696

Le château de Grignan et sa curieuse terrasse sur l'église St...
Le château de Grignan et sa curieuse terrasse sur l’église St Sauveur.

*Avignon, entourée de ses remparts, et surplombée par le Rocher des Doms et sa cathédrale du XII ème à côté du gigantesque Palais des Papes fortifié du XIV ème, témoin de l’exil provençal de la cour pontificale romaine durant un siècle, le petit palais épiscopal du XV ème, la place de l’Horloge et son beffroi , seul vestige de l’époque gothique, l’extraordinaire musée Calvet et ses toiles de Corot , Manet, Toulouse-Lautrec, Mignard, Daumier, David, Géricault,… dans un hôtel particulier du XVIII ème,

Le Palais des papes à Avignon (C.Rodde)
Le Palais des papes à Avignon (C.Rodde)

 

 

la très pittoresque rue des Teinturiers pave de galets le long de la Sorgue avec ses grandes roues à aubes qui faisaient fonctionner les usines textiles jusqu’ à la fin du XIX ème, le couvent des Célestins et son cloître, les belles façades à l’entrée de la rue du Roi René, le pont Bénézet et sa chapelle, édifié en 8 ans, qui menait à Villeneuve-lès-Avignon, l’ancienne ville des cardinaux, au pied de la tour Philippe le Bel et des tours rondes du fort St André d’où la vue sur Avignon au soleil couchant est fabuleuse.

Le théâtre romain d'Orange
Le théâtre romain d’Orange.

*Orange avec son célèbre theâtre romain, le mieux conservé de tout le monde antique, et son arc de triomphe sur l’ancienne voie Agrippa qui reliait Arles à Lyon.

*Vaison-la-Romaine, plus connue pour son amphitheâtre et ses ruines que les ruelles de sa vieille ville en hauteur, couronnée par un château abandonné, et accessible par un spectaculaire pont romain en pierre à une seule arche au dessus de l’Ouvèze.

La vieille ville de Vaison-la-Romaine et son pont romain
La vieille ville de Vaison-la-Romaine et son pont romain.

*Crestet, au sud de Vaison-la-Romaine, est un des plus typiques villages du Vaucluse avec ses maisons Renaissance escaladant une colline dominée par un château du XII ème avec vue imprenable sur le Ventoux.

Les ruelles du village de Crestet
Les ruelles du village de Crestet

*Séguret, pittoresque village provencal avec son dédale de ruelles accrochées à une colline escarpée d’où l’on peut contempler les dentelles de Montmirail et la plaine du comtat Venaissin.

 

*Le musée de la soie au village médiéval de Taulignan, ancien haut lieu de l’industrie de la soierie au XIX ème

 

*Ferme aux crocodiles à Pierrelatte, unique en Europe avec ses 400 animaux et ses 10 espèces de croco dans une serre paysagée de 9500 m2 et 4000 m2 en plein air

*Distillerie d’huiles essentielles Bleu de Provence à Nyons et sa savonnerie

 

 

                                                                                                                                                                

 

Ferrari 812 Superfast, et super bellissima

Ferrari 812 Superfast et super bellissima

Dans le toujours  plus rapide, les sorciers de Maranello ont encore frappé fort ! Cette époustouflante GT de tous les jours a des performances de Formule 1 avec son V12. La seule au monde dans le genre !

C’est la plus puissante de toutes les Ferrari jamais produites : 800 chevaux ! Et rien que sur les roues arrières, aux pneus de 31,5 cm de large pour tenir le choc…La 812 Superfast qui mérite bien son nom de Super rapide, est une extrapolation de la précédente F12 qui était déjà délicate à tenir sur la route avec ses 740 chevaux très remuants. De quoi redouter le pire donc sur la Superfast avec les 60 chevaux supplémentaires sortis de son V12 de 6,5 l …Et pourtant non. Si la F12 se pilotait avec une attention de tous les instants pour la garder en ligne, la Superfast, elle, se conduit facilement malgré la brutalité de ses accélérations avec un 0 à 100 km/h en 2,9 secondes !

Ferrari 812 Superfast et super bellissima
Sa calandre béante refroidit le moteur et des volets latéraux s’actionnent selon le sens des virages.

Seulement 3 petits dixièmes de seconde de plus que la monstrueuse Bugatti Chiron de 1500 ch ! Son secret : 4 roues directrices et une direction à assistance électrique ultra précise qui corrigent en douceur sa trajectoire. Un régal où l’on peut apprécier plus détendu la vivacité et l’agilité de cette 812 Superfast qui est bien plus qu’un restylage de la F12. Tout a changé, sauf les poignées de portes ! Sa carrosserie a été très travaillé avec multiples entrées-sorties d’air et flancs creusés pour accentuer son aérodynamisme. Elle y perd en finesse par rapport à la F12 à la ligne plus lisse, pour y gagner en efficacité et en plaisir.

Ferrari 812 Superfast et super bellissima
Les sorties d’air au dessus de l’aileron renforcent les 210 kg d’appui, et en bas réduisent les remous.

Sous le splendide capot longiligne, le V12 passé de 6,2 l à 6,5 l a vu son système d’admission et de combustion optimisé pour augmenter la quantité d’air maximale aspiré par le moteur, et donc sa puissance : 800 ch à 8500 tr/min, soit 123 ch au litre, un chiffre jamais atteint pour un moteur monté à l’avant dans une voiture de série. Grâce à l’utilisation pour la toute première fois d’une injection directe à très haute pression de 350 bars sur un moteur à allumage commandé, et d’un système de contrôle pour les admissions à géométrie variable.  Développé sur les moteurs de F1 à aspiration naturelle, il permet d’excellentes reprises même à bas régime où 80 % du phénoménal couple de 718 Nm est disponible à 3500 tr/min .

Ferrari 812 Superfast et super bellissima
Un V12 6,5 l de 800 ch transformé en chef d’oeuvre mécanique.

Pour les puristes du V12 atmo, pas besoin de turbo ! Et pour se donner bonne conscience, cette Ferrari se veut aussi écologique :  le système d’injection à haute pression améliore également la nébulisation du carburant injecté, et donc sa combustion, réduisant ainsi considérablement les rejets de particules. La géométrie du système d’échappement a aussi évolué pour augmenter et équilibrer le son provenant du compartiment du moteur et des tuyaux d’échappement, avec un collecteur 6-en-1. Résultat final : en appuyant sur le gros bouton rouge au volant ENGINE START,  la puissance du moteur se fait entendre par l’éclatement d’un grondement de tonnerre rauque.

Ferrari 812 Superfast et super bellissima
Sculptée pour la plaquer au sol avec des entrées et des sortie d’air à l’avant, l’arrière et sur les flancs.

Un concert à vous hérisser le poil quand la diva grimpe dans des hurlements stridents si on sollicite sa pédale d’accélérateur. La nouvelle 812 Superfast est équipée de la transmission à double embrayage de Ferrari en Formule 1 qui a bénéficié d’améliorations : les rapports de vitesse ont été raccourcis d’une moyenne de 6% afin d’exploiter au maximum les régimes plus élevés à 8900 trs/min. Et les temps de passage éclairs des 7 rapports sans à coups ont été réduits de 30% pour permettre aux occupants de sentir instantanément la réponse puissante de la voiture à l’accélérateur. Enfin, pour les pilotes au pied lourd, le système EPS de direction assistée électrique inclut le Ferrari Peak Performance.

Ferrari 812 Superfast et super bellissima
Un habitacle sport et cossu à la fois avec ses cuirs bicolores.

Avec ce FPP, le conducteur est averti à l’avance lorsque la voiture approche de sa limite d’adhérence, et peut garder sans risque une vitesse en virage la plus élevée possible. Mais si elle roule plus vite, la 812 Superfast freine aussi plus vite avec une performance en décélération à 100 km/h améliorée de 5,8 % par rapport à la F12. Pour mieux fendre l’air, les ingénieurs de Ferrari ont sculpté une auto la plus aérodynamique possible tout en accentuant les forces d’appuis (210 kg à 200 km/h) qui influent sur sa stabilité sans augmenter la traînée à l’impact négatif sur la consommation de carburant et la vitesse maximale.

Ferrari 812 Superfast et super bellissima
L’air entre au bord des phares et ressort par les fentes devant le parebrise pour accentuer les appuis .

Une gageure obtenue par des systèmes de volets à ouverture mobile selon la vitesse à l’avant et à l’arrière dans les diffuseurs, et de multiples prises d’air sur le capot et les flancs qui canalisent les écoulements sur la carrosserie et dans des conduits internes débouchant sur l’aileron arrière pour augmenter les appuis. L’habitacle a aussi changé pour adopter un look sportif moins cossu que sur la F12, avec une planche de bord horizontale à l’élégante garniture centrale en cuir surpiqué bicolore avec une fente d’aération grillagée entre les deux aérateurs très sculpturaux. Le tableau de bord a gagné en visibilité avec ses affichages à la carte, et un maniement de l’ordinateur de bord plus ergonomique.

Ferrari 812 Superfast et super bellissima
Un classique : poste de conduite typé Formule 1 avec palettes et commandes regroupées sur le volant.

Quant au volant il reste, lui, dans la tradition course Ferrari avec sa manette rouge de réglage et ses commandes sous les doigts permettant de ne pas le lâcher à vitesse élevée. Confortablement installé dans les sièges en cuir très ergonomiques, la magie Ferrari a vite fait de vous transporter dans un autre monde où tous les repères de vitesse sont complètement décalés par rapport aux voitures « normales ». Vous croyez rouler à 130 km/h ? Erreur : vous êtes déjà à 200 ! Et que les acheteurs hésitants face au tarif plutôt élevé à près de 300 000 euros soient rassurés. Dans ce prix, Ferrari « offre » avec la voiture 7 ans d’entretien « gratuit ». De quoi faire passer la pilule !

Cylindrée : 6,5 l V12

Puissance : 800 ch/ 81 cv

Couple maxi : 718 Nm à 7000 tr/min

0 à 100 km/h : 2,9 sec

0 à 200 km/h : 7,9 sec

Vitesse max : 340 km/h

Poids : 1630 kg

Consommation : de 15 à 18 l /100 km

Réservoir : 92 l

Coffre : 320 l

Co2 : 340 g/km

Malus : 10 500 €

Prix de base : 296 000 € (sans les options !)

LES PLUS : style, tenue de route, accélérations, finitions

LES MOINS : pas d’affichage tête haute, prix des options,

 

 

Un bijou à Pessac-Léognan, la Jaguar Type E V 12

Un bijou à Pessac-Léognan, la Jaguar Type E V12

Château Haut-Bergey / Paul Garcin

Cette Type E passée de 6 à 12 cylindres était destinée au marché américain pour concurrencer les Corvette. Un superbe millésime 1972 conservé précieusement à côté des grands vins de ce domaine.

« Sa robe est d’un rouge grenat profond. Son allonge incroyable, et sa rondeur unique au monde.» Non, Paul Garcin n’est pas en train de vous décrire son sublime Pessac-Léognan Château Haut-Bergey 2012. Mais l’autre trésor millésimé 1972 du domaine : une Jaguar Type E V12 achetée par son père en 1987.  Et qu’il continue de bichonner. Car 57 ans après le lancement de cette incroyable auto longiligne qui avait fait sensation au salon de Genève de 1961, la magie opère plus que jamais.

Un bijou à Pessac-Léognan, la Jaguar Type E V12
Un spectacle sublime derrière ce superbe tableau de bord et le plus beau capot longiligne au monde.

Même Enzo Ferrari, plutôt avare de compliments, l’avait surnommée « la plus belle voiture au monde ! » Sans rancune. Car elle coutait trois fois et demi moins cher que ses Ferrari, tout en offrant une ligne époustouflante et les mêmes performances : 240 km/h avec les 265 ch de son 6 cylindres en ligne 3,8 l double arbre à cames au grondement si caractéristique . Un moteur auréolé de ses 5 victoires au Mans dans les années 50 sur la jaguar Type D.

Un bijou à Pessac-Léognan, la Jaguar Type E V12
Une mécanique complexe mais facile d’accès avec ce capot basculant intégral.

La Type E  en dérivait avec sa caisse autoporteuse monocoque et un faux châssis en tubes carrés Reynolds à l’avant.Equipée de 4 freins à disques, et de suspensions à 4 roues indépendantes, chose rare dans les années 60, jamais une voiture de sport n’avait été aussi rapide et bon marché : il s’en vendra 72 584 exemplaires de 1961 à 1975 dont 60 % aux Etats-Unis. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’en 1971, William Lyons, l’emblématique patron de Jaguar qui dessinait lui même ses autos, lança une nouvelle version à moteur V12 5,3 l de 272 ch pour le marché américain. Comme celle de Paul Garcin.

Un bijou à Pessac-Léognan, la Jaguar Type E V12
Un arrière plus imposant que sur la Type E 3,8 l d’origine rallongée ici de 22 cm.

A la fois pour concurrencer les gros V8 des voitures de sport locales comme les Corvette et les Mustang, et pour se conformer aux réglementations anti-pollution fédérales. La voiture y gagna en fiabilité et en souplesse dans des reprises puissantes, car ce V12, alimenté par 4 carburateurs double corps Zenith-Stromberg, affichait un couple de 412 Nm à 3600 tr/min. A son volant, Paul Garcin savoure : « elle est impressionnante par sa rapidité au top pour l’époque, avec un 0 à 100 km/h en seulement 6,5 secondes, une de moins que les premières Type E 6 cylindres.

Un bijou à Pessac-Léognan, la Jaguar Type E V12
Une sortie d’échappement « tuyaux d’orgue » impressionnante par  sa taille et sa musique.

Et en même temps ses accélérations s’effectuent en douceur dans un feulement sublime qui vous invite à faire du cruising sans fatigue pendant des heures ! Comme une américaine.»Mais ce plaisir puissance-confort s’est fait au détriment de la pureté de la ligne initiale du fameux « cigare anglais » Pour loger ce gros V12, et deux places symboliques à l’arrière, la Type E série 3 s’est rallongée de 22 cm à 4,67 m. Et surtout l’avant a perdu toute sa finesse.

Un bijou à Pessac-Léognan, la Jaguar Type E V12
Un look d’AC Cobra avec cette calandre démesurée par rapport aux premières Type E.

La faute à une énorme calandre grillagée pour donner davantage d’air frais aux 272 chevaux, le point faible des Type E surtout en ville. Heureusement ce lifting un peu lourd des lèvres de la belle anglaise ne gâche pas la vue dont jouit le conducteur. Rouler derrière ce splendide tableau de bord, ce pare brise panoramique (balayé par trois essuie glace sur les premières séries !), et ce capot longiligne fantastique, reste un spectacle unique au monde !

 

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI
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OENOTOURISME

                                                                 MON VIN  PRÉFÉRÉ

Depuis qu’il a repris le domaine familial en 2014, Paul Garcin et sa directrice de culture Anne-Laurence de Gramont  font tout pour redonner la primauté au fruité de la vigne par la biodynamie et un élevage subtil des vins dans des barriques de chêne au grain fin qui donnent des tanins plus fins et plus longs.

*Château Haut-Bergey 2012 Un somptueux Pessac-Leognan au nez légèrement fumé et boisé, avec une bouche onctueuse sur un fruité soyeux où la puissance aromatique du cabernet est contenue par la finale de velours du merlot (40%) sur une note épicée apportée par 7% de Petit Verdot et 3% de Malbec de 70 ans. Elevage de 16 à 18 mois en barriques.(25 €)

*Cuvée Paul 2016 Dans les mêmes proportions de cépage que le précédent (dont 40% de Cabernet sauvignon et 10 % de Cabernet franc) mais avec une vinification « à sa façon », un vin voluptueux tout en rondeur sur ses arômes de fruits rouges et la complexité de ses tanins diffus préservés par l’absence de filtrage et un collage traditionnel au blanc d’oeuf  avant un élevage en oeuf béton et cuve inox de 14 à 12 mois.(19€)

                                                 

                                                             PROFITEZ EN POUR VISITER

Le château de la Brède. C’est dans cette austère forteresse gothique entourée de douves que se ressourçait Montesquieu après ses voyages pour écrire les « Lettres persanes » et « De l’esprit des lois ». Dans le vestibule sont toujours alignées ses malles de voyage, et dans sa chambre restée meublée très simplement, la cheminée garde la trace de ses souliers quand il écrivait sur ses genoux devant le feu.

Le château de La Brède où vécut Montesquieu
Le château de La Brède où vécut Montesquieu

LE BORDEAUX ANCIEN

-vieilles portes Cailhau et de la Grosse Cloche

-la place de la Bourse emblème de l’essor de la ville au XVIII éme, autour de deux bâtiments à l’architecture en fer à cheval d’après les plans de l’architecte Gabriel   qui créa aussi la place de la Concorde à Paris

-le musée du vin et du négoce à Bordeaux installé dans de belles caves voutées du quartier des Chartrons, du nom d’un ancien couvent de chartreux transformé au 15 ème siècle en entrepôt de vins

*L’Hotel de Lalande, 1779, un des plus beaux exemples de bâtiments anciens construits par la noblesse parlementaire bordelaise. Par son superbe escalier d’honneur en fer forgé, on accède aux pièces du musée des Arts décoratifs

La place de la Bourse (Photo Thomas Samson)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-la tour Pey-Berland et sa vue panoramique sur la ville et ses clochers

-le Palais Rohan, ancien palais épiscopal du XVIIIème devenu l’Hotel de ville, avec, dans les jardins,  le musée des Beaux-Arts sur l’art en Europe du 15 ème  au 20ème siècle

-la place du Parlement et ses façades Louis XV autour d’une cour pavée

-l’Hotel particulier Frugès chef-d’oeuvre de l’art nouveau

-l’Abbatiale Ste Croix et sa façade de style roman saintongeais

La nouvelle Cité du vin (Anaka)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-la perspective XVIII ème du quai des Chartrons où les négociants en vin s’édifièrent de somptueuses demeures, et les anciens hangars portuaires devenus des commerces et des restaurants

-l’esplanade des Quinconces face à la Garonne

-l’ancienne base sous marine allemande devenue centre d’expositions

*La Cité du vin, le nouveau musée de verre qui vient de s’ouvrir 135-150 quai de Bacalan à Bordeaux. Un voyage étonnant  sur l’Histoire de nos ceps de vigne à travers le monde et l’élaboration de nos nectars avec dégustations sensorielles sous forme de devinettes.

Le musée de voitures à Château Carbonieux

*Château Carbonnieux pour son grand cru, et son étonnant musée de voitures anciennes dont des teuf teuf rarissimes comme des Donnet Zedel torpedo, Doriot-Flandrin-Parant, ou Wacheux Phaeton

*Chateau de Portets, arrivez dans ce château-jardin par bateau depuis Bordeaux 2 fois par semaine /05 56 67 12 30 www.chateaudeportets.fr

*Cave Leognan Magnum, un endroit à Leognan où l’on peut déguster presque tous les vins de Pessac-Leognan sans faire la tournée des châteaux qui sont parfois fermés

05 56 64 74 08www.leognanmagnum.com