Une Citroën C6 cabriolet à Saint-Emilion

Citroën C6 cabriolet de Château Pavie

A Château Pavie, Gérard Perse adore transporter ses clients dans une autre époque à bord de cette C6 cabriolet de 1931. Une façon de faire partager sa passion pour son vin et la marque aux chevrons.

On l’appelait « La Belle Epoque ». Et ça l’était vraiment pour les constructeurs automobiles français qui étaient alors les rois du pétrole dans les années 20-30. Imaginez aujourd’hui Citroën décliner systématiquement tous ses modèles de voitures en coupé, cabriolet, familiale, roadster, torpedo, faux cabriolet, commerciale, boulangère…En tout, 11 carrosseries différentes sur l’auto dont nous allons parler ! Il y a belle lurette depuis la DS et ses versions chic carrossées par Chaperon que cette époque est malheureusement révolue. Citroën C6 cabriolet de Château PavieC’est pourquoi un petit tour par Saint-Emilion à Château Pavie vaut le détour. Gérard Perse qu’on ne présente plus avait repris ce domaine en déshérence en 1998 après avoir revendu ses supermarchés en région parisienne. Il en a fait depuis un Premier Grand Cru classé A (aussi prestigieux qu’Ausone ou Angélus !) que les Américains  et les Chinois s’arrachent : « 95 % de ma production est vendue hors de France » déclare Gérard Perse. Mais son domaine cache un grand millésime 1931 : un cabriolet « médecin » C6 Citroën.

Citroën C6 cabriolet de Château Pavie
Sur la C6  cabriolet le luxe était de rigueur et on ne mégotait pas sur les chromes.

« Une petite merveille dont il ne reste plus que 6 exemplaires encore en circulation » explique -t- il avec un petit brin de fierté. En 1928, André Citroën qui vendait plus de voitures que Renault, alors que sa firme démarrée en 1919 était plus récente, voulait devenir « LA » marque de prestige française avec un modèle 6 cylindres comme les belles américaines. D’où ce nom de C6 affichant clairement la couleur. Son 6 cylindres en ligne 2,4 l de 45 ch était le premier en Europe à bénéficier du brevet américain dont André Citroën avait racheté l’exclusivité des droits pour l’Europe : le moteur flottant !

Une grande nouveauté Citroën en 1928 : le premier moteur flottant 6 cylindres en ligne.

Ce système de fixation sur silent-blocs en caoutchouc entre le chassis et le bloc moteur évitait ainsi la désagréable transmission des vibrations du va et vient des pistons à travers la carrosserie ! Et toute la publicité Citroën vantait donc le confort ce de son auto révolutionnaire qui filait tranquillement à 105 km/h. Et presque en silence, comparé aux voitures concurrentes, car André Citroën était le premier à avoir importé des USA les vitres en verre Sécurit anti-coupant dont l’épaisseur plus importante insonorisait aussi l’habitacle.

Premières vitres en verre sécurit et 4 places moelleuses, le confort Citroën.

« Il faut se dire qu’à l’époque ce modèle joliment carrossé incarnait la voiture de prestige comme le sont aujourd’hui les BMW ou les Mercedes. Et les femmes élégantes raffolaient parader au volant d’un très chic C6 cabriolet qui les mettait bien en vue » raconte le Citroëniste passionné de Château Pavie. Une C6 spéciale fut même offerte en 1930 au pape Pie XI dans une version coupé-de ville où le chauffeur conduisait à l’air libre, séparé des passagers dans leur intérieur calèche. Depuis mai 1929 la C6 avait changé de nom pour s’appeler C6 E avec un E comme élargie de 7 cm pour lui donner une allure plus imposante, et mieux la différencier de la C4 qui lui ressemblait trop.

Casquette et parebrise entrouvrable, tout pour parer au soleil et aux grosses chaleurs.

Puis en 1931 sortait la C6 G avec un nouveau moteur passé à 2 ,6 l de 50 ch qui montait à 110 km/h. Au final, la C6 produite de 1928 à 1932 à 55 330 exemplaires ne remportera pas le succès escompté, et laissera la place à la nouvelle Rosalie. Mais pourquoi cet attrait chez Gérard Perse pour la marque aux chevrons et en particulier cette C6 ? Simple, comme pour beaucoup de de Français qui ont été bercés dans les Citroën paternelles de leur enfance et en ont gardé un souvenir mythique par ses modèles phares. « Mon père a d’abord eu une Ami 6, puis 7 DS, une CX… Dans la famille j’ai toujours entendu parler de Citroën et de rien d’autre. »

Citroën C6 cabriolet de Château Pavie
Gérard Perse apprécie aussi le confort des places arrières de sa C6 cabriolet.

« Comme notre domaine reçoit beaucoup de visiteurs étrangers, la C6 et son allure très classe incarnait vraiment pour moi l’ambassadrice du prestige français et de sa splendeur à l’époque. En 2014 , j’ai donc saisi l’occasion  d’en acheter deux qui se sont présentées dans des petites annonces. Une familiale, à Dôle dans le Jura, qui me fait penser à un carrosse par sa ligne cossue et son luxe intérieur. Puis quelques mois plus tard à Valenciennes dans le Nord, cette version « cabriolet médecin », qui s’appelait ainsi. Aujourd’hui, nos clients sont ravis d’être transportés dans une autre époque à bord de ces autos pour visiter le vignoble de Château Pavie. »

Citroën C6 cabriolet de Château Pavie
Le « compteur de vitesse lucarne » où les chiffres défilaient au dessus des compteurs kilométriques.

Et  il peuvent s’amuser de certains détails qui caractérisent cette C6.  Comme le thermomètre de température d’eau qu’il faut lire, avec une bonne vue, à l’extrémité du capot sur le bouchon de radiateur ! Inutile aussi de rechercher sur le tableau de bord un compteur de vitesse à aiguille indiquant votre allure. Il n’y en a pas ! Ou plutôt si, mais sous une forme originale qu’on a retrouvée 50 ans plus tard. Souvenez vous sur les GS et les CX des chiffres qui défilaient, non pas par affichage sur un écran numérique, mais devant une petite lucarne avec un verre loupe grossissant. D’avant garde cette C6 malgré son look !

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Citroën C4 Cactus 130 Pure Tech

Nouvelle Citroën C4 CactusQuatre ans après son lancement, la très originale Cactus rentre dans le rang avec un look plus discret pour attirer davantage de clients. Et avec des qualités de grande routière hors normes : elle innove avec un nouveau procédé de suspension maison  ultra confortable doté d’amortisseurs à double détente hydraulique progressive, et en plus des sièges super moelleux. Une vraie avaleuse de bitume en douceur ! De quoi rappeler à certains  le tapis volant des DS…lire la suite

OENOTOURISME
                                                         Dégustation

0002906ETI-007Tout le monde ne peut pas s’offrir le plaisir de déboucher un Château Pavie 2012 à 375 euros, dont les bouteilles sont d’ailleurs vendues à 95% à l’étranger, en particulier en Chine et aux Etats-Unis. De toute façon, ce sublime vin de très longue garde, aux arômes et aux tanins puissants, et à l’extraction très concentrée, peut encore s’affiner quelques années avant d’atteindre son summum. Pour une tablée plus immédiate, reste un joli lot de consolation plus accessible : Arômes de Pavie à 60 € la bouteille. Comme son nom l’indique, ce vin vous emmène olfactivement dans l’univers raffiné de Pavie et de son élaboration minutieuse, mais ici à partir de vignes plus jeunes. Sa robe d’un rubis foncé très dense habille une belle puissance aromatique constante du terroir sur le fruit noir, avec une finale de velours tout en rondeur.

La salle de dégustation
La salle de dégustation

 

                                              Profitez en pour visiter

*SAINT-EMILION

Le plus beau, et le plus réputé village du Bordelais.

*Accroché sur sa colline, au milieu d’un océan de vignes, tel un fier navire dont le mat domine l’horizon : la flèche du clocher de 4500 tonnes bâti au dessus de l’ église monolithe la plus vaste d’Europe. Avec ses 38 m de long et 20 m de large, elle a été taillée dans le rocher pendant 40 ans au XI ème siècle . Mais ses voutes de 11 m de hauteur sont moins élevées que celles de l’église souterraine d’Aubeterre-sur-Dronne (20 m) en Charente. Grimper les 196 marches du clocher offre en récompense des efforts un magnifique panorama sur la cité et son vignoble.

Le clocher au dessus de l'église troglodyte (photo Le Clech)
Le clocher emblématique de Saint-Emilion au dessus de l’église troglodyte (photo S.Le Clech)

*La tour du Roy , donjon carré du XIII ème qui offre aussi en complément une belle vue sur le village dans le sens opposé de celle du clocher

*L’ancienne église des Cordeliers et son cloitre . Le troisième beau point de vue sur St-Emilion où l’on voit à la fois le donjon et le clocher de l’église troglodyte

*La porte de la Cadène, spectaculaire avec sa voute en ogive entre une immense tour carrée et un bâtiment gothique. Elle jouxte la dernière maison à pans de bois du village. La porte de la Cadène, qui n’a rien à voir avec celles des fortifications, était inclue dans la cité. Son nom viendrait du gascon “cadena” signifiant la chaine qui la fermait en séparant la population noble de la ville haute de celle plus modeste de la ville basse.

Vue depuis le clocher vers la chapelle des au dessus de la place du marché.
Vue sur la place du marché de Saint-Emilion depuis le clocher, face à l’église des Cordeliers.

*L’église collégiale et son cloître. Bâtie entre le XII ème et le XV ème elle est une des plus imposantes de Gironde. Styles roman et gothique cohabitent jusque dans le magnifique cloître à double colonnades torsadées.

*Les anciennes halles au grain sur la place du marché où convergent toutes les ruelles de Saint- Emilion dont la fameuse en pente, le Tertre de la tente, avec son pavage chaotique.

*Les catacombes et leur nécropole avec à l’entrée une étrange coupole à double paroi dans laquelle grimpait un escalier . Autre curiosité : la grotte ermitage où vécut au VIII ème siècle St Emilion, le moine breton fondateur de la cité, et connu pour ses miracles. Un culte se développa autour de sa vénération avec la création de nombreux monastères qui accueillaient aussi les pèlerins de St Jacques de Compostelle.

La porte Cadène en haut de Saint Emilion
La porte de la Cadène en haut de la cité

*Dans les environs de Saint-Emilion :

 *Les deux châteaux forts de Puisseguin

*L’imposant château de Castegens à Belvès-de-Castillon où se joue chaque année le spectacle remémorant la bataille de Castillon qui marqua la fin de la guerre de Cent Ans contre les Anglais.

*L’église Notre-Dame de Tayac, bel exemple d’architecture romane qui surplombe les étendues de vignes.

*Montagne et ses moulins

 *Saint Hippolyte Sur le plateau de Ferrand dominant les vignes se trouve un château du XVII ème et des grottes aménagées dans des anciennes carrières monumentales.

*Saint-Sulpice-de-Faleyrens, témoin d’un lointain passé, en plus de son église romane, c’est là que se trouvait en bord de Dordogne le port de St-Emilion, dit de pierrefitte, du nom d’un menhir de 5 mètres de haut qui s’y dresse encore.

*St Michel-de-Montaigne, à 20 km de St-Emilion. Du château du célèbre philosophe reste la tour du XIV ème où il trouvait l’inspiration pour écrire. Reconstruit au XIX ème le château, très marqué Viollet-Le-Duc, possède une architecture originale avec un mélange de styles médiéval, Renaissance et néo-gothique

LIBOURNE et environs

 *Construite comme toutes les bastides du Moyen-Age sur le modèle à l’équerre des camps romains, l’ancienne place Royale de Libourne bordée d’arcades est le point central de la ville où se tient depuis 600 ans le marché le plus prestigieux de la région le mardi, le vendredi, et le dimanche.

La Grande place du marché de Libourne (Photo le Clech)
La Grande place du marché de Libourne entourée d’arcades (Photo S. Le Clech)

*L’Hôtel de ville, et son beffroi du XV ème, remanié dans un style néo-gothique. Belle cour intérieure

*Le musée des Beaux-Arts avec ses collections de Rodin, Princeteau ou Jordaens au deuxième étage de l’Hôtel de ville

*La tour Richard et la tour Barrée, vestige des anciennes fortifications en bordure des quais

Le grand escalier de l'ancienne caserne Proteau (Photo Le Clech)
Le grand escalier de l’ancienne caserne Proteau à Libourne. (Photo S. Le Clech)

*La chapelle Notre-Dame-de-Condat. Seul vestige du château de Condat, sa nef unique gothique présente une particularité : la présence à Bordeaux de Viollet-Le-Duc a permis de la revêtir des mêmes peintures que celles de la Sainte Chapelle à Paris !

*La caserne Proteau, ex école de gendarmerie, et son splendide grand escalier de pierre. Les bâtiments vont être transformés en hôtel de luxe.

*Abzac, son château XVII ème à l’imposante cour carrée entourée de cinq bâtiments à toiture périgourdine s’ouvre sur son vignoble. Et la terrasse du château domine la rivière avec à ses pieds un imposant moulin barrage du XVIIIème.

Le parc en terrasses du château de Vayres qui domine la Dordogne.
Le parc en terrasses du château de Vayres qui domine la Dordogne.

*Le château de Vayres, un des plus beaux monuments d’Aquitaine, est un balcon sur la Dordogne avec ses jardins à la française, qui descendent jusqu’au bord du fleuve. Son architecture conjugue harmonieusement Moyen Age, Renaissance et classicisme du XVII ème.

*Le Moulin de Porchères Construit en pierres de taille en 1850 dans un cadre bucolique sur l’Isle qui se jette à Libourne dans la Dordogne, il est un des derniers moulins à avoir conservé toutes ses machines de minoterie.

*Guitres A voir, l’abbatiale romane Notre-Dame , perchée sur son rocher surplombant la vallée de l’Isle, est une des plus grandes de Gironde. Elle surprend par ses dimensions et sa charpente du XV ème en forme de coque de bateau renversée. Autre détour qui vaut la peine : la gare-musée construite en 1875 d’où part encore pour une promenade en forêt un vieux train à vapeur avec des wagons de 1900 aux banquettes en bois.Guitres-Train touristique-CCordonatto-CATY1189 - copie

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                            POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

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Une expérience unique et hors du temps au coeur du village de Saint-Emilion

Hôtel 5 étoiles et La Table de Plaisance doublement étoilée

Pour les amateurs de rallye-promenade en voitures anciennes, l’Hostellerie de Plaisance répond à leur première préoccupation : pouvoir garer en lieu sûr leurs belles autos dans un parking fermé en plein coeur de Saint-Emilion aux ruelles étroites. Vous pourrez ensuite déguster tranquillement quelques grands crus dans le cadre exceptionnel de l’Hostellerie de Plaisance, où la famille Perse vous accueille dans sa maison élégante et décontractée, avec une vue imprenable sur les vignobles et le village médiéval inscrit au patrimoine de l’Unesco, un vrai bijou.

La décoration intérieure excelle dans l’art de mêler raffinement et confort. Au restaurant, laissez vous guider par le chef et sa cuisine inspirée, au fil des saisons, par les produits du marché et les trésors fournis par les éleveurs régionaux.

Hostellerie de Plaisance

5 place du Clocher

33 330 Saint-Emilion

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Une Aston Martin DB 4 servie au cognac

Aston Martin DB 4 du cognac château de Plassac

Mythique depuis qu’elle est apparue dans les James Bond, l’Aston Martin reste un joyau de la couronne  très convoité. Mais celle-ci a connu d’autres aventures rocambolesques avant de finir en Charentes !

Audouin de Dampierre

Château de Plassac

Audouin de Dampierre pourrait être le James Bond du cognac ! Même voiture iconique, une Aston Martin DB 4, ressemblante à celle de Sean Connery dans Goldfinger. Même regard charmeur de gentleman. Même élégance vestimentaire so british avec veste en tweed et petit gilet. Même distinction dans l’élocution. Le tout au service de sa majesté : le cognac Château de Plassac. Celui de sa famille, depuis 1800. Là où, silencieusement à l’intérieur des chais centenaires, vieillit 30 ans durant dans la futaille ce précieux liquide ambré d’exception vendu à seulement 3000 flacons par an.

Aston Martin DB 4 du cognac château de Plassac
Volant en bois, cuir, planche de bord au style unique en son genre, l’Angleterre vous salue bien !

Et à l’instar de son cognac, cet aristocrate de l’alambic sort du commun, comme ses voitures alignées dans son garage : Bentley de 1952, Porsche 928, Facel Vega HK II de 1963, la plus belle voiture  de sport française, et une autre Aston Martin, la Vantage V 8 de 2006. “Tout un art de vivre différemment au volant” vous lache -t- il en galéjant. Mais sa préférée reste bien cette Aston Martin DB 4 de 1961. Toute une histoire pas banale. “Cette incarnation de l’excellence britannique, devinez où je l’ai déniché à 26 ans en 1971 ? En Arabie saoudite ! J’avais sympathisé à Djeddah avec un homme d’affaires français visiblement en proie à des problèmes financiers. “Vends moi ta bagnole !” lui ai je suggéré.” Affaire conclue : 10 000 francs (10 000 euros d’aujourd’hui). Une bouchée de pain !

Aston Martin DB 4 du cognac château de Plassac
Une anglaise légendaire à la ligne de carrosserie pourtant dessinée en Italie.

Le comte Audoin de Dampierre était alors commercial de Berliet pour vendre des camions militaires en Arabie et en Irak où ses interlocuteurs étaient le prince Abdallah, chef de la Garde blanche qui allait devenir le roi, et à Mossoul, un colonel du régiment de cavalerie nommé… Saddam Hussein ! “De retour à Paris, je me suis servi de cette Aston comme d’une voiture de tous les jours que je laissais simplement garée le soir le long du trottoir !” De quoi laisser rêveur alors que cette auto qui couchait dehors cote maintenant plus de 600 000 euros… Et il continue aujourd’hui de rouler avec : “J’ai 500 000 km au compteur et une seule panne en 47 ans : des vis platinées cassées en deux ! Mais je dois préciser que son moteur a été remis à neuf 4 fois car à l’époque ils ne tenaient pas plus de 120 000 km.

Aston Martin DB 4 du cognac château de Plassac
Même sous le capot le spectacle d’une Aston DB 4 reste unique avec son bloc moteur imposant.

J’ai mon meccano Richard Williams près de Londres qui fait ça à merveille. Il en a profité pour m’augmenter la cylindrée de ce 6 cylindres en ligne, de 3,7 l à 4,2 l, et la puissance de 240 ch à 280 ch, avec un couple phénoménal qui donne une souplesse extraordinaire à mon Aston DB 4.”Fabriquée de 1958 à 1963 à 1210 exemplaires, elle incarnait le renouveau de la vieille marque née en 1913, et rachetée en 1947 par le fortuné industriel fabricant de tracteurs et d’engrenages David Brown qui allait baptiser les futurs modèles avec le DB de ses initiales. Au passage, il racheta aussi la marque Lagonda, pour l’intérêt porté à son 6 cylindres en ligne mis au point par l’ingénieur Walter Owen Bentley, alors dépossédé de la fameuse marque à son nom par Rolls. Entre les excellent chassis Aston et ce moteur performant, les ingrédients du succès étaient réunis.

Aston Martin DB 4 du cognac château de Plassac
Les places arrière étaient plus spacieuses que sur les Aston d’aujourd’hui.

Et c’est en faisant courir sa DBR 1/300 que David Brown allait bâtir la renommée de la marque avec 3 podiums à la deuxième place aux 24 Heures du Mans entre 1955 et 1958. Jusqu’à la victoire en 1959 au Mans avec son pilote américain Caroll Shelby qui allait devenir célèbre en lançant en 1962 la fabrication des redoutables AC Cobra à moteurs V8. Fort de la publicité procurée par son palmarès sportif sur circuits, David Brown pouvait développer ses ventes de voitures de Grand Tourisme, et en 1958 la nouvelle DB 4 marqua un tournant.

Une anglaise carrossée  à Milan

Sa ligne sublime était le résultat d’un mariage alliant le chic britannique à l’élégance italienne grâce à la technique “superleggera”  de la carrosserie tout aluminium mise en oeuvre par la Carrozziera Touring de Milan qui l’avait conçue. Outre sa finesse esthétique, la DB 4 gagnait aussi en légèreté avec seulement 1240 kg sur la balance pour une auto qui pouvait ainsi atteindre 225 km/h. Et réaliser le 0 à 100 km/h en 9,3 secondes. Ce qui était phénoménal à l’époque, alors qu’aujourd’hui les progrès techniques ont divisé ce temps par deux .

Aston Martin DB 4 du cognac château de Plassac
Avant ou arrière, l’Aston martin DB 4 garde toujours sa classe.

De quoi permettre à James Bond de semer ses ennemis à bord de son Aston équipée en plus de tous les gadgets de l’inventif Q, entre mitrailleuses sous les phares, projection de clous à l’arrière, bouclier antiballes,…Et de faire rayonner mondialement la marque : après la sortie de Goldfinger en 1963, la production des DB 5 doubla par rapport à la DB 4 ! Au fil des années, la puissance des Aston grimpa jusqu’à 315 ch en 1969 avec un moteur V8 5,3 l sur la DB S à la ligne plus classique dessinée cette fois en Angleterre. Ce qui ne fut pas un gage de succès pour l’entreprise de David Brown. En 1972, au bord de la faillite, Aston Martin était repris par un groupe d’hommes d’affaires anglais. Deux ans plus tard, ils jetaient déjà l’éponge. Et deux repreneurs en 13 ans vont encore se succéder, dont l’armateur grec Livanos, le rival d’Onassis, qui ne la remettra pas à flot pour autant ! En 1987 Ford entre  en scène en devenant majoritaire à 87% avant de racheter entièrement la firme en 1993, et de la relancer avec succès. De 1994 à 2004 la nouvelle DB 7 sera le modèle le plus vendu de toute l’histoire de la marque, représentant à elle seule 7092 exemplaires sur les 22 000 produits depuis 1913 ! Et l’escalade à la puissance de la “Ferrari anglaise” s’est poursuivie en 1999 avec l’irruption sous le capot du grondement d’un V12 de 420 ch. Mais en 2007, retournement du destin : Ford, à son tour en déroute, a du revendre Aston Martin et ses autres bijoux de famille, Volvo, Jaguar, Land Rover, pour se renflouer . Depuis lors, un consortium financier italo-koweitien est aux commandes. Et cette prestigieuse marque centenaire aura finalement réussi à continuer sur sa lancée avec la nouvelle DB 11. En dépit de tous ces vents contraires.

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

ASTON MARTIN DB 11

Aston Martin DB 11C’est la voiture de la renaissance pour la marque anglaise qui a presque doublé ses ventes en 2017 avec ce nouveau  modèle le plus puissant de toute l’histoire d’Aston Martin (608 chevaux , 0 à 100 km/h en  3,9 secondes). Et le plus en rupture avec les modèles précédents qui avaient une fâcheuse tendance à se ressembler. Cette fois, sa ligne profilée, tel un fauve ramassé sur l’arrière prêt à bondir, est beaucoup  plus audacieuse. Avec des astuces d’aérodynamisme qui la plaque au sol et lui donne une impeccable tenue de route. A l’intérieur, tradition oblige,  règne une luxueuse ambiance avec toujours ce même raffinement so british… lire la suite

SON COGNAC PREFERE

carafe cognac château de Plassac“Quand j’ai repris le château familial en 1997 avec un neveu, la production de cognac était vendue en vrac au négoce, explique Audoin de Dampierre. On a donc relancé la marque Plassac avec des vieux cognac de 15 à 30 ans pour mettre en valeur le côté unique de notre vignoble de 20 ha planté le long d’un mur en pierres de 4 km qui lui procure par réverbération un ensoleillement exceptionnel.” Il en ressort un cognac XO  élististe vendu à seulement 3000 exemplaires par an . Pas du genre à figurer dans les rayons d’hypermarchés. Ce Plassac laisse un grand souvenir par la finesse et la rondeur de ses arômes subtils après un long vieillissement en vieux fûts de chêne qui lui a valu une médaille d’or en 2015 au salon de l’agriculture. (XO 97 €/Napoleon 55 €). Les pineaux blancs et rouges (15,50 €) sont une bonne entrée en matière. Et le vin de pays charentais rouge (70% merlot-30% cabernet sauvignon) vaut le détour pour la fraicheur de son fruité intense. (6,90 €)

www.chateaudeplassac.com

 

Un grand cru BMW 30 CSI à Margaux

Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI

Millésimé 1975, cet élégant coupé BMW 30 CSI  est un des joyaux de Château Siran. Un domaine rare dans le Médoc : ce vignoble, qui rivalise avec les grands crus, appartient à la même famille depuis 1859 !

Château Siran    Edouard Miailhe

On sous estime trop combien les souvenirs d’enfance conditionnent le destin…Pour Edouard Miailhe, c’est clair. Tout jeune, il a baigné dedans, savourant le bonheur de vivre au milieu des vignes familiales de château Siran, et à bord de voitures de rêve. “Celles de mon grand-père passionné de belles américaines, dont une Cadillac DeVille cabriolet de 1949 que l’on a précieusement conservée, et celles de mon père qui adorait les Mercedes.”Etonnez vous qu’en 2007 le sort l’ait désigné au sein de la famille pour reprendre, à la cinquième génération, ce beau domaine sur la prestigieuse appellation Margaux. Et qu’il soit toujours amoureux de superbes autos. Mais les siennes, maintenant.Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI

Comme ce superbe coupé BMW 30 CSI de 1975 acheté d’occasion en 1992 alors qu’il n’avait que 25 ans. “J’aime les autos allemandes des années 60-70 car elles étaient techniquement en avance, très fiables, et leur finitions luxueuses étaient très au dessus de ce qui se faisait à l’époque. Quant à cette BMW, je l’ai toujours trouvé belle avec sa silhouette unique en son genre par son esthétique et sa finesse due à une ligne de ceinture basse et l’absence de montant central de portière qui dégage une grande partie vitrée.”

Il y a un peu d’Italie dans la ligne de cette belle allemande

Une élégance liée aussi à ses gênes italiens. Car cette “Béhème” est l’extrapolation du coupé BMW 3200 CS de 1962 dessiné par le carrossier Bertone. Mais sur le 30 CSI carrossé par Karmann, et fabriqué de 1968 à 1977, la beauté stylistique atteignait son sommet. Tout comme sa puissance : le 6 cylindres en ligne injection de 3 litres dégageait 200 ch et atteignait 220 km/h après un 0 à 100 km/h en 7,7 secondes. Impressionnant pour l’époque. Le tout dans le silence et le confort d’un écrin tapissé de cuir, de bois, de moquette et de chromes qui faisait de cette voiture à la suspension souple une dévoreuse d’autoroutes.Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI

Plus grande routière que sportive, la BMW 30 CSI s’est ensuite métamorphosée en bête de course dans la version 30 CSL (L pour leicht, léger). Affichant 200 kg de moins avec des ouvrants en aluminium, un intérieur dépouillé, et dopée par un moteur 3,5 l à 4 soupapes par cylindres de 360 ch ( voire 750 ch dans une version turbo!) elle remporta le championnat d’Europe des voitures de tourisme et des courses prestigieuses comme les 24 Heures de Spa, du Nürburgring et de Daytona. Oubliée la sombre période où BMW, au bord de la faillite dans les années 50,et convoité par Mercedes, n’avait du sa survie qu’à ses motos et à la fabrication sous licence des petites Isetta italiennes. Souvenez vous : ces mini citadines à deux places en forme d’oeuf, se garant face au trottoir avec accès par une portière frontale sur laquelle était articulée la colonne de direction et le volant !Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI

On était loin du rebond en 1962 grâce à la sortie d’une belle berline dessinée par l’Italien Michelotti : la “Neue Klasse” 1500, à la fois sportive et cossue, qui a sauvé l’entreprise. Et donné, avec sa calandre originale, et sa découpe relevée de portière arrière, les fondamentaux stylistiques BMW toujours en cours. “C’est aussi l’expression de toute cette belle histoire de la renaissance de la marque qu’exprime ma BMW 30 CSI” explique Edouard Miailhe. Et mon vrai plaisir, c’est de rouler avec tous les jours. Car ce type de voiture, belle au regard, au toucher et à l’oreille, sort de la banalisation des autos d’aujourd’hui.”

Le vignoble appartenait au grand-père de Toulouse-Lautrec

En revanche, il se serait bien passé d’un autre héritage de l’histoire concernant la propriété familiale. Un vignoble de 36 ha entouré de grands crus comme Dauzac, Palmer, Brane-Cantenac… sauf que Château Siran n’en est pas un. Alors que géologiquement, son superbe plateau de graves siliceuses le vaut. Tout cela parce qu’avant le rachat en 1859 par ses aïeux courtiers en vins, le vignoble appartenait au Comte de Toulouse-Lautrec, le grand-père du peintre. Et que ce noble légitimiste anti bonapartiste avait refusé de se plier à la procédure décidée par Napoléon III pour le fameux classement de 1855. Celui qui, hélas, fait toujours référence aujourd’hui !P1030686 - copie 2

Voila comment Siran a tout d’un grand cru sans en être un. Et depuis qu’il a repris les rênes du cru bourgeois familial, Edouard Miailhe ne ménage pas sa peine pour hisser Siran au plus haut de l’appellation Margaux. Replantations, construction d’une nouvelle cuverie, d’un nouveau chai, vinifications supervisées par le consultant de renom, Hubert de Boüard de Château Angélus, ouverture d’un original musée sur le vin, d’un restaurant…Rien n’est trop beau pour redonner tout son lustre à Siran et son Margaux charmeur aux arômes d’épices et de sous bois. Et pourtant, allez comprendre…Cet atavisme enthousiaste laisse parfois percer une petite pointe d’amertume, lorsqu’au détour d’une phrase, Edouard Miailhe vous lâche sur le ton de la confidence : “Mon grand regret est de ne pas avoir travaillé chez un constructeur automobile…”Satané destin !         www.chateausiran.com

Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI
Les nouveaux chais du château

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

La nouvelle BMW 530 d

Nouvelle BMW 530 TD de 265 ch

Pour sa septième génération depuis 1972, ce modèle à succès bat des records de puissance et d’économie avec 4,5 l/100 dans cette version diesel 3 litres de 265 ch qui réussit en plus l’exploit d’un zéro malus ! Le résultat d’une combinaison efficace entre allègement et aérodynamisme…(lire la suite)

 

 

OENOTOURISME

                                                                                Mon vin préféré

Etiquette de chateau siranChâteau Siran 2012, ce “Margaux appellation contrôlée” se la joue modeste sur l’étiquette, faute d’avoir été classé grand cru en 1855 par négligence du propriétaire de l’époque. Mais il exprime toute sa majesté une fois ouvert : onctueux sur le fruit et légèrement poivré avec une allonge d’arômes de sous bois.  La dominante en merlot arrondit harmonieusement, avec le temps, la puissance de ce Margaux qui devient soyeux et très gourmand lorsqu’on goûte un 2009. Et la proportion élevée de petit verdot, jusqu’à 15%, apporte ce rubis profond et cette finale épicée typiques de ce grand vin (29 €)

S de Siran 2012, ce deuxième vin en appellation Margaux provient de vignes plus jeunes de 5 à 15 ans tout en bénéficiant du même soin à l’élevage en barriques de 12 mois que le Château Siran. Plus vif, et légèrement épicé, c’est un bon vin de garde jusqu’à 7 ans. (18 €)

St Jacques de Siran, cet AOC Bordeaux Supérieur de l’extrémité du terroir sur des graves recouvertes d’argile par les alluvions de la Garonne est un vin complexe intéressant, très minéral, et au nez très poivré. (8,90 €)

                                                                          Profitez en pour visiter

*Le musée du vin de Château Siran ouvert en 2014. Plus de 7000 visiteurs par an découvrent dans les anciens chais des collections de vieux pichets avec des têtes de personnages célèbres comme Napoléon, de vieilles assiettes en faïence évoquant le vin, des pièces de l’antiquité vinicole. Ne manquez pas l’abri anti-atomique et sa porte blindée d’une tonne et 30 cm d’épaisseur, véritable bunker coffre-fort qui renferme maintenant tous les millésimes du château de 1912 à 2012 !

Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI et son musée
L’impressionnante collection de vieux pots à vin est une des curiosités du musée de Château Siran.

 

 

*Bayon-sur -Gironde, son église romane, son abside à 7 pans, et sur un impressionnant promontoire rocheux dominant la Gironde, les châteaux de Tayac et d’Eyquem.

*Château Loudenne, ravissante chartreuse XVII ème à St Yzans-de-Médoc avec jardins à l’anglaise descendant vers la Gironde, et musée dans les chais victoriens autour du travail de la vigne sur ce cru bourgeois.

* Blaye et sa citadelle construite par Vauban en surplomb de la Gironde pour bloquer l’accès de Bordeaux à la flotte anglaise avec, sur la rive opposée à Cussac, Fort Medoc où l’on rentre par la majestueuse porte Royale. La traversée en bac sur 6 km entre Blaye et le port de Lamarque est d’un dépaysement total.

La citadelle de Blaye construite au bord de la Gironde par Vauban pour bloquer l'accès à Bordeaux.
La citadelle Vauban de Blaye bloquait l’accès à Bordeaux par la Gironde (Alpha-Images)

*Soulac, petite ville balnéaire aux charmantes maisons basses en briques et bois du XIX ème, et sa basilique romane dans laquelle on n’entre pas, mais on descend ! Ce qui lui a valu d’être complètement ensablée avant d’être dégagée à la fin du XIX ème. Un petit train touristique mène jusqu’à la Pointe de Grave.

* Château du Bouilh, construit sur les plans de Victor Louis (architecte du Grand theâtre de Bordeaux). Il est resté inachevé avec ses curieux communs en hemicycle.

*Château Cos-d’Estournel, en venant de Pauillac sur la D2, ne manquez pas, au détour d’un virage en côte, l’apparition surréaliste des pagodes indiennes du toit de cette batisse construite ainsi au XIX ème par son fondateur en souvenir de ses clients en Inde où il exportait ce grand cru aujourd’hui propriété de Michel Reybier. Cet ex créateur de la marque Charcuteries d’Aoste y a fait édifié un splendide chais par l’architecte Jean-Michel Wilmotte.

Les pittoresques toits en pagode indienne du Château Cos d'Estournel.
Les pittoresques toits en pagode indienne du Château Cos d’Estournel surgissent des vignes.

 

*Port de Goulée, Saint Christoly-Médoc, charmants ports où accostaient les bateaux pour charger les barriques de vins au débouché des canaux construits par les Hollandais au XVIII ème pour assainir les terrains avec des vannes bloquant les remontées d’eau de mer.

*Château Margaux , majestueux avec son escalier et ses colonnades, la plus belle façade de château du Médoc construit en 1802 par l’architecte Combes, élève de Victor Louis. Visite des chais et de la cuverie de ce fameux Premier Grand Cru.

*La Tour Carnet, cette forteresse du XII ème à St Laurent-du-Médoc abrite un des 4 grands crus de Bernard Magrez. Il y a aussi installé un musée de ses voitures anciennes et de ses Rolls avec lesquelles il fait visiter ses châteaux dans un circuit oenotouristique.

Bernard Magrez et sa collection de Rolls à La Tour Carnet
Bernard Magrez et sa collection de Rolls à La Tour Carnet

*Bourg, on entre dans la ville basse par la rampe Cahoreau qui passe sous la porte de la Mer creusée dans le rocher, pour grimper par les ruelles jusqu’au château de la citadelle qui abrite un musée de calèches. Terrasse avec très belle vue à la fois sur la Dordogne, la Garonne et la Gironde. Un réseau de salles souterraines surplombe l’estuaire.

*Moulis-en-Médoc, son église romane aux fresques XII ème-XV ème et ses sarcophages mérovingiens.

Cordouan, le "Versailles des mers"
Cordouan, le « Versailles des mers »(Asa-Photos)

*Phare de Cordouan, en vedette au départ de la pointe de Grave à Port-Bloc, la visite du plus beau phare de France culminant à 67,5 m de haut, surnommé le « Versailles des mers » avec ses étages Renaissance auxquels on accède par un majestueux escalier circulaire de 311 marches, son portail monumental, l’appartement du Roi et la chapelle.www.phare-de-cordouan.fr

* Le Rigalet, charmant hameau aux petites maisons du XVIII ème au sud de Blaye.

*Château la tour de By, à Bégadan, au milieu des vignes de ce grand cru, montez en haut de cette ancienne tour de guet qui offre un somptueux panorama sur l’estuaire.

*Vertheuil , ancienne abbatiale du XI ème et son magnifique portail aux voussures ornées de statues.

*Saint Ciers-sur-Gironde et sa réserve ornithologique de 120 ha avec tours d’observation pour suivre les oiseaux sauvages et les migrateurs qui y font halte.

 

* Promenades en kayak sur la Gironde depuis St Vivien de Médoc : Kayak et découvertes (06 88 77 53 29) ou Médoc Explorer Canoë (06 88 77 53 29)

Consulter www.smiddest.fr

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POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

Bannière LGM PG

MEMBRE DES RELAIS & CHÂTEAUX

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire La Grande Maison Bordeaux 2016 par Artiste-Associé Photographes

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire, les ambassadeurs de l’excellence.
Bernard Magrez, vous offre l’exclusivité d’une émotion pure à « La Grande Maison », restaurant gastronomique deux étoiles au guide Michelin et hôtel cinq étoiles.
Pour faire battre le cœur d’une maison bordelaise traditionnelle, la passion est impérieuse. Il faut savoir écouter l’aspiration des voyageurs, déceler la part de folie qui bouleverse un concept hôtelier, comprendre ce que chaque hôte vient y chercher pour savoir le lui offrir.

L’ambassadeur Mondial du goût, Pierre Gagnaire et le compositeur de vins rares, Bernard Magrez, unis pour le meilleur de la table française, vous invitent à vivre une expérience exceptionnelle dans cette magnifique demeure où le savoir-faire français et le raffinement sont les maîtres mots.
Bernard Magrez, propriétaire de quatre Grands Crus Classés dans le Bordelais, Château Pape Clément (Graves), Château La Tour Carnet (Haut Médoc), Château Fombrauge (Saint-Emilion) et Clos Haut Peyraguey (Sauternes), poursuit son intarissable désir d’excellence à travers les vins, les arts, la gastronomie et l’hôtellerie de prestige.

La Grande Maison de Bernard Magrez
10 rue Labottière, 33000 Bordeaux
T.+33(0)5 35 38 16 16
info@lgmbordeaux.com
http://www.lagrandemaison-bordeaux.com/fr/hotel-luxe-bordeaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelle BMW 530 d, un grand cru qui bonifie

Nouvelle BMW 530 TD de 265 ch

Pour la septième génération depuis 1972, ce modèle à succès bat des records de puissance et d’économie de carburant, en attendant l’arrivée prochaine de la version hybride rechargeable.

Avec l’âge, on a toujours tendance à prendre de l’embonpoint et à perdre de l’énergie. Pas la nouvelle BMW Série 5 après avoir subi un régime minceur. Une cure de jouvence qui lui réussit fort bien. Sacré chemin parcouru pour celle qui s’est vendue à près de 8 millions d’exemplaires depuis 1972. Le deuxième modèle le plus demandé de la marque après la Série 3. Mieux valait donc ne pas décevoir les aficionados de cette berline grande routière qui sait aussi se montrer sportive. Et même en diesel sur la BMW 530 d. Car malgré le “mazout bashing” cher à la mairesse de Paris, BMW lui fait un joli pied de nez avec un nouveau six cylindres 3 litres turbo qui ne consomme que 4,5 l en moyenne, soit 12 % de moins que sur la précédente, ne dégage que 118 g de CO2 (-13%), et s’octroie, malgré une puissance en hausse à 265 ch, un bonus-malus de zéro euro !

Une BMW 530 d super aérodynamique

Un record dans sa catégorie. Mieux que des versions à essence, de puissance égale, qui polluent plus que ce diesel équipé d’un filtre à particules et d’un piège à NOx, les oxydes d’azote….allez comprendre ! La clé de ce paradoxe tient en deux chiffres : 100 et 0,22. Cent, pour les kilos en moins sur la balance grâce à des soubassements en magnésium, des ouvrants, plus un toit, en aluminium. Et un coefficient de pénétration dans l’air de 0,22 seulement qui réduit sérieusement sa résistance à l’avancement, et donc sa consommation en carburant.Nouvelle BMW 530 TD de 265 ch

D’où une autonomie théorique appréciable jusqu’à 1400 km. Les aérodynamiciens de BMW ont mis tout leur savoir faire dans cette voiture aux lignes fluides qui utilise une partie de la panoplie apparue sur la Série 7.

1/ Une grille de calandre dont les volets se ferment automatiquement en roulant pour rendre l’avant de la voiture plus aérodynamique, sauf quand le moteur a besoin d’un peu d’air frais.

2/Des petites jantes de 17 pouces de diamètre qui permettent de monter des pneus plus haut et plus étroits que les tailles basses dont la largeur accentue au contraire la résistance à l’air. Ce qui prouve bien que cette mode purement esthétique des grandes jantes de 20 pouces avec des pneus à faible hauteur de caoutchouc et d’air amortissant est un non sens, aussi bien en terme de confort que d’écologie. Car le gain en CO2 entre grandes ou petites jantes est de 10 grammes.

3/ Le système “Air curtain” : l’air entre par une bouche d’aération verticale à chaque extrémités de la calandre, et arrive sous forme d’un rideau d’air sur les bords extérieurs des roues avant pour les isoler des turbulences de la rotation de la jante (tout en refroidissant les disques de freins) avant de ressortir par une ouïe d’évacuation devant la portière avant. Gain en C0 2 : 2 grammes, toujours bons à prendre. C’est qu’ à l’heure où la nouvelle tarification du bonus-malus depuis janvier se joue non plus par tranches, mais à l’unité, chaque gramme économisé est précieux !Nouvelle BMW 530 TD de 265 ch

Une voiture étant faite avant tout pour rouler, il est temps, après toutes ces considérations, d’appuyer sur le bouton “start”. Et d’apprécier 34 ans de progrès techniques depuis la Série 5 diesel 2,4 l de 115 ch en 1983, et la première BMW 530 d en 1998 qui “sortait” 184 ch et 225 km/h après un 0 à 100 km/h en 9,4 secondes (contre 5,7) . Aujourd’hui, quand les 265 chevaux s’ébrouent sous le capot, un doux feulement discret vous caresse les oreilles et les accélérations sont aussi fougueuses qu’onctueuses grâce à un puissant couple maxi augmenté de 10% à 620 Nm dès 2-2500 tours.

Confort avec amortissement piloté pour la BMW 530 d 

Le tout dans un confort de suspension qui avale la route en absorbant en souplesse les imperfections de la chaussée avec un amortissement variable piloté et un système anti-roulis électrique instantané. En plus, le moelleux des sièges massant en cuir accentue le bien être dans le luxueux cocon de cet habitacle à l’élégante finition impeccable made in BMW. Entre le silence à bord ou la tenue de route difficile à prendre en défaut avec sa direction active intégrale, cette grande routière rend les trajets très reposants. Et sécurisants : même en la “jetant” dans les virages les plus serrés, cette BMW 530 d ne bronche pas, vire à plat, et passe à des vitesses défiant la limite du décrochage. Une agilité étonnante pour une auto de ce gabarit.

Nouvelle BMW 530 TD de 265 ch
Le dossier peut se replier en trois parties pour augmenter la capacité du coffre .

 

 

 

 

Il faut dire que la BMW 530 d est bourrée de toutes les assistances électroniques possibles aujourd’hui pour lui éviter les sorties de route : anti franchissement de ligne avec replacement de la voiture dans la bonne trajectoire, anti collision avec freinage d’urgence, détection de voitures qui doublent dans l’angle mort, aides à la conduite, dans les embouteillages avec arrêt ou démarrage automatique, et anti contre sens (la voiture pile devant un sens interdit !), régulateur adaptatif en fonction des panneaux de limitation de vitesse lus par la caméra, etc…Plus une nouveauté qui arrivera en juillet : en effleurant simplement le clignotant, l’auto changera automatiquement de voie ! Grâce aux contrôles combinés, caméra stéréo, capteurs radars et ultra sons, par l’ordinateur.

La BMW 530 d donne un avant gout de voiture autonome

Un prélude à la voiture autonome pour cette Béhème qui sait déjà faire des créneaux, sortir et entrer, sans personne à bord, d’un box ou d’une place de parking trop étroits pour ouvrir les portières, grâce à une clé intelligente à télécommande, exclusivité BMW. Plus connectée que jamais, cette BMW 530 d vous relie à votre bureau avec un système de lecture vocale des mails, un interfaçage sur l’écran central avec votre Iphone et son carnet de rendez vous afin de vous donner l’heure de départ en fonction de la circulation routière pour ne pas être en retard, etc…Et gare à vous si vous avez des gestes d’énervement dans les embouteillages ! Ne soyez pas surpris : un moulinet de la main sous le rétroviseur, et hop, selon le sens, la radio s’allume ou s’éteint toute seule ! On n’arrête pas le progrès…P90237265_highRes_the-new-bmw-5-series

Moteur : 6 cylindres 3 l turbo à géométrie variable

Puissance : 265 ch

0 à 100 km/h : 5,7 sec

Vitesse maxi : 250 km/h

Consommation moyenne : de 4,5 à 6 l/100 km

CO2 : 118 g/km

Bonus-malus : 0 euro

Prix : à partir de 58 900 €

LES PLUS : Confort, tenue de route, brio du moteur, silence, coffre agrandi à 530 l,  taille de l’affichage tête haute couleur augmentée de 70%, espace plus profond pour les genoux à l’arrière, dossiers rabattables

LES MOINS : pas de roue de secours mais runflat, pas d’affichage avec la même commande de la consommation et de l’autonomie restante, correction automatique de la direction trop forte au volant, prix des options