Champagne pour une Ferrari 348 TS

Champagne pour la Ferrari 348 TS

Champagne Vincent Brochet

Ce vigneron champenois, aussi pilote à ses heures, aime taquiner l’accélérateur sur son bolide frappé du petit cheval cabré. Une belle italienne de 28 ans très envoutante qui l’a longtemps fait rêver!

L’image a fait le tour du monde. En voulant ouvrir une bouteille de champagne, le capitaine Haddock avale le bouchon qui lui saute dans le gosier ! Tonnerre de Brest ! C’était en 1953 à la sortie d’Objectif lune, page 53. Un épisode cocasse où le virulent capitaine recrachait le bouchon après une grande tape dans le dos par Tintin. Mais une séquence pas si anodine qu’elle en avait l’air : dans une famille près de Reims, un petit détail a tout de suite sauté aux yeux des Brochet vignerons à Ecueil. Sur la fameuse bouteille, l’étiquette n’était pas n’importe laquelle : celle de leur propre champagne, « Brochet-Hervieux » ! Par quel hasard Hergé avait il inclus ce détail dans sa bande dessinée ? Etait-il client chez eux ? Non. Alors ? En réfléchissant bien, un souvenir a fini par leur revenir en mémoire : un an plus tôt, la voiture d’un groupe de touristes belges était tombée en panne en face de leur maison à cause d’une crevaison. « Mon père les avait dépannés et leur avait ouvert une bouteille pour les rafraichir avant de repartir, raconte aujourd’hui son fils Vincent Brochet. Sans savoir que dans le groupe figurait un dessinateur du nom de Georges Remy, alias Hergé ! » Voilà donc comment le père de Tintin avait ainsi introduit ce petit clin d’œil en remerciement à la famille Brochet pour son accueil.

Champagne pour la Ferrari 348 TS
Arrêté aux stands du circuit de Gueux près de Reims, un fauve prêt à bondir sur la piste…

Depuis cette belle histoire de bulles (de BD et de champagne !) la marque Brochet-Hervieux a laissé place à la génération suivante à deux autres, Louis Brochet, et Vincent Brochet.  Ce dernier a repris 4 hectares du domaine familial pour se mettre à son compte en 2010 et passe maintenant la main à son fils Gaspard. De quoi lui laisser le temps de profiter de son dernier joujou. Après avoir souvent taquiné l’accélérateur dans des rallyes, comme le Monte Carlo classique, avec une Porsche ou une Ford Escort RS, Vincent Brochet a sauté en 2017 sur une belle occasion, une Ferrari 348 TS de 1992.

Champagne pour la Ferrari 348 TS
Un étonnant profil avec ses portières nervurées comme sur les Testa Rossa.

« J’en rêvais depuis longtemps car elle ressemble beaucoup, en moins cher, à la mythique Testa Rossa carrossée par Pininfarina, avec ses fameuses portières nervurées d’ailettes canalisant l’air vers la grille de refroidissement du moteur arrière. Une astuce aérodynamique aussi originale qu’esthétique. » Esso, Dunlop, Castrol, Kleber-Colombes, Yacco…quand il passe accélérateur à fond devant les stands ornés de ces publicités sur l’ex circuit de F1 à Gueux près de Reims, Vincent Brochet jubile au volant. Même si cette ligne droite de 2 km est aujourd’hui devenue une route départementale où la prudence s’impose… Mais comment résister au son envoutant de la musique stridente du V8 3,4 l de 300 ch qui vous fait hérisser le poil en grimpant dans les tours ?

Champagne pour la Ferrari 348 TS
Esthétiques pour les besoins de l’aérodynamisme, ces nervures canalisaient les écoulements d’air…
Champagne pour la Ferrari 348 TS
…dans la portière ajourée comme une grille pour diriger l’air…
Champagne pour la Ferrari 348 TS
…dans la bouche d’aération de l’alimentation en air frais du moteur…
Champagne pour la Ferrari 348 TS
…à l’intérieur de son impressionnant compartiment arrière !

Sortie en 1989, la 348 TS (T pour boite transversale et S pour Spider avec le toit amovible) était donnée pour 275 km/h après un 0 à 100 km/h en 5,4 secondes. Et faisait figure de best seller historique : elle était le premier modèle lancé après la mort d’Enzo Ferrari un an avant. Et contre toute attente, sa disparition relança au contraire un engouement pour la marque au petit cheval cabré. Cette 348 sera fabriquée à 8800 exemplaires jusqu’en 1994. Une époque où le lien de parenté avec Fiat propriétaire de la marque à 50% depuis 1969 (puis en totalité en 1989) sautait aux yeux avec les intérieurs en plastique noir, les compteurs orange sur fond noir, et les commodos, repris à des modèles populaires de la firme turinoise.

Champagne pour la Ferrari 348 TS
Un intérieur cuir-plastiques noir reflet de la mode des années 80.

Plus une qualité qui laissait parfois à désirer par rapport au prix payé, l’équivalent neuf de 95 000 euros pour une auto encore accessible aujourd’hui à la moitié de ce tarif. Mais la sienne est comme neuve malgré ses 71 500 km au compteur ! Il faut dire qu’il la bichonne. Comme les touristes qui accourent à ses fameux repas-dégustation au champagne, installés dans une salle à manger véranda devant ses vignes cultivées HVE (haute valeur environnementale) depuis janvier 2019. Et qui succombent sous le charme aromatique des bulles de son exceptionnelle cuvée Brut nature 2005. « Pour moi, entre vins anciens et voitures anciennes, c’est la même philosophie de vie pour se faire plaisir ! »

LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

 Ferrari Portofino : une décapotable polyvalente

Ferrari Portofino : une décapotable polyvalenteLa moins chère des Ferrari évolue à nouveau. La California T devient Portofino, mais toujours au service du plaisir de rouler aussi bien en coupé qu’en cabriolet avec la même auto qui se transforme en repliant son toit rigide dans le coffre. Le design de la carrosserie gagne en élégance, le moteur gagne en puissance avec 600 ch sortant du V8 3,9 l biturbo et la voiture gagne en stabilité de tenue de route avec une nouvelle suspension pilotée…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                MON VIN  PRÉFÉRÉ

BRUT NATURE 2005

Une « tuerie » cette cuvée limitée de 12 ans d’âge, 55% Pinot Noir, 45 % Chardonnay à 0 gr de sucre « comme une belle femme qui n’a pas besoin de maquillage » dit Vincent Brochet.  Et le remplacement de la liqueur par un concentré de jus de raisin, contribue à en faire un champagne au nez vif et d’une extraordinaire amplitude minérale sur la craie, pleine de fraicheur sur le fruit. (48 €)

www.champagne-vincent-brochet.com

                                                         PROFITEZ EN POUR VISITER

REIMS

*La cathédrale, célèbre chef d’oeuvre de l’art gothique depuis 1211, où furent couronnés 25 rois de France après le baptême de Clovis en 498. La plus longue de toutes avec ses 149 m, elle a été miraculeusement rescapée après les destructions des bombardements de 14. Le fameux « Ange au sourire », statue emblématique du porche, peut en effet afficher son soulagement !

La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)
La cathédrale de Reims (Photo Carmen Moya)

*Les caves à champagne dans les anciennes carrières de craie, Pommery, Veuve Cliquot et son dédale de 20 km de galeries, Taittinger sous l’ancienne abbaye Ste Nicaise, et celles de Lanson  dont les galeries voutées servirent de logements pendant les bombardements de la guerre de 14, et même de chapelle avec un vestige qui subsiste aujourd’hui, une statue de la Vierge toujours accrochée sur la paroi.

*Le festival de façades Art déco, symboles de la reconstruction de la ville détruite à 80 % pendant la guerre de 14

*L’Hotel musée Le Vergeur XIII éme et Renaissance construit par un riche marchand grainetier

Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)
Le vieil Hôtel le Vergeur (Photo Carmen Moya)

*L’abbaye St Remi, du nom de l’évêque qui baptisa Clovis, ses parties romanes, XVII ème et son grand cloître

*L’impressionnante porte gallo-romaine de Mars du temps où Reims s’appelait Durocortorum et dépassait en importance Lutèce qui deviendra Paris

*Le palais épiscopal du Tau et sa grande salle à voûte de bois en carène de navire renversée où se tenait le festin des rois après leur sacre. Le palais abrite aujourd’hui un musée sur la cathédrale où l’on réalise, en les voyant, que les statues d’origine sur sa façade mesuraient près de 5 mètres de hauteur !

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Le palais épiscopal du Tau

*Hôtel Jean-Baptiste de La Salle édifié à partir de 1545. Belle cour Renaissance avec avec une tour à escalier à vis ajouré

*La demeure XIIIème des comtes de Champagne

*La villa Demoiselle, splendide témoin de l’Art Nouveau construit entre 1904 et 1908 sur la butte Ste Nicaise par Louis Majorelle pour le directeur des Caves Pommery

La villa Demoiselle au style Art nouveau (photo Cecil Mathieu)

*Le musée des Beaux-arts, un des plus beaux de province avec ses collections de tableaux et de sculptures du XVI ème au XX ème : Le Nain, Boucher, Corot, Monet, Pissaro, Renoir, Gauguin, Maillo, Marquet, Foujita, Rouault, Manessier,…

*Le phare de Verzenay, un vrai phare au milieu d’une mer de vignes construit en 1909 par le négociant en champagne Joseph Goulet pour faire la promotion de sa maison. Le rez de chaussée faisait guingette, et en 1940 les Anglais placèrent sur le phare une batterie anti-aérienne. Après restauration  en 1999 le Musée de la Vigne y a ouvert ses portes.

*Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton de 19,85 m de haut et  seulement 7 cm d’épaisseur construite en 1927.

Les Halles du Boulingrin et leur spectaculaire voute en béton (Photo Carmen Moya)
L’étonnante voute en béton armé des Halles du Boulingrin  (Photo Carmen Moya)

*Le fort de la Pompelle . Symbole de la résistance rémoise pendant la deuxième guerre mondiale, il fut le seul de la région à rester aux mains des Français jusqu’en 1918 au prix de 12 000 morts. Aménagé en musée des tranchées  on y trouve une étonnante (et unique!) collection de 500 couvre chefs de l’armée allemande.

*La bibliothèque Carnegie, chef d’oeuvre de l’Art Déco avec son entrée en mosaïque et son gigantesque lustre suspendu en vitrail.

*Le musée automobile de Reims-Champagne, 230 autos et motos de 1908 à nos jours, un festival de Delahaye, Delage, Panhard, et de voitures à pédales ! (84 Avue Georges Clemenceau/ 03 26 82 83 84/musee-automobile-reims-champagne.com)

Le musée automobile de Reims

EPERNAY et alentours

*Flanez le long des 1500 m de l’avenue de Champagne pour admirer tous les hôtels particuliers où se sont installées les grandes marques champenoises au dessus de leurs 110 km de caves. « The most drinkable avenue of the world » comme l’avait surnommé Churchill qui était un connaisseur !

*La tour de Castellane, construite entre 1903 et 1905 comme emblème publicitaire de la marque de champagne. Gravir ses 237 marches vaut la peine pour contempler du haut de ses 65 m la ville d’Epernay et la vallée de la Marne. A voir aussi son musée sur l’élaboration du champagne.

tour de castellane - copie*Le château Perrier, construit au XIX ème dans le style Louis XIII pour Charles Perrier propriétaire de la marque de champagne Perrier-Jouet. En 1940 il abrita le QG des armées britanniques, puis allemandes de 1942 à 1944. Après la libération de la ville par Patton, les Américains s’y établirent à leur tour !

*Le théâtre  Gabrielle Dorziat, du nom d’une comédienne née à Epernay. Inauguré en 1902, il est un des rares théâtre à l’italienne dont la machinerie est encore dans son état d’origine. Mais on n’est pas au coeur du champagne pour rien : les nudités allégoriques des peintures du plafond du foyer chantent l’amour au milieu de guirlandes de raisins. Et sur la façade une sculpture évoque la vigne inspirant l’art théâtral !

Le château Perrier construit au XIX ème pour le paropriétaire de la marque de champagne du même nom.
Le château Perrier construit  pour le propriétaire de la marque de champagne du même nom.

*L’abbaye de Hautvillers, fondée en 650, et célèbre par son moine Dom Pérignon (1639-1715) pour ses trouvailles novatrices dans l’élaboration du champagne par assemblage de crus différents.

*Le château de La Marquetterie à Pierry. Ce pur joyau Louis XV a été construit en 1734 par un neveu du grand architecte Gabriel.  Pendant la Grande guerre, le maréchal Foch en fit son quartier général. Et son énorme Renault à 6 roues, avec laquelle il sillonnait les champs de bataille, y est d’ailleurs exposée. Tombé sous le charme du château alors qu’il y était en service à l’état major en 1915, Pierre Taittinger le racheta en 1932.

La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre
La Renault 40 CV Type CG du maréchal Joffre exposée au château de La Marquetterie à Pierry.

*L’abbatiale St Pierre d’Orbais . Avec son architecture monumentale et sa flèche gothique qui se voit de loin, elle a été élevée au XII ème par Jean d’Orbais. Celui-ci en aurait fait le prototype de la cathédrale de Reims dont il sera le premier maitre d’oeuvre.

*Le mémorial de Dormans, sa grande tour et son ossuaire rassemblent les restes de 1500 soldats de toutes nationalités (dont seuls 11 furent identifiés) qui furent tués pendant les combats sur le front de la Marne.

L'abbatiale St pierre d'orbais
L’abbatiale St Pierre d’Orbais

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                            POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

 

Situé au cœur du vignoble de la Montagne de Reims, l’hôtel-restaurant « Le Château de Rilly » vous accueille dans une ancienne demeure de la fin du XVIII ème siècle entièrement rénovée.
L’établissement comprend 15 chambres climatisées, trois salles de restaurant, un bar, un espace détente avec jacuzzi et deux cabines de sauna (possibilité de réserver des soins du corps).
Un parking privé situé à l’arrière du Château est réservée à notre clientèle sans frais supplémentaire.
L’ensemble de l’établissement est placé sous vidéo-surveillance.

Le Château de Rilly
38 Rue de Reims
51500 RILLY LA MONTAGNE
03.26.07.53.21
lechateauderilly@gmail.com

 

 

 

 

Ferrari Portofino : une décapotable polyvalente

Ferrari Portofino : une décapotable polyvalente

La décapotable quatre places la plus puissante du monde a de super atouts charme et performances. Grâce aux sorciers de Maranello  qui ont encore repoussé les limites de la vitesse en toute sécurité.

Trois voitures pour le prix d’une ! C’est la bonne affaire chez Ferrari. La marque cultissime de Maranello vous offre à la fois une 4 places, un superbe coupé et un cabriolet une fois le toit rigide replié dans le coffre. C’est bien connu : chaque marque a son entrée de gamme pour attirer le client. Et chez celle au petit cheval cabré,  la Portofino est effectivement la moins chère. Prix de base : 193 410 €…Ah oui, tout de même ! Sans compter les options : l’écran passager à 4200 €, les feux directionnels à 2400 €, la peinture bicolore à 5200 €, les sièges ventilés à 5520 € ou l’intérieur en full Alcantara à 10 000 €…

Ferrari Portofino : une décapotable polyvalente
Un coupé ? Non, le cabriolet Portofino avec son toit rigide non replié dans le coffre ! Superbe.

Mais que voulez vous, on est chez Ferrari. Et une Ferrari, ça se mérite. Surtout quand il ne s’en est fabriqué que 10 000 en 2019. Cette proposition de voiture coupé-cabriolet n’est pas nouvelle chez Ferrari. La première sortie en 2009 s’appelait la California avec un V8  4300 cm3 de 590 ch, puis en 2015 la California T avec T comme  2 turbos pour booster un « petit » V8 3855 cm3 à 560 ch  et en 2018 la Portofino avec le même V8 porté à 600 ch. Plus puissante de 40 ch, mais moins lourde de 80 kg avec un nouveau chassis-carrosserie aluminium à la rigidité augmentée de 35 %.

Ferrari Portofino : une décapotable polyvalente
Un profil sublime de coupé, avant transformation …
Ferrari Portofino : une décapotable polyvalente
…et après sa métamorphose en splendide cabriolet.

Cette nouvelle version au design retravaillé est plus racée et équilibrée. Ses flancs creusés captent la lumière et donnent du relief à la carrosserie dont les lignes tendues musclent davantage l’auto. En particulier au niveau du passage des roues avant allongé par son très esthétique canal d’extraction d’air qui accentue le galbe de l’aile. Et les feux arrières déportés à l’extrémité des bords d’ailes accentuent la taille du spoiler intégré dans le coffre. A l’intérieur, la planche de bord très inspirée de celle de la 812 Superfast offre toujours ce même point de vue unique dans le monde automobile qui est un régal pour les yeux.

Ferrari Portofino : une décapotable polyvalente

Ferrari Portofino : une décapotable polyvalenteUn mobilier au décor devenu classique chez Ferrari: petit volant F1 à méplat avec multi commandes sous les doigts pour tout faire sans le lâcher, gros compte tours central avec de chaque côté l’affichage numérique en grand de la vitesse et de l’autre les données de l’ordinateur dont l’ergonomie s’est améliorée en même temps que celle de l’écran central sur la planche de bord garnie de cuir avec surpiqures. La classe made in Maranello avec en prime son élégante console centrale aérienne et ses 3 boutons pour la boite de vitesse : automatique, marche arrière, démarrage lancé, le reste se passant aux palettes au volant sur les 7 rapports.

Ferrari Portofino : une décapotable polyvalente
Une vraie 4 places mais pas pour de longs trajet à l’arrière…

Sur ce fameux volant au logo jaune et noir, il est temps de presser le gros bouton rouge Engine start pour activer la cavalerie sous le capot. Et quand 600 chevaux sortent d’un coup de l’écurie, les murs tremblent autant que les tympans ! Dans l’éclatement d’un grondement rageur qui laisse augurer du pire pour les points du permis…Surtout, quand sur pression de la pédale de droite, les vocalises de la diva grimpent aussi vite dans les aigus que l’aiguille du compte tours vers la zone rouge. Un vacarme aussi hallucinant que délicieux par les sensations à hérisser le poil qu’il procure en vous écrasant dans le siège pour assister devant vous au défilement accéléré du ruban d’asphalte se rétrécissant de plus en plus.

Ferrari Portofino : une décapotable polyvalente
Des prises d’air de refroidissement à l’avant, et d’évacuation de la chaleur du moteur sur le capot.

Et c’est dans ces moments intenses de self control en TGV (très grande vitesse ! ) que la Portofino abat ses cartes avec ses nouvelles capacités à bien rester sur la route. Y compris dans les virages les plus acrobatiques ! Une inédite direction électrique avec réponse plus rapide au volant  et la nouvelle suspension pilotée avec amortisseurs « magnétorhéologique » améliorent sérieusement le contrôle des mouvements rageurs de la caisse. Et un différentiel électronique arrière optimise le comportement latéral en association avec le système de contrôle de traction. Résultat : la portofino se révèle très maniable et plus facile à conduire que la California T précédente.

Ferrari Portofino : une décapotable polyvalente
Une ouïe d’aération sur le bord des phares envoie l’air dans le logement de roue avant…
Ferrari Portofino : une décapotable polyvalente
…puis le flux ressort par une grille d’évacuation dans la belle échancrure de l’aile.

Et ses performances en hausse avec 40 ch supplémentaires sont secondées par des modifications aérodynamiques pour accentuer sa pénétration dans l’air avec un coefficient de trainée réduit de 6%. Ainsi les ingénieurs de Ferrari ont créé 2 étroites ouïes verticales sur les bords extérieurs des phares pour déclencher un souffle vers l’intérieur du passage des roues. Objectif : renforcer l’évacuation de l’air sortant des jantes et du logement des roues via une grille d’extraction en creux dans l’aile avant, afin de faire circuler ce flux le long des flancs concaves de la carrosserie conçus pour réduire la résistance générée par le sillage des roues avant. De la vraie technique aéronautique appliquée à l’automobile. Mais pas pour s’envoler !

Cylindrée : 3855 cm3 V8 bi-turbo

Puissance : 600 ch/ 52 cv

Couple maxi : 755 Nm à 5250 trs

0 à 100 km/h : 3,5 sec

Vitesse max : 320 km/h

Capacité du coffre : 392/292 dm3

Consommation moyenne : 11 à 14 l/100 km

CO2 : 245 g/km

Malus : 20 000 €

Prix: à partir de 193 410 €

LES PLUS : design, toit repliable, accélérations, tenue de route, direction électrique plus précise, nouveau déflecteur arrière réduisant les turbulences à l’intérieur

LES MOINS : tarif en hausse et prix des options en plus, confort des dossiers de places arrières, fermeté de la suspension, capacité du coffre avec le toit replié

 

 

 

 

Lamborghini Espada, la splendeur en folie

Lamborghini Espada, la splendeur en folie

Champagne Marie Demets / Alain et Pierre Demets

Vestige d’une époque sans limitations de vitesse et avec essence bon marché, cet extravagant bolide à 4 places rivalisait avec les Ferrari. Et a longtemps subjugué ce vigneron aubois par sa ligne hallucinante.

Cinquante ans après sa sortie, cette fascinante Lamborghini Espada fait encore figure d’ovni futuriste. Sa ligne effilée et aiguisée comme une épée (Espada en espagnol, d’où son nom) est une folie automobile sans rivale comme a pu l’être avant elle la Lamborghini Miura, également dessinée par le génial styliste Marcello Gandini chez le carrossier Bertone.  Comme chez nous la DS imaginée par un autre surdoué venu d’Italie, Flaminio Bertoni. Jamais cette Espada n’aurait vu le jour sans l’obstination d’un fabricant de tracteurs tellement mécontent des pannes à répétition sur ses Ferrari qu’il décida de fabriquer ses propres voitures de sport !

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Une ligne époustouflante qui laisse sans voix.

Car la marque Lamborghini a d’abord été celle des engins agricoles fabriqués par Ferrucio Lamborghini, un passionné de corridas. D’où la présence d’un taureau dans le logo de ses tracteurs, puis de ses voitures fabriqués à Sant’Agata non loin de Maranello, le fief de Ferrari. Entre Ferrucio et Enzo la rivalité sera permanente dès le lancement de sa première Lamborghini 350 GT en 1964. Et le coup d’éclat aura lieu à la sortie de la Miura 2 places en 1966 avec sa ligne époustouflante et sa révolution motorisée : un V12  4 l de 350 ch en position centrale arrière, solution jugée hérétique par Enzo Ferrari qui la rejettera pendant longtemps sur ses voitures.

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Très basse et sans fin sur toute sa longueur de 4,73 m.

Fort du du succès d’estime de sa Miura, Ferrucio Lamborghini décide alors d’enfoncer le clou en demandant à ses ingénieurs de lui de lui concevoir un luxueux coupé GT 4 places le plus rapide du monde pour élargir sa clientèle aux familles aisées ! Une prouesse technique qui va être réalisée en seulement 12 mois  en partant d’un prototype présenté en 1967, et en réutilisant des éléments d’autres voitures de la marque dont le V12 de la Miura. L’Espada fera ainsi une apparition très remarquée au salon de Genève en mars 1968. Un coup de génie doublé d’un coup de tonnerre. Le petit monde des voitures de sport est stupéfait par l’audace de cette ligne d’avant garde, comme étirée par sa vitesse, qui donne un coup de vieux à toutes ses rivales.

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Une gigantesque lunette arrière avec une fenêtre vitrée verticale…

 

 

 

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
…s’ouvrant sur un coffre énorme pour un coupé sport.

Elle reste aujourd’hui le best seller de la marque. Et on ne reverra jamais une autre voiture équivalente à la silhouette si basse (1,18 m de hauteur contre 1,30 m sur une Porsche) capable d’emporter 4 passagers confortablement installés à 240 km/h pour profiter alors du développement des autoroutes où les limitations de vitesse n’existaient pas, et où les consommations d’essence n’étaient pas une préoccupation. Quand il fallait satisfaire les appétits d’un gros V12 ne donnant toute sa puissance qu’entre 7000 et 8000 tours/min dans un grondement caverneux ahurissant…

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Le tableau de bord aura 3 versions différentes en 10 ans avec le taureau en emblème sur le volant.

A l’époque, sur les coteaux de la Champagne auboise à Gyé-sur-Seine, le futur vigneron Alain Demets n’a que 18 ans. L’âge de l’insouciance dans cette France des Trois glorieuses en plein boom où, contrairement à aujourd’hui, tous les jeunes rêvent de leur première voiture, en voyant passer des Porsche des Jaguar, des Triumph, des Alfa Romeo…Mais l’extravagance de cette nouvelle Lamborghini Espada le subjugue littéralement. Au point de rêver secrètement d’en conduire une un jour… Ce qui finira par arriver. Mais près de 40 ans plus tard, un soir de Noël en 2006 ! Une belle surprise concoctée par sa femme avec la complicité d’amis. Dans la cour enneigée, le « traineau » du père Noël l’attendait sous ses yeux ébahis : une superbe Lamborghini Espada ramenée de Suisse !

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Le cockpit tapissé de cuir et l’énorme console centrale avec poste Blaupunkt à cassettes d’époque.

« Et pas n’importe laquelle », explique Alain Demets. En dix ans d’existence, et 3 séries différentes, 1227 Espada ont été produites. Mais la mienne, de 1968, fait partie de la première version fabriquée à seulement 182 exemplaires, la 44ème exactement ! Et je ne suis que le troisième propriétaire de cette extraordinaire auto ! » Qui est devenue en même temps un bon placement. Achetée, à une époque où elle ne suscitait guère d’intérêt, pour le prix d’une Mégane Renault neuve, 20 000 € , cette version très recherché est aujourd’hui coté dans les 200 000 € ! Mais pour lui, peu importe. Il continue par plaisir de sillonner les chemins au milieu des vignes avec sa belle « Lambo ».

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Une splendide sellerie en cuir pour les places arrières confortables et spacieuses.

Ravis à l’arrière, ses petits enfants réalisent inconsciemment le caractère exceptionnel de cette auto rugissante unique en son genre par une foultitude de détails en plus de sa silhouette ahurissante. Car les places arrière très généreuses sont déjà en soi un endroit d’où la vue panoramique est sublime sur le poste de conduite constellé de cadrans de contrôle dans ce salon, le plus rapide du monde. Et hyper lumineux, par l’importance de ses surfaces vitrées et de sa lunette arrière quasi horizontale au dessus du coffre. Une curieuse petite poignée mobile gainée de cuir permet aussi d’ouvrir les deux custodes, mais en les basculant horizontalement !

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Custode basculante pour l’aération des passagers arrière.

Et à l’extérieur, deux petites grilles sont placées dans leur prolongement de chaque côté. Aérations ? Non. Un trompe l’œil qui cache…les bouchons de réservoir d’essence de chacun 45 litres ! Mais qui se vident en simultané, et non l’un après l’autre, pour gaver sous l’immense capot avant les 6 carburateurs double corps Weber du V12 propulsant de 0 à 100 km/h en 6,5 secondes cette « bella machina » de 1,6 tonne. Aussi bien aujourd’hui qu’une Ford Fiesta ST 1,5l turbo de 200 ch. Mais  il y a un demi siècle, la performance était exceptionnelle.

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Grille de refroidissement pour le moteur ?
Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Non. Camouflage du bouchon de réservoir !

Tout comme les équipements de la voiture pour l’époque : outre son 4 l V12 de 325 ch (puis 340 ch et 350 ch) à 4 arbres à cames en tête, freins à disques ventilés (sur les versions suivantes), double circuit avec deux servo-freins, vitres électriques, climatisation, 4 roues indépendantes, jantes légères en alliage magnésium. Une avance technique qui permettra à la Lamborghini Espada de continuer son existence 10 ans durant sans grandes modifications jusqu’en 1978. A une période où Lamborghini, frappé de plein fouet par le choc pétrolier de 1973 fatal aux voitures gourmandes, affrontera des difficultés financières chroniques.

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Basculé, le capot en aluminium donne un accès facile au moteur.

En 1974 Ferrucio Lamborghini jette l’éponge et vend à un homme d’affaires suisse avant de se retirer dans sa maison au bord du lac Trasimène en Ombrie. En 1980, malgré le lancement de la Countach, la liquidation judiciaire est prononcée. La marque va alors connaître une descente aux enfers au fur et à mesure des cessions, en 1981 aux frères Mimram entrepreneurs dans l’agroalimentaire, en 1987 à Chrysler, en 1994 à un groupe indonésien co-dirigé par le fils du président Suharto. Le sauveur surgira en 1998 avec « l’homme qui a de l’essence dans les veines ».

Lamborghini Espada, la splendeur en folie
Le coeur de l’Espada : son V12 alimenté par 6 carburateurs double corps à 20 l/100 km !

Tel était le surnom du petit fils de Ferdinand Porsche, Ferdinand Piëch qui a fait gagner la marque de son grand-père au Mans  avec les légendaires 917 à longues queues, et les Audi en rallye avec ses fameuses Quattro. Devenu patron de Volkswagen, Piëch rachète la marque en 1998 et va la ressusciter avec des modèles devenus emblématiques. Et des ventes multipliées par dix. Les Murcielago, Gallardo, Huracan, Aventador relanceront la course à la puissance avec le rival de toujours. Enzo et Ferrucio ne sont plus là pour compter les points. Mais la tradition perdure entre ces deux reines du bitume…

L’épée (espada) des matadors dans les corridas qu’adorait Ferrucio Lamborghini.
LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

LAMBORGHINI HURACAN EVO SPIDER

L'ébouriffante Lamborghini Evo spiderLes voitures à moteur V10 atmosphérique sont une espèce rare, en voie de disparition. Et cette furie italienne de 640 ch à la musicalité terrifiante déménage sacrément avec un 0 à 100 km/h en 2,9 secondes qui fait plus que jamais de Lamborghini l’éternel rival de Ferrari. Mais avec une technicité redoutable où les 4 roues motrices et directrices gérées par une électronique de pointe collent la voiture à la route en toute sécurité malgré son tempérament de folie…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                    MON VIN PRÉFÉRÉ

« Naguère dans l’Aube l’agriculture rapportait plus que le vignoble. Maintenant, c’est l’inverse, raconte Alain Demets ! J’ai commencé en plantant 2,5 ha et par vendre au kilo. Puis en 1985, j’ai revendu mes terres agricoles pour racheter des vignes tout en reprenant celles de mon beau-père. Et j’ai élaboré mon propre champagne. » Aujourd’hui, son fils Pierre prend la relève sur les 12 ha de vignes des coteaux de Gyé-sur-Seine.

Cette cuvée 19e siècle de Prestige dosée à 8 gr, est issue d’un coteau calcaire exposé sud-ouest. Un bel assemblage à 50-50, où après 6 ans d’élevage, le Chardonnay apporte toute sa complexité et sa finesse fruitée et le Pinot noir sa puissance et sa rondeur sur une finale tout en légèreté qui marie minéralité et arômes subtilement pétillants. Un trésor de délicatesse. (18,50€) Tel: 03 25 38 23 30/ champagnemariedemets@wanadoo.fr

                                                                PROFITEZ EN POUR VISITER…

L’abbaye cistercienne XII éme siècle du Val-des Choues, un endroit extraordinaire qui surgit, au détour d’un long chemin dans la forêt de Chatillon, au coeur d’un vallon verdoyant au milieu d’une clairière. Le bâtiment, avec son immense cour carrée est aujourd’hui un centre de chasse à cour avec une meute de 150 chiens, et un musée de la vénerie.

*Chaource, sa célèbre fromagerie, son musée du fromage, son église St Jean-Baptiste véritable musée de la sculpture médiévale et sa mise au tombeau en pierre polychrome joyau de l’art troyen du XVI ème

Vieilles maisons à pans de bois à Troyes
Vieilles maisons à pans de bois à Troyes

*Le Troyes ancien avec les plus importantes ruelles à maisons de bois en France, l’église Ste Madeleine et son célèbre jubé en dentelle de pierre gothique flamboyant, ses magasins d’usine à prix cassés Marques avenue et Mc Arthur Glen, l’Hôtel de Mauroy magnifique édifice médiéval abritant le musée des outils et du compagnonnage, l’Hôtel Vauluisant et ses deux tourelles, l’ex évêché du XVI ème aujourd’hui musée d’art moderne avec l’extraordinaire donation de 2000 tableaux par l’industriel troyen Pierre Levy (Lacoste), riche en Derain, Courbet, Dufy, Cezanne, Vlaminck, Braque…

*Tonnerre pour son hôtel Dieu médiéval et son immense salle des malades à voûte en bois, le lavoir circulaire autour de la source vauclusienne de la fosse Dionne

Fosse Dionne à Tonnerre
La fosse Dionne et son lavoir à Tonnerre

*L’abbaye cistercienne de Clairvaux fondée en 1115 par St Bernard

*Le lac de la forêt d’orient avec sa réserve ornithologique et les nombreux oiseaux migrateurs qui y font halte

* Essoyes et sa célébrité locale : le peintre Renoir. Conquis par la beauté du village de son épouse, il y acheta une maison (devenue un musée) et y installa son atelier où la campagne alentour lui inspira nombre de tableaux

*Les chateaux de Tanlay, et d’Ancy le Franc ex demeure de Louvois

Le château de Tanlay (Photo Emmanuelle Vignes)
Le château de Tanlay (Photo Emmanuelle Vignes)

*Chatillon sur Seine pour ses ruelles en escalier montant jusqu’à la terrasse de l’église Ste Vorles du XI ème, et le musée archéologique avec son fameux vase grec en bronze de Vix , d’une dimension hors du commun (1,64 m de haut), retrouvé dans une nécropole princière non loin de là datant de 500   ans av. JC

* Et pour les enfants, Nigloland à Dolancourt, le deuxième plus grand parc d’attraction en France après Disneyland avec plus de 500 000 entrées par an à 2 h de Paris

 

 

 

 

L’ébouriffante Lamborghini Huracan Evo spider

L'ébouriffante Lamborghini Evo spider

Grand frisson garanti. Avec sa ligne aiguisée très aéronautique, il ne lui manque plus que des ailes. Mais elle reste scotchée au sol. Et comme le taureau de la marque, elle écume de rage quand on la provoque !

Ce diamant brut taillé aux multiples facettes, pourrait figurer dans la vitrine d’une bijouterie plutôt que celle d’un garage. Avec son look aussi racé que bestial à l’image du taureau emblème de la marque, cette Lamborghini Huracan Evo spider fait partie du top des supercars Ferrari, Mac Laren, Aston Martin,  Bugatti. Et ses 640 chevaux cachés sous un délirant capot arrière en tuyaux d’orgue ne demandent qu’à s’ébrouer. Trente de plus que l’Huracan V10 atmo de 5,2 l sortie en 2014. Et d’autres évolutions ont justifié son qualificatif d’Evo sur cette dernière version.

L'ébouriffante Lamborghini Evo spider
Un arrière qui respire la puissance…

Elle est 40% plus rigide avec des modifications structurelles carbone-aluminium : un nouveau bouclier avec prises d’air et spoiler arrière intégré (en remplacement de l’aileron proéminent) qui améliorent son aérodynamisme avec 5 fois plus d’appui au sol,  4 roues directrices qui changent tout, et un écran multimédia diminuant dans le cockpit le nombre hallucinant de boutons de commande qui donnaient une ambiance de tableau de bord d’avion. Mis à part, il est toujours là, l’emblématique gros loquet rouge « de sécurité » à soulever pour pouvoir appuyer sur le bouton start engine de mise à feu de la fusée ! Et déclencher le tonnerre de décibels digne d’un grondement du taureau Lamborghini en écusson sur le capot !

L'ébouriffante Lamborghini Evo spider
Une planche de bord à la technicité très sobre avec le gros loquet rouge de démarrage.

Une sonorité rauque et bestiale. A vous hérisser le poil durant l’hallucinante ruade de la bête écumante de rage arrachant le bitume dans son élan pour franchir le 100 km/h en 3,1 secondes et le 200 km/h en 9,3 secondes alors que l’aiguille du compte tours taquine la zone rouge à 8700 tours ! Très différent de l’impression ressentie avec une diva Ferrari V12 qui hurle davantage dans les aigus comme en Formule 1. Envie de goûter aux vocalises envoutantes de ce concerto en V10 ? Deux solutions. Une pour protéger le brushing de madame : en ouvrant simplement la lucarne vitrée arrière dans la capote.

L'ébouriffante Lamborghini Evo spider
Des tuyaux d’orgue d’où sortent une musique envoutante.

L’autre, beaucoup plus ébouriffante, pour écouter en intégrale après une pression sur le bouton d’ouverture de la capote électrique en 17 secondes jusqu’à 50 km/h sans tout arracher ! A très grande vitesse sur circuit, cette Lamborghini Huracan Evo spider se montre à la fois puissante et rapide, voire foudroyante, mais avec des accélérations tout en souplesse (sans la brutalité d’une Ferrari bi-turbo) dues à son gros moteur atmosphérique  V10 5,2 l au couple maxi de 600 Nm à 6500 trs. Et elle est surtout incroyablement rassurante dans son comportement. Ce qui incite à enfoncer encore davantage la pédale d’accélérateur ! Dans les courbes serrées, les roues arrières n’offrent plus aucune résistance ou aucune tendance au sous virage.

Un tableau de bord à la visibilité très claire.

Et l’on sent très bien l’action des roues directrices arrières imprimant la même trajectoire que les roues avant. Un régal de précision au volant de cette Huracan Evo plus joueuse, et sécurisante à la fois. Elle colle littéralement à la route. Grâce à une autre nouveauté invisible : le LDVI. Traduisez : Lamborghini Dynamica Vehiculo integrata. Derrière ce terme bizarroïde se cache un système hyper pointu de contrôle de trajectoire par centrale inertielle : un ordinateur relié à 7 gyroscopes , et non plus simplement à des capteurs sur les 4 roues, analyse le comportement de la voiture sur la route.

L'ébouriffante Lamborghini Evo spider
Un profil biseauté taillé à la serpe pour mieux pénétrer dans l’air.

Ce LDVI anticipe alors les actions du conducteur en envoyant en permanence des corrections aux 4 amortisseurs magnétiques de la suspension pilotée pour adapter au mieux l’équilibre et l’adhérence au sol. Et il fait aussi varier la répartition du couple. Non seulement entre l’avant et l’arrière. Mais également roue par roue entre la gauche et la droite ! Ajoutez à ce prodige d’électronique le Torque vectoring  qui fait tourner la roue intérieure moins vite, et voila comment cette bête furieuse est devenue plus docile sans perdre de sa nervosité. Tout en économisant ses forces en conduite tranquille où la moitié des 10 cylindres est alors désactivée, histoire de « modérer » sa voracité en carburant oscillant entre 15 et 20 l/100 km.  Selon le tempérament de son conducteur…

Cylindrée : V10 de 5,2 l

Puissance : 640 ch à 8000 trs / 50 cv

Couple maxi : 600 Nm à 6500 trs

0 à 100 km/h : 2,9 sec

Vitesse max : 325 km/h

Consommation mixte : 16 l/100 km

CO2 : 338 g/km

Malus : 20 000 €

Prix : 270 000 €

LES PLUS : design, sonorité, accélérations, tenue de route, suspension

LES MOINS : visibilité arrière, coffre symbolique,

 

Une Mercedes 300 SL chez un grand du Médoc

Une Mercedes 300SL chez un grand du Médoc

Château Brane-Cantenac /Henri Lurton

Fin vigneron sur l’appellation Margaux, Henri Lurton est aussi un connaisseur esthète en automobiles anciennes. Mais c’est sur la fiabilité de cette Mercedes 300 SL de 1986 qu’il a préféré jeter son dévolu.

On n’échappe pas à son destin. Pour les 10 enfants de Lucien Lurton, c’est clair. En 1992 leur père leur a légué à chacun un château et la vigne qui va avec dans le Médoc. Mission : assurer la pérennité vinicole de la dynastie familiale. Et le jeune Henri, diplomé d’oenologie a ainsi repris à Margaux le domaine paternel de Brane-Cantenac. En le métamorphosant avec aujourd’hui 15 ha sur les 70 en biodynamie et un cuvier moderne à la place de l’ancien de 1865, mais équipé de cuves en bois. « Car les fermentations malolactiques en barriques donnent une micro-oxygénation précoce et davantage de composants phénoliques» dit-il en homme de l’art qui a la réputation de sortir des vins fins de longue garde.

Une Mercedes 300SL chez un grand du Médoc
Le long capot et son parebrise incliné lui donnaient un air dynamique avec la fluidité de sa ligne.

Mais de son père, Henri Lurton a aussi hérité l’amour des belles autos. Normal, après avoir été véhiculé dans sa jeunesse à bord de la plus longue Jaguar jamais produite avec 5,10 m de tôle et de chromes dans les années 70, la superbe MK X. « Avec des amis et le carrossier du village en Dordogne où elle a fini dans un hangar, on a beaucoup bricolé dessus quand on était jeune pour la retaper. Mais ça m’a vacciné des anglaises et de leurs pannes à répétition ! J’aime les anciennes, mais sans soucis. C’est pour cette raison qu’en 2011 j’ai fini par m’offrir cette Mercedes 300 SL de 1986 pour mes 50 ans.

Une Mercedes 300SL chez un grand du Médoc
La 300 SL abandonnait les phares verticaux de la Pagode mais pas les chromes.

Et depuis, sa fiabilité ne me fait pas défaut dans mes balades où je savoure les puissantes accélérations de velours des 180 chevaux de son 6 cylindres de 2962 cm3 qui était donné à l’époque pour 203 km/h. » Fabriquée de 1971 à 1989, la nouvelle Mercedes 300 SL (Sport Leicht= sportive légère) a eu la lourde tache de remplacer la fameuse 280 SL dessinée d’un coup de crayon génial par le styliste Paul Bracq.  Ce Français, exilé pendant 10 ans chez Mercedes, avant de passer chez BMW puis Peugeot, avait inventé dans sa version hard top ce toit relevé sur les bords qui lui valut son surnom de Pagode. La suivante allait abandonner cette silhouette originale et son caractère sportif chic.

Une Mercedes 300SL chez un grand du Médoc
Plus carrée, la 300 SL a perdu la fantaisie de la précédente Pagode.

Elle gardera une ligne de caisse très basse et un arrière ramassé avec une malle courte. Mais n’aura jamais l’aura de la Pagode qui mariait un peu d’élégance à la française avec sportivité et luxe germanique. Et cette 300 SL sera longtemps dénigrée par les collectionneurs d’anciennes. « Du coup sa côte en faisait une voiture beaucoup plus accessible pour moi qu’une Pagode » se réjouit Henri Lurton.  Ce modèle qui visait essentiellement la clientèle américaine est d’abord sorti dans sa version 500 SL avec le moteur basique aux USA, un V8 à boite automatique conçu pour faire du cruising tranquille à bord d’un confortable cabriolet de luxe.

Une Mercedes 300SL chez un grand du Médoc
Sobre, complet, efficace et beau à la fois, un tableau de bord digne de la tradition Mercedes.

Et très vite, la 500 SL incarna la réussite sociale dans l’American way of life.  Y compris à l’écran. Elle a été la voiture de Bobby Ewing dans la fameuse série Dallas, de Richard Gere dans American gigolo, de Jonathan Art à la TV dans l’Amour du risque et d’Eddy Murphy dans le Flic de Beverley Hills. En 1974, Mercedes se décidait à sortir une version 280 SL moins vorace, correspondant davantage aux standards européens avec un 6 cylindres 2746 cm » de 185 ch donné pour 203 km/h. Et en 1980, une nouvelle mouture, la 300 SL  comme celle d’Henri Lurton, passait à 2962 cm3 en offrant davantage de couple à bas régime.

Une Mercedes 300SL chez un grand du Médoc
Avec la capote ou le hard top la 300 SL offrait deux look différents tout en conservant une belle ligne.

Tandis que la 380 SL grimpait en puissance en se transformant en 420 SL  avec un 4192 cm3 de 204 ch qui filait à 213 km/h sur les autobahn d’Outre Rhin. La génération suivante de cabriolets tournera définitivement la page de l’héritage Paul Bracq avec des lignes beaucoup plus carrées qui leur feront perdre leur finesse si élégante des années 60-70. Et comme des vins bonifiant avec l’âge, le cabriolet Pagode et son successeur le 300 SL entreront dans la catégorie des Grands crus.

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MERCEDES AMG GT 63 S, L’ANTI PORSCHE PANAMERA

AMG GT 63 S, l'anti Porsche PanameraDécapoté, le cabriolet 300 SL décoiffait gentiment. Mais si ce nouveau coupé Mercedes n’est pas décapotable, il décoiffe quand même méchamment ! Malgré son air de berline surbaissée, ce coupé 4 porte AMG GT 63 S est la plus puissante Mercedes de série jamais construite : les 639 ch de son V8 biturbo de 3982 cm3 catapulte littéralement cette brute du bitume de 0 à 100 km/h en 3,2 secondes ! Et tout est à l’avenant pour sécuriser au maximum ce missile qui vise directement son concurrent Porsche…lire la suite

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                                                                MON VIN PRÉFÉRÉ 

Sur l’appellation Margaux, Brane-Cantenac est un second cru classé qui donne des vins élégant au fruité intense tout en nuance sur des tanins fins et une finale de velours. Le 2016 au nez puissant et joliment charpenté en est un bel exemple (60 €). Le deuxième vin du domaine, Baron de Brane 2016 aux arômes très veloutés offre aussi une belle invitation à la dégustation (30 €)

 

                                                         PROFITEZ EN POUR VISITER

Le château de la Brède. C’est dans cette austère forteresse gothique entourée de douves que se ressourçait Montesquieu après ses voyages pour écrire les « Lettres persanes » et « De l’esprit des lois ». Dans le vestibule sont toujours alignées ses malles de voyage, et dans sa chambre restée meublée très simplement, la cheminée garde la trace de ses souliers quand il écrivait sur ses genoux devant le feu.

Le château de La Brède où vécut Montesquieu
Le château de La Brède où vécut Montesquieu

LE BORDEAUX ANCIEN

-vieilles portes Cailhau et de la Grosse Cloche

-la place de la Bourse emblème de l’essor de la ville au XVIII éme, autour de deux bâtiments à l’architecture en fer à cheval d’après les plans de l’architecte Gabriel   qui créa aussi la place de la Concorde à Paris

-le musée du vin et du négoce à Bordeaux installé dans de belles caves voutées du quartier des Chartrons, du nom d’un ancien couvent de chartreux transformé au 15 ème siècle en entrepôt de vins

*L’Hotel de Lalande, 1779, un des plus beaux exemples de bâtiments anciens construits par la noblesse parlementaire bordelaise. Par son superbe escalier d’honneur en fer forgé, on accède aux pièces du musée des Arts décoratifs

La place de la Bourse (Photo Thomas Samson)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-la tour Pey-Berland et sa vue panoramique sur la ville et ses clochers

-le Palais Rohan, ancien palais épiscopal du XVIIIème devenu l’Hotel de ville, avec, dans les jardins,  le musée des Beaux-Arts sur l’art en Europe du 15 ème  au 20ème siècle

-la place du Parlement et ses façades Louis XV autour d’une cour pavée

-l’Hotel particulier Frugès chef-d’oeuvre de l’art nouveau

-l’Abbatiale Ste Croix et sa façade de style roman saintongeais

La nouvelle Cité du vin (Anaka)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-la perspective XVIII ème du quai des Chartrons où les négociants en vin s’édifièrent de somptueuses demeures, et les anciens hangars portuaires devenus des commerces et des restaurants

-l’esplanade des Quinconces face à la Garonne

-l’ancienne base sous marine allemande devenue centre d’expositions

*La Cité du vin, le nouveau musée de verre qui vient de s’ouvrir 135-150 quai de Bacalan à Bordeaux. Un voyage étonnant  sur l’Histoire de nos ceps de vigne à travers le monde et l’élaboration de nos nectars avec dégustations sensorielles sous forme de devinettes.

Le musée de voitures à Château Carbonieux

*Château Carbonnieux pour son grand cru, et son étonnant musée de voitures anciennes dont des teuf teuf rarissimes comme des Donnet Zedel torpedo, Doriot-Flandrin-Parant, ou Wacheux Phaeton

*Chateau de Portets, arrivez dans ce château-jardin par bateau depuis Bordeaux 2 fois par semaine /05 56 67 12 30 www.chateaudeportets.fr

*Cave Leognan Magnum, un endroit à Leognan où l’on peut déguster presque tous les vins de Pessac-Leognan sans faire la tournée des châteaux qui sont parfois fermés

05 56 64 74 08www.leognanmagnum.com

 

Mercedes AMG GT 63 S, l’anti Porsche Panamera

AMG GT 63 S, l'anti Porsche Panamera

Hallucinante, décoiffante…par sa ligne musclée de brute du bitume et ses performances, la plus puissante des Mercedes de série  à ce jour écrase ses rivales. Un cocktail explosif de luxe et de sport !

La guerre n’en finit pas à Stuggart. Et à nouveau, Mercedes vient provoquer l’orgueil de Porsche. Après la rivale de la 911 avec le coupé AMG GT en 2015, voici maintenant l’anti Porsche Panamera avec une supériorité écrasante. Dans le vacarme de son V8 biturbo 3,9 l de 639 ch et son torrent de décibels, cette Mercedes AMG GT 63 S est catapultée de 0 à 100 km/h en 3,2 secondes ! Mieux que la Porsche ou même qu’une Ferrari Portofino alors que cette AMG GT pèse 570 kg de plus sur la balance. Une vraie montagne de muscles, cette teutonne survitaminée avec son couple phénoménal de camionneur à 900 Nm .

AMG GT 63 S, l'anti Porsche Panamera
Un coupé sportif avec 4 vraies places comme une berline.

Une brute du bitume, à la ligne élancée et surbaissée, qui affiche à la fois un look sport chic sans cacher son caractère bestial avec sa calandre proéminente bombant le torse comme pour montrer sa force. Mais cette auto est tout sauf une sportive d’égoïste à 2 places. Ici, 4 portes, 4 places, et même un grand coffre hayon de 456 l. La voiture idéale qui donne bonne conscience aux pères de famille ayant encore envie de vivre des sensations fortes. Au volant de la plus puissante des Mercedes de série jamais produite. En attendant l’arrivée en 2021 d’une GT 73 AMG survoltée qui devrait culminer à 800 ch avec un V8 combiné à des moteurs électriques !

AMG GT 63 S, l'anti Porsche Panamera
Son profil effilé tout en rondeur lui donne un excellent aérodynamisme.

Mais pour l’instant, cette Mercedes AMG GT 63 S offre déjà des performances à couper le souffle pour une auto de ce gabarit avec 5,06 m de long. Ses 4 roues, motrices, et directrices, l’inscrivent sans bavure dans les enchainements de virages les plus infernaux avec une agilité déconcertante. Une tenue de route optimisée par des essieux multibras avant et arrière, un différentiel autobloquant à l’arrière qui permet de neutraliser le glissement en courbe sur la roue intérieure pour accentuer l’adhérence et la puissance en sortie de virage. Et en cas de variation de charge soudaine dans un tournant trop rapide ou au freinage, la suspension pilotée raidit les ressorts sur l’essieu avant ou arrière pour réduire les risques de roulis ou de tangage, et rééquilibrer la voiture.

AMG GT 63 S, l'anti Porsche Panamera
Pour renforcer les appuis aérodynamiques, l’aileron amovible se met en action.

Bref, une auto qui va à la fois très vite tout en pardonnant les erreurs. Une sécurité garantie par tout ce qui peut exister en matière d’aides électroniques à la conduite dernier cri. Tout en offrant dans les équipements, un track pace pour enregistrer ses performances comme en F1 ! Et un réservoir de 80 litres pour pourvoir à la voracité des 639 chevaux. Mais en cas de conduite tranquille, l’électronique coupe automatiquement 4 cylindres pour réduire la consommation. De même, sans que le conducteur s’en rende compte, cette voiture intelligente peaufine quand il le faut son aérodynamisme avec un aileron extractible à l’arrière et des lamelles verticales mobiles dans la jupe avant.

AMG GT 63 S, l'anti Porsche Panamera
Dalle digitale, commandes sur grosse console centrale, un luxueux intérieur high tech et sportif.

Si au final cette auto vous donne l’impression d’un monstre de puissance épuisant à dompter, détrompez vous. Tonitruante à l’extérieur, l’AMG GT 63 S est un vrai havre de paix à l’intérieur dans l’écrin luxueux de son confortable habitacle. Avec sa superbe planche de bord galbée surmontée de sa grande dalle numérique incluant compteurs et grand écran d’ordinateur multifonctions comme sur la Mercedes CLS. Et son imposante console centrale métallisée ou en carbone comme sur le coupé AMG GT. L’incarnation même du croisement entre une berline et une sportive qui a donné naissance à un super beau monstre !

Cylindrée : V8 de 3982 cm3 biturbo

Puissance : 639 ch / 58 cv

Couple maxi : 900 Nm à 2500 trs

0 à 100 km/h : 3,2 sec

Vitesse max : 315 km/h

Consommation moyenne : de 12 l à 15 l/100 km

CO2 : 257 g/km

Malus : 20 000 €

Prix :  171 850 €

LES PLUS : accélérations, reprises, tenue de route, luxe, insonorisation de l’habitacle, luxe, 4 places volume du coffre

LES MOINS : suspension très sèche même en mode confort, direction précise mais très sensible, pas de roue de secours, pas de kick down

 

Une BMW encore nickel-chrome pour ses 80 ans + new BMW X7 M50 D

80 ans et flambant neuve cette BMW 327-328

Domaine des Peyre, à Robion

Patricia Alexandre et Georges Antoun

Dans le Luberon, c’est la préférée des propriétaires de ce vignoble, aussi amateurs de voitures anciennes. Car en plus de son esthétique éblouissante, cette BMW 327-328 de 1938 était en avance sur son temps.

“Le vin c’est comme les voitures anciennes. Entre les caprices de la nature ou ceux de la mécanique, on ne maitrise pas tout. Et c’est une école de modestie qui vous forme à la patience !” Quand George Antoun vous livre avec toute sa gouaille cette reflexion pleine de sagesse, elle vous surprend. Tellement elle émane d’une pile électrique qui vit à 200 km/h entre Paris, Bruxelles et Marseille, sa ville natale où il a ouvert à 25 ans en 1968 le premier établissement de sa chaine New Hotel.P1030359 ++

Mais ce cyclone truculent a trouvé la parade pour faire baisser la pression : “Retrouver mon vignoble du Domaine des Peyre dirigé par ma femme Patricia dans le Luberon m’apaise. Y reprendre le volant de mes autos de collection me procure en plus un vrai plaisir.”Et du plaisir, il n’en manque pas dans son garage où sont alignées une vingtaine de voitures vintage qui témoignent de sa passion. “Ce virus de la voiture de collection, je l’ai attrapé lors d’un voyage à Los Angeles où le nombre de garages qui en vendaient m’a sidéré. Toutes ces belles carosseries, ces odeurs de mécanique et de vieux cuirs m’ont rappelé mon enfance. J’étais comme un gamin et ça été le déclic.P1030384(1)

Ma première a été en 2009 une Porsche 356 cabriolet ayant appartenu, tenez vous bien, à John Kennedy qui l’avait achetée sous un prête nom. Mais celle-là, on me l’a volée…”Heureusement d’autres lots de consolation l’ont remplacée : Dino, Testa Rossa, AC Bristol, Jaguar XK 120, Alfa Romeo 2600 spider, Mercedes 190 SL, …et une pièce rare, reconnaissable à sa fameuse calandre en “double haricot” symbole de la marque : un superbe, et rarissime, cabriolet BMW 327/328 de 1938 à la ligne séduisante avec ses ailes et son capot aux galbes très aérodynamiques dérivés de l’expertise de BMW dans l’aéronautique (d’où son logo représentant la rotation d’une hélice d’avion).P1030346 - copie(1)

“C’est lors d’une vente aux enchères que j’ai craqué pour son esthétisme, et sa finition incroyable avec des détails qui font la différence comme ses poignées de porte qui basculent dans la portière, le parebrise à pans coupés qui s’entrouvre en deux parties en tournant une molette, les trois compteurs sport au graphisme raffiné, le splendide volant à trois branches et les boutons en bakélite couleur ivoire, les joints en cuir de fermeture du capot,….”Et par dessus le marché, cette Béhème des années Trente étaient comme neuve tellement sa restauration en Allemagne frisait la perfection, jusque dans le compartiment moteur rutilant de chromes. Au point que son dernier propriétaire, le fameux

Entre les branches du volant et le graphisme des cadrans, tout est dans la finesse.
Entre les branches du volant et le graphisme des cadrans, tout est dans la finesse.

carrossier français André Lecocq, dont l’atelier de Saint-Ouen en région parisienne était mondialement connu pour la qualité de ses restaurations, n’avait pas jugé nécessaire d’en faire davantage dessus. C’est dire. Et en actionnant le démarreur, un autre plaisir vous submerge : “Celui d’une voiture incroyablement moderne pour l’époque tellement sa conduite est aisée et confortable dans la circulation d’aujourd’hui”, savoure George Antoun. Le long levier de vitesse au pommeau blanc, comme la couleur du tableau de bord en tôle, se manie effectivement en douceur avec une précision d’horloger.

Même sous le capot le compartiment moteur sent le neuf.
Même sous le capot, la voiture semble sortie d’usine avec son compartiment moteur nickel.

Et la suspension est étonnamment moelleuse.”C’est ma préférée !” ne cache pas son épouse. Et le ronronnement du 6 cylindres en ligne deux litres de 80 ch alimenté par trois carburateurs, à la fois souple et nerveux, vous transportait allègrement, déjà à l’époque, à 140 km/h. C’est que ce cabriolet bourgeois 4 places cache sous son capot un coeur de sportif : le moteur du roadster 2 places ultra léger de 830 kg, le fameux BMW 328 qui montait jusqu’à 150 km/h. Une vitesse que même les grosses Mercedes 500 k de 5 litres n’arrivaient pas à atteindre !

Un festival de galbes à damner le conducteur qui suit cette beauté !
Un festival de galbes à damner l’automobiliste qui suit cette beauté !

Ce petit bolide remporta de nombreuses courses prestigieuses comme le Nürburgring en 1936, ou en 1940 les Mille Miglia de 1618 km sur route ouverte entre Brescia et Rome devant les armadas impuissantes d’Alfa Romeo et de Mercedes. Son six cylindres à culasse hémisphérique et soupapes en tête était tellement en avance sur son temps que le constructeur anglais Bristol l’a utilisé, au titre des dommages de guerre, sur sa fameuse AC à carrosserie aluminium. Et ses développements en compétition attireront l’attention d’un certain pilote texan nommé Carol Shelby qui métamorphosera ensuite l’AC Bristol, avec des gros V8 7 l de 415 ch, en une bête de course venimeuse : la mythique AC Cobra !

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LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

BMW X7 M50 D

BMW X7 M50 D, un colosse germano-américain
BMW passe à la taille XXL avec ce nouveau X7, un mastodonte fabriqué aux Etats-Unis essentiellement pour le marché américain vu sa taille impressionnante avec ses 5,19 m de long et sa carrure de 2 m de large. Un vrai paquebot au confort et au silence impressionnant qui procure chez nous un parfum d’Amérique très agréable par la puissance qu’il délivre discrètement de son 6 cylindres en ligne de 3 litres diesel dopé par 4 turbos : 400 chevaux ! Avec 4 roues motrices et directrices plus des assistances électroniques sophistiquées qui lui assurent un comportement irréprochable même à grande vitesse malgré ses 2,5 tonnes...lire la suite

OENOTOURISME

                                                                            Mon vin préféré

 

Etiquette du domaine des Peyre-La Gazette 2014 : Ce côtes du Ventoux rouge, gourmand, au nez légèrement poivré par la syrah, dégage des saveurs de fruits rouges, de cerise et de réglisse sur des tanins fondus donnant une allonge soyeuse, après une partie en élevage de 4 à 6 mois en barriques neuves (12,50 €)

-L’Apostrophe 2015 : Un blanc onctueux 100% viognier d’une surprenante rondeur fruitée aux notes de miel et de fruits secs (13 €)

www.domainedespeyre.com

 

                                                                 Profitez en pour visiter…

*L’isle-sur-la-Sorgue : Ce bourg riant, capitale des brocanteurs, est entouré comme une île par les bras de la Sorgue qui fait tourner des roues à aubes autrefois utilisées pour les usines de soie et les moulins à huile. L’église du XVIIème très richement décorée donne un petit air italien à la place principale sur laquelle débouchent toutes les ruelles.

*Gordes, et son site extraordinaire avec le château Renaissance qui domine le village en haut de ce piton rocheux d’où l’on a une vue splendide sur la Montagne du Luberon. Devenu célèbre aussi pour son musée Vasarely.

Gordes en haut de son éperon rocheux dominé par le château.

Gordes en haut de son éperon rocheux dominé par le château.

*Ménerbes, accrochée sur un promontoire du versant nord de la Montagne du Luberon, ce fut la dernière place forte des calvinistes de la région qui tomba pendant les guerres de religion après un siège de 15 mois. Mais la citadelle est toujours là, avec sa vue imprenable sur Gordes, les falaises de Roussillon et le mont Ventoux.

*Oppède le vieux Cette ville fantôme pittoresque revit dans ses ruines restaurées le long d’une rue pavée qui tournicote au milieu de la verdure jusqu’à la terrasse de l’église du XI ème et les vestiges du château.

*Cucuron, allez sirotez un pastis sous les platanes centenaires qui bordent le grand bassin de la plus charmante place du Luberon toujours baignée d’une douce fraicheur.

A Cucuron sous la fraicheur des platanes autour du grand bassin.
A Cucuron sous la fraicheur des platanes autour du grand bassin.

*L’abbaye romane de Sénanque fondée en 1148 au milieu des champs de lavande. Une des trois cisterciennes de Provence avec celle du Thoronet et de Silvacane, et qui, rarissime, possède encore toutes ses pièces monastiques d’origine. Outre les moines, elle abrite un centre culturel où se déroule un festival de musique renommé.

* Bonnieux Charmant village perché avec son dédale de vieilles maisons dont la vue est splendide depuis le promontoire en face, sur la terrasse de l’hôtel-restaurant du domaine de Capelongue.

* Saignon, village spectaculaire sur sa crête quand il est vu du dessus depuis la route panoramique D 232 rejoignant Bonnieux.

Dans le choeur de l'abbaye de Silvacane, une des trois merveilles de l'art roman en Provence.
Dans le choeur de l’abbaye de Silvacane, une des trois merveilles de l’art roman en Provence.

*Ansouis et la façade Louis XIII de son château, les armures de sa salle des gardes, ses cuisines provencales aux cuivres étincelants et ses jardins suspendus.

*Lacoste, son petit beffroi du XVII ème et sa ruelle moyennageuse qui grimpe jusqu’au massif château du marquis de Sade restauré par Pierre Cardin.

*Les Baux-de-Provence Sur un éperon dénudé de 900 m de long sur 200 de large avec vue panoramique sur Arles et la Camargue se dresse l’impressionnante silhouette des ruines du château fort et de “la ville morte”. A voir, la rue du Trencat creusée dans la roche, la place ombragée St Vincent et l’église du même nom avec son campanile appelé la “lanterne des morts”, l’ancien Hôtel de ville et ses salles voutée en ogives, l’Hôtel des Porcelets du XVI ème et son musée d’art contemporain. A ne pas manquer : le son et lumière dans les immenses carrières souterraines au décor colossal à l’égyptienne.

Le grand étang de la Bonde (Photo Luberon-Côté sud)
Le grand étang de la Bonde (Photo Luberon-Côté sud)

*Les mines d’ocre de Bruoux près de Gargas, un spectacle sous terre extraordinaire avec 40 km de galeries exploitées jusque dans les années 50 puis transformées en champignonnières.

*Lourmarin, ses ruelles, son château et le souvenir d’Albert Camus qui vécut ici.

*L’étang de la Bonde, à l’est de Cucuron, immense retenue d’eau construite au XVII ème pour alimenter les douves du gigantesque château renaissance de la Tour-d’Aigues dont il reste des ruines impressionnantes .

*Le Colorado de Rustrel et ses cheminées de fées, formé par une succession de carrières d’ocre en canyons.

Vue aérienne d'Avignon avec le pont, le ....... et le palais des Pâpes (Photo JP Campomar)
Vue aérienne d’Avignon avec le pont Benezet et le palais des Papes (Photo JP Campomar)

*Avignon, entourée de ses remparts, et surplombée par le Rocher des Doms et sa cathédrale du XII ème à côté du gigantesque Palais des Papes fortifié du XIV ème, témoin de l’exil provencal de la cour pontificale romaine durant un siècle, le petit palais épiscopal du XV ème, la place de l’Horloge et son beffroi , seul vestige de l’époque gothique, l’extraordinaire musée Calvet et ses toiles de Corot , Manet, Toulouse-Lautrec, Mignard, Daumier, David, Géricault,… dans un hotel particulier du XVIII ème, la très pittoresque rue des Teinturiers pavée de galets le long de la Sorgue avec ses grandes roues à aubes qui faisaient fonctionner les usines textiles jusqu’ à la fin du XIX ème, le couvent des Celestins et son cloître, les belles façades à l’entrée de la rue du Roi René, le pont Benezet et sa chapelle, édifié en 8 ans, qui menait à Villeneuve-lès-Avignon, l’ancienne ville des cardinaux, au pied de la tour Philippe le Bel et des tours rondes du fort St André d’où la vue sur Avignon au soleil couchant est fabuleuse.

 

BMW X7 M50 D, un colosse germano-américain

BMW X7 M50 D, un colosse germano-américain

Avec ce X7 imposant, BMW passe à la taille XXL dans la catégorie des SUV. Et dans le luxe à bord. Où silence se conjugue harmonieusement avec puissance et confort. Tout en sachant jouer au crapahuteur.

Bienvenue  en Amérique ! Avec tout ce que cela implique dans le gigantisme. Car même si BMW est une marque allemande, ce X7 M50 D est bel et bien fabriqué aux Etats-Unis en Caroline du sud dans l’usine de Spartanburg. Et les mensurations de ce 4X4 spécifiquement destiné au marché américain s’intègre effectivement très bien dans le flot des énormes pick up locaux. Mais avec 5,16 m de long , 2 m de large, et un rayon de braquage forcément pas très court, le BMW X7 est moins à son aise dans les petites rues européennes.

BMW X7 M50 D, un colosse germano-américain
La planche de bord avec écrans digitaux reprend le design de celle du X5.

Même s’il est pourvu du système de marche arrière automatique bluffant. Car le X7  M50 D fait preuve d’une mémoire étonnante :   dans un espace confiné, il refait en sens inverse les derniers 50 m parcourus sans que vous touchiez le volant ! Néanmoins, ce X7 a beau être bardé de capteurs et de caméras pour manœuvrer, l’image restituée à l’écran est tellement encombrée de traits de couleurs établissant la trajectoire qu’elle perd en précision et ne vous évite pas les risques de « frottement » sur les bords du parechoc dans un virage serré à l’intérieur d’un parking sous terrain. Expérience vécue !

BMW X7 M50 D, un colosse germano-américain
Avec 5,16 m de long, le X7 peut facilement loger 7 passagers.

Mais une fois passés ces mauvais moments, quel régal sur la route. Dans le silence ouaté du luxueux habitacle sur fond de feulement du 6 cylindres en ligne 3 l diesel 4 turbos de 400 ch qui distille discrètement sa puissance. Et dans l’impressionnant confort des « sièges-canapés » en cuir moelleux et de la suspension pneumatique pilotée qui se joue en douceur du franchissement des gendarmes couchés ou autres pavés berlinois. On ne roule pas, on navigue comme sur l’eau. Avec une direction un peu légère pour éviter à ce paquebot de légers louvoiements.

BMW X7 M50 D, un colosse germano-américain
Espace et confort sont au rendez vous à bord du X7.

Mais on n’est pas non plus à bord d’une voiture de sport.  Même si le 0 à 100 km/h est abattu en douceur en 5,4 secondes. Pas mal pour un mastodonte de 2,5 tonnes à la tenue de route sans surprise par ses 4 roues motrices, 4 roues directrices et son système Active Comfort Drive avec stabilisation active du roulis. Excellent routier, le X7 M50 D se montre aussi redoutable franchisseur avec une garde au sol rehaussable de 8 cm grâce à la suspension pneumatique modulable. Avec des réglages optimisés et axés sur la propulsion, le système de transmission intégrale intelligente BMW xDrive transmet la motricité aux roues aussi bien sur le bitume, les terrains glissants ou boueux.

BMW X7 M50 D, un colosse germano-américain
En rabattant les eux rangées de sièges, le coffre passe de 326 à 2120 l de capacité.

Le différentiel M Sport installé sur le train arrière assure un blocage à commande électronique des roues, assurant ainsi une maniabilité encore plus sportive.En revanche les multiples assistances à la conduite sont parfois un peu trop intrusives pour l’anti-franchissement de lignes et le maintien dans la voie : le violent coup de volant qui vous remet dans le droit chemin est très déstabilisant. Et contrarie parfois la conduite nécessitant un écart pour éviter un obstacle ou une voiture déboitant sans prévenir. Le désagrément est d’autant plus fort qu’il n’est pas évident en roulant de pouvoir désactiver le système nécessitant d’aller naviguer  dans les réglages sur la tablette.

BMW X7 M50 D, un colosse germano-américain
Avec une envergure de deux mètres de large, ce mastodonte est un peu à l’étroit dans nos rues.

L’énorme calandre très verticale donne à ce X7 M50 D un méchant look massif et un regard perçant par ses fines optiques. La BMW X7 est équipée du Pack Advanced Full LED, et peut également être équipée en option des phares BMW Laser, qui se distinguent par leur portée de 600 m en feux de route et par leurs éléments bleus en forme de x à l’intérieur des optiques. L’aspect massif du X7 profite à l’habitabilité intérieure et aux 7 passagers sur trois rangées de sièges. La rangée du milieu peut être remplacée par deux sièges confort individuels en option. Et la troisième rangée, repliable dans le coffre, n’a rien à voir avec des strapontins.

BMW X7 M50 D, un colosse germano-américain
Rare : les sièges rabattables dans le coffre sont aussi confortables que les autres.

Les deux sièges sont aussi confortables, voire plus que la place du milieu de la banquette arrière !  Tous les sièges sont réglables électriquement au moyen du bouton correspondant. En cas de besoin, le volume du coffre peut passer de 326 à 2 120 litres. Avec un accès facilité par un double hayon rabattable dont la partie basse peut servir de banquette pour un pique-nique. Tout en assistant à un concert grandiose de 1500 watts : celui des 20 hauts parleurs de la chaine hifi Bowers & Wilkins et son surround sound system qui vous transporte au septième ciel, à l’unisson avec le silence de ce X7 M50 D hors norme. Le rêve américain à la sauce germanique !

Cylindrée : 6 cylindres 3 litres diesel 4 turbos (2 haute pression, 2 basse pression)

Puissance : 400 ch/26 cv

Couple maxi : 760 Nm à 2000 trs

0 à 100 km/h : 5,4 secondes

Vitesse max : 250 km/h

Consommation moyenne : 10l/100 km

C02 : 185 g/km

Malus : 12 500 €

Prix : à partir de 125 450 €

LES PLUS : confort, suspension, puissance, silence, espace passagers, volume du coffre, autonomie du réservoir (83 l)

LES MOINS : ergonomie compliquée pour des opérations simples, prix des options jusqu’à un total de 30 000 $ en plus

 

 

 

 

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac

Asseyez vous à la place de la reine d’Angleterre derrière le chauffeur ! Avec cette proposition alléchante, Jacques Denis, le plus british des vignerons du cognac  remporte un franc succès auprès de ses clients.

Marie et Jacques Denis, Cognac Jacques Denis

Les touristes de passage dans le petit village de Saint-Preuil près de Cognac ne s’y attendent pas du tout. Et surtout les Anglais ! Oui, c’est bien à bord de la voiture de « The Queen Elizabeth », une Daimler DS 420, que jacques Denis vous balade au milieu des vignobles vallonnés de la Grande Champagne. Unique en son genre, ce n’est pas un hasard si cette imposante  limousine de 2 m de large (à 3cm près) et 5,74 m de long, avec son extravagant arrière galbé surmonté d’une malle d’un autre âge, ressemble génétiquement à un croisement d’automobile et de carrosse.

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac
Des galbes extravagants pour une auto majestueuse digne d’un carrosse royal .

Car à sa sortie en 1968, elle avait été conçue pour la famille royale comme moyen de transport d’apparat par le constructeur britannique Daimler, racheté par Jaguar en 1960. Une forme de revanche pour Daimler fournisseur attitré de la couronne depuis 1902, qui avait été évincé par Rolls en 1950 à l’issue d’un appel d’offre. Cette fois, pour mettre toutes les chances de son côté, Jaguar va jouer à l’économie en proposant une luxueuse limousine plus courte,  et moitié moins chère qu’une Rolls-Royce Silver Shadow ! Avec un moteur certes un tiers moins gros que le 8 cylindres de l’emblématique Rolls Phantom VI.

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac
Un salon arrière de 4 à 7 places avec les strapontins dépliés.

On a beau être reine, on en est pas moins regardant sur sa cassette : l’argument économique a fait mouche ! La famille royale en commandera en tout sept au fil des ans, dont trois toujours en service dans les grandes occasions officielles. Pour parvenir à cette équation gagnante, Jaguar avait bâti sa Daimler en rallongeant de 53 cm le chassis de la déjà grande Jaguar MKX-420, et en réutilisant son 6 cylindres en ligne 4,2 l de 245 ch issu des fameux cabriolets XK.  « D’où son, son nom de Daimler DS 420 qui correspond à sa cylindrée », explique Jacques Denis à son volant tout en roulant tranquillement au milieu de ses 37 hectares de vignes classées Premier Cru dans le prestigieux terroir de la Grande Champagne.

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac
A son lancement en 1968 ce paquebot de 5,74 m de long pouvait voguer jusqu’à 200 km/h !

Une vraie croisière au milieu d’un océan verdoyant où ce paquebot grand confort de 2,1 tonnes oscille voluptueusement  sur son parcours, propulsé par le feulement discret du moteur. Et dans chaque aile arrière, deux réservoirs de 45 l l’alimentent à tour de rôle, quand, à la vue de la jauge qui dégringole, le conducteur actionne un commutateur au tableau de bord pour basculer sur le second !  « J’ai toujours adoré la classe des anglaises, confie jacques Denis qui a aussi dans son garage une Jaguar MK II . Et pour faire de l‘oenotourisme avec mes clients, j’ai déniché cette Daimler d’occasion, car pour transporter 8 personnes, c’est plus chic qu’un minibus ! »

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac
Un canapé cuir avec sur les accoudoirs, cendrier, allume cigare, mollette de réglage pour la clim.

Et effectivement, à bord de sa Daimler DS 420 de 1969 avec seulement 43 000 km au compteur,  on nage dans le luxe au milieu d’un décor garni de cuir Connoly et de boiseries raffinées en ronce de noyer. Et encore, n’y figurent pas les options proposées aux clients à l’époque : armoire bar avec service de verres en cristal (tarif : 64 500 frs), telex, interphone avec le chauffeur, télévision, épais tapis arrière en agneau…Dans ce vaste salon climatisé, l’immense banquette arrière ressemble davantage à un moelleux canapé trois places (le trône de la reine en déplacement) avec à l’extrémité des deux généreux accoudoirs en cuir et ronce de noyer.

La Daimler DS 420 de la Reine marche au cognace
Deux vitres coulissantes séparent le chauffeur des passagers du salon.

Si elle veut s’en griller une, ou refroidir l’atmosphère, la Reine a tout sous la main sur son accoudoir avec cendrier, allume cigare et mollette de réglage de sa clim personnelle . Et devant elle, deux énormes « strapontins » rabattus contre l’habitacle du chauffeur peuvent se déployer en se transformant en deuxième banquette pour accueillir deux à trois personnes de sa suite. Et en toute discrétion : car deux vitres coulissantes évitent que le chauffeur entende les conversations. De l’autre côté de « l’hygiaphone royal » changement de standing pour le personnel. Pas de clim !

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac
Un grand classique inégalé made in Jaguar : la planche bord en ronce de noyer.

Le chauffeur n’a droit qu’à une inconfortable banquette fixe au dossier vertical (seul le volant est réglable sur 7 cm).  Et détail mesquin : la banquette est en skaï ! Néanmoins, la place fait tout de même rêver : quel régal d’être au volant devant une œuvre d’art : cette splendide marqueterie en ronce de noyer constellé de cadrans chromés du tableau de bord  au style « so british » !Un art de vivre qui fera école dans les autres cours royales d’Europe. En Suède, au Danemark, au Luxembourg, les têtes couronnées rouleront aussi en Daimler DS 420.

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac
On ne lésinait pas sur les chromes pour la proue de ce superbe vaisseau amiral de sa majesté.

Elle sera la voiture de prestige de nombreuses ambassades. Des grands hôtels comme le fameux Peninsula et le Regent à Hong Kong en auront même des flottes entières pour leurs clients. Inévitablement, le plus célèbre espion de sa majesté, James Bond, l’utilisera en 1997 avec sa fidèle secrétaire Moneypenny dans Demain ne meurt jamais. Et sur les 4141 exemplaires fabriqués à la main de 1968 à 1992, beaucoup seront aussi livrées en version…corbillard de luxe ! Une façon de rester éternelle pour cette Daimler encore aujourd’hui très prisée pour cet usage…en plus des mariages !

La Daimler DS420 de la Reine marche au cognac
Un vrai bijou d’ébénisterie automobile au raffinement très british.
LA MÊME MARQUE AUJOURD’HUI

La Jaguar I-Pace met le félin sous tension

La jaguar I Pace joue l'anti TeslaLa reine d’Angleterre roulera –t- elle un jour dans une Jaguar électrique de prestige comme dans sa Daimler DS420 ? Peut être le jour où une version plus grande de la nouvelle Jaguar I-Pace sortira. Mais pour l’instant la première auto propulsée à l’électricité du royaume est une belle vitrine du savoir faire britannique. Et la première réplique européenne à l’américaine Tesla, grillant ainsi la politesse aux grandes marques allemandes. Avec 470 km d’autonomie et un 0 à 100 km/h en seulement 4,8 secondes, la I-Pace se veut à la fois sportive-routière et urbaine. Mais selon ses conditions d’utilisations, la réalité peut réserver d’autres surprises…lire la suite

OENOTOURISME

                                                                   MON VIN PRÉFÉRÉ

Les amateurs d’oenotourisme ne s’arrêtent pas chez Jacques Denis que pour sa voiture. Car il fait partie de cette minorité de producteurs qui ne fournissent pas tous leurs vins aux grandes maisons de négoce, et continuent de vendre en bouteilles de très vieux cognac aux extraordinaires arômes tout en rondeur. « Dans la classification en vigueur les XO sont des 15 ans d’âge. Les miens, des Premiers Crus, en ont 30.  Et je propose une « dégustation collection » avec des 50, 70 et 100 ans. Chez moi, on commence là où ça se termine chez les autres ! »

Vieille Réserve -50 ans d’âge- délicieusement parfumé avec ses arômes de cuir, de fruits cuits, de pruneaux, qui se développent avec persistance dans une allonge enivrante légèrement asséchée par le bois qui revient dans une belle harmonie entre les sensations du palais et du nez. Un plaisir rare à moitié prix des grands Hennessy en carafe ! (146 €)

www.cognacjacquesdenis.com

05 45 83 41 22 à Saint-Preuil

                                                                PROFITEZ EN POUR VISITER…

COGNAC

-Flanez sur les quais de la Charente jusqu’à la tour St Jacques splendide vestige des anciens remparts

-L’eglise St Lager de 1130 et sa splendide rosace gothique

-Le musée des Arts du Cognac dans l’ancien Hôtel Perrin de Boussac

-Le couvent des Récollets

La tour St Jacques sur les quais de Cognac (Destination-Cognac-EBrothier)

-la vieille maison de la lieutenance

-Les chais Remy Martin avec la visite en petit train du domaine et de la distillerie

-Les chais Martell avec leur bar panoramique avec vue unique sur la ville

– Maison de cognac Meukow, fondéeen 1862 par les frères Meukow chargés par le Tsar Alexandre II de l’approvisionnement de la cour de Russie en eau de vie de cognac. Le magnifique cadre architectural des anciens chais accueille des concerts classiques et peut être privatisé pour des séminaires ou des soirées.

-Croisière de 1h 30 en ancienne gabarre sur la Charente depuis St Simon à 20 minutes de Cognac (tel : 05 45 97 33 40)

Les anciens chais du cognac Meukow

CRAZANNES,et un des plus anciens chateaux de Charente-maritime du XIV ème bâti à l’emplacement d’une forteresse du XIème dont il reste le donjon et la chapelle

MATHA et sa bambouseraie à 15 km de Cognac qui regroupe une soixantaine de variétés qui font voyager autour du monde

BASSAC et son abbaye St Etienne fondée au XIème, un des plus beaux exemples de l’art  roman charentais

ROUILLAC et son théâtre gallo-romain à St Cybardeaux

Le portail roman de l’église St Pierre à Aulnay de Saintonge (photo C Garnier)

AULNAY DE SAINTONGE et son bijou roman de l’église St Pierre au portail extraordinaire de finesse

BARBEZIEUX et son château XVème-XIXème

PONS :

-Le château médiéval et son donjon avec vue sur la ville

-le grand escalier du XVIIème pour accéder à la ville sous les remparts

-l’église St Vivien du XII ème avec sa façade romane très bien conservée

-l’hôpital des pélerins de Compostelle du XIIème classé par l’Unesco

Le château de Jonzac

USSON et son château style Renaissance déplacé au XIXème et devenu un parc à thèmes, le « Château des énigmes » avec chasse au trésor pour les enfants autour des 3 mousquetaires

St JEAN D’ANGELY, vestiges grandioses avec sa façade à deux tours de l’église abbatiale XVème-XVIIIème jamais achevée

JONZAC et son château du XVème

Eglise romane St Vivien à Pons

SAINTES ex cité romaine importante comme en témoignent son Arc de triomphe sur les rives de la Charente à l’entrée du pont, son amphithéâtre pour 15 000 personnes sur une colline boisée dominant la ville

-l’église St Eutrope  du XIIème et sa crypte exceptionnelle qui était sur la route de Compostelle, site classé par l’Unesco

-le Logis du gouverneur

-le musée archéologique

L’arc de triomphe romain Germanicus à Saintes

-Maison à colombages place du synode

-L’abbaye aux Dames du XIème et le haras national non loin de là

LA ROCHE CORBON, au nord ouest de Saintes vers Rochefort (et sa célèbre corderie maritime), ne manquez pas son impressionnant château niché dans une forêt très ancienne, son musée de la préhistoire et ses petites grottes

TALMONT, village pittoresque connu pour son église du XIIème sur un promontoire au dessus de l’entrée de l’estuaire de la Gironde et ses habitations troglodytes dans les falaises

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                             POUR UNE HALTE UN CHOIX S’IMPOSE

Le grand bar jazz le 1838 des Chais Monnet (Albane-Photographe)

Du 19ème siècle à aujourd’hui

Les Chais Monnet rayonnent comme l’un des sites industriels les plus impressionnants de France. Créés en 1838 sur plus de deux hectares au cœur de la ville, ils constituent depuis une riche part de notre histoire.
De notre passé de maison de négoce à la renaissance de ce patrimoine majestueux, notre architecte Didier Poignant, œuvre à transformer ce site remarquable en un havre de quiétude et d’élégance.

Un patrimoine ancestral

Cultivant un certain art de vivre, les Chais Monnet s’appliquent à chaque instant à vous présenter un lieu d’excellence, alliant richesse patrimoniale et modernité. A proximité des plus belles maisons de cognac et du cœur historique de notre cité ancestrale, notre établissement cultive la promesse de vous offrir les futurs souvenirs de vos plus beaux instants de vie.

Un établissement d’exception

L’hôtel Chais Monnet propose un établissement de 92 clefs, un restaurant gastronomique, une brasserie de 120 Couverts et un Jazz bar. Un salon de thé vient compléter notre offre gourmande et ravira les « becs sucrés ». Un espace bien être comprenant un spa, une salle de fitness, un jacuzzi, un hammam et un sauna enchantera les voyageurs en recherche de détente et de quiétude. Pour vos événements privés ou professionnels, l’hôtel Chais Monnet vous propose 4 salles de séminaire et une salle de gala de 400 m 2.

LA DISTILLERIE Notre brasserie contemporaine

D’un petit déjeuner enchanté à un déjeuner épicurien jusqu’à un dîner de grande tradition française, la Distillerie vous fait partager à chaque moment de la journée, le plaisir de la gourmandise. Ouvert tous les jours de 6h30 à 22h30, la Distillerie est un lieu de partage et de convivialité où nos compagnons vous proposent une cuisine de tradition issue de leur savoir-faire culinaire. Le week-end, moment propice à la détente et aux agapes, poussez les portes de la Distillerie et venez découvrir notre brunch épicurien chaque dimanche.

LES FOUDRES Notre restaurant gastronomique

Des confins d’un ruisseau à la rive de l’estuaire, de notre Charente d’eau douce à celle maritime, notre territoire vit au fil de l’eau, une eau de vie. Des richesses de sa terre, du travail insatiable de nos anciens, notre terroir est une ode au voyage. Au sein de ce bâtiment chargé d’histoire, et sous ces foudres centenaires, nous vous invitons à rencontrer les hommes qui font notre terroir, le cultivent et le magnifient. Bien plus qu’un repas, notre chef Marc-Antoine Lepage présente ici les producteurs de notre région, la mémoire collective de leurs traditions et la transmission de leur savoir-faire ancestral. Comme des écluses au fil de la Charente, chaque plat est une pause ouvrant vers de nouveaux horizons, offrant de nouvelles découvertes vers ce patrimoine immatériel qu’est notre gastronomie…

Le 1838 Le paradis du Cognac

Bar Jazz, situé dans l’ancienne tonnellerie de la maison Monnet, «le 1838» offre quelques 400 références de cognac issues de plus de 40 maisons mais aussi une large carte de spiritueux et de champagne que notre sommelier, Grégory Mio, a sélectionné avec exigence et passion. Chaque soir, Adrien Charpentier, notre chef barman, vous fait découvrir ses dernières créations accompagnées par les notes jazzy de ce bar déjà intemporel. Tous les Jeudis soirs, «Le 1838» accompagne les artistes de notre région venant se produire sur notre scène.

ANGÉLIQUE CAFÉ Le café gourmand

L’angélique «l’herbe des anges» présente dans notre région depuis la nuit des temps donne son nom à notre bar à friandises. Véritable café gourmand, l’angélique café propose une sélection exclusive de bonbons anciens venant de tout l’hexagone. Chaque jour, notre Chef Pâtissier y présente ses gourmandises rehaussée par la suave douceur de nos thés dénichés par l’enseigne parisienne «le Parti du Thé» et une élégante sélection exclusive de cafés de notre torréfacteur rochelais, les cafés Merling. Si la gourmandise avait un royaume, elle ferait de l’Angélique café son paradis !

Hôtel Chais Monnet 50 Av Paul Firino Martell 16 100 Cognac

05 17 223 223 //contact@chaismonnethotel.com// www.chaismonnethotel.com

 

 

 

La Jaguar i-Pace joue l’anti Tesla

La jaguar I Pace joue l'anti Tesla

Couronnée voiture de l’année 2019, la première Jaguar électrique n’est pas passée inaperçue en grillant la politesse aux marques allemandes pour concurrencer dans le haut de gamme l’américain Tesla.

Le célèbre félin sur la calandre ne rugit plus. Mais il ne perd pas pour autant de sa vélocité en bondissant de 0 à 100 km/h en 4,8 secondes sur cette nouvelle Jaguar I-Pace 100 % électrique. Mieux que le coupé Jaguar F-Type V6 3 litres de 380 ch ! Impressionnant pour une volumineuse auto de 2,2 tonnes, alourdie par les 605 kg de ses batteries lithium-ion de 90 kWh. Mais ses deux moteurs électriques sur chaque essieu dégagent une puissance de 400 ch et un couple maxi  de 696 Nm disponible immédiatement sur les 4 roues motrices.

La jaguar I Pace joue l'anti Tesla
Une ligne originale entre la berline et le SUV.

Avec des accélérations et des reprises foudroyantes, d’autant plus surprenantes qu’elles sont lisses, sans passages de rapports, et sans l’accompagnement d’un bruit de moteur qui monte dans les régimes en taquinant la zone rouge du compte tours. Seule indication dans le silence du très confortable habitacle hyperinsonorisé d’où un aucun bruit extérieur ne vient vous agresser : l’écrasement dans les sièges, un défilement plus rapide de la route, un compteur de vitesse qui s’affole dans un léger sifflement de l’auto comme un vent qui se lève, et… une baisse de l’autonomie indiquée au tableau de bord à côté d’un témoin de rechargement représenté par… une pompe à essence !

La jaguar I Pace joue l'anti Tesla
Confort, esthétique et luminosité en font un salon très cosy en plus du silence de l’électrique.

Mais le pistolet à l’extrémité du tuyau est remplacé par… une prise de courant ! Sauf qu’on trouve aujourd’hui plus facilement des pompes à essence que des bornes de rechargement, et libres de préférence. Mais en lançant sa I-Pace (à ne pas confondre dans la même marque avec le SUV E-pace qui pourrait faire penser à Electrique) Jaguar a voulu couper court aux critiques sur l’autonomie des voitures électriques. En étant le premier, avant les Allemands à rivaliser, en moins cher, avec la championne de la catégorie, la Tesla Model S. Sur le papier la I-Pace à charge maxi est donnée pour 470 km d’autonomie. Mais très vite en sortant de chez Jaguar la mienne affichait 400 km.

La jaguar I Pace joue l'anti Tesla
La malle s’ouvre sur un très grand coffre de 656 l.

Et comme cet essai a eu lieu en pleine canicule, la mise en route de la climatisation a d’emblée pompé 40 km en moins. Plus contraignant encore sur longs trajets : à 130 km/h sur autoroute, l’autonomie descend à 250 km. Prudence donc sur l’accélérateur… Même si, on n’achète pas une Jaguar I-pace pour conduire tranquillement comme au volant d’une Renault Zoé. Sur une puissante borne de 100 kW DC (inexistante en France pour l’instant), la recharge à 80% peut être atteinte en 40 minutes. A domicile, une wallbox de 7 kW permet d’atteindre 100% de capacité après une recharge en 12heures. Et sur une simple prise de courant murale une heure a donné… 10 km de gagné. Faites le calcul : 40 heures pour recharger complètement !

La jaguar I Pace joue l'anti Tesla
Un vaste espace intérieur à l’avant et à l’arrière grâce au gain de place par l’électrique.

L’absence de l’encombrement d’un moteur thermique sous le capot a permis un design original avec poste de conduite avancé qui donne davantage d’espace intérieur que le grand SUV F-Pace plus long (4,73 m contre 4,68 m) avec un coffre de 656 l à 1453 l banquettes rabattues. Et l’absence d’un tunnel de transmission a permis l’intégration d’un espace de rangement central de 10,5 litres. Bref, à l’intérieur, un I-pace donne tout de suite l’impression de ne pas se sentir à l’étroit. Que ce soit le conducteur ou le passager avant, tous deux bénéficient d’une vue panoramique sur le vaste poste de pilotage. Son design relève presque de l’aéronautique moderne par ses affichages numériques et sa console centrale flottante à double arche sans levier de vitesse : à la place, des touches D, R et P !

La jaguar I Pace joue l'anti Tesla
Une planche de bord à la fois high tech digital et classique.

Avec ses trois grands écrans sur la planche de bord la I-pace s’est mise à la pointe de l’intelligence artificielle, des aides à la conduite et de l’interconnectivité ordinateur de bord-smartphone-internet pour utiliser ses applications favorites avec le service InControl Apps de Jaguar Land Rover. Quant aux cinq passagers de la Jaguar I-PACE, ils disposent d’une borne d’accès WiFi 4G et de prises USB pour recharger leurs accessoires mobiles.En roulant, même sur route bosselée, l’amortissement de base déjà assez confortable peut être encore augmenté avec l’option (à 2700 €) d’une suspension pneumatique pilotée. A mi chemin par son look entre SUV et berline avec une garde au sol plus basse qu’un F-pace, un élégant design très galbé, des poignées de portes affleurantes qui ne sortent qu’en appuyant sur la télécommande d’ouverture, la Jaguar I-Pace bénéficie d’un excellent  aérodynamisme au CX de 0,29.

La jaguar I Pace joue l'anti Tesla
Esthétique et fonctionnelle, la console centrale suspendue.

Et pour le préserver, des volets actifs dans la grille de calandre ne s’ouvrent qu’en cas de nécessité de refroidissement des batteries. Par temps froid, une pompe à chaleur permet de maintenir des conditions optimales de fonctionnement pour les cellules, et se charge aussi la chaleur de l’habitacle. Le système offre un bien meilleur rendement qu’un radiateur électrique classique, puisqu’il se sert des calories de l’air extérieur et de la chaleur récupérée auprès des onduleurs et de l’électronique de puissance pour réchauffer l’habitacle. Le fait de ne pas recourir uniquement à l’énergie de la batterie permet d’augmenter l’autonomie de près de 50 km – même dans les pires conditions hivernales.

La jaguar I Pace joue l'anti Tesla
Les batteries sont inclues dans le plancher.

Son centre de gravité abaissé avec les batteries dans le plancher, son aérodynamisme et sa suspension à la fois ferme, souple et précise donnent à la voiture une tenue de cap sans problème et sans roulis malgré son poids dans les virages enchainés. Et au freinage, la Jaguar I-pace est impressionnante, même sans toucher la pédale de frein ! Car le conducteur peut choisir une mode de rechargement plus ou moins fort en décélération. Tout en tournant en roues libres, les moteurs électriques n’utilisent alors plus d’énergie pour avancer, mais se transforment en alternateurs pour en stocker dans les batteries. La puissance du frein moteur est alors telle que la voiture s’arrête très vite d’elle toute seule. Même en descente ! Gare aux conducteurs distraits derrière vous…

Puissance : 400 ch/4CV avec 2 moteurs électriques de 200 ch
Couple : 696 Nm
Transmission : aux quatre roues
Batterie: lithium-ion/90 kWh (84,7 kW utiles)
Temps de charge
39 h de 0 à 100 % sur prise standard
12 h de 0 à 100 % sur prise 7 kW
106 min 1 h 30 de 0 à 100 % sur borne publique 50 kW

0 à 100 km/h : 4,8 s
Vitesse maxi : 200 km/h

Consommation : jusqu’à 21,2 kWh/100 km*
Autonomie : 470 km*
(*) Valeurs d’homologation WLTP.

BONUS : 6000 €

PRIX : DE 78 7770 € À 102 570 €

 LES PLUS : ligne atypique, silence, confort, accélérations, tenue de route, frein moteur, places arrières et coffre spacieux, raffinement intérieur

LES MOINS : visibilité arrière,écran à navigation compliquée, affichage tête haute en option, pas de roue de secours, temps de recharge