Maserati Ghibli , une diva dévoreuse de bitume

Maserati Ghibli, une diva dévoreuse de bitume

La Ghibli mérite bien son nom de vent venu d’Egypte : elle décoiffe, avec ses 430 chevaux sous le capot ! Et une musique aux crescendo vertigineux qui vous emmène dans un concerto à l’italienne époustouflant.

Un vent de renouveau a soufflé sur Maserati en propulsant ses ventes à des niveaux jamais atteints. Plus de 50 000 voitures en 2017. Et encore une belle année 2018 malgré un tassement général sur son premier marché, la Chine qui était passé devant les Etats-Unis. Ce vent porte le nom du zef qui soulève le sable du désert égyptien, le Ghibli. Un clin d’œil à l’histoire de la marque au trident qui avait ainsi baptisé son splendide coupé des années 60. Mais cette fois avec 4 portes. Cette « petite » berline d’entrée de gamme (de 4,97m tout de même !) a sauvé la marque à sa sortie en 2013 avec des ventes qui ont été multipliées par 8 en 5 ans.

Maserati Ghibli, une diva dévoreuse de bitume
Une sportive familiale avec un coffre de 500 l.

Et pour se maintenir en forme, la Ghibli s’est offert un restylage encore plus acéré et 20 ch supplémentaires. Renforçant ainsi son image de voiture plaisir avec des sensations de pilotage devenues rares dans les autos aseptisées d’aujourd’hui. Et une position de conduite idéale avec les réglages électriques des sièges, du volant, et même du pédalier ! Déjà, en tournant au tour de cette belle italienne sensuelle par ses galbes, on ne peut  que tomber sous le charme de la force que dégage sa calandre carnassière béante, frappée du trident, et prête à dévorer le bitume.

Maserati Ghibli, une diva dévoreuse de bitume
Une planche de bord sobre et classique avec commandes mixtes, traditionnelles ou sur écran.

Puis en montant à bord, surgit le plaisir de se retrouver devant une planche de bord garnie de cuir et de bois dans le droit fil de la tradition sport et élégance des Maserati. Avec une finition, à la fois luxueuse (chromes, carbone, soie Zegna…) et moderne. Sans pour autant céder à la mode du tout écran digital tactile (doublé ici par des commandes classiques et plus directes) où l’on se sent davantage dans un ordinateur que dans une auto. Bref, Maserati n’a pas sacrifié ses gènes à la modernité uniformisée des voitures actuelles. Car dès la pression sur le bouton START ENGINE, le réveil des 430 chevaux sous le capot de la Ghibli S est déjà un régal de décibels digne d’un concert grandiose à la Scala de Milan !

Maserati Ghibli, une diva dévoreuse de bitume
Un V6 made in Ferrari à la musique envoutante.

Avec une tonalité rauque à bas régime qui devient tonitruante quand l’orchestre se déchaine. Pas pour rien que ce V6 3l biturbo est issu de Ferrari, propriétaire de Maserati avec Fiat depuis 1993. Heureusement, l’insonorisation de l’habitacle rend ces vocalises tout à fait supportables et plaisantes. Grâce au parfait équilibre de son chassis à 50-50 entre l’avant et l‘arrière, cette Ghibli est très saine de comportement. Et pour peu qu’elle soit en version 4 roues motrices SQ4, sa tenue de route défie alors l’entendement avec un pilotage pourtant accessible à tout le monde.

Maserati Ghibli, une diva dévoreuse de bitume
Deux places confortables à l’arrière avec cuir et tissu en soie Zegna.

Pendant la conduite, un algorithme sophistiqué spécialement développé par Maserati est capable de surveiller la vitesse des roues et leur adhérence au freinage, l’angle de direction, la puissance, la vitesse. En traitant toutes ces données, le système de traction intégrale de la SQ 4 peut optimiser un profil de grip spécifique à chaque roue,  pour s’adapter en permanence à toutes les conditions de la route, et assurer un équilibre entre plaisir de conduire et sécurité.

Maserati Ghibli, une diva dévoreuse de bitume
Le classicisme n’empêche pas la high tech avec vision périphérique de la voiture.

D’autant que sur cette nouvelle version, la direction électrique donne un toucher de route plus précis encore. Et sans intrusion déstabilisante sur la conduite comme dans certaines allemandes, de nouvelles aides à la conduite (anti franchissement de ligne, maintien de trajectoire y compris en virage, régulation de la distance avec la voiture précédente jusqu’à 145 km/h, reconnaissance des panneaux avec alerte en cas de dépassement de la vitesse) permettent de profiter en toute tranquillité des 430 chevaux  qui ne demandent qu’à galoper.

Maserati Ghibli, une diva dévoreuse de bitume
Une berline sport au profil de fauve prêt à bondir.

Une belle alternative aux Mercedes, Audi et BMW qui règnent en maitre sur ce créneau haut de gamme. Avec ici un dépaysement au parfum néo-rétro plus jouissif, ce supplément d’âme des voitures d’exception qu’on ne retrouve pas ailleurs. Et contrairement à la Ghibli 2 places des sixties, un plaisir qui se partage à plusieurs en donnant bonne conscience au père de famille ! Avec deux passagers en plus à l’arrière qui peuvent profiter confortablement de ce sublime concerto italien à 4 roues.

Maserati Ghibli, une diva dévoreuse de bitume

 

Cylindrée : 3l V6 bi-turbo

Puissance :  430 ch/33 cv

Couple maxi : 580 Nm de 2250 à 4000 trs/min

0 à 100 km/h : 4,7 sec

Vitesse max : 286 km/h

Capacité du coffre : 500 l

Consommation : 11 l /100 km

Co2 : 275 gr/km

Malus : 10 500 €

Prix : 88 400 €

LES PLUS : ligne à couper le souffle, puissance, vivacité, tenue de route, capacité du coffre,bande son du moteur et de la chaine Bowers&Wilkins aux 15 hauts parleurs

LES MOINS : pas d’affichage tête haute ni roue de secours, ajustements perfectibles, espace des jambes à l’arrière,