4 CV Renault, une page d’Histoire de France

4 CV Renault, une page d'Histoire de France

Chistophe Diconne/ Domaine Diconne à Auxey-Duresses

Première voiture française à plus d’un million d’exemplaires, la 4 CV Renault a marqué des générations entières.  Comme symbole de la liberté retrouvée après la guerre, et de la familiale bon marché.

Comme beaucoup de Français en 1947 quand elle est sortie, Christophe Diconne a flashé sur une petite 4 CV Renault qui est devenue sa première voiture. « Je la trouvais sympa, mignonne et craquante avec ses formes arrondies. » Ce vigneron bourguignon sur Auxey-Duresses avait alors 22 ans, mais la 4CV beaucoup plus. Car ce coup de foudre à la lecture d’une petite annonce dans le journal local remonte à 1996. Et sa 4CV de 1958, alors dans un triste état après 43 ans d’existence et d’abandon, ne sera définitivement restaurée qu’en 2011 !

4 CV Renault, une page d'Histoire de France
Il ne fallait pas être trop grand pour accéder aux places arrières…

Mais son attachement à cette auto est un exemple révélateur de l’aura qu’a conservé cette voiture mythique dans l’histoire automobile française : l’avènement de la première voiture familiale bon marché, et l’incarnation de la Résistance française contre les Allemands qui avaient réquisitionné les usines Renault de Boulogne-Billancourt pendant la guerre pour y réparer chars et camions. En 1940, malgré cette occupation hostile et l’interdiction de relancer la fabrication de voitures, deux ingénieurs, Fernand Picard patron du bureau d’études et Edmond Serre directeur de la recherche, décident de concevoir dans la clandestinité une future petite Renault populaire.

Le premier prototype de la 4 CV en 1943.

Sans même en parler au grand patron Louis Renault obstinément ancré sur son idée que l’automobile reste un produit de luxe. Leur projet est plutôt périlleux à réaliser dans ce contexte. Et après avoir échappé à un bombardement anglais qui visait les usines Renault, le premier prototype en 2 portes commence à sortir de nuit en janvier 1943  pour des essais dans le bois de Meudon tout proche. Jusqu’au jour où le prince von Urach, ingénieur chez Daimler-Benz nommé directeur de Renault sous l’occupation convoque un des conjurés, Fernand Picard, à la suite de lettres de dénonciation.

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Un festival de courbes et de galbes qui donnaient de l’élégance à cette petite auto.

Subodorant  qu’un projet se trame à son insu, il l’interroge sur un étrange engin peint en vert que l’on a vu passer à plusieurs reprises dans les environs. Picard dément catégoriquement, suspend les essais pendant une quinzaine de jours avant de continuer les tests avec une voiture repeinte en noir. Et le très francophile prince von Urach avouera après la guerre s’être contenté de jeter ces lettres à la corbeille… A la Libération, Louis Renault est emprisonné pour collaboration, et son successeur, le résistant Pierre Lefaucheux ingénieur des chemins de fer s’enthousiasme pour ce projet de 4CV que l’équipe des clandestins peut enfin présenter au grand jour.

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Les passagers arrières étaient assis dos au moteur, avec chaleur et vibrations en prime.

Un troisième prototype est alors lancé. Mais, à la demande de Lefaucheux qui mesure 1,87 m, dans une version 4 portes plus accessible aux places arrières, qui voit le jour en novembre 1945. Légère avec seulement 610 kg, son petit 4 cylindres 760 cm3 de 17 ch (747 cm3 et 21ch par la suite) en porte à faux arrière l’emmènera vaillamment jusqu’à 110 km/h.  Le nouveau patron de la Régie Renault nationalisée se bat pour pouvoir la produire à la chaine à bas prix malgré les restrictions imposées en cette période de pénurie par le gouvernement qui veut cantonner Renault à la production de camions et à celle de sa Juvaquatre d’avant guerre.

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Le tableau de bord de 1958 reprenait des éléments de celui de la Dauphine sortie en 1955.

A sa présentation officielle au salon de l’auto de Paris d’octobre 1946, la petite Renault familiale est la seule nouveauté par rapport aux autres voitures qui sont encore des modèles d’avant guerre. Et elle fait l’effet d’une bombe. Par sa taille et son prix : « 4 chevaux, 4 portes, 440 000 francs » est son slogan de lancement. Les affiches du célèbre publicitaire Savignac proclament que « La Renault 4 cv remet la France sur 4 roues ! » Rançon du succès, la 4 CV accumule les sobriquets : « la 4 pattes » ou « la motte de beurre » pour sa forme arrondie, et aussi sa couleur jaune sable due à l’utilisation des stocks de peinture de l’Afrika Korps de Rommel récupérés au titre des dommages de guerre !

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Les volant de la marque Quillery fabriqués à Paris arboraient les armoiries de la capitale.

La production des 4CV ne démarrera dans l’usine de Boulogne-Billancourt qu’à l’été 1947 en raison des destructions durant la guerre et des délais nécessaires à la réparation des machines. L’objectif de 700 voitures par jour sera -t-il techniquement possible ? Une nécessité pour que le projet soit rentable, et à permette au nouveau patron de Renault  Pierre Lefaucheux de tenir son engagement lors du lancement de la voiture au salon.

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A ses débuts la face avant de la 4CV était pourvus de 6 fines moustaches au lieu de 3.

« Il faut que disparaisse cette notion vraiment périmée de l’automobile objet de luxe restant l’apanage des privilégiés de la fortune et augmenter le bien être général en mettant l’automobile à la portée du plus grand nombre» avait il proclamé. Mission accomplie : symbole de la voiture familiale bon marché de l’après guerre, la 4CV deviendra l’auto la plus vendue en France jusqu’en 1961 avec 1, 105 547 exemplaires. 15 000 4CV seront exportées aux Etats-Unis. Et à partir de 1953, la petite française sera même fabriquée au Japon sous licence par Hino. Quarante ans avant que Renault ne revienne y racheter Nissan…

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l’air

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l'airHéritière de la 4CV en tant que voiture la plus vendue en France,  la Renault Clio de la cinquième génération depuis 30ans débarque. Et compte bien conserver son leadership face à son éternelle rivale la 208 qui arrive sur les routes en octobre prochain dans sa nouvelle version radicalement différente. Ce qui n’est pas le cas de cette nouvelle Clio V . La petite dernière de Renault ressemble beaucoup à la précédente. Mais à l’intérieur et sous la carrosserie tout a changé. Avec une réelle montée en gamme de la qualité et quelques bonnes surprises…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                    MON VIN PRÉFÉRÉ

Son très floral Premier cru les Duresses est issu des vignes plantées en 1927 par son arrière grand-père. Et quand il déguste son inoubliable et extraordinaire rouge Premier cru, les Bretterins 2016 (16 €) intensément fruité avec de puissant arômes de griotte sur une allonge toute en en finesse, Christophe Diconne a une pensée émue pour la vigne de son grand-père maternel. Ajoutez y une parcelle de Meursault plantée en 1924, plus une petite parcelle de Pommard rachetée en 1999, et sur 10 ha vous avez le trésor patiemment assemblé chez les Diconne depuis trois générations.

                                                         PROFITEZ EN POUR VISITER

*Beaune, ses vieilles halles médiévales où ont lieu chaque année les fameuses ventes aux enchères à la bougie des vins des Hospices de Beaune, son Hôtel Dieu, fondé en 1443, merveille de l’art burgondo-flamand et sa grande salle des malades de 72 m de long avec l’enfilade des lits à colonne et la magnifique voute de bois en carène de navire renversée , le musée du vin de Bourgogne dans l’ancien Hôtel XV ème des ducs de Bourgogne.

Cour des Hospices de Beaune-Photo François Vauban
Cour des Hospices de Beaune-Photo François Vauban

*Nuit St Georges, la capitale de la Côte à laquelle elle a donné son nom, son église romane St Symphorien et sa rare cage d’escalier tournant du XVI ème dans un étonnnant cylindre ajouré en bois, le beffroi de l’Hotel de ville et l’hopital St Laurent du XVII ème.

* La verdoyante route panoramique entre Nuit-St Georges, Bruant, plongeant ensuite sur Bouilland et ses cirques rocheux aux collines boisées

*Le fameux château du Clos de Vougeot, son grand cellier du XII ème où ont lieu les cérémonies de la Confrérie du Tastevin, ses quatre énormes pressoirs du moyen age, le dortoir des moines et sa spectaculaire charpente.

Cérémonie du taste vin dans la salle du pressoir du Clos Vougeot
Cérémonie de la Confrérie du Taste vin dans la salle du grand pressoir au Clos Vougeot

*Dijon, le Palais des ducs de Bourgogne et ses tours de Bar et de Philippe-le-Bon d’où on découvre une belle vue sur la ville jusqu’aux premier contrefort sdu Jura, les vieilles rues et la place François Rude aux maisons à pans de bois du XV ème, le musée du folklore bourguignon avec ses scènes reconstituées dans le cloître du monastère des Bernardines, l’Hotel de Vogüé du XVII ème et son toit en tuiles vernissées, le musée Amora créé par le principal fabricant de moutarde de Dijon.

Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe-le-bon (Photo Alain Doire)
Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe Le Bon(Photo Alain Doire)

*Le château de Savigny les Beaune avec sa collection d’Abarth de course, de voitures de pompiers et ses 90 avions de chasse dans le parc transformé en base aérienne.* Le vieux bourg fortifié de *Chateauneuf avec ses rues étroites du XIV ème, ses places, ses remparts, et son chateau surplombant les vallées alentours qui commandait la route entre Dijon et Autun et le canal de Bourgogne qui passe au pied.

*Le château de Gevrey-Chambertin et ses tours carrées forteresses bâties au X ème siècle, aujourd’hui propriété du Chinois qui dirige les casinos de Macao.

Château-de-Gevrey-Chambertin- Photo Alain-Doire
Château de Gevrey-Chambertin- Photo Alain-Doire

 


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                                         POUR UNE ÉTAPE UN CHOIX S’IMPOSE

Situé en Côte d’Or, Le Château de Cîteaux – La Cueillette se dresse au cœur de Meursault, l’un des plus beaux villages vignerons de la Côte de Beaune, cerné par les prestigieux vignobles de Bourgogne à la renommée internationale, dont une parcelle d’un hectare s’étend jusqu’aux pieds du Château. Construit au 19ème siècle par un négociant en vin, le château s’élève au-dessus de caves cisterciennes du 11ème siècle, propriété de la célèbre Abbaye de Cîteaux, qui a donné son nom au château…

Ses deux atouts majeurs : un spa unique et des caves millénaires 

L’actuel propriétaire, Jean Garnier, médecin spécialisé dans le bien-être, propose avec La Cueillette bien plus qu’un luxueux hôtel restaurant. Il a en effet bousculé les codes avec son concept très novateur du Spa de Fruitithérapie®. ‘’Unique en France, le vaste espace de 500 m² propose jacuzzi, sauna, hammam, solarium et salle de détente… mais surtout des soins, massages, enveloppements, gommages ou masques à base des petits fruits rouges de Bourgogne dont le cassis, aux multiples vertus pour la santé, vitamines, agents anti-âge, oligoéléments et antioxydants, précise Karine Opasinski, Responsable des Séjours Groupes. ‘’L’autre ‘’plus’’ du château, poursuit-elle, ce sont ses magnifiques caves voutées privatisables, de quoi surprendre vos convives avec des cocktails, dégustations et soirées œnologiques…ou sur demande, présentations des grands crus de Bourgogne par leurs producteurs, dans un cadre d’exception’’ !

Un hôtel**** pour des séjours détente et / ou professionnels

Les 19 chambres déclinées en 4 catégories, Classique, Supérieure, Deluxe avec terrasse privative et 2 junior Suites, ont été entièrement rénovées dans un style épuré très contemporain : spacieuses, entre 25 et 40 m², claires et lumineuses, elles offrent les prestations d’un 4 étoiles et tranchent avec le côté très 19ème siècle des autres parties du château. Le restaurant gastronomique, jusqu’à 30 couverts, accueille vos diners dans la belle salle restaurée avec dorures, boiseries, lustres et tapisseries, et propose une cuisine traditionnelle française de haut vol, élaborée à base de produits frais locaux et évolutive au fil des saisons. Au ‘’Potager’’, bistrot également privatisable pour une vingtaine de personnes et installé dans les anciennes cuisines du château avec cheminée d’époque, est servie une excellente cuisine bistronomique à base de produits du terroir, dans une ambiance cosy et feutrée.

Partez à la découverte des vignobles alentours et des prestigieux villages de Volnay, Puligny-Montrachet ou Pommard en vélo, en quad, en 2 CV, en trottinette électrique, ou même en montgolfière et en ULM. Les célèbres Hospices de Beaune sont à 8 km à peine, Dijon à moins d’une heure…et bien sûr les incontournables caves de la Route des Vins !

Pour plus d’informations :

www.lacueillette.com

contact@lacueillette.com

+33 3 80 20 62 80

 

 

Une Renault 16 dans les bulles auboises

Une Renault 16 dans les bulles auboises

Stephane Fays

Champagne Paul Dangin à Celles-sur-Ource

Sur ce grand domaine où travaillent une dizaine de frères et de cousins, il aime sillonner le vignoble à bord de son emblématique R 16 qui révolutionna l’automobile à sa sortie en 1965.

Les maris heureux, Stephane Fays en fait partie. Surtout depuis qu’en 2012 son épouse très attentionnée lui a offert pour ses 40 ans la voiture de ses rêves ! Pas courant en effet, qu’une femme achète, comme cadeau d’anniversaire à son époux, une auto. Et pas en maquette, mais grandeur nature. Voila comment en soufflant ses bougies, ce vigneron de la fratrie des Champagnes Paul Dangin à Celles-sur-Ource, dans l’Aube, a eu la joie de découvrir, garée devant sa maison, une Renault R 16 TL 1565 cm3 de 67 ch . Une Renault 16 dans les bulles auboisesEt pas n’importe laquelle : avec carte grise de son année de naissance, 1972 ! “Je savais qu’il en avait très envie, alors j’ai mis des amis dans le coup pour lui en trouver une. Et c’est à Reims qu’on l’a dénichée” raconte Marie Fays. Un cadeau qui a fait mouche. “Pour moi, cette voiture est emblématique, explique -t- il. Dans la famille , c’est une tradition, on a toujours roulé en Renault. Et moi je roule en Espace après avoir eu une Avantime, une Mégane 16 S,…Quand la R16 est sortie en 1965, c’était une révolution avec ses 5 portes qui en faisaient la première berline familiale polyvalente capable de se transformer en break en repliant la banquette arrière. P1030008 - copieDu coup, mon père en a eu une. Et je me souviens qu’étant mômes on jouait en cachette dans la R16 TX de mon grand-père qui était le modèle de luxe 1647 cm3 93 ch avec, pour la première fois en France, condamnation centrale des portes, lève vitres automatique. Et surtout un gadget qui nous amusait beaucoup : un toit ouvrant électrique. Malheureusement, à force de l’ouvrir et de le fermer, on lui mettait ses batteries à plat !”

Un berline cossue au look anticonformiste qui se transformait en break

Originale, la R16 l’était à plus d’un titre. Décalée avec son look anticonformiste par rapport à la concurrence des berlines tricorps conventionnelles de l’époque, 404 Peugeot, Ford Taunus ou Opel Rekord, elle avait pour mission de combler un vide dans la gamme Renault depuis l’arrêt de la grosse berline Frégate sous motorisée qui n’avait guère eu de succès. En 1958, le PDG de Renault Pierre Dreyfus lançait le projet 114, celui d’une voiture cossue dotée d’un 6 cylindres en ligne de 2,2 litres.

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Maquette du projet 114 qui a précédé celui de la R 16.

Quatorze prototypes sont alors construits. Mais début 1961, gros coup de frein. Pierre Dreyfus décide de stopper net le projet . La conquête du marché américain, où les ventes de Dauphine Renault s’effondrent, n’est plus d’actualité, le coût du projet 114 devient excessif, et le marché européen s’oriente plutôt vers des voitures moyenne supérieure. Fini donc le projet 114 haut de gamme, et place au projet 115, une 4 cylindres qui devra satisfaire la nouvelle clientèle des familles de cadres du baby-boom moins conformistes. “Imaginez la voiture moyenne supérieure que vous rêveriez avoir.” lance le responsable du projet Yves Georges à ses troupes du bureau d’études qui vont adhérer avec enthousiasme, et une imagination débridée, à ce management peu ordinaire.

Le styliste Gaston Juchet réalise la maquette de la future R 16
Un styliste du centre de design réalise la maquette de la future R 16 trois ans avant sa sortie.

 

 

Objectif : sortir une voiture originale à la fois travail-loisirs et pratique à vivre. Comme l’était déjà la R4 avec hayon arrière lancée en 1961. Mais cette fois, pas question d’arborer un look utilitaire. L’exercice était donc plus délicat à réaliser sur une berline qui devait refléter un confort statutaire. Au final, le styliste maison Gaston Juchet avec, le designer indépendant Philippe Charbonnaux, et Claude Prost-Dame responsable carrosserie, vont réussir cette gageure.

Elue « Voiture de l’année » en 1966 grâce à ses innovations

Et quatre ans seulement après le lancement de l’étude, la R16 bicorps à six glaces latérales était présentée au salon de Genève dans sa première version 1470 cm3 de 55 ch (142 km/h et 8,3 l/100) avec tout son lot d’innovations qui allaient lui valoir le prix tant convoité de “Voiture de l’année 1966”. L’auto n’était plus conçue comme 4 sièges et une malle, mais un volume modulable. La banquette arrière coulissait pour augmenter la capacité du coffre de 346 à 424 l, puis à 750 l avec son repli partiel, et à 1200 l par son retrait complet.

EN SITUATION AVEC PERSONNAGES
Les publicités de l’époque vantaient la capacité du coffre accessible par un hayon.

Idéal pour les utilisations le week-end au moment ou de plus en plus d’automobilistes de la classe moyenne partait dans leur nouvelle maison de campagne en chargeant au maximum leur voiture de travail. Une position couchette était aussi disponible en rabattant les dossiers. Renault inventait “la voiture à vivre” qui deviendra son slogan publicitaire. Un changement complet de philosophie automobile où les passagers ne se pliaient plus aux contraintes de la voiture, mais où l’auto s’adaptait aux usages qu’on lui imposait.

La voiture où l'on peut dormir. La R16 incarnait la voiture à vivre.
L’auto où l’on peut dormir…la R16 incarnait la voiture polyvalente et pratique à vivre.

Le confort à bord innovait aussi avec des sièges où les ressorts étaient remplacés par des coussins en mousse polyuréthane et des bourrelets de caoutchouc recouverts, en option, d’un nouveau matériau à la mode : le skaï qui était à l’époque à l’automobile ce qu’était le formica pour les meubles de cuisine multicolores. La carrosserie présentait aussi des particularités uniques. Afin d’éviter des risques de torsion de caisse dus au hayon arrière et à l’absence de cloison avec le coffre, sa structure monocoque se composait d’un soubassement très rigide et d’une paroi latérale d’une seule pièce jusqu’à l’aile arrière. De plus, son toit plat relevé en corne sur les bords permettait d’augmenter la hauteur des vitres de portières et de supprimer les gouttières. Les suspensions indépendantes avec barre de torsion

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amélioraient le confort et la tenue de route. Mais leur fixation à l’arrière donnait lieu à une bizarrerie avec un décalage de 7 cm entre la roue arrière droite et gauche qui était visible sur la différence de longueur de carrosserie entre la roue et la portière. Autre atout de sa conception révolutionnaire : sa légèreté avec seulement 980 kg pour une berline de cette taille. Tout y concourait, y compris le moteur en aluminium très novateur dans sa fabrication. Le bloc d’une seule pièce était coulé sous pression, une technique nouvelle déjà utilisée par quelques constructeurs américains. Et pour la première fois en Europe, la R 16 était équipée d’un alternateur qui permet d’obtenir du courant de façon constante, même à bas régime dans les embouteillages avec phares et essuie glace allumés. Ce qui n’était pas le cas avec les dynamos où l’on risquait alors la panne de batterie. Mais malgré toutes ces innovations, le démarrage commercial de la R 16 sera plus lent que prévu avec seulement 400 ventes par jour.

Plus puissante, la nouvelle R16 TS, avec sa planche de bord sport et ses équipements haut de gamme, a relancé les ventes.
Plus puissante et mieux équipée, la R16 TS, avec sa planche de bord sport a relancé les ventes.

La faute à son style trop audacieux ? A son niveau de confort et ses performances inférieurs aux DS ou au 404 ? Du coup la Régie va lancer en 1968 la R 16 TS (pour Tourisme Sportif) plus puissante de 50% avec un 1565 cm3 de 83 ch dépassant les 165 km/h. Et un intérieur complètement revu à la hausse avec une pléthore d’équipements jamais vu sur une berline moyenne : vitres électriques à l’avant, nouveau tableau de bord sport avec 4 cadrans chromés dont un compte tours, rétroviseur jour-nuit, cendrier et allume cigare éclairés, spot de lecture à l’avant, vitre arrière dégivrante, quatre phares carrés dont deux à iodes, essuie-glace deux vitesses couplé à un lave glace à 4 jets, feux de recul, sièges avant redessinés avec coffre et accoudoir central, sellerie en cuir. Bien joué : les commandes repartent en flèche. Et au final la R 16 sera un best seller avec plus de 1,8 million d’exemplaires vendus en 15 ans jusqu’en 1980.

LE VIGNOBLE : Dans la lutte contre le gel, on est pionnier dans la famille Dangin. “Au village, nos parents ont été les premiers à lancer en 1968 la technique de l’aspersion d’eau par un réseau de tuyauterie dans les vignes, où la glace qui enrobe les bourgeons les protègent paradoxalement des coups de gelée, expliquent avec fierté leurs descendants. Ca avait fait sourire tous les autres vignerons de Celles-sur-Ource. Jusqu’au moment où cette année là, toutes les vignes ont gelé sauf celles que nous avions pu arroser. Inutile de vous dire qu’on a vite fait école ! » Aujourd’hui, 32 hectares  sur les 55 du domaine sont ainsi protégées par des kilomètres de conduites tous les 10 rangs de vignes et des batteries de pompes pour les alimenter avec l’eau de la rivière. Bouchon CellesCoup de revient de fonctionnement : 50 € l’hectare; moins cher que par des éoliennes. Efficace quand on sait que les 23 hectares restants ont été frappés à 90 % par le gel cette année, contre 25% sur les parcelles protégées. Mais il a fallu batailler pendant 11 nuits d’aspersion pour éviter le désastre total. Car lorsque le vent s’en mêle, il assèche le nuage de gouttelettes qui se transforme alors en un brouillard très froid encore plus dévastateur.  Le cinquantenaire de la marque Dangin n’aura pas été de tout repos !

Depuis que le grand père Paul, a mis lui même en bouteille en 1947 au lieu de livrer son raisin au négoce, le vignoble s’est sacrément métamorphosé à coups d’acquisitions pour arriver aujourd’hui à près de 60 hectares et une capacité de 600 000 bouteilles par an. Finie l’époque où la terre agricole rapportait plus que la vigne dans les années 50 ! Au point que le grand père avait échangé après guerre 4 hectares sur le Val Becon contre quelques stères de bois ! Alors qu’aujourd’hui un hectare tourne aux alentours d’un million d’euros…Et que le Val Becon, et ses très anciennes vignes de pinot noir, donnent le champagne le plus typé de la marque.

http.//www.champagne-dangin.com

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

RENAULT ALASKAN :  le pick-up aux yeux bridésRenault Alaskan 190 dCi

 

 

 

 

 

 

 

Les temps changent…A sa sortie en 1965, la R16 était présentée comme la voiture polyvalente travail-loisirs. En 2017, Renault entonne le même refrain. Mais cette fois, c’est du lourd : 2 tonnes, 5,40 m de long, 4 roues motrices, une benne pouvant charger 1 tonne, double cabine 4 places…la mode des tout terrain et des SUV est passée par là ! Car cet engin passe partout, avec une garde au sol de 22,3 cm, est un pick up baroudeur au nom évocateur de contrées lointaines et forestières : l’Alaskan…lire la suite

OENOTOURISME

                                                               MON VIN PREFERE

etiquette chamapgne paul dangin & filsCuvée Carte Noire,  la plus représentative de l’histoire du domaine avec ses vignes les plus anciennes pour un 100 % pinot noir qui sort de l’ordinaire. Ce brut pas trop sec, issu du coteau terreux plein sud le Val Becon, démarre sur une attaque très forte au nez suivie d’une finesse fruitée en bouche avec une allonge en bulles soyeuses. Et son étiquette, faussement floue, donne une curieuse impression d’ivresse ! (14,60 €)

                                                         PROFITEZ EN POUR VISITER

L’abbaye cistercienne XII éme siècle du Val-des Choues, un endroit extraordinaire qui surgit, au détour d’un long chemin dans la forêt de Chatillon, au coeur d’un vallon verdoyant au milieu d’une clairière. Le bâtiment, avec son immense cour carrée est aujourd’hui un centre de chasse à cour avec une meute de 150 chiens, et un musée de la vénerie.

*Chaource, sa célèbre fromagerie, son musée du fromage, son église St Jean-Baptiste véritable musée de la sculpture médiévale et sa mise au tombeau en pierre polychrome joyau de l’art troyen du XVI ème

Vieilles maisons à pans de bois à Troyes
Vieilles maisons à pans de bois à Troyes

*Le Troyes ancien avec les plus importantes ruelles à maisons de bois en France, l’église Ste Madeleine et son célèbre jubé en dentelle de pierre gothique flamboyant, ses magasins d’usine à prix cassés Marques avenue et Mc Arthur Glen, l’Hôtel de Mauroy magnifique édifice médiéval abritant le musée des outils et du compagnonnage, l’Hôtel Vauluisant et ses deux tourelles, l’ex évêché du XVI ème aujourd’hui musée d’art moderne avec l’extraordinaire donation de 2000 tableaux par l’industriel troyen Pierre Levy (Lacoste), riche en Derain, Courbet, Dufy, Cezanne, Vlaminck, Braque…

*Tonnerre pour son hôtel Dieu médiéval et son immense salle des malades à voûte en bois, le lavoir circulaire autour de la source vauclusienne de la fosse Dionne

Fosse Dionne à Tonnerre
La fosse Dionne et son lavoir à Tonnerre

*L’abbaye cistercienne de Clairvaux fondée en 1115 par St Bernard

*Le lac de la forêt d’orient avec sa réserve ornithologique et les nombreux oiseaux migrateurs qui y font halte

* Essoyes et sa célébrité locale : le peintre Renoir. Conquis par la beauté du village de son épouse, il y acheta une maison (devenue un musée) et y installa son atelier où la campagne alentour lui inspira nombre de tableaux

*Les chateaux de Tanlay, et d’Ancy le Franc ex demeure de Louvois

Le château de Tanlay (Photo Emmanuelle Vignes)
Le château de Tanlay (Photo Emmanuelle Vignes)

*Chatillon sur Seine pour ses ruelles en escalier montant jusqu’à la terrasse de l’église Ste Vorles du XI ème, et le musée archéologique avec son fameux vase grec en bronze de Vix , d’une dimension hors du commun (1,64 m de haut), retrouvé dans une nécropole princière non loin de là datant de 500   ans av. JC

* Et pour les enfants, Nigloland à Dolancourt, le deuxième plus grand parc d’attraction en France après Disneyland avec plus de 500 000 entrées par an à 2 h de Paris

 

 

 

 

Le Kadjar 1,5 dCi 130, nouveau best seller de Renault

Renault Kadjar

Après le petit Captur, l’explosion des ventes du Kadjar conforte la percée de Renault dans les véhicules de loisir tout chemin qui taillaient des croupières à ses berlines

Avec le Kadjar, Renault rattrape son retard sur le créneau hyperconcurrentiel des SUV où son Koleos avait fait un flop. Mais ce Kadjar, au nom étrangement moyen oriental, cache en fait un samouraï du SUV joliment rhabillé , le Qashqai de Nissan.Les synergies Renault-Nissan jouent ici à plein, car hormis sa carrosserie plus galbée avec bas de portières en creux comme sur le Captur, le Kadjar partage 60% des pieces de son cousin Nippon qui est un best seller dans sa catégorie. Et le résultat est, du coup, plutôt flatteur. Avec une bonne finition intérieure , une planche de bord stylisée à grand écran tactile qui remplace (un peu trop) les fonctions par boutons , un bon équipement avec multi prises Usb, aide au parking, avertisseur de franchissement de lignes, détecteur d’angle mort, freinage actif d’urgence, projecteurs à leds, reconnaissance des panneaux de signalisation.Renault kadjar Et le confort est au rendez vous. A condition que les qualités de la suspension, à la fois souple et ferme en tenue de cap sans roulis, ne soient pas amoindries par une monte pneumatique en taille basse aberrante sur un tel véhicule censé faire du tout chemin. Le confort sonore est aussi surprenant, au point de se demander parfois si on n’est pas à bord d’un véhicule essence, surtout au ralenti. Mais ce moteur efficace et discret manque parfois de reprise franche à bas régime, et oblige à jouer avec les rapports de boite. En revanche sa consommation relève de l’appétit d’oiseau. Vendu en 2 ou 4 roues motrices, on retrouve la même molette que sur le Qashqai pour passer en traction intégrale ou en lock, l’aide au démarrage en côte. Et ce Kadjar se montre aussi à l’aise en ville avec un très bon angle de braquage. Un SUV très polyvalent.

Cylindrée : 1,6 l turbo

Puissance : 130 ch/6 cv

0 à 100 km/h : 9,9 sec

Vitesse maxi : 190 km/h

Consommation : de 3,9 à 5,4 l/100 km

Co 2 : 113 g/km

Malus : 0 €

Prix : à partir de 29 300 €

LES PLUS : Confort sonore, amortissement souple, coffre de 472 l à double fond, angle de braquage, équipements

LES MOINS : Absence de galette anti crevaison, pneus taille basse, motorisation un peu juste, navigation sur l’écran