4 CV Renault, une page d’Histoire de France

4 CV Renault, une page d'Histoire de France

Chistophe Diconne/ Domaine Diconne à Auxey-Duresses

Première voiture française à plus d’un million d’exemplaires, la 4 CV Renault a marqué des générations entières.  Comme symbole de la liberté retrouvée après la guerre, et de la familiale bon marché.

Comme beaucoup de Français en 1947 quand elle est sortie, Christophe Diconne a flashé sur une petite 4 CV Renault qui est devenue sa première voiture. « Je la trouvais sympa, mignonne et craquante avec ses formes arrondies. » Ce vigneron bourguignon sur Auxey-Duresses avait alors 22 ans, mais la 4CV beaucoup plus. Car ce coup de foudre à la lecture d’une petite annonce dans le journal local remonte à 1996. Et sa 4CV de 1958, alors dans un triste état après 43 ans d’existence et d’abandon, ne sera définitivement restaurée qu’en 2011 !

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Il ne fallait pas être trop grand pour accéder aux places arrières…

Mais son attachement à cette auto est un exemple révélateur de l’aura qu’a conservé cette voiture mythique dans l’histoire automobile française : l’avènement de la première voiture familiale bon marché, et l’incarnation de la Résistance française contre les Allemands qui avaient réquisitionné les usines Renault de Boulogne-Billancourt pendant la guerre pour y réparer chars et camions. En 1940, malgré cette occupation hostile et l’interdiction de relancer la fabrication de voitures, deux ingénieurs, Fernand Picard patron du bureau d’études et Edmond Serre directeur de la recherche, décident de concevoir dans la clandestinité une future petite Renault populaire.

Le premier prototype de la 4 CV en 1943.

Sans même en parler au grand patron Louis Renault obstinément ancré sur son idée que l’automobile reste un produit de luxe. Leur projet est plutôt périlleux à réaliser dans ce contexte. Et après avoir échappé à un bombardement anglais qui visait les usines Renault, le premier prototype en 2 portes commence à sortir de nuit en janvier 1943  pour des essais dans le bois de Meudon tout proche. Jusqu’au jour où le prince von Urach, ingénieur chez Daimler-Benz nommé directeur de Renault sous l’occupation convoque un des conjurés, Fernand Picard, à la suite de lettres de dénonciation.

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Un festival de courbes et de galbes qui donnaient de l’élégance à cette petite auto.

Subodorant  qu’un projet se trame à son insu, il l’interroge sur un étrange engin peint en vert que l’on a vu passer à plusieurs reprises dans les environs. Picard dément catégoriquement, suspend les essais pendant une quinzaine de jours avant de continuer les tests avec une voiture repeinte en noir. Et le très francophile prince von Urach avouera après la guerre s’être contenté de jeter ces lettres à la corbeille… A la Libération, Louis Renault est emprisonné pour collaboration, et son successeur, le résistant Pierre Lefaucheux ingénieur des chemins de fer s’enthousiasme pour ce projet de 4CV que l’équipe des clandestins peut enfin présenter au grand jour.

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Les passagers arrières étaient assis dos au moteur, avec chaleur et vibrations en prime.

Un troisième prototype est alors lancé. Mais, à la demande de Lefaucheux qui mesure 1,87 m, dans une version 4 portes plus accessible aux places arrières, qui voit le jour en novembre 1945. Légère avec seulement 610 kg, son petit 4 cylindres 760 cm3 de 17 ch (747 cm3 et 21ch par la suite) en porte à faux arrière l’emmènera vaillamment jusqu’à 110 km/h.  Le nouveau patron de la Régie Renault nationalisée se bat pour pouvoir la produire à la chaine à bas prix malgré les restrictions imposées en cette période de pénurie par le gouvernement qui veut cantonner Renault à la production de camions et à celle de sa Juvaquatre d’avant guerre.

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Le tableau de bord de 1958 reprenait des éléments de celui de la Dauphine sortie en 1955.

A sa présentation officielle au salon de l’auto de Paris d’octobre 1946, la petite Renault familiale est la seule nouveauté par rapport aux autres voitures qui sont encore des modèles d’avant guerre. Et elle fait l’effet d’une bombe. Par sa taille et son prix : « 4 chevaux, 4 portes, 440 000 francs » est son slogan de lancement. Les affiches du célèbre publicitaire Savignac proclament que « La Renault 4 cv remet la France sur 4 roues ! » Rançon du succès, la 4 CV accumule les sobriquets : « la 4 pattes » ou « la motte de beurre » pour sa forme arrondie, et aussi sa couleur jaune sable due à l’utilisation des stocks de peinture de l’Afrika Korps de Rommel récupérés au titre des dommages de guerre !

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Les volant de la marque Quillery fabriqués à Paris arboraient les armoiries de la capitale.

La production des 4CV ne démarrera dans l’usine de Boulogne-Billancourt qu’à l’été 1947 en raison des destructions durant la guerre et des délais nécessaires à la réparation des machines. L’objectif de 700 voitures par jour sera -t-il techniquement possible ? Une nécessité pour que le projet soit rentable, et à permette au nouveau patron de Renault  Pierre Lefaucheux de tenir son engagement lors du lancement de la voiture au salon.

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A ses débuts la face avant de la 4CV était pourvus de 6 fines moustaches au lieu de 3.

« Il faut que disparaisse cette notion vraiment périmée de l’automobile objet de luxe restant l’apanage des privilégiés de la fortune et augmenter le bien être général en mettant l’automobile à la portée du plus grand nombre» avait il proclamé. Mission accomplie : symbole de la voiture familiale bon marché de l’après guerre, la 4CV deviendra l’auto la plus vendue en France jusqu’en 1961 avec 1, 105 547 exemplaires. 15 000 4CV seront exportées aux Etats-Unis. Et à partir de 1953, la petite française sera même fabriquée au Japon sous licence par Hino. Quarante ans avant que Renault ne revienne y racheter Nissan…

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l’air

La nouvelle Clio change tout sans en avoir l'airHéritière de la 4CV en tant que voiture la plus vendue en France,  la Renault Clio de la cinquième génération depuis 30ans débarque. Et compte bien conserver son leadership face à son éternelle rivale la 208 qui arrive sur les routes en octobre prochain dans sa nouvelle version radicalement différente. Ce qui n’est pas le cas de cette nouvelle Clio V . La petite dernière de Renault ressemble beaucoup à la précédente. Mais à l’intérieur et sous la carrosserie tout a changé. Avec une réelle montée en gamme de la qualité et quelques bonnes surprises…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                    MON VIN PRÉFÉRÉ

Son très floral Premier cru les Duresses est issu des vignes plantées en 1927 par son arrière grand-père. Et quand il déguste son inoubliable et extraordinaire rouge Premier cru, les Bretterins 2016 (16 €) intensément fruité avec de puissant arômes de griotte sur une allonge toute en en finesse, Christophe Diconne a une pensée émue pour la vigne de son grand-père maternel. Ajoutez y une parcelle de Meursault plantée en 1924, plus une petite parcelle de Pommard rachetée en 1999, et sur 10 ha vous avez le trésor patiemment assemblé chez les Diconne depuis trois générations.

                                                         PROFITEZ EN POUR VISITER

*Beaune, ses vieilles halles médiévales où ont lieu chaque année les fameuses ventes aux enchères à la bougie des vins des Hospices de Beaune, son Hôtel Dieu, fondé en 1443, merveille de l’art burgondo-flamand et sa grande salle des malades de 72 m de long avec l’enfilade des lits à colonne et la magnifique voute de bois en carène de navire renversée , le musée du vin de Bourgogne dans l’ancien Hôtel XV ème des ducs de Bourgogne.

Cour des Hospices de Beaune-Photo François Vauban
Cour des Hospices de Beaune-Photo François Vauban

*Nuit St Georges, la capitale de la Côte à laquelle elle a donné son nom, son église romane St Symphorien et sa rare cage d’escalier tournant du XVI ème dans un étonnnant cylindre ajouré en bois, le beffroi de l’Hotel de ville et l’hopital St Laurent du XVII ème.

* La verdoyante route panoramique entre Nuit-St Georges, Bruant, plongeant ensuite sur Bouilland et ses cirques rocheux aux collines boisées

*Le fameux château du Clos de Vougeot, son grand cellier du XII ème où ont lieu les cérémonies de la Confrérie du Tastevin, ses quatre énormes pressoirs du moyen age, le dortoir des moines et sa spectaculaire charpente.

Cérémonie du taste vin dans la salle du pressoir du Clos Vougeot
Cérémonie de la Confrérie du Taste vin dans la salle du grand pressoir au Clos Vougeot

*Un bijou méconnu niché dans un écrin de verdure au fond d’un vallon éloigné de tout, mais qui vaut le détour : le Château de Soussey-sur-Brionne, non loin de Pouilly en Auxois, réserve une belle surprise avec son corps de logis Renaissance, sa tour pigeonnier, et son exceptionnel donjon du XIIIème sur trois étages en voutes gothiques sur un pilier central où décors et personnages vous plongent dans la vie des seigneurs du Moyen-Age. Visites guidées du 1er juillet au 18 août et du 1er au 15 septembre. Tel : 06 80 14 56 02

Le château de Soussey-sur-Brionne et son donjon du XIIIème.
Le château de Soussey-sur-Brionne et son donjon du XIIIème.

*Dijon, le Palais des ducs de Bourgogne et ses tours de Bar et de Philippe-le-Bon d’où on découvre une belle vue sur la ville jusqu’aux premier contrefort sdu Jura, les vieilles rues et la place François Rude aux maisons à pans de bois du XV ème, le musée du folklore bourguignon avec ses scènes reconstituées dans le cloître du monastère des Bernardines, l’Hotel de Vogüé du XVII ème et son toit en tuiles vernissées, le musée Amora créé par le principal fabricant de moutarde de Dijon.

Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe-le-bon (Photo Alain Doire)
Le palais ducal de Dijon et la Tour de Philippe Le Bon(Photo Alain Doire)

*Le château de Savigny les Beaune avec sa collection d’Abarth de course, de voitures de pompiers et ses 90 avions de chasse dans le parc transformé en base aérienne.

* Le vieux bourg fortifié de *Chateauneuf avec ses rues étroites du XIV ème, ses places, ses remparts, et son chateau surplombant les vallées alentours qui commandait la route entre Dijon et Autun et le canal de Bourgogne qui passe au pied.

*Le château de Gevrey-Chambertin et ses tours carrées forteresses bâties au X ème siècle, aujourd’hui propriété du Chinois qui dirige les casinos de Macao.

L'escadrille d'avions de chasse du château de Savigny -lès- Beaune (Joly)
L’escadrille d’avions de chasse du château de Savigny -lès- Beaune (Joly)

 


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                                         POUR UNE ÉTAPE UN CHOIX S’IMPOSE

Situé en Côte d’Or, Le Château de Cîteaux – La Cueillette se dresse au cœur de Meursault, l’un des plus beaux villages vignerons de la Côte de Beaune, cerné par les prestigieux vignobles de Bourgogne à la renommée internationale, dont une parcelle d’un hectare s’étend jusqu’aux pieds du Château. Construit au 19ème siècle par un négociant en vin, le château s’élève au-dessus de caves cisterciennes du 11ème siècle, propriété de la célèbre Abbaye de Cîteaux, qui a donné son nom au château…

Ses deux atouts majeurs : un spa unique et des caves millénaires 

L’actuel propriétaire, Jean Garnier, médecin spécialisé dans le bien-être, propose avec La Cueillette bien plus qu’un luxueux hôtel restaurant. Il a en effet bousculé les codes avec son concept très novateur du Spa de Fruitithérapie®. ‘’Unique en France, le vaste espace de 500 m² propose jacuzzi, sauna, hammam, solarium et salle de détente… mais surtout des soins, massages, enveloppements, gommages ou masques à base des petits fruits rouges de Bourgogne dont le cassis, aux multiples vertus pour la santé, vitamines, agents anti-âge, oligoéléments et antioxydants, précise Karine Opasinski, Responsable des Séjours Groupes. ‘’L’autre ‘’plus’’ du château, poursuit-elle, ce sont ses magnifiques caves voutées privatisables, de quoi surprendre vos convives avec des cocktails, dégustations et soirées œnologiques…ou sur demande, présentations des grands crus de Bourgogne par leurs producteurs, dans un cadre d’exception’’ !

Un hôtel**** pour des séjours détente et / ou professionnels

Les 19 chambres déclinées en 4 catégories, Classique, Supérieure, Deluxe avec terrasse privative et 2 junior Suites, ont été entièrement rénovées dans un style épuré très contemporain : spacieuses, entre 25 et 40 m², claires et lumineuses, elles offrent les prestations d’un 4 étoiles et tranchent avec le côté très 19ème siècle des autres parties du château. Le restaurant gastronomique, jusqu’à 30 couverts, accueille vos diners dans la belle salle restaurée avec dorures, boiseries, lustres et tapisseries, et propose une cuisine traditionnelle française de haut vol, élaborée à base de produits frais locaux et évolutive au fil des saisons. Au ‘’Potager’’, bistrot également privatisable pour une vingtaine de personnes et installé dans les anciennes cuisines du château avec cheminée d’époque, est servie une excellente cuisine bistronomique à base de produits du terroir, dans une ambiance cosy et feutrée.

Partez à la découverte des vignobles alentours et des prestigieux villages de Volnay, Puligny-Montrachet ou Pommard en vélo, en quad, en 2 CV, en trottinette électrique, ou même en montgolfière et en ULM. Les célèbres Hospices de Beaune sont à 8 km à peine, Dijon à moins d’une heure…et bien sûr les incontournables caves de la Route des Vins !

Pour plus d’informations :

www.lacueillette.com

contact@lacueillette.com

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