Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune

Dans ce haut lieu du vignoble jurassien, ce bolide de 1980 coule des jours tranquilles après une existence mouvementée dans l’histoire de la marque au petit cheval cabré et celle de son boss Enzo Ferrari.

Chateau d’Arlay, Alain de Laguiche

Furieux ! Ce jour-là de 1973, les murs tremblent dans son bureau de Maranello : Enzo Ferrari, bien connu pour son caractère rugueux, jure en tempêtant qu’on ne l’y reprendra pas deux fois. Plus jamais !  C’est la première, et la dernière fois qu’il aura confié la réalisation d’une de ses voitures à un autre designer que son styliste fétiche Sergio Pininfarina. Car on s’est payé sa tête ! L’objet de son courroux s’appelle Nuncio Bertone, l’autre grand carrossier de Turin qui lui avait créé cette Dino GT 4 plutôt bien réussie au demeurant.

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune
Un arrière taillé à la serpe dans le style Bertone des années 70.

Mais quelques mois après son lancement en cette année 1973, stupeur ! Le Commendatore vient de découvrir aujourd’hui que la nouvelle Lamborghini Urraco mise en vente ressemble bougrement à SA Dino …Quoi ! Crime de lèse majesté au seigneur de Maranello :  ce roublard de Bertone lui a en fait « refilé » le dessin du premier prototype de l’Urraco qui avait été retoqué en 1970 par Ferruccio Lamborghini ! Son rival de toujours ! Ce rustre ! Ce fabricant de tracteurs qui, lassé des pannes sur ses Ferrari, avait osé le défier en lançant sa propre marque de voitures de sport en 1963. De ce jour, Enzo Ferrari, bafoué dans son orgueil, n’adressera plus jamais la parole à Bertone.

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune
Une 4 places à la sellerie cuir aussi stylisée que confortable.

Et voilà comment cette Dino GT 4 est la seule qui détone dans la galerie de toutes les Ferrari signées Pininfarina. Et c’est pour cette raison qu’elle figure aujourd’hui dans le garage d’un vigneron jurassien, amusé par l’histoire, et séduit par sa ligne originale qui ne ressemble pas aux autres Ferrari, et pour cause ! Il faut dire qu’Alain de Laguiche, descendant d’une famille où s’est transmis depuis le XIème siècle le plus vieux vignoble de France réputé pour son fameux vin jaune, est aussi un original dans son genre. «Oui, c’est vrai j’ai un faible pour les italiennes, reconnaît il en plaisantant sous le regard entendu de son épouse Anne. Ça a commencé tout jeune par mon admiration pour la Lancia Fulvia 1969 de ma grand-mère. »

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune
Une ligne plongeante vers l’avant au style très épurée grâce à l’absence de phares apparents.

A sa mort, la famille lui légua donc tout naturellement au début des années 90 ce joli coupé qu’il continue de bichonner précieusement. Et cette passion s’est développé avec d’autres autos transalpines, jusqu’à créer en 2002 le plus grand rassemblement d’italiennes en France dans l’enceinte du château d’Arlay, le temps d’une journée, la Giornata en italien. Tel est le nom qu’il a donné à cette concentration en mai de 400 voitures venues de tous les coins de l’Hexagone, Alfa Romeo, Lancia, Abarth, Fiat, et bien sûr Ferrari… dont la sienne depuis 2006 où il a concrétisé son rêve.

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune
Heureusement pour la ligne que les phares télescopiques étaient refermés en plein jour !

« Quand j’ai acheté cette version de 1980, la Dino 308 GT 4 n’intéressait personne car ça n’était pas une « vraie », une Pininfarina. Et du coup, elle ne valait pas plus chère qu’une Mégane Renault neuve ! Bonne pioche. Depuis, sa cote a bien grimpé…Car les collectionneurs ont fini par découvrir les vertus de cette belle auto taillée à la serpe qui succédait à la fameuse première Dino V6 246 GT (1969-1974) . Tout en gardant le même chassis et un moteur en position arrière centrale, Bertone avait réussi le prodige de rajouter deux passagers à l’arrière. D’où son nom de Dino 308 (pour 3 litres V8) GT 4 (pour 4 places).

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune
Interrupteurs, cadrans multiples, curseurs de température, grille des vitesses, bienvenue à bord.

Une auto gentiment joueuse dans le rugissement de ses 255 chevaux qui emmenaient ce vrai karting à 250 km/h après un 0 à 100 km/h en 7 secondes. Un joli score pour l’époque alors qu’aujourd’hui une 208 GTI fait aussi bien… Mais pour le plaisir à bord, la Dino en offre beaucoup plus par sa bande son, son habitacle tapissé se cuir, sa position de conduite, son panorama sur un tableau de bord très stylé sport, sa mythique grille chromé de levier de vitesses, ou sa superbe sellerie aux 4 places. Et si elle fut un peu méprisée dans son histoire, cette Dino 308 GT 4 n’en aura pas moins été vendue à 2826 exemplaires durant son existence de 1973 à 1980.

Une Ferrari Dino 308 GT 4 au vin jaune

 

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Ferrari 812 Superfast, et superbellissima Jamais Ferrari n’avait sorti une voiture aussi puissante et rapide avec 800 chevaux sous ce magnifique capot interminable. Elle a a du coffre avec son V12 de 6,5 l. Et cette diva du bitume offre un concert inoubliable avec des envolées lyriques aussi époustouflantes que ses accélérations : un 0 à 200 km/h en seulement 7,9 secondes ! Pour parvenir à de telles performances, dignes de la Formule 1, les sorciers de Maranello ont déployé des trésors d’imagination en mécanique et en aérodynamique. D’où un profil très sculptural pour faciliter les écoulements d’air et plaquer la voiture au sol…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                   Mes vins préférés

 Ici dans les caves du château d’Arlay, le vin vieillit plus longtemps qu’ailleurs dans le Jura, « pour que mes bouteilles de très longue garde, de 50 à 80 ans, expriment au maximum la complexité aromatique de notre terroir exposé plein sud » explique Alain de Laguiche. Le fameux vin jaune ne voit ainsi le jour qu’après 7 ans d’élevage sous voile en barrique sans ouillage, un nectar qui fait office de vitrine du savoir faire Jurassien en France et à l’étranger où le château exporte 46 % de sa production. Le domaine de 25 ha cultivé à 80% en bio garde encore en partie de vieilles vignes à faibles rendement plantées entre 1953 et 1974 . Alain de Laguiche, aux manettes depuis 1990, met un point d’honneur à perpétuer la tradition des vins d’autrefois avec des assemblages dés la vendange et non à partir de vins vinifiés séparément, des élevages en vieux futs, ni collage ni filtration, et des étiquettes inchangées depuis 1917 !

-Vin Jaune 2008, fleuron du domaine, ce « grand cru du Jura » au nez puissant exhale ses aromes de savagnin à la riche palette entre noix séchée, noisette, champignons des bois, truffe sur un délicat bouquet fruité (45 €)

-Vin Blanc Tradition 2012, un assemblage 70% chardonnay qui garde une belle typicité jurassienne procurée par ses 30% de savagnin aux notes de noisettes sur une finale un peu saline (16,50 €)

-Vin Rouge Pinot Noir 2011, élevé en vieux foudres pour assouplir ses tanins, ce rouge légèrement épicé développe des aromes de cassis et de griotte sur une fine trame minérale (14 €)

 

                                                          Profitez en pour visiter…

– Les vestiges de la forteresse médiévale d’Arlay et le château rebâti au XVIII ème sur les caves d’un ancien couvent, avec ses salons et chambres meublés et son originale bibliothèque à la cheminée dissimulée derrière des livres postiches.

Le village de l’Etoile, pittoresque bourgade qui a donné son nom à l’un des plus réputé vin du Jura qui doit son nom aux fossiles en formes d’étoiles trouvés sur son terroir. Joli point de vue du haut de la colline où se trouve le vignoble de Philippe Vandelle qui vaut le détour pour une dégustation.

La bibliothèque du château d’Arlay et sa cheminée camouflée derrière les livres/

La reculée du cirque de Baume, à voir depuis le belvédère de Crançot, juste à côté de l’hôtel-restaurant Le Belvédère à l’excellent menu local à déguster sous les grands arbres de sa terrasse délicieusement ombragée en été. Un autre point de vue complètement différent vaut la peine depuis Granges-sur-Baume où l’on plonge sur l’abbaye en contrebas qui vous invite à y descendre…

Abbaye de Baume-les-Messieurs, fondée au VI ème siècle, on y rentre par un passage vouté, sous l’ancienne hôtellerie et le donjon, qui débouche sur la façade de l’église romane où la nef du XIIème est dallée de pierres tombales. Après l’ancien cloitre qui a conservé sa fontaine centrale, une autre cour donne accès aux anciens logements des chanoines.

La reculée de Baume-les-Messieurs depuis Crançot et l’abbaye dans le fond.

Grottes de Baume, un fantastique voyage dans les tréfonds de la reculée à travers les salles souterraines et leurs forêts de stalactites. A voir aussi à l’extérieur les encorbellements de la cascade des tufs.

Poligny, capitale du gruyère de Comté à l’entrée de la reculée de Vaux, son Hôtel Dieu du XVII ème avec son cloitre, sa pharmacie et ses pots en faïence, sa cuisine voutée et son réfectoire. Autres curiosités : le couvent des Clarisses fondé en 1415, la collégiale St hippolyte du XV ème et ses magnifiques statues bourguignonnes, la Grande-Rue bordée d’hôtels particuliers, l’église romane de Mouthier-Viellard et son retable en albâtre du XV ème

La pompe à balancier des salines de Salins-les bains. (club-Photo-Espace 110-ILLZACH)

Salins-les-Bains, la descente dans les galeries voutées des salines et l’énorme roue hydraulique en bois de la pompe à balancier qui remontait les eaux salées laisse un souvenir inoubliable. A voir aussi, un des plus beaux exemples du gothique bourguignon cistercien du XIII ème, l’église St Anatoile.

Arc-et-Senans, la grandiose saline royale en demi cerce de 235 m de diamètre dessinée au XVIII ème par le grand architecte Ledoux qui avait imaginé une ville circulaire où était exploité les eaux saumâtres de Salins amenées jusque là par des conduites en bois sur une trentaine de kilomètres.

Le village de Château-Chalon au dessus de son célèbre vignoble.

Château-Chalon, ce vieux village pittoresque perché sur un escarpement rocheux au dessus de son fameux vignoble en pente offre un panorama splendide sur la plaine jurassienne.

Le château du Pin, son imposant donjon carré du XV ème domine la campagne environnante.

 –  Arbois, son vin, sa maison de Pasteur, son Hôtel de ville  et ses caves du XVème, le château Pécauld et son musée de la vigne et du vin, sa place de la Liberté aux maisons du XVIII ème à arcades et balcons en fer forgé, sans oublier à 4,5 km d’ici, la reculée des Planches et ses grottes aux chapelets de lacs souterrains et marmites géantes.
Les arcades de la rue du Commerce à Lons-le-Saunier.

Lons-le-Saunier, encore une ville qui doit son nom à l’exploitation jadis de sa saline. Sa rue du Commerce est pleine de charme avec son enfilade d’arcades du XVI ème qui débouche sur la place de la Liberté où la tour de l’Horloge marque l’emplacement des anciennes fortifications de la ville. Le musée dans l’Hôtel de ville vaut le détour pour ses tableaux de Breughel, Courbet ou ses statues de Falconet et Perraud. A voir aussi l’une des plus vieilles églises de Franche Comté, St Désiré du XIème, et  l’amusant musée de la Vache qui rit, Lons étant la ville natale du célèbre bovidé hilarant.

Montaigu, c’est dans ce joli vieux village perché sur un éperon rocheux au dessus de Lons que l’auteur de la Marseillaise, Rouget de l’Isle vécut sa jeunesse.  Alors que Lons-le-Saunier le revendique aussi, car sa mère y accoucha en descendant au marché de la ville !

L’Hôtel-Dieu et l’église Notre-Dame à Dole.

Dole, capitale de la Franche-Comté pendant des siècles, la ville resplendit de son histoire par ses monuments dans ses ruelles étroites et tortueuses bordées de jolies maisons à tourelles du XVème- XVIIIème aux cours intérieures avec escaliers couverts en bois ou en pierre. L’église Notre-Dame du XVI ème et son clocher carré de 75 m était le phare de la cité où un guetteur signalait jadis les incendies au porte voix. L’ancien Hôtel-Dieu Renaissance et sa splendide cour en galeries à colonnades, les collèges, les couvents et les hôtels particuliers aux cours à balustrades jalonnent la cité qui domine l’ancien quartier des tanneurs le long d’un canal. On peut y visiter la maison natale de Pasteur où son père, limogé de l’armée impériale après la chute de Napoléon, avait repris ce métier.

La ligne des Hirondelles, nom du train en partance de Dole au parcours pittoresque en forêts et montagnes qui emprunte sur 123 km 36 tunnels (dont certains au tracé en en fer à cheval !) et 18 gigantesques viaducs en courbes débouchant au dessus de Morez pour une impressionnante descente jusqu’à la gare de Saint Claude. Vues imprenables garanties. A voir, la cathédrale fortifiée et ses splendides stalles en bois sculpté.

Ferrari 488 GTB Spider, la diva qui décoiffe

Ferrari 488 GTB

Un moteur plus petit, mais avec 100 chevaux de plus ! Les sorciers de Maranello ont fait très fort sur cette Ferrari à la tenue de route qui défie les lois de la physique grâce à son incroyable aérodynamique.

ENGINE START ! Appuyez sur ce gros bouton rouge au centre du volant. Et soudain, un grondement de tonnerre éclate : en un éclair vous voila à 80 km/h…en première ! Deuxième : 110 km/h ! Troisième : 140 Km/h ! A 200 km/h, seulement 8,3 secondes se sont écoulées ! Et ainsi de suite jusqu’à la 7 ème, et sa vitesse maxi de 330 km/h à 8000 tours ! Ecrasé par ces accélérations foudroyantes au fond de votre siège baquet, la Ferrari 488 GTB Spider vous donne en supplément un concert de diva hallucinant dans les montées en régime. Mama miaaa…Qui a dit qu’avec un moteur turbo, à la place d’un V8 atmosphérique, cette nouvelle Ferrari avait perdu son âme ? Ferrari 488 GTBLes sorciers de Maranello ont réussi un tour de magie. Se pliant aux impératifs des normes anti-pollution de Bruxelles, ils sont passés du V8 4,5 l de la 458 Italia à un V8 de 3,9 l pour réduire la consommation et donc les emissions de CO2. Résultat : allez comprendre, la 488 GTB Spider gagne 100 chevaux de plus ! Et se transforme en catapulte. Grâce à l’adjonction de 2 turbos aux ailettes ultra légères en alliage titane-alumium montées sur roulements à bille pour réduire les frictions et maximiser le temps de réponse. D’où des accélérations quasi instantanées, tout en variant la pression des turbos en première et seconde pour éviter les risques de patinage. Et avec la nouvelle boite robotisée à double embrayage, les 7 rapports passent sans qu’on s’en rende compte à chaque fois en 30 milliseconde !

Ferrari 488 GTB
Sans lâcher le volant, les commandes de klaxon, phares, clignotants, tombent sous les doigts.

Un gain en rapidité d’exécution de 30% en accélération et de 40% en rétrogradage. Heureusement à ces vitesses sidérantes où le moindre faux mouvement vous enverrait dans le décor vu la précision de la direction très réactive, tout est conçu pour clignoter, klaxonner, faire des appels de phares, actionner les essuies glace ou passer les vitesses aux palettes, sans jamais lâcher le volant grâce des commandes qui tombent judicieusement sous les doigts. Et si vous n’avez pas le temps de quitter la route des yeux pour suivre la montée de l’aiguille dans le grand compte tour central, l’ allumage progressif de leds rouges au sommet du volant vous prévient contre les surrégimes !Ferrari 488 GTB

En revanche l’ergonomie du fonctionnement de l’ordinateur de bord reste compliquée par rapport à d’autres voitures. Et même si un progrès a été effectué dans la meilleure visibilité de la vitesse en digital au compteur, un affichage tête haute serait plus sécurisant pour “lire” la route en même temps. Malgré 670 chevaux très remuants rien que sur les pneus arrières (de 30 cm de large !), cette Ferrari réussit, en tout cas, à rester scotchée à la route, même dans les virages pris à des vitesses défiant les lois de la physique.

50 % d’appui au sol en plus par l’aérodynamique

Elle le doit, certes à ses assistances électroniques trajectoire et anti patinage, mais surtout à un incroyable travail d’aérodynamique où les flux d’air savamment étudiés plaquent la voiture au sol avec 50% d’appui supplémentaire. Pour comprendre, il suffit de mettre côte à côte une 458 Italia et une 488 GTB, et de s’apercevoir que contrairement à l’impression au premier coup d’oeil elles ne se ressemblent pas (avec 85 % de composants différents et un chassis aluminium). La calandre à la gueule béante avale l’air qui ressort par une ouïe au dessus de l’avant du capot pour y rajouter de l’appui, puis s’écoule par les nervurages de la carrosserie de chaque côté du parebrise et s’engouffre derrière les

Ferrari 488 GTB
Avec ses galbes très étudiés en soufflerie, les ouïes d’aération ou d’évacuation, et le double aileron arrière, tout est conçu pour accélérer les écoulements d’air et plaquer la voiture au sol.

portières dans les énormes grilles d’aérations latérales qui élargissent considérablement les flancs arrières galbés de la 488 GTB Spider. Il fallait bien cela pour l’alimentation et le refroidissement des chevaux supplémentaires du V8 turbo. Puis l’air ressort par deux ouïes d’évacuation jumelées aux feux arrières pour réduire les turbulences de la trainée. Ajoutez y, le double spoiler à l’avant, les ailerons le long des bas de caisse concaves, le double becquet arrière intégré à la carrosserie, le fond plat nervuré facilitant l’écoulement d’air, et “aspirant” vers le sol le dessous de la voiture qui se termine à l’arrière par l’extracteur à volets actifs avec ouverture au freinage, et en virage : vous avez percé le secret du coefficient de pénétration dans l’air du dernier missile Ferrari qui se résume par un CX de 0,32, et 325 kg d’appui à 250 km/h.

Ferrari 488 GTB
Le toit rigide se replie en 14 secondes au dessus du moteur puis le capot se referme.

Mais cette brute du bitume peut se transformer en sage randonneuse respectant les limitations de vitesse tout en ré-accélérant sans problème en 6 ème à 3000 tours grâce à son couple maxi de 760 Nm obtenu à ce régime, au lieu de 540 Nm à 6000 tours sur la 458. Et pour goûter aux vocalises, moins hurlantes du V8 turbo (le rupteur agit à 8000 tours au lieu de 9000 sur la 458 atmo), vous avez le choix entre deux options : baisser la petite vitre arrière qui laisse alors entrer un joli filet de décibels, ou alors actionner en 14 secondes le repli automatique du toit rigide au dessus du moteur pour vous offrir la quadriphonie intégrale. Grandiose ! Le spider se révèle alors d’un agrément hors du commun. Tout en jouant aussi la voiture de ville, au maniement très doux et au sens pratique avec un coffre à l’avant de 230 litres. Plus grand que sur une Twingo : une voiture de course idéale pour faire ses courses, quoaaa !

Ferrari 488 GTB

Cylindrée : 3,9 l bi-turbo

Puissance : 670 ch/62 cv

0 à 100 km/h : 3 sec

Vitesse maxi : 330 km/h

Consommation : entre 11,4 l et 14 l/ 100 km

CO 2 : 260 g/km

Malus : 8000 €

Prix : 232 399 €

LES PLUS : style, accélérations, tenue de route, facilité de repli du toit rigide, agrément , sensations

LES MOINS : pas d’affichage tête haute des vitesses, ordinateur de bord compliqué, confort

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