Un « cul de poule » Citroën C5 HP bourguignon

Un "cul de poule" Citroën C5 HP bourguignon

Michel Champion / Côtes chalonnaises

Sorti en 1922, le deuxième modèle de la marque Citroën a été un des plus emblématiques avec la Traction, la 2 CV et la DS. Son succès en fit la première voiture populaire produite en grande série. 

Cent ans après la création de sa marque, André Citroën peut être fier de son coup ! Chez tous les vignerons de l’Hexagone collectionneurs de voitures anciennes, parmi les marques françaises une seule écrase toutes les autres : Citroën. Grâce aux voitures emblématiques sorties par le constructeur avant gardiste comme nul autre à son époque : Traction, 2CV, DS, sans oublier la première de toutes en 1922, la petite C5 HP surnommée « cul de poule » pour son arrière profilé en pointe. A l’image de celle de Michel Champion en Bourgogne dans les côtes chalonnaises.

Un "cul de poule" Citroën C5 HP bourguignon
Une « voiture jouet » de 3,15 m de long
Un "cul de poule" Citroën C5 HP bourguignon
…avec son fameux arrière en « cul de poule »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A 72 ans, il fait partie de ces lignées de vignerons qui ont été biberonnés aux chevrons : « j’ai appris à conduire sur la voiture de mon père , une C4 Citroën, et mon grand-père, citroéniste aussi, m’a prêté 300 francs en 1964 pour que je m’achète ma première voiture, une 2 CV d’occasion. Puis à 50 ans je me suis acheté par nostalgie une C4 comme celle de mon père, et deux ans après, j’ai concrétisé mon rêve en achetant la plus mignonne et la plus sympa de toutes, encore aujourd’hui, cette C5 HP. »  Celle qui devint célèbre par son autre surnom, « la Citron » avec la couleur jaune de ses débuts. Et par son énorme succès avec 80 232 exemplaires vendus de 1922 à 1926.

Un "cul de poule" Citroën C5 HP bourguignon
Ouvrir le couvercle du coffre permettait aussi aux enfants de s’asseoir en guise de 3 ème place !

Car pour son deuxième modèle depuis le lancement de sa marque en 1919 (après avoir fait fortune avec sa fabrique d’obus du quai de Javel reconvertie en usine automobile), André Citroën a voulu frapper un grand coup :  elle sera la première petite voiture populaire à bas prix grâce à sa fabrication en grande série, sur le modèle des chaines de montage des usines d’Henri Ford qu’il avait rencontré aux Etats-Unis. Son lancement est retentissant avec la première campagne publicitaire dans le ciel par un avion écrivant le nom de Citroën avec des lettres en fumée sur 5 km !

Un "cul de poule" Citroën C5 HP bourguignon
Un tableau de bord rudimentaire mais avec, grand progrès à l’époque, un démarreur électrique.

Et pour la première fois, une formule de vente à crédit contribue à démocratiser l’automobile en France. Avec son sens aigu de la publicité, André Citroën va jusqu’à inciter les enfants à être de futurs clients en lançant des répliques en miniatures, et même 3000 versions en voitures à pédales ! Une politique commerciale qui paie : en 1923, avec une production totale de 32 000 voitures, la marque aux chevrons,  arrivée la dernière sur ce marché, vend plus que « les anciens » du début du siècle, Renault (21 000) et Peugeot (11 000). André Citroën a gagné son pari : il est devenu en quatre ans le premier constructeur automobile européen !

Un "cul de poule" Citroën C5 HP bourguignon
Son arrière en forme de bateau n’en faisait pas une voiture amphibie !

Très facilement manoeuvrable avec son petit gabarit de 3,15 m (contre 3,47 m aujourd’hui pour une C1 Citroën !) et de surcroit, charmante par sa ligne, la « Citron » va aussi devenir la coqueluche des femmes. Dans la vague d’émancipation féminine des années folles de l’après guerre, menée par Joséphine Baker dansant nue avec son régime de bananes, elles peuvent s’affranchir en prenant elles-mêmes le volant. Et André Citroën en fait même un argument publicitaire pour séduire cette nouvelle clientèle avec le slogan : « La femme moderne ne circule qu’en cabriolet »…Citroën bien entendu ! De fait, ce poids plume de 545 kg avec sa carrosserie clouée sur une armature en bois, est léger à conduire sans trop d’efforts au volant. D’autant que son démarreur électrique, une grande nouveauté à l’époque , évite l’éprouvant démarrage à la manivelle. Les élégantes amazones motorisées avaient donc l’assurance de conduire sans se salir, sans se fatiguer. Et sans risque d’excès de vitesse : 50 à 60 km/h au grand maximum, en étant propulsé par un petit  4 cylindres de 856 cm3 fournissant 11 ch chevaux, soit 5CV fiscaux, d’où le nom de C5 HP pour horse power. « C’était suffisant, car pour s’arrêter, cette torpedo n’a que des freins à l’arrière, sourit Michel Champion, un peu à la peine dans les côtes au milieu du vignoble. Et avec cette auto, il ne faut pas se prendre les pieds dans les pédales explique -t- il : l’accélérateur est à droite comme aujourd’hui, mais le frein à gauche et l’embrayage au milieu ! »

Un "cul de poule" Citroën C5 HP bourguignon
Une jolie torpedo deux places mais à une seule porte avec poignée d’ouverture à l’intérieur !

Autre originalité : cette voiture est une deux places, mais n’a qu’une seule portière ! Pour prendre le volant, le conducteur doit donc se faufiler par la portière de droite, car l’emplacement de celle de gauche est pris par la roue de secours ! Quant au coffre, il se résume à ce couvercle qui s’ouvre comme sur une boite de conserve dans laquelle bien des gens se souviennent avoir voyagé assis dans leur enfance. Avant qu’une troisième place à l’arrière prenne la place ce coffre central en 1924. Ce qui valut à la C5 HP, déjà bien pourvue en surnoms, un nouveau sobriquet : la Trèfle !

 

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

Citroën C5 Aircross, le SUV qui survole les bosses

Citroën C5 Aircross
Avec sa garde au sol de 23 cm, le C5 Aircross est un SUV passe partout

Après le C3 Aircross, Citroën surfe sur la mode actuelle des SUV en passant à la taille supérieure sur ce C5 de 4,50 m qui mesure 35 cm de plus et offre le plus grand coffre de sa catégorie avec une capacité de 580 l à 720l grâce à des banquettes arrières séparées et coulissantes. Outre des sièges très moelleux avec un nouveau type de mousse, le confort est surprenant sur les routes bosselées grâce à sa nouvelle suspension aux amortisseurs à doubles butées hydrauliques progressives qui évitent les rebonds en compression ou en détente et réduisent ainsi les débattements de la caisse. Et dans ce C5 Aircross à l’intérieur cossu, Citroën n’a pas lésiné sur les équipements connectés dernier cri…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                Le vignoble

Vous voulez faire une affaire ? Allez donc dans le caveau de Michel Champion à Cercot-Moroges. La lignée des vignerons de la famille depuis 1740 s’est arrêtée avec lui en 2002 lors de sa dernière vinification faute de successeurs. Mais il vit encore sur un stock de 50 000 bouteilles remontant  jusqu’en 1992. « C’est ma poire pour la soif et arrondir ma retraite ! » Ce caveau, au décor très rétro avec ses vieilles publicités automobiles, renferme de bonnes surprises avec des côtes chalonnaises de 1995  à 12 €, et des 1999 à 9 € seulement. Tel : 03 85 47 90 94

                                                        Profitez en pour visiter…

*Russily, joli village perché au fond d’un vallon d’où l’on a un panorama superbe sur Givry, et par beau temps, le Mont Blanc !

*Couches et le château médiéval de Marguerite de Bourgogne, l’épouse répudiée de Louis X le Hutin qui aurait fini ses jours ici comme « prisonnière libre » après sa disparition de Château-Gaillard en Normandie où elle était incarcérée pour adultère. Site intéressant avec son donjon carré, ses tours, ses prisons, son pont levis, sa chapelle et son réseau de galeries souterraines.

Jour de marché à Chalon sur Saône sur la vieille place de la cathédrale St Vincent
Jour de marché à Chalon-sur-Saône sur la vieille place de la cathédrale St Vincent

*Chalon-sur-Saône, ancien port gallo-romain, ses vieilles rues charmantes aux maisons à colombages autour de la cathédrale Saint Vincent, son hôpital XVIII ème, son musée sur l’inventeur de la photo Nicéphore Niepce enfant du pays

*Le village de Nolay et ses vieilles halles à la superbe charpente couverte en dalles de pierre (800 kg au m2!)

*Sully et son château Renaissance entouré d’eau où naquit le maréchal Mac Mahon. Avec son grand parc aux essences rares, et ses dépendances harmonieusement alignées de chaque côté de la grande allée du château, madame de Sévigné surnommait l’endroit « Le Fontainebleau de Bourgogne » !

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Le château de Sully-sur-Loire surnommé le « Fontainebleau de Bourgogne »

*Le Creusot et son ancienne manufacture, son célèbre marteau pilon géant qu’on entendait à 10 km

* Saint Gengoux-le-National, charmant village médieval et son église romane construite par les moines de Cluny

*Le château de La Rochepot, spectaculairement dressé sur le piton de la Roche Nolay : ses toits en tuiles vernissées multicolores, sa cour Renaissance et le puits en fer forgé profond de 72 m, son armurerie et sa cuisine monumentale

Le château de Rully et son vignoble.
Le château de Rully et son vignoble.

*Le Mont Saint Vincent et sa vue panoramique époustouflante jusqu’au Mont Blanc

*Le chateau de Cormatin, ses fastueux salons Louis XIII, ses tapisseries, ses plafonds à caissons peints, son parc

*Rully pour son vin et sa forteresse médiévale au grand donjon carré à l’énorme cheminée intérieure

 

 

 

 

Citroën C5 Aircross, le confort sur les bosses

Citroën C5 Aircross

Moins cher que ses concurrents allemands, le nouveau SUV de Citroën arrive avec des atouts qui le rendent imbattable : sa suspension innovante, son agrément à bord et le volume de son coffre.

Citroën l’a fait. Vous en rêviez. Hélas, patience… les Chinois en ont bénéficié les premiers pendant un an. Et en ont déjà acheté 56 000. Mais le voilà enfin en France ! Le C5 Aircross vient élargir la famille Citroën. Après son C3 Aircross l’an dernier, la marque surfe sur le succès croissant des SUV représentant aujourd’hui la moitié des ventes d’automobiles. Forte d’un atout du à la déclinaison de son identité stylistique originale très reconnaissable. Et comme en 1922 avec la petite C5 HP, le fameux « cul de poule » au prix imbattable qui avait démocratisé l’automobile, Citroën avec son son C5 Aircross démocratise le confort réservé jusqu’à présent aux grosses berlines allemandes à suspensions pilotées.

Citroën C5 Aircross
Un habitacle plutôt cossu qui n’a rien à envier aux belles allemandes.

Grâce à un nouveau procédé qui se veut nostalgique du moelleux des DS d’antan, même s’il ne le restitue pas entièrement. Et tant mieux pour ceux qui en était malade à l’arrière des DS !  Avec le C5 Aircross, Citroën a sorti son arme secrète mise au point et brevetée par ses ingénieurs maison : l’amortisseur à doubles butées hydrauliques progressives. Traduction : que ce soit en compression en passant dans un trou ou en détente sur un gendarme couché, les doubles butées, en haut et en bas, absorbent les chocs en bout de course, et évitent en douceur les rebonds brutaux sur chaussée déformée. La démonstration lors d’essais sur pistes marocaines défoncées a sur ce point été bluffante.

Citroën C5 Aircross
Un design élégant et fonctionnel avec un arrière très vertical pour ne pas perdre en volume.

Outre le confort, Citroën a joué sur une autre corde sensible pour attirer sur sa marque les propriétaires de monospace hésitant à basculer dans la tendance plus à la mode des SUV. Grief essentiel de leurs réticences ressortant des études de marché : le volume de coffre moins important. Un argument battu en brèche par le C5 Aircross qui profite de son gabarit de 4,50 m de long (+ 35 cm qu’un C3 Aircross et + 9 cm en largeur). « Lors de tests clients nous avons mis côte à  cote un monospace Citroën C4 Space tourer (l’ex Picasso) et un C5 Aircross, raconte son chef de produit Patrick Fontana. Spontanément, les gens ont choisi le monospace pour son coffre plus grand. Mais au test des valises, ils se sont aperçus, à leur grande surprise, qu’ils en rentraient une de plus dans le C5 Aircross ! »

Citroën C5 Aircross
Un grand coffre modulable avec les banquettes indépendantes coulissantes et escamotables.

CQFD : le coffre du monospace fait  537 l contre 580 l  au SUV à ouverture mains libres avec le pied sous le pare-chocs, voire même 720 l en faisant coulisser les 3 sièges indépendants, et 1630 l en basculant complètement les dossiers réglables. Un champion dans sa catégorie avec une modularité digne d’un monospace. Avec juste un regret : le C5 Aircross ne bénéficie pas d’un acquis de commodité instauré sur le plus petit C3 Aircross dont le dossier passager avant droit se rabat horizontalement pour pouvoir charger des objets longs comme une planche à voile. Tout cela pour des raisons de standardisation industrielle, car le C5 Aircross a d’abord été conçu pour les Chinois paraît il pas intéressés par cette facilité de chargement.

Citroën C5 Aircross
Une planche de bord de belle finition, aussi esthétique qu’efficace avec ses deux écrans.

Autre raison : Citroën a donné la priorité à l’excellent confort des sièges à la mousse très épaisse qui empêche alors un basculement complet du dossier. Bref, que véliplanchistes ou bricoleurs du dimanche avec leur échelle passent leur chemin ! Et prenons le volant.La première impression reflète le côté cossu de l’habitacle et de la planche de bord avec son imposante console centrale au toucher soyeux.Avec porte gobelets cerclés de lumière la nuit pour ne pas viser à côté ! Au démarrage, le diesel 2 litres 180 ch accuse tout de suite son âge par ses vibrations et son niveau sonore s’atténuant un peu au fil de la vitesse.

Citroën C5 Aircross
La console centrale avec le grip control et la recharge par induction pour les téléphones.

Grâce à une insonorisation de la voiture et un filtrage de très bon niveau pour ce segment de modèles. En revanche le 1,6 l essence 180 ch s’avère agréablement silencieux et souple à la conduite et incite à pousser le C5 Aircross dans ses retranchements. En jouant à la fois du très bon maintien reconnu de la plate forme partagée avec le 3008 Peugeot dans les enchainements de virages, et du confort de la nouvelle suspension Citroën qui va de pair avec une direction électrique moins ferme et affutée dans les remontées d’informations de la route que sur le Peugeot. Même en position sport où un simple changement dans le logiciel suffirait pour y remédier.

Citroën C5 Aircross
Avec sa garde au sol de 23cm et ses protections latérales, le C5 Aircross est un SUV passe partout

Deux autres motorisations à 130 ch seront à suivre : le très sobre 3 cylindres 1,2 l essence, ou en diesel le plus récent et plus silencieux  4 cylindres 1,5 l. Et enfin un C5 Aircross hybride rechargeable est attendu pour fin 2019 avec une autonomie de 60 km en électrique. En roulant, on apprécie aussi sur ce SUV, le rappel du GPS de l’écran central sur le combiné digital devant le volant,  avec variation des présentations visuelles. Un élément sécurisant pour ne pas quitter la route des yeux tout comme l’affichage digital en grand de la vitesse qui permet une lecture plus immédiate à défaut d’un affichage tête haute sur le pare brise.

Citroën C5 Aircross
Trois vraies places séparées, y compris pour le passager du milieu, avec dossiers inclinables.

Au chapitre des aides électroniques à la conduite, le C5 Aircross fait le plein avec une vingtaine de technologies embarquées :  les classiques anti franchissements de ligne, anti collision voiture-piéton, freinage d’urgence, caméra de recul, grip control pour la pluie, la boue, la neige ou les fortes pentes, et le régulateur adaptatif qui tient à la fois compte des panneaux de limitations de vitesse, du flux de circulation et de la distance de sécurité avec un véhicule devant  pour offrir une conduite semi autonome de 30 à 180 km/h.

Citroën C5 Aircross
Un affichage tactile sur la tablette qui peut aussi s’effectuer par touches raccourcies.

En revanche, une étrange anomalie au tableau de bord peut induire en erreur : l’allumage du témoin lumineux d’anti franchissement de ligne avec correction de trajectoire signifie en fait , contrairement à l’usage courant, que le système n’est pas actionné ! Curieux manque de bon sens sur cette voiture qui n’en manque pas par ailleurs. Et avec des tarifs attractifs à équipement égal moins élevés que certains de ses concurrents nippons ou d’outre-Rhin.

Cylindrée/puissance : 2 litres diesel turbo 4 cylindres/180 ch-9 CV

1,6 litre essence turbo 4 cyl/180 ch-10 CV

0 à 100km/h : diesel 8,6 sec/essence 8,2 sec

Couple maxi :  diesel 400 Nm à 2000 trs-min, essence 250 Nm à 1650 trs-min

Vitesse maxi : diesel 211 km/h  essence 219 km/h

Consommation moyenne : diesel de 4,7 l/100 km à 8,6 essence de 5,7 l/100 km à 8,5 l

Co2 : diesel 124 g/km  essence : 129 g/km

Malus :  diesel 90 €  essence 253 €

Prix : diesel 36 050 €  essence 33 150 €

LES PLUS : confort, suspension, insonorisation, filtrage, finitions, double plancher avec roue de secours, modularité des trois sièges arrières indépendants, volume du coffre

LES MOINS : limiteur-régulateur derrière le volant, plastiques durs sur les portières, ajustements sur les premières séries perfectibles, dossier avant droit non rabattable

Un fana de Jeep sur Bourgueil

Un fana de Jeep sur Bourgueil

Christophe Deschamps / Le Chêne Arrault

Unique en France, ce vigneron a une passion dévorante pour les Jeep : une fois qu’il en a restauré une, il passe à la suivante ! Et sa collection en compte une vingtaine. Dont cette superbe Jeepster de 1948.

Ah que la guerre était belle ! De 1941 à 1945, l’armée américaine avait acheté  637 770 jeeps. Mais la paix revenue, Willys-Overland le constructeur de ce tout terrain mythique a du se trouver une reconversion pour continuer de faire tourner ses usines. Et c’est ainsi qu’à partir de 1946 la Jeep militaire spartiate s’est muée en précurseur de nos SUV d’aujourd’hui à usage civil avec les Station wagon . Et parfois en jouant les pionniers dans des versions luxueuses, les Jeep Wagoneer, bien avant les Anglais et leur rutilant Range Rover.

Un fana de Jeep sur Bourgueil
Un habitacle joliment bicolore qui n’a rien à voir avec l’équipement spartiate des Jeep militaires.

De l’autre côté de l’Atlantique, sur le vignoble du Chêne Arrault à Bourgueil, ChristopheDeschamps a attrapé la  Jeepomanie.  « Une maladie compulsive », reconnaît il, où à force de se passionner pour la marque, il en a restauré et collectionné des dizaines. Mais uniquement des jeep civiles. « Depuis tout petit, j’ai toujours été attiré par les Etats-Unis et les belles américaines en avance techniquement sur les voitures européennes des années 50-60. Mais la Jeep était pour moi la plus emblématique. A la fois par sa conception géniale et son rôle historique au moment du débarquement en Normandie. Mais surtout dans les versions civiles, par son côté life style décontracté.

Un fana de Jeep sur Bourgueil
Un tableau de bord sobre très stylisé années cinquante.

Ma première, une CJ 5 (pour Civilian Jeep) de 1955, je l’ai acheté en 1992 à un Américain vivant pas loin de chez nous. Elle m’évoquait le fun californien sur fond de « Surfin’USA » et « Good vibrations », les fameuses chansons des Beach Boys ! » Sea, sex and sun…c’est en 1948 qu’est sortie la première version fun de la Willys-Overland, le cabriolet Jeepster au look de voiture de plage bicolore qui est le clou de la collection de Christophe Deschamps. Digne de figurer au milieu des jolies blondes en bikini sur la pochette du 45 tours « California girls » des Beach Boys ! Trop en avance sur son temps ? Ce premier SUV loisir ne sera vendu qu’à 19 132 exemplaires durant sa courte vie de 1948 à 1950.

Un fana de Jeep sur Bourgueil
Une curieuse Jeep de plage avec ses deux marche pied sur l’aile pour grimper aux places arrières.

Cette jeep en 2 roues motrices, à part la forme carrée des ailes avant, n’avait plus rien à voir avec celle des GI’s : pneus à flancs blancs, enjoliveurs de roues chromés, sièges moelleux en simili cuir blanc à liseré bordeaux, planche de bord bicolore avec jolie instrumentation art déco, gros poste de radio et allume cigare, calandre et pare chocs rutilants de chromes, capote bordeaux de la même couleur que la ceinture de caisse et l’entourage du pare brise en biseau comme ceux des fameux canots rapides en bois Chris Craft de la même époque…« C’est mon daily driver favori pour «naviguer» au milieu des vignes, un vrai plaisir. On peut tout faire sur un filet de gaz en troisième » confie-t- il dans le ronronnement tranquille du 4 cylindres 2,2 litres de 63 ch qui peut emmener gentiment ce Jeepster  à 110 km/h.

Un fana de Jeep sur Bourgueil
Une vraie américaine six places à l’intérieur très chic avec ses sièges blancs à liseré bordeaux.

Après l’avoir démarré au pied en appuyant sur le « champignon » à droite de l’accélérateur ! Et pour accéder aux places arrières, mieux vaut être sportif en grimpant via les deux marche-pied en inox incrustés sur les ailes ! Si Christophe Deschamps raffole de ces Jeep pour leur conduite fun, elles présentent aussi pour lui un intérêt inattendu : « C’est ma meilleure « assurance antigel » pour notre vignoble ! J’en ai revendu pour nous en sortir financièrement car à cause du gel il nous a manqué 3 récoltes en 6 ans ! Après un tel acharnement du mauvais sort ce métier m’a rendu indestructible ! Et je peux le dire : mes Jeep nous ont sauvés ! »

Un fana de Jeep sur Bourgueil

 

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI
La nouvelle Jeep Wrangler de la quatrième génération

La quatrième vie de la Jeep Wrangler

Jeep comme les autres n’échappe pas à la chasse aux CO2. Et la nouvelle version du modèle fétiche de la marque a subi une séance de down sizing. Tout en restant un tout terrain pur et dur, le Wrangler diesel passe d’un 2,8l à un 2 litres turbo qui garde la même puissance de 200 ch et le même couple de 450 Nm à 2000 trs, et en essence le V6 de 3,8 l laisse la place à un 2,2 l turbo de 272ch beaucoup moins gourmand. Ce qui ne l’empêche pas de crapahuter et de grimper aux arbres. En revanche, la nouvelle Jeep Wrangler se montre beaucoup plus civilisée en « terrain normal » avec une tenue de route plus confortable et plus sûre, servie pour la première fois par une boite automatique à huit rapports…voir la suite

OENOTOURISME

                                                                  LE VIGNOBLE

A chacun son nom : chez les Deschamps sur l’appellation Bourgueil, Christophe, installé en 1987 dans la lignée de ses ancêtres vignerons depuis 1600, produit en bio son Chêne Arrault, et sur l’autre moitié du domaine de 7 ha son épouse Sandrine s’est lancée la première en biodynamie en 2004, avec ses bouteilles La Fontaine aux fougères.

Le Chêne Arrault  Bourgueil 2014, ces vieilles vignes de 70 à 80 ans donnent un vin tannique de longue garde, fruité rond et frais porté par une petite pointe d’acidité sur un arôme de terroir terreux caractéristique du Bourgueil (10 €). Et Christophe Deschamps a encore en cave des 95, 98,99…de 31 € à 27 €

La Fontaine aux fougères, Pensée des champs 2015, un fruité rupestre qui reflète le terroir de ses parcelles sur le gravier (9,50 €) Myosotis 2014, un vin plus léger sur l’argilo calcaire (10 €)

 

                                                              PROFITEZ EN POUR VISITER…

VALLEE DU LOIR

* Poncé-sur-Le-Loir, Château avec escalier Renaissance exceptionnel, grand pigeonnier XVIIIème, jardin classé

*Vouvray-sur-Loir, le moulin Pousset, un des derniers moulins à blé industriel des années 30 ouvert au public avec sa roue monumentale

*Château du Lude, l’un des plus beaux exemples de l’architecture de la première Renaissance française magnifiquement mis en valeur par le son et lumière qui se reflète sur le Loir

*Baugé-en-Anjou, l’Hotel Dieu : considérée comme l’une des plus complètes du patrimoine hospitalier de France, l’Apothicairerie de 1675 présente dans ses étagères en bois sculptées plus de 650 pots en faïences et boites aux contenus mystérieux. A voir aussi le relais de chasse du Roi René d’Anjou édifié de 1454 à 1465 à la fin du gothique flamboyant.

L'apothicairerie de Baugé -sur- Loir et ses 650 pots de faïence (Photo L.Massilon)
L’apothicairerie de l’Hôtel Dieu à Baugé -sur- Loir, et ses 650 pots de faïence (Photo L.Massilon)

TOURS

*Le centre historique avec les vieilles ruelles, dont la charmante rue Briçonnet, qui gravitent autour de la pittoresque place Plumereau aux maison à pans de bois

*L’hôtel Goüin, un des rares bel édifice Renaissance à Tours

*L’ancienne basilique romane St Martin/ Il n’en reste que l’imposante tour Charlemagne et la tour de l’horloge

*Cathédrale St Gatien/ Construite du XIIIème au XVI ème elle décline toute l’évolution du style gothique et offre de magnifiques vitraux

*Le musée du compagnonnage avec ses magnifiques maquettes de charpentes ou d’escalier à vis en bois installées dans les vestiges romans de l’abbaye St Julien. L’ancien cloitre abrite aussi le musée des vins  de Touraine

*Le musée des Beaux Arts installé dans l’ancien archévêché du XVII ème et ses collections de Rembrandt, Delacroix, Degas, Boucher, Largillière…

La place Plumereau dans le vieux Tours (Photo Anaïs-Dutour)
La place Plumereau, point central de rencontre dans le vieux Tours (Photo Anaïs-Dutour)

AMBOISE

*Le château, sa grosse tour cavalière avec la rampe tournante qui permettait aux attelages de chevaux de monter de la rue à la terrasse pour approvisionner le château, son fameux balcon où furent pendus en 1560 les conjurés ralliés au protestantisme qui voulaient enlever le jeune roi catholique François II. L’épuration et ses 1500 morts marqueront le début des guerres de religion en France qui dureront 40 ans. La chapelle St Hubert, en gothique flamboyant et aux magnifiques frises sculptées, renferme la tombe de Léonard de Vinci. Au cours de son histoire, le château servira de prison d’état sous Louis XIV et de résidence surveillée en 1848 pour l’émir Abd El-Kader avec sa suite de 100 personnes.

*Le clos Lucé , demeure de Leonard de Vinci qui y vécut trois ans jusqu’à sa mort en 1519 quand François 1er l’invita à venir s’installer en France. Fascinant de découvrir les maquettes de ses machines futuristes : le premier aéroplane, l’hélicoptère, le char d’assaut, le pont tournant…

*La Pagode de Chanteloup/ Cette folie chinoise de pur style Louis XVI, se reflétant dans un grand bassin, a été construite en 1775 par le duc de Choiseul. Dernier vestige du château disparu au XIX ème, elle offre du haut de ses 44 m un panorama grandiose sur la vallées de la Loire et la forêt d’Amboise.

Vue aérienne du château de Chenonceau
Chenonceau : un ancien moulin devenu un des plus beaux châteaux de la Loire(Photo Marc Jauneaud)

CHENONCEAU Se reflétant au dessus du Cher à l’emplacement d’un ancien moulin, le plus féminin des châteaux de la Loire, bâti par Catherine Bohier puis habité par Diane de Poitiers à qui on doit les magnifiques jardins aux allées fleuries en diagonales, et Catherine de Médicis qui fit construire sur le pont la grande galerie à deux étages.

CHEVERNY Dans la même famille depuis 6 siècles, c’est un des châteaux privés le mieux meublé et décoré de France qui a été le premier à  ouvrir ses portes au public en 1922. Hergé s’en est complètement inspiré en reprenant la partie centrale devenue le château de Moulinsart du capitaine Haddock !

CHAUMONT-SUR-LOIRE  Dominant la Vallée de la Loire, il illustre à la fois avec ses tours extérieures l’architecture défensive de l’époque gothique et à l’intérieur l’architecture d’agrément de la Renaissance voulue par Catherine de Medicis qui en fut propriétaire de 1540 à 1550 avant de le céder à Diane de Poitiers. Très originales, les « Grandes écuries » du XIX ème furent considérées à l’époque comme les plus luxueuses d’Europe.

CHAMBORD 156 m de façade : la « Folie monumentale » de François 1er hérissée de 228 cheminées ouvragées, aux 440 pièces et à l’escalier en pierre à double révolution attribué à Léonard de Vinci dans lequel on se croisait jamais.

Le château de Cheverny qui a servi de modèle à Hergé pour celui de Moulinsart (photo Chicurel)
Le château de Cheverny dont s’est inspiré Hergé dans Tintin pour celui de Moulinsart (photo Chicurel)

BLOIS

*Résidence de 7 rois de France, ce château affiche les évolutions architecturales entre la tour style Louis XII, l’escalier monumental de l’aile François Ier , la façade à loggias italiennes surplombant la ville et l’aile Mansart de 1638

*Maison de la magie Robert Houdin. Une visite d’initiation dans cet hôtel particulier du 19 ème

*Tour Beauvoir Donjon carré du XI ème qui offre une belle vue sur la ville

*Hôtel de Villebresme du XV ème. Deux batiments à décor gothique reliées par une passerelle à pans  de bois au dessus de la rue.

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                        POUR UN SÉJOUR INOUBLIABLE UN CHOIX S’IMPOSE

                                                 Membre des Relais & Châteaux

Etape idéale pour des randonnées en anciennes, le château de Noizay offre l’avantage d’un parking sécurisé dans l’enceinte de son grand parc de 24 hectares, et permet ainsi de goûter un moment de vie de château en toute tranquillité. Vous tomberez sous le charme de cette demeure style Renaissance décorée avec élégance et raffinement, entre tradition et modernité, par Cécile William sa propriétaire. Situé au cœur des châteaux de la Loire, entre Amboise et Tours, Noizay invite à la sérénité le temps d’une nuit ou d’un séjour en amoureux, en famille, entre amis ou en voyages d’affaires.

Avec ses 19 chambres,  son restaurant gastronomique autour d’une belle carte des vins honorant la Loire, sa terrasse en plein air  pour déjeuner l’été, vous vivrez une expérience unique dans ce lieu empreint d’Histoire : il fut le siège en 1560 des conjurés d’Amboise qui voulaient enlever le jeune roi François II . S’ajoute à ce cadre sublime une gamme de prestations de qualité : piscine chauffée et terrain de tennis privé, location de vélos , hélicoptère et vol en montgolfière à proximité qui vous feront quitter Noizay pour la découverte des vignobles de Vouvray et de la région…pour mieux y revenir…

A 55 mn TGV de Paris et 2h 30 en voiture Promenade de Waulsort-37210 Noizay-02 47 52 11 01 /noizay@relaischateaux.com /www.chateaudenoizay.com

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SAUMUR

*Le château fortifié aux multiples tours à toit conique construit au XIVème sur un promontoire escarpé par Louis Ier duc d’Anjou, transformé en prison sous Napoleon Ier, en caserne puis en musée des Arts décoratifs.

Le musée des blindés à Saumur.

*Le musée du cheval qui illustre l’histoire de la célèbre école de cavalerie du Cadre Noir de Saumur

*Le musée des blindés et l’armada de ses 200 véhicules de combat

BRÉZÉ  Ses deux châteaux près de Saumur, l’un en surface de la Renaissance, et juste en dessous la forteresse souterraine, la plus grande d’Europe, creusée au Moyen Age pour se protéger du pillage par les Normands qui remontaient la Loire.

AZAY LE RIDEAU

* La perle romantique du Val de Loire/ Edifié sous François Ier, le célèbre château se reflète dans les deux miroirs d’eau qui l’entourent. Balzac l’a décrit comme « le diamant taillé à facettes serti par l’Indre »

*Son frère jumeau et moins connu, le château Renaissance de l’Islette à 2km d’Azay, qui abrita les amours tumultueuses de Rodin et Camille Claudel

*Musée Maurice Dufresne avec son impressionnante collection de 3000 pièces pour un étonnant retour vers le passé de l’aviation et de l’automobile.

Le musée automobile Maurice Dufresne à Azay-le-Rideau
Le musée automobile Maurice Dufresne à Azay-le-Rideau

LE COUDRAY  Le château du Coudray, forteresse du XV ème avec ses écuries animées, et ses 14 jardins de contes de fée pour les enfants

CHINON

*Les vestiges de la forteresse royale longue de 500 m sur son éperon rocheux en surplomb de la ville médiévale le long de la Vienne

* La rue Haute St Maurice, axe principal de la vieille ville jalonné par de vieilles maisons à pans de bois,  le palais du Bailliage, l’hôtel du gouverneur, le musée Le Carroi dans l’ancien hôtel des Etats généraux

*L’église St Etienne et son portail gothique flamboyant

*Le musée animé du vin et de la tonnelerie

BOURGUEIL

Ses caves déjà célébrées par Rabelais et son abbaye fortifiée St Pierre fondée au Xème par les bénédictins. Du XIIIème restent le cellier et les grands greniers. Et dans le batiment du XVIII ème, un monumental escalier suspendu à rampe en fer forgé, un grand réfectoire vouté et une salle à manger lambrissée.

Les étonnantes cuisines de l'abbaye de Fontevrault
Les étonnantes cuisines de l’abbaye de Fontevrault (Photo Darrault)

FONTEVRAUD-L’ABBAYE Fondée en 1099, l’abbaye est exceptionnelle en Anjou avec son église abbatiale abritant les tombeaux des Plantagenêt, ses deux cloitres, le réfectoire à voute gothique long de 45 m  et l’étonnante tour octogonale des cuisines, aux 8 absidioles correspondant chacune à un foyer, et surmontée, sur sa toiture byzantine conique en écailles, de clochetons qui sont en fait les sorties des 20 cheminées.

VILLANDRY. Le dernier des grands châteaux construits au bord la Loire à la Renaissance, puis réaménagé au XVIII ème. Unique en son genre par son incroyable parc floral dessiné et taillé comme une incroyable architecture qu’on peut admirer du haut de la tour.

LANGEAIS et ses alentours

*le château de Langeais, à la fois forteresse du Moyen Age et résidence princière Renaissance avec ses meubles sculptés et ses riches tentures. Animations en costumes d’époque, avec reconstitution du mariage de Charles VIII et Anne de Bretagne en son et lumière.

*Château de Gizeux, à 15 minutes de Langeais, demeure de la famille du Bellay pendant 350 ans, il est aujourd’hui la plus grande demeure habitée et meublée de Touraine . La famille ouvre à la visite pour y admirer les deux galeries de peintures murales du XVI ème et XVII ème, les salons, la salle à manger , les caves. Plus des activités et visites costumées pour les enfants.

Le château d'Ussé qui inspira Charles Perrault pour celui de la Belle au bois dormant.
Le château d’Ussé, ancienne forteresse complètement transformée à la Renaissance.

*Château d’Ussé Hérissé de tours aux allures féériques,  il inspira Charles Perrault  pour son château de la Belle au Bois Dormant.

*Château de Marcilly-sur-Maulne, imposante bâtisse de style Henri IV-Louis XIII avec une chapelle intérieure dans le pavillon central.

*Grottes pétrifiantes de Savonnières-Villandry/ Un voyage inattendu au cœur de la terre

*Château-Renault/ Son musée du cuir ouvert dans une ancienne tannerie (www.museeducuir.org)

*La Cave des Roches à Bourré, 1km de visites guidées et de dégustation dans une champignonnière en activité depuis 1893

LOCHES

*La ville fortifiée du Moyen age et son château célèbre pour ses prisons de Louis XI et Agnès Sorel, la  favorite du roi Charles VII, qui y demeura.

* L’ancienne collégiale romane

La cour du château de Blois avec son fameux escalier François Ier. (photo Leonard de Serres)

*Carrière de Vignemont /Au pied de la falaise, l’entrée de la carrière vous emmène dans un dédale saisissant de 5 km de galeries où l’on découvre la vie des carriers d’autrefois et les habitations troglodytes qui y ont été aménagées, avec un pressoir encore présent.

*Train à vapeur du lac de Rillé et le parc accrobranches. A 15 km au nord de Bourgueil, deux anciennes locomotives avec leurs wagons vous emmènent pour une balade ferroviaire de 3 km (aecfm.fr/02 47 96 42 91)

* La petite France, musée animé des trains miniatures à Savigné-sur-Larthan. Une fabuleuse collection de 1920 à nos jours sur 600 m2. Après la visite, les enfants circulent sur les trains électriques du jardin !

*Traversées sur la Loire à bord des anciens bateaux de navigation en bois depuis La Chapelle-sur-Loire (02 47 58 68 30) et visite du musée des mariniers à Chouzé-sur-Loire

 

Le petit train à vapeur du lac de Rillé.

 

 

La quatrième vie de la Jeep Wrangler

La quatrième vie de la Jeep Wrangler

Jeep vend aujourd’hui plus de véhicules que Fiat, son propriétaire depuis 2014 ! Et avec cette nouvelle version la marque entend bien renforcer son leadership sur le créneau des gros tout terrains purs et durs.

On ne boucule pas une icône ! La première Jeep civile CJ 5 sortie en 1955 avait pris en 1987 l’appellation Wrangler. Et en 2018, à la 4ème génération, la nouvelle Jeep Wrangler ne change guère son style baroudeur et son regard ébahi  avec ses deux grands phares ronds entourant la calandre légendaire à 7 fentes verticales, mais légèrement plus basse et inclinée, comme le parebrise, pour un meilleur aérodynamisme. En fait, comme les Porsche 911 depuis 50 ans, tout change, mais ça ne se voit pas, sauf sous le capot !

La quatrième vie de la Jeep Wrangler
Moins rustique, le tableau de bord a gagné en raffinement et en équipements high tech.

Les nouveaux moteurs sont passés au down sizing pour consommer moins (de 2,8 l à 2 l turbo en diesel pour la même puissance de 200 ch avec un couple maxi équivalent à 2000 tours, et en essence, d’un 3,6 l V6 284 ch à un 2l  turbo twin scroll double arbre à cames en tête 272 ch). Et ce n’est pas tout :  nouvelle boite de vitesse automatique à 8 rapports, système 4 roues motrices avec nouvelle boite transfert à 2 rapports Selec-Trac pour un suivi et un contrôle continu du couple transmis aux roues arrières, différentiel à glissement limité électronique pour une meilleure adhérence sur terrain glissant ou sableux, dégagement électronique de la barre stabilisatrice avant pour augmenter le débattement des roues dans les franchissements de pistes cahotiques, et apporter  ainsi un surplus de confort aux efficaces suspensions hélicoïdales à 5 bras.

La quatrième vie de la Jeep Wrangler
Plus baroudeur que jamais, le nouveau Wrangler est plus long de 10 cm en 5 portes.

Dans sa nouvelle version, ce 4X4 pur et dur procure enfin un meilleur comportement routier plus rassurant, et un confort acoustique où les moteurs (venus de chez Alfa Romeo) renvoient aux oubliettes le côté sonore et rugueux des Jeep. Si l’ancien Wrangler qui crapahutait depuis 2006 accusait ancienneté et rusticité, le nouveau, lui, fait le plein de technologies embarquées pour le plaisir de ses passagers. Sur la planche de bord maintenant garnie de cuir surpiqué doux au toucher, le traditionnel combiné d’instruments est remplacé par un écran TFT-LED. La console centrale accueille un écran tactile de 7 pouces connecté Android Auto et Apple car play avec envoi de sms par commande vocale, plus un système uconnected Live permettant de recevoir directement Facebook ou twitter, Deezer et ses 35 millions de titres, ou Reuters pour s’informer en pleine jungle !

La quatrième vie de la Jeep Wrangler
Avec son toit amovible, le Wrangler est le seul tout terrain à ciel ouvert…

Dans ce tout terrain high tech, les passagers disposent aussi de 4 ports usb, de prises 12 volts et d’une prise AC de 230 volts. Conçue, également pour être une citadine, cette Wrangler est pourvue d’un start and stop, d’un détecteur d’angle mort, et d’une aide au stationnement. Et pour le confort en hiver, cette Jeep vous réchauffe même les mains et les fesses via le volant et les sièges avant ! Mais ce wrangler n’en reste pas moins un champion du tout terrain avec passage dans des gués de 76 cm, sa garde au sol de 25 cm et ses rapports de pont avant-arrière de 4,10 en essence ou 3,73 en diesel qui le font grimper aux arbres en vitesses courtes. Et en toute sécurité avec des arceaux mieux intégrés qui ne gênent plus l’accès au coffre  comme avant.

La quatrième vie de la Jeep Wrangler
…et sans ses portières en version démontable tout terrain des champs !

Plus facile à conduire avec ses technologies embarquées de contrôle électronique de stabilité, cette nouvelle jeep Wrangler permet aussi de passer de 2 à 4 roues motrices jusqu’à 72 km/h. Et le conducteur a le choix entre la transmission intégrale permanente variable avant-arrière ou l’intégrale bloquée sur les deux essieux. Histoire d’être moins lourd pour réduire la consommation, ce tout terrain s’est payé une cure d’amaigrissement de 90 kg : composants en aluminium léger pour les portes, les charnières, les passages de roues, le cadre du parebrise et une porte arrière pivotante en magnésium. Et aux beaux jours, avec ses portes amovibles, son parebrise rabattable, son toit rigide escamotable, ou son toit en toile à repli automatique,  cette Jeep Wrangler garde plus que jamais son charme d’être le seul 4X4 à ciel ouvert .

La quatrième vie de la Jeep Wrangler

Cylindrée : 2 litres turbo diesel

Puissance : 200 ch

Coffre : 533l à 1044 l en 5 portes, 192 l à 587 l en 3 portes

Consommation : 7,4 l/100 km

CO2 : 195 g/km

Malus : 10 500 €

Prix : de 46 000 à 55 100 €

 

Une Opel GT made in France dans les vins du Loir

Une Opel GT made in France dans les vins du Loir

Domaine Gigou/ Famille Gigou 

En 5 ans seulement d’existence, ce coupé a été un best seller avec plus de 100 000 exemplaires produits. Et encore aujourd’hui sa ligne originale fait rêver Joel Gigou sur l’appellation méconnue Jasnières.

Elle a failli ne jamais être fabriquée ! Car cette auto à la ligne originale a d’abord eu une vie clandestine, et très incertaine.  Chez Opel,  personne ne connaissait son existence. Mis à part  le styliste Ehrard Schnell qui avait donné libre cours à son imagination pour créer la voiture de ses rêves dans le plus grand secret, sans que la direction d’Opel soit au courant. Jusqu’au jour où, avec le soutien de son responsable du bureau de style mis dans la confidence, ce coupé allait être dévoilé en 1965 au grand patron d’Opel et son équipe.

Une Opel GT made in France dans les vins du Loir
Un arrière au look sport avec double échappement

Quelle allait être leur réaction sur cette « voiture hors la loi » ? Un projet de plus mis à la poubelle ? A la grande surprise d’Ehrard Schnell , une vague d’applaudissements enthousiastes acheva sa présentation. Le prototype sera même exposé au salon de Francfort. Et devant l’engouement du public, l’état major d’Opel décidera alors de la mettre en production. Trois ans plus tard les premières Opel  GT sortaient donc des usines de montage à Bochum en Allemagne. Mais après que les carrosseries aient été acheminées de France où elle étaient fabriquées chez le sous traitant Brissoneau & Lotz dans l’Oise à Creil . Cette Opel GT est donc franco-allemande !

Une Opel GT made in France dans les vins du Loir
Un vrai tableau de bord de voiture de sport d’un classicisme qui ne vieillit pas.

Au même moment, à la Chartre-sur-le Loir, pas très éloigné du circuit des 24 Heures du Mans, Joel Gigou, se passionnait d’automobiles lorsque les écuries de course s’installaient au garage du coin pour y préparer leurs bolides. Et comme tous les ados de son âge, il s’intéressait aussi aux nouveaux modèles. Mais à 18 ans, il ne se doutait pas qu’au siècle suivant, en 2015, vigneron sur l’appellation Jasnières, il deviendrait propriétaire d’une Opel GT de 1973. «Je l’ai redécouverte en feuilletant des bouquins de voitures anciennes, raconte -t-il.

Une Opel GT made in France dans les vins du Loir
Un profil avant pour le moins curieux avec ses deux « yeux » et sa bosse sur le capot.

Et comme je recherchais une auto de collection qui sortait de l’ordinaire elle m’a vraiment tapé dans l’œil par son élégance sportive.» Une annonce dans le coin pour une occasion pas très loin à Blois va faire l’affaire : l’auto est nickel avec seulement 64 000 km au compteur !  Un des 103 463 exemplaires qui ont été fabriqués de 1968 à 1973. Seulement cinq année de vie pour cette auto surnommée « la Corvette européenne », en raison de sa légère ressemblance avec le fameux coupé sport  de l’américain General Motors… également propriétaire d’Opel.

Une Opel GT made in France dans les vins du Loir
Un profil effilé qui lui a valu son surnom de « Corvette européenne ».

Mais devant le succès remporté aussi aux Etats-Unis par l’Opel GT, certains soupçonnent GM d’en avoir pris ombrage et décidé de mettre fin à sa production ! Sa réussite, l’Opel GT la doit à ses performances et à son prix très attractif qui en faisait une sportive très populaire. Dans  sa version 1900 cm3 de 90 ch, elle montait à 178 km/h, une vitesse pas courante à l’époque. Et avec une excellente tenue de route grâce à sa légèreté avec seulement 970 kg, la rigidité de sa carrosserie, le dynamisme de son chassis et son centre de gravité très bas.

Une Opel GT made in France dans les vins du Loir
Une face avant plutôt originale avec ses phares escamotables et son bosselage.

Pour y parvenir, le styliste Ehrard Schnell avait trouvé une astuce pour abaisser au maximum la hauteur du capot : son curieux bosselage permettait de loger en dessous l’admission du moteur ! Sportive avec ses sièges baquets, et son volant à trois branches devant un tableau de bord de compétition constellé de cadrans, l’Opel GT offrait aussi un plus en matière de sécurité : 2 freins à disque à l’avant, des ceintures trois points, une cage de sécurité avec protections latérales et une colonne de direction rétractable. Le styliste avait aussi donné la priorité à des choix esthétiques au détriment du sens pratique.

Une Opel GT made in France dans les vins du Loir
Les phares pivotent sur eux mêmes…
Une Opel GT made in France dans les vins du Loir
…et se mettent en position éclairage.

 

 

 

 

 

 

 

Ainsi l’arrière aux galbes très élancés du coupé n’avait pas d’ouverture de coffre !  Et la roue de secours qui y était logée devait être extraite depuis l’intérieur de la voiture au prix de contorsions à vous envoyer directement chez un kyné. Et toujours dans l’esprit d’affiner la ligne plongeante de son capot, les phares n’apparaissait qu’après une manœuvre très originale : en actionnant un gros levier à gauche de la console centrale, les deux blocs phares pivotaient sur eux même pour éclaire la route ! Et à force,  les conducteurs d’Opel GT avaient paraît il le bras droit plus musclé !

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI
L’Opel Grandland X, le frère jumeau du Peugeot 3008

Opel Grandland X le clone du Peugeot 3008Le dernier SUV d’Opel est la version moins fantaisiste du Peugeot 3008 dont il reprend tous les éléments, mis à part le style extérieur et intérieur avec une interprétation typiquement germanique. A chacun son genre pour toucher des clientèles différentes avec des voitures identiques même si elles n’en ont pas l’air…Une façon de partager les frais entre les deux marques pour faire des économies d’échelle. A l’automobiliste de choisir très subjectivement. Car les qualités de conduite de la Peugeot se retrouve dans l’Opel qui a en revanche l’avantage d’être moins chère… lire la suite

OENOTOURISME

                                                               LE VIGNOBLE DE JASNIÈRES

Méconnue, la surprenante petite appellation Jasnières avait failli disparaitre dans les années 70 où il ne restait plus que 7 ha plantés. En 2018, elle en fait dix fois plus et gagne à être connue parmi les vins des coteaux du Loir pour ses chenins et pineaux d’Aunis. Ceux qui prospèrent entre autres sur le versant plein sud du vignoble de Joel Gigou, un des sauveurs de l’appellation quand il s’est lancé dans l’aventure en 1974 avec sa femme Sylvie. « On en a bavé au début » reconnaissent ils. Aujourd’hui, leur vignoble est passé de 3,5 à 13 ha.  Et la relève est assurée avec  leurs enfants Ludovic et Dorothée.

*Coteaux du Loir Pineau d’Aunis 2015, un rouge au nez légèrement poivré, profond sur le fruit, soyeux, avec des arômes de sous bois et une rondeur sur le cuir (8,60 €)

*Jasnières Clos St jacques 2016, ce blanc a un étonnant nez réglissé- anisé et une bouche très minérale qui reflète bien le terroir silex et argilo calcaire de ses vignes de 70 ans (13,90 €)

*Jasnières Délice de Bercé 2012, Du nom de la forêt du Val de Loire d’où viennent les chênes extraordinaires des barriques en petite chauffe qui donnent un grillé subtil. A l’aveugle certains prennent ce blanc pour un Meursault ! Un nez fumé, une bouche à la minéralité légère tout en nuance sur le silex, après un élevage de 2,5 ans (26 €)

 

                                                               PROFITEZ EN POUR VISITER ….

VALLEE DU LOIR

* Poncé-sur-Le-Loir, Château avec escalier Renaissance exceptionnel, grand pigeonnier XVIIIème, jardin classé

*Vouvray-sur-Loir, le moulin Pousset, un des derniers moulins à blé industriel des années 30 ouvert au public avec sa roue monumentale

*Château du Lude, l’un des plus beaux exemples de l’architecture de la première Renaissance française magnifiquement mis en valeur par le son et lumière qui se reflète sur le Loir

*Baugé-en-Anjou, l’Hotel Dieu : considérée comme l’une des plus complètes du patrimoine hospitalier de France, l’Apothicairerie de 1675 présente dans ses étagères en bois sculptées plus de 650 pots en faïences et boites aux contenus mystérieux. A voir aussi le relais de chasse du Roi René d’Anjou édifié de 1454 à 1465 à la fin du gothique flamboyant.

L'apothicairerie de Baugé -sur- Loir et ses 650 pots de faïence (Photo L.Massilon)
L’apothicairerie de l’Hôtel Dieu à Baugé -sur- Loir, et ses 650 pots de faïence (Photo L.Massilon)

TOURS

*Le centre historique avec les vieilles ruelles, dont la charmante rue Briçonnet, qui gravitent autour de la pittoresque place Plumereau aux maison à pans de bois

*L’hôtel Goüin, un des rares bel édifice Renaissance à Tours

*L’ancienne basilique romane St Martin/ Il n’en reste que l’imposante tour Charlemagne et la tour de l’horloge

*Cathédrale St Gatien/ Construite du XIIIème au XVI ème elle décline toute l’évolution du style gothique et offre de magnifiques vitraux

*Le musée du compagnonnage avec ses magnifiques maquettes de charpentes ou d’escalier à vis en bois installées dans les vestiges romans de l’abbaye St Julien. L’ancien cloitre abrite aussi le musée des vins  de Touraine

*Le musée des Beaux Arts installé dans l’ancien archévêché du XVII ème et ses collections de Rembrandt, Delacroix, Degas, Boucher, Largillière…

La place Plumereau dans le vieux Tours (Photo Anaïs-Dutour)
La place Plumereau, point central de rencontre dans le vieux Tours (Photo Anaïs-Dutour)

AMBOISE

*Le château, sa grosse tour cavalière avec la rampe tournante qui permettait aux attelages de chevaux de monter de la rue à la terrasse pour approvisionner le château, son fameux balcon où furent pendus en 1560 les conjurés ralliés au protestantisme qui voulaient enlever le jeune roi catholique François II. L’épuration et ses 1500 morts marqueront le début des guerres de religion en France qui dureront 40 ans. La chapelle St Hubert, en gothique flamboyant et aux magnifiques frises sculptées, renferme la tombe de Léonard de Vinci. Au cours de son histoire, le château servira de prison d’état sous Louis XIV et de résidence surveillée en 1848 pour l’émir Abd El-Kader avec sa suite de 100 personnes.

*Le clos Lucé , demeure de Leonard de Vinci qui y vécut trois ans jusqu’à sa mort en 1519 quand François 1er l’invita à venir s’installer en France. Fascinant de découvrir les maquettes de ses machines futuristes : le premier aéroplane, l’hélicoptère, le char d’assaut, le pont tournant…

*La Pagode de Chanteloup/ Cette folie chinoise de pur style Louis XVI, se reflétant dans un grand bassin, a été construite en 1775 par le duc de Choiseul. Dernier vestige du château disparu au XIX ème, elle offre du haut de ses 44 m un panorama grandiose sur la vallées de la Loire et la forêt d’Amboise.

Le château royal d'Amboise embrasé par le soleil couchant (photo Leonard de Serres)
Le château royal d’Amboise embrasé par le soleil couchant (photo Leonard de Serres)

CHENONCEAU Se reflétant au dessus du Cher à l’emplacement d’un ancien moulin, le plus féminin des châteaux de la Loire, bâti par Catherine Bohier puis habité par Diane de Poitiers à qui on doit les magnifiques jardins aux allées fleuries en diagonales, et Catherine de Médicis qui fit construire sur le pont la grande galerie à deux étages.

CHEVERNY Dans la même famille depuis 6 siècles, c’est un des châteaux privés le mieux meublé et décoré de France qui a été le premier à  ouvrir ses portes au public en 1922. Hergé s’en est complètement inspiré en reprenant la partie centrale devenue le château de Moulinsart du capitaine Haddock !

CHAUMONT-SUR-LOIRE  Dominant la Vallée de la Loire, il illustre à la fois avec ses tours extérieures l’architecture défensive de l’époque gothique et à l’intérieur l’architecture d’agrément de la Renaissance voulue par Catherine de Medicis qui en fut propriétaire de 1540 à 1550 avant de le céder à Diane de Poitiers. Très originales, les « Grandes écuries » du XIX ème furent considérées à l’époque comme les plus luxueuses d’Europe.

CHAMBORD 156 m de façade : la « Folie monumentale » de François 1er hérissée de 228 cheminées ouvragées, aux 440 pièces et à l’escalier en pierre à double révolution attribué à Léonard de Vinci dans lequel on se croisait jamais.

Le château de Cheverny qui a servi de modèle à Hergé pour celui de Moulinsart (photo Chicurel)
Le château de Cheverny dont s’est inspiré Hergé dans Tintin pour celui de Moulinsart (photo Chicurel)

BLOIS

*Résidence de 7 rois de France, ce château affiche les évolutions architecturales entre la tour style Louis XII, l’escalier monumental de l’aile François Ier , la façade à loggias italiennes surplombant la ville et l’aile Mansart de 1638

*Maison de la magie Robert Houdin. Une visite d’initiation dans cet hôtel particulier du 19 ème

*Tour Beauvoir Donjon carré du XI ème qui offre une belle vue sur la ville

*Hôtel de Villebresme du XV ème. Deux batiments à décor gothique reliées par une passerelle à pans  de bois au dessus de la rue.

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Château de Noizay

Etape idéale pour des randonnées en anciennes, le château de Noizay offre l’avantage d’un parking sécurisé dans l’enceinte de son grand parc de 24 hectares, et permet ainsi de goûter un moment de vie de château en toute tranquillité. Vous tomberez sous le charme de cette demeure style Renaissance décorée avec élégance et raffinement, entre tradition et modernité, par Cécile William sa propriétaire. Situé au cœur des châteaux de la Loire, entre Amboise et Tours, Noizay invite à la sérénité le temps d’une nuit ou d’un séjour en amoureux, en famille, entre amis ou en voyages d’affaires.

Avec ses 19 chambres,  son restaurant gastronomique autour d’une belle carte des vins honorant la Loire, sa terrasse en plein air  pour déjeuner l’été, vous vivrez une expérience unique dans ce lieu empreint d’Histoire : il fut le siège en 1560 des conjurés d’Amboise qui voulaient enlever le jeune roi François II . S’ajoute à ce cadre sublime une gamme de prestations de qualité : piscine chauffée et terrain de tennis privé, location de vélos , hélicoptère et vol en montgolfière à proximité qui vous feront quitter Noizay pour la découverte des vignobles de Vouvray et de la région…pour mieux y revenir…

A 55 mn TGV de Paris et 2h 30 en voiture Promenade de Waulsort-37210 Noizay-02 47 52 11 01 /noizay@relaischateaux.com /www.chateaudenoizay.com

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SAUMUR

*Le château fortifié aux multiples tours à toit conique construit au XIVème sur un promontoire escarpé par Louis Ier duc d’Anjou, transformé en prison sous Napoleon Ier, en caserne puis en musée des Arts décoratifs.

Le musée des blindés à Saumur.

*Le musée du cheval qui illustre l’histoire de la célèbre école de cavalerie du Cadre Noir de Saumur

*Le musée des blindés et l’armada de ses 200 véhicules de combat

BRÉZÉ  Ses deux châteaux près de Saumur, l’un en surface de la Renaissance, et juste en dessous la forteresse souterraine, la plus grande d’Europe, creusée au Moyen Age pour se protéger du pillage par les Normands qui remontaient la Loire.

AZAY LE RIDEAU

* La perle romantique du Val de Loire/ Edifié sous François Ier, le célèbre château se reflète dans les deux miroirs d’eau qui l’entourent. Balzac l’a décrit comme « le diamant taillé à facettes serti par l’Indre »

*Son frère jumeau et moins connu, le château Renaissance de l’Islette à 2km d’Azay, qui abrita les amours tumultueuses de Rodin et Camille Claudel

*Musée Maurice Dufresne avec son impressionnante collection de 3000 pièces pour un étonnant retour vers le passé de l’aviation et de l’automobile.

Le musée automobile Maurice Dufresne à Azay-le-Rideau
Le musée automobile Maurice Dufresne à Azay-le-Rideau

LE COUDRAY  Le château du Coudray, forteresse du XV ème avec ses écuries animées, et ses 14 jardins de contes de fée pour les enfants

CHINON

*Les vestiges de la forteresse royale longue de 500 m sur son éperon rocheux en surplomb de la ville médiévale le long de la Vienne

* La rue Haute St Maurice, axe principal de la vieille ville jalonné par de vieilles maisons à pans de bois,  le palais du Bailliage, l’hôtel du gouverneur, le musée Le Carroi dans l’ancien hôtel des Etats généraux

*L’église St Etienne et son portail gothique flamboyant

*Le musée animé du vin et de la tonnelerie

BOURGUEIL

Ses caves déjà célébrées par Rabelais et son abbaye fortifiée St Pierre fondée au Xème par les bénédictins. Du XIIIème restent le cellier et les grands greniers. Et dans le batiment du XVIII ème, un monumental escalier suspendu à rampe en fer forgé, un grand réfectoire vouté et une salle à manger lambrissée.

Les étonnantes cuisines de l'abbaye de Fontevrault
Les étonnantes cuisines de l’abbaye de Fontevrault (Photo Darrault)

FONTEVRAUD-L’ABBAYE Fondée en 1099, l’abbaye est exceptionnelle en Anjou avec son église abbatiale abritant les tombeaux des Plantagenêt, ses deux cloitres, le réfectoire à voute gothique long de 45 m  et l’étonnante tour octogonale des cuisines, aux 8 absidioles correspondant chacune à un foyer, et surmontée, sur sa toiture byzantine conique en écailles, de clochetons qui sont en fait les sorties des 20 cheminées.

VILLANDRY. Le dernier des grands châteaux construits au bord la Loire à la Renaissance, puis réaménagé au XVIII ème. Unique en son genre par son incroyable parc floral dessiné et taillé comme une incroyable architecture qu’on peut admirer du haut de la tour.

LANGEAIS et ses alentours

*le château de Langeais, à la fois forteresse du Moyen Age et résidence princière Renaissance avec ses meubles sculptés et ses riches tentures. Animations en costumes d’époque, avec reconstitution du mariage de Charles VIII et Anne de Bretagne en son et lumière.

*Château de Gizeux, à 15 minutes de Langeais, demeure de la famille du Bellay pendant 350 ans, il est aujourd’hui la plus grande demeure habitée et meublée de Touraine . La famille ouvre à la visite pour y admirer les deux galeries de peintures murales du XVI ème et XVII ème, les salons, la salle à manger , les caves. Plus des activités et visites costumées pour les enfants.

Le château d'Ussé qui inspira Charles Perrault pour celui de la Belle au bois dormant.
Le château d’Ussé, ancienne forteresse complètement transformée à la Renaissance.

*Château d’Ussé Hérissé de tours aux allures féériques,  il inspira Charles Perrault  pour son château de la Belle au Bois Dormant.

*Château de Marcilly-sur-Maulne, imposante bâtisse de style Henri IV-Louis XIII avec une chapelle intérieure dans le pavillon central.

*Grottes pétrifiantes de Savonnières-Villandry/ Un voyage inattendu au cœur de la terre

*Château-Renault/ Son musée du cuir ouvert dans une ancienne tannerie (www.museeducuir.org)

*La Cave des Roches à Bourré, 1km de visites guidées et de dégustation dans une champignonnière en activité depuis 1893

LOCHES

*La ville fortifiée du Moyen age et son château célèbre pour ses prisons de Louis XI et Agnès Sorel, la  favorite du roi Charles VII, qui y demeura

* L’ancienne collégiale romane

Azay-le-Rideau, la perle romantique du val de Loire. (Photo Leonard de Serres)
Azay-le-Rideau, la perle romantique du val de Loire. (Photo Leonard de Serres)

*Carrière de Vignemont /Au pied de la falaise, l’entrée de la carrière vous emmène dans un dédale saisissant de 5 km de galeries où l’on découvre la vie des carriers d’autrefois et les habitations troglodytes qui y ont été aménagées, avec un pressoir encore présent.

*Train à vapeur du lac de Rillé et le parc accrobranches. A 15 km au nord de Bourgueil, deux anciennes locomotives avec leurs wagons vous emmènent pour une balade ferroviaire de 3 km (aecfm.fr/02 47 96 42 91)

* La petite France, musée animé des trains miniatures à Savigné-sur-Larthan. Une fabuleuse collection de 1920 à nos jours sur 600 m2. Après la visite, les enfants circulent sur les trains électriques du jardin !

*Traversées sur la Loire à bord des anciens bateaux de navigation en bois depuis La Chapelle-sur-Loire (02 47 58 68 30) et visite du musée des mariniers à Chouzé-sur-Loire

Le petit train à vapeur du lac de Rillé.

 

 

Opel Grandland X le clone du Peugeot 3008

Opel Grandland X le clone du Peugeot 3008

Extérieurement, le dernier SUV d’Opel ne ressemble pas au Peugeot 3008. Et pourtant, sous la carrosserie tout est pareil, jusqu’au moteur. En revanche à l’intérieur, ambiance austère typiquement germanique ! 

Sorti récemment juste avant que Peugeot ne rachète Opel, ce Grandland X préfigure ce que seront les prochaines voitures de la marque allemande : différentes tout en étant identiques aux Peugeot ! Car ce SUV est le résultat d’une coopération technique qui existait déjà entre les deux firmes. Le Grandland X reprend tous les éléments du Peugeot 3008, en moins cher,  moteur, plate forme, suspension. Mis à part la planche de bord  et la carrosserie très enveloppante qui réduit considérablement la visibilité ¾ arrière quand on manœuvre au volant.

Opel Grandland X le clone du Peugeot 3008
Un peu glaciale la planche de bord style années 90  avec ses plastiques noirs.

Contrairement au 3008, le style extérieur plus classique se confond dans la masse des suv avec des rondeurs nervurées accentuées qui se transforment à l’intérieur en style guimauve sur une une planche de bord moussée noire et des garnitures de portières tout en courbures. Autre pays, autre style, et autre époque aussi par la visibilité très moyenne des affichages du tableau de bord au premier coup d’œil tout en roulant par rapport aux Peugeot. En cas d’urgence, trouver immédiatement le bouton du warning ne saute pas non plus aux yeux.

Opel Grandland X le clone du Peugeot 3008
Le Grandland X s’est trouvé un style bien à lui malgré sa caisse commune avec le 3008.

Figurez vous qu’il est noir au lieu d’être rouge comme sur toutes les voitures ! Autre détail relevant d’un manque de bons sens à la conception : la prise usb est difficilement accessible au fond du vide poche central. En revanche,  un bon point pour les commandes de limiteur ou de régulateur bien en vue sur le volant, et non pas derrière chez d’autres marques, y compris sur certaines Peugeot. Car sur le reste, cette Opel bénéficie des qualités de la Peugeot 3008 pour le confort, la tenue de route, les reprises du moteur diesel par ailleurs très sobre et plutôt silencieux.

Opel Grandland X le clone du Peugeot 3008
Un coffre de 514 l aussi logeable que celui du 3008 avec banquettes repliables 2/3-1/3

En matière de sécurité, les aides à la conduite sont aussi au rendez vous comme le freinage d’urgence, l’anti franchissement de ligne (trop intrusif avec un redressement brutal du volant), l’anti somnolence, l’anti patinage réglable grip control caractéristique de Peugeot, le réglage automatique anti éblouissant des faisceaux de phares… Quant aux finitions, elles sont même un cran au dessus de la française. Pas pour rien qu’une pub Opel vanta un moment la « Deutsche Qualität » !

Opel Grandland X le clone du Peugeot 3008

 

Cylindrée : 1,6 l  diesel 4 cyl

Puissance : 120 ch/6 CV

0 à 100 km/h : 11,8 sec

Vitesse max : 189 km/h

Coffre : 514l/1652 l

Consommation constatée : entre 4,3 l et 6 l /100 km

CO 2 : 104 g/km

Malus : 0 €

Prix : de 27 850 € à 30 450 €

LES PLUS : Confort, tenue de route, hayon main libre, finition, volant chauffant, basculement automatique des dossiers AR, ergonomie de l’écran central et connectivité smartphone

LES MOINS : visibilité ¾ arrière, lisibilité des données du  tableau de bord, pas de roue de secours, pas d’affichage tête haute, prise usb peu pratique

Volvo fait son « come break » avec le V60

Volvo fait son "come break" avec le V60

Depuis son rachat en 2010 par le  chinois Geely, Volvo redevenu rentable a doublé ses ventes avec plus de 600 000 voitures ! Et compte bien poursuivre avec la nouvelle V60, son break le plus vendu.

Le style armoire normande made in Sweden, c’est terminé ! Les fameux breaks Volvo qui nous avaient habitués à leur impressionnants gabarits et volumes de déménageurs changent définitivement de style. Place au style justement, plus élégant et tout en courbes élancées avec le nouveau V 60, cette version break emblématique qui représente en fait 70 % des ventes par rapport à la berline S 60 . Mais contrairement à beaucoup de marques généralistes qui ne cachent pas sacrifier la capacité du coffre de leur break, au profit de l’esthétique (comme la Renault Talisman ou le volume est moins important que celui de la berline !), Volvo n’a pas perdu ce sens pratique scandinave sans lequel Ikea n’aurait jamais existé !

Volvo fait son "come break" avec le V60
Une ligne effilée tout en courbes qui met fin aux gros breaks carrés de Volvo.

Si le Volvo V60 a perdu 6 cm en hauteur pour se donner un look plus élancé, il réussit en revanche à offrir 100 litres de contenance en plus dans le coffre (529 l) que le précédent modèle !!! Un tour de sorcellerie des trolls ? Non simplement 12 cm supplémentaires en longueur à 4,76 m qui profitent aussi à l’espace disponible aux passagers arrières, CQFD !  Et en plus, dans la prochaine version hybride où les batteries empiètent souvent sur le coffre, le V60 échappera à cette fatalité du progrès écologique. Grace au chassis plate forme conçu dès le départ pour y loger les « piles » de la voiture sous vos pieds.

Volvo fait son "come break" avec le V60
Elégance et discrétion du design scandinave au service du conducteur.

L’intérieur de ce break reprend le « mobilier » chic très design suédois déjà vu dans la berline S90, son confort et toutes les assistances électroniques à la conduite qui font que la V60 peut être autonome dans les embouteillages, et sur routes au marquage blanc bien visible jusqu’à 130 km/h en évitant, piétons, cyclistes, automobiles par ses détecteurs et son freinage d’urgence. Et une alerte trafic marche arrière évite les mauvaises surprises en sortant d’une place de stationnement si un véhicule arrive sur les côtés. Au rayon high tech figure aussi le système on Call : à distance, cette application sur téléphone localise votre auto, la déverrouille, refroidit ou réchauffe l’habitacle, vous alerte en cas de collision, ou de vol en suivant même son parcours.

Volvo fait son "come break" avec le V60
Un coffre très fonctionnel…
Volvo fait son "come break" avec le V60
…qui passe de 529 l à 1364 l

 

 

 

 

 

 

 

Sous le capot, pas de surprise : Volvo pratique désormais la monoculture avec son 2 litres, en essence ou en diesel. Mais la France ne connaitra que le diesel  turbo en 150 ch ou 190 ch, aussi silencieux l’un que l’autre tout en jouant la force tranquille dans des accélérations progressives mais franches où le 150 ch fournit déjà des occasions multiples de perdre ses points, voire son permis ! Surtout que cette suédoise vous envoute par sa discrétion et son ambiance cossue où l’on n’imagine pas, à l’oreille, où peut déjà grimper l’aiguille du compteur. Pour peu que l’incroyable sono aux 15 hauts parleur Harman Kardon ou Bowen & Wilkins vous fasse croire que vous êtes dans un fauteuil de concert !

Volvo fait son "come break" avec le V60
12 cm de plus en longueur que le précédent V60.

 

Cylindrée : 2 litres diesel biturbo boite auto 8 vitesses

Puissance : 150 ch/8CV

0 à 100 km/h : 9,9 sec (7,9 sec en 190 ch)

Vitesse max : 205 km/h

Consommation moyenne : de 4,5 à 7,6 l /100 km

CO2 : 120 g/km

Malus : 50 €

Prix : de 38 700 € à 54 460

LES PLUS : confort, insonorisation, moteur silencieux, affichage tête haute, roue de secours

LES MOINS : interface de l’écran trop compliquée avec actions en 3 étapes là où un bouton suffisait instantanément

 

Un bijou à Pessac-Léognan, la Jaguar Type E V 12

Un bijou à Pessac-Léognan, la Jaguar Type E V12

Château Haut-Bergey / Paul Garcin

Cette Type E passée de 6 à 12 cylindres était destinée au marché américain pour concurrencer les Corvette. Un superbe millésime 1972 conservé précieusement à côté des grands vins de ce domaine.

« Sa robe est d’un rouge grenat profond. Son allonge incroyable, et sa rondeur unique au monde.» Non, Paul Garcin n’est pas en train de vous décrire son sublime Pessac-Léognan Château Haut-Bergey 2012. Mais l’autre trésor millésimé 1972 du domaine : une Jaguar Type E V12 achetée par son père en 1987.  Et qu’il continue de bichonner. Car 57 ans après le lancement de cette incroyable auto longiligne qui avait fait sensation au salon de Genève de 1961, la magie opère plus que jamais.

Un bijou à Pessac-Léognan, la Jaguar Type E V12
Un spectacle sublime derrière ce superbe tableau de bord et le plus beau capot longiligne au monde.

Même Enzo Ferrari, plutôt avare de compliments, l’avait surnommée « la plus belle voiture au monde ! » Sans rancune. Car elle coutait trois fois et demi moins cher que ses Ferrari, tout en offrant une ligne époustouflante et les mêmes performances : 240 km/h avec les 265 ch de son 6 cylindres en ligne 3,8 l double arbre à cames au grondement si caractéristique . Un moteur auréolé de ses 5 victoires au Mans dans les années 50 sur la jaguar Type D.

Un bijou à Pessac-Léognan, la Jaguar Type E V12
Une mécanique complexe mais facile d’accès avec ce capot basculant intégral.

La Type E  en dérivait avec sa caisse autoporteuse monocoque et un faux châssis en tubes carrés Reynolds à l’avant.Equipée de 4 freins à disques, et de suspensions à 4 roues indépendantes, chose rare dans les années 60, jamais une voiture de sport n’avait été aussi rapide et bon marché : il s’en vendra 72 584 exemplaires de 1961 à 1975 dont 60 % aux Etats-Unis. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’en 1971, William Lyons, l’emblématique patron de Jaguar qui dessinait lui même ses autos, lança une nouvelle version à moteur V12 5,3 l de 272 ch pour le marché américain. Comme celle de Paul Garcin.

Un bijou à Pessac-Léognan, la Jaguar Type E V12
Un arrière plus imposant que sur la Type E 3,8 l d’origine rallongée ici de 22 cm.

A la fois pour concurrencer les gros V8 des voitures de sport locales comme les Corvette et les Mustang, et pour se conformer aux réglementations anti-pollution fédérales. La voiture y gagna en fiabilité et en souplesse dans des reprises puissantes, car ce V12, alimenté par 4 carburateurs double corps Zenith-Stromberg, affichait un couple de 412 Nm à 3600 tr/min. A son volant, Paul Garcin savoure : « elle est impressionnante par sa rapidité au top pour l’époque, avec un 0 à 100 km/h en seulement 6,5 secondes, une de moins que les premières Type E 6 cylindres.

Un bijou à Pessac-Léognan, la Jaguar Type E V12
Une sortie d’échappement « tuyaux d’orgue » impressionnante par  sa taille et sa musique.

Et en même temps ses accélérations s’effectuent en douceur dans un feulement sublime qui vous invite à faire du cruising sans fatigue pendant des heures ! Comme une américaine.»Mais ce plaisir puissance-confort s’est fait au détriment de la pureté de la ligne initiale du fameux « cigare anglais » Pour loger ce gros V12, et deux places symboliques à l’arrière, la Type E série 3 s’est rallongée de 22 cm à 4,67 m. Et surtout l’avant a perdu toute sa finesse.

Un bijou à Pessac-Léognan, la Jaguar Type E V12
Un look d’AC Cobra avec cette calandre démesurée par rapport aux premières Type E.

La faute à une énorme calandre grillagée pour donner davantage d’air frais aux 272 chevaux, le point faible des Type E surtout en ville. Heureusement ce lifting un peu lourd des lèvres de la belle anglaise ne gâche pas la vue dont jouit le conducteur. Rouler derrière ce splendide tableau de bord, ce pare brise panoramique (balayé par trois essuie glace sur les premières séries !), et ce capot longiligne fantastique, reste un spectacle unique au monde !

 

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI
Jaguar F-Type 2 litres : le félin se met au régime minceur !

Jaguar F-Type 2 litres : le félin au régime minceurDepuis sa sortie en 2013, la digne descendante de la Type E, passée à lettre suivante en F-Type , n’en finit pas de décliner les versions moteurs, mais de moins en moins puissantes. Un façon d’élargir sa clientèle avec des prix plus bas, mais aussi une obligation de se conformer sa gamme aux nouvelles règles anti pollution. Heureusement, avec cette version 4 cylindres 2 litres, au lieu des V6 et V8, cette Jaguar mise au régime minceur procure encore des  sensations avec ses 300 ch…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                 MON VIN  PRÉFÉRÉ

Depuis qu’il a repris le domaine familial en 2014, Paul Garcin et sa directrice de culture Anne-Laurence de Gramont  font tout pour redonner la primauté au fruité de la vigne par la biodynamie et un élevage subtil des vins dans des barriques de chêne au grain fin qui donnent des tanins plus fins et plus longs.

*Château Haut-Bergey 2012 Un somptueux Pessac-Leognan au nez légèrement fumé et boisé, avec une bouche onctueuse sur un fruité soyeux où la puissance aromatique du cabernet est contenue par la finale de velours du merlot (40%) sur une note épicée apportée par 7% de Petit Verdot et 3% de Malbec de 70 ans. Elevage de 16 à 18 mois en barriques.(25 €)

*Cuvée Paul 2016 Dans les mêmes proportions de cépage que le précédent (dont 40% de Cabernet sauvignon et 10 % de Cabernet franc) mais avec une vinification « à sa façon », un vin voluptueux tout en rondeur sur ses arômes de fruits rouges et la complexité de ses tanins diffus préservés par l’absence de filtrage et un collage traditionnel au blanc d’oeuf  avant un élevage en oeuf béton et cuve inox de 14 à 12 mois.(19€)

                                                 

                                                             PROFITEZ EN POUR VISITER

Le château de la Brède. C’est dans cette austère forteresse gothique entourée de douves que se ressourçait Montesquieu après ses voyages pour écrire les « Lettres persanes » et « De l’esprit des lois ». Dans le vestibule sont toujours alignées ses malles de voyage, et dans sa chambre restée meublée très simplement, la cheminée garde la trace de ses souliers quand il écrivait sur ses genoux devant le feu.

Le château de La Brède où vécut Montesquieu
Le château de La Brède où vécut Montesquieu

LE BORDEAUX ANCIEN

-vieilles portes Cailhau et de la Grosse Cloche

-la place de la Bourse emblème de l’essor de la ville au XVIII éme, autour de deux bâtiments à l’architecture en fer à cheval d’après les plans de l’architecte Gabriel   qui créa aussi la place de la Concorde à Paris

-le musée du vin et du négoce à Bordeaux installé dans de belles caves voutées du quartier des Chartrons, du nom d’un ancien couvent de chartreux transformé au 15 ème siècle en entrepôt de vins

*L’Hotel de Lalande, 1779, un des plus beaux exemples de bâtiments anciens construits par la noblesse parlementaire bordelaise. Par son superbe escalier d’honneur en fer forgé, on accède aux pièces du musée des Arts décoratifs

La place de la Bourse (Photo Thomas Samson)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-la tour Pey-Berland et sa vue panoramique sur la ville et ses clochers

-le Palais Rohan, ancien palais épiscopal du XVIIIème devenu l’Hotel de ville, avec, dans les jardins,  le musée des Beaux-Arts sur l’art en Europe du 15 ème  au 20ème siècle

-la place du Parlement et ses façades Louis XV autour d’une cour pavée

-l’Hotel particulier Frugès chef-d’oeuvre de l’art nouveau

-l’Abbatiale Ste Croix et sa façade de style roman saintongeais

La nouvelle Cité du vin (Anaka)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-la perspective XVIII ème du quai des Chartrons où les négociants en vin s’édifièrent de somptueuses demeures, et les anciens hangars portuaires devenus des commerces et des restaurants

-l’esplanade des Quinconces face à la Garonne

-l’ancienne base sous marine allemande devenue centre d’expositions

*La Cité du vin, le nouveau musée de verre qui vient de s’ouvrir 135-150 quai de Bacalan à Bordeaux. Un voyage étonnant  sur l’Histoire de nos ceps de vigne à travers le monde et l’élaboration de nos nectars avec dégustations sensorielles sous forme de devinettes.

Le musée de voitures à Château Carbonieux

*Château Carbonnieux pour son grand cru, et son étonnant musée de voitures anciennes dont des teuf teuf rarissimes comme des Donnet Zedel torpedo, Doriot-Flandrin-Parant, ou Wacheux Phaeton

*Chateau de Portets, arrivez dans ce château-jardin par bateau depuis Bordeaux 2 fois par semaine /05 56 67 12 30 www.chateaudeportets.fr

*Cave Leognan Magnum, un endroit à Leognan où l’on peut déguster presque tous les vins de Pessac-Leognan sans faire la tournée des châteaux qui sont parfois fermés

05 56 64 74 08www.leognanmagnum.com

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                             POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

Bannière LGM PG

                                   MEMBRE DES RELAIS &CHÂTEAUX

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire La Grande Maison Bordeaux 2016 par Artiste-Associé Photographes

Bernard Magrez & Pierre Gagnaire, les ambassadeurs de l’excellence.
Bernard Magrez, vous offre l’exclusivité d’une émotion pure à « La Grande Maison », restaurant gastronomique deux étoiles au guide Michelin et hôtel cinq étoiles.
Pour faire battre le cœur d’une maison bordelaise traditionnelle, la passion est impérieuse. Il faut savoir écouter l’aspiration des voyageurs, déceler la part de folie qui bouleverse un concept hôtelier, comprendre ce que chaque hôte vient y chercher pour savoir le lui offrir.
L’ambassadeur Mondial du goût, Pierre Gagnaire et le compositeur de vins rares, Bernard Magrez, unis pour le meilleur de la table française, vous invitent à vivre une expérience exceptionnelle dans cette magnifique demeure où le savoir-faire français et le raffinement sont les maîtres mots.
Bernard Magrez, propriétaire de quatre Grands Crus Classés dans le Bordelais, Château Pape Clément (Graves), Château La Tour Carnet (Haut Médoc), Château Fombrauge (Saint-Emilion) et Clos Haut Peyraguey (Sauternes), poursuit son intarissable désir d’excellence à travers les vins, les arts, la gastronomie et l’hôtellerie de prestige.

La Grande Maison de Bernard Magrez
10 rue Labottière, 33000 Bordeaux
T.+33(0)5 35 38 16 16
info@lgmbordeaux.com

Jaguar F-Type 2 litres : le félin au régime minceur

Jaguar F-Type 2 litres : le félin au régime minceur

Après Porsche sur sa Cayman, le constructeur anglais n’échappe pas au « down sizing » avec des 4 cylindres 2 litres pour consommer moins, rejeter moins de Co2, et échapper aux malus exhorbitants.

Dans leur existence flamboyante, les Type E étaient passées d’un 6 cylindres en ligne 3,8 l à un 4,2 l et au final à un V 12. Mais aujourd’hui la course à la puissance n’est plus politiquement correcte. Sa digne héritière, la F-Type fait le chemin inverse depuis sa sortie en  2013 ! Après le V8 de 550 ch, le V6 de 400 ch, 380 ch puis 340 ch, voila maintenant, dans le toujours moins, la «Jaguar régime minceur » en 4 cylindres 2 litres et moins chère de 15 900 € que la V6 340 ch grâce à un malus écologique beaucoup moins élevé. Pourchassé par les traqueurs de CO2, le célèbre félin britannique ferait il profil bas et perdrait-il son punch ?

Jaguar F-Type 2 litres : le félin se met au régime minceur
Avec ses hanches musclées, un profil de fauve ramassé sur l’arrière prêt à bondir…

Heureusement non. Il est encore bondissant comme son logo sur le volant. Et sort les griffes avec 300 ch sous le capot et un puissant couple maxi de 400 Nm à 1500 tr/min.  Ce nouveau moteur économique avec sa distribution variable sur la levée des soupapes, est boosté par un turbo twin croll au temps de réponse réduit, et aux 2 turbines sur roulements à billes en céramique qui diminuent les frottements dans les démarrages à froid. Et ça déménage avec un 0 à 100 km/h en 5,7 secondes, tout comme sur la V6 de 340 ch. Mais la magie a perdu de son éclat acoustique dans le grondement sourd du félin sous le capot.

Jaguar F-Type 2 litres : le félin se met au régime minceur
Un tableau de bord traditionnel mais à affichage digital et commandes au volant.

Malgré quelques pétarades en décélération qui font illusion en pressant la touche échappement sport.Normal, malheureusement : on ne peut pas produire avec un 4 cylindres les vocalises envoutantes d’un V8 ou d’un V6 ! Même si certains comme l’Audi TTS ou la Porsche Cayman 718 « downsizée » aussi avec un 4 cylindres 2 litres de 300 ch, parviennent quand même à garder une sonorité flatteuse. En revanche, cette F-Type a gagné en agilité sur petites routes en slalom grâce à ce moteur plus petit qui pèse 52 kg de moins sur le train avant et a permis d’adoucir les suspensions sans sacrifier aux performances. Conduite et tenue de route y gagnent donc.

Jaguar F-Type 2 litres : le félin se met au régime minceur
La 2 litres cabriolet partage la même silhouette galbée que cette V8 plus puissante.

D’autant que combiné avec la direction assistée électrique étalonnée spécifiquement pour cette version 4 cylindres, le vecteur de couple applique un freinage précis sur les roues intérieures dans les courbes afin d’atténuer les risques de sous virage. Mais avec 1525 kg (1545 pour le cabriolet), cette F-Type 2 litres accuse tout de même 200 kg de plus que sa rivale la Cayman 718, et 465 kg de plus que la très joueuse Alpine davantage nerveuses sur le 0 à 100 en respectivement 5,1 sec et 4,5 sec. En fait, cette Jaguar ne se revendique pas sportive, mais plutôt GT de confort.

Jaguar F-Type 2 litres : le félin se met au régime minceur
Capot longiligne, ailes galbées, habitacle sur l’arrière, les recettes à succès de l’ex Type E…

C’est aussi la rançon de l’élégance où la F Type, plus longue et plus large, joue dans la haute couture automobile avec une superbe « robe » signée Ian Mc Callum, une carrosserie imposante par la pureté de sa ligne à long capot et ligne galbée vers l’arrière qui rappelle la mythique Type E. En harmonie avec ce raffinement anglais inimitable, le luxe de l’habitacle gainé de cuir est à l’unisson avec sa planche de bord au classicisme stylé. Ce qui n’empêche pas la F-Type d’être aussi high tech dans ses assistances électroniques à la conduite : freinage d’urgence anti collision,

Jaguar F-Type 2 litres : le félin se met au régime minceur
Un intérieur raffiné tapissé de cuir et une planche de bord classique et high tech à la fois.

anti franchissement de ligne, maintien de trajectoire avec léger contrebraquage automatique, reconnaissance des panneaux par caméra video avec ralentissement automatique (en position limiteur) en cas de passage dans une zone à vitesse inférieure, détection anti somnolence,…Confortablement installé dans les sièges galbés au très bon maintien latéral, reste à trancher un dilemme dans ce salon roulant, entre rouler enfermé dans le coupé ou à l’air libre en cabriolet. Mais pour 7000 € de différence, le plaisir cheveux au vent n’a pas de prix sur une Jaguar !

Moteur : 4 cyl 2 litres turbo twinscroll

Puissance : 300 ch/

0 à 100 km/h : 5,7 sec

Vitesse max : 250 km/h

Consommation moyenne : entre 10,6 et 13,l /100 km (-16% par rapport au 340 ch)

CO2 : 163 g/km

Malus : 4673 € au lieu de 10 534 € sur la V 6 340 ch

Prix : à partir de 57 680 €

LES PLUS : Style, équilibre du chassis, finitions de l’habitacle, confort des sièges,

LES MOINS : sonorité du moteur, pas d’affichage tête haute, taille du coffre (196 l)

L’ incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon

Besserat de Bellefon/Fabien henry

Dans ses caves à Epernay, Besserat de Bellefon conserve un trésor caché en plus de sa fameuse Cuvée des moines aux fines bulles : une Peugeot 604 STI de presque 40 ans qui n’a quasiment jamais servi !

Son slogan « Giscard à la barre » l’avait porté à l’Elysée en 1974 .  Et dans ce vent de jeunesse qui soufflait, avant Macron, sur la France, le nouveau président la jouait aussi « Giscard au volant » ! Préférant conduire que de se faire conduire par un chauffeur à casquette de la République. Mais pour bien tourner la page du gaullisme et du pompidolisme, le jeune VGE de 48 ans allait remiser les vieilles Citroën présidentielles au garage. Et choisir un symbole de modernité, la nouvelle berline haut de gamme qui venait de sortir en France : la Peugeot 604 !

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon
Une jolie création de Paul Bracq passé chez Peugeot après avoir dessiné la Mercedes Pagode.

La mode était lancée. Et il était de bon ton pour les P-DG de s’afficher aussi à bord de cette voiture de prestige qui devait sa sobre élégance au coup de crayon du designer italien Sergio Pininfarina, le « couturier » des Ferrari et des fameux cabriolets Peugeot. Spacieuse, luxueuse et confortable avec ses sièges boudinés en cuir, la Peugeot 604 était pourvue de tout ce qui se faisait de mieux à l’époque : 4 freins à disques, suspension avant Mac Pherson et à bras tirés à l’arrière, amortisseurs télescopiques, 4 vitres électriques, toit ouvrant, verrouillage centralisé, et une originalité : deux essuie glace, mais  au centre et parallèles. Quand un balai est passé, le deuxième arrive derrière pour éliminer les gouttes récalcitrantes !

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon
Calandre phares et essuies glace double visaient l’efficacité pour cette grande routière.

De 1975 à 1985 cette auto élitiste ne sera achetée qu’à 153 252 exemplaires. Et pourtant, ce haut de gamme 604 avait aussi été conçu pour relancer les exportations de Peugeot aux Etats-Unis (il s’en vendra 612 !). Et sous le capot devait donc se loger un V8, histoire de faire jeu égal avec les voitures américaines. Mais avec le deuxième choc pétrolier de 1973 après la guerre du Kippour où le prix du baril flambait à nouveau, le V8 conçu en commun entre Peugeot Renault et Volvo, d’où son nom de PRV, allait perdre 2 cylindres pour consommer moins à la sortie de la 604 ! Et ce V8 tronqué en V6 de 2,6 l à 2 carburateurs de 136 ch souffrira toujours d’un manque de souplesse à bas régime.  Ce handicap sera partiellement comblé en 1978 par la sortie de la Peugeot 604  STI avec un i comme injection qui augmentera la puissance à 144 ch  et 185 km/h en vitesse max.

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon
Un salon roulant tout en cuir aussi confortable à l’avant qu’à l’arrière;

En Champagne à Epernay, c’est ce modèle que va choisir en 1979 le « roi de la bulle », Gaston Burtin patron fondateur de la maison Marne et Champagne qui a fait fortune dans les années 60-80 avec les enseignes d’hypermarchés alors en plein boom en leur fournissant  du champagne à marques distributeurs : Veuve Emille pour Auchan, Delacoste pour Leclerc, Veuve Pasquier pour Carrefour…Avec plus de 10 millions de bouteilles par an, Gaston Burtin était devenu le N° 2 du champagne derrière Moët et Chandon. Sans héritier, il confia les clés de la maison en 1991 à sa nièce, hotesse de l’air Laurence Morrat, et son mari, kynésithérapeute. Ces néophytes  se lancèrent alors  dans une frénésie de rachats, Besserat de Bellefon, puis Lanson, et finirent par mettre la belle entreprise du vieux tonton de 90 ans sur la paille.

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon
4,72 m de long dans un style au classicisme épuré due au designer italien Sergio Pininfarina.

Le tout fut alors repris en 2006 par le groupe BCC de Bruno Paillard et Philippe Baijot qui y a établi le siège de la marque Besserat de Bellefon, réputée pour la finesse de ses bulles  dans sa fameuse Cuvée des moines. Et novatrice par ses expériences dans la culture bio pour la préservation des sols épuisés par les herbicides et les fertilisants. « Une question de survie pour l’avenir du terroir champenois » à entendre le directeur de Besserat de Bellefon, Fabien Henry qui n’est pas pour rien biologiste de formation. Mais le plus extraordinaire dans cette histoire, où Gaston Burtin a quitté ce monde en 1995, est que 40 ans plus tard sa Peugeot 604, elle, est toujours là dans le garage avec seulement 41 000 km au compteur !

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon
Très spacieuses, les places arrières rivalisaient en confort avec les Mercedes de l’époque.

« Il faut dire qu’il ne s’en servait que pour aller de son bureau à son domicile à quelques rues de là. La voiture connaissait le trajet ! » sourit un connaisseur. Après quelques travaux de restauration et de remise en route,  la « 604 de Gaston » a retrouvé une nouvelle jeunesse. Et par fidélité à sa mémoire, son emplacement de parking dans la cour est toujours indiqué par une plaque à son nom ! Car la voiture est encore de sortie pour les soirées prestige de Besserat de Bellefon. « On l’utilise pour transporter les clients VIP qui sont surpris par son état quasi neuf, raconte Fabien Henry. Et quand on leur dit que c’était la même que celle de Giscard, nos invités Américains nous demandent perplexes : « What, Giscard ?”

L'incroyable 604 neuve de Besserat de Bellefon

 

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI
La nouvelle 508 coupé

Peugeot 508 : la chasse aux allemandes est ouverte

Révolution chez Peugeot : la nouvelle 508 perd 6 cm en hauteur pour se donner un look de coupé avec 4 portes sans montant autour des vitres comme la Mercedes CLS pionnière du genre. Mais avec un plus : un hayon qui facilite grandement l’accès au coffre de la 508 capable de se transformer en break avec une capacité de 1537 l. A l’intérieur, adieu classicisme : place au I-cockpit avec tableau de bord digital au niveau du parebrise au dessus d’un petit volant sport et les fameuses touches piano comme sur la 3008…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                   Mon champagne préféré

Cuvée des Moines Brut

La particularité de la marque est de ne pas pratiquer la fermentation malolactique pour sortir des vins de longue garde qui conservent ainsi toute leur fraicheur aromatique. Mais cette cuvée brut est devenue le best seller de la marque créée en 1843 depuis que Victor Besserat décida en 1930 de confectionner un champagne onctueux moins agressif en bulles afin de pouvoir accompagner tout un repas, à la demande du directeur du grand restaurant « la Samaritaine de luxe » à Paris. Sa technique utilisait moins de liqueur sucrée de tirage, d’où une pression moindre en gaz dans la bouteille qui donne ainsi des bulles 30 % plus fines et favorise le développement en cave d’une mousse légère et crémeuse. Un champagne à la sensation typée qui ne prend pas la tête ! (33 €

 

                                                                  PROFITEZ EN POUR VISITER…

REIMS

*La cathédrale, célèbre chef d’oeuvre de l’art gothique depuis 1211, où furent couronnés 25 rois de France après le baptême de Clovis en 498. La plus longue de toutes avec ses 149 m, elle a été miraculeusement rescapée après les destructions des bombardements de 14. Le fameux « Ange au sourire », statue emblématique du porche, peut en effet afficher son soulagement !

La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)
La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)

*Les caves à champagne dans les anciennes carrières de craie, Pommery, Veuve Cliquot et son dédale de 20 km de galeries, Taittinger sous l’ancienne abbaye Ste Nicaise, et celles de Lanson  dont les galeries voutées servirent de logements pendant les bombardements de la guerre de 14, et même de chapelle avec un vestige qui subsiste aujourd’hui, une statue de la Vierge toujours accrochée sur la paroi.

*Le festival de façades Art déco, symboles de la reconstruction de la ville détruite à 80 % pendant la guerre de 14

*L’Hotel musée Le Vergeur XIII éme et Renaissance construit par un riche marchand grainetier

Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)
Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)

*L’abbaye St Remi, du nom de l’évêque qui baptisa Clovis, ses parties romanes, XVII ème et son grand cloître

*L’impressionnante porte gallo-romaine de Mars du temps où Reims s’appelait Durocortorum et dépassait en importance Lutèce qui deviendra Paris

*Le palais épiscopal du Tau et sa grande salle à voûte de bois en carène de navire renversée où se tenait le festin des rois après leur sacre. Le palais abrite aujourd’hui un musée sur la cathédrale où l’on réalise, en les voyant, que les statues d’origine sur sa façade mesuraient près de 5 mètres de hauteur !

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Le palais épiscopal du Tau

*Hôtel Jean-Baptiste de La Salle édifié à partir de 1545. Belle cour Renaissance avec avec une tour à escalier à vis ajouré

*La demeure XIIIème des comtes de Champagne

*La villa Demoiselle, splendide témoin de l’Art Nouveau construit entre 1904 et 1908 sur la butte Ste Nicaise par Louis Majorelle pour le directeur des Caves Pommery

La villa Demoiselle au style Art nouveau (photo Cecil Mathieu)

*Le musée des Beaux-arts, un des plus beaux de province avec ses collections de tableaux et de sculptures du XVI ème au XX ème : Le Nain, Boucher, Corot, Monet, Pissaro, Renoir, Gauguin, Maillo, Marquet, Foujita, Rouault, Manessier,…

*Le phare de Verzenay, un vrai phare au milieu d’une mer de vignes construit en 1909 par le négociant en champagne Joseph Goulet pour faire la promotion de sa maison. Le rez de chaussée faisait guingette, et en 1940 les Anglais placèrent sur le phare une batterie anti-aérienne. Après restauration  en 1999 le Musée de la Vigne y a ouvert ses portes.

*Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton de 19,85 m de haut et  seulement 7 cm d’épaisseur construite en 1927.

Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton (Photo Carmen Moya)
L’étonnante voute en béton armé des Halles du Boulingrin  (Photo Carmen Moya)

*Le fort de la Pompelle . Symbole de la résistance rémoise pendant la deuxième guerre mondiale, il fut le seul de la région à rester aux mains des Français jusqu’en 1918 au prix de 12 000 morts. Aménagé en musée des tranchées  on y trouve une étonnante (et unique!) collection de 500 couvre chefs de l’armée allemande.

*La bibliothèque Carnegie, chef d’oeuvre de l’Art Déco avec son entrée en mosaïque et son gigantesque lustre suspendu en vitrail.

*Le musée automobile de Reims-Champagne, 230 autos et motos de 1908 à nos jours, un festival de Delahaye, Delage, Panhard, et de voitures à pédales ! (84 Avue Georges Clemenceau/ 03 26 82 83 84/musee-automobile-reims-champagne.com)

Le musée automobile de Reims

EPERNAY et alentours

*Flanez le long des 1500 m de l’avenue de Champagne pour admirer tous les hôtels particuliers où se sont installées les grandes marques champenoises au dessus de leurs 110 km de caves. « The most drinkable avenue of the world » comme l’avait surnommé Churchill qui était un connaisseur !

*La tour de Castellane, construite entre 1903 et 1905 comme emblème publicitaire de la marque de champagne. Gravir ses 237 marches vaut la peine pour contempler du haut de ses 65 m la ville d’Epernay et la vallée de la Marne. A voir aussi son musée sur l’élaboration du champagne.

tour de castellane - copie*Le château Perrier, construit au XIX ème dans le style Louis XIII pour Charles Perrier propriétaire de la marque de champagne Perrier-Jouet. En 1940 il abrita le QG des armées britanniques, puis allemandes de 1942 à 1944. Après la libération de la ville par Patton, les Américains s’y établirent à leur tour !

*Le théâtre  Gabrielle Dorziat, du nom d’une comédienne née à Epernay. Inauguré en 1902, il est un des rares théâtre à l’italienne dont la machinerie est encore dans son état d’origine. Mais on n’est pas au coeur du champagne pour rien : les nudités allégoriques des peintures du plafond du foyer chantent l’amour au milieu de guirlandes de raisins. Et sur la façade une sculpture évoque la vigne inspirant l’art théâtral !

Le château Perrier construit au XIX ème pour le paropriétaire de la marque de champagne du même nom.
Le château Perrier construit  pour le propriétaire de la marque de champagne du même nom.

*L’abbaye de Hautvillers, fondée en 650, et célèbre par son moine Dom Pérignon (1639-1715) pour ses trouvailles novatrices dans l’élaboration du champagne par assemblage de crus différents.

*Le château de La Marquetterie à Pierry. Ce pur joyau Louis XV a été construit en 1734 par un neveu du grand architecte Gabriel.  Pendant la Grande guerre, le maréchal Foch en fit son quartier général. Et son énorme Renault à 6 roues, avec laquelle il sillonnait les champs de bataille, y est d’ailleurs exposée. Tombé sous le charme du château alors qu’il y était en service à l’état major en 1915, Pierre Taittinger le racheta en 1932.

La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre
La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre exposée au château de La Marquetterie à Pierry.

*L’abbatiale St Pierre d’Orbais . Avec son architecture monumentale et sa flèche gothique qui se voit de loin, elle a été élevée au XII ème par Jean d’Orbais. Celui-ci en aurait fait le prototype de la cathédrale de Reims dont il sera le premier maitre d’oeuvre.

*Le mémorial de Dormans, sa grande tour et son ossuaire rassemblent les restes de 1500 soldats de toutes nationalités (dont seuls 11 furent identifiés) qui furent tués pendant les combats sur le front de la Marne.

L'abbatiale St pierre d'orbais
L’abbatiale St Pierre d’Orbais

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Situé au cœur du vignoble de la Montagne de Reims, l’hôtel-restaurant « Le Château de Rilly » vous accueille dans une ancienne demeure de la fin du XVIII ème siècle entièrement rénovée.
L’établissement comprend 15 chambres climatisées, trois salles de restaurant, un bar, un espace détente avec jacuzzi et deux cabines de sauna (possibilité de réserver des soins du corps).
Un parking privé situé à l’arrière du Château est réservée à notre clientèle sans frais supplémentaire.
L’ensemble de l’établissement est placé sous vidéo-surveillance.

Le Château de Rilly
38 Rue de Reims
51500 RILLY LA MONTAGNE
03.26.07.53.21
lechateauderilly@gmail.com