Le grand retour de l’Alfa Romeo Giulia

Alfa Romeo Giulia

Depuis la Giulietta en 2010, la marque italienne n’avait plus lancé de nouveau modèle grand public. Le retard est rattrapé avec sa grande soeur, l’Alfa Romeo Giulia qui frappe très fort dans le haut de gamme avec le titre de « Plus belle voiture de l’année » !

 

Enfin ! Alfa Romeo revient avec une première vraie nouveauté grand public depuis six ans, la Giulia. D’entrée de jeu, l’italienne, joliment dessinée, dame le pion à ses rivales teutonnes BMW serie 3 ou Audi A4 avec de meilleures prestations, et pour 3000 euros de moins en moyenne. A l’avant, son look est immédiatement reconnaissable avec les codes génétiques de la marque que sont la calandre et son fameux logo. En revanche, son arrière galbé, massif , et bien campé est plus difficilement identifiable, voire un peu BMW. Et cette poupe trappue doublée d’un toit plus bas que les berlines habituelles donne à la ligne très aérodynamique de la Giulia (Cx de 0,25) un air de coupé sport à quatre portes prêt à bondir sur ses roues arrières. Car Alfa abandonne ici la traction avant pour revenir à des sensations plus dynamiques.GIULIA (17)

Et même dans cette première version diesel de 180 ch, en attendant l’arrivée imminente du 2l essence de 200 ch, puis de la 3 l V6 de 510 ch, l’Alfa Romeo Giulia 2,2 D a du punch à revendre. Ce nouveau moteur 2,2 l en aluminium est nerveux avec son turbo à géométrie variable doublé d’un actionneur électrique qui donne immédiatement de la puissance. Mais seul bémol, il se montre plutôt sonore. En revanche, le chassis remarquablement équilibré à 50 -50 avant-arrière est redoutable, et son efficacité est renforcée par une suspension multibras en aluminium, ferme mais avec un zeste de souplesse en amortissement, qui absorbe mieux les irrégularités de la route, et met la Giulia un cran au dessus des rudes allemandes en confort. Ajoutez y la direction très précise avec un angle de braquage de 11,5° contre 15 en moyenne, et la Giulia enchaine imperturbablement les virages avec virtuosité.

LA GIULIA AFFICHE IOO KG DE MOINS QU’UNE BMW

Grâce aussi à un autre atout : sa légèreté (1374 kg) avec 100 kg de moins qu’une BM ou une Audi équivalente, par ses pièces de carrosserie en aluminium, son arbre de transmission en carbone deux fois moins lourd. De nuit, l’italienne a une vue perçante en hausse de 200 % par rapport aux phares halogènes avec ses feux bi-Xenon de 35 w qui permettent de distinguer un obstacle une seconde plus tôt, soit l’équivalent de 28m à 50 km/h.

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Un arrière qui ressemble à une BMW Série 3

Pour tempérer ses ardeurs, l’Alfa Romeo Giulia est dotée d’un système de freinage exclusif Alfa réglant une pression maxi (sans les à-coups des ABS dans la pédale de frein qui incite paradoxalement à lever le pied) et réduit de 5 m la distance d’arrêt. Au niveau sécurité, l’alerte sonore au franchissement de ligne, à la détection d’obstacles voiture ou piéton, et le freinage automatique anti collision sont censés éviter les écarts de conduite. Bien que des erreurs d’ergonomie visuelle d’affichage au tableau de bord aillent en sens contraire en obligeant le conducteur à quitter la route des yeux.

UNE ERGONOMIE VISUELLE DU TABLEAU DE BORD PERFECTIBLE

Il en va ainsi du judicieux rappel de panneau de limitation de vitesse variable selon les endroits et qui vire au rouge en cas de dépassement. Il est malheureusement illisible, en tout petit , et affiché au bas de l’écran central au lieu de figurer entre les deux compteurs à côté de l’indication en numérique de la vitesse où on lit en revanche la station de radio et la température extérieure, des informations moins indispensables à la conduite ! Quant à la consommation moyenne ou instantanée, son affichage n’est pas non plus d’une clarté flagrante. Et alors que le volant est équipé de commandes bien visibles dont le régulateur de vitesse adaptatif, il faut aller chercher le limiteur de vitesse dans l’ordinateur de bord et le régler au prix de trois maneuvres plutôt risquées en roulant…Petits détails regrettables, car pour le reste, la planche de bord, en bicolore havane et noir, est originale dans son dessin, de bon goût et à la finition digne d’une berline haut de gamme à laquelle cette Alfa Romeo Giulia 2,2 D peut prétendre.

 

Cylindrée : 4 cyl 2,2 l turbo

Puissance : 180 ch

0 à 100 km/h : 7,1 sec

Vitesse maxi : 230 km/h

Consommation : de 4,2 à 6,2 l/ 100 km

Co2 : 109 g/km

Malus : 0 €

Prix : à partir de de 41 200 €

LES PLUS : tenue de route, confort, places arrières spacieuses, coffre de 480 l,

LES MOINS : niveau sonore, ergonomie visuelle du tableau de bord, absence de roue de secours