Une Mercedes 300 SL chez un grand du Médoc

Une Mercedes 300SL chez un grand du Médoc

Château Brane-Cantenac /Henri Lurton

Fin vigneron sur l’appellation Margaux, Henri Lurton est aussi un connaisseur esthète en automobiles anciennes. Mais c’est sur la fiabilité de cette Mercedes 300 SL de 1986 qu’il a préféré jeter son dévolu.

On n’échappe pas à son destin. Pour les 10 enfants de Lucien Lurton, c’est clair. En 1992 leur père leur a légué à chacun un château et la vigne qui va avec dans le Médoc. Mission : assurer la pérennité vinicole de la dynastie familiale. Et le jeune Henri, diplomé d’oenologie a ainsi repris à Margaux le domaine paternel de Brane-Cantenac. En le métamorphosant avec aujourd’hui 15 ha sur les 70 en biodynamie et un cuvier moderne à la place de l’ancien de 1865, mais équipé de cuves en bois. « Car les fermentations malolactiques en barriques donnent une micro-oxygénation précoce et davantage de composants phénoliques» dit-il en homme de l’art qui a la réputation de sortir des vins fins de longue garde.

Une Mercedes 300SL chez un grand du Médoc
Le long capot et son parebrise incliné lui donnaient un air dynamique avec la fluidité de sa ligne.

Mais de son père, Henri Lurton a aussi hérité l’amour des belles autos. Normal, après avoir été véhiculé dans sa jeunesse à bord de la plus longue Jaguar jamais produite avec 5,10 m de tôle et de chromes dans les années 70, la superbe MK X. « Avec des amis et le carrossier du village en Dordogne où elle a fini dans un hangar, on a beaucoup bricolé dessus quand on était jeune pour la retaper. Mais ça m’a vacciné des anglaises et de leurs pannes à répétition ! J’aime les anciennes, mais sans soucis. C’est pour cette raison qu’en 2011 j’ai fini par m’offrir cette Mercedes 300 SL de 1986 pour mes 50 ans.

Une Mercedes 300SL chez un grand du Médoc
La 300 SL abandonnait les phares verticaux de la Pagode mais pas les chromes.

Et depuis, sa fiabilité ne me fait pas défaut dans mes balades où je savoure les puissantes accélérations de velours des 180 chevaux de son 6 cylindres de 2962 cm3 qui était donné à l’époque pour 203 km/h. » Fabriquée de 1971 à 1989, la nouvelle Mercedes 300 SL (Sport Leicht= sportive légère) a eu la lourde tache de remplacer la fameuse 280 SL dessinée d’un coup de crayon génial par le styliste Paul Bracq.  Ce Français, exilé pendant 10 ans chez Mercedes, avant de passer chez BMW puis Peugeot, avait inventé dans sa version hard top ce toit relevé sur les bords qui lui valut son surnom de Pagode. La suivante allait abandonner cette silhouette originale et son caractère sportif chic.

Une Mercedes 300SL chez un grand du Médoc
Plus carrée, la 300 SL a perdu la fantaisie de la précédente Pagode.

Elle gardera une ligne de caisse très basse et un arrière ramassé avec une malle courte. Mais n’aura jamais l’aura de la Pagode qui mariait un peu d’élégance à la française avec sportivité et luxe germanique. Et cette 300 SL sera longtemps dénigrée par les collectionneurs d’anciennes. « Du coup sa côte en faisait une voiture beaucoup plus accessible pour moi qu’une Pagode » se réjouit Henri Lurton.  Ce modèle qui visait essentiellement la clientèle américaine est d’abord sorti dans sa version 500 SL avec le moteur basique aux USA, un V8 à boite automatique conçu pour faire du cruising tranquille à bord d’un confortable cabriolet de luxe.

Une Mercedes 300SL chez un grand du Médoc
Sobre, complet, efficace et beau à la fois, un tableau de bord digne de la tradition Mercedes.

Et très vite, la 500 SL incarna la réussite sociale dans l’American way of life.  Y compris à l’écran. Elle a été la voiture de Bobby Ewing dans la fameuse série Dallas, de Richard Gere dans American gigolo, de Jonathan Art à la TV dans l’Amour du risque et d’Eddy Murphy dans le Flic de Beverley Hills. En 1974, Mercedes se décidait à sortir une version 280 SL moins vorace, correspondant davantage aux standards européens avec un 6 cylindres 2746 cm » de 185 ch donné pour 203 km/h. Et en 1980, une nouvelle mouture, la 300 SL  comme celle d’Henri Lurton, passait à 2962 cm3 en offrant davantage de couple à bas régime.

Une Mercedes 300SL chez un grand du Médoc
Avec la capote ou le hard top la 300 SL offrait deux look différents tout en conservant une belle ligne.

Tandis que la 380 SL grimpait en puissance en se transformant en 420 SL  avec un 4192 cm3 de 204 ch qui filait à 213 km/h sur les autobahn d’Outre Rhin. La génération suivante de cabriolets tournera définitivement la page de l’héritage Paul Bracq avec des lignes beaucoup plus carrées qui leur feront perdre leur finesse si élégante des années 60-70. Et comme des vins bonifiant avec l’âge, le cabriolet Pagode et son successeur le 300 SL entreront dans la catégorie des Grands crus.

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

MERCEDES AMG GT 63 S, L’ANTI PORSCHE PANAMERA

AMG GT 63 S, l'anti Porsche PanameraDécapoté, le cabriolet 300 SL décoiffait gentiment. Mais si ce nouveau coupé Mercedes n’est pas décapotable, il décoiffe quand même méchamment ! Malgré son air de berline surbaissée, ce coupé 4 porte AMG GT 63 S est la plus puissante Mercedes de série jamais construite : les 639 ch de son V8 biturbo de 3982 cm3 catapulte littéralement cette brute du bitume de 0 à 100 km/h en 3,2 secondes ! Et tout est à l’avenant pour sécuriser au maximum ce missile qui vise directement son concurrent Porsche…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                MON VIN PRÉFÉRÉ 

Sur l’appellation Margaux, Brane-Cantenac est un second cru classé qui donne des vins élégant au fruité intense tout en nuance sur des tanins fins et une finale de velours. Le 2016 au nez puissant et joliment charpenté en est un bel exemple (60 €). Le deuxième vin du domaine, Baron de Brane 2016 aux arômes très veloutés offre aussi une belle invitation à la dégustation (30 €)

 

                                                         PROFITEZ EN POUR VISITER

Le château de la Brède. C’est dans cette austère forteresse gothique entourée de douves que se ressourçait Montesquieu après ses voyages pour écrire les « Lettres persanes » et « De l’esprit des lois ». Dans le vestibule sont toujours alignées ses malles de voyage, et dans sa chambre restée meublée très simplement, la cheminée garde la trace de ses souliers quand il écrivait sur ses genoux devant le feu.

Le château de La Brède où vécut Montesquieu
Le château de La Brède où vécut Montesquieu

LE BORDEAUX ANCIEN

-vieilles portes Cailhau et de la Grosse Cloche

-la place de la Bourse emblème de l’essor de la ville au XVIII éme, autour de deux bâtiments à l’architecture en fer à cheval d’après les plans de l’architecte Gabriel   qui créa aussi la place de la Concorde à Paris

-le musée du vin et du négoce à Bordeaux installé dans de belles caves voutées du quartier des Chartrons, du nom d’un ancien couvent de chartreux transformé au 15 ème siècle en entrepôt de vins

*L’Hotel de Lalande, 1779, un des plus beaux exemples de bâtiments anciens construits par la noblesse parlementaire bordelaise. Par son superbe escalier d’honneur en fer forgé, on accède aux pièces du musée des Arts décoratifs

La place de la Bourse (Photo Thomas Samson)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-la tour Pey-Berland et sa vue panoramique sur la ville et ses clochers

-le Palais Rohan, ancien palais épiscopal du XVIIIème devenu l’Hotel de ville, avec, dans les jardins,  le musée des Beaux-Arts sur l’art en Europe du 15 ème  au 20ème siècle

-la place du Parlement et ses façades Louis XV autour d’une cour pavée

-l’Hotel particulier Frugès chef-d’oeuvre de l’art nouveau

-l’Abbatiale Ste Croix et sa façade de style roman saintongeais

La nouvelle Cité du vin (Anaka)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-la perspective XVIII ème du quai des Chartrons où les négociants en vin s’édifièrent de somptueuses demeures, et les anciens hangars portuaires devenus des commerces et des restaurants

-l’esplanade des Quinconces face à la Garonne

-l’ancienne base sous marine allemande devenue centre d’expositions

*La Cité du vin, le nouveau musée de verre qui vient de s’ouvrir 135-150 quai de Bacalan à Bordeaux. Un voyage étonnant  sur l’Histoire de nos ceps de vigne à travers le monde et l’élaboration de nos nectars avec dégustations sensorielles sous forme de devinettes.

Le musée de voitures à Château Carbonieux

*Château Carbonnieux pour son grand cru, et son étonnant musée de voitures anciennes dont des teuf teuf rarissimes comme des Donnet Zedel torpedo, Doriot-Flandrin-Parant, ou Wacheux Phaeton

*Chateau de Portets, arrivez dans ce château-jardin par bateau depuis Bordeaux 2 fois par semaine /05 56 67 12 30 www.chateaudeportets.fr

*Cave Leognan Magnum, un endroit à Leognan où l’on peut déguster presque tous les vins de Pessac-Leognan sans faire la tournée des châteaux qui sont parfois fermés

05 56 64 74 08www.leognanmagnum.com

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Bernard Magrez & Pierre Gagnaire La Grande Maison Bordeaux 2016 par Artiste-Associé Photographes

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire, les ambassadeurs de l’excellence.
Bernard Magrez, vous offre l’exclusivité d’une émotion pure à « La Grande Maison », restaurant gastronomique deux étoiles au guide Michelin et hôtel cinq étoiles.
Pour faire battre le cœur d’une maison bordelaise traditionnelle, la passion est impérieuse. Il faut savoir écouter l’aspiration des voyageurs, déceler la part de folie qui bouleverse un concept hôtelier, comprendre ce que chaque hôte vient y chercher pour savoir le lui offrir.
L’ambassadeur Mondial du goût, Pierre Gagnaire et le compositeur de vins rares, Bernard Magrez, unis pour le meilleur de la table française, vous invitent à vivre une expérience exceptionnelle dans cette magnifique demeure où le savoir-faire français et le raffinement sont les maîtres mots.
Bernard Magrez, propriétaire de quatre Grands Crus Classés dans le Bordelais, Château Pape Clément (Graves), Château La Tour Carnet (Haut Médoc), Château Fombrauge (Saint-Emilion) et Clos Haut Peyraguey (Sauternes), poursuit son intarissable désir d’excellence à travers les vins, les arts, la gastronomie et l’hôtellerie de prestige.

La Grande Maison de Bernard Magrez
10 rue Labottière, 33000 Bordeaux
T.+33(0)5 35 38 16 16
info@lgmbordeaux.com

 

 

 

 

 

 

 

Mercedes AMG GT 63 S, l’anti Porsche Panamera

AMG GT 63 S, l'anti Porsche Panamera

Hallucinante, décoiffante…par sa ligne musclée de brute du bitume et ses performances, la plus puissante des Mercedes de série  à ce jour écrase ses rivales. Un cocktail explosif de luxe et de sport !

La guerre n’en finit pas à Stuggart. Et à nouveau, Mercedes vient provoquer l’orgueil de Porsche. Après la rivale de la 911 avec le coupé AMG GT en 2015, voici maintenant l’anti Porsche Panamera avec une supériorité écrasante. Dans le vacarme de son V8 biturbo 3,9 l de 639 ch et son torrent de décibels, cette Mercedes AMG GT 63 S est catapultée de 0 à 100 km/h en 3,2 secondes ! Mieux que la Porsche ou même qu’une Ferrari Portofino alors que cette AMG GT pèse 570 kg de plus sur la balance. Une vraie montagne de muscles, cette teutonne survitaminée avec son couple phénoménal de camionneur à 900 Nm .

AMG GT 63 S, l'anti Porsche Panamera
Un coupé sportif avec 4 vraies places comme une berline.

Une brute du bitume, à la ligne élancée et surbaissée, qui affiche à la fois un look sport chic sans cacher son caractère bestial avec sa calandre proéminente bombant le torse comme pour montrer sa force. Mais cette auto est tout sauf une sportive d’égoïste à 2 places. Ici, 4 portes, 4 places, et même un grand coffre hayon de 456 l. La voiture idéale qui donne bonne conscience aux pères de famille ayant encore envie de vivre des sensations fortes. Au volant de la plus puissante des Mercedes de série jamais produite. En attendant l’arrivée en 2021 d’une GT 73 AMG survoltée qui devrait culminer à 800 ch avec un V8 combiné à des moteurs électriques !

AMG GT 63 S, l'anti Porsche Panamera
Son profil effilé tout en rondeur lui donne un excellent aérodynamisme.

Mais pour l’instant, cette Mercedes AMG GT 63 S offre déjà des performances à couper le souffle pour une auto de ce gabarit avec 5,06 m de long. Ses 4 roues, motrices, et directrices, l’inscrivent sans bavure dans les enchainements de virages les plus infernaux avec une agilité déconcertante. Une tenue de route optimisée par des essieux multibras avant et arrière, un différentiel autobloquant à l’arrière qui permet de neutraliser le glissement en courbe sur la roue intérieure pour accentuer l’adhérence et la puissance en sortie de virage. Et en cas de variation de charge soudaine dans un tournant trop rapide ou au freinage, la suspension pilotée raidit les ressorts sur l’essieu avant ou arrière pour réduire les risques de roulis ou de tangage, et rééquilibrer la voiture.

AMG GT 63 S, l'anti Porsche Panamera
Pour renforcer les appuis aérodynamiques, l’aileron amovible se met en action.

Bref, une auto qui va à la fois très vite tout en pardonnant les erreurs. Une sécurité garantie par tout ce qui peut exister en matière d’aides électroniques à la conduite dernier cri. Tout en offrant dans les équipements, un track pace pour enregistrer ses performances comme en F1 ! Et un réservoir de 80 litres pour pourvoir à la voracité des 639 chevaux. Mais en cas de conduite tranquille, l’électronique coupe automatiquement 4 cylindres pour réduire la consommation. De même, sans que le conducteur s’en rende compte, cette voiture intelligente peaufine quand il le faut son aérodynamisme avec un aileron extractible à l’arrière et des lamelles verticales mobiles dans la jupe avant.

AMG GT 63 S, l'anti Porsche Panamera
Dalle digitale, commandes sur grosse console centrale, un luxueux intérieur high tech et sportif.

Si au final cette auto vous donne l’impression d’un monstre de puissance épuisant à dompter, détrompez vous. Tonitruante à l’extérieur, l’AMG GT 63 S est un vrai havre de paix à l’intérieur dans l’écrin luxueux de son confortable habitacle. Avec sa superbe planche de bord galbée surmontée de sa grande dalle numérique incluant compteurs et grand écran d’ordinateur multifonctions comme sur la Mercedes CLS. Et son imposante console centrale métallisée ou en carbone comme sur le coupé AMG GT. L’incarnation même du croisement entre une berline et une sportive qui a donné naissance à un super beau monstre !

Cylindrée : V8 de 3982 cm3 biturbo

Puissance : 639 ch / 58 cv

Couple maxi : 900 Nm à 2500 trs

0 à 100 km/h : 3,2 sec

Vitesse max : 315 km/h

Consommation moyenne : de 12 l à 15 l/100 km

CO2 : 257 g/km

Malus : 20 000 €

Prix :  171 850 €

LES PLUS : accélérations, reprises, tenue de route, luxe, insonorisation de l’habitacle, luxe, 4 places volume du coffre

LES MOINS : suspension très sèche même en mode confort, direction précise mais très sensible, pas de roue de secours, pas de kick down

 

Une BMW encore nickel-chrome pour ses 80 ans + new BMW X7 M50 D

80 ans et flambant neuve cette BMW 327-328

Domaine des Peyre, à Robion

Patricia Alexandre et Georges Antoun

Dans le Luberon, c’est la préférée des propriétaires de ce vignoble, aussi amateurs de voitures anciennes. Car en plus de son esthétique éblouissante, cette BMW 327-328 de 1938 était en avance sur son temps.

“Le vin c’est comme les voitures anciennes. Entre les caprices de la nature ou ceux de la mécanique, on ne maitrise pas tout. Et c’est une école de modestie qui vous forme à la patience !” Quand George Antoun vous livre avec toute sa gouaille cette reflexion pleine de sagesse, elle vous surprend. Tellement elle émane d’une pile électrique qui vit à 200 km/h entre Paris, Bruxelles et Marseille, sa ville natale où il a ouvert à 25 ans en 1968 le premier établissement de sa chaine New Hotel.P1030359 ++

Mais ce cyclone truculent a trouvé la parade pour faire baisser la pression : “Retrouver mon vignoble du Domaine des Peyre dirigé par ma femme Patricia dans le Luberon m’apaise. Y reprendre le volant de mes autos de collection me procure en plus un vrai plaisir.”Et du plaisir, il n’en manque pas dans son garage où sont alignées une vingtaine de voitures vintage qui témoignent de sa passion. “Ce virus de la voiture de collection, je l’ai attrapé lors d’un voyage à Los Angeles où le nombre de garages qui en vendaient m’a sidéré. Toutes ces belles carosseries, ces odeurs de mécanique et de vieux cuirs m’ont rappelé mon enfance. J’étais comme un gamin et ça été le déclic.P1030384(1)

Ma première a été en 2009 une Porsche 356 cabriolet ayant appartenu, tenez vous bien, à John Kennedy qui l’avait achetée sous un prête nom. Mais celle-là, on me l’a volée…”Heureusement d’autres lots de consolation l’ont remplacée : Dino, Testa Rossa, AC Bristol, Jaguar XK 120, Alfa Romeo 2600 spider, Mercedes 190 SL, …et une pièce rare, reconnaissable à sa fameuse calandre en “double haricot” symbole de la marque : un superbe, et rarissime, cabriolet BMW 327/328 de 1938 à la ligne séduisante avec ses ailes et son capot aux galbes très aérodynamiques dérivés de l’expertise de BMW dans l’aéronautique (d’où son logo représentant la rotation d’une hélice d’avion).P1030346 - copie(1)

“C’est lors d’une vente aux enchères que j’ai craqué pour son esthétisme, et sa finition incroyable avec des détails qui font la différence comme ses poignées de porte qui basculent dans la portière, le parebrise à pans coupés qui s’entrouvre en deux parties en tournant une molette, les trois compteurs sport au graphisme raffiné, le splendide volant à trois branches et les boutons en bakélite couleur ivoire, les joints en cuir de fermeture du capot,….”Et par dessus le marché, cette Béhème des années Trente étaient comme neuve tellement sa restauration en Allemagne frisait la perfection, jusque dans le compartiment moteur rutilant de chromes. Au point que son dernier propriétaire, le fameux

Entre les branches du volant et le graphisme des cadrans, tout est dans la finesse.
Entre les branches du volant et le graphisme des cadrans, tout est dans la finesse.

carrossier français André Lecocq, dont l’atelier de Saint-Ouen en région parisienne était mondialement connu pour la qualité de ses restaurations, n’avait pas jugé nécessaire d’en faire davantage dessus. C’est dire. Et en actionnant le démarreur, un autre plaisir vous submerge : “Celui d’une voiture incroyablement moderne pour l’époque tellement sa conduite est aisée et confortable dans la circulation d’aujourd’hui”, savoure George Antoun. Le long levier de vitesse au pommeau blanc, comme la couleur du tableau de bord en tôle, se manie effectivement en douceur avec une précision d’horloger.

Même sous le capot le compartiment moteur sent le neuf.
Même sous le capot, la voiture semble sortie d’usine avec son compartiment moteur nickel.

Et la suspension est étonnamment moelleuse.”C’est ma préférée !” ne cache pas son épouse. Et le ronronnement du 6 cylindres en ligne deux litres de 80 ch alimenté par trois carburateurs, à la fois souple et nerveux, vous transportait allègrement, déjà à l’époque, à 140 km/h. C’est que ce cabriolet bourgeois 4 places cache sous son capot un coeur de sportif : le moteur du roadster 2 places ultra léger de 830 kg, le fameux BMW 328 qui montait jusqu’à 150 km/h. Une vitesse que même les grosses Mercedes 500 k de 5 litres n’arrivaient pas à atteindre !

Un festival de galbes à damner le conducteur qui suit cette beauté !
Un festival de galbes à damner l’automobiliste qui suit cette beauté !

Ce petit bolide remporta de nombreuses courses prestigieuses comme le Nürburgring en 1936, ou en 1940 les Mille Miglia de 1618 km sur route ouverte entre Brescia et Rome devant les armadas impuissantes d’Alfa Romeo et de Mercedes. Son six cylindres à culasse hémisphérique et soupapes en tête était tellement en avance sur son temps que le constructeur anglais Bristol l’a utilisé, au titre des dommages de guerre, sur sa fameuse AC à carrosserie aluminium. Et ses développements en compétition attireront l’attention d’un certain pilote texan nommé Carol Shelby qui métamorphosera ensuite l’AC Bristol, avec des gros V8 7 l de 415 ch, en une bête de course venimeuse : la mythique AC Cobra !

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LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

BMW X7 M50 D

BMW X7 M50 D, un colosse germano-américain
BMW passe à la taille XXL avec ce nouveau X7, un mastodonte fabriqué aux Etats-Unis essentiellement pour le marché américain vu sa taille impressionnante avec ses 5,19 m de long et sa carrure de 2 m de large. Un vrai paquebot au confort et au silence impressionnant qui procure chez nous un parfum d’Amérique très agréable par la puissance qu’il délivre discrètement de son 6 cylindres en ligne de 3 litres diesel dopé par 4 turbos : 400 chevaux ! Avec 4 roues motrices et directrices plus des assistances électroniques sophistiquées qui lui assurent un comportement irréprochable même à grande vitesse malgré ses 2,5 tonnes...lire la suite

OENOTOURISME

                                                                            Mon vin préféré

 

Etiquette du domaine des Peyre-La Gazette 2014 : Ce côtes du Ventoux rouge, gourmand, au nez légèrement poivré par la syrah, dégage des saveurs de fruits rouges, de cerise et de réglisse sur des tanins fondus donnant une allonge soyeuse, après une partie en élevage de 4 à 6 mois en barriques neuves (12,50 €)

-L’Apostrophe 2015 : Un blanc onctueux 100% viognier d’une surprenante rondeur fruitée aux notes de miel et de fruits secs (13 €)

www.domainedespeyre.com

 

                                                                 Profitez en pour visiter…

*L’isle-sur-la-Sorgue : Ce bourg riant, capitale des brocanteurs, est entouré comme une île par les bras de la Sorgue qui fait tourner des roues à aubes autrefois utilisées pour les usines de soie et les moulins à huile. L’église du XVIIème très richement décorée donne un petit air italien à la place principale sur laquelle débouchent toutes les ruelles.

*Gordes, et son site extraordinaire avec le château Renaissance qui domine le village en haut de ce piton rocheux d’où l’on a une vue splendide sur la Montagne du Luberon. Devenu célèbre aussi pour son musée Vasarely.

Gordes en haut de son éperon rocheux dominé par le château.

Gordes en haut de son éperon rocheux dominé par le château.

*Ménerbes, accrochée sur un promontoire du versant nord de la Montagne du Luberon, ce fut la dernière place forte des calvinistes de la région qui tomba pendant les guerres de religion après un siège de 15 mois. Mais la citadelle est toujours là, avec sa vue imprenable sur Gordes, les falaises de Roussillon et le mont Ventoux.

*Oppède le vieux Cette ville fantôme pittoresque revit dans ses ruines restaurées le long d’une rue pavée qui tournicote au milieu de la verdure jusqu’à la terrasse de l’église du XI ème et les vestiges du château.

*Cucuron, allez sirotez un pastis sous les platanes centenaires qui bordent le grand bassin de la plus charmante place du Luberon toujours baignée d’une douce fraicheur.

A Cucuron sous la fraicheur des platanes autour du grand bassin.
A Cucuron sous la fraicheur des platanes autour du grand bassin.

*L’abbaye romane de Sénanque fondée en 1148 au milieu des champs de lavande. Une des trois cisterciennes de Provence avec celle du Thoronet et de Silvacane, et qui, rarissime, possède encore toutes ses pièces monastiques d’origine. Outre les moines, elle abrite un centre culturel où se déroule un festival de musique renommé.

* Bonnieux Charmant village perché avec son dédale de vieilles maisons dont la vue est splendide depuis le promontoire en face, sur la terrasse de l’hôtel-restaurant du domaine de Capelongue.

* Saignon, village spectaculaire sur sa crête quand il est vu du dessus depuis la route panoramique D 232 rejoignant Bonnieux.

Dans le choeur de l'abbaye de Silvacane, une des trois merveilles de l'art roman en Provence.
Dans le choeur de l’abbaye de Silvacane, une des trois merveilles de l’art roman en Provence.

*Ansouis et la façade Louis XIII de son château, les armures de sa salle des gardes, ses cuisines provencales aux cuivres étincelants et ses jardins suspendus.

*Lacoste, son petit beffroi du XVII ème et sa ruelle moyennageuse qui grimpe jusqu’au massif château du marquis de Sade restauré par Pierre Cardin.

*Les Baux-de-Provence Sur un éperon dénudé de 900 m de long sur 200 de large avec vue panoramique sur Arles et la Camargue se dresse l’impressionnante silhouette des ruines du château fort et de “la ville morte”. A voir, la rue du Trencat creusée dans la roche, la place ombragée St Vincent et l’église du même nom avec son campanile appelé la “lanterne des morts”, l’ancien Hôtel de ville et ses salles voutée en ogives, l’Hôtel des Porcelets du XVI ème et son musée d’art contemporain. A ne pas manquer : le son et lumière dans les immenses carrières souterraines au décor colossal à l’égyptienne.

Le grand étang de la Bonde (Photo Luberon-Côté sud)
Le grand étang de la Bonde (Photo Luberon-Côté sud)

*Les mines d’ocre de Bruoux près de Gargas, un spectacle sous terre extraordinaire avec 40 km de galeries exploitées jusque dans les années 50 puis transformées en champignonnières.

*Lourmarin, ses ruelles, son château et le souvenir d’Albert Camus qui vécut ici.

*L’étang de la Bonde, à l’est de Cucuron, immense retenue d’eau construite au XVII ème pour alimenter les douves du gigantesque château renaissance de la Tour-d’Aigues dont il reste des ruines impressionnantes .

*Le Colorado de Rustrel et ses cheminées de fées, formé par une succession de carrières d’ocre en canyons.

Vue aérienne d'Avignon avec le pont, le ....... et le palais des Pâpes (Photo JP Campomar)
Vue aérienne d’Avignon avec le pont Benezet et le palais des Papes (Photo JP Campomar)

*Avignon, entourée de ses remparts, et surplombée par le Rocher des Doms et sa cathédrale du XII ème à côté du gigantesque Palais des Papes fortifié du XIV ème, témoin de l’exil provencal de la cour pontificale romaine durant un siècle, le petit palais épiscopal du XV ème, la place de l’Horloge et son beffroi , seul vestige de l’époque gothique, l’extraordinaire musée Calvet et ses toiles de Corot , Manet, Toulouse-Lautrec, Mignard, Daumier, David, Géricault,… dans un hotel particulier du XVIII ème, la très pittoresque rue des Teinturiers pavée de galets le long de la Sorgue avec ses grandes roues à aubes qui faisaient fonctionner les usines textiles jusqu’ à la fin du XIX ème, le couvent des Celestins et son cloître, les belles façades à l’entrée de la rue du Roi René, le pont Benezet et sa chapelle, édifié en 8 ans, qui menait à Villeneuve-lès-Avignon, l’ancienne ville des cardinaux, au pied de la tour Philippe le Bel et des tours rondes du fort St André d’où la vue sur Avignon au soleil couchant est fabuleuse.

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PARTENAIRE DES RELAIS & CHATEAUX

vinsVintage-2A Bonnieux, au coeur du triangle d’or du Luberon, cette bastide provençale élégante et raffinée vous invite à découvrir la cuisine aromatique et gourmande du Chef Edouard Loubet. Sérénité et art de vivre sont les maîtres mots de cette prestigieuse maison où l’on vient goûter des moments simples et magiques : apprécier le confort des chambres raffinées, prendre un petit déjeuner au bord de la fontaine, siroter une tisane glacée près de la piscine entourée de lavande, partir pour une cueillette matinale et suivre un cours de cuisine avec le Chef, ou tout simplement profiter du coucher du soleil face au panorama exceptionnel sur le village de Bonnieux.

A partir de 140 € (selon la saison)

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BMW X7 M50 D, un colosse germano-américain

BMW X7 M50 D, un colosse germano-américain

Avec ce X7 imposant, BMW passe à la taille XXL dans la catégorie des SUV. Et dans le luxe à bord. Où silence se conjugue harmonieusement avec puissance et confort. Tout en sachant jouer au crapahuteur.

Bienvenue  en Amérique ! Avec tout ce que cela implique dans le gigantisme. Car même si BMW est une marque allemande, ce X7 M50 D est bel et bien fabriqué aux Etats-Unis en Caroline du sud dans l’usine de Spartanburg. Et les mensurations de ce 4X4 spécifiquement destiné au marché américain s’intègre effectivement très bien dans le flot des énormes pick up locaux. Mais avec 5,16 m de long , 2 m de large, et un rayon de braquage forcément pas très court, le BMW X7 est moins à son aise dans les petites rues européennes.

BMW X7 M50 D, un colosse germano-américain
La planche de bord avec écrans digitaux reprend le design de celle du X5.

Même s’il est pourvu du système de marche arrière automatique bluffant. Car le X7  M50 D fait preuve d’une mémoire étonnante :   dans un espace confiné, il refait en sens inverse les derniers 50 m parcourus sans que vous touchiez le volant ! Néanmoins, ce X7 a beau être bardé de capteurs et de caméras pour manœuvrer, l’image restituée à l’écran est tellement encombrée de traits de couleurs établissant la trajectoire qu’elle perd en précision et ne vous évite pas les risques de « frottement » sur les bords du parechoc dans un virage serré à l’intérieur d’un parking sous terrain. Expérience vécue !

BMW X7 M50 D, un colosse germano-américain
Avec 5,16 m de long, le X7 peut facilement loger 7 passagers.

Mais une fois passés ces mauvais moments, quel régal sur la route. Dans le silence ouaté du luxueux habitacle sur fond de feulement du 6 cylindres en ligne 3 l diesel 4 turbos de 400 ch qui distille discrètement sa puissance. Et dans l’impressionnant confort des « sièges-canapés » en cuir moelleux et de la suspension pneumatique pilotée qui se joue en douceur du franchissement des gendarmes couchés ou autres pavés berlinois. On ne roule pas, on navigue comme sur l’eau. Avec une direction un peu légère pour éviter à ce paquebot de légers louvoiements.

BMW X7 M50 D, un colosse germano-américain
Espace et confort sont au rendez vous à bord du X7.

Mais on n’est pas non plus à bord d’une voiture de sport.  Même si le 0 à 100 km/h est abattu en douceur en 5,4 secondes. Pas mal pour un mastodonte de 2,5 tonnes à la tenue de route sans surprise par ses 4 roues motrices, 4 roues directrices et son système Active Comfort Drive avec stabilisation active du roulis. Excellent routier, le X7 M50 D se montre aussi redoutable franchisseur avec une garde au sol rehaussable de 8 cm grâce à la suspension pneumatique modulable. Avec des réglages optimisés et axés sur la propulsion, le système de transmission intégrale intelligente BMW xDrive transmet la motricité aux roues aussi bien sur le bitume, les terrains glissants ou boueux.

BMW X7 M50 D, un colosse germano-américain
En rabattant les eux rangées de sièges, le coffre passe de 326 à 2120 l de capacité.

Le différentiel M Sport installé sur le train arrière assure un blocage à commande électronique des roues, assurant ainsi une maniabilité encore plus sportive.En revanche les multiples assistances à la conduite sont parfois un peu trop intrusives pour l’anti-franchissement de lignes et le maintien dans la voie : le violent coup de volant qui vous remet dans le droit chemin est très déstabilisant. Et contrarie parfois la conduite nécessitant un écart pour éviter un obstacle ou une voiture déboitant sans prévenir. Le désagrément est d’autant plus fort qu’il n’est pas évident en roulant de pouvoir désactiver le système nécessitant d’aller naviguer  dans les réglages sur la tablette.

BMW X7 M50 D, un colosse germano-américain
Avec une envergure de deux mètres de large, ce mastodonte est un peu à l’étroit dans nos rues.

L’énorme calandre très verticale donne à ce X7 M50 D un méchant look massif et un regard perçant par ses fines optiques. La BMW X7 est équipée du Pack Advanced Full LED, et peut également être équipée en option des phares BMW Laser, qui se distinguent par leur portée de 600 m en feux de route et par leurs éléments bleus en forme de x à l’intérieur des optiques. L’aspect massif du X7 profite à l’habitabilité intérieure et aux 7 passagers sur trois rangées de sièges. La rangée du milieu peut être remplacée par deux sièges confort individuels en option. Et la troisième rangée, repliable dans le coffre, n’a rien à voir avec des strapontins.

BMW X7 M50 D, un colosse germano-américain
Rare : les sièges rabattables dans le coffre sont aussi confortables que les autres.

Les deux sièges sont aussi confortables, voire plus que la place du milieu de la banquette arrière !  Tous les sièges sont réglables électriquement au moyen du bouton correspondant. En cas de besoin, le volume du coffre peut passer de 326 à 2 120 litres. Avec un accès facilité par un double hayon rabattable dont la partie basse peut servir de banquette pour un pique-nique. Tout en assistant à un concert grandiose de 1500 watts : celui des 20 hauts parleurs de la chaine hifi Bowers & Wilkins et son surround sound system qui vous transporte au septième ciel, à l’unisson avec le silence de ce X7 M50 D hors norme. Le rêve américain à la sauce germanique !

Cylindrée : 6 cylindres 3 litres diesel 4 turbos (2 haute pression, 2 basse pression)

Puissance : 400 ch/26 cv

Couple maxi : 760 Nm à 2000 trs

0 à 100 km/h : 5,4 secondes

Vitesse max : 250 km/h

Consommation moyenne : 10l/100 km

C02 : 185 g/km

Malus : 12 500 €

Prix : à partir de 125 450 €

LES PLUS : confort, suspension, puissance, silence, espace passagers, volume du coffre, autonomie du réservoir (83 l)

LES MOINS : ergonomie compliquée pour des opérations simples, prix des options jusqu’à un total de 30 000 $ en plus

 

 

 

 

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac

Asseyez vous à la place de la reine d’Angleterre derrière le chauffeur ! Avec cette proposition alléchante, Jacques Denis, le plus british des vignerons du cognac  remporte un franc succès auprès de ses clients.

Marie et Jacques Denis, Cognac Jacques Denis

Les touristes de passage dans le petit village de Saint-Preuil près de Cognac ne s’y attendent pas du tout. Et surtout les Anglais ! Oui, c’est bien à bord de la voiture de « The Queen Elizabeth », une Daimler DS 420, que jacques Denis vous balade au milieu des vignobles vallonnés de la Grande Champagne. Unique en son genre, ce n’est pas un hasard si cette imposante  limousine de 2 m de large (à 3cm près) et 5,74 m de long, avec son extravagant arrière galbé surmonté d’une malle d’un autre âge, ressemble génétiquement à un croisement d’automobile et de carrosse.

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac
Des galbes extravagants pour une auto majestueuse digne d’un carrosse royal .

Car à sa sortie en 1968, elle avait été conçue pour la famille royale comme moyen de transport d’apparat par le constructeur britannique Daimler, racheté par Jaguar en 1960. Une forme de revanche pour Daimler fournisseur attitré de la couronne depuis 1902, qui avait été évincé par Rolls en 1950 à l’issue d’un appel d’offre. Cette fois, pour mettre toutes les chances de son côté, Jaguar va jouer à l’économie en proposant une luxueuse limousine plus courte,  et moitié moins chère qu’une Rolls-Royce Silver Shadow ! Avec un moteur certes un tiers moins gros que le 8 cylindres de l’emblématique Rolls Phantom VI.

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac
Un salon arrière de 4 à 7 places avec les strapontins dépliés.

On a beau être reine, on en est pas moins regardant sur sa cassette : l’argument économique a fait mouche ! La famille royale en commandera en tout sept au fil des ans, dont trois toujours en service dans les grandes occasions officielles. Pour parvenir à cette équation gagnante, Jaguar avait bâti sa Daimler en rallongeant de 53 cm le chassis de la déjà grande Jaguar MKX-420, et en réutilisant son 6 cylindres en ligne 4,2 l de 245 ch issu des fameux cabriolets XK.  « D’où son, son nom de Daimler DS 420 qui correspond à sa cylindrée », explique Jacques Denis à son volant tout en roulant tranquillement au milieu de ses 37 hectares de vignes classées Premier Cru dans le prestigieux terroir de la Grande Champagne.

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac
A son lancement en 1968 ce paquebot de 5,74 m de long pouvait voguer jusqu’à 200 km/h !

Une vraie croisière au milieu d’un océan verdoyant où ce paquebot grand confort de 2,1 tonnes oscille voluptueusement  sur son parcours, propulsé par le feulement discret du moteur. Et dans chaque aile arrière, deux réservoirs de 45 l l’alimentent à tour de rôle, quand, à la vue de la jauge qui dégringole, le conducteur actionne un commutateur au tableau de bord pour basculer sur le second !  « J’ai toujours adoré la classe des anglaises, confie jacques Denis qui a aussi dans son garage une Jaguar MK II . Et pour faire de l‘oenotourisme avec mes clients, j’ai déniché cette Daimler d’occasion, car pour transporter 8 personnes, c’est plus chic qu’un minibus ! »

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac
Un canapé cuir avec sur les accoudoirs, cendrier, allume cigare, mollette de réglage pour la clim.

Et effectivement, à bord de sa Daimler DS 420 de 1969 avec seulement 43 000 km au compteur,  on nage dans le luxe au milieu d’un décor garni de cuir Connoly et de boiseries raffinées en ronce de noyer. Et encore, n’y figurent pas les options proposées aux clients à l’époque : armoire bar avec service de verres en cristal (tarif : 64 500 frs), telex, interphone avec le chauffeur, télévision, épais tapis arrière en agneau…Dans ce vaste salon climatisé, l’immense banquette arrière ressemble davantage à un moelleux canapé trois places (le trône de la reine en déplacement) avec à l’extrémité des deux généreux accoudoirs en cuir et ronce de noyer.

La Daimler DS 420 de la Reine marche au cognace
Deux vitres coulissantes séparent le chauffeur des passagers du salon.

Si elle veut s’en griller une, ou refroidir l’atmosphère, la Reine a tout sous la main sur son accoudoir avec cendrier, allume cigare et mollette de réglage de sa clim personnelle . Et devant elle, deux énormes « strapontins » rabattus contre l’habitacle du chauffeur peuvent se déployer en se transformant en deuxième banquette pour accueillir deux à trois personnes de sa suite. Et en toute discrétion : car deux vitres coulissantes évitent que le chauffeur entende les conversations. De l’autre côté de « l’hygiaphone royal » changement de standing pour le personnel. Pas de clim !

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac
Un grand classique inégalé made in Jaguar : la planche bord en ronce de noyer.

Le chauffeur n’a droit qu’à une inconfortable banquette fixe au dossier vertical (seul le volant est réglable sur 7 cm).  Et détail mesquin : la banquette est en skaï ! Néanmoins, la place fait tout de même rêver : quel régal d’être au volant devant une œuvre d’art : cette splendide marqueterie en ronce de noyer constellé de cadrans chromés du tableau de bord  au style « so british » !Un art de vivre qui fera école dans les autres cours royales d’Europe. En Suède, au Danemark, au Luxembourg, les têtes couronnées rouleront aussi en Daimler DS 420.

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac
On ne lésinait pas sur les chromes pour la proue de ce superbe vaisseau amiral de sa majesté.

Elle sera la voiture de prestige de nombreuses ambassades. Des grands hôtels comme le fameux Peninsula et le Regent à Hong Kong en auront même des flottes entières pour leurs clients. Inévitablement, le plus célèbre espion de sa majesté, James Bond, l’utilisera en 1997 avec sa fidèle secrétaire Moneypenny dans Demain ne meurt jamais. Et sur les 4141 exemplaires fabriqués à la main de 1968 à 1992, beaucoup seront aussi livrées en version…corbillard de luxe ! Une façon de rester éternelle pour cette Daimler encore aujourd’hui très prisée pour cet usage…en plus des mariages !

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac
Un vrai bijou d’ébénisterie automobile au raffinement très british.
LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

La Jaguar I-Pace met le félin sous tension

La jaguar I Pace joue l'anti TeslaLa reine d’Angleterre roulera –t- elle un jour dans une Jaguar électrique de prestige comme dans sa Daimler DS420 ? Peut être le jour où une version plus grande de la nouvelle Jaguar I-Pace sortira. Mais pour l’instant la première auto propulsée à l’électricité du royaume est une belle vitrine du savoir faire britannique. Et la première réplique européenne à l’américaine Tesla, grillant ainsi la politesse aux grandes marques allemandes. Avec 470 km d’autonomie et un 0 à 100 km/h en seulement 4,8 secondes, la I-Pace se veut à la fois sportive-routière et urbaine. Mais selon ses conditions d’utilisations, la réalité peut réserver d’autres surprises…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                   MON VIN PRÉFÉRÉ

Les amateurs d’oenotourisme ne s’arrêtent pas chez Jacques Denis que pour sa voiture. Car il fait partie de cette minorité de producteurs qui ne fournissent pas tous leurs vins aux grandes maisons de négoce, et continuent de vendre en bouteilles de très vieux cognac aux extraordinaires arômes tout en rondeur. « Dans la classification en vigueur les XO sont des 15 ans d’âge. Les miens, des Premiers Crus, en ont 30.  Et je propose une « dégustation collection » avec des 50, 70 et 100 ans. Chez moi, on commence là où ça se termine chez les autres ! »

Vieille Réserve -50 ans d’âge- délicieusement parfumé avec ses arômes de cuir, de fruits cuits, de pruneaux, qui se développent avec persistance dans une allonge enivrante légèrement asséchée par le bois qui revient dans une belle harmonie entre les sensations du palais et du nez. Un plaisir rare à moitié prix des grands Hennessy en carafe ! (146 €)

www.cognacjacquesdenis.com

05 45 83 41 22 à Saint-Preuil

 

 

 

La Jaguar i-Pace joue l’anti Tesla

La jaguar I Pace joue l'anti Tesla

Couronnée voiture de l’année 2019, la première Jaguar électrique n’est pas passée inaperçue en grillant la politesse aux marques allemandes pour concurrencer dans le haut de gamme l’américain Tesla.

Le célèbre félin sur la calandre ne rugit plus. Mais il ne perd pas pour autant de sa vélocité en bondissant de 0 à 100 km/h en 4,8 secondes sur cette nouvelle Jaguar I-Pace 100 % électrique. Mieux que le coupé Jaguar F-Type V6 3 litres de 380 ch ! Impressionnant pour une volumineuse auto de 2,2 tonnes, alourdie par les 605 kg de ses batteries lithium-ion de 90 kWh. Mais ses deux moteurs électriques sur chaque essieu dégagent une puissance de 400 ch et un couple maxi  de 696 Nm disponible immédiatement sur les 4 roues motrices.

La jaguar I Pace joue l'anti Tesla
Une ligne originale entre la berline et le SUV.

Avec des accélérations et des reprises foudroyantes, d’autant plus surprenantes qu’elles sont lisses, sans passages de rapports, et sans l’accompagnement d’un bruit de moteur qui monte dans les régimes en taquinant la zone rouge du compte tours. Seule indication dans le silence du très confortable habitacle hyperinsonorisé d’où un aucun bruit extérieur ne vient vous agresser : l’écrasement dans les sièges, un défilement plus rapide de la route, un compteur de vitesse qui s’affole dans un léger sifflement de l’auto comme un vent qui se lève, et… une baisse de l’autonomie indiquée au tableau de bord à côté d’un témoin de rechargement représenté par… une pompe à essence !

La jaguar I Pace joue l'anti Tesla
Confort, esthétique et luminosité en font un salon très cosy en plus du silence de l’électrique.

Mais le pistolet à l’extrémité du tuyau est remplacé par… une prise de courant ! Sauf qu’on trouve aujourd’hui plus facilement des pompes à essence que des bornes de rechargement, et libres de préférence. Mais en lançant sa I-Pace (à ne pas confondre dans la même marque avec le SUV E-pace qui pourrait faire penser à Electrique) Jaguar a voulu couper court aux critiques sur l’autonomie des voitures électriques. En étant le premier, avant les Allemands à rivaliser, en moins cher, avec la championne de la catégorie, la Tesla Model S. Sur le papier la I-Pace à charge maxi est donnée pour 470 km d’autonomie. Mais très vite en sortant de chez Jaguar la mienne affichait 400 km.

La jaguar I Pace joue l'anti Tesla
La malle s’ouvre sur un très grand coffre de 656 l.

Et comme cet essai a eu lieu en pleine canicule, la mise en route de la climatisation a d’emblée pompé 40 km en moins. Plus contraignant encore sur longs trajets : à 130 km/h sur autoroute, l’autonomie descend à 250 km. Prudence donc sur l’accélérateur… Même si, on n’achète pas une Jaguar I-pace pour conduire tranquillement comme au volant d’une Renault Zoé. Sur une puissante borne de 100 kW DC (inexistante en France pour l’instant), la recharge à 80% peut être atteinte en 40 minutes. A domicile, une wallbox de 7 kW permet d’atteindre 100% de capacité après une recharge en 12heures. Et sur une simple prise de courant murale une heure a donné… 10 km de gagné. Faites le calcul : 40 heures pour recharger complètement !

La jaguar I Pace joue l'anti Tesla
Un vaste espace intérieur à l’avant et à l’arrière grâce au gain de place par l’électrique.

L’absence de l’encombrement d’un moteur thermique sous le capot a permis un design original avec poste de conduite avancé qui donne davantage d’espace intérieur que le grand SUV F-Pace plus long (4,73 m contre 4,68 m) avec un coffre de 656 l à 1453 l banquettes rabattues. Et l’absence d’un tunnel de transmission a permis l’intégration d’un espace de rangement central de 10,5 litres. Bref, à l’intérieur, un I-pace donne tout de suite l’impression de ne pas se sentir à l’étroit. Que ce soit le conducteur ou le passager avant, tous deux bénéficient d’une vue panoramique sur le vaste poste de pilotage. Son design relève presque de l’aéronautique moderne par ses affichages numériques et sa console centrale flottante à double arche sans levier de vitesse : à la place, des touches D, R et P !

La jaguar I Pace joue l'anti Tesla
Une planche de bord à la fois high tech digital et classique.

Avec ses trois grands écrans sur la planche de bord la I-pace s’est mise à la pointe de l’intelligence artificielle, des aides à la conduite et de l’interconnectivité ordinateur de bord-smartphone-internet pour utiliser ses applications favorites avec le service InControl Apps de Jaguar Land Rover. Quant aux cinq passagers de la Jaguar I-PACE, ils disposent d’une borne d’accès WiFi 4G et de prises USB pour recharger leurs accessoires mobiles.En roulant, même sur route bosselée, l’amortissement de base déjà assez confortable peut être encore augmenté avec l’option (à 2700 €) d’une suspension pneumatique pilotée. A mi chemin par son look entre SUV et berline avec une garde au sol plus basse qu’un F-pace, un élégant design très galbé, des poignées de portes affleurantes qui ne sortent qu’en appuyant sur la télécommande d’ouverture, la Jaguar I-Pace bénéficie d’un excellent  aérodynamisme au CX de 0,29.

La jaguar I Pace joue l'anti Tesla
Esthétique et fonctionnelle, la console centrale suspendue.

Et pour le préserver, des volets actifs dans la grille de calandre ne s’ouvrent qu’en cas de nécessité de refroidissement des batteries. Par temps froid, une pompe à chaleur permet de maintenir des conditions optimales de fonctionnement pour les cellules, et se charge aussi la chaleur de l’habitacle. Le système offre un bien meilleur rendement qu’un radiateur électrique classique, puisqu’il se sert des calories de l’air extérieur et de la chaleur récupérée auprès des onduleurs et de l’électronique de puissance pour réchauffer l’habitacle. Le fait de ne pas recourir uniquement à l’énergie de la batterie permet d’augmenter l’autonomie de près de 50 km – même dans les pires conditions hivernales.

La jaguar I Pace joue l'anti Tesla
Les batteries sont inclues dans le plancher.

Son centre de gravité abaissé avec les batteries dans le plancher, son aérodynamisme et sa suspension à la fois ferme, souple et précise donnent à la voiture une tenue de cap sans problème et sans roulis malgré son poids dans les virages enchainés. Et au freinage, la Jaguar I-pace est impressionnante, même sans toucher la pédale de frein ! Car le conducteur peut choisir une mode de rechargement plus ou moins fort en décélération. Tout en tournant en roues libres, les moteurs électriques n’utilisent alors plus d’énergie pour avancer, mais se transforment en alternateurs pour en stocker dans les batteries. La puissance du frein moteur est alors telle que la voiture s’arrête très vite d’elle toute seule. Même en descente ! Gare aux conducteurs distraits derrière vous…

Puissance : 400 ch/4CV avec 2 moteurs électriques de 200 ch
Couple : 696 Nm
Transmission : aux quatre roues
Batterie: lithium-ion/90 kWh (84,7 kW utiles)
Temps de charge
39 h de 0 à 100 % sur prise standard
12 h de 0 à 100 % sur prise 7 kW
106 min 1 h 30 de 0 à 100 % sur borne publique 50 kW

0 à 100 km/h : 4,8 s
Vitesse maxi : 200 km/h

Consommation : jusqu’à 21,2 kWh/100 km*
Autonomie : 470 km*
(*) Valeurs d’homologation WLTP.

BONUS : 6000 €

PRIX : DE 78 7770 € À 102 570 €

 LES PLUS : ligne atypique, silence, confort, accélérations, tenue de route, frein moteur, places arrières et coffre spacieux, raffinement intérieur

LES MOINS : visibilité arrière,écran à navigation compliquée, affichage tête haute en option, pas de roue de secours, temps de recharge

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une Mercedes franco-allemande à Margaux

Une Mercedes franco-allemande à Margaux

Le propriétaire de ce domaine réputé de Margaux adore les voitures allemandes des années 60-70 en avance sur leur temps. Et en particulier cette Mercedes 300 SEL dessinée par un styliste français.

Chateau Siran / Edouard Miailhe

Chez lui ça n’est pas du snobisme, mais un réel plaisir d’être au volant : Edouard Miailhe adore rouler tous les jours dans sa superbe Mercedes. Néanmoins,  détrompez vous, il ne s’agit pas de la dernière énorme Classe S bourrée d’aides électroniques à la conduite. Non, plutôt d’une antiquité. Une vieille 300 SEL de 1970 encore vaillante pour ses artères où coule du super 98 pour alimenter un V8 injection de 3,5 l qui  peut dégager 200 chevaux. Fauché, le propriétaire de Château Siran ? Obligé de faire durer ses voitures jusqu’à l’épuisement ? Vous n’y êtes pas. Il dispose aussi d’un Range Rover récent pour se déplacer.  Edouard Miailhe est en fait un esthète mâtiné d’un nostalgique.

Une Mercedes franco-allemande à Margaux
Une calandre imposante par son style, ses blocs phares, et ses chromes rutilants.

Tout jeune, il a baigné dans le bonheur de vivre au milieu des vignes familiales de Château Siran, et à bord de voitures de rêve. “Celles de mon grand-père passionné de belles américaines, dont une Cadillac que l’on a précieusement conservée, et celles de mon père qui adorait les Mercedes.” Etonnez vous qu’en 2007 le sort l’ait désigné au sein de la famille pour reprendre à la cinquième génération ce Margaux réputé. Et qu’il soit toujours amoureux de superbes autos. Mais les siennes, maintenant. Comme cette Mercedes achetée d’occasion en 1997 à une époque où, avec les limitations de vitesse, ce « paquebot des autoroutes » qui avalait tranquillement du bitume durant des heures à 200 km/h n’intéressait plus grand monde.

Une Mercedes franco-allemande à Margaux
L’ intérieur cossu fait très années 70 avec boiseries, cuir-velours bleus, et filets vide poche.

D’autant qu’ après 27 ans d’existence, ce genre de vieille dame perd toujours son attirance face aux nouveaux modèles. Sauf chez Edouard Miailhe  “Quand j’étais môme,  mon père avait une 280 SEL 6 cylindres qui m’impressionnait déjà beaucoup par sa ligne, sa grande surface vitrée, son confort et son habitabilité pour nous à l’arrière. J’ai donc retrouvé la même que lui, mais propulsée par un V8 encore plus puissant ! J’aime les autos allemandes des années 60-70 car elles étaient techniquement en avance, avec l’injection, le freinage ABS, la fermeture centralisée des portières. L’élégance de sa carrosserie tenait aussi à un petit détail qui m’amuse beaucoup. Aucune trappe à essence ne dénature le galbe des ailes arrières : elle est cachée derrière la plaque d’immatriculation basculante ! De plus , la fiabilité de ces Mercedes, et leur finitions luxueuses étaient  très au dessus de ce qui se faisait à l’époque.»Effectivement, quand on s’installe au volant, ce côté cossu germanique très sobre des seventies saute aux yeux.

Une Mercedes franco-allemande à Margaux
Un tableau de bord sobre, efficace et esthétique avec son anneau de klaxon chromé sur le volant.

Deux gros cadrans sur une planche de bord bois et cuir bleu, énorme volant avec le klaxon en anneau inox, sièges en velours bleu à rayures, à la fois confortables tout en étant fermes : à l’époque les Mercedes avaient des rembourrages non pas en mousse  mais en crin ! Et le ronronnement du V8 aux accélérations discrètes vous emmenait d’un trait sans fatigue sur l’autoroute du sud de Paris à Marseille qui venait de s’achever. D’autant que sa suspension hydropneumatique à compresseur avec correction d’assiette en dirigeant l’air vers l’avant ou l’arrière,  rivalisait avec celle de la DS et des Rolls qui avaient adopté le brevet Citroën. Cette 300 SEL faisait donc partie des reines des autobahn au long cours. « Mon rêve, confie Edouard Miailhe, serait de dénicher la même dans sa version 450 SEL au V8  6,9 l de 286 ch, celle avec laquelle Lelouch avait réalisé son film de la traversée de Paris à 225 km/h jusqu’en haut de Montmartre au petit matin ! »

Boris Bracq devant sa « clinique » où la 300 SEL d’Edouard Miailhe s’est refait une santé.

Un bolide qui grattait même les Porsche 911 !  Si bien que la 450 SEL était la voiture de prédilection des pilotes de Formule 1 en dehors des circuits. Mais si cette Mercedes reste aujourd’hui un grand classique par sa ligne à la fois sobre et élégante, elle le doit sans doute au fait qu’elle est aussi française par le génie de son dessinateur, le designer Paul Bracq ! Durant ses dix années au bureau de style Mercedes entre 1957 et 1967, ce Français prolifique (qui passera ensuite chez BMW puis Peugeot) a aussi donné naissance à un mythe automobile, le coupé Mercedes Pagode. Et devinez où Edouard Miailhe a fait restaurer sa Mercedes 300 SEL ? Dans une « clinique » ouverte en 2014 à Bordeaux par un certain Boris Bracq : à 48 ans, il redonne une santé aux voitures crées par son paternel !  « Que voulez vous, quand j’avais 4 ans, j’accompagnais mon père qui restaurait des Bugatti dans l’atelier du  fameux carrossier Lecocq, ça vous marque. Et à l’age de dix ans j’en ai fait autant à mon tour ! »

Une Mercedes franco-allemande à Margaux
Dans la cuverie de Siran, un grand cru 300 SEL.
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MERCEDES AMG CLA SHOOTING BRAKE : CA DÉPOTE !

Mercedes AMG CLA Shooting Brake : ça dépote !

Avec sa nouvelle AMG CLA Shooting Brake, Mercedes lance une jolie bombe sur la route. Rallongée de 4,8 cm , élargie de 5,3 cm et rabaissée de 2 mm, sa superbe silhouette surbaissée effilée vers l’arrière est encore mieux proportionnée et bien assise sur ses 4 roues motrices qui font passer les 306 chevaux de feu de son 2 litres turbo survitaminé. Le joli break familial tranquille se transforme alors en voiture de sport hallucinante. Avec toutes les dernières aides electroniques à la conduite qui la colle à la route et la high tech Mercedes avec le tableau de bord à la grande dalle numérique qui vous parle et vous répond…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                      Le vignoble de Siran

“Le meilleur millésime depuis 1947 !” Non seulement  grâce à sa position en hauteur sur le plateau de Margaux, Edouard Miailhe est passé à travers le gel et la pourriture qui ont ravagé le vignoble du Médoc en 2017. Mais il a fait le plein, en quantité comme en qualité. Une satisfaction pour celui qui depuis 2007 a hissé Siran, dans la famille depuis 1859, au niveau des plus grands crus de Margaux alors qu’il n’en est pas un. Tout cela parce que l’ancien propriétaire,  l’anti-bonapartiste Comte de Toulouse-Lautrec, grand père du peintre, avait refusé de se plier aux procédures administratives du fameux classement de 1855 décidé par Napoléon III !

Etiquette de chateau siranChâteau Siran 2012, ce “Margaux appellation contrôlée” se la joue modeste sur l’étiquette, faute d’avoir été classé grand cru en 1855. Mais il exprime toute sa majesté une fois ouvert : onctueux sur le fruit et légèrement poivré avec une allonge d’arômes de sous bois.  La dominante en merlot arrondit harmonieusement, avec le temps, la puissance de ce Margaux qui devient soyeux et très gourmand lorsqu’on goûte un 2009. Et la proportion élevée de petit verdot, jusqu’à 15%, apporte ce rubis profond et cette finale épicée typiques de ce grand vin (29 €)

S de Siran 2012, ce deuxième vin en appellation Margaux provient de vignes plus jeunes de 5 à 15 ans tout en bénéficiant du même soin à l’élevage en barriques de 12 mois que le Château Siran. Plus vif, et légèrement épicé, c’est un bon vin de garde jusqu’à 7 ans. (18 €)

St Jacques de Siran, cet AOC Bordeaux Supérieur de l’extrémité du terroir sur des graves recouvertes d’argile par les alluvions de la Garonne est un vin complexe intéressant, très minéral, et au nez très poivré. (8,90 €)

                                                                      Profitez en pour visiter

*Le musée du vin de Château Siran ouvert en 2014. Plus de 7000 visiteurs par an découvrent dans les anciens chais des collections de vieux pichets avec des têtes de personnages célèbres comme Napoléon, de vieilles assiettes en faïence évoquant le vin, des pièces de l’antiquité vinicole. Ne manquez pas l’abri anti-atomique et sa porte blindée d’une tonne et 30 cm d’épaisseur, véritable bunker coffre-fort qui renferme maintenant tous les millésimes du château de 1912 à 2012 !

Edouard miailhe de chateau siran avec sa BMW 30CSI et son musée
L’impressionnante collection de vieux pots à vin est une des curiosités du musée de Château Siran.

 

 

*Bayon-sur -Gironde, son église romane, son abside à 7 pans, et sur un impressionnant promontoire rocheux dominant la Gironde, les châteaux de Tayac et d’Eyquem.

*Château Loudenne, ravissante chartreuse XVII ème à St Yzans-de-Médoc avec jardins à l’anglaise descendant vers la Gironde, et musée dans les chais victoriens autour du travail de la vigne sur ce cru bourgeois.

* Blaye et sa citadelle construite par Vauban en surplomb de la Gironde pour bloquer l’accès de Bordeaux à la flotte anglaise avec, sur la rive opposée à Cussac, Fort Medoc où l’on rentre par la majestueuse porte Royale. La traversée en bac sur 6 km entre Blaye et le port de Lamarque est d’un dépaysement total.

La citadelle de Blaye construite au bord de la Gironde par Vauban pour bloquer l'accès à Bordeaux.
La citadelle Vauban de Blaye bloquait l’accès à Bordeaux par la Gironde (Alpha-Images)

*Soulac, petite ville balnéaire aux charmantes maisons basses en briques et bois du XIX ème, et sa basilique romane dans laquelle on n’entre pas, mais on descend ! Ce qui lui a valu d’être complètement ensablée avant d’être dégagée à la fin du XIX ème. Un petit train touristique mène jusqu’à la Pointe de Grave.

* Château du Bouilh, construit sur les plans de Victor Louis (architecte du Grand theâtre de Bordeaux). Il est resté inachevé avec ses curieux communs en hemicycle.

*Château Cos-d’Estournel, en venant de Pauillac sur la D2, ne manquez pas, au détour d’un virage en côte, l’apparition surréaliste des pagodes indiennes du toit de cette batisse construite ainsi au XIX ème par son fondateur en souvenir de ses clients en Inde où il exportait ce grand cru aujourd’hui propriété de Michel Reybier. Cet ex créateur de la marque Charcuteries d’Aoste y a fait édifié un splendide chais par l’architecte Jean-Michel Wilmotte.

Les pittoresques toits en pagode indienne du Château Cos d'Estournel.
Les pittoresques toits en pagode indienne du Château Cos d’Estournel surgissent des vignes.

 

*Port de Goulée, Saint Christoly-Médoc, charmants ports où accostaient les bateaux pour charger les barriques de vins au débouché des canaux construits par les Hollandais au XVIII ème pour assainir les terrains avec des vannes bloquant les remontées d’eau de mer.

*Château Margaux , majestueux avec son escalier et ses colonnades, la plus belle façade de château du Médoc construit en 1802 par l’architecte Combes, élève de Victor Louis. Visite des chais et de la cuverie de ce fameux Premier Grand Cru.

*La Tour Carnet, cette forteresse du XII ème à St Laurent-du-Médoc abrite un des 4 grands crus de Bernard Magrez. A noter que le musée de ses voitures anciennes et de ses Rolls avec lesquelles il fait visiter ses châteaux dans un circuit oenotouristique a maintenant élu domicile non loin de là dans son Cru bourgeois du Château Les Grands Chênes à Saint Christoly-Médoc .

Bernard Magrez et sa collection de Rolls à La Tour Carnet
Bernard Magrez et sa collection de Rolls à La Tour Carnet

*Bourg, on entre dans la ville basse par la rampe Cahoreau qui passe sous la porte de la Mer creusée dans le rocher, pour grimper par les ruelles jusqu’au château de la citadelle qui abrite un musée de calèches. Terrasse avec très belle vue à la fois sur la Dordogne, la Garonne et la Gironde. Un réseau de salles souterraines surplombe l’estuaire.

*Moulis-en-Médoc, son église romane aux fresques XII ème-XV ème et ses sarcophages mérovingiens.

Cordouan, le "Versailles des mers"
Cordouan, le « Versailles des mers »(Asa-Photos)

*Phare de Cordouan, en vedette au départ de la pointe de Grave à Port-Bloc, la visite du plus beau phare de France culminant à 67,5 m de haut, surnommé le « Versailles des mers » avec ses étages Renaissance auxquels on accède par un majestueux escalier circulaire de 311 marches, son portail monumental, l’appartement du Roi et la chapelle.www.phare-de-cordouan.fr

* Le Rigalet, charmant hameau aux petites maisons du XVIII ème au sud de Blaye.

*Château la tour de By, à Bégadan, au milieu des vignes de ce grand cru, montez en haut de cette ancienne tour de guet qui offre un somptueux panorama sur l’estuaire.

*Vertheuil , ancienne abbatiale du XI ème et son magnifique portail aux voussures ornées de statues.

*Saint Ciers-sur-Gironde et sa réserve ornithologique de 120 ha avec tours d’observation pour suivre les oiseaux sauvages et les migrateurs qui y font halte.

 

* Promenades en kayak sur la Gironde depuis St Vivien de Médoc : Kayak et découvertes (06 88 77 53 29) ou Médoc Explorer Canoë (06 88 77 53 29)

Consulter www.smiddest.fr

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Bernard Magrez & Pierre Gagnaire La Grande Maison Bordeaux 2016 par Artiste-Associé Photographes

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire, les ambassadeurs de l’excellence.
Bernard Magrez, vous offre l’exclusivité d’une émotion pure à « La Grande Maison », restaurant gastronomique deux étoiles au guide Michelin et hôtel cinq étoiles.
Pour faire battre le cœur d’une maison bordelaise traditionnelle, la passion est impérieuse. Il faut savoir écouter l’aspiration des voyageurs, déceler la part de folie qui bouleverse un concept hôtelier, comprendre ce que chaque hôte vient y chercher pour savoir le lui offrir.

L’ambassadeur Mondial du goût, Pierre Gagnaire et le compositeur de vins rares, Bernard Magrez, unis pour le meilleur de la table française, vous invitent à vivre une expérience exceptionnelle dans cette magnifique demeure où le savoir-faire français et le raffinement sont les maîtres mots.
Bernard Magrez, propriétaire de quatre Grands Crus Classés dans le Bordelais, Château Pape Clément (Graves), Château La Tour Carnet (Haut Médoc), Château Fombrauge (Saint-Emilion) et Clos Haut Peyraguey (Sauternes), poursuit son intarissable désir d’excellence à travers les vins, les arts, la gastronomie et l’hôtellerie de prestige.

La Grande Maison de Bernard Magrez
10 rue Labottière, 33000 Bordeaux
T.+33(0)5 35 38 16 16
info@lgmbordeaux.com
http://www.lagrandemaison-bordeaux.com/fr/hotel-luxe-bordeaux

 

 

 

 

Mercedes AMG CLA Shooting brake : ça dépote !

Mercedes AMG CLA Shooting Brake : ça dépote !

Cette beauté fatale cache bien son jeu sous ses airs de break stylé. Dans sa version AMG survitaminée de 306 ch, elle peut se déchainer comme une vraie voiture de sport ! Un régal à partager en famille…

Changement de nationalité pour Dr Jekyll et Mr Hyde ! D’anglais, voilà cette double personnalité réincarnée en Allemagne. Sous la ligne d’un break de chasse familial de 4 places au grand coffre. Mais quel break ! Le fameux Shooting Brake lancé dans le haut de gamme Mercedes de la Classe S en 2012. Décliné depuis 2015 avec sa ligne surbaissée vers un arrière effilé de coupé dans une version plus accessible en Classe C, l’heure du changement est arrivée avec le nouveau le CLA Shooting Brake au lignes encore plus fluides.

Mercedes AMG CLA Shooting Brake : ça dépote !
Un bel arrière incliné avec une ouverture de coffre élargie.

Mais sous sa silhouette de beauté tranquille, en essence 1332 cm3 163 ch ou diesel 1950 cm3 190 ch en diesel, ce « coupé » 4 portes cache bien son jeu. Quand trois lettres rajoutées font deviner son tempérament de feu qui dort sous la banquise : AMG. Le sorcier de la mécanique qui transforme les Mercedes en missiles ! Avec un 1991 cm3 turbo explosif qui lâche ici 306 chevaux dans un rugissement à faire frémir, et vous catapulte de 0 à 100 km/h juste en dessous de 5 secondes.

Mercedes AMG CLA Shooting Brake : ça dépote !
Un coupé sportif familial au gigantesque coffre de 505 l à 1370 l banquettes repliées.

Le break idéal pour père de famille frustré des sensations de la voiture de sport qu’il a du revendre pour caser femme et enfants dans une auto plus logeable. Et au coffre géant à l’ouverture (au pied en option) élargie à 87,1 cm contre 63,5 précédemment avec une capacité augmentée à 505 l, voire 1370 l banquette rabattue.Le CLA Shooting Brake new look bénéficie en fait de mensurations augmentées de 4,8 cm en longueur et 5,3 cm en largeur, avec une hauteur rabaissée de 2 mm.

Mercedes AMG CLA Shooting Brake : ça dépote !
Une nouvelle calandre en « nez de requin » qui plonge vers l’avant.

Des nouvelles dimensions aux proportions plus harmonieuses avec un arrière davantage musclé, des épaules plus larges et une calandre en nez de requin plongeant vers l’avant qui donne un profil dynamique à l’auto même à l’arrêt. A l’intérieur très cosy, les 4 passagers (pas 5, la place du milieu étant inconfortable) bénéficient donc de davantage d’espace aux épaules et même d’une garde au toit augmentée de 9 mm à l’avant et 8 mm à l’arrière malgré le profil rabaissé de l’auto vers le coffre.

Mercedes AMG CLA Shooting Brake : ça dépote !
Confortables, les places arrières ont une surface vitrée plus haute qu’avant.

Dés le démarrage, le vrombissement du moteur laisse augurer de joyeuses perspectives. Et le réglage de la suspension pilotée entre les positions confort (un peu raide malgré tout), sport, sport +joue à la fois sur la fermeté du comportement, la vitesse de passage des 7 rapports de la boite à double embrayage et la tonalité musicale de l’échappement. Le festival peut alors commencer ! Un régal sur petites routes sinueuses où cette version Shooting Brake AMG enroule les courbes à une vitesse hallucinante.

Mercedes AMG CLA Shooting Brake : ça dépote !
Un superbe profil surbaissé et dynamique unique en son genre.

Avec des reprises époustouflantes en sortie de courbe, sans jamais décrocher grâce à ses 4 roues motrices, un train avant incisif, un chassis très équilibré et toutes les dernières aides electroniques à la conduite sécurisantes. Résultat : elle vire à plat, sans roulis, et littéralement scotchée au bitume. Impressionnant et jouissif à la fois. Bien entendu, quand ce Shooting Brake AMG CLA 35 4 Matic se lâche sans modération, la consommation moyenne donnée pour 8,7 l grimpe très vite à 16 l…

Mercedes AMG CLA Shooting Brake : ça dépote !
La planche de bord reprend les dernières avancées high tech avec la grande dalle numérique.

Mais on n’a rien sans rien. Et le reste de la gamme CLA Shooting Brake se montre plus politiquement correct avec des nouveaux moteurs affichant des gains de puissance de 7 à 40 ch, mais des consommations en baisse dégageant 20 à 37 g de Co2 en moins. La nouvelle planche de bord reprend celle de la Classe A et du coupé avec sa grande dalle incluant instruments de bord digitaux et tablette avec GPS aux indications de fléchage reportées entre les deux compteurs, sur l’affichage tête haute et même, en approche de bifurcation, sur l’image de la camera video à l’écran.

Mercedes AMG CLA Shooting Brake : ça dépote !
Double GPS avec changement de direction en superposition sur l’image video de la bifurcation.

Rajoutez y la voix de « madame GPS », il faut être sourd ou aveugle pour se tromper de direction ! Sinon, « madame Mercedes » peut encore vous venir en aide :  si vous l’appelez d’un « Hey Mercedes » elle vous répond, mais oui,  d’un « que puis je pour vous ? »…Tels sont les bienfaits de l’ intelligence artificielle à bord appelée MBUX, pour Mercedes Benz User Experience. On n’arrête pas le progrès !

Cylindrée : 4 cylindres 1991 cm3 turbo

Puissance : 306 ch

Couple maxi : 400 Nm à 3000 trs

0 à 100 km/h : 4,9 sec

Vitesse max : 250 km/h

Consommation moyenne : de 11 à 16 l /100 km

Co2 : 169 g/km

Malus : 10 488 €

Prix : 56 100 €

LES PLUS : beauté du style, finitions intérieures, habitabilité, confort des sièges, insonorisation de l’habitacle, volume du coffre, couple et puissance, accélérations, tenue de route

LES MOINS : pas de roue de secours, visibilité du tableau de bord très encombrée, ergonomie complexe de la navigation dans la tablette au lieu d’un simple bouton pour la même fonction.

 

 

 

La résurrection d’un coach Peugeot à Chablis

Peugeot 601 DL coach aerodynamique de 1935

Le Chablisien ne renferme pas que des trésors de la vigne. En témoigne l’incroyable histoire de ce superbe coach Peugeot 601 DL de 1935. Il n’en reste plus que trois au monde ! Un moment d’exception …

Domaine La Meulière, à Fleys

Nicolas Laroche, Vincent Laroche et Marie Bordier

“Quand je serai grande, je serai goûteuse de vins ! ” Qu’on se le dise. A 11 ans, Marie Bordier savait déjà ce qu’elle voulait. “C’est une vocation qui m’est venue comme un coup de foudre en goûtant un extraordinaire Pommard 69” explique -t- elle. Et mes parents ne pensaient pas que c’était sérieux.”“Franchement, oui, reconnait aujourd’hui son père. D’autant qu’on n’a pas de vignes : je suis vétérinaire ! Et quand elle nous a fait cette proclamation un soir au cours d’un diner avec des amis, on lui a dit, “écoute ma petite, tu es en quatrième, passe d’abord ton bac et on verra après !” Mais finalement, c’est moi qui suis un peu à l’origine de tout ça. Car j’avais toujours l’habitude de donner à mes enfants une larme du vin qu’on buvait pour leur former le gout.”

Peugeot 601 DL coach aerodynamique de 1935
Tableau de bord laqué rehaussé de garnitures en bois, le grand chic !

Et arriva ce qui devait arriver : dès la seconde, Marie Bordier rentrait au lycée viticole de Beaune, bac, BTS, un an sommelière à Avignon, puis l’Ecole de commerce du vin à Arbois, deux ans au Chili pour un grand domaine, retour en France, et nouveau coup de foudre ! Pas pour une bouteille cette fois-ci, mais un vigneron, de père en fils sur le Chablis. “On peut parler de retrouvailles car on s’étaient connus au lycée de Beaune, puis perdus de vue !” sourit Vincent Laroche. Et voila comment en 2006, tous leurs invités ovationnaient les jeunes mariés repartant dans une splendide Peugeot “Coach aérodynamique” 601 DL de 1935.

Déniché en région parisienne, le coach Peugeot 601 DL avait triste mine avant sa restauration.

Un modèle rarissime avec seulement trois exemplaires “encore en vie” répertoriés aujourd’hui ! “Cette voiture de famille, on y est affectivement très attachés car elle fait partie de notre histoire”ne cache pas Marie Bordier. D’autant que son père l’avait achetée en triste état, entre la carrosserie rouillée, l’intérieur à refaire et un arbre de roué arrière cassé. “Mais j’ai toujours aimé les Peugeot d’avant guerre, dit il, et je recherchais ce coach très rare qui était typiquement à l’époque la voiture des concours d’élégance. Sa restauration complète a pris trois ans.”Une vraie résurrection pour cette automobile hors norme qui n’a guère dépassé les 130 exemplaires  produits en coach.

Son 6 cylindres en ligne 2148 cm3 de 60 ch la propulsait à 105 km/h.

Simple déduction : sur ce modèle fabriqué à l’unité, les pièces de bois sont numérotées 129. Or la fabrication de la 601 s’est arrêtée un mois après la livraison de celle-ci en 1935. Victime de sa durée de vie très courte qui n’a pas été au delà d’un an après 3999 unités vendues dans 17 versions différentes entre la berline allongée, dite en queue de castor pour son aérodynamisme, les cabriolets (258 ), les coupés, et les coachs qui étaient aussi des deux portes, mais avec vitre latérale en plus à l’arrière. Un échec qui sonnait le glas du haut de gamme pour Peugeot. La marque au lion, créée la première en France en 1896, s’était fait distancée avant la guerre de 14 par Renault avant que Citroën, parti en dernier en 1919, ne passe en tête à son tour. Et toute la gamme  601 était une tentative pour revenir dans la course.

 La Traction sortie la même année a éliminé la Peugeot 601

Comme un bon vin, cette Peugeot avait une belle allonge de son capot, due à la présence d’un tout nouveau six cylindres en ligne 2148 cm3 de 60 ch, qui lui donnait une ligne élancée inhabituelle dans cette marque de voitures populaires, un peu carrées et à 4 cylindres. La 601 n’était pas en pointe sur les p1030200-copie-2performances avec un 105 km/h maxi, mais Peugeot vantait la souplesse du moteur, son silence, sa sobriété, les roues avant indépendantes et le confort de son coach luxueux pour justifier un prix élevé de 36 000 F (équivalent à 25 000 €). Le catalogue de 1935 détaillait ainsi la voiture : “En départ arrêté, elle atteint le 100 km/h en 35 secondes. Un 601 berline avec 4 passagers a consommé 12,8 l/100sur le parcours Paris-Bordeaux aller et retour à 65 km/h de moyenne.” Et pour prouver son endurance, sous le contrôle de l’Automobile Club de France, deux femmes avaient parcouru sur le circuit de Montlhéry 2764 km en 24 heures ! Mais la 601 allait être balayée par une révolution, celle de la Traction Citroën sortie, elle aussi, en 1934, mais avec tout son cortège d’ innovations techniques qui donnaient un sacré coup de vieux à la concurrence. Et cette lutte Peugeot-Citroën se poursuivra encore en 1955 avec les lancements simultanés de l’austère 403 se télescopant avec l’exubérante DS, véritable ovni au milieu des voitures de l’époque comme la Frégate Renault, la 203 ou la Simca Aronde.

p1030212-copie-3Dans le garage du domaine La Meulière à Fleys, près de Chablis, Vincent Laroche et son frère Nicolas cajolent une autre voiture emblématique, une Dauphine Renault , la voiture la plus vendue en France de 1956 à 1967 à 2,150 000 exemplaires, et Marie Bordier l’ italienne mythique de la dolce vita, une Fiat 500 de 1973 : “J’y tiens comme à la prunelle de mes yeux, car c’est l’auto que j’ai eu pour mes 20 ans en 1996. Et je roule toujours avec !”Mais dans le même garage, tracteurs, enjambeurs et stock de bouteilles neuves nous rappellent qu’on est ici avant tout chez des vignerons depuis 1779. Même si avant, jusqu’en 1984, la famille cultivait aussi des céréales, et élevait du bétail pour vivre durant la période des “vaches maigres” du Chablis après la crise du phylloxera où l’on ne comptait plus en 1950 que 550 ha de vignes contre 5500 aujourd’hui.

Peugeot 601 DL coach aerodynamique de 1935
En 1935 sa ligne allongée lui a valu le nom de 601 DL coach aérodynamique.

“On est la 9 ème génération, et avec nous , le domaine est passé depuis 1993 de 11 à 25 hectares par replantage de nos parcelles en friches, et rachat de nouvelles, explique le frère ainé, Nicolas. L’homme des vinifications, au naturel curieux qui le pousse à expérimenter des élevages novateurs et des appellations audacieuses comme “Orgasme” pour exprimer la plénitude de ses vins. “Quand Marie nous a rejoint sur le domaine en 2005, nous nous sommes répartis le travail, ajoute Vincent Laroche : je m’occupe de la vigne, du commerce particuliers-salons, et elle, de la clientèle France, de l’export. Mais au moment des vinifications et des assemblages, nous goûtons tous ensemble pour confronter nos appréciations. Et une touche féminine apporte toujours de la finesse.”Preuve qu’à onze ans, la jeune Marie avait bien su lire son avenir dans un verre de Pommard…

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LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

PEUGEOT 2008 : ON CHANGE TOUT ET CA SE VOIT !

Peugeot 2008 : on change tout et ça se voit !

Le petit break surélevé de Peugeot sorti en 2013 fait sa mue pour se transformer en véritable SUV, le créneau automobile en plein boom aujourd’hui. Et contrer son rival leader en Europe dans les petits SUV, le Renault Captur. Mutation réussie. Avec son design extérieur audacieux, et son intérieur futuriste avec I-Cockpit en 3D, le 2008 sort du lot des SUV. Confort et tenue de route remarquable complètent le tableau…(lire la suite)

OENOTOURISME

                                                                          Mon vin préféré

Imprimer-“Les larmes de l’Oubli” 2012, élevé sans soufre pendant 36 à 40 mois dans des fûts de 5 ans qui donnent une attaque légèrement fumée, médaille d’or au salon des vignerons indépendants 2016 (15 €)

-1 er Cru Mont de Milieu “Les Gougueys” 2010, sur le meilleur côteau plein sud orgasme-copiedu domaine, ce vin complexe, issu de vieilles vignes de 65 ans, est à la fois crayeux et très floral avec des nuances de grillé, de brioché, et une allonge de cire d’abeille (20 €)

-« Orgasme » 2013, sur le même coteau avec des vignes enherbées qui souffrent plus, d’où un petit rendement de 17 hl/ha par rapport aux 50 autorisés, et une plus grande concentration des aromes. Toujours vendangé très tard pour obtenir une maturité maximum. Très solaire, ce vin a une allonge tendue poivrée, beaucoup de minéralité et une fraicheur légèrement épicée inhabituelle sur des vins jeunes (39 €)

www.chablis-meuliere.com

                                                                       Profitez en pour visiter…

*Chablis :

-Collégiale St martin

-Porte Noel

-Circuit en velo electrique à travers les chemins de vignerons et leurs panoramas époustouflants sur les côteaux www.bourgogne-decouverte.fr

*Le vieil Auxerre et ses rues à maisons à pans de bois:

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Les maisons à pans de bois du vieil Auxerre (S.Wahl)

-Cathedrale St Etienne

-Abbaye St Germain

-Tour de l’Horloge

-Places St Nicolas, du coche d’eau

-Quartier de la Marine

* Irancy Pour rejoindre ce petit bourg vinicole reputé, niché au fond d’un vallon, prenez la petite route bucolique D 362 au sud d’Auxerre en passant par les charmants villages de Champs sur Yonne, Bailly et Vincelottes

*Abbaye romane de Pontigny

*Grottes d’Arcy sur Cure

*Carrière souterraine d’Aubigny d’où était extraite dés l’époque gallo romaine une pierre calcaire tendre qui une fois à l’air libre, se durcissait en surface, et fut utilisée à Paris pour la construction de l’Opera, de l’Hotel de ville, de la Bourse. Une visite insolite.

Sous les arcades de la grande place de Noyers-sur-Serein.
Sous les arcades de la grande place de Noyers-sur-Serein.

*Mailly- le-Château, ancien bourg fortifié sur une colline aux rues pittoresques offrant une belle vue sur le canal du Nivernais

*Noyers sur Serein, petite ville médiévale avec ses places et ses rues à maisons à colombages en bois qui en font un vrai décor de film de cape et d’épée. Une séquence de la Grande vadrouille (celle de la nuit mouvementée à l’hôtel restaurant !) y fut tournée.

*Musée du tir bouchon à Beines

*Château de Beru

*Montréal, enfermé dans ses remparts, ce bourg du Moyen age vaut le détour pour ses vieilles maisons, les stalles incroyablement sculptées de son église et le panorama circulaire sur la vallée du Serein, et au loin les monts du Morvan

*Avallon, ville fortifiée sur un promontoir rocheux, ses remparts, ses portes, sa tour de l’Horloge, ses façades, son église romane St Lazare

La colline de Vezelay couronnée par sa basilique (S.Wahl)
La colline de Vezelay couronnée par sa célèbre basilique romane (S.Wahl)

*La vallée du Cousin, une route bucolique à souhait dans les bois où on longe cette rivière, ses rapides, ses moulins et qui debouche tout à coup au pied de la falaise fortifiée d’Avallon. Pour ne pas manquer cette balade magique, en venant d’Auxerre sur la N6, prenez avant Avallon à droite à Valloux, direction Vault –de- Lugny, Pontaubert

*Le prieuré de Vausse, son charmant cloître et son église transformée en bibliothèque

*Vezelay,”la colline inspirée” dominée par la magnifique basilique romane Ste madeleine sauvée de la ruine par le grand Viollet –le- Duc

*Joigny, petite ville pentue au bord de l’Yonne avec ses rues anciennes dominée par l’église St Jean , près du château renaissance des Gondi

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Copyright- Ville de Joigny

 

 

 

*Santigny, pour son très joli lavoir XVIII ème à plusieurs bassins sous un toit soutenu par des colonnes doriques

*Musée de l’automobile du château de Montjalin à Sauvigny-le-Bois où on découvre des voitures de chef d’état

*Tonnerre pour son Hotel Dieu médiéval et son immense salle des maladies à voûte en bois, le lavoir circulaire autour de la source vauclusienne de la fosse Dionne

*L’abbaye cistercienne de Clairvaux fondée en 1115 par St Bernard

*Les chateaux de Tanlay, et d’Ancy le Franc ex demeure de Louvois

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POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

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MEMBRE DES RELAIS & CHATEAUX

Equipe de la Côte Saint Jacques-

Gastronomie, bien-être et convivialité aux portes de la Bourgogne

Offrez-vous un moment de détente gastronomique à La Côte-Saint-Jacques et profitez de la vue exceptionnelle sur les rives de l’Yonne.Idéalement situé en bordure de rivière, le restaurant La Côte Saint-Jacques vous reçoit dans un cadre à l’élégance raffinée. Dès les portes passées, vous aimerez cet intérieur boisé et chaleureux, aux couleurs douces, et où quelques tableaux et bouquets de fleurs viennent habiller les salles …

Dépositaire d’un héritage qu’il tient de sa grand-mère puis de ses parents, le Chef doublement étoilé Jean-Michel Lorain orchestre la cuisine avec brio et vous propose une carte créative, toute en poésie et en gourmandise, qui évolue au fil des saisons. Vous craquerez volontiers pour l’Ile flottante au caviar, gelée d’ail noir et crème légère au raifort,  la noix de ris de veau au gingembre, rhubarbe et radis roses, la libre interprétation de la poire “Belle Hélène” mais aussi pour quelques grands classiques issus de l’imagination et du savoir-faire de Michel Lorain précieusement conservés sur la carte, comme la Poularde de Bresse à la vapeur de Champagne ou le fameux Boudin noir agrémenté d’une magnifique purée mousseline à l’ancienne…Avec le raffinement d’un service aux petits soins, le confort des chambres Relais & Châteaux****, et un espace Spa et Bien-Etre d’exception de 800 m², tous les ingrédients sont réunis pour composer un séjour de rêve !

Chambre à partir de 150 € à la Maison de Famille et à partir de 320 € au bord de la rivière

Menu à partir de 78 €

La Côte Saint-Jacques

Relais & Châteaux – Restaurant – SPA – Boutique

14, faubourg de Paris – 89300 JOIGNY (Bourgogne) France

tél. : +33 (0)3 86 62 09 70lorain@relaischateaux.comwww.cotesaintjacques.com

 

 

 

 

 

 

Peugeot 2008 : on change tout et ça se voit !

Peugeot 2008 : on change tout et ça se voit !

Avec son 2008 new look, Peugeot n’a pas laissé longtemps le champ libre au nouveau Captur. Et compte bien lui ravir son leadership en misant sur un design plus offensif et un intérieur plus high tech.

Trois options se présentent pour décrire le nouveau Peugeot 2008. Au choix. Une 208 qui prend de la hauteur avec la même planche de bord et la même  plate forme. Un 3008 en plus petit avec un air de famille très prononcé par le style extérieur. Un ancien 2008 rallongé de 14 cm à 4,30 m, élargi de 3 cm, rabaissé au toit de 2 cm pour un meilleur aérodynamisme, mais relevé de 2,5 cm en garde au sol à 17 cm pour jouer les baroudeurs. Tout cela donne la version 2020 de l’éternel rival du Renault Captur que Peugeot aimerait bien déloger de sa première place des petits SUV.

Peugeot 2008 : on change tout et ça se voit !
Un intérieur cossu qui a gagné en qualité et en confort.

Avec des atouts supplémentaires. Et un petit handicap au départ par des prix à la hausse où il s’affiche un peu plus cher à équipement égal (entre 1500 et 2000 €) que le SUV au losange. Une différence compensée, se défend on chez Peugeot par une meilleure valeur à la revente en occasion que ses concurrents…Mais qui correspond en fait à une volonté délibérée de montée en gamme et de rentabilité. Lancé en 2013, le 2008 ressemblait davantage à un break surélevé. Un look qui l’a mis en porte à faux dans la nouvelle mode en cours par rapport à ses rivaux.

Peugeot 2008 : on change tout et ça se voit !
La carrosserie biseautée donne un look dynamique à ce SUV au look de sportive surélevée.

Le voilà maintenant véritablement SUV avec un capot plus haut, une calandre verticale, des arches de roues noires, un avant plus carnassier avec ses griffes et ses crocs lumineux, un style de carrosserie biseautée plus agressif et musclé. Plutôt réussi avec un profil, non pas « carré camionneur », mais élancé d’une berline avec une ceinture de caisse galbée remontant élégamment vers les ailes arrières. Son changement de mensurations lui donne de bonnes proportions. Les 6 cm d’empattement supplémentaires entre les deux axes de roues procurent davantage d’espace aux jambes des passagers arrières, et de capacité au coffre qui passe de 350 l à 434 l (plus que le Captur 422 l).

Peugeot 2008 : on change tout et ça se voit !
Le coffre à double fond s’est agrandi de 84 l par rapport au précédent 2008.

Mais dans la répartition de l’enveloppe budgétaire pour la conception de la voiture, Peugeot  n’a pas cherché à contrer son rival en offrant le même avantage de modularité que lui : la banquette arrière coulissante sur 16 cm où le coffre du Captur grimpe alors à 534 l. Dans ce cas maxi, certes on ne ne peut plus s’asseoir. Mais entre les deux, cela peut rendre service en chargement, avec des enfants assis à l’arrière. En revanche le 2008 en offre plus en reprenant le nouveau i-cockpit en 3 D où les informations, vitesse, report du GPS et annonce des bifurcations s’affichent en relief, en superposition des autres figurant sur la dalle numérique devant le volant.

Peugeot 2008 : on change tout et ça se voit !
I-Cockpit au dessus du petit volant, le 2008 reprend la planche de bord de la 208.

D’où un gain de lecture immédiate, et de sécurité, d’une demi seconde, l’équivalent de 15 m de moins à 100 km/h.  Le 2008 a aussi toutes les aides à la conduite dignes d’un haut de gamme 508 qui équipent également la nouvelle 208 : affichage des panneaux de limitation de vitesse, régulateur adaptatif avec distance de sécurité et freinage d’urgence anti collision avec détection piétons-cyclistes de jour comme de nuit, aide au maintien dans la voie, anti franchissement de lignes, surveillance d’angle mort avec correction de trajectoire, full park assist. Mais le radar anti collision qui supplée la camera en cas de mauvaise visibilité est une option payante…

Peugeot 2008 : on change tout et ça se voit !
Le couvercle du vide poche se transforme astucieusement en support pour smartphone

La high tech n’est pas oubliée avec les connexions Mirror Link, Apple Car Play et Android Auto,  2 prises USB (très accessibles pour une fois !) au centre de la planche de bord, et deux également à l’arrière que n’offrent pas ses concurrents. La navigation 3D connectée TomTom® Traffic permet de connaître l’état du trafic en temps réel ou les zones à risque. 
Et comme sur la 208, un petit vide poche central est dédié à la recharge par induction avec une astuce : en se rabattant, le couvercle se transforme en support pour le smartphone qui ne se balade plus n’importe où dans les virages !

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L’espace à l’arrière, plus spacieux que sur le Captur, profite de l’allongement de la voiture.

Bénéficiant de la nouvelle plate forme CMP , le 2009 offre un gros progrès en confort de suspension à la fois souple et ferme, mais à ne pas gâcher avec des jantes de 18 qui la raidissent.  Avec ce chassis à l’excellente tenue de route, la voiture vire à plat sans jamais décrocher dans les pires virages à vive allure. Et l’insonorisation s’est aussi très nettement améliorée avec une étonnante filtration des vibrations en tout genre.  Mais sans doute en raison du changement de gabarit, les mêmes moteurs 3 cylindres 1200 cm3 turbo essence se montrent plus sonores que sur la 208 et le Captur. En agrément, le 130 ch, plus souple et nerveux dés 1750 tours sort néanmoins du lot.

Peugeot 2008 : on change tout et ça se voit !
Deux calandres différentes selon les modèles.

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Ce Puretech 130 se montre parfaitement à son aise avec de bonnes reprises sans être obligé de mouliner la boite. Et plus agréable que le 155ch dont les efforts se font un peu trop entendre. Au final, le plus rond et moelleux dans la puissance dés les bas régimes est le 4 cylindres 1499 cm3  130 ch diesel à la consommation raisonnable autour de 7 l, même à rythme soutenu, alors que le bruit sourd du 100 ch est pénible. La boite auto 8 vitesses, très lisse dans son fonctionnement, outrepasse parfois des ralentissements du conducteur avec des passages de rapports supérieurs inappropriés. Un défaut de logiciel sur les pré-séries à l’essai qui devrait être corrigé avant la commercialisation.

Peugeot 2008 : on change tout et ça se voit !
Les raccourcis avec les touches piano pallient la complexité de la navigation sur la tablette.

Un problème que n’aura pas la version électrique qui va soit de l’avant ou de l’arrière en continu. Avec un couple maxi immédiat de 260 Nm et des accélérations énergiques. Comme dans les versions thermiques, on peut opter pour un mode eco, normal, sport et le grip control en option, en actionnant une manette inaccessible à l’arrière de la console centrale. Une aberration en terme d’ergonomie. A force de tâtonner, on finit par y regarder de plus près, et donc quitter la route des yeux une fraction de secondes. Ce que veut au contraire éviter le i-cockpit avec toutes les indications de conduite au dessus du volant dans l’axe du parebrise. Pas très cohérent tout cela…

Peugeot 2008 : on change tout et ça se voit !
Très étudié le parallélisme dynamique de la porte arrière, de la trappe à essence et des feux !

Donnée pour 310 km d’autonomie, la 2008 électrique de 136 ch, 150 km/h, bénéficie d’un mode de régénération automatique. En levant le pied de l’accélérateur, le moteur électrique freine la voiture tout en se convertissant en alternateur pour recharger la voiture. Le surpoids de 350 kg des batteries réparties dans le plancher ne se ressent pas du tout dans le comportement de la voiture dont la suspension a été renforcée à l’arrière. Et en l’absence de rugissements de moteur thermique, les progrès dans la suppression des bruits de roulement sont d’autant plus impressionnants : mis à part un léger sifflement d’air par la vitesse, le 2008 survole silencieusement la route. Et atterrit en douceur…Cylindrée : 3 cylindres 1199 cm3 turbo essence

Puissance : 130 ch/6 cv

Couple maxi : 230 Nm à 1750 trs

0 à 100 km/h : 8,9 secondes (9,1 en boite auto)

Vitesse max : 208 km/h

Consommation mixte : entre 6 et 8,5 l/100 km

CO2 : entre 102 et 109 g/km

Malus : 0 €

Prix : 21 500 € (100ch essence) //de 23 300 € à 27 600 € en 130 ch boite meca // de 25 300 € à 29 600 € en 130 ch boite auto//de 28 700 € à 31 200 € en diesel 130 ch//de 37 100 € à 43 000 € en électrique (-6000 € de bonus)

LES PLUS : style, confort, insonorisation, places arrières, tenue de route, garde au sol, coffre, I-cockpit en 3D, roue de secours

LES MOINS : prix en hausse, options payantes, moteurs bruyants, ergonomie de la tablette et de la manette modes de conduite